Avant-Propos :

On aurait pu croire que la perspective des mois d’été, et le black-out médiatique qu’il induit très souvent, allait freiner le flot des sorties qui inondent le petit marché progressif depuis de longues semaines. Il n’en est rien, et cette nouvelle Sélection de Nouveautés, qui va couvrir les 2 prochains mois, le prouve une nouvelle fois, en vous proposant notamment (mais pas seulement !) 3 albums de tout premier ordre, à même d’occuper les plus hautes places des classements de fin d’année... Phideaux, Black Bonzo et Galahad forment ainsi un incroyable trio de groupes, qui devraient vous faire oublier les aléas climatiques de ce début d’été... Comme toujours, le courant progressif démontre qu’il est multiforme et constitué d’incroyables talents, d’autant plus incroyables d’ailleurs que son pouvoir économique est proche de zéro.
Pour info, au moment où nous écrivons ces lignes, nous attendons encore l’arrivée de notre commande en provenance d’Angleterre concernant Galahad; alors, n’hésitez pas à vous renseigner sur la disponibilité réelle de Empires Never Last, notamment si vous êtes alléchés (et vous avez raison !) par les quelques lignes décrivant ce superbe opus... Dernière minute, nous apprenons la sortie du nouvel album du groupe lyonnais Pulsar, Memory Ashes, annoncé cependant comme plus atmosphérique et new-age que les oeuvres passées... Plus de détails bien sûr par mail/téléphone dans les prochains jours pour ceux que ça intéresse.

Bonne lecture, et bonnes vacances, à toutes et à tous !

Olivier Pelletant (pour Cosmos Music)


Promotion Juillet-Août 2007

Jusqu'au 31 août !!!!

Dans la limite des stocks disponibles...

 

2 CD à 14 € pièce !!! 

PHIDEAUX : "Doomsday Afternoon "

TROCARN : "II"

 


Sélection de Nouveautés Eté 2007...

 

ANGE : "Un Ange Passe..." (DVD) 17 €

BLACK BONZO : "Sound Of The Apocalypse" 18 €

CAAMORA : "Walk On Water" 14 €

ELECTRIC ORANGE : "Platte" 18 €

FLOR DE LOTO : "Madre De Tierra" 17 €

THE FLOWER KINGS : "The Road Back Home" 21 €

GALAHAD : "Empires Never Last " 18 €

MAGENTA : "The Singles" 18 €

MOLECULE : "Interstellar" 16 €

MYSTERY : "Benetah The Veil Of Winter's Face" 18 €

NEARFEST 2005 : "Rising To The Surface" (DVD) 25 €

NEVERNESS : "Cuentos..." 17 €

PENTWATER : "Ab-Dul" 16 €

PHIDEAUX : "Doomsday Afternoon" 14 €

RIVERSIDE : "02 Panic Room" 14 €

RUNAWAY TOTEM : "Esameron" 19 €

SHADOW CIRCUS : "Welcome To The Freak Show" 17 €

SYMPHONY X : "Paradise Lost" (Ed. Limitée) (CD+DVD) 23 €

THE TANGENT : "Going Off On One" (DVD+2CD) 30 €

TRANSMISSION : "Id, Ego And Superego" 18 €

TROCARN : "II" 14 €


ANGE : "Un Ange Passe..." (DVD) (53 mn) 17 €


Pour compléter l’excellent dernier live sorti par le groupe, Le Tour De La Question, Muséa propose un documentaire de cinquante-trois minutes qui revient, de manière inévitablement partielle, sur la carrière de ce monument du progressif français. Images d’archives de concerts et interviews récentes de nombreux membres du groupe constituent le gros du film, avec ici et là quelques retours en arrière pour le moins surprenants ou carrément émouvants. Un documentaire très humain, à l’image de cet Ange éternel...


BLACK BONZO : "Sound Of The Apocalypse" (54:04) 18 €


Révélé en 2004 par un premier album des plus rafraîchissants, fortement ancré dans les années 70 et imprégné de vieux hard façon Uriah Heep/Deep Purple/Queen, ce groupe suédois signe une deuxième œuvre qui pourrait bien être celle de la consécration. Tout en se situant dans la lignée de son prédécesseur, Sound Of The Apocalypse, à l’image de sa superbe suite de 13 minutes, se pare de couleurs plus typiquement progressives. Si l’orgue Hammond rugit moins férocement, les claviers analogiques sont toujours à l’honneur et la guitare électrique, davantage mise en valeur, exécute quelques riffs mémorables. Composé d’un excellent chanteur et de musiciens de talent façonnant des mélodies vocales imparables et des passages instrumentaux réjouissants, Black Bonzo séduit immanquablement.


CAAMORA : "Walk On Water" (17:34) 14 €


Caamora est le tout dernier projet monté par Clive Nolan, avec une nouvelle égérie, la polonaise Agnieszka Swita, qui remplace ainsi Tracy Hitchings. Pour le moment, c’est seulement un EP qui est publié, déjà le second après Closer à la fin 2006, mais sa qualité laisse augurer du meilleur pour le double album She, prévu en janvier 2008. Sur les quatre morceaux, deux sont des avants goûts du disque complet, et deux autres des inédits. Avec la participation de John Jowitt à la basse, Mark Westwood à la guitare et du batteur Scott Higham, Walk on Water permet de profiter d’un néo progressif à l’imparable beauté mélodique, dont le chant pur et les claviers symphoniques en diable sont les atouts majeurs. De quoi patienter avant un des événements annoncés de l’année prochaine


ELECTRIC ORANGE : "Platte" (61:03) 18 €


Formé en 1992, ce groupe allemand a produit une poignée d’albums à ranger entre krautrock et rock psychédélique. Sorti à l’origine en 2003 mais uniquement en vinyle, Platte est aujourd’hui réédité en CD et augmenté de deux morceaux bonus. A base de rythmes répétitifs et hypnotiques et de longues errances de l’orgue soutenu par une guitare acide, les cinq compositions (comprises entre 7 et 20 minutes) renvoient au Pink Floyd période A Saucerful Of Secrets-Ummagumma, parfois au Eloy de Inside-floating mais également à des formations comme Can et Neu ! Indéniable réussite, cette invitation au voyage (cosmique) est toutefois à conseiller en priorité aux inconditionnels du genre.


FLOR DE LOTO : "Madre DE Tierra" (46:47) 17 €


Auteur d’un premier album passé totalement inaperçu, ce groupe péruvien va enfin tenter de se faire un nom en Europe... et ailleurs sans nul doute ! Madre de Tierra a en effet de nombrreux atouts pour se faire positivement remarquer par les adeptes d’un progressif latin qui, loin de se contenter d’envolées symphoniques, s’engage régulièrement au sein de structures plus touffues ou de délicieuses séquences acoustiques. Encore une fois, la réussite de Madre de Tierra provient du savant mélange de ces ingrédients que Flor De Loto met en place tout au long de son propos majoritairement instrumental. Une bonne surprise de plus !


THE FLOWER KINGS : "The Road Back Home" (154:11) 21 €


Première compilation double d’un des groupes majeurs du prog contemporain, que peut bien apporter d’original The Road Back Home ? Pour tous ceux qui ne connaîtraient pas encore la formation suédoise, une sélection de titres extraits des onze albums publiés à ce jour couvrant la grande diversité stylistique privilégiée par les Suédois, parmi lesquels les classiques «I Am the Sun» ou «Stardust We Are». Pour les afficionados, vingt-sept morceaux entièrement remixés, et la reprise (veersion longue !!) de «The Cinema Show», de qui vous savez... Pour les collectionneurs donc, pour les fans de prog qui auraient passé les 15 dernières années sur une île déserte, ou pour ceux qui voudraient faire découvrir les Flower Kings à un ami néophyte...


GALAHAD : "Empires Never Last" (60:24) 18 €


Si Year Zero, le précédent album du groupe anglais Galahad avait déjà marqué les esprits, ce n’est rien à côté de l’effet que risque de provoquer Empires Never Last. Car plus de 20 ans après sa création, la bande à Stuart Nicholson et Roy Keyworth accouche rien moins que d’un “chef d’œuvre”, et fait oublier totalement ses origines gentiment néo-progressives des débuts. Sur un sujet toujours d’actualité, le groupe nous captive pendant une heure tant musicalement que vocalement, grâce à des compositions denses, variées (avec même cet humour anglais inimitable) et souvent surprenantes d’intensité et de force. L’une des très grosses claques du moment, totalement incontournable !


MAGENTA : "The Singles" (79:03) 18 €


L’été est décidemment le temps des compilations pour bon nombre de formations prog : outre les Flower Kings, Magenta propose donc également un disque rassemblant quatorze morceaux de son répertoire. Sauf qu’ici, les morceaux en question (inédits pour la plupart d’enre nous, mais faisant souvent partie du répertoire scénique du groupe) sont ceux que le groupe avaient proposés sur les 4 EP qu’il a publiés ces dernières années. Huit des compositions ont d’ailleurs été spécialement réenregistrées pour l’occasion. Parmi les surprises, une nouvelle version de «Night and Day», initialement réalisé avec Annie Haslam au chant, ici remplacée par Christina, un titre inspiré du «Children of the Sun» de l’album Revolutions, et pas moins de trois compositions totalement inédites (dont une version longue de «Pride»), totalisant à elles seules vingt-cinq minutes !


MOLECULE : "Interstellar" (45:35) 16 €


Molecule est le cache sexe d’un musicien multi instrumentiste, Gérard Verran, qui s’abreuve à la fois aux origines de la «musique cosmique» (Tangerine Dream, Klaus Schulze) et aux tendances plus contemporaines de l’électro. Résultat, une mixture instrumentale, dans laquelle la voix ne joue qu’un rôle d’instrumentiste, et qui véhicule une originalité certaine et une personnalité bien affirmée. On risque fort de parler durablement de Molecule si son mentor poursuit avec un tel talent l’exploration de cette voie stylistique...


MYSTERY : "Beneath The Veil Of Winter's Face" (62:42) 18 €


En dehors de son Canada natal (et encore), Mystery est finalement un groupe assez peu connu malgré ses 4 albums et quelques participations remarquées à des tribute à Pink Floyd et aux Moody Blues. Néanmoins, les choses devraient changer avec la sortie de Beneath the Veil of Winter’s Face. Non seulement parce que le leader de Mystery, Michel St-Père, est également le fondateur et le patron du label Unicorn (qui est actuellement l’un des plus actifs de notre microcosme), mais surtout parce que la musique découverte traduit de conséquents progrès ! Envolé le propos parfois inconséquent des albums passés, place désormais à un neo-prog symphonique de toute beauté, nourri de mélodies soignées et servies par des musiciens de grand talent. Une parution au moins aussi recommandable que la dernière réalisation des Rocket Scientists, ce qui prouve combien Mystery a définitivement changé de catégorie !


 

 

NEARFEST 2005 : "Rising To The Surface" (DVD) (200 mn) 25 €


Excellente surprise que ce DVD longue durée, qui nous permet, nous lointains européens, de (re)vivre les festivités de l’édition 2005 du désormais plus célèbre festival progressif au monde. Filmé de manière très professionnelle (nombreuses caméras et pistes sonores), Rising To The Surface permet de découvrir quelques unes des meilleures formations actuelles ou passées, et ce dans des registres différents et complémentaires, nous permettant de surfer sur les époques et les continents. Au programme donc : Wobbler, Frogg Café, Present, IQ, The Knight Area, The Muffins, Matthew Parmenter, Kenso et Le Orme. Superbe !


NEVERNESS : "Cuentos..." (53:51) 17 €


Nouveau venu en provenance d’Espagne, Neverness signe pourtant avec ce Cuentos de Otros Mundos Posibles son deuxième album. Les six présentes compositions, dont la plupart oscillent autour de la dizaine de minutes, sont d’une telle qualité que l’on va très vite s’atteler à découvrir le premier opus de Neverness. Au programme donc, un superbe progressif symphonique se parant parfois de couleurs folkloriques, psychédéliques, planantes ou hard-rock à la mode ‘seventies’. Tout à la fois orthodoxe et surprenant, Cuentos de Otros Mundos Posibles fait partie de ces albums sur lesquels on ne miserait pas grand chose et qui finissent par ‘squatter’ votre platine plus que de raison. Excellente découverte


PENTWATER : "Ab-Dul" (75:25) 16 €

L’un des groupes les plus notoires du patrimoine progressif américain réapparait aujourd’hui avec cet opus, au titre et à la pochette n’ayant que peu de rapport avec les us et coutumes progressifs. Serti dans un somptueux digipack, Ab-Dul s’avère en fait une collection de morceaux, pour la plupart déjà connus, réenregistrés pour l’occasion ou découverts dans des versions live, mais parfois bel et bien inédits. Voici donc une sorte de corne d’abondance ou plus exactement d’arrière-boutique poussiéreuse (enfin censé avoir été dépoussiérée...) dans laquelle on se rendrait pour dénicher quelques petits trésors... Loin d’être un album essentiel dans l’absolu, Ab-Dul s’avère malgré tout une oeuvre passionnante, de par toutes les petites merveilles que le fan de Pentwater (mais pas seulement lui !) y découvrira à l’envi...


PHIDEAUX : "Doomsday Afternoon" (66:53) 17 €


On pensait bien que le nouvel album de Phideaux allait créer l’événement dans le petit monde progressif, sans oser l’affirmer trop fort cependant de peur peut-être de voir ce pronostic ne pas se réaliser... Avec la sortie effective de Doomsday Afternoon, le verdict peut tomber : attention chef-d’oeuvre !!! Inutile d’en faire des tonnes pour vous convaincre de ce statut, car on risque très vite de trouver ce genre d’opinions définitives dans tous les magazines/e-zines de notre mouvement. En 2 longues (30 et 37 minutes) compositions à tiroirs (5 mouvements chacune), Phideaux délivre la quintessence de son art, développant des thèmes aux mélodies toujours aussi ciselées (le point fort du groupe !), des arrangements soignés, des enluminures inédites apportées par la présence d’un orchestre symphonique, le tout soutenu par des musiciens au sommet de leur talent (Phideaux Xavier en tête bien sûr) et quelques invités prestigieux (Martin Orford pour un superbe solo de claviers, ou encore Matthew Parmenter de Discipline pour de délicieuses parties de violon sur 4 titres)... Si on parle ensuite d’une production de très haute qualité, de références parfaitement digérées (en premier lieu Renaissance, Genesis, ou le Jethro Tull de Thick As A Brick), d’un souffle progressif ininterrompu, d’une inspiration jamais démentie ou d’une palette instrumentale toujours aussi riche, on aura fini de vous convaincre que Doomsday Afternoon est incontournable et terminera sans nul doute dans le Top 5 de l’année en cours. Un futur classique !


RIVERSIDE : "02 PAnic Room" (18:21) 14 €


Pour lancer la campagne de promotion de son futur album (sortie en septembre prochain chez InsideOut), Riverside nous propose un fort sympathique digipack de 4 titres. Parmi ceux-ci, le morceau-titre qui se décline en 2 versions, l’une que l’on retrouvera sur Rapid Eye Movement et un remix plus soyeux. Les 2 autres compositions n’apparaîtront pas sur le futur troisième album du groupe polonais et surtout s’avèrent très réussies : “Lucid Dream IV” offre des envolées rageuses, tandis que “Back To The River” offre un prog floydien mimétique et superbe qui, comble de l’hommage, cite quelques mesures de “Shine On You Crazy Diamond”. Difficile de résister à la tentation...


RUNAWAY TOTEM : "Esameron" (69:40) 19 €

Trois ans après leur dernier opus, les italiens de Runaway Totem nous reviennent en grande forme après avoir notamment fondé leur propre label. Esameron, septième opus en date, délivre une musique progressive originale, aux croisements de plusieurs genres qu’elle mixe furieusement et pour notre plus grand bonheur. Les fans de Magma, Devill Doll, Universal Totem Orchestra, King Crimson ou encore Klaus Schulze devraient assurément jeter une oreille sur les 4 longues compositions (21, 8, 16 et 24 minutes) du présent opus. Difficile mais jouissif !


 

SHADOW CIRCUS : "Welcome To The Freak Show" (45:20) 17 €


Y’en a marre ! Progrock Records a encore frappé ! On pensait que l’été allait se passer sans nouvelle excellente sortie de la part du label américain, et bien non ! Shadow Circus est passé par là. Offrant un superbe (neo)progressif à l’américaine, c’est à dire surfant sur les époques avec maestria, ce dernier devrait séduire un très large public, tout autant finalement ceux des Flower Kings, que de Kansas ou encore de Iluvatar. Constitué de 6 compositions (7, 8, 6, 6, 6 et 12 minutes), Welcome To The Freak Show montre un groupe enthousiaste et enthousiasmant qui offre de nombreux et probants dialogues guitares/claviers. En guise d’anecdote finale, sachez que l’ébouriffant claviériste du groupe n’est âgé que de 17 ans ! Et cela ne s’entend pas, au contraire même, puisqu’à l’entendre faire rugir son orgue Hammond ou pleurer son Mellotron, on l’aurait plus imaginé avoir arpenté les scènes durant les années 70...


SYMPHONY X : "Paradise Lost" (Ed. Limitée) (61:21+DVD) 23 €


Il aura fallu patienter cinq longues années pour découvrir le successeur de The Odyssey, avec un groupe dont le line up n’a pas bougé d’un iota. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que pour leur retour, les Américains font parler la poudre ! Les dix nouvelles compositions sont en effet particulièrement dynamiques et vives, avec toujours cette patte technique de haute volée. Mentions spéciales à Michael Romeo, aux riffs puissants et raffinés à la fois, et à Russell Allen, toujours impérial. Pour les plus férus de prog, pas d’inquiétude : plusieurs compositions sont de petits bijoux symphoniques, qui permettent de mieux aborder l’atmosphère majoritairement oppressante de l’album. De quoi dynamiter vos vacances


THE TANGENT : "Going Off On One" (Edition Limitée) (100 mn+2CD) 30 €


Après trois albums studio, tous ceux qui n’ont jamais eu la chance de découvrir le super groupe d’Andy Tillison sur scène peuvent profiter d’une prestation live d’anthologie. Au programme, plusieurs morceaux devenus déjà des références, de «The Music That Died Alone» à «GPS Culture», en passant par «In Darkest Dreams» et «The Winning Game», tous joués dans une ambiance décontractée et avec un naturel bluffant. En bonus de l’édition limitée, qui propose également le concert sur deux CDs (avec quatre morceaux supplémentaires, dont des reprises de «21st Century Schizoid Man» et «America»), nous avons droit à un témoignage live de 1981 qui permet de découvrir Andy Tillison avec son tout premier groupe. Essentiel.


TRANSMISSION : "Id, Ego And Superego" (72:13) 18 €


Formation allemande, qui s’est attirée la collaboration de Henning Pauly à la production (deux musiciens du groupe sont également membres de son combo Chain) et de Michael Sadler au chant, Transmission délivre, sur le thème de la psychanalyse, onze morceaux qui s’avèrent particulièrement variés. Si certains, proches de la ballade, auraient presque tendance à se rapprocher du néo, la plupart font la part belle au hard-prog, avec les nettes influences de Dream Theater et surtout de Symphony X. Reste que sur le titre éponyme de seize minutes en particulier, qui voit la participation du chanteur de Saga, Transmission fait preuve d’une sacré inspiration et d’un sens mélodique aigu, risquant ainsi fort de marquer les esprits.



TROCARN : "II" (66:25) 17 €


Il est toujours agréable de recevoir une bonne surprise. Ce disque en est une. Paru en version vinyl en 1977, édité seulement à un millier d’exemplaires, on ne peut pas dire que la sortie de l’unique album de ce groupe suisse francophone ait bouleversé les foules. 30 après, une version CD voit le jour. Mais pour l’occasion, Christian Fues, guitariste et principal compositeur, a bien fait les choses et pris l’option radicale de rétravailler à la maison (ordinateur = studio), ré-arranger et ré-enregistrer avec la technologie actuelle l’ensemble de l’oeuvre originelle. En prenant soin d’inviter certains des musiciens d’origine. D’un disque de prog tranquille, catégorie “terroir et désespoir”, qui ne fonctionnait qu’à moitié (comme si le Lavilliers de “Betty” avait décidé de faire du Pulsar !) on obtient une vraie fusée de prog intemporel (comme si le Pulsar fiévreux de Strands Of The Future était culbuté par le Lavilliers de “Noir et Blanc”), gorgé d’émotion à fleur de peau et de moment de grâce. La nouvelle version de Trocarn (8 titres, de 2 à 21 minutes) fonctionne à merveille. A offrir aux amoureux de Ange, Steve Hackett et Mike Oldfield, ce qui fait beaucoup de monde, non !? Sans oublier ceux de Lavilliers et Pulsar bien sûr !