Avant-Propos :

Cette première Sélection de l’année vous parvient avec retard, et aurait du normalement être publiée il y a plus de 15 jours. Malheureusement, la grippe est passée par les locaux de Cosmos Music, faisant des ravages insoupçonnés et perturbant fondamentalement le planning de votre service VPC préféré. Cet interlude viral étant terminé (enfin, je crois...), il est temps de vous faire part des albums sortis en fin d’année dernière et durant les premières semaines de 2011. Point d’épisode grippal pour le courant progressif, toujours en pleine forme et avide de déverser au creux de nos oreilles (curieuses mais par malheur trop peu nombreuses) le fruit de son labeur créatif. Retour à la normale donc, pour votre serviteur bien sûr mais surtout pour notre genre musical favori toujours prompt, par sa diversité (son essence même) et sa créativité, à contenter les plus exigeants d’entre nous.
Pour finir, permettez moi juste de remercier chaleureusement mes amis de la rédaction de Big Bang Magazine (en premier lieu Jean-Guillaume et Christian, mais tous les autres également) pour leur aide et leur soutien, jamais démentis depuis de très nombreuses années déjà... Merci les amis !

Bonne lecture à toutes et à tous !

Olivier Pelletant (pour Cosmos Music)


PROMOTION

FEVRIER-MARS 2011

Jusqu'au 15 mars 2011 !!!!

Dans la limite des stocks disponibles...

3 CD à 13 € pièce !!! 

FOREVER TWELVE : «Taking Forever»

THE TEA CLUB : «Rabbit»

IL TEMPIO DELLE CLESSIDRE : «Il Tempio...»


La nouvelle Sélection de Nouveautés (FEVRIER 2011)...

BIG BIG TRAIN : "Far Skies Deep" (digipack) 10 €

DELIRIUM : "One Night In Genoa" (DVD+CD) 20 €

DYNAMO BLISS : "21st Century Junk" 17 €

FOREVER TWELVE : "Taking Forever" (digipack) 13 €

GALLEON : "In The Wake Of The Moon" 17 €

HERBA D'HAMELI : "Inversa Visual" 17 €

ILIAD : "A Grand Piano Extravaganza" (2 CD) 25 €

IQ : "The Wake - Live At De Boerderij» (CD+DVD) 25 €

THE LENS : "Regeneration" 17 €

MAGIC PIE : "The Suffering Joy" (digipack) 17 €

NORDAGUST : "In The Mist Of Morning" 17 €

NUOVA ERA : "Nuova Era" (papersleeve) 19 €

PALLAS : "XXV" (Ed. Limitée) 18 €

PLATURNO : "Insano" 17 €

POOR GENETIC MATERIAL : "Island Noises" (2CD) 15 €

THE PSYCHEDELIC ENSEMBLE : "The Art Of Madness" 17 €

PAOLO SIANI & FRIENDS : "Castles, Wings, Stories & Dream" (digipack) 17 €

SBB : "Blue Trance" (digipack) 17 €

SUNCHILD : "The Wrap" 17 €

THE TALES OF EDGAR ALLAN POE : "A Synphonic Collection" (2CD) 25 €

THE TEA CLUB : "Rabbit" (digipack) 13 €

IL TEMPIO DELLE CLESSIDRE : "Il Tempio..." 13 €

TEN MIDNIGHT : "The City Of Angels" 17 €

TIME ZERO : "Outcasts Of Civilization" 17 €

TOXIC SMILE : "I’m Your Saviour" 17 €

 


BIG BIG TRAIN : "Far Skies Deep" (digipack) (41:02) 10 €


Après l’éclatante réussite qu’avait constitué The Underfall Yard, cet EP (mais à la longueur plus que raisonnable) confirme bel et bien le statut de formation majeure qu’à maintenant atteint Big Big Train. Bien qu’essentiellement constitué de chutes studio des deux derniers albums, ce disque n’en constitue pas moins un brillant condensé de ce que le progressif symphonique anglais peut offrir de meilleur, combinant tradition et modernité avec un naturel confondant. Les cinq titres au programme, dont une reprise inspirée d’Anthony Phillips, sont servis par une interprétation de grande classe (Nick D’Virgilio de nouveau derrière les fûts), y compris au chant, et témoignent de l’impressionnante maturité atteinte par le groupe en matière de composition, avec en point d’orgue un final épique de 17 minutes. à la beauté fulgurante. Le train est en marche, ne le ratez pas...


DELIRIUM : "One Night In Genoa" (DVD+CD) (170mn/78:02) 20 €


Parmi les groupes italiens des années 70 qui se sont reformés récemment, Delirium est assurément l’un des plus talentueux. Son come-back de 2009, avec le superbe Il Nome Del Vento, fut des plus probants et le concert génois de février 2010 qui nous est proposé ici confirme le grand talent de Delirium. Typiquement italienne, la musique de Delirium marrie les influences et les styles avec efficacité et brio, pour donner vie à un progressif baroque de haute volée, tour à tour symphonique, jazzy et classisant, et mis en son par des musiciens n’ayant rien perdu de leur verve malgré le poids des ans. Outre ce concert, Black Widow nous offre plusieurs délicieuses archives de la Rai (de 1971 à 1975), et en bonus le CD audio du concert de 2010. A ne pas rater !


DYNAMO BLISS : "21st Century Junk" (40:50) 17 €


Comme le nouvel opus de Galleon, ce 21st Century Junk sort sur ce nouveau label suédois qu’est Aerodynamic Records et s’avère un premier album de grande valeur. Dynamo Bliss propose une musique lumineuse et positive, gorgé d’harmonies vocales sucrées, de mellotron et de mélodies rafraîchissantes. Présentée comme la rencontre entre les Beatles et Marillion (première époque), cette jeune formation en accepte visiblement l’augure mais fait montre malgré tout d’une indéniable personnalité. A la manière de Moon Safari, mais avec davantage de velléités neo-progressives, Dynamo Bliss emporte l’adhésion des auditeurs par la lumière qui se dégage de son propos pop-progressif très classieux. Très belle découverte, dans un genre assez peu abordé finalement dans le courant progressif, en tout cas rarement avec un tel talent...


FOREVER TWELVE : "Taking Forever" (digipack) (58:16) 13 €


Troisième album pour cette formation californienne et assurément le meilleur à ce jour ! Forever Twelve a ainsi mis progressivement les choses en place, permettant à son néo-progressif typiquement américain (entendez par là : plus porté vers le meting-pot stylistique que son cousin anglais) de prendre un réel envol. Rien de fondamentalement inoubliable à attendre ici, mais Taking Forever s’avère un album de grande qualité qui, à base de structures mélodiques soignées, d’un chant féminin soyeux et d’envolées instrumentales probantes, s’avère particulièrement consensuel. Très agréable !

   

 

GALLEON : "In The Wake Of The Moon" (57:40) 17 €


La Suède n’en finit pas de générer des disques de prog particulièrement gouleyants. Le dernier Moon Safari est à peine digéré que le nouvel opus de Galleon s’impose comme un autre album majeur ! Leur néo-prog fortement symphonique (ah ces envolées de moog !!!) s’impose comme une évidence, le cœur charnel étant serti d’arrangements planants et lyriques susceptibles de faire fondre un iceberg. Une valeur sûre.


HERBA D'HAMELI : "Inversa Visual" (41:02) 17 €


Groupe originaire de Catalogne, Herba D’Ameli cultive une nostalgie pour le progressif romantique des années 70 qui se concrétise dans un disque aux splendides paysages sonores, à mi chemin du folk de Jethro Tull et du lyrisme instrumental d’un Camel. Sans coller de manière trop marquée à ces glorieux aînés, Herba D’Ameli développe sa propre personnalité, faite de mélancolie, de sensibilité et de symphonisme aérien. Inversa Visual, constitué de 4 compositions (17, 6, 8 et 8 minutes) s’avère ainsi au final un moment quelque peu nostalgique certes, mais terriblement intemporel. Belle surprise.


ILIAD : "A Grand Piano Extravaganza" (2CD Box) (71:26/67:46) 25 €


Alors que les productions Colossus pouvaient s’apparenter à l’origine, selon leurs critiques, à des projets passéistes sans lendemain, elles sont désormais en passe de devenir une institution incontournable du paysage progressif. La diversification dont elles font preuve explique en partie ce changement d’optique, et ce nouveau double CD est là pour le prouver. En effet, alors que l’adaptation de l’Odyssée s’était opérée à l’ombre des années 70, celle de l’Iliade s’est effectuée toute entière au son du piano. Une quinzaine de musiciens ont ainsi été sollicités, certains connus (Guy Le Blanc et David Myers en particulier), la plupart beaucoup moins, et ils se fendent de partitions de piano d’une grande pureté, à la fois diverses dans les styles et unies par un même souci mélodique. Une expérience enrichissante.


IQ : "The Wake - Live At De Boerderij" (digipack) (60:01/90mn) 25 €


Vingt-cinq ans après la sortie de The Wake, un des disques les plus cotés d’IQ, le groupe, sans Tim Esau et Martin Orford donc, a célébré cet anniversaire en rejouant l’intégralité de l’album sur scène, en juin dernier, l’enregistrement étant disponible en format CD et DVD. L’interprétation est fidèle, et vaut davantage par sa qualité sonore que par les légères variantes décelables par les plus férus du groupe. En bonus, on trouve trois titres joués en rappel, deux de Subterranea et un de Ever.


THE LENS : "Regeneration" (59:40) 17 €


Pour ceux qui ne s’en souviendraient pas, The Lens est la formation de Mike Holmes et Martin Orford, leur premier groupe qui précéda la formation d’IQ. Après une résurrection inattendue au début des années 2000, The Lens sort un nouveau disque sans Martin Orford et permet ainsi de patienter alors qu’un nouvel opus studio d’IQ se fait toujours attendre. Certes, le propos est totalement instrumental, mais l’inspiration qui irrigue Regeneration célèbre avec chaleur un space rock de la plus belle eau, interprété avec talent par Holmes et Paul Cook. L’influence est parfois davantage du côté de Tangerine Dream ou Klaus Schulze que de Genesis, mais le résultat étonne par sa fraîcheur, les ambiances électro se mariant à merveille avec les sonorités et la virtuosité du prog. Une excellente surprise !


MAGIC PIE : "The Suffering Joy" (digipack) (70:43) 17 €


Avec Magic Pie, c’est le prog dans son essence vitale qui se met à nu. Ce troisième album des norvégiens confirme tout le bien que l’on pouvait penser d’eux, à l’égal de Beardfish dans la fusion des influences, voire même un cran au dessus. Excellence vocale avec un nouveau chanteur qui n’a pas à rougir de la comparaison, étendue de la recherche musicale, sensibilité de l’instrumentation, ouverture d’esprit mariant le prog symphonique au hard-prog, The Suffering Joy, c’est tout cela à la fois, et plus encore. Simplement un disque majeur.


NORDAGUST : "In The Mist Of Morning" (58:49) 17 €


Très belle découverte que cette formation norvégienne, auteur d’un premier opus en ce début d’année après plus d’une décennie d’existence. In The Mist Of Morning est en fait la version remixée/remasterisée (par le label Karisma) d’un CD demo publié à l’origine en 2007, qu’il aurait en effet été terrible de laisser dans l’ombre plus longtemps. Nous voici confrontés à un progressif typiquement scandinave, celui qui prend aux tripes par les plaintes et complaintes du mellotron et des guitares crimsonniennes ou hacketiennes. Du fait des atmosphères envoûtantes et de la mélodicité de l’ensemble, il est bien difficile de ne pas penser à Landberk et à Anekdoten, mais Nordagust fait preuve de singularité par la naturalisme musical dont il fait preuve tout au long des 10 compositions (de 3 à 9 minutes) de ce probant In The Mist Of Morning.


NUOVA ERA : "Nuova Era" (papersleeve) (75:32) 19 €


Depuis plus de 15 ans, on n’avait plus de nouvelles de cette formation italienne, toujours emmenée par Walter Pini (claviers). Histoire visiblement de reprendre contact avec le petit monde progressif, Nuova Era a décidé de publier ce CD hybride, constitué des 3 morceaux que le groupe avait composés pour les 3 volets du projet Dante’s Divine Comedy de Colossus, de 3 versions différentes (‘remake’, ‘demo’ et ‘swing’) de fameuses compositions passées, ainsi que 3 titres Live datant pour leur part de 1987. Côté musique, les claviers de Pini sont au coeur des débats et développent un progressif symphonique de haute volée tour à tour aérien et volubile. Reste à présent à savoir si ce CD sera le chant du cygne pour Nuova Era ou un nouveau départ...


 

PALLAS : "XXV" (Ed. Limitée) (61:49) 18 €


Attendu depuis de longs mois, XXV est la suite de l’album clé dans la carrière du groupe écossais, le fameux The Sentinel sorti en 1984 sur la major EMI. Ce genre d’entreprise est toujours délicate, et le pouvoir de juger sa valeur comparative sans doute encore un peu plus. Toujours est-il que XXV introduit le nouveau chanteur du groupe, Paul Mackie, à la voix rock relativement passe-partout et poursuit dans une veine progressive dense et relativement sombre que le groupe explore depuis The Cross & The Crucible. Mis à part quelques clins d’oeils à son glorieux aîné, l’album décline des compositions sans réels liens avec le passé, et opte pour une approche pas forcément évidente, ce qui augure de longues heures d’écoute avant d’en avoir fait le tour. A noter que l’édition spéciale inclut un DVD avec des extraits du concert donné par le groupe lors du festival The Night of the Prog à Loreley en 2010.


PLATURNO : "Insano" (51:43) 17 €


4 ans après son premier opus, ce groupe chilien a décidé de lui donner enfin une suite, et quelle suite ! Entérinant sa démarche musicale qui consiste à mêler progressif symphonique et aérien et envolées hypnotiques des guitares, Platurno convainc pleinement tous ceux qui sont avides de voir les musiques progressives se métisser au contact des unes avec les autres. Insano évoque ainsi ce qu’aurait pu proposer un King Crimson moins torturé et plus porté vers la lumière, mais ne se prive pas néanmoins d’offrir une réelle et intense profondeur musicale. A découvrir !


 

POOR GENETIC MATERIAL : "Island Noises" (2 CD) (46:15/51:25) 15 €


La nouvelle réalisation de Poor Genetic Material s’était faite attendre, mais à l’arrivée, c’est rien moins qu’un double album concept, basé sur La Tempête de Shakespeare qui nous est offert. On y trouve tout ce qui fait la patte du groupe, une musique symphonique aux fortes inclinaisons planantes, dont les longues parties instrumentales, ici plus diversifiées qu’à l’accoutumée, ont de quoi satisfaire toute personne en manque d’émotions fortes. Island Noises devrait à coup sur devenir l’album de la consécration pour Poor Genetic Material que l’on n’attendait pas (soyons honnête !) à un tel niveau.


 

THE PSYCHEDELIC ENSEMBLE : "The Art Of Madness" (54:09) 17 €


Au sein de cette nouvelle sélection de nouveautés, The Psychedelic Ensemble remporte assurément la palme du mystère : derrière ce patronyme se dissimule en effet un artiste anonyme ayant accumulé les collaborations depuis quarante ans, seul auteur et réalisateur de The Art Of Madness... Explorant la thématique de la folie, les onze titres enchaînés du disque, de deux à neuf minutes, privilégient une veine planante et rêveuse à souhait, riche en moments d’extase lyrique. Si Pink Floyd est une influence majeure, la variété des arrangements et la profondeur des compositions permettent de dépasser cette étiquette simpliste pour saluer une œuvre réussie


PAOLO SIANI & FRIENDS : "Castles..." (digipack) (48:06) 17 €


Batteur du groupe italien Nuova Idea, auteur dans les années 70 de 3 albums, Paolo Siani publie son premier opus solo, entouré de la plupart de ses anciens acolytes et d’une ribambelle d’invités. Castles, Wings, Stories & Dreams est le parfait successeur aux 3 opus passés du groupe, tant ce concept-album reprend brillamment à son compte les éléments baroques et symphoniques de l’Italie progressive des seventies. A l’instar de Il Tempio Delle Clessidre, Paolo Siani s’avère un album tout à la fois dense et accessible, qui change régulièrement d’atmosphères et de teneur thématique, sorte de garantie finale d’une oeuvre réussie et aux attraits durables et intenses...


SBB : "Blue Trance" (48:51) (digipack) 17 €


On ne le dit peut-être pas assez, mais l’un des groupes progressifs polonais les plus notoires est encore en activité et publie régulièrement des opus depuis se reformation au début des années 2000. Le dernier en date est globalement dans l’esprit de ses récents devanciers, à savoir gorgé de qualités mais manquant quelque peu de cohérence. Il faut avouer que ce côté fourre-tout a toujours été la marque de fabrique de SBB, ce qui conduit à découvrir ici de superbes morceaux floydiens aux côtés de compositions plus légères, plus directes et somme toute moins intéressantes. Sorte de coffre dans lequel l’auditeur trouvera (ou non) son bonheur au gré de ses envies, Blue Trance ne séduit assurément pas par sa cohérence, mais par sa volonté de mixité musicale. Et le chant en polonais finit de transformer cet opus en sympathique objet de curiosité.


 

SUNCHILD : "The Wrap" (59:41) 17 €


A la tête de son tryptique (Karfagen, Hoggwash et donc Sunchild), Antony Kalugin poursuit sa conquête du microcosme progressif. Une conquête pacifique bien sûr, à base de talent et de variété d’inspiration qui permet au plus grand nombre de tomber sous le charme de ce musicien ukrainien et de ses nombreux invités. The Wrap expose, à travers ses 6 compositions (4, 5, 38, 6, 1 et 5 minutes), un progressif qui fait de constants allers-retours entre les années 70 et la période actuelle. On pense ainsi parfois à Camel, Marillion, Big Big Train ou Genesis, mais Kalugin transcende ces influences/références en leur administrant une indéniable singularité liée certainement tout autant à son origine géographique qu’à ses probantes compétences. Du prog, du vrai, comme on l’aime tant !


THE TALES OF EDGAR ALLAN POE : "A Synphonic Collection" (2CD) (69:18/73:53) 25


Lorsque l’on évoque cet auteur emblématique du fantastique, on pense bien sûr aux adaptations de ses nouvelles réalisées par The Alan Parsons Project. Cette fois, ce sont plusieurs artistes progressifs qui célèbrent son imaginaire dans la plus fidèle tradition des années 70. Et à l’écoute de ce double album, auquel participent entre autres Little Tragedies, Senogul, Karda Estra ou Areknames, on en vient à penser qu’il s’agit sans doute d’une des meilleures réalisations du partenariat Colossus / Musea, avec un propos souvent plus resserré et direct (les dix-huit compositions s’étendent de une à seize minutes). La plus attachante, assurément.


THE TEA CLUB : "Rabbit" (digipack) (63:55) 13 €


Formidable pas en avant pour The Tea Club, cette jeune formation du New Jersey, qui avait publié il y a deux ans un premier opus prometteur, General Winter’s Secret Museum. Rabbit s’avère clairement d’une tout autre teneur, même s’il reprend à son compte tous les acquis de son devancier. The Tea Club développe un progressif moderne qui renvoie parfois à des formations comme Echolyn (pour la touche américaine), Pineapple Thief, Gazpacho, Porcupine Tree ou le meilleur Oceansize. Les 9 compositions (de 4 à 11 minutes) font preuve de caractère, tant dans leur déroulement que dans leur mise en son, et bénéficient de plus de l’apport du claviériste Tom Brislin (Camel, Yes, Renaissance), invité pour l’occasion à orner le propos d’embellissements synthétiques. Rabbit s’avère au final une oeuvre classieuse et séduisante.


IL TEMPIO DELLE CLESSIDRE : "Il Tempio Delle Clessidre" (57:01) 13 €


Depuis l’âge d’Or du progressif italien, le temps a passé mais Il Tempio Delle Clessidre semble l’abolir en mélangeant sans vergogne les grands anciens (Banco, Le Orme et Balletto Di bronzo...) avec une énergie bien dans l’air du temps. Emmené par le vétéran Stefano “Lupo” Galifi, excellent chanteur du mythique Museo Rosenbach, et par une mignonne petite brunette, Elisa Montaldo, aussi craquante en photo qu’aux commandes de ses claviers sulfureux, Il Tempio... modernise le pan le plus glorieux du progressif transalpin pour nous faire tourner la tête pendant près d’une heure. Il faut remonter aux premiers albums d’Ars nova pour voir une gamine de vingt ans maîtriser à ce point les codes du rock progressif en bousculant ses claviers comme un Keith Emerson réincarnée en délicieux brin de femme. Dans la chaleur furieuse des claviers d’Il Tempio..., il y a des oasis de fraîcheur, des bulles de subtilité romantique, une finesse dans l’utilisation des claviers et une diversité dans les sonorités qui rapprochent davantage Il Tempio... de formations comme Finisterre, Mad Crayon, et autres Leviathan. Avec un chanteur et une claviériste aussi exceptionnels (et le reste du groupe est à la hauteur), Il Tempio Delle Clessidre n’a aucun mal à se hisser tout en haut des sorties de l’année. Au sommet dès le premier album ?! Impressionnant


TEN MIDNIGHT : "The City Of Angels" (61:04) 17 €


Ces sympathiques italiens sortent leur troisième opus en ce début d’année, et poursuivent humblement la route suivie depuis leur début et qui les conduit vers des terres néo-progressives à connotations baroques. Le chant en italien, la présence d’une flûte et d’un violon (sur respectivement 2 et 1 titres), les solos de guitare et les envolées sautillantes des claviers font de The City Of Angels un album très plaisant, qui fait preuve d’une exaltation communicative. Les musiciens de Ten Midnight montrent une indéniable joie de jouer, qui s’avère pour l’auditeur la meilleure des invitations pour découvrir ce délicieux The City Of Angels...


TIME ZERO : "Outcasts Of Civilization" (60:01) 17 €


Formation originaire des Etats-Unis, mais internationale dans sa composition, Time Zero livre avec cet album une dizaine de morceaux aux durées relativement homogènes -autour de cinq minutes-, unis par un propos instrumental, une fusion hard-jazz-prog proche de Liquid Tension Experiment ou Planet X qui réjouira tous les amateurs du genre. Quelques invités sont en outre de la partie, ainsi du claviériste Matt Guillory (collaborateur de James Labrie), de Ty Tabor (King’s X) ou du guitariste Brett Garsed (ayant lui-même travaillé avec Derek Sherinian).


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TOXIC SMILE : "I’m Your Saviour" (58:52) 17 €


Bien qu’ayant déjà livré quelques albums, Toxic Smile est un groupe de hard-prog allemand qui ne s’est pas encore vraiment imposé comme une référence du genre. Musicalement, pourtant, la formation tient la route, proposant des titres techniques et travaillés, aux ambiances variées, mêlant métal et symphonisme, dont un des points forts réside en fait dans le chant, très charismatique et mélodique. Nul doute qu’avec un tel opus, on ne prenne davantage en considération Toxic Smile, qui se rapproche ici du talent d’un Vanden Plas, avec quelques touches d’Arena.