Avant-Propos :

L’année se termine comme elle avait commencé, à savoir par une pléthore d’excellentes sorties. Parmi ces dernières, les nouveaux opus de Big Big Train, Izz, Cross, Moonrise, Parallel Or 90 Degrees ou The Tangent, pour n’en citer que quelques uns, sont les nouvelles preuves de l’excellente santé artistique de notre courant musical. Néanmoins, les 2 événements de ces dernières semaines s’avèrent bel et bien les reformations de Transatlantic (dont on attend avidement la tournée du printemps prochain) et de Eloy ! Après une séparation de plus d’une décennie, le groupe allemand, qui n’était jamais resté aussi longtemps silencieux en 40 ans de carrière, vient donc tout juste de sortir son 17ème album-studio qui, sans offrir de réelles surprises, s’avère une œuvre jouissive pour tous ceux qui font de la bande à Frank Bornemann un monument du patrimoine progressif mondial. Et ce n’est pas fini, puisque un double DVD, The Legacy Box, paraîtra en avril 2010. Ce premier DVD officiel comportera donc des extraits de concerts et de passages TV représentant toutes les époques qu’Eloy a vécues, ainsi (entre autres nombreuses choses) qu’un documentaire retraçant la longue histoire du groupe. Noël pourrait donc bien se prolonger jusqu’au printemps prochain...

Bonne lecture, et bonnes fêtes à toutes et à tous !

Olivier Pelletant (pour Cosmos Music)


PROMOTION

DECEMBRE-JANVIER 2009

Jusqu'au 25 janvier 2010 !!!!

Dans la limite des stocks disponibles...

2 CD à 13 € pièce !!! 

EX-VAGUS : «Dream Object 5»

GLASS HAMMER : «Three Cheers For The Broken-Hearted»

 


La dernière Sélection de Nouveautés (Décembre-Janvier 2009)...

BIG BIG TRAIN : "The Underfall Yard" 16 €

CROSS : "The Thrill Of Nothingness" (Edition Limitée - digipack) 25 €

DIABLO SWING ORCHESTRA : "Sing Along Songs For The Damned & Delirious" 18 €

ELOY : "Visionary" (Edition Limitée - digipack) 20 €

EX-VAGUS : "Dream Object 5" 13 €

GLASS HAMMER : "Three Cheers For The Broken-Hearted" 13 €

GROBSCHNITT : "Solar Music Live" (1978) (digipack) 18 €

IXION : "Garden Of Eden" 17 €

IZZ : "The Darkened Room" 16 €

KANSAS : "There’s No Place Like Home" (DVD) 25 €

LAZULI : "Live At Paradiso" (DVD) 18 €

LOST WORLD : "Sound Source" 17 €

MOONRISE : "Soul’s Inner Pendulum" (digipack)17 €

NATIVE WINDOW : "Native Window" 18 €

NEO-PROPHET : "Monsters" 17 €

PAIN OF SALVATION : "Linoleum" 13 €

PARALLEL OR 90 DEGREES : "Fathom" 17 €

QANTUM : "Les Temps Oubliés" 17 €

SPHERIC UNIVERSE EXPERIENCE : "Unreal" 17 €

THE TANGENT : "Down And Out In Paris And London" (Ed. Lim.) (digipack) 18 €

DEVIN TOWNSEND PROJECT : "Addicted" 18 €

 


BIG BIG TRAIN : "The Underfall Yard" (60:32) 16 €


Avec ce petit chef-d’oeuvre (n’ayons pas peur des mots), espérons que Big Big Train accède enfin au statut qui devrait être le sien au sein de notre courant musical. Cette entrée en matière des plus directes n’a d’autre but que de vous faire saisir combien ce groupe anglais, adepte au début de sa carrière d’un assez piètre néo-progressif, est aujourd’hui l’auteur d’une musique parfaitement aboutie, intemporelle (si, si !!) et totalement jouissive. Servi par des musiciens de grand talent (notamment l’excellent Nick D’Virgilio à la batterie, ou encore Francis Dunnery à la guitare) et une palette instrumentale d’une grande richesse (flûte, trombone, hautbois, violoncelle, etc.), The Underfall Yard ne peut se résumer à quelques influences et se doit surtout d’être écouté et re-écouté sans cesse, car de chacune des écoutes qu’on lui accorde jaillissent de nouveaux plaisirs auditifs. Inespéré, et pourtant on pouvait s’attendre au meilleur de la part de Big Big Train !!!


CROSS : "The Thrill Of Nothingness" (Edi. Lim. - digipack) (55:02/47:02) 25 €


Devant sortir initialement en mai 2007, The Thrill Of Nothingness ne voit le jour qu’en cette fin d’automne, suite aux graves problèmes d’audition qu’Hansi Cross endura ces deux dernières années, l’empêchant de fait de terminer les séances d’enregistrement de ce huitième opus du groupe suédois. Pour fêter l’événement et exorciser ces longs mois de souffrance, Cross a décidé de nous gâter en nous proposant une très luxueuse édition limitée de The Thrill Of Nothingness qui, outre un luxueux emballage formel, contient un CD bonus qu’il serait bien malvenu de négliger. Au programme, un progressif mature qui, reposant encore et toujours sur des fondations néo-progressives, s’orne plus que jamais de parures ‘seventies’ et symphoniques... Aussi à l’aise dans les courtes compositions que dans les suites épiques, Cross présente à coup sûr ici son meilleur opus à ce jour. Un peu comme si, confronté à la crainte de ne jamais retrouver une bonne santé auditive, Hansi Cross avait décidé d’offrir l’ensemble de son potentiel créatif à ce superbe The Thrill Of Nothingness... Bravo !


PS : La version standard de The Thrill Of Nothingness est également disponible, au prix de 17 €


DIABLO SWING ORCHESTRA : "Sing Along Songs For The Damned & Delirious" (48:19) 18 €


Attention: musiciens en folie ! Ces suédois déjantés sont une nouvelle preuve que les limites en musique n’existent pas. Avec leur décapant mélange de métal-jazz-prog-flamenco-classico-opéra, cette bande de doux dingues dynamitent nos tympans mais la maestria avec laquelle ils opèrent n’est qu’un pur moment de bonheur. Il va de soi que leur musique ne plaira peut-être pas à tout le monde, mais si vous adhérez, vous risquez de devenir fortement accro !


ELOY : "«Visionary" (Edition Limitée - digipack) (42:07) 20 €


Jamais le groupe allemand ne nous avait laissé aussi longtemps dans le silence. Onze ans séparent en effet Ocean - The Answer de ce Visionary, au titre somme toute bien peu pertinent. Car ce nouvel album, plus que le porteur de valeurs musicales avant-gardistes ou plus simplement novatrices, est avant tout une délicieuse vitrine de tout ce qui fait le charme de Eloy depuis près de 40 ans. Au programme, un album fort réussi, sans surprise aucune, mais qui délivre 7 compositions (de 5 à 9 minutes) qui feront fondre de plaisir tous les adeptes de progressif symphonico-spatial. Frank Bornemann, fidèle au poste derrière son micro et sa guitare, est ici entouré de bon nombre de ses amis (Klaus-Peter Matziol et sa basse grondante, mais aussi le revenant Hannes Folberth aux claviers) pour nous concocter des séquences, dont Eloy semble le seul à avoir la recette aujourd’hui. Tradition et modernité dansent donc sur ce Visionary une sympathique sarabande, et nulle raison pour nous de ne pas nous joindre à la danse. Un grand bravo à nos amis allemands !!!


PS : Il est à noter que cette édition limitée, présentée dans un luxueux digipack, comporte, outre un livret plus conséquent que la version standard (également disponible, au prix de 17 €), une très intéressante plage vidéo de 12 minutes sur le making-of de Visionary.

   

 

EX-VAGUS : "Dream Object 5" (66:01) 13 €


Avec ce nouvel opus studio, les français d’Ex Vagus, dignes héritiers du meilleur Ange, font le choix plutôt inattendu du chant en anglais, toujours interprété de manière théâtrale mais avec le but de s’éloigner quelque peu de l’ombre envahissante de leur maître spirituel. Les morceaux (7, de 6 à 13 minutes) traitent d’ailleurs de thèmes plus contemporains, et on y retrouve un prog qui n’a pas peur de l’emphase, servi par des musiciens meilleurs que jamais. Les compositions arborent en outre des structures plus élaborées que précédemment. De bonnes raisons de soutenir un groupe toujours en autoproduction, d’autant que Dream Object 5 apparaît clairement comme le meilleur opus à ce jour du groupe isérois !


GLASS HAMMER : "Three Cheers For The Broken-Hearted" (51:45) 13 €


Dans l’optique de ne pas se renouveler, le groupe américain a pris le risque de changer son image auprès de ses fans et du public progressif en général, mais le risque semble malgré tout parfaitement calculé au final. Fini le progressif épique et “yessien”, place désormais à une musique plus ramassée, plus cohérente aussi peut-être, reposant néanmoins toujours sur les mêmes bases et somme toute d’une grande subtilité et d’une non moins grande sincérité. Désormais réduit à un trio, Glass Hammer démontre, en 11 courtes compositions (de 3 à 7 minutes), combien il est capable de varier ses orientations stylistiques au gré de son talent tout en conservant un très haut degré de crédibilité. Il faut dire que Fred Schendel (leader du groupe) est un musicien d’une rare intelligence, laissant chanter la plupart du temps la délicieuse Susie Bogdanowicz pour offrir à Three Cheers For The Broken-Hearted un support vocal de tout premier choix et en faire un excellent opus de prog moderne, mélodique et terriblement efficace.


GROBSCHNITT : "Solar Music Live" (1978) (digipack) (65:43) 18 €


La “grossière entaille” marqua l’Allemagne des années 70 de son empreinte, et réduire celle-ci à la seule musique ne lui rendrait pas totalement justice. Comme en témoigne l’incontournable Solar Music Live (l’un des plus grands live jamais enregistrés !), les concerts du groupe de Hagen étaient de véritables spectacles, la complexité et l’ambition de leur musique n’empêchant pas les musiciens de faire preuve d’un humour décapant ! Cette nouvelle réédition, cette fois-ci présentée sous forme de digipack, propose bien entendu elle aussi le concert intégral (rallongé de 13 minutes par rapport au vinyle et la toute première réédition). Essentiel bien sûr, mais nous sommes déjà très nombreux à le savoir...


IXION : "Garden Of Eden" (56:03) 17 €


Constitué autour de Jankees Braam, Ixion est une formation a géométrie variable qui, à l’occasion du présent album(le troisième pour Ixion), voit la participation de bon nombre de musiciens néerlandais comme Esther Ladiges (Illumion) ou Gerben Klazinga (Knight Area)... Garden Of Eden entérine la formule musicale qu’Ixion a mis en oeuvre jusqu’ici avec talent, à savoir l’élaboration d’un neo-progressif spatial et musclé qui renvoie à des groupes comme Ayreon et Knight Area. Garden Of Eden comporte ainsi 8 compositions (de 3 à 12 minutes) qui développent un concept futuriste (passage obligé du genre !?) et un propos faisant tout autant preuve d’exigence que d’évidence, le tout servi par un chant tour à tour masculin et féminin et rehaussé de nombreuses prouesses solistes... Belle réussite.


IZZ : "The Darkened Room" (51:23) 16 €


Dans la catégorie des groupes qui se bâtissent une très solide réputation au fil des albums qu’ils publient, Izz est assurément l’un des premiers à citer.Il faut dire que ce groupe américain développe une recette éprouvée, un peu à la manière du meilleur Echolyn, consistant à rendre accessible et évidente une musique complexe à la grande richesse thématique. The Darkened Room s’avère même le sommet de la carrière de Izz, tant l’équilibre entre le soucis mélodique et l’ambition musicale atteint ici une forme de perfection... Symphonique bien sûr, mais aux relents jazzy et classiques parfaitement intégrés, le progressif de Izz fait donc merveille, variant les ambiances avec grand brio (quelles superbes parties de piano !), pour nous offrir 10 compositions (de 3 à 10 minutes) qui se dégustent sans faim mais avec un appétit gargantuesque !


KANSAS : "There’s No Place Like Home" (DVD) (110 mn) 25 €


A défaut de produire de la musique inédite, le légendaire groupe américain continue de se présenter sur scène pour faire revivre son glorieux passé. Enregistré sur ses terres, ce nouveau DVD est une très belle surprise car la formation constituée de Phil Ehart, Billy Greer, Steve Walsh, Rich Williams et David Ragsdale se voit accompagnée par un orchestre d’une cinquantaine de musiciens et bénéficie également de la présence de Kerry Livgren et Steve Morse. Le répertoire couvre en 17 titres une bonne part de la carrière du groupe, de Belexes à Icarus II sans oublier les classiques que sont Song for America, Cheyenne Anthem, Point Of Know Return ou les tubes Dust In The Wind et Carry On Wayward Son. Images et sons sont au diapason de la performance des musiciens avec notamment un Steve Walsh très puissant vocalement. Voici donc un DVD indispensable à tout amateur de ce groupe américain.


PS : La version limitée de There’s No Place Like Home est également disponible, au prix de 30 €, et comporte, outre un emballage ‘grand luxe’, la version audio du concert sous forme de 2 CD.


LAZULI : "Live At Paradiso" (DVD) (58 mn) 18 €


L’info est assez récente, et tout le monde ne le sait peut-être pas, mais Lazuli s’est scindé en 2 entités distinctes qui devraient l’une et l’autre poursuivre heureusement (ouf !) leur carrière musicale. Histoire donc de sceller la première partie de son histoire, puisque Lazuli poursuivra bien l’aventure sous son nom, un DVD nous est proposé en cette fin d’année, pour une heure de musique enregistrée l’an dernier à Amsterdam. Et même si ce Live At Paradiso n’est en effet pas très long, Lazuli est un groupe de scène formidable qui transcende ici les 9 présentes compositions (dont une reprise de “Capitaine Cœur De Miel”). Lazuli était, et restera on l’espère, un groupe à part dans l’univers progressif français. Ce DVD nous le prouve avec talent


LOST WORLD : "Sound Source" (66:54) 17 €


Parmi les formations prog en provenance de Russie, Little Tragedies est assurément une des plus intéressantes, mais Lost World mérite également que l’on s’intéresse de plus près à elle. Fondé en 1990, le groupe a réalisé en autoproduction bon nombre d’albums, avant de signer un contrat avec Musea il y a quelques années. Le propos se rapproche d’une musique de chambre particulièrement bien fournie, avec une forte imprégnation de la musique classique, mais également une énergie rock (façon ELP) sensible à travers les seize titres (de 1 à 7 minutes) entièrement instrumentaux, l’utilisation du violon couronnant ce bien bel édifice qui risque de vous laisser la bouche ouverte.


MOONRISE : "Soul’s Inner Pendulum" (53:04) (digipack) 17 €


Si le premier album de Moonrise était une franche réussite, le second fait largement aussi bien ! Toujours inscrit dans l’univers probant de ce néo-progressif polonais, mais avec une dimension symphonique et floydienne encore plus affirmée, Soul’s Inner Pendulum évoque beaucoup le dernier opus de Millenium, ce qui n’est pas le moindre des compliments. On y retrouve en effet la même volonté de donner la primeur à la mélodie et de l’utiliser pour donner vie à des compositions (8, de 4 à 13 minutes) aériennes et subtiles. Davantage l’oeuvre d’un groupe (Kamil Konieczniak est en effet le seul initiateur du projet au départ, et se voit ici secondé par plusieurs musiciens et aussi par le chanteur de... Millenium) que son devancier, Soul’s Inner Pendulum parvient même, au delà des influences habituelles (Marillion, Collage, Satellite, IQ...), à affirmer sa personnalité... Une indéniable réussite


NATIVE WINDOW : "Native Window" (41:13) 18 €


Alors qu’un nouvel album studio de Kansas se fait toujours attendre, depuis Somewhere To Elsewhere en 2000, les quatre cinquième du groupe ont décidé de se mettre au travail. Le batteur Phil Ehart, le guitariste Rich Williams, le bassiste Billy Greer et le violoniste David Ragsdale proposent donc ce Native Window aux senteurs d’authenticité, dix morceaux originaux à la fois directs et léchés. Sans atteindre les sommets des œuvres d’un Kerry Livgren, on a là des compositions qui renouent incontestablement avec l’esprit du grand Kansas.


NEO-PROPHET : "Monsters" (62:17) 17 €


La Belgique, on l’oublie trop souvent, est un pourvoyeur régulier d’excellentes formations, ratissant le spectre progressif de très belle manière. Neo-Prophet oeuvre, comme son nom l’indique (volontairement !?), sur les terres d’un neo-progressif racé, mélodique et efficace, les 3 conditions pour en faire un style ‘gagnant’. A travers Monsters et ses 8 compositions (de 4 à 20 minutes), Neo-Prophet nous délivre ainsi, avec une sérénité et un aplomb dignes d’un vieux baroudeur, une musique remarquable qui évoque par exemple Arena, avec quelques penchants ‘seventies’ plus affirmés néanmoins que la formation de Clive Nolan. Ca joue et ça groove chez nos amis belges, musiciens à l’enthousiasme totalement communicatif, alors ne boudez surtout pas votre plaisir !!!


 

PAIN OF SALVATION : "Linoleum" (29:37) 13 €


Histoire de faire patienter ses fans d’ici la parution du nouveau studio, provisoirement intitulé Road Salt et qui risque fort d’être un double, la bande à Daniel Gildenlöw se fend, pour la première fois dans sa carrière, d’un EP de cinq titres. Une démarche loin d’être anecdotique, dans la mesure où il s’agit de compositions inédites qui ne figureront pas sur le nouvel opus. En dehors d’une reprise des Scorpions, particulièrement réussie, les nouveaux morceaux possèdent un côté brut et profondément rock, toujours transcendé par la voix habitée et inventive de Gildenlöw. Une nouvelle étape de la carrière du groupe qui confirme tout son talent, immense.


 

PARALLEL OR 90 DEGREES : "JItters" (43:31) 17 €


De nombreuses années se sont écoulées depuis la parution du dernier opus de Parallel Or 90 Degrees, mais Andy Tillison, remotivé par la sortie récente d’un double CD compilatoire de son ancien groupe (le nouveau, vous les savez bien sûr, n’est autre que The Tangent...), a décidé de redonner vie à ce dernier, renaissance qui se concrétise par la parution de Jitters. Au programme de ce sixième album-studio (le dernier date de 2001), 8 courtes compositions (de 3 à 7 minutes) qui délivrent un progressif ramassé et efficace qui a clairement décidé d’aller à l’essentiel pour coller au plus près des préoccupations de son époque. Jitters regroupe ainsi bon nombre d’influences, au premier rang desquelles on recensera peut-être Porcupine Tree pour le caractère contemporain d’un prog devenu plus que jamais un genre multiforme et intemporel...


QANTUM : "Les Temps Oubliés" (46:10) 17 €


Cette nouvelle formation française impose, dès les premières mesures de son premier opus, une fraîcheur qui ne se démentira pas au fil des 9 présentes compositions (de 3 à 8 minutes). Les Temps Oubliés montre un Qantum décidé à nous délivrer une savoureuse mixture musicale, parfaitement équilibrée entre un chant en français que n’auraient pas renié Atoll, Mona Lisa ou Ange et des parties instrumentales dans l’esprit du Marillion des débuts. Clair, net et précis ! Car cette recette, éprouvée tout au long de cet opus, s’avère ici bel et bien efficace pour délivrer un progressif subtil et rêveur. L’ombre du meilleur Galaad plane ainsi parfois au dessus de ce délicieux Les Temps Oubliés, preuve que nous sommes ici confrontés à une franche réussite.


SPHERIC UNIVERSE EXPERIENCE : "Unreal" (50:11) 17 €


Avec une régularité de métronome, le groupe niçois délivre un nouvel opus qui possède largement de quoi les imposer comme un des fers de lance du hard-prog à la française. Il s’agit ici d’un concept, centré sur les phénomènes paranormaux. L’alchimie est plus que jamais explosive, les musiciens s’en donnent à cœur joie, les mélodies sont particulièrement soignées et les ambiances habilement contrastées. Beaucoup de professionnalisme, assurément, et une puissance à laquelle se conjugue à merveille la complexité des compositions. Une formation désormais incontournable.


THE TANGENT : "Down And Out In Paris And London" (digipack) (64:10) 18€


Actualité chargée donc pour Andy Tillison qui, outre celui de Parallel Or 90 Degrees (tout juste reformé après une hibernation de 7 ans), nous présente le nouvel album de The Tangent, groupe dont il module la composition au grès de ses envies et de la tonalité qu’il veut offrir à sa musique. Plus ‘canterburyen’ que jamais, Down And Out In Paris And London est une oeuvre dense et exigeante, tant dans l’écriture que dans la mise en forme de ses 6 compositions (19, 7, 11, 6, 6 et 13 minutes). Nul besoin d’épiloguer, The Tangent écrit ici une nouvelle et brillante page de son histoire, assez différente des précédentes comme de coutume chez Tillison pour continuer de susciter chez ses auditeurs le plus vif intérêt. Une réussite de plus au crédit de l’un des groupes anglais les plus originaux de la scène progressive actuelle.


DEVIN TOWNSEND PROJECT : "Addicted" (46:49) 18 €


Addicted est le deuxième volet de ce challenge un peu fou que s’est lancé cet artiste à multiples facettes qu’est Devin Townsend, sortir quatre disques studio en un an ! Cette fois, il s’est attiré la collaboration de Anneke van Giersbergen, qui l’épaule ici avec le talent qu’on lui connaît, énorme. Les morceaux privilégient une veine métal, mais leur mélodisme parfois lyrique et les arrangements toujours recherchés dont ils sont parés font nettement pencher la balance du côté du hard-prog le plus réjouissant. Même le chant le plus agressif de Townsend passe ici en douceur !