Avant-Propos :

Comme nous l’évoquons dans la présentation du premier album de The Daedalus Spirit Orchestra, Ampulla Magnifying, le courant progressif français ne se résume pas à Ange et à ses héritiers, et les quelques albums issus de l’hexagone et présentés dans les pages qui suivent le prouvent clairement. Il est d’autant plus intéressant d’effectuer ce constat au moment où le groupe de Belfort publie un excellent opus (Le Bois Travaille Même Le Dimanche), car cela montre que ce dernier peut très bien continuer de prospérer aux côtés de jeunes formations, aux styles bien différents.
Hasard de l’actualité, 3 groupes (Yang, Masal, et donc The Daedalus Spirit Orchestra, évoqué tout à l’heure et assurément le plus inexpérimenté des trois), sur les 4 français présentés ici, proposent un progressif aux velléités canterburo-crimsonniennes et mis en son avec brio. Quant à la quatrième formation, The Last Embrace, son prog atmosphérique moderne et racé s’inscrit parfaitement dans l’air du temps. La preuve, s’il en était besoin, que notre courant musical n’a pas réellement de “frontières” et qu’il s’adresse à une multitude de publics, invités le plus souvent à se mélanger face au talent de groupes aux profils stylistiques pourtant bien différents. Le destin du courant progressif depuis 40 ans finalement...

Bonne lecture à toutes et à tous !

Olivier Pelletant (pour Cosmos Music)


PROMOTION

FEVRIER 2010

Jusqu'au 28 février 2010 !!!!

Dans la limite des stocks disponibles...

2 CD à 13 € pièce !!! 

IT : «Departure»

THE LAST EMBRACE : «Aerial»

 


La dernière Sélection de Nouveautés (Février 2010)...

ANDROID : "East Of Eden" 17 €

ASPERA : "Ripples" 18 €

THE CARPET KNIGHTS : "According To Life" 17 €

CASTLE CANYON : "Gods Of 1973" 16 €

THE DEADALUS SPIRIT ORCHESTRA : "Ampulla Magnifying" 15 €

LE DIMANCHE : "Colour Of Shade" (digipack) 17 €

EGGS & DOGS : "You Are" 18 €

EXCUBUS : "Mémoires Incubussiennes" (1974-2008) 17 €

FIRST BAND FROM OUER SPACE : "The Guitar..." 17 €

INTENTIONS : "Place In Time" 16 €

IT : "Departure" (CD+DVD) 13 €

KNIGHT AREA : "Realm Of Shadow " 17 €

THE LAST EMBRACE : "Aerial" 13 €

MAJESTIC : "Arrival" 17 €

MAKAJODAMA : "Makajodama" 17 €

MASAL : "Galgal" (digipack) 17 €

NO-MAN : "Mixtaped" (2DVD) 23 €

RIVERSIDE : "Reality Dream" (2DVD) 27 €

RÖKSTENEN : "Tribute To Swedish Progressive Rock..." (3CD) 39 €

SLOCHE : "J'Un Oeil" (1975) 17 €

SLOCHE : "Stadacone" (1976) 17 €

JANOS VARGA PROJECT : "Elixir" (digipack) 17 €

YANG : "Machines" 18 €

 


ANDROID : "East Of Eden" (56:52) 17 €


Fondé en 1980 puis dissout assez rapidement avant de connaître plusieurs reformations successives conduisant à la dernière en 2008, ce groupe hongrois a donc parcouru un long chemin avant de parvenir à nous faire découvrir son premier opus, sorti initialement en 1996 (sous forme de cassette) mais totalement réenregistré l’an dernier. Reposant sur un socle progressif assez “classique”, East Of Eden développe un propos instrumental qui, origine oblige, n’hésite pas à puiser parcimonieusement dans certains autres genres, à la manière d’un Solaris par exemple, avec qui la parenté semble plus qu’évidente. Ce premier opus d’Android (7 compositions, de 3 à 13 minutes) apparaît donc au final comme une excellente surprise que les amateurs de sucreries symphonico-classisantes vont déguster avec gourmandise


ASPERA : "Ripples" (54:41) 18 €


Nouvelle signature du label InsideOut, Aspera est une formation norvégienne composée de cinq musiciens âgés seulement d’une vingtaine d’années, qui propose un premier disque de hard-prog impressionnant de maîtrise et d’inspiration. Outre une compétence technique indéniable et nécessaire dans le genre choisi, Aspera se distingue par la pertinence et l’inventivité des arrangements, ainsi que par le caractère profondément mélodique de leur musique. Le groupe a donc tout d’un futur grand, et ce premier album est un vrai régal !


THE CARPET KNIGHTS : "According To Life" (60:29) 17 €


Quatre ans après leur premier opus, les suédois de The Carpet Knights publient ce According To Life, qui entérine la recette musicale entendue par le passé : mélange de folk, de hard, de progressif, de space-rock et de psychédélisme, le tout à la sauce ‘seventies’, les 10 présentes compositions (de 3 à 10 minutes) sont un véritable nid d’excellentes surprises, qui exhalent régulièrement quelques senteurs de Jethro Tull (la flûte certainement...), Anekdoten et autres Wobbler... Un second album en forme de confirmation donc que ce subtil According To Life...


CASTLE CANYON : "«Gods Of 1973" (47:18) 16 €


OK, le titre de cet album est assez quelconque et sa pochette des plus ‘cheap’, mais bon sang que son contenu est bon !!! Castle Canyon est un groupe américain, totalement inconnu, mais qui a pourtant sévi peu de temps au début des années 70. Un long tunnel de plus 30 ans et une résurrection plus tard, la formation publie le présent CD regroupant 2 titres enregistrés en 1973 (les 2 plus courts et les plus anecdotiques : à peine 2 minutes à eux deux), 4 datant de la même époque mais reenregistrés en 2008 et enfin 3 nouvelles compositions, oeuvrant dans le même genre que les autres. Au programme de Gods Of 1973 donc, un progressif instrumental ‘seventies’ de très haute facture, dominé par toute la panoplie des claviers ‘vintage’, secondé par une section rythmique impeccable et une guitare plus discrète mais non moins irréprochable. Pour vous éclairer davantage, on pourra bien sûr ajouter que Castle Canyon évoque parfois ELP, Trace et autres Quill, mais sa personnalité est telle que ce Gods Of 1973 fait très vite oublier tout souci de rapprochement de la part de l’auditeur. Un régal !

   

 

THE DEADALUS SPIRIT ORCHESTRA : "Ampulla Magnifying" (66:01) 15 €


Au moment où paraît le tout nouvel album de Ange, il est bon de rappeler que le courant progressif français ne se résume pas aux héritiers de la bande à Christian Décamps. La preuve avec ce jeune groupe parisien qui réunit, sous la houlette du compositeur Eric Lorcey, plusieurs musiciens aux horizons artistiques des plus variés. Le résultat ? Un Ampulla Magnifying débridé, honorant un prog fusion mélodique, original et multiforme, qui évoque clairement l’école de Canterbury mais avec une petite touche ‘crimsonienne’ et surtout une plus grande volonté de brouiller les pistes. The Daedalus Spirit Orchestra démontre donc combien les formations hexagonales ont un réel discours progressif à délivrer, loin des clichés et des a priori... Inattendu et réussi.


LE DIMANCHE : "Colour Of Shade" (47:56) (digipack) 17 €


Les fans de The Gathering connaissent bien sûr Marjolein Kooijman, la bassiste du groupe néerlandais, mais pas certain que la majorité d’entre vous identifie clairement cette excellente et sympathique musicienne qui fait également partie d’une formation au nom plus qu’éloquent pour nos oreilles francophones, Le Dimanche. Ne tergiversons pas, Colour Of Shade est une petite merveille de trip-hop progressif, très visuel et complètement envoûtant, s’orientant parfois vers un doux post-rock... Assez éloignée des canons progressifs, la musique ici découverte évoque de superbes paysages sonores et s’avère globalement instrumentale, même si le chant suave de Marjolein éclaire régulièrement les 8 compositions (de 5 à 8 minutes) de Colour Of Shade. Ajoutez quelques délicates interventions de sax et la présence de nombreux invités (violon, trompette, trombone, vibraphone, etc.) et vous risquez de tomber, vous aussi, sous le charme de cette très talentueuse formation !


EGGS & DOGS : "You Are" (77:21) 18 €


Derrière ce patronyme plutôt saugrenu se dissimule en réalité le nouveau groupe monté par Tomas Bodin, après son album solo I Am en 2005. Il s’est entouré pour l’occasion du frère de Roine Stolt, Michael, au chant et à la basse, du guitariste Jocke JJ Marsh et du batteur Marcus Lilijequist, sans compter une pléiade d’invités, pour donner naissance à un disque de prog symphonique pur jus, avec sept titres aux durées généralement consistantes allant de 8 à 21 minutes. Une belle oeuvre, inspirée et inspirante, à la colonne vertébrale mélodique d’une solidité à toute épreuve.


EXCUBUS : "Mémoires Incubussiennes" (41:53) (1974-2008) 17 €


A la manière de Castle Canyon, Excubus a connu 2 vies, à 30 ans d’intervalle : une première, sous le nom d’Incubus au début des années 70, qui a conduit à l’enregistrement de 4 titres en 1974 (au Château d’Herouville tout de même !) avant que le groupe ne se sépare sans avoir pu publier quoi que ce soit. La seconde, toujours d’actualité, fait suite à la reformation en 2007 d’Excubus (Incubus étant déjà la propriété d’une formation californienne) et a permis de donner (enfin !) vie à 4 compositions de l’époque. Mémoires Incubussiennes (petite évocation au patronyme originel) offre donc 8 titres, avant tout instrumentaux (le chant -en anglais- n’est présent que sur 3 des 4 morceaux les plus récents, et de manière assez parcimonieuse qui plus est), dominés par les claviers (orgue hammond en tête, et mellotron pour les compos de 1974) mais nourris de parties de guitare pertinentes. Fans de ELP, de Le Orme ou de Egg (entre autres), Mémoires Incubussiennes se doit d’intégrer votre discothèque sans plus tarder !


FIRST BAND FROM OUTER SPACE : "The Guitar Is Mightier Than The Gun" (digipack) (59:06) 17 €


Troisième album (oui déjà !) pour ces suédois déjantés, adeptes d’un space rock sans concession qui prend ici une forme ultime. 4 longues (10, 11, 23 et 15 minutes) suites au programme (une de plus que sur l’édition vinyle, sortie initialement) de ce The Guitar Is Mightier Than The Gun, qui n’est pas sans évoquer Pink Floyd, Hawkwind, Gong ou Ozric Tentacles. Cette copieuse galette se bonifie clairement au fil des écoutes, au moment donc où les repères se font jour et où l’auditeur peut pleinement profiter des grandes envolées instrumentales (peu de chant au final) dont se délecte First Band From Outer Space. Si vous désirez voyager dans le temps et l’espace sans quitter votre salon, alors The Guitar Is Mightier Than The Gun est la meilleure des navettes musicales !


INTENTIONS : "Place In Time" (59:27) 16 €


Fondée en 2003, cette formation aura donc mis plus de 6 ans à publier un album, et personne ne s’en plaindra tant certains premiers opus mériteraient une maturation plus importante. Place In Time développe ainsi un neo-progressif, certes sans surprises, expérimentations ou réelle originalité, mais serti dans une probante production sonore et nourri de mélodies chatoyantes et d’un chant soyeux. Intuitions, sûr de son talent, l’exploite donc pleinement, sans jamais s’extirper de sa zone de compétence, et nous délivre bel et bien au final une musique satinée et enthousiasmante, qui renvoie à certaines formation polonaises (comme Moonrise ou Millenium) ou à un Sylvan plus serein... Le public de Place In Time est donc parfaitement ciblé, et certain de découvrir un album très réussi.


IT : "Departure" (46:36/DVD) 13 €


Attention à ne pas confondre ce groupe anglais avec son homonyme américain, auteur d’un unique album en 1994. Departure, quatrième opus de son auteur, offre un excellent rock progressif oeuvrant sur les terres de Porcupine Tree dernière époque (pour la modernité et le professionnalisme du propos) et de Pink Floyd (au niveau de la variété et de la richesse des ambiances). Les 11 morceaux de Departure, assez courts dans l’ensemble (de 2 à 6 minutes), forment un tout des plus cohérents et révèlent un groupe sachant parfaitement où diriger sa musique. Belle surprise !


PS : la version proposée contient un DVD bonus, comprenant un Live de 30 minutes, un documentaire retraçant l’histoire de IT d’une demi-heure également, et 3 morceaux inédits...


KNIGHT AREA : "Realm Of Shadows" (54:39) 17 €


Troisième album pour les néerlandais de Knight Area, et un talent toujours intact. Leur néo progressif largement inspiré de Genesis et d’IQ possède une force de frappe remarquable, servie à la fois par une production de qualité et des musiciens bourrés d’énergie. Aucune longueur donc tout au long des neuf compositions, caractérisées par des mélodies attachantes, des envolées solistes lyriques et quelques touches de violence et d’emphase. Realm Of Shadows est au moins aussi bon que son prédécesseur, Under A New Sign, ce qui est déjà une sacré réussite.


THE LAST EMBRACE : "Aerial" (62:22) 13 €


Vous aimez The Gathering et son metal-prog atmosphérique, alors écoutez très vite The Last Embrace ! Non pas car cette jeune formation, auteur d’un prometteur premier opus en 2006 (Inside), serait un clone français de son illustre aîné, mais parce qu’elle en offre une version bien plus ambitieuse, entendez par là bien plus progressive. Avec Aerial, The Last Embrace a clairement changé de division, offrant un progressif atmosphérique superbe, mis en voix par la délicieuse Sandy et gorgé de montées en puissance parfaitement maîtrisées, pour créer un univers littéralement envoûtant. Le groupe parisien a clairement mis ici l’accent sur ses velléités les plus progressives, et chacune des 13 compositions (de 2 à 13 minutes) de Aerial fourmille d’idées, laissant la musique s’ébrouer au sein d’ambiances ouateuses et d’envolées plus puissantes. The Last Embrace, auteur d’un opus en tout point remarquable (jonglant avec naturel, maturité et brio entre efficacité thématique et ambition structurelle), affirme donc sa personnalité avec un aplomb assez improbable chez une formation aussi jeune. Bravo !


MAJESTIC : "Arrival" (77:30) 17 €


Voici le genre de CD, dont on n’espère rien de particulier au départ et qui s’avère à l’arrivée une excellente surprise. Dans la grande variété des musiques progressives, Majectic, projet du multi-instrumentiste Jeff Hamel (secondé ici par la délicieuse voix de Jessica Rasche), s’impose très vite comme une sorte de... péplum musical ! Au programme de ce copieux Arrival, 4 longues compositions (22, 9, 9 et 36 minutes) qui explorent bon nombre de genres et époques de notre mouvement, et ce avec un vocabulaire progressif des plus riches, au point qu’on a bien du mal à croire que ces suites sont bien issues de l’imagination d’un seul homme. Les références sont nombreuses (ELP, Pink Floyd, Ayreon, Zazen, Marillion, parmi d’autres), mais parfaitement intégrées à une forme musicale jouissive, faite de grandes épopées instrumentales et de séquences apaisées. Impressionnant !


MAKAJODAMA : "Makajodama" (56:35) (digipack) 17 €


S’il n’est assurément pas consensuel, le premier album éponyme de ce quatuor suédois, emmené par le guitariste de Gösta Berlings Saga et l’ancien batteur de The Carpet Knights, devrait susciter un bel engouement chez les amateurs de progressif dense et complexe. Les 8 compositions (de 2 à 10 minutes) instrumentales de Makajodama sont d’une grande inventivité, mêlant les influences avec un rare talent, pour concevoir un périple musical au détours duquel on entrevoit des échos de Univers Zero, King Crimson, Godspeed You! Black Emperor (pour le côté post-rock) ou Anekdoten (Nicklas Barker au mixage !). Entre tradition et modernité, entre progressif ‘seventies’ et post-rock, entre écriture soignée et improvisation maîtrisée, entre minimalisme et emphase, Makajodama érige son propos avec conviction et brio. Que demander de plus !?


 

MASAL : "Galgal" (41:48) (digipack) 18 €


27 ans après ses débuts discographiques qui auront marqué l’esprit de tous les amateurs de progressif “canterburo-magmaien”, Jean-Paul Prat se rappelle à notre bon souvenir en publiant une seconde oeuvre, sous le patronyme cette fois-ci de Masal, titre de son premier opus. Tout le monde suit !?! OK, continuons. En 5 compositions instrumentales (5, 6, 7, 6 , 2 et 15 minutes), Galgal offre une musique très riche, dont la densité thématique est complétée par une grande fluidité d’écriture... Le Maître de Cérémonie, secondé ici par son fils à la batterie, se contente de jouer du piano, tandis que 3 autres musiciens s’occupent des parties de guitare, de basse et de saxophone, pour un résultat qui envoûte littéralement l’auditeur avide d’écriture musicale soignée et recherchée. Le public concerné (des plus larges, croyez moi !) est bien évidemment convaincu, nul doute à avoir !!!


 

NO-MAN : "Mixtaped" (2DVD) (194 mn ) 23 €


No-Man, une des nombreuses formations auxquelles participent Steven Wilson, devenu une des pierres angulaires du prog actuel, propose avec Mixtaped sa première sortie en DVD, et non des moindres ! Le premier DVD contient un concert de 2008, enregistré à l’occasion d’une mini tournée de trois dates, tandis que le second contient un précieux documentaire sur la carrière de No-Man. Un achat vivement recommandé pour les inconditionnels de Wilson et pour tous ceux qui ne connaîtraient pas encore la face la plus atmosphérique du bonhomme.


RIVERSIDE : "Reality Dream" (2DVD) (84 & 58 mn ) 27 €


En quelques années, Riverside, à l’instar d’autres formations polonaises, est parvenue à s’imposer comme une référence du genre, dans la lignée de Pink Floyd et Porcupine Tree. C’est dire que ce premier double DVD était attendu ! Il restitue un concert de leur tournée polonaise de mai 2008, dans ce théâtre qui est le temple de Metal Mind Productions, producteur du DVD. Pas moins de quatorze compositions sont au menu, issues des trois premiers albums du combo, et les bonus ajoutent sept titres supplémentaires, capturés entre 2006 et 2008, ne présentant surtout aucun doublon avec les précédents. Un documentaire est également de la partie. Une énergie débordante, une véritable magie musicale et des conditions sonores comme visuelles optimales font de ce DVD une référence.


RÖKSTENEN : "Tribute To Swedish Progressive Rock..." (77/76/79) 39 €


Attention, voilà un de ces ensembles pharaoniques dont Musea et le magazine finlandais Colossus, le bien nommé, ont le secret ! Parallèlement à l’adaptation de la Divine comédie de Dante en trois coffrets et 12 CDs, hommage est donc rendu à la scène progressive suédoise des années 1970, largement méconnue dans nos contrées, en dehors de Kaipa ou de Ragnarok. 40 compositions sont au programme de ce Tribute To Swedish Progressive Rock Of The Seventies et réinterprétées par pratiquement autant d’artistes et de groupes. Parmi ces derniers, on peut citer Simon Says, Willowglass, Beardfish, et quantité de musiciens moins connus, mais tout aussi talentueux ! Une excellente façon de réunifier passé oublié et présent lumineux.


SLOCHE : "J’Un Oeil" (1975) (38:25) 17 €

SLOCHE : "Stadacone" (1976) (41:07) 17 €


Le label ProgQuebec fait un travail admirable de résurrection du patrimoine progressif canadien, et la réédition des 2 opus de Sloche vient confirmer combien le patrimoine en question est méconnu et surtout mésestimé. Imaginez que l’univers musical d’Harmonium rencontre celui de Gentle Giant et ceux de groupes issus de l’école de Canterbury comme Caravan et Hatfield And The North, et vous aurez une idée assez précise du progressif honoré par Sloche. Si J’un Oeil est davantage symphonique et son successeur légèrement plus orienté fusion (avec des évocations du Mahavishnu Orchestra le plus prog), ces 2 opus sont les 2 facettes d’une intense personnalité artistique ! Ah, ces fabuleuses années 70... (nostalgie)

 


JANOS VARGA PROJECT : "Elixir" (63:43) (digipack) 17 €


Après avoir publié coup sur coup (en 2000 & 2002) les 2 volets de ses Wings Of Revelation et nous avoir laissé ensuite dans le silence durant 7 ans, l’ex-guitariste de East donne aujourd’hui un nouvel élan à sa carrière solo avec la sortie de Elixir. Ce dernier, à coup sûr le meilleur opus à ce jour de son auteur, se joue des conventions symphoniques grâce à une très large variété de thèmes mélodiques et d’ambiances et l’utilisation inédite du violon et de percussions. Les 11 compositions (6 minutes en moyenne) instrumentales de Elixir offrent donc toujours un superbe et très fluide progressif symphonique (niveau guitare, les esprits du Floyd et de Mike Oldfield ne sont jamais très loin), mais qui n’hésite pas ici à prendre quelques risques afin de sortir l’auditeur de sa zone de confort, tout en le maintenant dans une totale béatitude. Belle résurrection !


YANG : "Machines" (51:20) 17 €


Cinq ans après un premier opus déjà fort réussi chez Cuneiform, l’excellent groupe de Frédéric L’Epée (ex-Shylock et Philharmonie) revient avec un nouveau petit bijou de progressif instrumental néo-crimsonnien, aux compositions toujours aussi soignées mais dont l’interprétation plus nerveuse et la coloration globalement plus sombre (on pense parfois à Anekdoten) laissent transparaître le bénéfice de la complicité désormais quasi télépathique des quatre musiciens. Si, par exemple, vous aviez adoré le premier album de Gordian Knot, nul doute que Yang vous comblera de bonheur !