Avant-Propos :

Si l’été a du mal à s’installer durablement dans la plupart des régions françaises, il est néanmoins établi que le printemps est officiellement terminé depuis quelques semaines. Pourtant, la floraison progressive, et particulièrement celle de ses plantes les plus notables, semble se moquer du cycle des saisons et se poursuivre inlassablement. L’environnement musical a clairement changé, et l’ostracisme vis à vis du courant progressif a tout aussi clairement cessé de la part des médias ‘rock’. Quoi qu’il en soit, la période semble propice à la résurrection de formations emblématiques de notre mouvement musical, avec des réussites variables certes. Des formations qui délivrent des albums, parfois anecdotiques (Vdgg par exemple), mais la plupart du temps avec un enthousiasme tout juvénile, malgré des carrières longues parfois de plusieurs décennies. On pense bien sûr à Rush, Saga, Asia, Jethro Tull (Ian Anderson) ou Alphataurus, mais ce sont les nouveaux opus des Flower Kings, de Echolyn et plus encore de Anglagard qui raviront les amateurs de progressif ! On ne sait pas encore si Viljans Öga rompra durablement le silence de 18 ans qui a présidé à sa publication, mais force est d’imaginer que cet album, par sa réussite artistique et son retentissement, marquera l’Histoire du courant progressif.

Bonne lecture et bon été à toutes et à tous !

Olivier (pour Cosmos Music)


PROMOTION

ETE 2012

Jusqu'au 31 Août 2012 !!!!

Dans la limite des stocks disponibles...

3 CD à 13 € pièce !!! 

CORALSPIN : «Honey And Lava»

OZ KNOZZ : «True Believer»

RUSH : «Clockwork Angels»


La nouvelle Sélection de Nouveautés (Eté 2012)...

ACINTYA : "La Cité Des Dieux Oubliés" (1978) 17 €

ALPHATAURUS : "Live In Bloom" (papersleeve) 19 €

ANGLAGARD : "Viljans Öga" (digipack) 18 €

CIRRUS BAY : "Whimsical Weather" 17 €

CORALSPIN : "Honey And Lava" 13 €

COSMOS : "Mind Games" (digipack) 17 €

CRYPTIC VISION : "Of Infinite Possibilities" 16 €

ECHOLYN : "Echolyn" (2CD digipack) 20 €

THE FLOWER KINGS : "Banks Of Eden" (Ed. Limitée 2CD) 23 €

THE FLOWER KINGS : "Banks Of Eden" 18 €

FUCHS : "Leaving Home" 17 €

GANDALF'S PROJECT : "Insights" 17 €

HARVEST : "Chasing Time" 17 €

HARVEST : "Underground Community" (2009) 17 €

LAGARTIJA : "Particelle" 17 €

NOTTURNO CONCERTANTE : "Canzoni Allo Specchio" (digibook) 19 €

OVERHEAD : "Of Sum And Moon" (digipack) 17 €

OZ KNOZZ : "True Believer " 13 €

PANIC ROOM : "Skin" (digipack) 17 €

RED SAND : "Behind The Mask" (digipack) 17 €

RUSH : "Clockwork Angels" 13 €

LUCA SCHERANI : "Everybody's Waiting" (papersleeve) 19 €

SILHOUETTE : "Across The Rubicon" (digipack) 17 €

SQUACKETT : "A Life Within A Day" 17 €

SUNCHILD : "Isolation" (digipack) 17 €

SUNCHILD : "The Gnomon" (2 CD digipack) (2008) 20 €

TIMES UP : "Snow Queen" 17 €

VDGG : "Alt" 17 €

VIEUX CARRE : "Eteronomie" 17 €


ACINTYA : "La Cité Des Dieux Oubliés" (1978) (57:19) 17 €


Sans plus trop l’espérer, cela faisait très longtemps que l’on attendait la réédition en CD de l’unique album des lorrains de Acintya, et c’est chose faîte... près de 35 ans après sa publication initiale. Aux 3 morceaux (4, 16 et 19 minutes) du LP ont été ajoutés 2 inédits (10 et 8 minutes) captés Live, datant des premières répétitions du groupe en 1976 et qui n’apportent pas grand chose à l’ensemble, convenons-en, par leur intérêt avant tout historique. Ce sont bel et bien les compositions originelles qui font de La Cité Des Dieux Oubliés une oeuvre réellement intéressante. L’union des claviers (orgue d’église, mellotron, piano...) et du violon est un pur bonheur, et donne vie à un progressif symphonique aérien, majestueux et parfois hypnotique qui renvoie à des groupes comme Wapassou (pour la dimension avant-gardiste) ou Eloy (pour le côté spatial). A (re)découvrir d’urgence !


ALPHATAURUS : "Live In Boom" (67:05) (papersleeve) 19 €


Quel bonheur d’assister actuellement à la renaissance/réapparition de tant de formations, que (pour certaines) l’on croyait éteintes à jamais. Dans le cas de Alphataurus, c’est à une hibernation de plus de 35 ans que nous avons été confrontés avant que la groupe italien ne participe à ce fameux concert à Mezzago (entre Milan et Bergame) fin 2010. Prélude (on l’espère) à un futur nouvel album studio, Live In Bloom contient la totalité du mythique album éponyme de 1973, plus 2 morceaux qui auraient dû faire partie d’un second opus et qui furent publiés (de manière un peu controversée) il y a quelques années par Mellow Records. Au programme de ce live d’une excellente qualité sonore, une succession de moments d’anthologie lors desquels Alphataurus, débordant de passion et d’énergie, joue un rock progressif italien des plus typiques, à la croisée de Museo Rosenbach et de Le Orme. Grandiose et mémorable, tout comme la pochette de ce Live In Bloom, réalisé par Adriano Marangoni, auteur il y a 40 ans de celle de Alphataurus...


ANGLAGARD : "Viljans Ögan" (57:29) (digipack) 18 €


Dès la première écoute qu’on lui accorde, le nouvel opus d’Anglagard s’avère exactement ce qu’on en attend (à quelques détails près, la présence du sax notamment) : du pur progressif ‘seventies’, en totale connexion avec celui des 2 premiers albums du groupe suédois. Certains ne manqueront peut-être pas de nous servir le vieux refrain de la stagnation : “18 ans de silence discographique et si peu de nouveautés à l’horizon...” ! Certes, mais comme le présupposé de l’existence d’Anglagard était un revival ‘seventies’ sans conditions ni contraintes, les grincheux devraient se taire tout aussi vite que le charme de Viljans Öga opère... Car le talent des suédois, pour bâtir des compositions (4 ici : 16, 12, 16 et 13 minutes) aux structures enchevêtrées, aux mélodies superposées et aux riffs expressifs, est assez exceptionnel. Quel pied !!

PS : Attention, suite à des problèmes de fabrication, Viljans Öga ne sera disponible que fin juillet-début août...


CIRRUS BAY : "Whimsical Weather" (62:26) 17 €


Avis destiné à ceux qui ne connaissent pas encore cette formation américaine : Whimsical Weather arrive à point pour permettre au plus grand nombre de découvrir le progressif symphonique de son auteur. Ce troisième album offre ainsi une version affinée et délicieuse de ses devanciers, grâce à la combinaison de séquences évoquant Renaissance (la présence de 2 chanteuses, au timbre proche de celui d’Annie Haslam, y est certes pour quelque chose) et le Genesis de la seconde moitié des années 70. A l’écoute des 7 compositions (de 3 à 13 minutes) de Whimsical Weather, on se trouve ainsi souvent au coeur d’un univers musical dont, par exemple, Novella et Wind And Wuthering formeraient les contours. Chantre d’un progressif pastoral, parfois proche également des ambiances mélancoliques de White Willow (Ah, ce mellotron !), Cirrus Bay a vraiment tout pour devenir une formation de tout premier plan. Superbe !


CORALSPIN : "Honey And Lava" (37:14) 13 €


Jeune formation anglaise, Coralspin offre un néo-progressif sucré, qui oscille entre quelques velléités symphoniques assez ‘seventies’ et un penchant pour une architecture sonore plus moderne. Honey And Lava, constitué de courts morceaux (8, de 3 à 7 minutes), est porté par un excellent chanteur (entre Jon Anderson et Jimmy Somerville !) qui irradie la musique de son indéniable charisme vocal. Pour le reste, Coralspin évoque tout aussi bien Blue Shift, Saga, Rush (celui du début des années 80) que le Genesis (post Peter Gabriel), c’est-à-dire un rock progressif efficace mais terriblement attachant...

   

 

COSMOS : "Mind Games" (digipack) (61:19) 17 €


Après de nombreuses péripéties qui l’ont vu naître il y a 20 ans puis se dissoudre une première fois à la fin des années 90, Cosmos semble avoir à présent trouvé une stabilité, stabilité que vient corroborer la parution de cet excellent troisième album studio. Mind Games ne se contente d’ailleurs pas d’offrir une assise à la formation qui lui a donné vie, il apparaît avant tout comme une oeuvre plus personnelle, ayant désormais assimilé son influence originelle (Pink Floyd) pour l’intégrer à un néo-progressif soyeux, aérien et aucunement prévisible. Les 10 présentes compositions (de 4 à 8 minutes), en un parfait équilibre entre mélodies accrocheuses et sophistication instrumentale, évoquent parfois le Eloy de Colors ou de Planets. Mind Games se présente donc devant ses auditeurs potentiels, sans faux-semblants ni déguisements, mais avec ses qualités premières, celles qui lui permettent d’offrir à son néo-progressif un visage des plus séduisants.


CRYPTIC VISION : "Of Infinite Possibilities" (66:13) 16 €


Cryptic Vision, rappelons-le, est un groupe américain fondé à l’origine dans la lignée de Kansas. Il aura fallu patienter six ans pour voir arriver dans les bacs leur nouvel album, mais le résultat est à la hauteur de l’attente ! Of Infinite Possibilities est le troisième et dernier volet de la trilogie conceptuelle entamée avec Moments Of Clarity et poursuivie sur In A World, et la confirmation que Cryptic Vision a désormais acquis une personnalité propre. Les influences sont en effet plurielles, plus difficiles à identifier et par là mieux digérées, faisant de Cryptic Vision une formation du niveau de Spock’s Beard : musique énergique, mélodies généreuses, séquences instrumentales copieuses, Of Infinite Possibilities a tout pour s’imposer dans le microcosme progressif ! A noter, cerise sur le gâteau, que David Ragsdale est invité sur l’album.


ECHOLYN : "Echolyn" (2CD digipack) (36:39/35:06) 20 €


Un nouvel opus d’Echolyn demeure un évènement incontournable, surtout quand sept ans le séparent de son prédécesseur. Sobrement intitulé Echolyn, c’est tout de même avec un double album (mais qu’un seul CD aurait pu contenir) que le quintet américain nous revient. Et avec un propos musical dont l’indéniable singularité se marie à une authenticité de tous les instants. Moins rock et/ou immédiat que Cowboys Poems Free et The End Is Beautiful, il se rapproche plus souvent de la mélancolie poignante de Mei (un sentiment renforcé par la présence d’un ensemble de cordes), d’autant plus que les format longs se voient privilégiés (trois morceaux dépassent les 10 minutes). Comme à l’accoutumée, les parties vocales figurent au coeur des débats, mais entre un Ray Weston qui n’a peut être jamais aussi bien chanté, des choeurs toujours aussi travaillés, et la présence de mélodies qui comptent parmi les plus belles que le groupe ait enfanté, difficile de faire la fine bouche. Et les envolées instrumentales, conséquentes malgré tout, n’en sont que plus savoureuses (sur l’épique “Island” en particulier). La classe des plus grands, voilà ce que possède Echolyn, et ce double album en fournit une nouvelle preuve éclatante...


THE FLOWER KINGS : "Banks Of Eden" (Ed. Limitée)
(2 CD digipack) (53:58/42:01) 23 €


Après cinq ans de silence en studio, les Flower Kings font leur grand retour, sans les excès d’antan, puisque ce nouvel album studio est un simple (sauf dans son édition limitée). Mais tout comme pour The Sum Of No Evil en 2007, ce format plus réduit a permis au groupe de se concentrer sur ce qui fait leur force, à commencer par une suite, «Numbers», particulièrement bien construite, qui s’impose au panthéon des compositions fleuries. La suite du disque voit s’enchaîner les mélodies finement léchées, des moments plus lyriques, les soli -surtout dévolus à Roine Stolt-, avec toujours un mélange des genres bien maîtrisé. Dans ce cadre familier, le nouveau batteur, Felix Lehrmann, s’intègre sans difficultés, d’autant que son jeu sait se faire foisonnant. Un retour parfaitement réussi.

PS : l’édition simple CD de Banks Of Eden est également disponible au prix de 18 euros...


FUCHS : "Leaving Home" (74:52) 17 €


Dans la famille Fuchs, comme nous n’avons plus de nouvelles de la mère Inès depuis 10 ans déjà, donnez-nous le père, Hansi ! Auteur ici de son premier album solo, le muti-instrumentiste allemand, délaissant ici ses habituelles activités de producteur, a décidé en quelque sorte de poursuivre l’oeuvre de sa femme, tant les accointances musicales entre les 2 artistes sont flagrantes. Concept album, évoquant le parcours tumultueux d’une famille allemande entre 1920 et 1945, Leaving Home expose un néo-progressif symphonique délicieux et parfaitement en place, mis en chant et rehaussé de réguliers solos (guitares et claviers) par différents intervenants (dont Inès elle même sur un titre, un seul malheureusement). Lé résultat, en 16 compositions enchaînées (de 1 à 8 minutes) évoque assez souvent Pink Floyd, mais avec une indéniable touche allemande, qui offre à La musique de Fuchs une saveur singulière et somme toute assez universelle. Très réussi !


GANDALF'S PROJECT : "Insights" (39:52) 17 €


Originaire de Rome, Gandalf’s Project, constitué de 2 musiciens qui se partagent l’ensemble des tâches, délivre un progressif instrumental pour le coup très éloigné des canons italiens, puisqu’il se pare avant tout d’une dimension atmosphérique et planante. C’est donc davantage du côté de Porcupine Tree (les premiers opus), de Nosound que l’on sera tenté de chercher quelques comparaisons et l’essence de Insights, album obsédant et rêveur à la fois. A découvrir.

 


HARVEST : "Chasing Time" (52:02) 17 €


Et si Harvest était le Anathema espagnol !? Pas impossible, tant de probantes similitudes stylistiques existent entre les 2 formations. Le chant (magnifique !) est certes ici féminin, mais la musique de Chasing Time, entre progressif symphonique, pop classieuse et post-rock velouté, possède un formidable pouvoir de suggestion, à même en effet de rapprocher Harvest de son alter ego anglais. De plus, le groupe ibérique a sorti de sa manche 2 atouts de poids : Steve Rothery et Alan Reed qui, chacun sur un des 10 titres (de 3 à 8 minutes) de Chasing Time, font une apparition remarquée. Histoire que la brillante musique du second album de ces talentueux espagnols se fasse, elle aussi, très vite remarquer par le plus grand nombre !!!

PS : le premier album de Harvest, Underground Community (2009), est également disponible au prix de 17 euros...


LAGARTIJA : "Particelle" (43:36) 17 €


La pochette peut (et va) vous surprendre/déplaire/séduire. Elle le fera d’autant plus quand vous aurez posé une oreille sur le contenu de Particelle. Le second opus de cette formation italienne offre en effet une musique que n’éclaire pas spécialement la pochette en question. Après tout, il est possible d’y déceler un certain anticonformisme artistique, que Lagartija entretient avec un rare brio tout au long de ce formidable opus. Particelle, souvent instrumental mais par ailleurs chanté délicieusement par Sara Aliani, possède cette force évocatrice des musiques visuelles et langoureuses, qui brassent les genres (symphonisme, post-rock, pop, cool jazz, etc.) avec un naturel déconcertant. On pense parfois à Paatos ou Le Dimanche, mais l’ambition instrumentale et la palette sonore (trompette, saxophone, piano) de Particelle place son auteur dans la catégorie des formations au charme indescriptible. Superbe !!


 

NOTTURNO CONCERTANTE : "Canzoni Allo Specchio" (digibook) (44:46) 19 €


Ce groupe italien à la longévité déjà conséquente (plus de 20 ans) sort son cinquième album 10 ans après le précédent (Riscrivere Il Passato en 2002). Pas de quoi soulever les foules donc, mais l’envie intacte de faire partager une musique hors des sentiers battus. Et le fait est que Canzoni Allo Specchio se révèle un très bel album (tant musicalement que formellement d’ailleurs, grâce au magnifique livret illustré par l’artiste italien Ming), assez éloigné des canons symphoniques typiquement italiens, mais à large dominante acoustique et avec la participation de nombreux musiciens offrant ainsi une palette d’instruments pléthorique (guitares, violon, saxophone, clarinette, violoncelle, accordéon). Un voyage musical inhabituel qui mérite le détour.

 


 

OVERHEAD : "Of Sum And Moon" (digipack) (48/40) 17 €


Pour les dix ans écoulés depuis son premier album, le groupe finlandais Overhead a semble-t-il décidé de surprendre son monde. Ce copieux nouvel album est en effet un patchwork de styles et d’influences extrêmement variés, prog traditionnel, mais aussi métal, disco, space rock, pop électro, le tout avec une abnégation de la part du chanteur et une maestria digne de Pain Of Salvation. Of Sum And Moon, destiné davantage aux amateurs de sensations fortes que ses 3 devanciers, n’en demeure pas moins le reflet de la personnalité de son auteur. Simplement, cette personnalité trouve ici de nouvelles facettes et se voit toujours éclairée par des musiciens de très haut niveau, capables de rendre simple (frais et original) ce qui peut sembler compliqué. On appelle cela le talent, non !?

PS : le CD est fourni avec une petite paire de lunettes 3D, permettant de regarder en relief la couverture de Of Sum And Moon. Anecdotique certes, mais amusant durant quelques minutes...


OZ KNOZZ : "True Believer" (48:12) 13 €


Fondé en 1969 à Houston, Oz Knozz n’a pourtant sorti qu’une poignée d’albums, la faute à de (très) longues périodes de léthargie. True Believer est un album facile à décrire, dans la mesure où il suit une même voie du début à la fin de ses 10 compositions (de 3 à 7 minutes). Chantre d’un progressif FM efficace et mélodique, la formation américaine oeuvre en effet sur les terres de Asia, Queen, Saga et autres Journey. La force de cet album, à l’ambition somme toute restreinte, réside dans la combinaison parfaite qui existe entre l’accessibilité des compositions et leur brillante mise en son. Parties chantées et instrumentales s’imbriquent de très belle manière, grâce à d’excellents musiciens que l’on aurait aimé voir dans un contexte plus ambitieux mais qui offrent ici un formidable moment de pomp prog. Jouissif !


 

PANIC ROOM : "Skin" (digipack) (64:12) 17 €


Contrairement à ce qu’on aurait pu croire après la sortie de Satellite en 2010, les anglais de Panic Room n’ont pas choisi la facilité pour la réalisation de son successeur, Skin. Au lieu de se contenter de creuser toujours un peu plus un sillon pop-rock légèrement progressif (mais ô combien agréable et réussi dans le genre), la bande à Anne-Marie Helder a opté pour un propos certes toujours très accessible, mais qui s’est enrichi musicalement et dont la teneur dépasse les cadres étriqués vite adossés à telle ou telle formation. Renforcés à bon escient par un quatuor à cordes, le quintette nous offre 11 compositions (dont la plupart atteignent les 6 minutes) d’une belle densité et parfaitement articulées autour de la voix impeccable d’A-M Helder sans pour autant que les parties instrumentales soient dédaignées. Splendide et largement recommandé !


 

RED SAND : "Behind The Mask" (digipack) (40:43) 17 €


Simon Caron, l’âme de Red Sand, est un personnage particulièrement attachant. Avant tout parce qu’il est talentueux (ça aide à se faire apprécier dans un premier temps, il faut en convenir), mais aussi car il est passionné par l’élaboration et la diffusion de sa musique. Behind The Mask poursuit la quête initiée par Red Sand il y a 8 ans (pour 4 albums) et consistant à recréer la musique (poursuivre la direction musicale plus exactement) que Marillion aurait engendrée si Fish n’avait jamais quitté ce dernier. Evidemment, restreindre Red Sandà cette quête serait injuste, car son propos dépasse le cadre du strict néo-progressif symphonique. Néanmoins, le jeu de guitare, fluide, élégant et inspiré de Simon Caron ramène très souvent la musique de Behind The Mask du côté de Steve Rothery et de ses amis. Au point d’entendre quelques effluves du Marillion des années 80 (“Grendel” notamment), pour ce qui reste et doit rester un hommage subtil et intégré avec intelligence à un ensemble d’un très haut niveau qualitatif.

 


RUSH : "Clockwork Angles" (66:01) 13 €


Cinq ans après Snakes And Arrows et quelques tournées d’envergure, le trio canadien de Rush est de retour et fait parler la poudre ! Clockwork Angels est un album concept, co-écrit par Neil Peart et Kevin J. Anderson (connu en particulier pour ses suites de Dune), basé sur un univers steampunk aussi inventif que déjanté. Côté musique, la qualité est toujours au rendez-vous, avec une certaine diversité qui fait pencher ce nouveau disque tantôt du côté de l’énergique Counterparts, tantôt du mélodique et symphonique Power Windows (les claviers toujours pertinents). Ce dix-neuvième album studio est en tous les cas un record en son genre : connaissez-vous en effet beaucoup de groupes qui, en quarante ans de carrière, ont réalisé autant de disques sans réelle déception ?


LUCA SCHERANI : "Everybody's Waiting" (papersleeve) (44:48) 19 €


Luca Scherani, claviériste de son état et désormais membre ‘officiel’ de la Coscienza Di Zeno, se situe indéniablement au coeur du microcosme progressif italien. Il suffit de constater à combien de projets et d’albums il a participé pour se rendre très vite compte de l’importance du bonhomme dans l’excellente santé actuelle du progressif transalpin. Compagnon de longue date de Fabio Zuffanti (présent ici en invité, parmi une quinzaine d’autres musiciens : violon, violoncelle, trompette, flûte...), Luca Scherani situe sa musique dans le sillage de Hostsonaten, mais avec un style plus coloré, plus rythmé, moins onirique certainement. Everybody’s Waiting, chanté en italien (malgré son titre) par des intervenants ‘femme’ et ‘homme’, est un album séduisant, qui porte le progressif italien symphonique dans toutes sortes de directions (néo-classique et jazzy par moment) en un ensemble d’une grande cohérence. Difficile de ne pas succomber...

 


 

 

SILHOUETTE : "Across The Rubicon" (58:26) (digipack) 17 €


Ayant débuté comme un groupe de néo-prog parmi d’autres, Silhouette, originaire des Pays-Bas, a marqué un grand coup dès son second album, Moods, brillante réussite dans le genre. L’essai est renouvelé sur ce nouvel opus, articulé une nouvelle fois autour d’un concept. La production classieuse sert à merveille une succession de morceaux finement ciselés, aux mélodies toujours prenantes, aux claviers analogiques chaleureux et à la guitare électrique vibrante. Une belle réussite, du niveau des meilleurs Arena ou Knight Area. Du néo-progressif de très haut niveau, assurément !!!


 

 

SQUACKETT : "A Life Within A Day" (46:12) 17 €


Voilà enfin le résultat de la collaboration tant attendue entre Chris Squire et Steve Hackett, deux musiciens légendaires qui s’étaient rapprochés ces dernières années. A la première écoute, on se dit que le disque est avant tout l’œuvre de Steve Hackett : le rôle de son fidèle complice Roger King est essentiel, aussi bien dans la production que dans la composition, et Steve Hackett assume une bonne partie du chant. Mais peu à peu, l’alchimie se dévoile, et l’apport de Squire apporte ce qui manque souvent aux albums d’Hackett en solo : une veine mélodique assurée, des harmonies vocales de qualité, sans oublier des parties de basse pleines de caractère. Le disque se compose d’une dizaine de chansons, mais plusieurs d’entre-elles sont de très belles réussites, et nous permettent tout de même de profiter de séquences instrumentales enlevées, avec des soli parmi les meilleurs d’Hackett.


 

 

SUNCHILD : "Isolation" (digipack) (56:03) 17 €


Le plus ukrainien des artistes progressifs (ou l’inverse, c’est selon) poursuit la construction de son empire musical, avec déjà une dizaine d’albums à son actif sous le nom de Karfagen, Hoggwash (un nouvel album est d’ailleurs en cours d’enregistrement !!) et donc Sunchild. Antony Kalugin, à la manière de Neal Morse, Roine Stolt ou Steven Wilson, possède une créativité incroyable, que certains convertiront en une forme d’onanisme incontrôlé, mais qui au final n’en finit pas de captiver les amoureux du progressif symphonique le plus abouti. Isolation, porté par sa suite titre de 27 minutes, est une nouvelle grande réussite, qui brasse les apports de chacune des décennies de notre mouvement pour en faire un tout harmonieux et jouissif. Que dire de plus, sinon que Kalugin est certainement un génie de la musique et qu’il mériterait une plus large reconnaissance que celle des seuls fans de rock progressif. Mais ce constat, voeu pieux, est valable pour bon nombre d’artistes que nous écoutons à longueur d’année dans un trop grand confinement.

PS : Notez que le premier et double album de Sunchild (The Gnomon - 2008 - 48:08/71:59) vient d’être réédité à l’occasion de la parution de Isolation. Proposé dans un somptueux digipack (avec une pochette légèrement différente de l’originale), il contient 3 bonus (quelques versions de morceaux présents par ailleurs) et s’avère donc également disponible au prix de 20 euros.


 

 

TIMES UP : "Snow Queen" (41:08) 17 €



Voici le genre de formation qui affiche d’entrée la couleur, sans volonté de tromper ses auditeurs potentiels par de subtils subterfuges. Son néo-progressif qui renvoie à ceux de Magenta (celui de Chameleon plus particulièrement) ou Karnataka, offre une formule assez classique : des parties chantées efficaces secondées par quelques belles envolées instrumentales, le tout porté par un dynamisme et un enthousiasme réellement palpables. Et les 6 compositions (de 5 à 9 minutes) de Snow Queen ne déroge pas à cette formule, certes très peu friande de prises de risques intempestives, mais diablement efficace.


 

 

VDGG : "Alt" (61:02) 17 €


Attention, Alt n’est pas vraiment le successeur du réussi A Grounding In Numbers ! S’il l’est d’un point de vue discographique, il ne l’est assurément plus dès que l’on regarde avec attention son contenu, 14 morceaux instrumentaux qui sont le fruit d’un intense travail (réalisé en studio ou lors de sound checks) d’improvisations et d’expérimentations en tout genre. Inutile de préciser donc que Alt est à réserver en priorité à ceux qui jugent Peter Hammill et ses amis capable de rendre ce désert mélodique moins aride qu’il n’y paraît de prime abord. Une expérience à vivre... ou pas...


 

 

VIEUX CARRE : "Eteronimie" (56:21) 17 €


Drôle de patronyme pour cette formation italienne (eh oui !) qui publie ici son deuxième album, 4 ans après Glispiriti Icorpi Elementi. Eteronimie s’avère dans la droite lignée de son prédécesseur, et offre un progressif typique de l’Italie progressive des années 70. Alambiquée, variée, surprenante, interprétée par des musiciens remarquables de précision, la musique de Vieux Carré (rehaussée d’un chant en italien) se découvre au gré des écoutes, le temps de bien repérer et d’assimiler les arcanes des 11 présentes compositions (de 1 à 7 minutes). Eteronimie s’avère en effet assez complexe au départ, dans la tradition de groupes comme Banco, mais la non linéarité des titres offre la garantie de bénéficier d’une musique à la durée de vie conséquente.