Avant-Propos :

L'été est une période quelque peu paradoxale. Alors que les vacances font ralentir le rythme quotidien, le temps consacré à la musique diminue. Le ciel bleu nous pousse dehors, et conduit le progressif à occuper une part plus faible de nos loisirs que lors des autres saisons. Et comme aucun représentant de notre style favori n'est convié à fouler la scène des festivals rock français, renommés ou pas, qui fleurissent un peu partout actuellement, on laissera tranquillement nos oreilles se rafraîchir... Pourtant, cette Sélection de Nouveautés vous prouve qu'il ne faudra pas rester trop longtemps inactif sous peine de laisser filer bon nombres de fantastiques galettes. Et si on ajoute que les nouveaux albums de Echolyn et Spock's Beard sortiront le mois prochain, on comprend très vite que notre passion pour le courant progressif n'est pas une activité saisonnière... A ce propos, si vous êtes intéressé par l'un ou l'autre des opus de ces deux formations américaines, n'hésitez pas à en réserver un exemplaire. Vous l'aurez aisément compris, la bonne gestion des stocks est devenue vitale pour une petite structure comme la nôtre. L'occasion m'est ici donnée de vous remercier chaleureusement pour votre soutien, un soutien que certains d'entre vous nous apportent depuis une vingtaine d'années à présent.

Un grand merci donc, et très bel été à toutes et à tous !!

Olivier (pour Cosmos Music)


PROMOTION

Eté 2015

Dans la limite des stocks disponibles...

 

3 CD à 13 € pièce !!! 

ROZ VITALIS : "Lavoro D’Amore"

SUNCHILD : "Synesthesia"

YAK : "Quest For The Stones"

 


Sélection de Nouveautés (Eté 2015)...

APOGEE : "The Art Of Mind" (digipack) 17 €

BAROCK PROJECT : "Skyline" (digipack) 17 €

TIM BOWNESS : "Stupid Things That Mean The World" (Ed. Limitée 2CD ) 20 €

BREZNEV FUN CLUB : "Il Misantropo Felice" (digipack) 15 €

ERIC BAULE : "Revelations Adrift" (digipack) 17 €

GAZPACHO : "Night Of The Demon" (CD+DVD) 21 €

IO EARTH : "New World" (digipack 2CD) 21 €

MIKE FLORIO : "Reconcile" 17 €

DAVE KERZNER : "New World" (digipack) 18 €

KINETIC ELEMENT : "Travelog" 17 €

LANZETTI ROVERI : "Quasi English" (digipack) 17 €

LEPROUS : "The Congregation" 18 €

M-OPUS : "1975 Triptych" 17 €

NEO PROPHET : "T.I.M.E." (digipack) 17 €

NEXT TO NONE : "A Light In The Dark" (digipack) 18 €

NORDIC GIANTS : "A Séance Of Dark Delusions" (digipack CD+DVD) 18 €

NOSOUND : "Teide 2390" (digipack CD+DVD) 21 €

PURPOSEFUL PORPOISE : "The Water Games" (2CD) 21 €

ROZ VITALIS : "Lavoro D’Amore" 13 €

SEASONAL : "Loneliness Manual" 17 €

SUNCHILD : "Synesthesia" (digipack) 13 €

SUNRISE AURANAUT : "The First Cosmic" (digipack) 17 €

SYLVIUM : "Waiting For The Noise" (digipack) 17 €

TIMES UP : "Sea Of Schemes" 17 €

YAK : "Quest For The Stones" 13 €


 

 

APOGEE : "The Art Of Mind" (digipack) (55:32) 17 €


Apogee fait partie de ces formations prolixes, mais qui peinent à se hisser à un niveau suffisant de crédibilité et de célébrité pour apparaître comme des pièces maîtresses du milieu prog. Ce nouvel (et neuvième !) album d’Apogee, le “groupe” de Arne Schäfer (il est seulement accompagné d’un batteur), également leader de Versus X, permettra peut-être d’infléchir cette malédiction. Il faut dire qu’avec cinq pièces seulement, dont la première frôle la vingtaine de minutes, les arguments sont solides : le propos est classiquement prog, fortement tourné vers la décennie glorieuse des années 1970, et si le chant peut paraître légèrement maniéré, la musique parvient, de par sa force mélodique et ses sonorités vintage, à emporter l’auditeur, d’autant que les soli de guitare, particulièrement, s’avèrent extrêmement réussis.

 

 


BAROCK PROJECT : "Skyline" (digipack) (70:16) 17 €


Barock Project ne serait-il pas devenu une sorte de “Moon Safari italien” ? Cette assertion/interrogation, lue sur Internet, est loin d’être dénuée de fondement et s’avère plus légitime que jamais avec Skyline. Ce nouvel opus, orné d’une délicieuse pochette signée Paul Withehead, montre combien ses auteurs ont la volonté de rendre leur progressif, au départ typiquement italien, le plus universel possible. Le chant en anglais notamment (présent depuis Coffee In Neukölln), mais aussi cette gaieté débordante et omniprésente, renvoient en effet parfois au groupe suédois et à son progressif festif. Skyline, aux 10 compositions (de 4 à 10 minutes) incandescentes (parfois plus Ayreon et Deep Purple que Banco ou PFM), s’offre donc un périple au delà des frontières italiennes, rendant euphoriques et reconnaissants tous les amateurs d’un rock progressif prêt à prendre les armes pour affirmer sa légitimité au sein de la scène rock actuelle ! Quel talent !!

 


TIM BOWNESS : "Stupid Things That Mean The World"

(Edition Limitée 2CD) (42:10/17:51) 20 €


Présenté par son auteur comme le successeur d’Abandonned Dancehall Dreams mais en plus sanguin, en plus électrique, ce troisième opus solo de Tim Bowness, de nouveau accompagné du No-Man-Live Band et de quelques invités prestigieux (Colin Edwin, David Rhodes, Peter Hammil) et bénéficiant d’un mixage signé Bruce Soord (Pineapple Thief), présente une dizaine de compositions certes un peu moins épiques que celles d’Abandonned Dancehall Dreams mais frappées du sceau d’une inspiration mélodique quasi constante et relevées par des arrangements de cordes luxuriants. Ajoutez à cela un propos littéraire toujours aussi sombre et bouleversant incarné notamment par deux accès de violence assez inattendus (“The Great Electric Teenage Dream” et “Press Reset” - incontestables sommets émotionnels du disque) et vous obtenez un album presque aussi indispensable qu’Abandonned Dancehall Dreams.

 


 

BREZNEV FUN CLUB : "Il Misantropo Felice" (digipack) (49:45) 15 €


Collectif musical, constitué d’une vingtaine de musiciens et basé à Milan, Breznev Fun Club propose ici son second opus qui développe une musique néo-classique, aux atmosphères tour à tour complexes et mélancoliques. Ce contraste, garant d’une grande liberté formelle, fait de Il Misantropo Felice (pièce unique divisée en 8 parties) une oeuvre dense et magique qui s’adresse en priorité aux amateurs de la scène de Canterbury, de musique contemporaine et d’un avant-prog zappaïen. Il Misantropo Felice est une oeuvre singulière, envoûtante ou repoussante selon ses goûts et/ou son humeur, mais qui ne laissera personne indifférent.

 


ERIC BAULE : "Revelations Adrift" (digipack) (67:17) 17 €


La scène progressive espagnole n’étant pas des plus fournies, il est toujours agréable de lui découvrir de nouveaux représentants. Eric Baulenas (chant et guitare) a amputé son patronyme de sa dernière syllabe pour former celui de son groupe, dans lequel on retrouve bizarrement un autre Eric (Rovira, à la batterie celui là), en plus de 2 autres musiciens (basse et claviers). Eric Baule, au final, est donc bien le nom d’un groupe, qui propose ici son premier opus, dont les 10 morceaux (de 2 à 10 minutes) s’enchaînent sans coupure ni temps mort... Au programme de Revelations Adrift, un progressif (souvent néo dans la forme) inspiré et vivifiant, qui renvoie à Marillion (première période), Pallas (dernière époque, pour les parties les plus musclées), Harvest (autre formation ibère) ou Pendragon, selon les atmosphères tissées par la guitare de Baulenas, principale ordonatrice de Revelations Adrift... Belles mélodies, rebondissements à gogo, chant plaisant et parcimonieux, voici quelques uns des atouts de Eric Baule pour se faire un nom au sein de la communauté progressive.

 

 


GAZPACHO : "Night Of The Demon" (CD+DVD) (80mn/111mn) 21 €


Gazpacho est désormais une véritable institution, chef de file du courant post-rock, auteur de nombreux albums d’exception. Après un Demon tout aussi abouti, le groupe norvégien a décidé de sortir, à la fois en audio et en vidéo, un témoignage de sa dernière tournée, enregistré aux Pays-Bas au printemps 2014. Si les trois quarts du dernier studio alors en date sont interprétés, le concert est une excellente illustration de la discographie de Gazpacho, plus fourni sur DVD qu’en CD. Les conditions de réalisation sont optimales, la réalisation soignée, et l’émotion se fait ici incandescence. Ne serait-ce que pour le témoignage visuel, ce Night Of The Demon est un bilan d’étape indispensable.

 


IO EARTH : "New World" (digipack 2CD) (49:41/54:43) 21 €


Si vous ne connaissez pas encore ce groupe anglais, la sortie de leur troisième (et double) album va vous permettre de combler cette lacune. Décidés à explorer la face la plus “rock symphonique” de leur musique, les sept musiciens (guitare, claviers, basse, batterie, violon, flûte, saxophone et chant féminin) font ici montre d’un talent au-dessus des normes pour concocter des pièces contrastées, touffues, mélodiques à souhait et d’une grande richesse instrumentale sans qu’aucune longueur ne se fasse ressentir. New World est une oeuvre de poids qui se révèle passionnante de la première à la dernière seconde. Bienvenue dans le nouveau monde d’IO Earth pour un voyage que vous ne risquez pas de regretter !

 

 

 


MIKE FLORIO : "Reconcile" (49:31) 17 €


A la manière de Neal Morse, Mike Florio est un musicien qui ne cache pas, et revendique même, ses valeurs spirituelles, chrétiennes notamment. Dans les 2 cas, que l’on partage ou non ces convictions, le talent est tel que l’on oublie très vite cette information pour se concentrer sur le matériau artistique mis à notre disposition. Ce claviériste-chanteur, auteur en 2006 d’un premier album solo (passé inaperçu) et présent également en invité sur un titre du nouvel opus de Kinetic Element (voir ci-dessous), mérite vraiment que l’on s’attarde sur son cas. Reconcile, constitué de 8 compositions (6 minutes en moyenne), est un petit bijou de progressif symphonique qui évoque clairement le Genesis de la seconde moitié des années 70 (Wind & Wuthering particulièrement), voire les prémices du néo-progressif. Avec ces éléments de comparaison, on ne sera pas étonné non plus de rapprocher parfois la musique de Florio de celle de Monarch Trail. Les parties de claviers, symphoniques en diable et soutenues par un chant dynamique et aérien, sont au coeur de ce superbe Reconcile, très largement consensuel.

 

 


DAVE KERZNER : "New World" (digipack) (78:01) 18 €


Dave Kerzner est un claviériste qui s’est récemment fait remarquer au titre de son rôle majeur dans Sound of Contact, le groupe de Simon Collins, fils de qui vous savez. Désormais revenu à une position de créateur soliste, il signe avec New World un album de grande classe, qui réunit bon nombre d’invités, parmi lesquels Steve Hackett, Heather Findlay, Francis Dunnery, David Longdon ou Nick D’Virgilio. A l’instar d’un Frost*, il s’agit ici de revisiter tout un patrimoine stylistique, celui de Pink Floyd et de Genesis principalement, à l’aide d’une production éminemment moderne. Cela nous vaut aussi bien des chansons efficaces mais pourvues de superbes arrangements, qu’une suite de longue haleine, aux accents orientalisants. Un disque référentiel redoutablement efficace.

 


KINETIC ELEMENT : "Travelog" (70:04) 17 €


Kinetic Element est un groupe américain en activité depuis le milieu des années 2000, mené par Mike Visaggio, claviériste chanteur. En cinq morceaux, dont deux suites tournant autour des vingt minutes, Travelog nous invite à un bain de jouvence, une plongée dans une musique célébrant les grands anciens du prog symphonique (Yes prioritairement, mais aussi ELP et Genesis), en y intégrant diverses sonorités plus folk, hispanisantes ou celtiques. L’ensemble est d’une générosité musicale imparable, une excellente mixture de rock prog comme on les aime ! A ne pas rater !

 


 

 

LANZETTI ROVERSI : "Quasi English" (digipack) (44:01) 17 €


Après avoir oeuvré ensemble dans différents contextes et au sein de plusieurs formations (Mangala Vallis et CCLR notamment), Cristiano Roversi (Moongarden) et Bernardo Lanzetti (Acqua Fragile et PFM) proposent en ce début d’été un album sous leurs seuls noms. De ces 2 personnages, aux forts tempéraments, on ne pouvait qu’attendre une musique haute en couleurs, à l’image de la présente pochette pour le moins originale. Ce duo, entouré de quelques invités (dont le batteur Jonathan Mover), développe un progressif assez chanté (en anglais et en italien, comme le titre invite à le comprendre), porté par la voix délicieuse de Lanzetti et les trouvailles sonore de Roversi. Quasi English est une sorte de boîte de chocolats dans laquelle l’auditeur vient piocher avec bonheur toutes sortes de douceurs musicales, assez accessibles et baroques dans l’ensemble. En 8 morceaux (de 3 à 8 minutes), Lanzetti et Roversi démontre combien leurs personnalités sont solubles et génératrices de très beaux et classieux moments progressifs...

 

 


LEPROUS : "The Congregation" (65:03) 18 €


Quatrième album pour les Norvégiens de Leprous, qui avaient fait leur entrée dans le monde musical par un style allumé et inventif, avant de connaître une forme de normalisation avec leur précédent disque, Coal. Mais attention : le talent est toujours bien présent, il a seulement connu une métamorphose. Pour preuve, The Congregation est un album d’une intensité rare, tout entier porté par le chant habité d’Einar Solberg. Cela nous vaut des mélodies à fleur de peau, portées par une musique puissante et complexe, en particulier sur le plan rythmique. Certes, les développements classiquement prog ne sont guère de mise, mais la musique qui résulte de ce bouillonnement vaut largement le détour par son incandescence.

 

 


M-OPUS : "1975 Triptych" (50:51) 17 €


Constitué de Jonathan Casey (claviers, chant) et Colin Sullivan (guitare, chant), deux amis musiciens ayant joué dans divers cover-bands, M-Opus propose un premier album attrayant. Ce duo irlandais, associé ici à différents instrumentistes, a en effet décidé d’opérer un voyage temporel virtuel au coeur des années 70 et d’en ramener un album typique de cette période. 1975 Triptych, qui porte bien son nom, est constitué de 3 longs morceaux (8, 33 et 9 minutes) et remplit pleinement sa mission en s’inscrivant dans un progressif seventies qui doit beaucoup à Yes, et plus encore à ses cousins américains que furent Ethos, Lift ou Easter Island. Si l’on entend également quelques réminiscences de King Crimson, c’est peut-être dû au fait que Casey fit partie (sous le pseudo de Arch Stanton) plusieurs années du groupe de David Cross. Quoi qu’il en soit, 1975 Triptych répond pleinement au cahier des charges que M-Opus s’était fixé, et devrait ravir tous les amateurs de ce progressif seventies que l’on reconnaît pleinement dès les premières secondes... Que du bonheur !


 


 

 

NEO PROPHET : "T.I.M.E." (digipack) (62:38) 17 €


T.I.M.E. n’est pas à proprement parler le successeur de Monsters (paru en 2009), puisque le patronyme du groupe s’est vu entre temps retirer son “trait d’union”. Neo Prophet, suite à de profonds changements de personnel puisque seul demeure présent le chanteur-bassiste Hans Six, propose donc ce nouvel album en guise de renaissance. Le formidable atout de cette nouvelle incarnation du groupe belge est la présence de 2 musiciens de Quantum Fantay (Pete Mush aux claviers et Tom Tas à la guitare), qui subliment le néo-progressif de T.I.M.E. par leur brio et leur fougue virtuose. Les 9 présentes compositions (de 2 à 15 minutes) évoquent tout aussi bien Knight Area que Pallas ou Grand Tour, et lâche complètement la bride de son inspiration pour marier l’eau et le feu avec grande classe. Excellente retour !!

 

 


NEXT TO NONE : "A Light In The Dark" (digipack) (65:41) 18 €


Attention, préparez-vous à un déluge sonore capable d’éprouver les inconditionnels du progressif le plus bucolique ! Next To None, dont le premier album est produit par Mike Portnoy, est un groupe d’adolescents surdoués, parmi lesquels le propre fils du producteur, qui officie... à la batterie ! Et comme de juste, Next To None décline un hard-prog très inspiré de Dream Theater. Là où il se distingue de ses illustres aînés, c’est par une radicalité plus grande, le chant death occupant en particulier une place conséquente. Le jeu des musiciens est en tout cas très impressionnant, avec de nombreuses séquences instrumentales et des soli souvent très inspirés; quelques touches symphoniques sont même présentes. Un début en fanfare pour un futur grand du genre !


NORDIC GIANTS : "A Séance Of Dark Delusions" (digipack) (42:44+DVD) 18 €


Nordic Giants, duo anglais principalement instrumental déjà auteur de plusieurs EP autoproduits, signe chez Kscope (Steven Wilson, Gazpacho, Anathema, North Atlantic Oscillation) pour la sortie de son premier album, A Séance Of Dark Delusions.
Avec des claviers à serrer le cœur, des percussions subtilement ravageuses, des cuivres aériens, les turbulences créées par Nordic Giants rappellent celles de Sigur Rós, Mogwaï ou Björk tout en étant terriblement personnelles et inventives. Porté par des rythmes venus à la foi des entrailles du monde et de l’éther du cosmos, par des mélodies jamais insouciantes au piano rehaussé de guitare, A Séance Of Dark Delusions délivre une énergie exaltante et une puissance sombre que la beauté des voix des chanteurs invités rend tout simplement irrésistibles.

 


 

NOSOUND : "Teide 2390" (75:23/DVD) 21 €


Ce groupe de post-rock italien signé chez K-Scope risque fort, avec cette nouvelle sortie, de devenir une référence dans son genre. Il faut dire que le live proposé à la fois sur CD et DVD (mais qui propose surtout des versions audio différentes, et non le concert filmé dans son intégralité) s’est déroulé dans un cadre exceptionnel, celui de l’observatoire de Teide aux Canaries, situé à 2390m d’altitude. Honorant tous les albums du groupe, il bénéficie en outre d’une production éclatante, rendant parfaitement justice à une musique tour à tour mélancolique, d’une tristesse colorée, et puissante, les atmosphères planantes se muant alors en véritables ouragans mélodiques. La porte d’entrée idéale pour découvrir le firmament de Nosound...


 

PURPOSEFUL PORPOISE : "The Water Games" (44:29/45:44) 21 €


Cette formation américaine au nom difficilement prononçable est la nouvelle découverte du label d’IQ, GEP. Avec rien moins qu’un double album, leur entrée dans l’univers du prog se fait en fanfare. Il faut dire que pour former son groupe, le guitariste chanteur Alex Cora, à la voix proche de celle de Joff Winks (Sanguine Hum), s’est entouré de pointures : Vinnie Colaiuta à la batterie, Derek Sherinian aux claviers, sans oublier le violon de Ginny Luke, qui permet de souligner la proximité d’avec UK. Le mélange est donc idéal entre séquences instrumentales endiablées, et chansons finement léchées, entre jazz rock et pop prog. Constitué de 2 CD très complémentaires, dont le premier ne contient que 3 titres (21, 11 et 12 minutes) et le second 7 (de 4 à 9 minutes), The Water Games s’avère une superbe entrée en matière !


 

ROZ VITALIS : "Lavoro D’Amore" (56:20) 13 €


Contrairement à ce que laisse présager le titre de cet album (le 9ème !!!) Roz Vitalis est une formation russe à la forte personnalité, au point qu’il semble assez difficile de classer sa musique dans une quelconque catégorie. Si pour certains, ce constat sera rédhibitoire, pour d’autres, il sera au contraire la garantie d’être confronté à un progressif entièrement en accord avec le présupposé de son patronyme et de son cahier des charges originel. Totalement instrumentales, les 11 compositions (de 3 à 8 minutes) de Lavoro D’Amore s’inscrivent ainsi dans un propos musical qui mêlent divers éléments, qu’ils soient symphonique, zeuhlien, folk, post-rock, voire avant-prog... Le tout servi par les claviers du maître de cérémonie, Ivan Rozmainsky, et relayé par une multitude d’instrumentistes, dont un trompettiste et un flûtiste qui colorent merveilleusement l’album. On pourra penser parfois à Isildurs Bane, celui qui s’avère ni le plus expérimental ni le plus symphonique, mais Roz Vitalis fait vraiment partie des groupes qui ne laissent pas indifférent. Et si Lavoro D’Amore est proposé en promotion ici, c’est pour vous permettre de vous risquer à donner une chance à cet album aux mélodies raffinées et aux atmosphères envoûtantes. Très belle réussite.

 

 


SEASONAL : "Loneliness Manual" (57:34) 17 €


Oeuvre instrumentale aux couleurs pastel, Loneliness Manual explore toutes les facettes de l’âme humaine à travers des pièces (11, de 3 à 8 minutes) mélancoliques, rêveuses et nostalgiques qui renvoient au meilleur Lunatic Soul. Maciej Sochon, Mister Seasonal, est un artiste polonais de grand talent, dont Loneliness Manual est déjà le troisième album. La musique cinématique découverte ici, outre sa parenté avec celle de Mariusz Duda, permet de formidables voyages intérieurs que les longues journées estivales suscitent particulièrement... Ambiances floydiennes, arrangements soignés pour relancer continuellement l’intérêt de l’auditeur et inspiration mélodique clairement supérieure, tout concourt à faire de Loneliness Manual un délicieux opus et Seasonal une formation à suivre de très près.

 

 

 


 

SUNCHILD : "Synesthesia" (digipack) (46:58) 13 €


Véritable stakhanoviste du prog ukrainien, Antony Kalugin multiplie les projets musicaux : outre Karfagen et Hoggwash, il anime ainsi Sunchild, qui incarne sa face la plus accessible, la plus pop. Synesthesia, le sixième album de ce groupe, ne déroge pas à la règle, en offrant des chansons très léchées, parmi lesquelles de superbes ballades, emplies d’émotion. Le travail d’arrangeur permet souvent de distinguer les compositions du tout venant de la variété, d’autant que le disque affiche quelques titres plus classiquement prog. Difficile de résister au charme slave de cette galette sensible, au charme capiteux.


SUNRISE AURANAUT : "The First Cosmic" (digipack) (60:10) 17 €


Sunrise Auranaut est le projet d’un artiste russe, Vitaly Kiselev, qui officie entièrement en solo. Ce nouvel album, totalement instrumental comme les deux précédents, propose une musique fortement inspirée de celle du Yes de la première moitié des années 1970. Et pour une œuvre solitaire, le résultat est saisissant de qualité, un festival de claviers analogiques et de parties de guitare typiques de Steve Howe, mais aussi de séquences planantes et toujours bien garnies. Un disque caressant le fan de prog dans le sens du poil, un hommage qui réserve également quelques surprises et apports plus personnels, toujours guidé par une exigence mélodique élevée.

 

 


SYLVIUM : "Waiting For The Noise" (digipack) (44:34) 17 €


Quintette néerlandais qui signe ici son deuxième véritable album, Sylvium propose un concept plutôt dépressif -l’histoire d’un homme sur le point de mourir et habité par la peur- dont il parvient à faire jaillir la lumière. Il faut dire que la musique du groupe coule de source, possédant une fraîcheur mélodique et une pureté musicale, que l’on pourrait rapprocher dans l’esprit du Marillion de Steve Hogarth. Quelques sonorités électro viennent habilement enrichir une prose éclatante de beauté, à la croisée du post-rock, du néo et même du heavy (à la Riverside), qui soutient la gageure de demeurer toujours harmonieuse et équilibrée. Un disque qui a tout pour s’imposer comme une future référence.

 

 

 


TIMES UP : "Sea Of Schemes" (50:18) 17 €


Voici le genre d’albums sortis il y a plusieurs mois et que la frénétique actualité progressive aurait bien pu laisser sur le bord de la route. Heureusement, plusieurs d’entre vous ont repéré cet album, le troisième (seul le précédent avait un peu fait parler de lui) de ce groupe gallois, et me l’ont réclamé à corps et à cris. Contournant les aléas d’une distribution quelque peu erratique, j’ai enfin réussi à faire entrer en stock Sea Of Schemes et son progressif typiquement britannique. Times Up est une formation surprenante et innovante qui, au delà de ses racines néo-progressives, développe une musique d’une grande richesse et d’un non moins grand raffinement. En 6 compositions (de 5 à 11 minutes), Sea Of Schemes explore en effet tous les versants d’un progressif symphonique, tour à tour seventies et moderne, porté par le chant grave de Linda Barnes et les dialogues claviers guitares que viennent relever quelques délicieuses interventions de sax et de flûte. Loin des clichés et des références envahissantes, Times Up s’impose clairement comme une formation au discours fédérateur.

 

 

 


YAK : "Quest For The Stones" (43:30) 13 €



Souvenez-vous, Yak a été fondé en 1982 par le claviériste Martin Morgan mais avait connu un long tunnel de 20 ans avant de reprendre du service au début des années 2000, sous une forme scénique au départ, puis de donner vie à un premier album studio, l’excellent Journey Of The Yak. 7 ans plus tard, voici enfin le successeur de ce dernier, qui nous fait très vite oublier ce douloureux silence. Constitué de 2 longues suites (19 et 24 minutes), Quest For The Stones offre une nouvelle fois un progressif instrumental de grande classe qui renvoie à quelques uns des meilleurs représentants britanniques du genre : Genesis, Camel ou Steve Hackett. La brillance mélodique et l’architecture sonore permettent en effet à Yak de rivaliser avec ses aînés et de s’inscrire dans le sillage des meilleures formations actuelles du genre, celles qui perpétue un héritage sans se l’accaparer ni le dénaturer, mais bien en le plaçant avec légitimité et talent au coeur de ce 21ème siècle. Magnifique !!