Avant-Propos :

Pas de longs discours ce mois-ci sur l'avenir du progressif ou sur la pléthore de nouveautés, simplement l'occasion pour moi de vous remercier pour votre fidélité (la preuve, vous recevez le présent fascicule !) et la qualité de la relation qui nous unit pour certains depuis de très longues années... Alors merci.

Bonne lecture et bonnes fêtes à toutes et à tous !

Olivier Pelletant (pour Cosmos Music)


Promotion Décembre 2006/Janvier 2007

Dans la limite des stocks disponibles...

Et jusqu'à la prochaine Sélection de Nouveautés

 

Wastefall : «Self Exile»

- à 12 euros [ au lieu de 17 euros ]

ou

- Offert pour 5 CD neufs achetés !!!

 

 

Imagin'Aria

«Progetto T.I.'A»

à 15 euros [ au lieu de 19 euros ]

 


La dernière sélection

de nouveautés (Décembre 2006)...

 

AMETHYST : "Naissance" 17 euros

ATOLL : "L'Océan" 17 euros

BISE DE BUSE : "Joue Sa Musique" 17 euros

CENTRAL PARK : "Unexpected" (CD+DVD) 20 euros

COMBINATION HEAD : "Songs For A New World" 18 euros

DELUGE GRANDER : "August In The Urals" 18 euros

EYE TO EYE : "One In Every Crowd" 17 euros

FREE LOVE : "Apocalypse" 17 euros

ROBERT FRIPP : "Exposure" (1979) (Ed. Limitée - 2CD) 24 euros

GHOST CIRCUS : "Cycles" 18 euros

GROBSCHNITT : "The International Story" (2CD) 25 euros

PETER HAMMILL : "Singularity" 18 euros

HIGH WHEEL : "Live Before The Storm" (2CD) 25 euros

IMAGIN'ARIA : "Progetto T.I.'A" 15 euros

IQ : "Stage" (2DVD) 30 euros

KING CRIMSON : "The Condensed 21st Century Guide To... 1969-2003" 19 euros

LADY LAKE : "Unearthed" 17 euros

LANA LANE : "Gemini" 18 euros

ERIK NORLANDER : "Hommage Symphonique" 18 euros

MANNING : "Anser's Tree" 18 euros

PATRICK MORAZ : "Mainhorse" (1971) 18 euros

PATRICK MORAZ : "Refugee" (1974) 18 euros

PATRICK MORAZ : "The Story Of I" (1976) 18 euros

PATRICK MORAZ : "Out In The Sun" (1977) 18 euros

PATRICK MORAZ : "Patrick Moraz" (1979) 18 euros

PATRICK MORAZ : "Coexistence" (1980) 18 euros

HENNING PAULY : "Babysteps" 18 euros

PFM : "Stati Di Immaginazione" (CD+DVD) 30 euros

PINEAPPLE THIEF : "Little Man" 19 euros

PURE REASON REVOLUTION : "The Dark Third" 19 euros

ROCKET SCIENTISTS : "Revolution Road" (2CD) 23 euros

SAUL : "Garajazz" 17 euros

THE SEVEN SAMURAI : "The Ultimate Epic" 17 euros

SPALTKLANG : "Lontano" 19 euros

SPOCK'S BEARD : "Spock's Beard" 21 euros

DARYL STUERMER : "Rewired - The Electric Collection" 18 euros

WASTEFALL : "Self Exile" 12 euros

WHITE : "White" 19 euros


AMETHYST : «Naissance»

(52:14) 17 euros

Premier album de ce trio claviers/basse/batterie français, Naissance s'inscrit clairement dans un registre jazz-rock fusion. Totalement instrumentales, les 7 compositions renvoient à des formations comme Weather Report, Chick Corea's Electrik Band ou encore Pierre Moerlen's Gong. Sur des rythmes chaloupés, piano et synthétiseurs, secondés par une basse bondissante, tissent des atmosphères chaleureuses où la mélodie prévaut sur la technique. Sans prétendre au titre de nouveau joyau, Amethyst séduit en nous livrant une oeuvre de qualité, tant au niveau de l'écriture que de l'interprétation et de la production. A découvrir.


ATOLL : «L'Océan» (1989)

(53:48) 17 euros

Atoll fait partie de ces grands groupes du progressif français des années 70, aux côtés de Ange, Mona Lisa ou Pulsar. Si des albums comme L'Araignée-Mal ou Musiciens Magiciens sont connus du plus grand nombre, il n'en est pas de même pour L'Océan. Enregistré à la fin des années 80, avec comme seul rescapé de la formation originelle le guitariste Christian Beya, il constitue une réelle adaptation de la complexité musicale du groupe à l'atmosphère plus calibrée des années 80. La nouvelle version proposée par Muséa, outre des réenregistrements de certaines parties, comprend deux inédits live, «Tu Sais» et «L'Âge d'Or», ainsi qu'un inédit studio, «Try Not To Worry». Une oeuvre mineure donc, à conseiller en priorité aux fans du groupe !


BISE DE BUSE : «Joue Sa Musique» (71:22) 17 euros

Voici la réédition, agrémentée de près d'une demi-heure de bonus (dont une reprise de Gong), de l'unique album (publié en 1981) de cette formation strasbourgeoise à la croisée des courants Canterbury, ECM et «musiques nouvelles». Le trio de base (claviers, violoncelle et saxophone) y est renforcé par deux invités : un violoniste, et un saxophoniste qui n'est autre que Didier Malherbe (Gong). Un style et une oeuvre d'une grande originalité, prouvant une fois encore que la créativité des musiques progressives n'était pas, loin s'en faut, épuisée après l'âge d'or des années 70...


CENTRAL PARK : «Unexpected»

(78:45/47:57) 20 euros

Central Park est un groupe allemand qui s'était formé dans les années 80 et avait écumé les scènes, mais sans avoir pu enregistrer d'album. Ce n'est finalement qu'en 2006 qu'ils ont gravé leurs compositions d'alors sur un disque extrêmement bien produit. On y découvre une succession de titres dynamiques et mélodiques, dans la lignée du meilleur Saga, mais à travers lesquels on devine également des influences plus anciennes, Genesis en particulier. En outre, une suite de vingt-deux minutes vient couronner le tout : pouvant évoquer ELP comme Pink Floyd ou le néo prog le plus abouti, elle témoigne d'une inspiration jamais prise en défaut et d'un lyrisme à fleur de peau. Lorsque vous saurez que ce disque est proposé dans un très joli packaging avec un DVD (plus de trois quarts d'heure d'un live récent, des retrouvailles en studio et d'images d'archives), vous n'aurez plus d'excuses pour ne pas vous précipiter sur cette excellente surprise qui saura ravir les oreilles les plus exigeantes.


COMBINATION HEAD : «Songs For A New World»

(38:08) 18 euros

A l'instar de Frost, Combination Head, nouvelle formation anglaise, est menée par un producteur (Paul Birchall, également et avant tout claviériste) qui a travaillé par le passé avec certains artistes renommés comme The Corrs, Blue, Geri Halliwell, et autres Cher. Entouré ici de Keith Ashcroft (guitares) et Paul Burgess (à la batterie bien sûr, et que l'on a déjà vu avec Camel et Jethro Tull notamment), notre homme apparaît comme l'unique compositeur du présent album. Songs For A New World est au final une ¤uvre très réussie, totalement instrumentale, moderne et définissable comme la rencontre de Camel et de ELP. Symphonisme et rugosité (ah, ces parties d'Hammond...) s'unissent ici pour le meilleur, au sein d'un progressif totalement mature et servi par une sophistication toujours pertinente. Excellente surprise.


DELUGE GRANDER : «August In The Urals»

(71:06) 18 euros

Sur les cendres de Cerebus Effect, que nous vous avions présenté il y a quelques mois, Deluge Grander apparaît en cette fin d'automne comme une authentique révélation. Dan Britton, leader de ces deux formations américaines, a mis fin à la destinée de la première pour donner vie à la seconde, et bien lui en a pris au regard du formidable potentiel de August In The Urals. Ce dernier, constitué de 5 longs morceaux (27, 16, 12, 9 et 7 minutes), est entièrement dédié aux années 70, tant au niveau du fond que de la forme, mais fait preuve d'une sacrée originalité. Certes, August In The Urals évoque régulièrement quelques noms célèbres (Yes, King Crimson, Genesis, Univers Zero) ou certains courants (symphonisme, école de Canterbury, prog US à la Mirthrandir, etc.), mais apparaît au final comme un tout ambitieux mais cohérent, chanté mais avant tout instrumental, et surtout mis en ¤uvre par des musiciens irréprochables. Très belle découverte !


EYE TO EYE : «One In Every Crowd»

(66:10) 17 euros

Eye to Eye est une jeune formation française, née en 2003 des suites de l'aventure d'ADN. Le style choisi est un néo-prog à la fois musclé et symphonique, qui sait se faire plus ambitieux, comme le prouvent les deux longues suites d'un quart d'heure chacune présentes sur le disque. En prime, les musiciens proposent une intéressante reprise du «Back to Planet Earth» de Ayreon, qui figurait sur l'album Actual Fantasy. Un jeune groupe prometteur, à soutenir activement...


FREE LOVE : «Apocalypse»

(60:48) 17 euros

Parmi la multitude des formations que sortent conjointement Muséa et le label japonais Poseidon, peu parviennent, avouons-le, à susciter un enthousiasme durable. Impossible de dire aujourd'hui si Free Love parviendra à se faire un nom (le sien est déjà pas mal, non !?) dans notre microcosme, mais force est de constater que sa musique ne laissera pas indifférent. Emmené par le guitariste Hiroaki Shibata, doux-dingue aux envolées pyrotechniques, Free Love offre un visage assez compact, strié de rares et reposantes parties chantées et coiffé d'une rythmique de haut vol (quel batteur !). Apocalypse ¤uvre dans un contexte typiquement 'seventies', proche de ceux de King Crimson ou de Led Zeppelin (Apocalypse commence d'ailleurs par une belle version de «Kashmir») par exemple. Le tout passé à la moulinette d'une forte personnalité bien sûr...


ROBERT FRIPP : «Exposure» (1979)

(49:43+CD) (Ed. Limitée) 24 euros

Le retour du leader de King Crimson en 1979, après cinq ans de quasi silence, fut pour beaucoup un choc. On retrouvait certes la sonorité caractéristique du guitariste et certaines de ses marques de fabrique, mais dans un contexte musical «post-progressif» intégrant des influences punk et new-wave. L'ensemble demeure aussi visionnaire que déroutant. Fripp est entouré, entre autres, de Peter Hammill au chant, Phil Collins à la batterie, Tony Levin à la basse, Brian Eno aux traitements sonores ou encore, le temps d'une magnifique version chant/piano de «Here Comes The Flood», de Peter Gabriel. Cette nouvelle réédition (la précédente était loin d'être satisfaisante, à tous points de vue : elle est incluse en bonus pour comparaison) nous propose des plages supplémentaires, dont les trois titres chantés par Daryl Hall qui n'avaient pu être inclus à l'époque pour cause de véto du label du chanteur, ainsi qu'un livret de 24 pages richement documenté.


GHOST CIRCUS : «Cycles»

(56:01) 18 euros

Le label Progrock est décidemment une active pépinière de talents ces derniers mois : après Babysteps, Jim Gilmour ou les Rocket Scientists, voici donc Ghost Circus, un duo qui marque la rencontre des Etats-Unis et des Pays Bas en la personne de Chris Brown et de Ronald Wahle, délivrant une musique marquée à la fois par la folie d'un Devin Townsend et l'efficacité d'un Saga, une mixture à la fois énergique et accessible, aux nombreux arrangements de claviers. Une découverte !


GROBSCHNITT : «The International Story»

(82:58/78:59) 25 euros

Leader incontestable du progressif symphonique allemand des années 70, il était donc tout naturel que le label InsideOut se penche un jour sur la carrière phénoménale de ce groupe. Et quoi de mieux qu'une double galette pleine à craquer de titres poour l'essentiel captés en concert, quand on connait la réputation scénique de Grobschnitt. Idéalement consacrée à la meilleure période du groupe (de ses débuts en 1972 jusqu'à 1981), cette compilation fait bien sur la part belle à l'oeuvre-phare du combo, à savoir la suite Solar Music, captée ici à Berlin (ce qui ne fait pas doublon avec l'album du même nom sorti en 1978). Que vous soyez déjà fans ou non, ce double CD n'est rien moins qu'indispensable!


PETER HAMMILL : «Singularity»

(44:33) 18 euros

Le chanteur de Van Der Graaf Generator fait partie de ces artistes à la fois prolixes et entiers, avec une carrière impressionnante aussi bien quantitativement que qualitativement. Et ce n'est pas sa nouvelle réalisation studio qui viendra démentir ce constat : on y retrouve toute l'émotion noire que véhicule Peter Hammill, des compositions d'écorché vif écrites avec la flamme de la vie. L'occasion pour tous ceux qui ne connaîtraient pas le talent du bonhomme d'être conquis...


HIGH WHEEL : «Live Before The Storm»

(68:37/68:08) 25 euros

Voici une formation qui ne bénéficie bizarrement pas d'une réputation à la hauteur de son grand talent, et on se demande bien pourquoi... Cependant, ce double-CD, enregistré en Allemagne en mars 2005, arrive à point nommé pour permettre au plus grand nombre de découvrir High Wheel et de se voir emporté par son progressif échevelé. Au programme de ce Live Before The Storm des morceaux issus des 4 albums-studio du groupe allemand, dans des versions habitées et parfaitement à même de faire le tour d'une carrière déjà riche de petites merveilles. Ajoutez à cela une excellente qualité sonore, et vous ferez de Live Before The Storm un solide plaidoyer en faveur d'une plus grande renommée de son auteur.


IMAGIN'ARIA : «Progetto T.I.'A»

(61:59) 15 euros 19 euros

Si on désespère parfois de voir certains groupes sortir de l'amateurisme dans lequel ils se complaisent, voici à l'inverse une formation enthousiasmante. Auteur auparavant de trois opus, n'ayant finalement jamais permis à leur auteur de sortir vraiment de l'anonymat, Imagin'Aria fait ici un pas de géant vers un progressif à même de marquer les esprits. Progetto T.I.'A, délivrant un concept futuriste, offre certes de solides fondations symphoniques (PFM, Banco, Nuova Era), mais érige régulièrement quelques envolées 'electro' du meilleur effet. Sorte de Porcupine Tree latinisé et 'seventies', Imagin'Aria impose son progressif avec beaucoup de talent. Progetto T.I.'A apparaît ainsi comme un album dont l'originalité n'est finalement que la cerise sur un gâteau garni de talent...


IQ : «Stage» (DVD)

(260 mn) 30 euros

Avec cette nouvelle réalisation, les musiciens d'IQ confirment que le support DVD n'a plus de secrets pour eux ! Ce dernier né témoigne de la récente tournée des Britanniques en Allemagne et aux Etats-Unis, réalisée à la suite de la sortie de Dark Matter. Au programme, pas moins de deux concerts, vingt-quatre morceaux au total, même si les deux track-lists sont quasiment identiques. L'enregistrement est en tous les cas de qualité, et bien des classiques du groupe sont présents («The Wake», «No Love Lost», «The Seventh House» ou le plus récent «Harvest of Souls»). En bonus, nous avons droit aux coulisses des spectacles et à la traditionnelle galerie de photographies. Indispensable aux amateurs, cela va sans dire !


KING CRIMSON : «The Condensed 21st Century Guide To... 1969-2003»

(69:20) 19 euros

Dernière version en date d'une anthologie dont la première avait été proposée en 1975, ce double-CD propose un passage en revue exhaustif de la discographie de King Crimson, avec un son spécialement remasterisé pour l'occasion. Pas d'inédit au menu, mais un 'best-of' (période 1969-74 pour le premier CD, 1981-2003 pour le second) conçu avec soin, dont certains morceaux sont «abrégés» pour permettre, théoriquement, une sélection aussi exhaustive que possible. Sauf que Robert Fripp reste fidèle à lui-même, et que l'album Lizard est une nouvelle fois passé sous silence (même pas un petit «Cirkus» ?!). Une excellente initiation pour le profane néanmoins; quant aux inconditionnels, ils pourront toujours acquérir l'objet pour la beauté de son packaging...


LADY LAKE : «Unearthed»

(65:40).............17 euros

Est-il encore besoin de présenter Lady Lake ? Ce groupe des Pays Bas a su s'imposer comme une valeur sûre de notre mouvement, certes classé dans la seconde division, mais sans aucun doute parmi ses meilleurs représentants ! Ce disque, tout comme ses prédécesseurs, dégage une atmosphère empreinte des années 70, ce qui s'explique fort bien dans la mesure où les compositions présentes ici ont été écrites à la fin de cette décennie bénie. Amateurs d'un progressif romantique et quelque peu teinté de jazz, ce disque est fait pour vous !


LANA LANE : «Gemini» (56:45) 18 euros

ERIK NORLANDER : «Hommage Symphonique» (66:25) 18 euros

D'une régularité confondante, le duo américain, à peine le nouvel album des Rocket Scientists refroidi, propose, pour réchauffer les soirées d'hiver, deux albums de reprises. Gemini, de Lana Lane, contient de nouvelles versions de titres de Cream, du Jefferson Airplane, de Foreigner, des Moody Blues et de Heart, avec comme apothéose une «Pink Moon Suite» qui reprend les trois premiers morceaux du Dark Side of the Moon de Pink Floyd. Erik Norlander, quant à lui, rend hommage à ELP («Pirates»), Rick Wakeman («Sir Lancelot and the Black Knight»), Yes («Turn of the Century»), King Crimson («Starless») et Jethro Tull («Clasp»), sans oublier Procol Harum ou Electric Light Orchestra. Connaissant le perfectionnisme du couple, vous ne pourrez pas être déçus par le résultat !

 


MANNING : «Anser's Tree»

(63:28).............18 euros

Le guitariste et chanteur membre de The Tangent s'offre avec ce disque sa deuxième escapade solo de l'année. Solo, certes, mais en compagnie de plusieurs musiciens, dont Andy Tillison. La musique célèbre toujours un folk progressif évocateur du meilleur Jethro Tull, avec plusieurs surprises, dont des influences jazz rock du meilleur effet et un saxophone particulièrement débridé. Une promenade dans la campagne anglaise qui vous fera oublier l'hiver si proche pour flirter avec un automne éternel.



PATRICK MORAZ

 

Mainhorse (1971) (44 mn)

Refugee (1974) (51)

«The Story Of I» (1976) (57)

«Out In The Sun» (1977) (46)

«Patrick Moraz» (1979) (48)

«Coexistence» (1980) (48)

(chaque CD)............18 euros

Avec la réédition (remasterisée) des oeuvres complètes de Patrick Moraz (une quinzaine de CD sont prévus au total), l'occasion nous est donnée de mieux cerner la personnalité singulière de celui qui restera avant tout associé à l'album le plus aventureux jamais enregistré par Yes, Relayer (1974). Ce parcours débute avec l'opus éponyme de Mainhorse, quatuor anglo-suisse où Moraz partage la vedette avec un guitariste, dans un registre «early Seventies» qui plaira aux amateurs du genre mais sonnera un peu vieillot aux oreilles plus modernistes... Il se poursuit avec Refugee, qui demeure la référence ultime en matière de Moraz 100% progressif (et un vrai classique du genre) : entouré par l'ex-section rythmique des Nice, il y signe des compositions épiques et ambitieuses - un festival claviéristique ininterrompu... Son premier album solo, The Story Of I, enregistré pendant son séjour dans Yes, reprend des compositions inédites de Refugee pour les marier, sous la forme d'un concept-album futuriste, avec des percussions brésiliennes. Cette fusion «world music» avant l'heure, propulsée par une section rythmique en or (Jeff Berlin et Alphonse Mouzon), est plutôt réussie : on y retrouve le Moraz flamboyant et virtuose, éclectique et exubérant, celui qu'on préfère ! Out In The Sun, réalisé avec une équipe quasi identique, est hélas une demi-déception : un peu déprimé par son éviction de Yes, Moraz n'est pas aussi inspiré, et a laissé trop de place au chanteur John McBurnie, au charisme plus que limité. L'opus suivant, sans être la renaissance annoncée par son titre éponyme, relève sensiblement le niveau et reste l'ultime oeuvre de Moraz à relever majoritairement du rock progressif. On termine cette première livraison avec un album en duo (Coexistence) avec Simeon Stanciu, alias Syrinx, maître roumain de la flûte de pan, qui confirme l'attrait de Moraz pour les musiques du monde, mais aussi, hélas, une ambition musicale déclinante, malgré de jolies mélodies... A noter que les 4 albums solo proposent chacun un ou deux morceaux bonus


HENNING PAULY : «Babysteps»

(75:37).............18 euros

Henning Pauly, leader du groupe Chain et concepteur de divers projets, dont Frameshift, est devenu en quelques années une valeur sûre du hard-progressif. Avec ce disque, il propose rien moins qu'un excellent opéra-rock, enrichi entre autre participants par James Labrie, Michael Sadler, Ian Crichton et Jim Gilmour. Basé sur l'histoire d'un sportif en convalescence dans un hôpital, l'album collectionne les chansons aux mélodies envoûtantes, musclées mais adoucies par un piano très présent, ainsi que de nombreuses séquences instrumentales plus lyriques les unes que les autres. Une acquisition indispensable aux amateurs du genre !


PFM : «Stati Di Immagonazione»

(CD+DVD).............30 euros

Pas encore arrivé en stock au moment où nous écrivons ces lignes, le nouvel album de PFM s'annonce pourtant d'ores et déjà comme une petite merveille. Les extraits entendus sur Internet sont en effet particulièrement engageants, et présentent un symphonisme instrumental (Stati Di Immagonazione l'est d'ailleurs totalement) de toute beauté... Sachez pour finir que ce nouvel album est proposé ici avec un DVD bonus. Plus d'infos ultérieurement ou par téléphone/mail d'ici là...


PINEAPPLE THIEF : «Little Man»

(56:24).............19 euros

Dix-huit mois tout juste après 10 Stories Down, la bande à Bruce Soord propose déjà son cinquième opus studio, et affine encore son style. Si la voix de celui-ci fait régulièrement penser à Thom Yorke (Radiohead), la musique fait la part belle à des chansons d'apparence simple mais qui prennent un malin plaisir à s'engager dans des développements inattendus et plus complexes qu'il n'y parait. Aidé par une production remarquable et un mixage original, Little Man pourrait bien être le meilleur album du groupe à ce jour. Excellent !


PURE REASON REVOLUTION : «The Dark Third»

(55:37).............19 euros

Dans ce qu'on a désormais coutume d'appeler le «new prog», ce groupe anglais fait une entrée des plus remarquable avec son premier album. Et au sein de cette mouvance, Pure Reason Revolution est sans doute le groupe qui se rapproche le plus du progressif symphonique «classique». Car même s'il développe souvent une approche pop-rock, les nombreuses et longues échappées instrumentales (qui laissent planer l'influence de Pink Floyd), la variété du chant (masculin et féminin) et un lyrisme exacerbé nous ramènent inévitablement vers les contrées musicales que nous aimons. The Dark Third est donc un album plus que recommandable au plus grand nombre. Une des grandes découvertes de l'année !


ROCKET SCIENTISTS : «Revolution Road»

(51:48/49:37)...........23 euros

Sept ans après leur dernier opus studio, l'excellent Oblivion Days, le trio formé par le guitariste chanteur Mark McCrite, le claviériste Erik Norlander et le bassiste Don Schiff revient dans l'actualité avec la sortie d'un double album studio. Epaulés par le batteur Greg Bissonnette, les musiciens délivrent une série de compositions tour à tour instrumentales et chantées, mais qui toutes combinent à merveille excellence mélodique et substantielles envolées solistes. Sans aucun doute le meilleur album du groupe à ce jour, et l'occasion rêvée de découvrir une formation qui marie à merveille hommage aux années 70 et production moderne.


SAUL : «Garajazz»

(46:04).............17 euros

D'origine lilloise, Saul est un professeur de guitare spécialisé dans les techniques d'improvisation du blues et du jazz. Il est également compositeur, arrangeur et producteur. Album fait maison mais qui n'a rien d'amateur, Garajazz renferme dix pièces instrumentales que l'on peut aisément qualifier d'expérimentales (structures insolites, traitement sonore). Cet electro-jazz-world halluciné sait pourtant rester très accessible, la virtuosité et l'audace de Saul (qui joue des guitares, des claviers, de la flûte, des violons, des percussions, et des samples et programmations divers) s'accompagnant d'une grande humilité. Libre et imprévisible, Garajazz brise les frontières à sa façon, dans un registre certes éloigné du prog traditionnel mais pas moins intéressant.


THE SEVEN SAMURAI : «The Ultimate Epic»

(78:45).............17 euros

Après les légendes du Kalevala scandinave, les films de Sergio Leone (westerns spaghetti et colosse de Rhodes) et l'Odyssée d'Homère, c'est Akira Kurosawa, l'immense réalisateur nippon, qui est honoré par des compositions inédites de progressif. Les trois suites de vingt-cinq minutes sont ici l'¤uvre des Vénézuéliens de Tempano et des Italiens de Consorzio Acqua Potabile et Taproban, et comme à l'accoutumée, elles constituent trois magnifiques hommages rendus aux années 70.


SPALTKLANG : «Lontano»

(51:33).............19 euros

Spaltklang appartient à la branche la plus aventureuses des musiques progressives. Inspiré par les grands compositeurs du 20ème siècle (Stravinsky, Bartok, Ives) mais également par la musique 'populaire' (rock, jazz, folklores d'Europe de l'est), empruntant au rock de chambre façon Art Zoyd ou Univers Zero et à l'avant-jazz tel que le conçoit John Zorn, ce groupe suisse fait montre d'une imagination débordante et d'une maîtrise instrumentale déconcertante. Vous l'aurez sans doute compris, les 10 compositions de Lontano (à base de saxophone, violon, basse et batterie) sont relativement difficiles d'accès, riches en dissonances et contrepoints, et s'adressent donc avant tout à un public de connaisseur.


SPOCK'S BEARD : «Spock's Beard»

(77:15).............21 euros

Un nouvel album de Spock's Beard est toujours un évènement dans le petit monde du progressif. Même si le départ de Neal Morse a changé le statut du groupe américain, le quatuor demeure très attendu. Et il se pourrait bien que ce neuvième opus studio fasse regrimper leur cote ! Car s'il persiste dans une voie autant rock que prog, nos amis ont retrouvé l'inspiration (un peu perdue sur Octane) et offrent un ensemble de compositions éclectique au possible (et globalement très typées 70's !), passant de l'épique prog à la ballade émouvante, d'un instrumental débridé à des pièces lyriques en diable. Avec son titre éponyme en forme de nouveau (nouveau !) départ, cet album donne à Spock's Beard l'occasion de relancer sa carrière, un peu essouflée ces derniers temps. Toujours une valeur sûre !


DARYL STUERMER : «Rewired - The Electric Collection»

(42:31).............18 euros

Pour ceux qui seraient totalement restés à l'écart de la carrière de Genesis depuis le départ de Steve Hackett, Daryl Stuermer est le guitariste qui participa à toutes les tournées du trio en compagnie du batteur Chester Thompson, ainsi d'ailleurs qu'à celles de Phil Collins en solo. Il a su démontrer sa maîtrise des titres les plus anciens comme les plus récents du groupe, avec entre autre une excellente reprise du solo légendaire de «Firth of Fifth» sur le dernier live de Genesis à ce jour, The Way... - The Longs. Avec ce nouvel album solo, il propose une série de compositions instrumentales habitées, proches du progressif magique d'un Steve Hackett, mais avec une touche 'fusion' plus marquée cependant. Très agréable au final.


WASTEFALL : "Self Exile»

(51:05) ........... 12 euros 17 euros

Nouvelle découverte de l'écurie Replica Records, Wastefall est un groupe grec qui sort déjà son troisième album studio. D'emblée affilié au hard-progressif, il a su se faire une place à part, puisque les musiciens sont désormais considérés comme (rien de moins que) la relève de Pain of Salvation : on a connu pire, avouez-le ! Il est vrai que ce mélange entre rythmes lourds, arrangements symphoniques (le piano en particulier) et voix d'écorché vif évoque le (grand) talent des Suédois, mais avec une touche personnelle indéniable. Nul doute en tout cas qu'il faudra garder un ¤il sur ce groupe plus que prometteur, d'ores et déjà la coqueluche de nombreux adeptes de ce hard-progressif sophistiqué et ambitieux !


WHITE : «White»

(52:42).............19 euros

Trente ans après son premier essai en solo, le batteur de Yes se lance dans une nouvelle aventure parallèle, cette fois avec un groupe en bonne et due forme, où l'on retrouve le claviériste d'Asia, Geoff Downes. Ce n'est sans doute pas un hasard, tant le contenu de ce disque rappelle l'énergie et l'efficacité mélodique du super groupe. Les musiciens assurent avec classe, et certains titres vont au-delà du prog FM auquel on s'attend (ballades, reggae). Un album qui titillera sans aucun doute la nostalgie de bon nombre d'entre vous !