Avant-Propos :

Vous en avez certainement entendu parler : les 79 000 places du Stade de France pour le concert parisien (29 septembre prochain) de The Police ont été vendues le 21 mars dernier en moins d’une heure et demie !!! Même Genesis, qui a également opté pour une tournée mégalomaniaque, n’a pas suscité le même engouement, notamment en France où le (grand) public a toujours été quelque peu indifférent à la ‘chose rock’... Evidemment, tout cela n’a que peu à voir avec notre genre musical favori, mais il était tentant de mettre en perspective ces chiffres quelques peu hallucinants et ceux qui font le quotidien (façon de parler !) d’un groupe de rock progressif, fut-il un tant soit peu connu... Quand on sait que la plupart des formations de notre mouvement ne vendent guère plus de 1 000 copies de leurs albums, les réflexions sur l’absurdité et l’iniquité du monde musical ne manquent pas de germer... Alors, de 2 choses l’une : soit on jette l’éponge et on file acheter -au hasard- le dernier CD de Elie Semoun ou de Carla Bruni, soit on poursuit inlassablement cette tâche, parfois un peu vaine et frustrante, de promotion des musiques progressives dans leur ensemble. Evidemment, cette nouvelle Sélection de Nouveautés est là pour vous prouver que nous ne sommes pas prêts de céder à la “sinistrose ambiante” et que nous poursuivrons notre sacerdoce musical encore très longtemps !

Bonne lecture à toutes et à tous !

Olivier Pelletant (pour Cosmos Music)


Promotion Avril 2007

Jusqu'au 30 Avril...

Et dans la limite des stocks disponibles...

 

5 CD à 14 € pièce !!! 

APPLE PIE: "Crossroad"

CARPTREE : "Insekt"

OSIRIS : "Visions From The Past"

THE SOURCE : "All Along This Land"

THE SPAGHETTI EPIC 2 : "The Good, The Bad And The Ugly"

 


La dernière sélection de nouveautés (Avril 2007)...

 

ALAMAAILMAN VASARAT : "Maahan" 18 €

APPLE PIE : "Crossroad" 14 €

ASTROVOYAGER : "Temporal Gravitation" 16 €

CARPTREE : "Insekt" 14 €

DYONISOS : "An Incidental Collection" 17 €

FROGG CAFE : "The Safenzee Diaries" (2CD) 20€

FROMUZ : "Audio Diplomacy" (CD+DVD) 20 €

GAZPACHO : "Night" 18 €

KARFAGEN : "The Space Between Us" 18 €

KING CRIMSON : "The Collectable King Crimson Vol 2..." 21 €

MARILLION : "Somewhere Else" 18 €

OSIRIS : "Visions From The Past" 14 €

PANZERBALLETT : "Live At Backstage Munich 2006" (DVD) 25 €

THE SOURCE : "All Along This Land" 14 €

THE SPAGHETTI EPIC 2 : "The Good, The Bad And The Ugly" 14 €

SQUONK OPERA : "You Are Here" 18 €

THE STRANGE FLOWERS : "Ortoflorovivaistica" 18 €

THE STRANGE FLOWERS : "The Imaginary Space Travel Of The Naked Monkeys" 18 €

T-Bo : "We Stay Together" 17 €

THE THIRD ENDING : "The Third Ending" 16 €

STEVE THORNE : "Emotional Creatures - Part Two" 18 €

UZVA : "Uoma" 18 €

VILLEBRAD : "Alla Är Här Utom Jag" 18 €

WITHIN TEMPTATION : "The Heart Of Everything" 19 €


ALAMAAILMAN VASARAT : "Maahan" (39:51) 18 €

Le nom est toujours aussi ardu à prononcer et à se remémorer, la musique toujours aussi difficile d’accès, et pourtant ce quatrième album-studio des finlandais de Alamaailman Vasarat exercera encore une grande fascination chez tous les mélomanes qui auront eu la curiosité de poser une oreille dessus. Mixant de manière improbable, mais une avec une insolente réussite, les univers de King Crimson et de After Crying, des éléments de musique traditionnelle, une écriture soignée ou d’intenses séquences tour à tour neo-classiques et jazzy, Maahan inonde bel et bien de sa classe tout un pan des musiques progressives rarement autant à la fête qu’ici. Bravo !


APPLE PIE : "Crossroad" (76:25) 17 €

Après Aviva et Lost World, et maintenant cette jeune formation, avouez que le Russie est à la fête ces derniers temps. Si les 2 premiers groupes offraient un progressif incorporant de larges pans de leur culture nationale (la musique classique et neo-classique), Apple Pie oeuvre dans un registre bien plus anglo-saxon. A l’écoute de Crossroad, on découvre très vite combien ces jeunes musiciens ont été influencés par la musique de Dream Theater et de Spock’s Beard ou en tout cas en propose une savoureuse vision. Apple Pie a d’ailleurs les moyens de ses ambitions tant au niveau sonore (quelle production !) que technique (quels musiciens !), et fait de ce premier opus (10 morceaux, de 4 à 12 minutes) une profonde réussite dans ce genre élargi d’ailleurs ici et là par quelques incursions du côté du jazz-prog ou de la pop de qualité. Superbe !


ASTROVOYAGER : "Temporal Gravitation" (42:38) 16 €

Sorti il y a quelques mois déjà et passé bien sûr totalement inaperçu, cet album a pourtant de grandes qualités à faire valoir. Oeuvre de Philippe Fagnoni, Temporal Gravitation développe une musique instrumentale qui se situe clairement dans la lignée du meilleur Olyam. Vous voilà donc fixé quant aux atouts de Astrovogager : une fluidité mélodique incroyable, des paysages sonores spatiaux et oniriques, un mariage des sons très réussis (entre nappes synthétiques et transe électroniques), des thèmes vraiment soignés, en un mot : une âme ! Celle de Vangelis plane d’ailleurs parfois au dessus de Temporal Gravitation, mais des morceaux de la trempe de “Winged Horse” montre combien Astrovoyager a de la personnalité et du talent !


CARPTREE : "Insekt" (65:15) 18 €

Le duo suédois (Niclas Flinck et Carl Westholm) est de retour avec un quatrième album toujours aussi passionnant et toujours aussi finement ciselé. Moins symphonique que Man Made Machine, Insekt se révèle à la fois plus fouillé et plus intimiste, et il faut un peu plus d’écoutes que d’habitude pour pleinement s’imprégner des atours et contours de ses splendides compositions. Entre les passages calmes voix-claviers du duo, et les explosions puissantes du No Future Orchestra qui les accompagne, c’est un tourbillon mélodique foisonnant qui emporte l’auditeur. Une valeur sûre qui ne devrait décevoir personne.


DYONISOS : "An Incidental Collection" (57:44) 17 €

Après plusieurs albums passés totalement inaperçus, Dyonisos, formation américaine d’un seul homme (Dan Cowan), propose ce An Incidental Collection totale déclaration d’amour à Pink Floyd et plus particulièrement à son célèbre guitariste. Il faut dire que Dan Cowan imite à la perfection son idole pour donner vie à 12 compositions (de 3 à 6 minutes) qui évoquent finalement souvent davantage les albums solos de David Gilmour, notamment car la guitare, aérienne et rêveuse, domine les débats pour proposer ce progressif atmosphérique. Agréable à défaut d’être novateur...


FROGG CAFE : "The Safenzee Diaries" (70:30/65:54) 20 €

Le sextette new-yorkais, tenant d’un progressif assez porté sur les influences jazz et contemporaines, bref à la croisée de multiples chemins musicaux, livre ici un double live tout simplement magistral. Frogg Café est en effet un groupe qui prend son plein envol sur scène, et outre les séquences improvisées qui impressionnent par leur richesse, les deux CDs (seris dans un très beau digipack) offrent des versions véritablement réarrangées de certains de leurs morceaux, ainsi que trois inédits, le tout délivré avec la grande énergie et la totale maîtrise dont les musiciens sont coutumiers. A ne pas manquer !


FROMUZ : "Audio Diplomacy" (CD+DVD) (74:39/89:10) 20 €

Fromuz est un groupe de quatre musiciens originaires de Tachkent, en Ouzbékistan, une preuve supplémentaire que le progressif est lui aussi soumis à la mondialisation ! En outre, le résultat est véritablement époustouflant : pourvus d’une grande maîtrise technique, les musiciens s’en donnent à cœur joie, avec une mixture gouleyante surtout inspiré du jazz-rock, et d’une certaine fusion instrumentale débridée et mélodique. Mais les influences que l’on se plait à évoquer sont plus larges, allant de Jeff Beck à Yes. Ajoutons qu’en plus de l’album lui-même, l’édition proposée contient un DVD de près d’une heure et demie, où Fromuz joue l’intégralité du disque augmenté de deux morceaux supplémentaires. Une fameuse découverte !


GAZPACHO : "Night" (53:21) 18 €

Surtout réputé jusqu’alors par les liens d’amitié qui unissent ses musiciens avec ceux de Marillion, Gazpacho a toutes les chances désormais de marquer les esprits pour sa seule musique. Bien qu’ayant déjà enfanté 4 albums, ce groupe norvégien est somme tout mal connu des mélomanes progressifs. Night sera d’ailleurs d’autant plus au coeur de l’actualité qu’il sort en même temps que le Somewhere Else de Marillion et qu’il se situe 100 coudées au dessus de celui-ci, dans un style similaire mais bien plus ambitieux chez Gazpacho. 5 compositions (17, 6, 10, 6 et 14 minutes) sont ainsi au programme de ce progressif mélancolique et atmosphérique qui se pare de brillantes parties instrumentales nourries notamment de piano cristallin, de violons romantiques ou de guitares aériennes. Night s’avère au final un album hypnotique qui devrait connaître un succès des plus conséquents !


KARFAGEN : "The Space Between Us" (65:18) 18 €

Quelques mois à peine après son remarqué premier opus, le groupe ukrainien réappparait avec The Space Between Us, oeuvre une nouvelle fois somptueuse. Karfagen, dans le genre qu’il s’est choisi, fait preuve d’un rare talent qui le conduit à une sorte de perfection formelle. Son progressif instrumental et spatio-symphonique ne souffre d’aucun défauts et atteint même ici des sommets. The Space Between Us s’avère très visuel, offrant un propos scénarisé aux mélodies chatoyantes. S’inspirant de Camel (tout autant de The Snow Goose que de Dust And Dreams), mais avec une touche personnelle indéniable (s’exprimant notamment à travers la culture classique de Antony Kalugin, le leader du groupe), Karfagen poursuit en quelque sorte l’oeuvre des polonais d’Amarok. The Space Between Us, album aussi léger que charnu, est donc un petite merveille de progressif symphonique. Essai confirmé donc avec le plus grand des brios !!!


KING CRIMSON : "The Collectable King Crimson Vol 2..." (54:44/78:43) 21 €

Ce double CD réunit deux documents à l’intérêt historique indéniable pour tout amateur du King Crimson des années 80. Le concert de Bath, le 30 avril 1981, était le tout premier donné par le quatuor, qui s’appellait encore Discipline, et outre le première interprétation scénique de Red (le KC de 1974 s’était séparé avant d’avoir pu le jouer sur scène), propose des versions de travail des futurs morceaux de l’album Discipline, parfois notablement différentes des définitives (“Thela Hun Ginjeet” en particulier). La qualité sonore n’est certes pas optimale, mais la musique vaut vraiment le détour. Quant au concert de Philadelphie, il se distingue par une interprétation particulièrement flamboyante (avec une mention spéciale à Adrian Belew, littéralement déchaîné) et la présence dans la setlist du très rare “The Howler”, ainsi que des versions incandescentes de “Neurotica” ou, encore lui, “Thela Hun Ginjeet”... Une prestation considérée par les amateurs comme peut-être la meilleure immortalisée sur disque du quatuor Fripp-Belew-Levin-Bruford...


 

 

MARILLION : "Somewhere Else" (51:01) 18 €

Ce quatorzième album-studio ne restera certainement pas dans les mémoires comme une pierre angulaire de la carrière du groupe anglais. Somewhere Else est certes loin d’être mauvais (on est heureusement loin de Radiation), mais fait preuve d’une trop grande prudence pour réellement et totalement engendrer l’adhésion. La séduction n’opère donc que par intermittence, car Marillion ne nourrit pas suffisament sa musique de chatoyance mélodique ou d’ambition instrumentale. Oeuvre de transition, Somewhere Else nous laisse donc quelque peu sur notre faim, avant tout car elle manque d’intensité malgré quelques fulgurances inespérées comme sur “Somewhere Else”, le morceau-titre qui s’avère clairement le meilleur de l’album... Une fois prévenu, vous aurez peut-être malgré tout envie de déguster Somewhere Else comme il le mérite, c’est-à-dire avec plaisir mais sans passion.


OSIRIS : "Visions From The Past" (49:37) 17 €

Souvenez-vous : Osiris est un des seuls représentants d’un progressif en provenance du Moyen Orient à s’être fait connaître dans nos contrées, avec trois albums studio et un live en vingt-cinq ans... Le groupe du Bahrein livre ici un nouvel opus, avec un concept décliné en douze morceaux aux longueurs variées. Le thème, la nostalgie d’un vieil habitant de l’émirat effrayée par la modernisation à marche forcée du pays, est ancré dans l’actualité, tandis que la musique proposée, éminemment romantique, évoque Camel ou Genesis. Les textes sont d’ailleurs des adaptations de poèmes arabes traditionnels. L’instrumentation est variée, avec des touches orientales bienvenues, faisant de ce disque une œuvre transversale et susceptible de plaire à un grand nombre d’amateurs !


PANZERBALLETT : "Live At Backstage Munich 2006" (DVD) (110 mn) 25 €

Quelques semaines seulement après vous avoir présenté leur premier opus, nous voici confrontés à cet inattendu DVD des allemands de Panzerballett ! Au programme de ce Live At Backstage Munich 2006, 6 compositions (dont deux inédites) enregistrées et filmées dans des conditions totalement professionnelles qui démontrent combien le groupe d’outre-Rhin maîtrise son sujet, à savoir un “heavy-prog jazz-fusion” enthousiasmant. Ces 6 morceaux ne durant au total que 36 minutes, Panzerbalett a heureusement décidé d’y adjoindre plus d’une heure de bonus (dont des extraits du Freakshow artrock Festival de Wurzburg de juillet dernier) qui, pour le coup, ne bénéficient pas du même traitement qualitatif mais permettent de faire plus ample connaissance avec une formation des plus originales.


THE SOURCE : "All Along This Land" (49:14) 17 €

Nouvelle révélation que cette formation en provenance de Los Angeles, composée du claviériste et chanteur Aaron Goldich, du guitariste et chanteur Harrison Leonard, du bassiste Nico Photos et du batteur Isaac Watts. Sur ce premier album, qui comprend une suite éponyme en cinq mouvements (22 minutes) et quatre autres titres (un de 4 et 3 de 7 minutes), les musiciens s’imposent comme des valeurs sûres dans leur genre, celui d’un progressif ‘seventies’ et ‘yessien’, d’un niveau technique redoutable et traversé d’une tonalité mélodique permanente. The Source, sorte de Flower Kings (mâtiné de Camel) américain, s’impose donc avec maestria avec ce All Along This Land de toute beauté !


THE SPAGHETTI EPIC 2 : "The Good, The Bad And The Ugly" (76:33) 17 €

Le premier volume de cet hommage aux westerns spaghetti de Sergio Leone avait suscité un enthousiasme mérité; ce second épisode risque de rencontrer la même approbation. Trois suites d’environ vingt-cinq minutes sont au programme, chacune illustrant un des personnages de ce film culte. Les intervenants sont Nicolas Randone, le groupe de Andy Tillison et Guy Manning, La Voce Del Vento, et Tilion, qui ont déjà tous fait leurs preuves sur le précédent volet. Leur musique est un magnifique tribut au progressif des années 70, avec beaucoup d’énergie. A déguster sans modération !


SQUONK OPERA : "You Are Here" (52:15) 18 €

Groupe avant-gardiste à ses débuts, Squonk Opera œuvre depuis quelques temps déjà dans un univers bien plus dépouillé d’extravagances au profit d’un progressif de toute beauté tour à tour atmosphérique, jazzy, baroque et neo-classique. S’ébrouant autour du chant habité de Christina Acosta et de musiciens à l’instrumentation bariolée (piano flûte, saxophone, accordéon, etc.), You Are Here s’avère une œuvre originale et somptueuse, qui traverse et visite des univers musicaux (Philip Glass, Ravi Shankar, Debussy, Gentle Giant, etc.) rarement mis en commun. Captivant !


THE STRANGE FLOWERS : "Ortoflorovivaistica" (43:46) 18 €

THE STRANGE FLOWERS : "The Imaginary Space Travel Of The Naked Monkeys" (43:43) 18 €

Bien que vieille de vingt ans, cette formation italienne n’a pas une discographie des plus étendues. Publié fin 2005, Ortoflorovivaistica n’est en effet que son deuxième album. Fortement influencé par Pink Floyd et Syd Barrett, The Strange Flowers délivre une savoureuse pop psyché typiquement sixties enrichie d’envolées space rock. Si certaines compositions sont assez brèves et mélodieuses, d’autres laissent la place à de superbes parties de guitares électriques, comme sur les 16 minutes de «Strange Girl», conclusion et sommet d’un album au puissant magnétisme.
Pour notre plus grand plaisir, les Italiens n’ont pas tardé à donner une suite à cette indéniable réussite. The Imaginary Space Travel Of The Naked Monkeys vient en effet tout juste de paraître et se situe dans la droite lignée de son prédécesseur, tout en intégrant quelques touches de modernité. Un groupe et deux albums incontournables du courant néo-psyché !


T-Bo : "We Stay Together" (71:09) 17 €

T-Bo est un groupe belge mené par le batteur Philippe Laloux. Les circonstances d’enregistrement de ce premier album sont d’ailleurs tragiques : son fils a en effet été tué lors d’un accident de la route provoqué par un chauffard, et c’est pour lui rendre hommage que son père a décidé de graver la musique qu’il aimait... Les quatorze morceaux, qui vont de deux à neuf minutes, sont entièrement instrumentaux, et délivrent une musique mélancolique, d’une grande beauté, sans instrumentation excessive (batterie, guitares, flûte, claviers, saxophone et trompette), mais avec un vrai sens du rythme. Un véritable hymne à la vie.


THE THIRD ENDING : "The Third Ending" (54:04) 16 €

Amateurs de dépaysement, bonjour ! The Third Ending est en effet une jeune formation en provenance de Tasmanie, l’île située à l’extrémité sud-est de l’Australie, qui a été récemment signée par Progrock Records. Le style choisi est un progressif, certes marqué par Spock’s Beard, mais qui incorpore également d’autres influences (Porcupine Tree notamment), pour un résultat particulièrement frais et réjouissant. Très vivement conseillé !


STEVE THORNE : "Emotional Creatures - Part Two" (54:25) 18 €

Le multi instrumentiste anglais, lancé par les membres d’IQ, livre la suite de son premier album à la fois simple et profond. Au programme, des compositions (11, de 3 à 8 minutes) toujours très mélodiques, aux arrangements bien troussées, avec juste ce qu’il faut de séquences instrumentales maîtrisées. Pour ce faire, le casting est une nouvelle fois hallucinant : Pete Trewavas, Gary Chandler, Tony Levin, John Jowitt, Martin Orford, Nick D’Virgilio, Gavin Harrison... Ce second volet de Emotional Creatures s’avère au final bien supérieur au premier, offrant des moments de pure jouissance pour tous les adeptes de progressif symphonique. De quoi au final passer d’excellents moments !


UZVA : "Uoma" (71:21) 18 €

Après avoir signé en 2002 une œuvre des plus attachantes, Uzva passe la vitesse supérieure avec Uoma et s’affiche désormais comme une formation majeure. Son progressif original et chaleureux, à l’écriture particulièrement soignée, trouve ici une forme d’aboutissement dans le brassage de différents styles musicaux, rock, folk, jazz, classique au sein de compositions souvent longues (14, 11, 9, 10, 23 et 4 minutes), tour à tour pastorales et ardentes, acoustiques et électriques. L’utilisation conséquente de percussions, d’instruments à vents et à cordes en complément du trio guitare/basse/batterie confère à l’album une étonnante richesse et lui donne une saveur unique et authentique. Exquis et idéal pour sortir des sentiers battus.


VILLEBRAD : "Alla Är Här Utom Jag" (39:37) 18 €

A l’instar de Kaipa, Villebrad est originaire de Uppsala, ville au Nord-Est de Stockholm. Musicalement, ce jeune groupe suédois n’évoque néanmoins pas tant son glorieux aîné que le Landberk le plus ambitieux. Ambiances sombres, tendues et mélancoliques s’unissent donc à des parties chantées en suédois, quant à elles plus chaleureuses. Alla Är Här Utom Jag offre ainsi tout ce que les adeptes du progressif scandinave adorent, ce savoureux mélange d’ombre et de lumière, aux dosages finement effectués et à la dramaturgie savamment entretenue. Belle surprise !


WITHIN TEMPTATION : "The Heart Of Everything" (61:03) 19 €

Dans le genre métal symphonique, les néerlandais de Within Temptation font désormais figure d’incontournables. Et ce n’est pas leur nouvel opus qui viendra remettre en cause ce statut largement mérité. Car The Heart Of Everything renoue même un peu plus que son prédécesseur avec le monde du metal, en mettant plus en avant le groupe et son extraordinaire chanteuse, et un peu en retrait les énormes envolées orchestrales et chorales. Titres rentre-dedans (à l’image du premier single, “What Have You Done” avec le chanteur Keith Caputo de Life Of Agony en invité), sublimes ballades (le bouleversant “Forgiven”) et autres mid-tempos ravageurs combleront de bonheur les (nombreux) fans du groupe. Un album finalement moins formaté que prévu, et donc une belle réussite !