Avant-Propos :

Désolé pour l’édition tardive de cette première Sélection de l’année, mais des problèmes liés à l’hébergement de notre site Internet nous ont compliqué la vie durant de longs jours. Heureusement, ces petits soucis semblent désormais derrière nous, et il est temps à présent de vous présenter toutes les excellentes nouveautés que 2009 a d’ores et déjà engendrées. La créativité au sein de notre courant est toujours aussi forte et étonnante; une anecdote me revient d’ailleurs à l’esprit, éclairant d’une certaine façon combien le mouvement progressif semble insensible aux oiseaux de mauvaises augures qui tournent au dessus de sa tête depuis la fin des années 70. Octobre 1989, l’un des tous premiers concerts français (au Transbordeur, près de Lyon) de Marillion avec Steve Hogarth vient de se terminer. Nous sommes quelques uns à discuter de la prestation du groupe anglais et de son chanteur en particulier. Si ce dernier a globalement fait bonne impression, plusieurs des personnes présentes annoncent néanmoins clairement que le groupe ne survivra pas bien longtemps au départ de Fish... 20 ans plus tard, on sait ce qu’il en est de ces prédictions fumeuses à la Elizabeth Teissier...
Vous le voyez, tel un Highlander musical, le rock progressif semble “éternel” et ne pas craindre les prédictions les plus funestes à son encontre, lui permettant même d’apparaître “artistiquement” plus fort après chacune des épreuves qui jalonnent son existence... Nulle raison alors de nous inquiéter de son sort !?! Tout cela paraît trop beau pour être vrai, et pourtant... Lisez les pages qui suivent, et vous conviendrez avec moi que le courant progressif se porte à merveille...

Bonne année à toutes et à tous !

Olivier Pelletant (pour Cosmos Music)


Promotion Janvier-Février 2009

Jusqu'au 20 février 2009 !!!!

Dans la limite des stocks disponibles...

 

2 CD à 14 € pièce !!! 

3RDEGREE : «Narrow Caster »

XII ALFONSO : «Under»

 


La dernière Sélection de Nouveautés (Janvier-Février 2009)...

3RDEGREE : "Narrow Caster" (48:05) 14 €

BITTERTOWN : "Scenes From The Box" 17 €

CAGE : "Secret Passage" 16 €

CAST : "Originallis" (4CD) 23 €

CENTRICA : "Centrica" 17 €

DANTE'S INFERNO : "The Divine Comedy" (4CD) 38 €

DIRECTION : "Est" 17 €

INDEX : "Ao Vivo" (DVD) 25 €

JEAVESTONE : "Spices, Species And Poetry Petrol" 17 €

KATAYA : "Canto Obscura" 17 €

LÜÜP : "Distress Signal Code" 16 €

MANNING : "Number Ten" 17 €

NEMO : "Barbares" 17 €

THE OTHER SIDE : "A Higher Vantage Point" 17 €

THE REASONING : "Dark Angel" 17 €

Raimundo RODULFO : "Mare Et Terra" 16 €

RSC : "Aka Flyrock" 17 €

SEVEN DAYS HUNT : "File This Dream" 17 €

SPACED OUT : "Evolution" 17 €

TIME TRAVELLER : "Chapter I & II" 17 €

CLAIRE VEZINA : "Cyber Neptune" 17 €

XII ALFONSO : "Under" 14 €


3RDEGREE : "Narrow Caster" (48:05) 14 €

3Rdegree est une formation dont vous avez failli ne jamais entendre parler, si ce n'était pas le cas bien sûr avant de lire ces lignes. Après la publication d'un unique CD paru en 1996, le groupe new-yorkais s'était en effet séparé l'année suivante, pensant avoir scellé avec ce premier album sa jeune carrière musicale. Pourtant, dix ans plus tard, 3Rdegree a repris du service , découvrant avec son nouveau chanteur George Dobbs une formidable source de motivation pour retrouver le chemin des studios. Narrow Caster s'avère d'emblée un excellent album, offrant un progressif américain assez typique, en ce sens que les harmonies vocales (superbes et fécondes) prennent une place non négligeable dans le charme extrême de cet opus, sans oublier un propos dense et mélodique, gorgé de breaks et d'envolées instrumentales des plus probantes. Impossible au final de ne pas penser à Echolyn ou à Spock's Beard, mais 3Rdegree ne laisse pas ses influences prendre trop de place dans leur progressif assurément singulier. Superbe !


BITTERTOWN : "Scenes From The Box" (72:38) 17 €

Cela faisait plusieurs mois que David Robinson, patron du label anglais F2 Music, nous parlait de Bittertown et de son mentor, Tom Janssen, en nous louant le grand talent de ce dernier. La découverte de Scenes From The Box a donc suscité une grande curiosité de notre part puis très vite la confirmation des compétences annoncées. Le bonhomme, néerlandais et bassiste de son état (mais habile avec bien d'autres instruments), s'est entouré de bon nombre de musiciens pour donner vie à un superbe concept-album (14 morceaux enchaînés) de prog symphonique qui oscille constamment entre velléités 'seventies' et neo-progressives, à la manière du Camel dernière époque par exemple. Scenes From The Box apparaît ainsi comme une oeuvre délicate et subtile qui nous délivre des séquences changeantes et parfaitement agencées. La présence de plusieurs chanteur(se)s, conférant parfois une dimension 'opera-rock' à l'ensemble, finit de rendre la découverte de Scenes From The Box tout simplement indispensable.

 


CAGE : "Secret Passage" (43:37) 16 €

Faisant enfin suite au CD compilatoire (excellent, d'où notre impatience à découvrir le présent album !) paru il y a 3 ans et reprenant des morceaux datant de 1987 à 1994, Secret Passage apparaît donc en ce début d'année pour entamer réellement la discographie du groupe italien. Au programme, 8 courtes compositions (de 3 à 7 minutes) qui prennent de l'envergure au fil des écoutes pour déboucher au final sur un progressif symphonique aux teintes parfois jazzy (la basse y est pour beaucoup), le rapprochant par exemple de celui de Ain Soph. On pense également parfois à The Watch, par les velléités "genesisiennes" de Secret Passage, notamment quand le chanteur fait son apparition même si le propos est très largement instrumental dans l'ensemble. Secret Passage s'avère donc la confirmation d'un indéniable talent, capable de faire de Cage un groupe qui compte au sein du microcosme progressif, et qui compte sur vous pour lui permettre de poursuivre son indéniable ascension...


CAST : "Originallis" (49:08/44:21) 23 €

Le retour des Mexicains de Cast s'effectue par le biais d'un nouveau double album studio fort d'une bonne quinzaine de titres, compris entre dix secondes et douze minutes, dans la lignée du précédent double de 2006, Mosaïque... Le propos demeure fidèle au rock progressif symphonique qui a fait la réputation du groupe mené par Alfonso Vidales, à base de claviers genesiens, de guitares lyriques, de chant diversifié et d'arrangements riches et variés, flûte, trompette, saxophone, clarinette, etc... Un must !


 

CENTRICA : "Centrica" (52:31) 16 €

Attention, révélation en vue ! En provenance d'Italie, voici une formation à quatre (claviers, guitare, basse et batterie) entièrement instrumental, qui délivre un prog musclé d'une grande richesse, mâtiné de jazz-rock, à travers des compositions relativement étendues (entre six et neuf minutes, essentiellement). Les musiciens assurent, et ça s'entend, sans que les soli ne noient le travail mélodique. Un groupe qui démarre fort, avec tout le potentiel pour garantir sa place parmi les valeurs sures du genre.


DANTE'S INFERNO : "The Divine Comedy" (71:38/64:58/55:15/55:19) 38 €

Comme si il fallait toujours aller plus loin, le label finlandais Colossus livre ici son nouveau projet, quatre CDs (!!) et plus de quatre heures de musique, consacrés au premier volet de la Divine comédie de Dante Alighieri, qui en comprend tout de même trois ! Cette fois, le format imposé aux divers groupes participants tranche avec les fameuses suites de vingt minutes, puisque les morceaux commandés tournent autour des sept minutes, tout en restant fidèle à l'utilisation exclusive d'instruments analogiques des années 70. Il faut dire que les formations sollicitées sont pas moins de trente-quatre, parmi lesquelles on peut citer Ars Nova, Tempano, Little Tragedies, Combination Head, Lady Lake, Willowglass, Sinkadus, Brighteye Brison, ainsi que les Français de Nemo. On l'aura compris, cette sortie de début d'année est tout simplement incontournable !


DIRECTION : "Est" (48:12) 17 €

Après 3 albums autoproduits, qui avaient démontré le fort potentiel de son auteur, Direction franchit un nouveau pallier en signant chez Unicorn. Le label canadien, connu pour son goût très sûr, offre ainsi une chance au groupe de Marco Paradis d'étendre son public et de se faire entendre aux quatre coins du monde progressif. Musicalement, Est offre 8 délicieuses compositions symphoniques et bucoliques, aux atours mélodiques certains (l'esprit de Genesis n'est jamais très loin) et que le chant en français habille d'une séduisante dimension poétique. Direction s'inscrit donc dans le sillage d'Harmonium, mais aussi de Jellyfiche (autre formation de l'écurie Unicorn) au regard de la modernité sonore de Est. Belle réussite !


INDEX : "Ao Vivo" (DVD) (120 mn) 25 €

Trois ans après leur dernier album-studio, les brésiliens de Index publient un DVD bien sympa, bénéficiant d'une grande qualité sonore et visuelle. Au programme de Ao Vivo, 10 morceaux (pour 90 minutes de musique) issus de chacun des 3 opus du groupe. Visiblement heureux d'être sur scène, les musiciens d'Index déroulent leur progressif symphonique typiquement brésilien, aidé en cela par la présence charismatique du violoniste Kleber Vogel du groupe Quaterna Requiem. En guise de bonus, 30 minutes consacrées au making-of du DVD, à la découverte de la discographie commentée du groupe, ainsqi qu'à de nombreuses photos...


JEAVESTONE : "Spices, Species And Poetry Petrol" (59:26) 17 €

On écoute du prog pour découvrir de temps en temps des albums comme celui-ci ! Deuxième opus (le premier va être réédité au mois de mars prochain) de ces finlandais originaux, Spices, Species And Poetry Petrol (tout est dit dans le titre !) est tout entier plongé dans l'esprit des années 70, reprenant ainsi à son compte les démarches de formations comme Black Bonzo ou The Brimstone Solar Radiation Band. Se définissant comme du progressif pyschédélique avant toute chose, le propos de Jeavestone éclate très vite tous nos repères, mais sait ne jamais perdre ses auditeurs pour autant en cours de route. Tour à tour bucoliques, nerveuses, jazzy, atmosphériques ou typiquement progressives, les 9 présentes compositions (de 1 à 10 minutes) indiquent clairement combien leur auteur est des plus talentueux. Au final, et pour être certain d'avoir été clair, sachez que Spices, Species And Poetry Petrol est un album consensuel, dans le sens le plus positif que puisse avoir ce terme...


KATAYA : "Canto Obscura" (47:20) 17 €

Voilà le genre d'album qui va ravir les amateurs de progressif symphonique, tout à la fois spatio-folklorique et gorgé de sublimes mélodies. Imaginez le meilleur Gandalf, croisant la route de Camel, d'      Asturias et de Mike Oldfield, et vous aurez une petite idée de ce que vous propose Kataya sur son premier opus. Canto Obscura, constitué de 12 compositions (de 1 à 7 minutes), s'avère donc bien la petite perle que les amateurs des groupes sus-cités vont écouter en boucle. De délicieux développements instrumentaux, agrémentés parfois de non moins délicieuses vocalises, structurent donc cet excellent opus qui s'avère le meilleur antidote à la sinistrose ambiante. Magnifique !


 

 

LÜÜP : "Distress Signal Code" (57:54) 16 €

Mené par un musicien grec, Stelios Romadialis, Luup se situe à la confluence de la musique classique et du progressif torturé de Van Der Graaf Generator et King Crimson. Entouré d'invités talentueux, dont David Jackson, Romadialis donne naissance à des compositions ambitieuses, longues et bien remplies en improvisations jazz, ambiances plus crépusculaires à base de mellotron ou quasi expérimentations électro, sans oublier un chant féminin ensorcelant. Un premier disque vivement conseillé !


MANNING : "Number Ten" (63:19) 18 €

A la manière d'un JP Louveton en France, Guy Manning est un artiste largement sous côté au regard de son immense talent ! Et dire qu'à chaque album (ou presque), le bonhomme a réussi à offir un art davantage abouti, parvenant sur le dernier en date, le dixième donc (au titre idoine), à un propos dont il va être bien difficile de reprocher quoi que ce soit. Formellement impeccable, tant au niveau de la production que des musiciens (plus de 10, au premier rang desquels Andy Tillison bien sûr !) lui donnant vie, Number Ten développe à nouveau un progressif folko-symphonique (entre Jethro Tull et Gordon Giltrap), mais en le portant à un niveau inégalé à ce jour pour Manning. En 8 compositions (de 5 à 16 minutes), ce dernier délivre la quintessence d'un art totalement abouti.


NEMO : "Barbares" (68:07) 17 €

Si l'on devait nommer une figure de proue actuelle au courant progressif héxagonal, nul doute que JP Louveton (sorte de Neal Morse ou de Roine Stolt français) serait un postulant des plus crédibles. Non seulement car le bonhomme est des plus prolifiques, tant en solo qu'avec son groupe, mais surtout car les albums proposés traduisent au fil du temps des progrès réguliers traduisant une maturation pleine et achevée. Ce nouvel album de Nemo corrobore ces impressions très vite en proposant un progressif qui, tout en se fondant sur une tradition française (le chant dans notre langue bien sûr, et aussi l'influence du Ange des 'seventies') ne se prive pas de la dépoussiérer quelque peu et de lui offrir un visage bien moins suranné, plus moderne donc mais aussi plus universel. Tout à la fois poétiques, symphoniques, vivantes et musclées, les 6 compositions (10,7, 7, 10, 7 et 25 minutes) de Barbares montrent bel et bien un Nemo au sommet de son art, à même de fédérer le plus grand nombre. Il serait temps que Nemo connaisse la consécration qu'il mérite !


THE OTHER SIDE : "A Higher Vantage Point" (54:26) 17 €

Voilà certainement l'une des meilleures surprises de ce début d'année, en ce qui nous concerne bien sûr car l'album est sorti il y a plusieurs mois déjà. The Other Side, formation américaine emmenée par le claviériste Alan Mallery et complétée par un bassiste et un batteur, annonce d'entrée la couleur. Le trio,en osmose totale, offre un somptueux progressif, éminemment 'seventies' et qui comblera les amateurs de cavalcades synthétiques en tout genre. Même si le toucher de Mallery le rapproche avant tout de Tony Banks, les compositions de A Higher Vantage Point ne manquent pas d'évoquer également Happy The Man, ELP et même (logiquement) Camel sur le titre dédié à Peter Bardens. Fluidité et écriture soignée se complètent ici pour donner vie à une oeuvre haut de gamme ! Magnifique !


THE REASONING : "Dark Angel" (51:35) 17 €

Un an et demi après leur premier opus (l'excellent Awakening), voici donc le retour du sextette anglais comptant en son sein pas moins d'une chanteuse (l'ex-Karnataka Rachel Cohen) et deux chanteurs (également guitariste et claviériste respectivement). Sans doute pressé de battre le fer pendant qu'il était encore chaud, le groupe offre une nouvelle fois des compositions rock et mélodiques à souhait, plus personnelles (entendez par là moins influencées par Pink Floyd en particulier) et toujours aussi parfaitement mises en voix. Autant dire que si vous avez apprécié le premier, vous aimerez au moins autant celui-là, et si vous ne les connaissez pas, il est grand temps d'essayer car un groupe qui associe aussi bien chant et musique n'est pas si fréquent de nos jours.


Raimundo RODULFO : "Mare Et Terra" (61:07) 16 €

Raimundo Rodulfo est un guitariste originaire du Venezuela qui a déjà livré quelques oeuvres instrumentales, peu distribuées malheureusement en Europe. Avec ce nouvel album, sorti chez Muséa donc plus à même de rencontrer un plus large public, le musicien demeure fidèle à un style qui tient aussi bien du toucher d'un Mike Oldfield que du romantisme de Camel, incorporant également des influences classiques et jazz rock. Orchestrations acoustiques (flûte, violon, clarinette, violoncelle, saxo, voix diverses) et envolées électriques se cotoîent ainsi avec le plus grand bonheur au sein de 4 longs morceaux (36, 9, 11 et 20 minutes) instrumentaux qui font de ce Mare Et Terra une vraie réussite !


 

RSC : "Aka Flyrock" (63:45) 17 €

Par rapport à la plupart de ses compatriotes, RSC a choisi de s'exprimer dans sa langue natale. Cette singularité s'avère essentielle dans l'intérêt que vous allez porter à cet opus de RSC, formation polonaise ayant vu le jour au début des années 80. Aka Flyrock, faisant suite à plusieurs opus plus ou moins réussis (le plus notable s'avérant Parakletos en 1997), évoque indéniablement un groupe comme SBB, mais possède néanmoins une dimension plus "floydienne" (entendez mélodique et aérienne) qui rend RSC plus accessible et symphonique que son collègue polonais. Une nouvelle fois, ce pays nourrit de manière variée et dense l'actualité du courant progressif, et nul se s'en plaindra, notamment en découvrant le progressif soyeux et singulier de RSC.


SEVEN DAYS HUNT : "File This Dream" (69:12) 17 €

Bâti sur les cendres de Egdon Heath (formation néerlandaise bien connue), après une lente combustion de 9 ans néanmoins, Seven Day Hunt fait une très belle (re)apparaition sur la scène néo-progressive actuelle. Néo-progressive, sa musique l'est assurément, mais avec une forte dimension symphonique, à la manière de Collage ou de Pendragon par exemple. Impossible donc de ne pas se réjouir de cette évolution positive, car les 9 compositions (de 4 à 14 minutes) de File This Dream déclinent une musique en strates mélodiques parfaitement agencées et nourries d'un chant accrocheur et de longs passages instrumentaux (guitare 'yessienne' et claviers virevoltants). Une nouvelle bonne pioche pour le label F2 Music !


SPACED OUT : "Evolution" (54:56) 17 €

Cinquième album pour ces canadiens déjantés, amateurs de fusion progressive tellurique ! Evolution poursuit de superbe manière cette démarche musicale à coup de compositions (9, de 4 à 9 minutes : car si le plus long est annoncé à 15 minutes, il comporte un "blanc" de quelques minutes) riches et variées mettant en vedette l'irréprochable technique des membres de Spaced Out, technique mise au service d'un propos sinueux mais passionnant ! Indéniablement le meilleur opus du groupe !


TIME TRAVELLER : "Chapter I & II" (39:57) 17 €

Avec un tel nom, nulle surprise de découvrir de fortes velléités 'seventies' chez cette formation finlandaise, emmenée par le guitariste Johani Nisula, qui joue d'ailleurs de multiples autres instruments, de toutes sortes de claviers notamment et de la basse. Le musicien est accompagné ici de Zeko Takamäki à la batterie, et de 2 invités, l'un pour des parties de violon fort réussies, l'autre pour un somptueux solo de moog... Time Traveller nous fait donc bel et bien voyager dans le temps, nous plongeant 35 ans dans le passé pour faire surgir de sublimes dialogues guitares/claviers sur un tapis sonore 'roots' en diable (ah, cet orgue Hammond...) qui va ravir tous ceux qui auraient voulu que le temps s'arrête en 1975. Du plaisir, rien que du plaisir à écouter ces magnifiques joutes instrumentales (l'album l'est d'ailleurs totalement) qui s'étirent avec passion sur 38 petites minutes, histoire que le périple temporel soit complet ! Du grand art, assurément...


CLAIRE VEZINA : "Cyber Neptune" (48:32) 17 €

Claire Vezina, jeune artiste québécoise, n'en est pas à son coup d'essai puisqu'elle est déjà l'auteur de 3 autres opus, passés complètement inaperçus de ce côté de l'Atlantique. Indéniablement en marge du progressif tel que nous le connaissons, Cyber Neptune n'en demeure pas moins un album des plus agréables. Accompagnée par bon nombre d'invités, la chanteuse offre de très belles chansons, proche d'une certaine forme de néo-progressif mélodique. Claire Vezina chante en français avec un charisme indéniable et se voit régulièrement soutenue par quelques belles envolées instrumentales, à la manière de Michelle Young ou de la Emily Bezar la plus rock. Belle surprise au final pour les adeptes de chant féminin et de pop-songs recherchées...


XII ALFONSO : "Under" (62:49) 14 €

Avant de nous proposer le dernier volet de sa trilogie consacrée à Claude Monet, XII Alfonso a eu la bonne idée de publier un concept-album entièrement instrumental, plus proche musicalement des deux premières oeuvres du groupe bordelais. Under, censé illustrer ce qui se dissimule derrière les apparences trop souvent trompeuses, est constitué de 14 morceaux (de 3 à 8 minutes) très visuels, sorte de Bande Originale d'un film imaginaire, aux paysages des plus variés cependant. Si l'on retrouve encore et toujours ici l'influence de Camel, Under offre donc bel et bien une grande variété de styles : titres dépouillés et aériens côtoient ainsi des compositions plus électriques, plus touffues et plus complexes, pour un résultat final parfaitement équilibré et passionnant. En guise de symbole de la réussite de ce nouvel opus, on notera les superbes envolées lyriques de la guitare de Philippe Claerhout, montrant combien la dimension électrique de XII Alfonso lui sied à ravir... Superbe !