Avant-Propos :

Nul n’aurait pu imaginer, quand Lazuli vit le jour en 1998, que la sortie de Saison 8 (son nouvel album, le huitième comme son titre l’indique) serait aussi attendue. Vingt ans ont passé en effet, et le groupe gardois a pris une dimension inéspérée au sein du courant progressif. Au niveau national certes, mais également à l’étranger, ce qui est plus surprenant vu qu’il s’exprime en français. Lazuli ne se situe pas au coeur de l’orthodoxie progressive (on est loin de Yes, Genesis et autres King Crimson par exemple), son propos est d’accès plutôt facile, le chant est un élément central de son vocabulaire artistique, son engagement politique pourrait le priver d’une partie de son auditoire potentiel, et pourtant il crée l’événement dès qu’il propose quoi que ce soit de nouveau. Le charisme (intelligence, humanité et gentillesse) de son leader, Dominique Leonetti, n’est certainement pas étranger à ce succès. Néanmoins, la réussite de Lazuli et la bienveillance qui l’accompagne ne peuvent, simultanément, que surprendre et susciter la plus vive admiration...

Bonne lecture à toutes et à tous !

Olivier (pour Cosmos Music)


PROMOTION

Avril 2018

Dans la limite des stocks disponibles...

 

2 CD à 13 € pièce !!! 

JORDSJO : "Jord"

PHI : "Cycles"

 


Sélection de Nouveautés (Avril 2018)...

 

XAVIER ASALI : "Perspectives" (digipack) 17 €

LA CONSCIENZA DI ZENO : "Il Giro Del Cappio " (papersleeve) 19 €

DRIFTING SUN : "Drifting Sun" 17 €

FRACTAL MIRROR : "Close To Vapour" (digipack) 17 €

HOLLOW EARTH : "Out Of Atlantis" (digipack) 17 €

JADIS : "More Than Meets The Eye 25" (2CD digipack) 19 €

JORDSJO : "Jord" (digipack) 13 €

KINO : "Radio Voltaire" (digipack) 18 €

LAZULI : "Saison 8" (digipack) 17 €

LONG DISTANCE CALLING : "Boundless" (digipack) 18 €

MALADY : "Toinen Toista" 17 €

MALADY : "Malady" (digipack) 17 €

PHI : "Cycles" (digipack) 13 €

PLAYGROUNDED : "In Time With Gravity" (digipack) 17 €

PROJECT PATCHWORK : "Re/Flection" (digipack) 17 €

PROWLERS : "Navigli Riflessi" (digipack) 17 €

REALE ACADEMIA DI MUSICA : "Angeli Mutanti" 17 €

RICCARDO ROMANO LAND : "B612" 17 €

BJORN RIIS : "Coming Home" 13 €

THE SAMURAI OF PROG : "Archivarium" (digipack) 18 €

SISARE : "Leaving The Land" (digipack) 17 €

SISARE : "Nature's Despair" 17 €

VESPERO : "Shum-Shir" (digipack) 17 €


 

 

XAVIER ASALI : "Perspectives" (digipack) (58:59) 17 €



Attention coup de coeur ! Orné d’une superbe pochette signée Paul Withehead, le premier album de ce multi instrumentiste méxicain totalement inconnu se propose en quelque sorte de revisiter l’histoire de Genesis (logique !) et de reprendre les choses après Wind And Wuthering. Cet avant-propos est certes un peu réducteur, au regard du talent multiforme de Xavier Asali (qui a étudié aux fameux Berklee College de Boston et Royal College de Londres), mais ses parties de claviers évoquent parfois beaucoup les fastes de Tony Banks, nous poussant alors à cette comparaison un peu trop facile. Très mélodiques et offrant une sorte de néo-progressif seventies (comment ça, c’est antinomique ?!), les 11 présentes compositions (de 3:48 à 6:50) font preuve d’une perfection formelle et expriment un enthousiasme totalement communicatif. Au point que l’écoute de Perspectives nous laisse béat de contentement, certain d’avoir vécu un de ces moments qui comptent dans notre existence de mélomane. Certains verront dans la structure ramassée des morceaux une éventuelle limite, mais Xavier Asali se joue avec un tel brio de ce format que Perspectives apparaît comme une oeuvre de tout premier ordre et la perspective de ce qu’aurait pu être la carrière de Genesis dans les années 80...

 

 


LA CONSCIENZA DI ZENO : "Il Giro Del Cappio" (papersleeve) (72:52) 19 €


L’une des meilleures formations italiennes de ces dernières années a décidé, après la publication entre 2011 et 2015 de ses 3 premiers albums studio, de prendre la route et de les présenter sur scène. Il Giro Del Cappio est le fruit de cette activité scénique qui prend une nouvelle fois la forme d’une parfaite compilation pour découvrir le progressif baroque de La Conscienza Di Zeno. Sept longues compositions (de 6:51 à 20:47) sont au programme de ce Il Giro Del Cappio, enregistré il y a (déjà) deux ans et qui montre un groupe maîtrisant son art sur le bout des doigts et heureux de donner vie à ses plus belles pièces sur scène. Il Giro Del Cappio s’avère ainsi un formidable regard sur un début de carrière des plus probants et qui appelle logiquement des lendemains qui chantent.

 


DRIFTING SUN : "Drifting Sun" (1996) (43:10) 17 €


Le groupe franco-anglais poursuit son travail de réédition et permet aujourd’hui à l’ensemble de sa discographie d’être disponible au format CD. Comme ce fut le cas pour On The Rebound (1999) l’an dernier, c’est ainsi au tour du premier et éponyme album de reprendre vie, avec une pochette remise au goût du jour et un somptueux livret. Les 9 compositions (de 2:56 à 7:43) de Drifting Sun, témoins des premiers pas de son auteur, nous montrent une formation déjà très sûre d’elle-même et avide d’exprimer, dans une urgence toute juvénile et touchante, son néo-progressif mélodique et ramassé. Ajoutez également une touche AOR plus marquée ici que sur les albums les plus récents du groupe, et vous conviendrez que cette réédition a tous les atouts pour venir compléter votre collection.

PS : La réédition de On The Rebound (1999) est également disponible au même prix.


 

FRACTAL MIRROR : "Close To Vapour" (digipack) (50:24) 17 €


Fractal Mirror est un groupe néerlandais ayant commencé à sortir des disques dans les années 2010, mais si les membres fondateurs ont bien été conquis par le néo-prog des années 1980, ce n’est pas uniquement sous cette bannière qu’ils ont décidé de se regrouper. En fait, Fractal Mirror, dont Close To Vapour est déjà le quatrième opus studio, penche plutôt du côté d’une pop-rock légèrement FM et aux accointances prog marquées, un peu à la manière de Fish On Friday. Le grand atout du groupe, c’est la voix pleine de caractère et de charisme de son chanteur, tandis que dans la mise en musique et les arrangements, l’esprit de BJH ou de Kayak n’est pas très loin, une louche de post-rock en prime. A noter également la présence en invité, pour la troisième fois de suite, de Brett Kull (guitariste d’Echolyn), et aussi que Close To Vapour est le premier album de Fractal Mirror a être publié chez Bad Elephant Music. Une découverte à conseiller à tous les esprits les plus ouverts, ceux qui aiment la musique exigeante mais accessible.

 


HOLLOW EARTH : "Out Of Atlantis" (digipack) (40:05) 17 €


Amateurs de rock progressif aux senteurs typiquement seventies, ne passez pas à côté du premier album des Suédois de Hollow Earth. Plongeant à la source de notre musique favorite, Out Of Atlantis en ressort avec un propos très excitant, qui renvoie tout autant au proto prog, qu’au psychédélisme et au prog le plus symphonique, mais avec une coloration typiquement scandinave. Ajoutez-y également quelques saveurs typiques de l’école de Canterbury, et vous obtenez un mets délicieux qui évoque tour à tour Pink Floyd, Caravan, le Eloy de Inside et Floating ou des groupes plus obscurs comme Spring ou Cressida. L’orgue Hammond se situe au coeur des 5 compositions (de 3:53 à 16:49) de cet opus et leur insuffle une puissance mélodique, qui nous permet d’effectuer un magnifique voyage temporel. Out Of Atlantis ? La plus délicieuse des madeleines de Proust !!

 

 


JADIS : "More Than Meets The Eye 25" (2CD digipack) (47:30/46:49) 19 €


Dans la nébuleuse néo-prog, Jadis, le groupe mené par le guitariste-chanteur Gary Chandler, est assurément un des astres les plus brillants sans être pour autant le plus connu. L’occasion s’offre avec ce nouveau disque de découvrir ou de retrouver le groupe à son apogée. More Than Meets The Eye, sorti il y a un quart de siècle, fut à la fois le premier et sans aucun doute le meilleur opus de Jadis. Sur cette nouvelle édition, en double CD, on retrouve les sept magnifiques pièces originales, bien sûr, et autant de bonus sur le second disque : des versions acoustiques récemment enregistrées de certains des titres, des interprétations live datant de la tournée d’alors, et quatre morceaux remasterisés, issus de la compilation de 2001 Medium Rare, et qui éclairent la genèse de More Than Meets The Eye. Ajoutez à cela une nouvelle pochette et un livret largement enrichi, et vous obtenez assurément une pièce de collection.

 


JORDSJO : "Jord" (38:55) 13 €


Régulièrement un groupe vient nous rappeler à quel point Anglagard continue d’exercer une influence tenace sur la scène progressive (surtout) scandinave. A l’écoute de ce premier album de Jordsjø, bébé du multi-instrumentiste Norvégien Hakon Oftung, difficile en effet de ne pas penser aux mythique suédois : l’instrumentation (Mellotron, flûte,...), les thèmes aux effluves folkloriques, les cassures de rythmes et brusques changements d’intensité... Pour autant, le groupe possède le talent nécessaire pour ne pas sombrer dans la copie scolaire, son progressif largement instrumental s’exprimant au sein de compositions plus accessibles que son illustre modèle, mais toujours très bien écrites et captivantes dans leur déroulement. Il y joint même des séquences plus inclassables, où boucles de claviers et textures analo/synthétiques dépeignent des paysages sonores envoûtants et évocateurs. N’ayant finalement pour seul vrai défaut que sa brièveté, Jord constitue un acte de naissance dès plus probants, qui comblera tout ceux qui se désespèrent d’un nouvel album d’Anglagard. Mais aussi, espérons le, tous les autres !

 


KINO : "Radio Voltaire" (digipack) (55:51) 18 €


Attention, événement ! Kino, le groupe initialement fondé par John Mitchell, Pete Trewavas, John Beck et Chris Maitland au début des années 2000, fait son grand retour : certes, Chris Maitland a été remplacé par l’omniprésent Craig Blundell, mais sur ce nouveau disque, on retrouve une partie de l’esprit qui animait Picture en 2005. Le propos est délibérément pop-rock, et les mélodies, bien servies par la voix de John Mitchell, sont serties avec raffinement dans des arrangements classieux, que ce soit les claviers caractéristiques de John Beck ou une section rythmique de rêve (Trewavas se lance même à un moment dans un solo de basse). Sans oublier la guitare puissamment lyrique de John Mitchell, dont le rôle de leader est patent. Bien sûr, l’ambition est volontairement corsetée, mais dans son genre, celui d’un disque prog-FM ou néo-pop-prog, au choix, Radio Voltaire frise l’excellence.


LAZULI : "Saison 8" (digipack) (43:10) 17 €


Saison 8 porte bien son nom, huitième album (comportant 8 morceaux, de 4:09 à 6:17) qui vient fêter le vingtième anniversaire de Lazuli. Encore une fois, les mots de Dominique Leonetti vous emportent, posés sur des mélodies souvent entêtantes qui vous vrillent le cerveau. Si Saison 8 a une couleur encore plus mélancolique et sombre que ces prédécesseurs, Lazuli sait patiner celle-ci par des éclats, une force ou une retenue qui n’appartiennent qu’à nos Gardois. Si vous y retrouverez ce qui fait le son Lazuli, certaines innovations pourront vous surprendre et emporter votre adhésion. Album de la maturité, Saison 8 devrait ouvrir à Lazuli des portes irrémédiablement restées fermées jusqu’ici.

 

 


LONG DISTANCE CALLING : "Boundless" (digipack) (56:09) 18 €


Long Distance Calling est une formation allemande qui produit depuis plus de dix ans des disques uniques et forts d’une personnalité bien affirmée, généralement classée dans le post-rock. Boundless, comme les premiers opus, est une galette entièrement instrumentale, et fait parler la poudre : la section rythmique est entêtante et obsédante, les guitares très incisives et proches du hard-rock, les claviers plus électro. Avec ces instruments, Long Distance Calling sait tisser des compositions très structurées (9, de 4:56 à 9:13), riches en thèmes mélodiques variés, pour un résultat évoquant le meilleur OSI, pionnier du genre, ou le Jeff Beck du début des années 2000. Un voyage musical passionnant, à nul autre pareil.


 

 

MALADY : "Toinen Toista" (40:47) 17 €


Après un premier opus en 2015, dans un registre hard-psyché mais avec déjà de forts relents progressifs, ce jeune groupe finlandais revient avec un second album qui devrait s’imposer sans peine dans le coeur de tous les amateurs de Retro prog. Comme beaucoup de formations scandinaves actuelles (oui c’est paradoxal !), Malady assume totalement et avec un naturel confondant l’héritage des années 70, parvenant à en proposer une relecture pertinente, authentique et réjouissante. Claviers analogiques à la fête (avec un orgue Hammond qui rugit de plaisir), guitares tour à tour puissantes et subtiles, section rythmique qui n’oublie jamais d’être groovy, chant chaleureux et jamais envahissant, production organique, etc., les atouts du fougueux quintette sont nombreux. La suite de 22 minutes qui occupe plus de la moitié du disque, riche en contrastes et inspirée de bout en bout, en constitue son sommet logique mais il n’y a à vrai dire rien à jeter sur Toinen Toista, petite merveille de progressif vintage qui allie une énergie juvénile avec déjà une sacrée maturité d’écriture. A découvrir absolument !

PS : Quelques exemplaires (digipack) du premier album, Malady (2015 - 39:24), sont également disponibles au même prix.


PHI : "Cycles" (47:26) (digipack) 13 €


Ce n’est pas la première fois que l’on tente de vous faire découvrir cette formation autrichienne. Certes parce que son origine géographique est finalement assez originale, également parce qu’il est un des poulains de nos amis du label Gentle Art Of Music, mais surtout car sa personnalité musicale s’avère des plus intéressantes. Mêlant post-rock mélodique et heavy-prog tellurique, Cycles possède un sens de l’équilibre assez incroyable, lui permettant de mettre à jour un melting-pot stylistique des plus cohérents. Les guitares sont parfois rageuses, mais se voient constamment modulées par des claviers plus enveloppants ou des séquences aériennes. A la manière parfois de Ephemeral Sun (dans une version non totalement instrumentale ici) ou de Long Distance Calling, Phi développe un progressif contemporain, complexe et techniquement impeccable pour donner vie à 6 compositions (de 6:50 à 8:55) totalement matures. Un groupe à découvrir.

 


PLAYGROUNDED : "In Time With Gravity" (digipack) (51:41) 17 €


Groupe grec expatrié aux Pays-Bas, Playgrounded propose ici son deuxième album, après le bien nommé Athens en 2012. Pour être honnête, l’origine géographique du quintette ne se fait pas du tout entendre, et c’est avant du côté de Pineapple Thief, Porcupine Tree, Amplifier, Riverside voire Anathema qu’il faut aller chercher des éléments de comparaison. In Time With Gravity possède également des poussées atmosphériques plus marquées post-rock, ainsi que de soyeux arrangements electro, qui en font une oeuvre rééllement séduisante. Les 7 présentes compositions (de 5:47 à 10:28) possèdent certes souvent des ambiances sombres et hypnotiques, mais délivrent avant tout un progressif fascinant, car parfaitement maîtrisé et ayant clairement digéré toutes les références évoquées plus haut. Très belle découverte.


 

 

PROJECT : PATCHWORK : "Re / Flection" (digipack) (71:59) 17 €


Voici un des nombreux artistes produits par Progressive Promotion Records, le label de Seven Steps To The Green Door. Sur le second disque du bien nommé Project : Patchwork, on retrouve d’ailleurs plusieurs des musiciens de cette nébuleuse, à commencer par le talentueux Marek Arnold. Le cerveau de l’affaire, Gerd Albers, est batteur et guitariste, mais a surtout rassemblé autour de lui une équipe longue comme le bras, au sein de laquelle on retrouve un Britannique, en la personne de John Mitchell (Arena, Kino, Frost*). Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les différentes compositions (11, de 2:57 à 9:55) sont d’une inspiration constante, pleine de rebondissements, d’alternance acoustique-électrique, avec de très belles mélodies, chantées à plusieurs voix, et d’épiques envolées instrumentales. Un superbe album, qui illustre une nouvelle fois la richesse du rock progressif allemand.


PROWLERS : "Navigli Riflessi" (digipack) (70:57) 17 €


Prowlers, malgré une notoriété encore réduite, propose pourtant ici son sixième album en 25 ans d’activité. Cette formation italienne, malgré une personnalité attachante et son progressif si typique de sa terre de naissance, n’a jamais eu l’heur en effet de rencontrer un large public. Formé de douze titres compris entre cinq et sept minutes, Navigli Riflessi est une nouvelle déclinaison intelligente du symphonisme transalpin, enrichi pour l’occasion d’une composante planante et légèrement électronique, mais qui revendique clairement son côté vintage. Les sons des instruments sonnent en effet comme au bon vieux temps des années 1970, et pour ce qui est du chant, il est assuré par Laura Mombrini, avec beaucoup de caractère. Espérons donc simplement que Navigli Riflessi fasse enfin sortir Prowlers de ce relatif anonymat, qu’il ne mérite assurément pas.


REALE ACCADEMIA DI MUSICA : "Angeli Mutanti" (50:36) 17 €


Après plusieurs albums sortis abusivement sous le nom de Reale Accademia Di Musica ces dernières années, Pericle Sponzilli, guitariste-compositeur du mythique premier et éponyme opus paru en 1972, a enfin récupéré les droits patronymiques du groupe italien. Inutile de vous dire que cela se ressent dès la première écoute de Angeli Mutanti. Envolé le prog souffreteux proposé ces derniers temps par la formation parallèle, place désormais à un propos d’une haute teneur en symphonisme typiquement latin. Constitué de 10 morceaux (de 3:19 à 7:05), Angeli Mutanti est une excellente surprise, car Sponzilli a eu l’excellente idée de s’associer à un claviériste de grand talent, les deux musiciens étant d’une grande complémentarité et permettant aux structures somme toute classique de la musique de prendre une réelle ampleur. La dualité des parties chantées (masculin et féminin) ainsi que la brillance mélodique des parties instrumentales (le dernier morceau, le plus long, l’est d’ailleurs totalement) font de cet album, non seulement l’égal des récents albums de PFM, mais aussi et surtout le point de départ pour Reale Accademia Di Musica d’une seconde carrière qui s’annonce d’ores et déjà exceptionnelle.


RICCARDO ROMANO LAND : "B612" (digipack) (73:43) 17 €


Le premier album solo de Riccardo Romano, claviériste du groupe italien Ranestrane cache bien son jeu. Présenté comme un opéra rock inspiré par Le Petit Prince de Saint-Exupéry, B612 offre une première écoute quelque peu bizarre, lors de laquelle on se demande à quoi on a réellement affaire. Les oreilles, en alerte constante, sont sollicitées à droite et à gauche et ne permettent pas encore de valider la magnificence de cette oeuvre qui va s’avérer en tout point remarquable. Vous l’aurez compris, les écoutes suivantes nous permettent d’offrir une cohérence totale à ce lumineux B612. En 13 compositions (de 2:57 à 10:02), nous voici en effet confrontés à un album aux mélodies imparables, qu’elles soient chantées ou instrumentales. Riccardo Romano bénéficie d’un aréopage d’invités (Steve Hogarth, Steve Rothery et sa fille Jennifer, Dave Foster, et bien d’autres encore dont certains membres de Ranestrane), qui mettent en forme B612 de la plus belle des manières. Rien d’artificiel ici, ni de boursouflé, tout coule de source et permet à ce (néo) progressif évident et symphonique de nous emporter dans son univers que, musicalement, on sera tenté de rapprocher du Brave de Marillion. Pas seulement par la présence des invités cités précédemment et surtout sans que la comparaison (osée, penseront certains) ne soit exagérée. Superbe !!


 

BJORN RIIS : "Coming Home" (digipack) (26:43) 13 €


Attention, Coming Home n’est pas un véritable album complet, mais bien un EP. Il faut dire que son auteur, Bjorn Riis, le guitariste du groupe Airbag, avait sorti son dernier opus solo, Forever Comes To An End, pas plus tard que l’année dernière. Les cinq morceaux proposés ici en sont en réalité le complément. Quatre sont totalement inédits, tandis que le dernier est une nouvelle version d’une composition tirée de son album solo éponyme de 2014 («Lullabies In A Car Crash»). L’ambiance est plus que jamais floydienne, une mélancolie lumineuse transcendée par des soli de six cordes toujours imparables. Un CD, certes un peu frustrant par sa faible longueur, mais finalement très peu dispensable pour ceux qui avaient été conquis par Forever Comes To An End.


 

THE SAMURAI OF PROG : "Archivarium" (digipack) (70:08) 18 €


Après un On We Sail très réussi, les trois Samurai Of Prog, Marco Bernard à la basse, Steve Unruh au violon et au chant, Kimmo Pörsti à la batterie, ont décidé de sortir un disque un peu particulier. Comme son titre l’indique, il ne s’agit pas réellement de morceaux tous neufs, mais de compositions élaborées au fil des ans mais encore jamais enregistrées par le groupe, ou bien sous d’autres noms, dans le cadre de projets Colossus. L’homogénéité est toutefois assurée par la réappropriation de tous ces titres, dont certains sont de véritables bijoux : «La Oscuridad», dans lequel on retrouve la patte symphonique du claviériste Lalo Huber (Nexus), illuminé par le duo vocal entre Steve Unruh et Michelle Young; «Cristalli», un bel exemple de fusion prog, élaborée par le claviériste de La Torre Dell’ Alchimista; et, cerise sur le gâteau, une reprise d’un des plus beaux titres de Camel, «Ice», personnalisée grâce au saxophone et au violon. Une autre reprise figure également en bonus, le «Heroes» de David Bowie, interprété par Mark Trueack. Illustré par une splendide pochette, Archivarium est assurément un disque destiné à ne pas prendre la poussière !


 

SISARE : "Leaving The Land" (digipack) (41:39) 17 €


Que ceux qui avaient déjà entendu parler de Sisare se manifestent sur le champ ! Personne ?! Pas vraiment étonnant en fait. Les quatre musiciens de cette jeune formation finlandaise nous ont même avoué, avec bonheur et fierté (ce sont eux qui le disent), que nous étions le premier webshop étranger à leur passer commande. Sisare possède une caractéristique rare dans le monde progressif, celle de ne pas compter de claviériste dans ses rangs. La musique découverte sur Leaving The Land n’en souffre pas une seule seconde, du fait notamment de la présence d’un guitariste au propos des plus narratifs. Il faut dire que le musicien maîtrise son instrument à la perfection, ce qui lui permet d’offrir des mélodies et des athmosphères auxquelles il est impossible de résister. La musicalité des 6 présentes compositions (de 6:10 à 7:43) tout autant que la production chaleureuse permettent à l’ensemble de bénéficier d’une dynamique incroyable. Une dynamique qui doit également beaucoup au jeu dense et fruité du bassiste. Globalement, Leaving The Land est une petite merveille, grâce notamment à ses nombreux rebondisseents et à ses arrangements complexes. Et si vous désirez quelques petits repères pour vous éclairer davantage, imaginez la rencontre entre le Opeth le plus progressif, le Marillion des tous derniers opus et bien sûr le Pink Floyd éternel des années 70. Avec également une petite touche post-rock atmosphérique à la Airbag, histoire de brouiller les pistes et de faire de Leaving The Land une oeuvre incontournable.

PS : Quelques exemplaires du premier album, Nature’s Despair (2013 - 48:04), sont également disponibles au même prix.


VESPERO : "Shum-Shir" (digipack) (40:58) 17 €


Cette formation russe est non seulement prolifique (8 albums studio en 10 ans, et plusieurs opus live) mais également attachante quant à la ferveur et la passion avec lesquelles elle imagine et ordonne son space-rock psychédélique. Shum-Shir évoque certes Gong ou Ozric Tentacles, mais se voît mâtiné d’ingrédients et d’atmosphères très personnels. Le violon notamment, mais aussi la flûte, apportent un visage bigarré aux 5 compositions (de 7:05 à 10:07) officielles, auxquelles ont été ajoutés 4 morceaux live en guise de bonus. Toujours portée par des boucles synthétiques envoûtantes, des mélodies soignées, une fantaisie affirmée et une vitalité rythmique, la musique de Vespero permet le plus naturel des voyages intérieurs, c’est-à-dire sans besoin d’aide (psychotrope) extérieure. Bravo !