Avant-Propos :

Si Pendragon a été la vedette de ces dernières semaines (on oublie Pink Floyd, qui dépasse très largement le strict cadre progressif) et que la plupart d’entre vous possède déjà son nouvel album, Men Who Climb Mountains n’a finalement pas encore été annoncé dans nos pages. Les retardataires, ou ceux qui aiment prendre leur temps, ont donc une seconde chance de se procurer l’édition comportant le CD bonus d’un concert acoustique de Nick Barrett.
Un mot également au sujet de The Ghosts Of Pripyat, le premier album solo de Steve Rothery et présenté dans notre précédente Sélection de Nouveautés. Quelques jours seulement après la publication de cette dernière, le guitariste anglais nous a adressé un message (s’excusant bien sûr au passage) nous expliquant que l’album ne serait finalement pas mis en vente en dehors de son propre site avant... février 2015. InsideOut, qui se chargera de diffuser l’album l’an prochain (mais pourquoi le label allemand s’est-il réveillé aussi tard ?!) qui a exigé que Rothery stoppe immédiatement toute collaboration avec les Vpcistes et les distributeurs... Nos plus plates excuses bien sûr auprès de tous ceux qui avaient commandé The Ghosts Of Pripyat et pensaient pouvoir le recevoir rapidement par notre entremise. On notera au passage le curieux calendrier choisi par InsideOut, certes destiné à permettre au coffret Live In Rome (du même Rothery, sorti fin août et qui s’avère une sorte d’avant première de l’opus studio) de se vendre correctement, mais par ailleurs parfaite invitation au piratage de l’album. Le monde musical a parfois ses raisons que la raison ne connaît pas...

Bonne lecture à toutes et à tous !

Olivier (pour Cosmos Music)


PROMOTION

Décembre 2014

Dans la limite des stocks disponibles...

 

3 CD à 13 € pièce !!! 

ECCENTRIC ORBIT : "Creation Of The Humanoids"

PHOENIX AGAIN : "Look Out"

STRANAFONIA : "Il Nuovo Rinascimento"

 


Sélection de Nouveautés (Décembre 2014)...

ANIMA MORTE : "Upon Darkened Stains" (digipack) 17 €

ANIMA MORTE : "Face The Sea Of Darkness" (digipack) 17 €

ANIMA MORTE : "The NIghtmare Becomes Reality" (digipack) 17 €

JERZY ANTCZAK : "Ego Georgius" (digipack) 17 €

BARRACUDA TRIANGLE : "Electric Shock Therapy" 18 €

THE BLACK CODEX : "Episodes 1-13" (digipack) 15 €

THE BLACK CODEX : "Episodes 14-26" (digipack) 15 €

CITIZEN CAIN'S STEWART BELL : "The Antichamber Of Being" 17 €

CROSS : "Da Capo" (digipack) 17 €

ECCENTRIC ORBIT : "Creation Of The Humanoids" (digipack) 13 €

EYESBERG : "Blue" (digipack) 17 €

FOSSIL EVOLUTION : "World In Motion" (digipack) 17 €

HIDDEN LANDS : "Lycksalighetens Ö" (digipack) 17 €

IAMTHEMORNING : "Belighted" 18 €

KAIPA : "Sattyg" (digipack) 18 €

KNIGHT AREA : "Hyperdrive" 17 €

LUNATIC SOUL : "Walking On A Flashlight Beam" (digipack) (CD+DVD) 21 €

RHYS MARSH : "Sentiment" (digipack) 18 €

MILLENIUM : "In Search Of The Perfect Melody" (digipack) 17 €

MY BROTHER THE WIND : "OnceThere Was..." (digipack) 17 €

PAIN OF SALVATION : "Falling Home" (Edition Limitée) 18 €

PENDRAGON : "Men Who Climb The Mountains" (2CD) 21 €

PHOENIX AGAIN : "Look Out" 13 €

BJORN RIIS : "Lullabies In A Car Crash" 17 €

SILHOUETTE : "Beyond The Seventh Wave" (digipack) 17 €

SOLARIS : "Martian Chronicles II" 17 €

STRANAFONIA : "Il Nuovo Rinascimento" 13 €

TRANSATLANTIC : "KaLIVEoscope" (3CD/DVD) 25 €

UNITED PROGRESSIVE FRATERNITY : "Fall In Love With The World" (digipack) 18 €

WALFAD : "An Unsunf Hero, Salty Rains And Him" 17 €

 


ANIMA MORTE : "Upon Darkened Stains" (digipack) (60:49) 17 €


Voici mon coup de cœur de cette fin d’année ! La renaissance de Solaris est bien évidemment une excellente surprise, mais découvrir le nouvel album de cette formation suédoise, après être passé à côté de ses 2 premiers (pourtant très réussis eux aussi), fut réellement pour moi le plus doux des ravissements. Upon Darkened Stains offre en effet un progressif instrumental somptueux qui, partant d’un base cinématique, nourrit son propos symphonique d’une intensité et d’une constante recherche mélodique. Les claviers sont à la fête, relayés par une flûte inspirée et une guitare plus impliquée dans les contrepoints, et permettent à Upon Darkened Stains d’offrir une musique quasi parfaite, tant en terme de production, d’architecture sonore que d’interprétation. Secondé par plusieurs invités (dont Ketil Vestrum Einarsen de Kaukasus et Mattias Olsson qu’on ne présente plus), Anima Morte s’inscrit au cœur des artistes actuels (à la manière de Steven Wilson ou Not A Good Sign qui, soit dit en passant, sortiront tout deux un nouvel album début 2015) qui ont parfaitement assimilé les valeurs progressives pour en proposer une version moderne, authentique et superbe ! Que dire de plus...

PS : les 2 premiers albums de Anima Morte sont également disponibles au prix de 17 € pièce.

 


JERZY ANTCZAK : "Ego Georgius" (digipack) (55:54) 17 €


Premier album solo pour le guitariste du groupe polonais Albion, Ego Georgius est une oeuvre d’une grande force visuelle, ce qui ne nous étonne guère quand on découvre que son auteur est un grand amateur de musiques de film. Jerzy Antczak délivre ainsi une savoureuse mixture qui, si elle incorpore principalement des ingrédients (neo) progressifs, ne se prive pas d’y ajouter des épices folk (un peu) et space-rock (bien davantage), ainsi que de délicieux arrangements (percussions et bruitages notamment). Entre néo-progressf symphonique (Amarok vient très vite en tête) et prog électro à la Hipgnosis (groupe polonais talentueux), Ego Georgius fait un quasi sans faute et devrait nous accompagner avec bonheur durant tout l’hiver qui arrive...


BARRACUDA TRIANGLE : "Electric Shock Therapy" (60:21) 18 €


Pour tous ceux qui penseraient que la vitalité de la nébuleuse large des Flower Kings appartient au passé, cette fin d’année est une démonstration de sa fertilité permanente. Outre le nouveau Kaipa, voici en effet que débarque Barracuda Triangle. Produit par Jonas Reingold, il s’agit en fait du nouveau groupe monté par Tomas Bodin, en compagnie de Jonas Reingold et Felix Lehrmann. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le trio fait parler la poudre. Ayant opté pour le tout instrumental, Barracuda Triangle déploie une musique riche en claviers sombres, à la King Crimson, une musique volontiers lourde, mais qui sait user de la pyrotechnie analogique. L’écoute de cet Electric Shock Therapy n’est pas sans évoquer des formations japonaises adeptes d’UK, ce qui n’est pas la moindre surprise de cette sortie franchement inattendue.


THE BLACK CODEX : "Episodes 1-12" (digipack) (44:15/42:59) 15 €

THE BLACK CODEX : "Episodes 13-26" (digipack) (44:29/49:48) 15 €


On connaît la grande créativité de Christiaan Bruin, batteur de Sky Artchitect et auteur d’une carrière solitaire déjà prolifique. Son nouveau projet, quelque peu ambitieux mais qu’il a l’air de parfaitement maîtriser jusqu’ici, consiste à proposer tout au long de l’année 2014 une composition par semaine, soit 52 au total. Tous les 13 morceaux, Bruin proposera un double CD, dont les 2 premiers sont désormais disponibles. Globalement symphonique, aux atours cinématiques, orchestraux, épiques et visuels, la musique découverte sur ces 2 double CD éclaire une nouvelle fois la forte personnalité de son auteur, avide de ne jamais s’enfermer dans quelques carcans que ce soient et de faire preuve constamment d’originalité. Du prog varié et eu chanté est donc ici au programme, de la part d’un artiste de plus en plus emblématique d’un progressif moderne et évolutif..

 

 


CITIZEN CAIN'S STEWART BELL : "The Antichamber Of Being" (73:54) 17 €

 


Stewart Bell, claviériste de la formation de néo prog écossaise Citizen Cain, vétéran du genre nettement moins connu que IQ ou Pallas, s’est lancé dans un projet soliste particulièrement ambitieux. Ce disque n’est en effet que le premier volet d’une trilogie, un vaste opéra prog inspiré de l’iconographie surréaliste créée par Stewart Bell, qui bénéficie de la participation de plusieurs invités, parmi lesquels il convient de citer plus particulièrement Arjen Anthony Lucassen et Simone Rosetti, de The Watch, tous deux au chant. The Antichamber Of Being est ainsi très proche de Genesis dans l’esprit, une belle déclinaison de rock progressif romantique et symphonique, non avare en claviers et en long développements instrumentaux (.7 morceaux, de 13, 8, 10, 5, 16, 9 et 11 minutes)...


CROSS : "Da Capo" (digipack) (46:13) 17 €


Cross est une formation suédoise certes moins prestigieuse que les Flower Kings, mais qui délivre depuis plus de vingt-cinq ans un néo-prog léché et personnel. Da Capo a ceci de particulier qu’il est composé de 5 anciens morceaux (14, 9, 2, 7 et 14 minutes) datant du début des années 90, retravaillés et remis au goût du jour. Et le résultat, loin d’être anecdotique, permet de valoriser comme il le mérite l’univers de Cross, fait de nappes puissantes et pleines d’emphase, de guitare lyrique et de chant touchant, fragile. Une carte de visite parfaite, à conseiller vivement à tous les nostalgiques de Genesis et du meilleur Tony Banks.

 


ECCENTRIC ORBIT : "Creation Of The Humanoids" (digipack) (46:59) 13 €


Ce groupe, originaire du Massachusetts aux Etats-Unis, aura mis 10 ans avant de publier un succeseur au prometteur Attack Of The Martians, après il faut le dire un changement de line-up. Bill (basse) et Madeleine (claviers) Noland, ayant remplacé leur batteur et désormais associés à un violoniste talentueux qui participe de plus au travail de composition, proposent un progressif instrumental ambitieux, mouvant et exigeant que l’on pourra associer de temps à autres à ELP, King Crimson, A Triggering Myth ou Pye Fyte. Les 5 compositions (7, 5, 19, 5 et 9 minutes) de Creation Of The Humanoids profitent ainsi pleinement de cette nouvelle incarnation, source d’une jouissive alchimie qui se doit d’être largement partagée. Magnifique résurrection !

 

 


EYESBERG : "Blue" (digipack) (57:55) 17 €


Formation anglo-allemande, Eyesberg a connu, comme beaucoup d’autres, une première vie à la fin des années 70, période peu propice aux musiques progresives comme chacun sait. Nouvelle preuve que les temps changent, Eyesberg s’est reformé pour publier (enfin) son premier album. Ce dernier, on le constate d’entrée, doit beaucoup au Genesis post Gabriel, notamment celui de Wind And Wuthering, et pas seulement parce que le chanteur (Malcolm Shuttleworth, anglais de naissance, d’où la double nationalité du groupe) évoque beaucoup Phil Collins. Blue s’ébroue aussi dans un contexte très clairement néo-progressif, fait de claviers emphatiques, de guitares incisives, d’ambiances majestueuses et de mélodies “coup de poing”, au sein de compositions (12, de 1 à 8 minutes) assez ramassées mais diablement efficaces. Bel album !


FOSSIL EVOLUTION : "World In Motion" (digipack) (48:24) 17 €


Nouvelle incarnation de Isopoda, “célèbre” groupe belge auteur de 2 albums en 1978 (l’excellent Acrostichon) et 1981 (le nettement moins bon Taking Root), Fossil Evolution fait une belle entrée dans le microcosme progressif. Et si Isopoda était surnommé en son temps le “Genesis belge”, Fossil Evolution, mené aujourd’hui par Arnold De Schepper (membre originel) et ses 3 fils notamment, s’inscrit clairement dans cette ligne stylistique. Au programme de World In Motion, 5 compositions originales (dont une totalement instrumentale) et de la reprise de “Considering” issu de Acrostichon. Voici donc un projet familial bien né, qui ravira les amateurs de dentelles symphoniques, aux clairs accents néo-progressifs.


HIDDEN LANDS : "Lycksalighetens Ö" (digipack) (56:06) 17 €


Hidden Lands, projet du claviériste suédois Hannes Ljunghall et d’autres anciens de Violent Silence, avait déjà produit un premier disque prometteur, In Our Nature, en 2012. Avec ce second opus, la reconnaissance méritée ne devrait pas tarder : voilà en effet un disque de progressif symphonique et cinématique de très belle facture, beaucoup moins portés par les claviers grandioses du premier album. Lycksalighetens Ö évoque aujourd’hui davantage peut-être Isildurs Bane (le plus symphonique) ou Asturias (celui de In Search Of The Soul Trees) que Genesis ou Mike Oldfield. Cet album est un lieu intimiste et lumineux, portée par une tension contenue et enrichi de touches typiques de l’école de Canterbury. Une musique dense et impressionniste, qui s’étire dans de longs morceaux, à rapprocher parfois de la folie d’un Birds And Buildings (mais en nettement mieux produit). La fougue juvénile du premier album a cédé la place à une maturité assez incroyable... Bravo !!!


 

 

IAMTHEMORNING : "Belighted" (papersleeve) (55:13) 18 €


On avait découvert le premier album autoproduit de ce duo russe (la divine Marjana Semkina au chant et Gleb Kolyadin aux claviers) il y a 2 ans, en nous disant à l’époque qu’un label n’allait certainement pas tarder à s’y intéresser. Pas de surprise donc de voir Kscope accueillir aujourd’hui Iamthemorning et son second album, Belighted, qui voit la participation de nombreux invités dont celle de Gavin Harrison (Porcupine Tree) à la batterie. Entre Renaissance, Karda Estra, Anathema, voire Kate Bush ou Cara Dillon, cette formation russe délivre une pop progresive moderne, racée et à forte concentration classique...


KAIPA : "Sattyg" (digipack) (69:07) 18 €


Depuis sa réapparition en 2002, Kaipa a publié 7 albums, arborant toutes les couleurs d’un progressif folk symphonique du meilleur goût. Le dernier en date, celui qui vous est présenté ici, s’inscrit pleinement dans cette démarche et doit sa réussite (tout comme pour son prédécesseur Vittjar en 2012) à une beauté mélodique de tous les instants. Cela peut ressembler à un “enfoncement de porte ouverte”, mais cet aspect (parfois oublié par les Flower Kings, pour citer une formation ‘cousine’) est essentiel, car il permet aux 7 présentes compositions (15, 8, 13, 3, 15, 5 et 10 minutes) de justifier pleinement leur étendue et leurs développements. Hans Lundin (claviers) est un chef d’orchestre de grand talent et ses musiciens (Morgan Ågren et Jonas Reingold pour n’en citer que 2) sont au diaposon pour structurer d’un point de vue rythmique cette superbe symphonie progressive, mise en chant par la délicieuse voix de Aleena Gibson et par celle de son contrepoint masculin Patrik Lundström. Superbe album !

 


KNIGHT AREA : "Hyperdrive" (52:21) 17 €


Déjà le cinquième album pour Knight Area, combo néerlandais de néo-prog remarqué dès son premier opus, The Sun Also Rises, en 2004. Récemment, le groupe avait connu quelques changements de personnel conséquents, annonçant une réorientation partielle de sa musique. Au final, pas de révolution, mais un net durcissement qui s’effectue par le biais des guitares, rapprochant Knight Area d’Arena. Mais pour ce qui est des mélodies, c’est plutôt à Sylvan que l’on pense, tant c’est là un des points forts du groupe. Si les onze nouveaux titres qui composent Hyperdrive arborent les marqueurs caractéristiques du son néo de Knight Area, pureté du chant, claviers omniprésents et chaleureux, basse bien ronde, ils se révèlent toutefois un peu plus calibrés que par le passé (un seul morceau dépasse les six minutes). Hyperdrive, sans être le meilleur disque du groupe, est en tout cas un moment de plaisir assuré.


 


 

 

LUNATIC SOUL : "Walking On A Flashlight Beam" (Edition Limitée) (63:29/DVD) 21 €


Mariusz Duda mêne de front 2 carrières, celle avec Riverside bien sûr, mais aussi en solitaire sous le nom de Lunatic Soul. Dans les 2 cas avec une réussite insolente ! Le bassiste/chanteur polonais propose avec Walking On A Flashlight Beam une oeuvre en demi-teinte, faite de motifs atmosphériques posés le plus souvent sur des boucles rythmiques hypnotiques. Formellement irréprochable, le quatrième album de Lunatic Soul impose son progressif ambiant avec talent et certitude : le morceau titre par exemple, ainsi que “Pygmallion’s Ladder”, le plus long de l’album du haut de ses 12 minutes, s’avèrent de sublimes pièces instrumentales cristallisant la science mélodique de Mariusz Duda et permettent même de faire oublier les quelques longueurs de ce Walking On A Flashlight Beam rêveur et profond...

 


RHYS MARSH : "Sentiment" (digipack) (41:33 ) 18 €


On connaît bien sûr Rhys Marsh pour ses aventures conjointes avec The Autumn Ghost, mais plus encore désormais pour le fantastique album de Kaukasus, dont il est un des trois membres. Sentiment, entièrement composé, interprété et mis en forme par Marsh, est une oeuvre sombre et dense, plus orienté vers un format chanson mais dont les atmosphères sont d’une intense et mélancolique beauté. En 9 compositions (de 3 à 6 minutes), les premières à être publiées sous son seul patronyme, Rhys Marsh affiche une forte personnalité artistique, tournée le plus souvent vers les années 70 et l’une des plus attractives de notre courant. Moins dense que la musique proposée par Kaukasus, Sentiment confirme néanmoins tout le bien que nous inspire son auteur !


MILLENIUM : "In Search Of The Perfect Melody" (digipack) (56:48 ) 17 €


Voilà un titre qui résume à merveille la quête de Millenium, ce groupe polonais qui s’est clairement imposé au fil des années comme le champion du néo-prog slave. En une quinzaine d’années, Millenium a produit une bonne douzaine d’œuvres studio, sans compter les live. Et pourtant, à tous ceux qui craindraient un épuisement créatif, ce nouvel opus vient imposer un démenti frappant. In Search Of The Perfect Melody est en effet un vrai petit bijou, qui débute très fort par la suite titre de près de vingt minutes. Parfaitement équilibrée, elle voit se succéder les thèmes porteurs, superbement orchestrés, avec ce qu’il faut de soli de guitare, de claviers ou de saxo, et l’apport précieux d’une voix féminine. Ce titre, un des meilleurs de Millenium, est suivi par des compositions qui, bien que légèrement en deçà, parviennent souvent à tutoyer les étoiles. Un beau disque, tout simplement.

 


 

MY BROTHER THE WIND : "Once There Was a Time When Time and Space Were One" (digipack) (44:42) 17 €


Quelques mois après avoir publié un album live, le groupe suédois, comportant notamment en son sein Nicklas Barker d’Anekdoten et Mathias Danielsson de Gösta Berlings Saga, revient sous les feux de l’actualité. Once There Was a Time When Time and Space Were One, qui pourra concourir pour le titre le plus long de l’année, est le troisième pour le groupe adepte des improvisations psychédélico-space-rock. Par son talent, My Brother The Wind combine murs de mellotron et guitare à la Steve Hillage pour nous convier à un voyage à la fois intérieur (les paysages sonores sont luxuriants) et temporel (on se croirait parfois plus de 40 ans en arrière)... Une œuvre captivante.

 


PAIN OF SALVATION : "Falling Home" (Edition Limitée) (48:40) 18 €


Voilà maintenant plusieurs années que Pain Of Salvation connaît une éclipse prolongée. Après avoir livré plusieurs albums d’anthologie, la formation menée par Daniel Gildenlöw a donné l’impression de chercher sa voie, subissant en outre des remaniements de personnel intenses. Falling Home, ce disque d’un nouveau départ, peut de prime abord refroidir, car il s’agit en fait d’un live, qui plus est sur un mode acoustique, ce qui était déjà le cas de 12:5 en 2004. Pourtant, la découverte de Falling Home est une très bonne surprise. Le groupe revisite en effet le patrimoine de Pain Of Salvation d’une manière très personnelle et originale, offrant des versions souvent très différentes des originaux. On trouve même une reprise du classique de Dio, «Holy Diver», mais sur un mode jazz, et un inédit folk, qui a donné son nom à l’album. Voilà en tout cas de quoi être rassuré quant à l’inspiration d’un combo déjà légendaire.

 


PENDRAGON : "Men Who Climb Mountains" (2CD) (63:42/65:16) 21 €


Le retour de Pendragon ne manquera pas de surprendre au moins en partie ceux qui suivent le groupe depuis ses débuts. Men Who Climb Mountains, en effet, marque un tournant dans la carrière du combo de Nick Barrett, qui revient pour une bonne part à ce qui avait fait le succès des albums sortis au cours des années 1990. Retour donc à un rock progressif puissamment symphonique et floydien, avec des compositions riches en soli d’exception, en mélodies poignantes et en thèmes cinglants, parfois sombres, souvent lumineux. Nick Barrett semble n’avoir jamais chanté aussi bien, renforcé par les chœurs féminins, et le nouveau batteur, Craig Bundell, est à la hauteur de Scott Higham. Men Who Climb Mountains, ou l’album de la sérénité.

 


 

PHOENIX AGAIN : "Look Out" (61:47) 13 €



Cette formation italienne fait partie de celles dont on avait raté le premier opus (sorti en 2011), en se demandant bien pourquoi. D’autant plus qu’après enquête, il s’avère que l’origine de Phoenix Again (une histoire de famille avec pas moins de 3 frères) remonte au début des années 80 et que ThreeFour (le dit premier album) regroupait d’anciennes compositions remises au goût du jour. Ici, rien que du neuf pour une musique qui, bien que d’obédience néo-progressive (la production certainement), n’est aucunement figée dans ce seul style et, à la manière des ténors italiens des années 70, n’hésite pas à s’engager sur des chemins moins fréquentés (fusion, psyché, seventies, symphonique, space rock). Look Out s’avère donc une œuvre dense et riche, typique de la créativité italienne en matière de rock progressif. Totalement instrumentales (ou presque), les 8 compositions (de 3 à 12 minutes) traduisent en effet la versatilité de leur auteur, tout en maintenant un haut degré d’exigence et d’inspiration...


BJORN RIIS : "Lullabies In A Car Crash" (51:27) 17 €


Le temps qu’Airbag termine son année sabbatique (suite au tour du monde effectué acuellement par son chanteur), Bjorn Riis a décidé de publier son premier album en solitaire. Surprise (ou pas), le guitariste norvégien développe ici une musique très proche de celle de son groupe, faite de longs développements floydiens gorgés de guitares atmosphériques et d’ambiances mélancoliques. Lullabies In A Car Crash est une petite merveille, ciselée par les mains d’un Dieu avides de perfection formelle, et qui invite à la rêverie la plus pure au cours d’un délicat périple intérieur. Les 6 compositions (4, 10, 6, 10, 7 et 13 minutes) au programme de cet opus raviront bien sûr les amateurs d’Airbag, qui et y verront même une absence de dualité quelque peu troublante. Mais pas de question métaphysique à se poser, juste un plaisir à saisir avidemment, oreilles (et âme) grandes ouvertes... Magnifique !!!


SILHOUETTE : "Beyond The Seventh Wave" (digipack) (61:55) 17 €


Quatrième album pour les néerlandais de Silhouette, que l’on découvre aujourd’hui chez Freia Music après de longues années passées en Suède chez Progress Records. Ce changement de label n’a pas engendré de changement de style, Silhouette s’ébattant toujours au sein d’un néo-progressif classieux et constamment inspiré. Beyond The Seventh Wave, constitué de 10 morceaux (de 1 à 13 minutes) et qui voit notamment la présence de Ton Scherpenzeel (Kayak) au moog, est inspiré du roman (controversé) de Henri Charrière, Papillon (dont certains connaissent peut-être mieux l’adaptation cinématographique avec Steve McQueen et Dustin Hoffman). Silhouette, paré d’un concept aussi riche, fait un sans faute, abreuvant son propos de solos en tout genre, tous plus réussis les uns que les autres. Impossible de ne pas penser au Arena le plus abouti et ambitieux (pas celui du dernier opus donc), au Marillion des années 80 ou au meilleur Mystery, et surtout de ne pas succomber au charme vénéneux d’un des meilleurs représentants du genre !!!

 

 

 


SOLARIS : "Martian Chronicles II" (45:26) 17 €


15 longues années après son dernier album, Solaris fait un retour inespéré pour nous offrir, en guise de cadeau de Noël avant l’heure, le second volet de ses célèbres chroniques martiennes, 3 décennies après le premier. Martian Chronicles II développe un magnifique progressif instrumental baroque, dopé par les claviers futuristes de Robert Erdesz et par la flûte vivifiante de Attila Kollar. On n’oubliera pas bien sûr les chœurs enveloppants, si typiques de la personnalité du groupe hongrois, ni les quelques interventions pleine d’à-propos de la guitare de Csaba Bogdan que l’on avait découvert sur Nostradamus en 1999. Dans la droite ligne de son glorieux aîné, Martian Chronicles II s’avère un polongement (lègèrement) modernisé, avec peut-être un peu moins de fulgurances, mais une inspiration constante, que la suite introductive de 20 minutes exacerbe avec brio. Magnifique retour, il va sans dire !!!


STRANAFONIA : "Il Nuovo Rinascimento" (49:01) 13 €


Auteur aujourd’hui de son quatrième album, Stranafonia demeure malgré tout assez peu connu. La faute certainement à l’absence d’un album vraiment marquant jusqu’ici. Il Nuovo Rinascimento, certainement le meilleur du groupe italien à ce jour, pourrait bien changer la donne, tant son progressif ‘seventies’ chargé de références à Banco et King Crimson fait ses preuves au fil des écoutes. Le travail sur les claviers, piano et mellotron en particulier, ainsi que l’excellent batteur finiront de vous convaincre que Stranafonia n’est pas une formation commes les autres, parent assez proche parfois de DFA par ses inclinations fusion... Neuf compositions (de 4 à 9 minutes) intègres et exigeantes à découvrir sans tarder.

 


 

TRANSATLANTIC : "KaLIVEoscope" (3CD/DVD) 25 €


Comme c’est désormais devenu une habitude pour les albums de Neal Morse et de TransAtlantic, voici donc le coffret live qui immortalise la tournée de l’album Kaleidoscope, vieille seulement de quelques mois... Pas moins de trois CD et un DVD sont proposés dans un coffret à la taille modeste mais à l’apparence toujours très soignée. Deux concerts sont en réalité au programme. En audio, celui de Tilburg, La Mecque prog néerlandaise, et en vidéo, celui de Cologne. Bien sûr, les morceaux joués ces deux soirs là sont les même, à ceci près qu’à Tilburg, quelques reprises sont au rendez-vous : «Nights In White Satin», «Silvia» et «Hocus Pocus», les deux derniers de Focus. Quant à la version DVD, c’est une véritable jubilation progressive qui attend le spectateur. Tous les musiciens sont parfaitement à l’aise et délivrent des prestations endiablées, y compris le talentueux Ted Leonard; la réalisation, qui use de nombreuses caméras, est également à saluer pour sa précision et sa constante pertinence. Enfin, le choix des morceaux (un medley de «The Whirlwind», «Kaleidoscope» ou un mixte extraordinaire entre «All Of The Above» et «Stranger In Your Soul») permet de se gaver de séquences instrumentales d’anthologie. Une sortie indispensable !

 

 


UNITED PROGRESSIVE FRATERNITY : "Fall In Love With The World" (digipack) (68:20) 18 €


La disparition d’Unitopia, aussi soudaine que regrettable, avait été un coup dur pour le monde du rock progressif, tant ce groupe australien était parvenu, en quelques albums seulement, à s’imposer comme une valeur sûre, y compris dans l’exercice si risqué des reprises... Fort heureusement, sur les cendres encore chaudes d’Unitopia, le chanteur Mark Trueack et trois autres anciens membres, associés à d’autres artistes parmi lesquels Guy Manning, viennent de faire jaillir UPF. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que toutes les caractéristiques d’Unitopia sont au rendez-vous : une iconographie chatoyante et exubérante, des titres allant de quatre à neuf minutes, avec une suite d’une vingtaine de minutes, et surtout, surtout, des mélodies chaleureuses, serties d’arrangements brillant de mille feux. Percussions, cordes, cuivres, world music, tout est là pour surprendre et étonner l’auditeur. Dans ce cadre prolifique, les participations de Jon Anderson et Steve Hackett ne sont finalement qu’un léger supplément d’âme.


 

WALFAD : "An Unsung Hero, Salty Rains And Him" (40:06) 17 €


Que de progrès effectués par cette jeune formation polonaise depuis son premier album publié il y a un an à peine ! Walfad est le chantre d’un néo-progressif typique du pays qui l’a vu naître, c’est-à-dire teinté d’une constante mélancolie et de mélodies facilement identifiables. Entre Millenium et Moonrise, An Unsung Hero, Salty Rains And Him expose ainsi ses 5 nouvelles compositions (de 4 à 19 minutes), floydiennes en diable, avec une belle assurance vu le jeune âge de ses auteurs. Walfad peut bien sûr encore progresser, notamment dans sa capacité à multiplier les coups d’éclat, mais il serait dommage de ne pas lui offrir d’ores et déjà votre soutien !