Avant-Propos :

Dans l’excellent Zootopie, récent film d’animation des studios Disney, l’un des deux héros (le renard) découvre des CD dans la boîte à gants d’une limousine et, déçu de les trouver dans ce format, fait la moue et lance à son acolyte (la lapine) : “Qui écoute encore des CD ?”. Rien de très surprenant dans cette tirade, l’évolution des conditions d’écoute de la musique a commencé depuis plusieurs années déjà, laissant désormais une place marginale aux supports matériels, notamment auprès des jeunes générations. Pourtant, le CD reste un élément essentiel de la passion qui anime les mélomanes progressifs. Au delà de la qualité d’écoute qu’il apporte aux audiophiles que nous sommes, il est avant tout le meilleur moyen de rétribuer nos artistes favoris. Les sites de streaming, comme Deezer ou Spotify pour ne citer que les deux plus connus, sont des miroirs aux alouettes pour les groupes de notre courant, ne générant pas assez d’écoutes pour obtenir des rétributions décentes. Et on n’évoquera même pas les concerts, qui ne rapportent de l’argent qu’aux plus grands noms progressifs (Steven Wilson, Marillion, Steve Hackett et autres Yes), seuls capables d’organiser des tournées un tant soit peu conséquentes et rentables. Et puis, n’est-ce-pas un intense bonheur que de recevoir un CD par La Poste (si vous passez, au hasard, par Cosmos Music...), de l’écouter attentivement tout en découvrant l'iconographie et le contenu de son livret, et enfin de l’intégrer soigneusement à sa collection personnelle ?! Le rite immuable des mélomanes progressifs en quelque sorte...

Bonne lecture et bonnes vacances à toutes et à tous !

Olivier (pour Cosmos Music)

PS : Cosmos Music sera fermé du 15 au 30 août.


PROMOTION

Eté 2016

Dans la limite des stocks disponibles...

 

2 CD à 13 € pièce !!! 

CIRCULINE : "Counterpoint"

CRYSTAL PALACE : "Dawn Of Eternity"

 


Sélection de Nouveautés (Eté 2016)...

AIRBAG : "Disconnect" (digipack) 17 €

ANDERSON/STOLT : "Invention Of Knowledge" (digipack) 18 €

AYREON : "The Theater Equation" (2CD+2DVD) 29 €

AYREON : "The Theater Equation" (bluray) 25 €

BIG BIG TRAIN : "Folklore" (digipack) 17 €

IL CASTELLO DI ATLANTE : "Arx Atlantis" (digipack) 17 €

CIRCULINE : "Counterpoint" 13 €

COSMOGRAF : "The Unreasonable Silence" (digipack) 17 €

CROMWELL : "Black Chapter Red" (digipack) 17 €

CRYSTAL PALACE : "Dawn Of Eternity" 13 €

CYRIL : "Paralyzed" (digipack) 17 €

DRIFTINFG SUN : "Soul Asylum" 17 €

EGOBAND : "Tales From The Time" 17 €

ELEPHANT TÔK : "Tôk 1 " 17 €

FATES WARNING : "Theories Of Flight" 18 €

FROST* : "Falling Satellites" (mediabook) 19 €

STEVE HACKETT : "The Total Experience" (2CD+2DVD) 25 €

STEVE HACKETT : "The Total Experience" (bluray) 25 €

STEVE HUGUES : "Once We Were, Part One" (digipack) 17 €

HUMAN FACTOR : "Homo Universum" (digipack) 17 €

JPL : "Retrospections, Vol 2" (digipack) 17 €

KARMAKANIC : "Dot" (digipack CD+DVD) 20 €

LOONYPARK : "Perpetual" 17 €

ERIK NORLANDER : "Surreal" (digipack) 17 €

ROBERT REED : "Sanctuary II" (digipack 2CD+DVD) 21 €

RES GESTA : "Odissea" 17 €

TILT : "Hinterland" 17 €


 

 

AIRBAG : "Disconnect" (digipack) (50:28) 17 €


Entre l’album solo de son guitariste et le tour du monde de son chanteur (Asle Tostrup), Airbag a laissé filer trois ans depuis la parution de l’acclamé The Greatest Show On Earth. Disconnect, à l’image de sa pochette sobre et classieuse, montre combien ses auteurs maîtrisent leur sujet. Certes, rien de nouveau sous le soleil norvégien, mais Airbag délivre une nouvelle fois un progressif mélancolique et habité, porté par de somptueux crescendos symphoniques. La guitare de Bjorn Riis, plus gilmourtienne que jamais, est la pierre angulaire du son ‘Airbag’, même si Disconnect (notamment sur le titre d’ouverture) marque l’apparition de quelques arrangements electro du meilleur effet. Comme à l’accoutumée, chant et musique s’imbriquent parfaitement au sein de cette féerie scandinave, narrée en 6 chapitres (de 5 à 13 minutes) passionnants...

 

 


ANDERSON/STOLT : "Invention Of Knowledge" (digipack) (65:02) 18 €


Voilà un album qui fait à lui seul l’événement. Alors que Yes, avant le décès de Chris Squire, avait réussi à produire au moins une œuvre d’importance avec Fly From Here, Jon Anderson, évincé du groupe auquel il est à jamais associé, ne réussissait pas à réaliser des disques suffisamment intéressants. Les choses avaient commencé à changer à partir de sa collaboration avec Jean-Luc Ponty, mais uniquement sur des compositions déjà anciennes. Cette fois, Jon Anderson a pu s’associer avec Roine Stolt, qui lui a concocté un disque sur mesure. Formé de quatre suites de onze à vingt minutes, Invention Of Knowledge, auquel Anderson a collaboré par un vrai perfectionnisme, renoue avec l’univers du Yes d’antan, celui des années 1970. Quel plaisir de redécouvrir la voix d’Anderson, servie à nouveau par un cadre instrumental digne de ce nom, plusieurs musiciens de grand talent étant de la partie (Jonas Reingold, Tom Brislin, etc...). Alors certes, c’est le chant qui est ici maître, même si des développements instrumentaux sont présents, mais comment résister à l’envoûtement d’une telle fontaine de jouvence ?

 


AYREON : "The Theater Equation" (2CD+2DVD) (2CD+2DVD) (186:53) 29 €


Attention, événement sans précédent ! On le sait, les projets qu’Arjen Anthony Lucassen sort depuis maintenant vingt ans sous le nom d’Ayreon sont aussi riches en noms prestigieux que pauvres en témoignages scéniques (citons le Live On Earth de 2003, axé tout autant sur Star One). Le coffret qu’il vient de sortir est donc sans précédent, puisqu’il s’agit de la transposition du double album The Human Equation sous la forme d’une comédie musicale, jouée pendant quatre soirs seulement à Rotterdam en septembre 2015. Pour ce faire, Lucassen a vu les choses en grand : de nombreux chanteurs et chanteuses, souvent ceux du studio originel, à commencer par James Labrie, avec quelques nouvelles têtes, souvent brillantes (Mike Mills ou Anneke van Giersbergen), et même un ensemble choral; des musiciens tout aussi pléthoriques, rock ou folk, et une scène sur plusieurs niveaux. Le résultat est exceptionnel, intense dans son contenu instrumental, brillant dans sa dimension vocale, un spectacle total qui prouve que le projet Ayreon a encore les moyens de nous surprendre !

PS : quelques exemplaires de la version bluray sont également disponibles au prix de 25 €...

 

 

 


 

BIG BIG TRAIN : "Folklore" (digipack) (69:03) 17 €


Big Big Train a su s’imposer, en quelques albums, comme un représentant majeur du rock progressif symphonique et romantique. Et ce n’est pas ce nouvel opus, le neuvième de leur discographie, qui infirmera ce jugement vis-à-vis des talentueux Britanniques. Les neuf nouveaux titres, compris entre trois et douze minutes, sont d’une richesse et d’une variété impressionnantes. Tout semble avoir été conçu en visant la perfection, que ce soit le chant, superbe, les soli, la production finement ciselée, les arrangements multiples, aux nombreux apports orchestraux, faisant fructifier les héritages de Genesis comme de Yes. Big Big Train fait du prog, son prog, et il le fait tellement bien !

 


IL CASTELLO DI ATLANTE : "Arx Atlantis" (digipack) (50:13) 17 €


Le sixième album de ces italiens aura mis 7 ans à nous parvenir. Néanmoins, quand on se rappelle que cette formation créée en 1974, avait attendu près de 20 ans avant de publier son premier opus, on relativise très vite ce silence. Arx Atlantis, constitué de 5 longues compositions (10, 9, 6, 8 et 16 minutes), se situe au coeur d’un progressif typiquement italien, gorgé de chaleur mélodique et de structures recherchées. Quelques touches folkloriques viennent épicer ce progressif symphonique, aux sublimes atmosphères portées par un délicieux violon et de plus classiques dialogues claviers/guitares. Il Castello Di Atlante, du fait peut-être de sa discographie un peu éparpillée d’un point de vue temporel, ne bénéficie pas d’une grande notoriété, mais atteint ici un tel niveau de maturité et d’excellence que cet état de fait doit changer !

 

 

 


CIRCULINE : "Counterpoint" (digipack) (67:09) 13 €


Fondé en 2014 par les membres d’un tribute band dédié au progressif dans son ensemble, Circuline publie en ce début d’été le second opus qu’il nous avait annoncé immédiatement après le sortie du premier. Promesse tenue donc pour cette formation, encore trop peu connue aujourd’hui au regard de ses formidables compétences. D’obédience globalement américaine, la musique de Circuline a ceci d’incroyable qu’elle parvient à offrir un constant et parfait équilibre entre parties chantées mélodiques et de très nombreuses séquences instrumentales. Se situant une nouvelle fois entre Glass Hammer, Djam Karet et le Perfect Beings le plus ambitieux, Circuline développe en 10 compositions (de 1 à 11 minutes) un progressif qui ne se repose jamais sur ses lauriers et qui ose prendre à contre-pied ses auditeurs quand ils se croient en zone de confort. Les quelques touches plus fusion-symphoniques renvoient ainsi à Happy The Man ou au premier opus de UK. Comme sur son prédécesseur, Counterpoint offre la présence d’invités, dont les fidèles Randy McStine (Lo-Fi Resistance) et Matt Dorsey (Sound of Contact), mais bien d’autres encore comme Doug Ott (Enchant) ou le fameux Stanley Whitaker de Happy The Man. La boucle est ainsi bouclée, pour ce Counterpoint qui s’avère la confirmation d’un grand talent.

 


COSMOGRAF : "The Unreasonable Silence" (digipack) (59:23) 17 €


Au fil de ses albums, Cosmograf, le projet solo de Robin Armstrong, a su se faire une place enviable au sein du monde progressif. Et ce n’est pas ce nouveau disque qui infirmera ce jugement positif, bien au contraire ! The Unreasonable Silence bénéficie d’abord de la participation de Nick D’Virgilio, Dave Meros et Nick Beggs, ainsi que de la chanteuse Rachael Harvest. Le concept choisi tourne autour d’une rencontre du troisième type faite par un individu, dont on hésite à conclure à la sincérité ou à la folie... Et musicalement, quel plaisir ! Robin Armstrong est plus que jamais un perfectionniste du son, incluant dans ses compositions moult effets sonores et narrations diverses. Le temps file en un éclair tout au long des titres du disque, autour d’une moelle mélodique et symphonique savoureuse, inspirée tout aussi bien de Pink Floyd et Steven Wilson que du néo-prog. Une superbe réussite de plus !

 

 

 

 


CROMWELL: "Black Chapter Red" (digipack) (55:59) 17 €


Nous allons vous parler d’un temps que les moins de trente ans n’ont pas connu. Celui d’un début des années 1990 où le rock progressif sortait d’une relative traversée du désert, et où certains groupes faisaient figure de nouveaux pionniers. Cromwell, formation allemande, fut de ceux-là. Burning Banners, sorti en 1997, était très marqué par le néo-prog, mais demeura un essai sans lendemain. Leur second album, Black Chapter Red, qui évoque l’époque où l’Europe de l’est était sous influence soviétique, reprend les choses exactement là où elles en étaient restées. La musique demeure très imprégnée de l’héritage d’IQ, et laisse s’exprimer des mélodies attachantes et des passages instrumentaux lyriques, bien mises en valeur par Martin Schnella, membre de Seven Steps To The Green Door, en charge du mastering. Peu de réelle surprise au rendez-vous, mais une plongée dans le passé à tous niveaux diablement touchante.

 

 


CRYSTAL PALACE : "Dawn Of Eternity" (digipack) (59:02) 13 €


Crystal Palace est une formation allemande existant depuis près de vingt-cinq ans, mais qui a connu au fil du temps moult changements de personnel. Désormais pris en charge par Gentle Art Of Music, le label maison de RPWL, le groupe bénéficie d’une plus grande visibilité, leur nouveau disque ayant d’ailleurs été enregistré par Yogi Lang. A la différence de leurs compatriotes de Dante, Crystal Palace, bien qu’influencé par le hard-prog, développe un rock progressif plus varié, évoquant aussi bien le néo-prog que Pink Floyd ou Traumpfad, avec qui ils partagent bien des similitudes. La musique est percutante, mettant davantage en avant les guitares que les claviers, les thèmes souvent réussis, et le choix de nombreux arrangements aux saveurs électro inscrit la musique dans un parti pris clairement moderniste. Un groupe qui gagne à être connu.

 

 


CYRIL: "Paralyzed" (digipack) (60:21) 17 €


Cyril est une jeune formation allemande, qui s’inscrit dans la nébuleuse dont font également partie Seven Steps To The Green Door et Toxic Smile. Elle est animée en priorité par Marek Arnold, en charge des claviers et des instruments à vent, et comprend également Larry B., chanteur de Toxic Smile. On y retrouve toute la verve et la jubilation musicale de Seven Steps : une explosion mélodique, des tempos jouant à saute-mouton, des interventions solistes flirtant avec le jazz et le hard, et des chœurs jaillissant de toutes les directions. Un album passionnant de tous points de vue, qui réussit à merveille la symbiose entre accessibilité et complexité.

 


 

 

DRIFTINF SUN : "Safe Asylum" (57:35) 17 €


L’apparition de Safe Asylum, un an à peine après son devancier qui avait alors brisé un silence de 17 ans, semble montrer que cette formation franco-anglaise a désormais trouvé son équilibre. Mené par le dynamique et sympathique Pat Sanders, Drifting Sun est clairement engagé dans un probant processus créatif qui le conduit à nous offrir un néo-progressif de plus en plus ambitieux et abouti au fil du temps. Safe Asylum, paré d’une superbe pochette (ce qui va aider à considérablement crédibiliser sa musique), s’avère ainsi un peu plus sombre et complexe que Trip The Life Fantastic, mais offre toujours cette alternance de parties chantées mélodiques et accessibles (l’excellent Peter Falconer) et de séquences instrumentales bien plus aventureuses. Cette dualité, parfaitement maîtrisée, permet aux 10 compositions de Safe Asylum (de 1:11 à 10:42) de porter haut et fort les couleurs de ce néo progressif pleinement mature. Sans oublier une production une nouvelle fois de haute volée, garant d’un son clair et puissant...

 

 

 


EGOBAND : "Tales From The Time" (76:49) 17 €


Voici un retour inespéré à double titre ! Non seulement, car l’on croyait ce groupe italien, ayant publié quelques opus dans les années 90, mort et enterré définitivement, mais surtout car Tales From The Time est d’assez loin le meilleur à ce jour de ses auteurs. Ce dernier rompt donc un silence de plus de 15 ans pour délivrer un néo-progressif bien plus abouti que celui qu’on lui avait connu jusqu’alors. Egoband a fait de sérieux progrès durant ces longues années, et l’ambition instrumentale de ce nouvel album, correlée à des parties chantées à présent parfaitement maîtrisées, permettent de découvrir un propos de haute tenue. Sorte de Eloy italien désormais, notamment par cette capacité à faire cohabiter de longues séquences instrumentales (les 2 plus longs titres -10 et 13 minutes- sont dénués de paroles) où claviers et guitares se partagent l’espace de manière peu ou prou démocratique. Découvrir une version aussi améliorée d’un groupe que l’on croyait disparu, en tout cas définitivement abonné à la seconde division progressive, devrait susciter un bel enthousiasme autour de ce quatuor italien.

 

 


ELEPHANT TÔK : "Tôk 1" (41:43) 17 €


Projet mené par Daniel Jeand’heur, batteur principalement connu pour sa collaboration avec feu One Shot, Elephant Tôk est la toute dernière nouveautés du label Soleil Zeuhl. Tôk 1 s’inscrit logiquement dans un mélange de progressif crimsonnien et de fusion explosive. Mené par une basse ronflante, un piano électrique sensuel, des cuivres acérés et une batterie explosive, le premier album de ce collectif chamarré évoque bien sûr One Shot, mais la présence de quelques parties chantées sous une forme slam/rap rend l’approche quelque peu inédite pour les mélomanes progressifs que nous sommes. Malgré tout, le résultat est réellement attirant, tant ces différents métissages se font avec naturel et talent. Néanmoins, si vous demeurez malgré tout sceptiques, sachez qu’un code de téléchargement est fourni en bonus avec le CD, permettant d’obtenir une version instrumentale de Tôk 1. De quoi contenter tout le monde au final...


 

 

FATES WARNING : "Theories Of Flight" (52:23) 18 €


Fates Warning, qui fait partie des formations pionnières du hard-prog dans les années 1980, semble avoir repris un rythme de croisière dans ses réalisations studio. Après un hiatus de neuf ans, Darkness In A Different Light en 2013 marquait le retour du groupe de Jim Matheos, longtemps investi dans le projet OSI. Avec Theories Of Flight, on retrouve ce métal progressif intelligent et contrasté, capable d’une finesse toute floydienne et d’une puissance implacable. La musique des Américains est toujours extrêmement travaillée, peaufinée, n’oubliant jamais la composante mélodique. Une belle démonstration de prog, tout simplement.

 

 


FROST* : "Falling Satellites" (mediabook) (55:54) 19 €


Falling Satellites signe le grand retour de Frost*, le super-groupe fondé par Jem Godfrey voici maintenant dix ans. Depuis 2008, aucune production studio à proprement parler n’avait été réalisée, mais la formation continuait à exister et à jouer : pour preuve, l’excellent live en studio The Rockfield Files, qui avait permis de découvrir la composition du Frost* actuel. Désormais, Jem Godfrey est donc entouré, en plus du fidèle John Mitchell, de Nathan King à la basse et de Craig Blundell à la batterie. Falling Satellites, pour résumer, pourrait être décrit comme le croisement entre Milliontown et Experiments In Mass Appeal, les deux précédents studios de Frost*. Mais ce qui saute littéralement aux oreilles, c’est l’énergie musicale déployée par le quatuor, digne de Spock’s Beard à son meilleur. L’impact pop se combine à une grande richesse dans les arrangements (voix multiples, soli divers...), d’autant que les six derniers morceaux du disque forment en réalité une suite d’une trentaine de minutes, sur laquelle Joe Satriani vient livrer une contribution.

 


STEVE HACKETT : "The Total Experience - Live In Liverpool" (2CD+2DVD) (74/79+2DVD) 25 €


Ce nouveau coffret live de Steve Hackett peut de primer abord sembler redondant avec ceux qui sont parus ces dernières années, mais en réalité, il contient suffisamment de nouveautés pour satisfaire le fan le plus exigeant comme l’amateur le plus ouvert. Dans un cadre plus sobre que le Royal Albert Hall, le guitariste est entouré de ses musiciens habituels, avec un petit nouveau en la personne d’un certain Roine Stolt à la basse ! Généreux, ce concert enregistré dans des conditions optimales comprend certains classiques, de Steve Hackett en solo («Every Day», «Ace Of Wands») ou de Genesis («Firth of Fifth»). Mais son principal intérêt est ailleurs : dans les nombreux extraits de l’excellent Wolflight, dernier studio en date de l’artiste; dans les versions extraordinaires de certaines de ses compositions (magnifique «Shadow Of The Hierophant»); dans les titres plus rares de Genesis, enfin («Get’em Out By Friday», «After The Ordeal», «Cinema Show»). The Total Experience se révèle ainsi totalement indispensable !

PS : quelques exemplaires de la version bluray sont également disponibles au prix de 25 €...

 


STEVE HUGUES : "Once We Were, Part One" (77:01) 17 €


Steve Hughes est un artiste encore peu connu d’un large public progressif. Batteur, en particulier pour Big Big Train, Kino ou The Enid, il est également multi instrumentiste, chanteur et compositeur. Son nouvel album illustre à merveille ce talent foisonnant. Il est construit autour d’une histoire de science-fiction ambitieuse, celle d’un individu venant du futur et vivant plusieurs existences. Les neuf titres, dont un «Summer Soldier» de trente-trois minutes, révèlent en effet une richesse mélodique et symphonique peu commune, déclinée dans des thèmes solaires et réjouissants. Bien sûr, les partitions rythmiques sont particulièrement travaillées, mais le reste de l’accompagnement instrumental réserve de superbes moments, de claviers, guitares ou violon. Il y a une fraîcheur et une profondeur dans ce Once We Were, Part One, gage d’une reconnaissance large pour son créateur, ce qui ne serait que justice. Vivement la suite, déjà annoncée pour décembre !

 


 

HUMAN FACTOR : "Homo Universum" (digipack) (50:26) 18 €


Il y a 4 ans, le premier album de cette jeune formation russe, fondée en 2011, avait attiré notre attention par son post-rock mélodique et inspiré. Son successeur enfonce le clou et prolonge même ce propos vers des contrées plus typiques de notre genre de prédilection. Déjà très pénétrante sur 4 Hm.f, mais plus encore aujourd’hui par sa puissance thématique, la musique de Homo Universum offre ainsi davantage un progressif spatial et sophistiqué qu’un simple post-rock lumineux. Les 7 présentes compositions (de 6 à 9 minutes) s’avèrent une nouvelle fois instrumentales et promptes à offrir de nombreux rebondissements. Human Factor est également constitué d’excellents musiciens (la section rythmique est au diapason des solistes !), lui permettant de concrétiser avec brio la haute voltige de sa musique...


 

JPL : "Retrospections Vol 2" (digipack) (54:04) 17 €


En 2008, Jean-Pierre Louveton, guitariste et leader de Nemo, sortait un disque solo réjouissant, intitulé Retrospections Vol. I. Il aura donc fallu attendre huit ans pour découvrir son successeur, et le plaisir fonctionne de nouveau à plein ! Le disque mélange inédits et titres figurant déjà sur des albums antérieurs à 2005 des groupes de Jean-Pierre Louveton, balançant entre chansons et instrumentaux. L’ensemble est plus sobre, plus intimiste, mettant parfaitement en évidence la sincérité du vocaliste et le feeling redoutable du musicien. On se ballade dans tout ce qui caractérise la signature stylistique de Louveton, une ouverture aux autres, une volonté de syncrétisme musical, et un engagement acéré sur l’état du monde.

 


 

KARMAKANIC : "Dot" (CD+DVD digipack) (50:17+DVD) 20 €


C’est à un voyage au cœur de l’univers, de la finitude humaine et de la relativité de notre place dans le cosmos, que ce cinquième album studio de Karmakanic nous convie. Inspiré par Carl Sagan, Jonas Reingold a composé un disque émouvant et flamboyant, dont le plat de résistance n’est autre qu’une suite de près d’une demie heure, divisée en deux parties, «God The Universe And Everything Else No One Really Cares About» (ouf !). Toujours baignée de symphonisme et d’esprit jazzy, la musique de Karmakanic est cette fois plus lyrique que jamais, aussi belle et légère que des nuages s’effilochant au firmament.

 

 

 


LOONYPARK : "Perpetual" (46:04) 17 €


Orné une nouvelle fois d’une superbe pochette signée Leszek Kostuj, Perpetual fait monter d’un cran encore son auteur dans la hiérarchie des meilleures formation polonaises du moment. Toujours ancré dans un néo-progressif assez typique du pays qui l’a vu naître, Loonypark possède un atout majeur en la personne de sa chanteuse, Sabina Godula-Zajac, dont l’organe vocal est toujours aussi exceptionnel par les contrastes qu’il offre dans son expression. Et comme ses 9 compositions (5 minutes en moyenne) démontrent un savoir-faire instrumental en très net progrès, Perpetual s’avère au final un parfait équilibre entre les envolées claires et puissantes du chant et les séquences instrumentales menées principalement par le claviériste Krzysztof Lepiarczyk. Entre Millenium et Hipgnosis, Loonypark s’impose donc de plus en plus comme un groupe avec lequel il faut compter.

 

 

 


 

ERIK NORLANDER : "Surreal" (digipack) (56:16) 17 €


Si le claviériste américain Erik Norlander avait été actif ces dernières années dans le cadre de son groupe Galactic Collective, des nouvelles réalisations des Rocket Scientists ou de Lana Lane, son épouse, il n’avait pas sorti de véritable album solo original depuis plus de dix ans. Avec Surreal, il développe encore davantage son univers, tantôt mélancolique, tantôt plus offensif, où les claviers analogiques règnent en maîtres. Ce qui fait la force de cette musique majoritairement instrumentale (seule une partie du morceau éponyme est chantée), c’est à la fois sa mise en son, extrêmement soignée, et son attachement à des mélodies puissantes. Surreal, sans révolutionner le style de Norlander, en constitue la porte d’entrée idéale.

 


ROBERT REED : "Sanctuary II" (2CD+DVD digipack) (105:19) 21 €


En 2014, Robert Reed, artiste gourmand, investi dans de multiples projets, avait décidé de rendre hommage à la musique unique élaborée par Mike Oldfield dans les années 1970. Sanctuary évoquait ainsi furieusement Tubular Bells et Hergest Ridge. Avec Sanctuary II, Robert Reed poursuit dans la même veine, puisque deux longues suites sont de nouveau au programme. Musicalement, les atmosphères évoquent davantage Ommadawn et Incantations, la principale nouveauté tenant à la participation d’un vrai batteur, et pas n’importe lequel qui plus est : c’est rien moins que Simon Phillips qui officie ici, lui qui a longtemps été un collaborateur de Mike Oldfield. L’album lui-même est complété par un second CD comprenant inédits et mixages alternatifs, ainsi que par un DVD intégrant l’album en 5.1 et diverses vidéos. Incontournable pour tous ceux qui rêvent encore d’un sursaut artistique de Mike Oldfield !

 

 


RES GESTA : "Odissea" (73:54) 17 €


Groupe formé dans les années 80, Res Gesta aura mis 30 ans avant de publier son premier opus. La chose n’est plus si rare de nos jours, et c’est donc sans enthousiasme particulier que l’on découvre Odissea. Pourtant, ce dernier est une franche réussite, qui revisite l’histoire du rock progressif italien avec un indéniable souci de modernité. Le panorama, aperçu à travers 11 délicieux points de vue (de 4 à 9 minutes), est réellement superbe, nous permettant de découvrir des paysages escarpés ou idylliques. Res Gesta impose son progressif, souvent néo-symphonique mais parfois porté par une énergie communicative et des mélodies soignées au sein de structures recherchées. Voici un album captivant, proche parfois de Nuova Era ou de Mangala Vallis, dont la modernité et la forte variété thématique devraient séduire la plupart d’entre vous... Très belle surprise.

 

 

 

 


TILT : "Hinterland" (55:34) 18 €


Cette nouvelle formation, menée notamment par Robin Boult, David Stewart et Steve Vantsis, connus pour avoir œuvré avec Fish ces dernières années, propose son premier opus, qui aura connu une gestation de plus de 5 ans. Hinterland, qui voit également le concours de John Beck (It Bites) et John Mitchell (Arena, Lonely Robot), offre un néo-progressif dynamique et inspiré qui impose ses 8 compositions (de 4:29 à 9:04) avec force et naturel. Steve Vantsis, qui a soit dit en passant composé une grande partie de 13th Star et de Feast Of Consequences, les 2 derniers opus du poisson écossais, est clairement le maître d’œuvre du projet et fait preuve d’un perfectionnisme dont chaque seconde de cet opus est le témoin. La musique développée par Tilt s’inscrit ainsi dans le sillage d’un progressif moderne, typiquement anglais, parfaitement chanté (Paul Dourley) et qui renvoie à des formations comme Arena, It Bites ou Frost. Ces quelques références, citées avant tout pour vous guider, ne doivent néanmoins pas être prises au pied de la lettre, car Hinterland mérite bel et bien d’être appréhendé pour ce qu’il est : un album dont l’efficacité est proportionnelle aux talents de ses musiciens.