Avant-Propos :

Cette Sélection de Nouveautés, vous le découvrirez en lisant les pages qui suivent, comporte une sorte de parabole de ce qu’est devenu aujourd’hui le petit monde progressif. A travers les longues périodes de silence (10, 20, et 30 ans !!!) qui ont précédé la renaissance de plusieurs formations (toutes italiennes : RRR, Eris Pluvia et Quasar LS), on peut aisément décrypter combien l’underground musical (la très grande majorité finalement) permet difficilement de bâtir des carrières régulières et stables. Les artistes sont certes plus libres aujourd’hui qu’hier de créer leur musique, mais à quel prix !? Les progrès techniques, permettant d’oeuvrer dans son coin à moindre coût, ont pour corollaire d’isoler les musiciens davantage et de rendre leur art plus confidentiel. Internet, qui nous a vendu “sa grande fenêtre ouverte sur le monde”, rend quasiment invisibles la plupart des “fourmis” qui s’y ébattent.
Alors forcément, les heureux élus que nous sommes (souvent par hasard, avouons-le avec modestie), nous nous retrouvons bien trop peu nombreux pour permettre aux groupes que nous aimons de vivre un tant soit peu de leur musique. Frustrant bien sûr, mais bien moins finalement que de devoir subir à nouveau et par exemple la pauvreté artistique des années 80... “Les temps changent, la passion reste”. Adage rudimentaire certes, mais tant et tant éprouvé, n’est-ce-pas !?!

Bonne lecture à toutes et à tous !

Olivier Pelletant (pour Cosmos Music)


PROMOTION

ETE 2010

Jusqu'au 31 août 2010 !!!!

Dans la limite des stocks disponibles...

2 CD à 13 € pièce !!! 

GOD IS AN ASTRONAUT : «Age Of The Fifth Sun»

SETI : «Discoveries»


La nouvelle Sélection de Nouveautés (ETE 2010)...

ABACUS : "Destiny" 17 €

AREKNAMES : "In Case Of Loss..." (digipack) 17 €

ASTROVOYAGER : "Symphonic Lunation" (CD+DVD) 29 €

AVIVA : "Peer Gynt In Favour" 17 €

THE BLACK NOODLE PROJECT : "Ready To Go" (digipack) 16 €

CONQUEROR : "Madame Zelle" 17 €

DEMIANS : "Mute" (digipack)(Ed. Limitée) 18 €

ERIS PLUVIA : "Third Eye Light" (papersleeve) 20 €

FRAMES : "Mosaik" (digipack) 16 €

GALL : "Anonym" 16 €

GOD IS AN ASTRONAUT : "Age Of The Fifth Sun" 13 €

KARFAGEN : "Solitary Sandpiper Journey" 16 €

MORSE CODE : "La Marche Des Hommes" (1974) 17 €

MORSE CODE : "Procréation" (1976) 17 €

NEVÄRLLÄJF : "Klusterfloristen" 17 €

NOETRA : "LIve 1983" 17 €

NO-MAN : "Wild OPera" (2CD) 18 €

THE PINEAPLLE THIEF : "Someone Here Is Missing" 17 €

PORCUPINE TREE : "Anesthetize" (DVD) 24

QUASAR LS : "Synopsis" 18 €

QUIDAM : "Strong Together" (DVD+2CD) 24 €

RRR : "Il Pittore Volante" (papersleeve) 20 €

SETI : "Discoveries" 13 €

VICTOR PERAINO'S KINGDOM COME : "No Man’s Land" (1975) 17 €


ABACUS : "Destiny" (54:00) 17 €


Le moins que l’on puisse dire, c’est que la carrière de Abacus, formation germano-britannique, est particulièrement chaotique : créée au début des années 70, elle a cessé une première fois ses activités en 1976, se relança dans la première moitié des années 80 et connut une nouvelle éclipse jusqu’au début des années 2000. Les six compositions (7, 7, 8, 10, 13 et 8 minutes) de ce nouveau disque, qui voit la participation de Robert Valet de Solar Project, mélangent une dimension pop séduisante avec des développements instrumentaux somptueux, emmenés par des claviers spatiaux purement jouissifs. Destiny est facile à décrire, car il évoque souvent le Eloy du début des années 80, avec une touche ‘seventies’ indéniable cependant. Plusieurs formations viennent également à l’esprit en écoutant ce “positif” (c’est le terme qui vient en premier à l’esprit) Destiny : Saga bien sûr, dans une version plus typiquement progressive, mais aussi des formations américaines comme Starcastle ou Blue Shift par exemple... De quoi séduire un large public progressif.


AREKNAMES : "In Case Of Loss..." (digipack) (57:54) 17 €


Nouvel album pour ce groupe italien désormais bien installé dans le paysage prog, et le résultat est de toute beauté. On a en effet affaire là à une magnifique déclinaison de prog symphonique, mélodique, inspirée, où parties chantées et séquences instrumentales se partagent plutôt équitablement le temps. La guitare, les claviers, mais également le vibraphone, le saxophone, le violoncelle ou le violon amènent une diversité de tous les instants, et les ambiances jazzy, torturées à la King Crimson ou plus planantes, rendent l’écoute de ce disque extrêmement jouissive.


ASTROVOYAGER : "Symphonic Lunation" (CD+DVD) (55:03/60mn) 30 €


Après un précédent album, Temporal Gravitation, fort réussi, le claviériste Philippe Fagnoni propose un nouvel opus qui privilégie également les plages ramassées (pas moins de 18), véritables concentrés de mélodies. Si l’ancrage électronique est toujours de rigueur, l’artiste a mis à profit les ressources d’un orchestre, offrant ainsi des arrangements plus riches et diversifiés. A la fois planant et symphonique, Symphonic Lunation s’impose comme une valeur sûre d’une musique atmosphérique emplie de caractère. Le DVD qui accompagne l’enregistrement offre un court métrage qui permet d’approfondir encore davantage le plaisir de l’écoute.


AVIVA : "Peer Gynt In Favour" (43:01) 17 €


Aviva est l’autre formation du leader d’Aviva Omnibus, Dmitri Loukanienko, dévolue plus particulièrement à ses travaux en solo. Après Rokus Tonalis en 2007, voici donc Peer Gynt In Favour, un hommage à la musique écrite par Edvard Grieg pour une pièce de théâtre d’Ibsen, musique qui a maintes fois été utilisée dans le monde progressif. La réinterprétation de Loukanienko confirme son amour d’ELP, les morceaux étant tantôt apaisés et délicats, tantôt explosifs et emphatiques. Son talent en sort largement confirmé. Original et convaincant !

   

 

THE BLACK NOODLE PROJECT : "Ready To Go" (digipack) (65:16) 16 €


Tous les 2 ans depuis 2004, The Black Noodle Project publie un nouvel opus, sauf que cette fois le groupe français a bizarrement choisi d’héberger son dernier-né en Pologne. Néanmoins, ce changement d’air s’avère au final des plus positifs, tant Ready To Go expose l’arrivée à pleine maturité de son auteur, ce dernier faisant preuve d’une incroyable aisance dans l’exposition de son progressif atmosphérico-floydien. The Black Noodle Project maîtrise clairement son sujet : les solos de guitare flamboient, les ambiances chatoient, les mélodies étincellent et les parties chantées (en anglais) finissent de confirmer le grand bien que l’on pense, au terme de son écoute, de Ready To Go, album incontestablement le plus ambitieux du groupe à ce jour. The Black Noodle Project s’avère ainsi le proche cousin de Anathema et de son superbe dernier opus. Sacré compliment !


CONQUEROR : "MAdame Zelle" (65:54) 17 €


Indéniable fer de lance du label Ma.Ra.Cash Records, Conqueror ne risque pas de perdre sa suprématie avec ce quatrième album-studio. Celui-ci, se fondant sur un concept des plus originaux (Margaretha Geertruida Zelle, plus connue sous le nom de Mata Hari) et engendrant une pochette qui ne l’est pas moins, utilise une nouvelle fois sa grande compétence pour nous délivrer un néo-progressif lumineux et captivant. Cette réussite doit une nouvelle fois beaucoup aux grands talents de Simona Rigano, tout autant formidable au chant (en italien) que derrière ses claviers. Ses compagnons ne sont bien sûr pas en reste, mais la signature de Conqueror se trouve bel et bien avant tout dans ces deux éléments, même si flûte et guitare ne se laissent jamais vraiment distancer... Madame Zelle et ses 9 compositions (de 5 à 15 minutes) se dégustent ainsi avec délices, offrant des saveurs tout à la fois traditionnelles et inédites. Impossible de ne pas reconnaître ici l’influence des maîtres anglais du genre bien sûr (Marillion, Pendragon en tête), mais Conqueror affirme son identité italienne avec conviction (et pas seulement par le chant, croyez-nous !) pour faire de cette Madame Zelle un superbe album


DEMIANS : "Mute" (digipack) (50:24) 18 €


Deux ans après Building An Empire, Nicolas Chapel alias Demians revient plus seul que jamais aux commandes d’un second album encore plus riche et plus personnel, ce qui n’est pas un mince exploit. Globalement plus rock mais ménageant toujours des moments d’intense mélancolie, Mute confirme tout le bien qu’on avait pensé de son prédécesseur, en ayant su éviter la redite et la linéarité de certains titres. Autant dire que cet artiste français a toutes les qualités pour être un indispensable de cette sélection estivale !


ERIS PLUVIA : "Third Eye Light" (papersleeve) (44:10) 20 €


L’avantage avec l’absence de contrainte commerciale et les progrès techniques permettant de nos jours de sortir un opus assez facilement, c’est qu’il est tout à fait possible de se faire oublier pendant 20 ans (voire plus dans le cas de RRR) et de réapparaître subitement. Eris Pluvia, avait marqué le renouveau progressif du début des années 90 avec son premier et unique album, jusqu’à aujourd’hui bien sûr, Rings Of Earthly Light (1991). Ce retour inattendu n’est pas décevant, loin s’en faut, et Third Eye Light s’avère même assez vite un ton au dessus de son lointain devancier. Pastorale et bucolique, la musique l’est un peu moins aujourd’hui, mais elle a beaucoup gagné en profondeur, en demeurant avant tout symphonique. Les guitares, tour à tour électriques et acoustiques, dominent globalement les débats, tandis que claviers et flûte jouent un rôle secondaire mais nullement négligeable. Eris Pluvia délivre ainsi trois quarts d’heure d’une grande délicatesse thématique, rappelant inédéniablement son passé tout en lui adjoignant une plus-value artistique, finissant ainsi de justifier cet incroyable retour !


FRAMES : "Mosaik" (digipack) (59:55) 16 €


S’il existe un groupe méritant plus que tout autre de voir sa musique définie comme du “post-rock progressif”, c’est bien Frames ! Cette jeune formation allemande marrie ces termes avec un rare brio et surtout avec une réelle légitimité, au regard des éléments recensés au sein de sa musique. Les montées en puissance participent bien sûr à la réussite de Mosaik, mais le travail sur les mélodies, la forte présence du piano, et aussi des compositions mouvantes, finissent d’en faire un album quasi-parfait. Auteur d’une musique instrumentale, tout autant faite de longs crescendos extatiques que de séquences parfaitement écrites, Frames frappe un grand coup, pour les amoureux de paysages sonores chatoyants. Superbe !


GALL : "Anonym" (51:05) 16 €


Gall est le projet soliste du polonais Lukasz Gall, chanteur de Millenium, un combo de néo prog lumineux, et de Moonrise. Nulle surprise donc à retrouver autour de lui des musiciens issus de ces deux formations. Nulle surprise non plus dans le style du disque, clairement néo prog. Les mélodies sont au cœur de chaque chanson, les soli de guitare électrique véhiculent leur part de lyrisme, et les percussions, bien mises en avant, amènent une dimension plus personnelle. Anonym s’avère ainsi un opus de néo prog bien ficelé et inspiré de bout en bout qui confirme l’excellente santé actuelle du progressif polonais.


GOD IS AN ASTRONAUT : "Age Of The Fifth Sun" (47:01) 13 €


Formation phare du genre post rock, les Irlandais de God Is An Astronaut livrent leur cinquième réalisation studio, de nouveau brillante. Le disque possède en effet une profondeur mélodique étourdissante, et les ambiances atmosphériques alternent avec les moments plus fiévreux. Le groupe sait varier les arrangements, sans céder à l’omniprésence de l’électronique, rendant l’écoute passionnante de bout en bout. Assurément une œuvre de référence pour les amoureux de post rock psychédélique.


KARFAGEN : "Solitary Sandpiper Journey" (75:01) 16 €


Antony Kalugin est certes l’homme-orchestre de Karfagen (de Sunchild également), mais il est aussi et surtout un compositeur hors-pair, capable de ciseler des mélodies sublimes. C’est d’ailleurs avant tout pour la joliesse de ses thèmes que Karfagen avait jusqu’ici été remarqué, le temps de 2 albums symphoniques assez proches l’un de l’autre, même si le premier s’avère sur la longueur supérieur. Solitary Sandpiper Journey change quelque peu la donne aujourd’hui. La formation ukrainienne, constituée de Kalugin donc mais aussi d’une bonne quinzaine de musiciens (la palette instrumentale est ainsi des plus variée : sax, violoncelle, flûte, hautbois, basson, violon, etc.), offre désormais une musique bien plus dense, toujours soucieuse de belles mélodies, mais dont la variété est inédite. Ce nouvel opus n’est donc plus uniquement symphonique, mais développe bien un progressif qui nous emmène parfois vers des contrées folk ou jazzy. Karfagen évoque ainsi régulièrement bon nombre de ténors de notre mouvement (en premier lieu, Camel, Happy The Man, Mike Oldfield, Flower Kings, etc.), mais brasse ces répères stylistiques à la manière d’un bon “smoothie”, typique de saison. Solitary Sandpiper Journey s’avère donc tout sauf passe-partout, et fonde au contraire un progressif captivant, volubile, et singulier. Que dire de plus...


MORSE CODE : "La Marche Des Hommes" (1974) (41:57) 17 €

MORSE CODE : "Procréation" (1976) (59:19) 17 €


Depuis plusieurs années, le label ProgQuébec réédite les plus beaux joyaux du patrimoine progressif canadien, et il est temps à présent de vous en présenter quelques uns. Voici donc 2 opus de Morse Code (parmi les 7 publiés par le groupe dans sa carrière) que vous devez absolument découvrir, non seulement car ce sont les deux meilleurs selon nous, mais surtout car ils sont les parfaits témoins de ce qu’était le progressif québécois dans les années 70. La Marche Des Hommes et encore plus Procréation (avec sa fabuleuse suite de 26 minutes) s’avèrent en effet excellents, honorant avec la magie typique de nos amis d’outre Atlantique une musique se trouvant à égale distance de celles de Genesis, Yes et Ange. Chaque CD contient bien sûr des titres bonus (2 chacun), et mérite assurément de faire partie de toute bonne discothèque.


NEVÄRLLÄJF : "Klusterfloristen" (54:57) 17 €


Oubliez le nom de ce nouveau groupe suédois et ne cherchez d’ailleurs surtout pas à le prononcer, contentez-vous d’écouter le formidable progressif instrumental contenu dans son premier opus. Klusterfloristen expose en effet une fusion progressive purement jouissive, moderne dans certaines séquences mais éminemment ‘seventies’ dans son essence. 9 compositions (de 3 à 11 minutes) sont au programme de cet album foisonnant d’idées, que l’on croirait créé par de vieux briscards, mais qui est bien l’œuvre d’une jeune formation sans expérience. Incroyable tour de force donc pour Nevärlläjf qui, entre Kaipa, Beardfish voire Anglagard, tente de se faire une place au soleil du progressif scandinave. C’est très bien parti !


 

NOETRA : "Live 1983" (56:16) 17 €


Noetra, groupe mené par le guitariste Jean Lapouge, fait partie de ces formations françaises écloses à la fin de la décennie 70, crépuscule du prog classique qui ne lui permit pas de produire de disques. Musea a corrigé ce rendez-vous manqué avec la publication de Neuf Songes et des inédits de Définitivement Bleus..., que vient désormais compléter cet enregistrement live. Daté de 1983, il s’agit d’une prestation réalisée à Cubjac, en Dordogne, et capturée dans de bonnes conditions. L’occasion de découvrir ou d’approfondir la connaissance d’une musique à la croisée de l’orchestre de chambre, du jazz, du rock, avec des compositions (comprises ici entre trois et vingt-deux minutes) soyeuses, mais qui laissent parfois éclore une noirceur attirante.


 

NO-MAN : "Wild Opera" (2CD) (55/65) 18 €


Après le DVD Mixtaped, le groupe de Tim Bowness et Steven Wilson continue d’occuper le terrain des sorties discographiques. Cette fois, c’est leur second album, Wild Opera, initialement sorti en 1996, qui est réédité dans une version double. En plus de bénéficier d’une nouvelle pochette et d’être remasterisé, l’opus est complété par une version longue de Dry Cleaning Ray (9 titres au final) et plusieurs autres titres bonus (6) qui font de cette version l’édition définitive. Indispensable pour les accros du groupe, cela va sans dire !


THE PINEAPPLE THIEF : "Someone Here Is Missing" (54:04) 17 €


L’inspiration de Bruce Soord, leader de ce groupe anglais à la carrière des plus prolifiques, ne faiblit décidément pas. Pour leur deuxième album chez KScope, le propos s’est densifié, les morceaux se sont sensiblement raccourcis mais le résultat final dévoile un album sans temps mort ni dérive superflue. Toujours situé quelque part entre l’énergie d’un Porcupine Tree et les textures sonores de Radiohead, The Pineapple Thief peaufine à l’extrême sa musique pop-rock mâtinée d’électro-folk tout au long de compositions d’une rare intensité et qui n’en finissent pas de révéler toutes leurs facettes. Un groupe en constante évolution qui se révèle toujours aussi captivant. Un excellent crû made in England !


PORCUPINE TREE : "Anesthetize" (DVD) (130 mn) 24 €


Capté aux Pays-Bas en 2008 pendant la tournée Fear Of A Blank Planet, ce nouveau DVD de la bande à Steven Wilson (bien complétée encore une fois par John Wesley) reprend l’intégralité du dit album plus les 3/4 de l’EP Nil Recurring et 8 autres titres piochés dans les albums Signify, In Absentia et Deadwing, sans aucun doublon avec le précédent DVD du groupe ! Filmé plus sobrement qu’Arriving Somewhere, la mise en image (toujours le fait de Lasse Hoile) est pourtant splendide et bénéficie d’un panel de prises de vues étourdissant (mention spéciale aux plans sur le batteur Gavin Harrison). Quant au son, il se passe de commentaires tant on frôle la perfection. Avec un groupe vraiment très à l’aise sur scène, ce DVD est incontestablement une réussite majeure du genre, à ne pas manquer donc.


 

QUASAR LS : "Synopsis" (50:02) 18 €


Si cela aura pris 30 ans à RRR et 20 à Eris Pluvia, Quasar LS n’aura mis “que” 10 ans à publier son nouvel opus... Ce groupe italien, source d’adoration pour certains (notamment depuis le mythique Abraham de 1994), n’est pas forcément très connu, la faute peut-être à des albums inégaux et un peu trop espacés dans le temps, mais trouve avec Synopsis un bon moyen de remédier à cela. Quasar LS y recycle brillamment toutes ses bonnes idées passées pour en faire une œuvre définitive. Ce progressif symphonique, subtil et bien en place, est constitué de tableaux parfaitement complémentaires, sorte de mosaïques musicales. Ambiances classisantes, baroques et romantiques, mais aussi opera-rock, chant féminin (parfois masculin) très lyrique ou envolées plus nerveuses de claviers et de guitares, le mélange se fait à chaque instant avec naturel et brio au sein de ce délicieux Synopsis. Une résurrection des plus probantes, une nouvelle fois !

 


QUIDAM : "Strong Together" (DVD+2CD) (130 mn) 24 €


Attention, référence ! Cette nouvelle sortie des Polonais de Quidam prolonge le plaisir de leur album concept Alone Together, avec deux disques et un DVD. La qualité sonore et visuelle est optimale, et le fameux opus est joué en intégralité, ponctué de titres plus anciens. On assiste ainsi à un concert donné en Pologne où le plaisir des musiciens complète à merveille la finesse et la beauté des compositions, avec une alternance d’atmosphères habilement pensée et une maîtrise technique indéniable. Cerise sur le gâteau, le groupe se permet quelques citations («Red» de King Crimson ou «Riders On The Storm» des Doors) et reprend la célèbre ballade du Floyd «Wish You Were Here». Une acquisition proprement incontournable pour les amateurs d’un néo-progressif de haute volée.


RRR : "Il Pittore Volante" (papersleeve) (60:55) 20 €


38 années séparent les deux albums de cette formation italienne. Oui, vous avez bien lu ! Après Per...Un Mondo di Cristallo en 1972, il aura donc fallu attendre 2010 pour revoir ce groupe de progressif symphonique refaire surface, qui plus est emmené par la plupart de ses membres originaux (le chanteur Luciano Regoli en particulier, maître d’oeuvre de ce retour, devenu peintre entre temps - et donc logiquement auteur des très belles illustrations du livret) plus quelques invités (parmi lesquels Claudio Simonetti, le claviériste de Goblin). La surprise est d’autant plus grande que ce nouvel album dépasse en qualité son lointain prédécesseur tout en conservant les fondamentaux du prog symphonique transalpin : chant en italien puissant, thèmes musicaux nombreux et contrastés, compositions riches, instrumentation pléthorique (flûte, violon, saxophone, harmonica, etc). Retour gagnant !


SETI : "Discoveries" (66:29) 13 €


Un premier album prometteur, un second d’une tout autre puissance inspiratrice, voilà résumé la formidable progression de ce groupe chilien en 5 ans. Emmené par le claviériste/ingénieur du son Claudio Momberg (membre de Subterra, et que l’on a vu également dans le project Caamora de Clive Nolan), qui est entouré de bon nombre d’invités (dont Damian Wilson, offrant une superbe prestation), Seti offre un progressif de toute beauté, assez typique de l’Amérique du Sud, c’est-à-dire surfant entre symphonisme ‘seventies’ et néo-progressif ambitieux. Les 7 compositions (17, 7, 9, 14, 6, 4 et 8 minutes) de Discoveries font la part belle aux claviers du maître de cérémonie et aux séquences instrumentales (2 titres le sont d’ailleurs totalement), mais cet opus marrie les instruments et les ambiances avec un rare brio. Entre Nexus, Ayreon et le meilleur Erik Norlander, Seti affiche clairement ses ambitions, et les assume sans coups férir...


 

VICTOR PERAINO'S KINGDOM COME : "No Man’s Land" (1975) (46:35) 17 €


Au terme de la carrière de Arthur Brown’s Kingdom Come, dont il avait été le claviériste sur le dernier opus (Journey - 1973), Victor Peraino rentra aux Etats-Unis (dont il était originaire) et enregistra, avec l’aide de nombreux amis, ce fameux No Man’s Land, resté indisponible en CD (à part un pressage pirate) jusqu’à aujourd’hui. Totalement remasterisé et bénéficiant en bonus du EP We’re Next, datant de 1981 et qui vînt clore la carrière de Peraino, No Man’s Land se situe dans la grande tradition progressive américaine. La musique découverte ici s’avère ainsi dense, gorgée de breaks et offrant un feu d’artifice de claviers en tout genre. Le bonhomme aime visiblement beaucoup le mellotron, et certaines séquences sont totalement envoûtantes. Proche de Mirthrandir et parfois d’Ethos, Victor Peraino’s Kingdom Come élabore un rock progressif intègre et assez typique de l’époque qui l’a vu naître. Superbe réédition, il va sans dire, qui va (enfin !) combler ce vide laissé trop longtemps dans le patrimoine progressif US..