Avant-Propos :

Après un mois de janvier plutôt calme, le rythme des sorties est redevenu frénétique ces derniers jours, nous laissant toujours aussi surpris qu’enthousiaste. Les parutions des nouveaux albums de Sylvan, Cast, Cross et autres Forgas Band Phenomena, ou du premier du duo Hogarth/Barbieri, sont bien sûr de savoureuses nouvelles, mais les résurrections inespérées de Sebastian Hardie et de Landmarq sont de plus savoureuses surprises encore. On le constate, une sorte de phénomène de douce floraison semble entourer les formations progressives, quelles que soient les différentes décennies qui les ont vu naître. Le courant progressif semble entrer dans une nouvelle ère, témoin le soutien et l’implication exemplaire d’un Steven Wilson. Les différentes interviews de ce dernier, autrefois bien plus critique quant à notre genre musical et désormais l’un de ses acteurs principaux, en sont la preuve. Envolé (ou presque) le traumatisme causé par la mise au pilori des musiques progressives durant de trop longues années ! De quoi redonner envie à certaines vieilles gloires de notre mouvement de reprendre du service, comme Sebastian Hardie donc ou Ian Anderson/Jethro Tull, dont le Thick As A Brick 2 devrait enchanter notre printemps...

Bonne lecture à toutes et à tous !

Olivier Pelletant (pour Cosmos Music)


PROMOTION

FEVRIER-MARS 2012

Jusqu'au 31 mars 2012 !!!!

Dans la limite des stocks disponibles...

3 CD à 13 € pièce !!! 

CENTRIC JONES : «The Antikythera Method»

DIDBO : «Global PIctures»

HIPGNOSIS : «Relusion»


La nouvelle Sélection de Nouveautés (Janvier 2012)...

ALIAS EYE : "In-Between" 15 €

THE BLACK NOODLE PROJECT : "Dark & Early Smiles" (2CD) 18 €

CAST : "Art" 17 €

CENTRIC JONES : "The Antikythera Method" 13 €

CROSS : "Wake Up Call" (digipack) 17 €

DECAMERON : "Ten Days In 100 Novellas" (4CD) 40 €

DELUSION SQUARED : "II" (digipack) 16 €

DIDBO : "Global PIctures" (digipack) 13 €

DIFFERENT STRINGS : "The Sound... " (digipack) 15 €

FORGAS BAND PHENOMENA : "Acte V" (CD+DVD) 21 €

HIPGNOSIS : "Relusion" (digipack) 13 €

HOGARTH/BARBIERI : "Not The Weapon But The Hand" 18 €

LANDMARQ : "Entertaining Angels" (Ed. Limitée 2CD) (digipack) 21 €

RAVEN SAD : "Layers Of Stratosphere" 17 €

SEBASTIAN HARDIE : "Blueprint" (digipack) 18 €

SEVEN STEPS TO THE GREEN DOOR : "The Book" 17 €

SLEEPMAKESWAVES : "... And So We Destroyed Everything" (digipack) 17 €

SPOCK'S BEARD : "The X Tour Live" (2CD+DVD) 20 €

STEVEGANE PROJECT : "When The Time Is A Present" 17 €

SYLVAN : "Sceneries" (2CD) 21 €

TEE : "Trans Europe Expression" 17 €

TWELFTH NIGHT : "Live At Target" (2CD) 20 €

ULTRAVIOLET HIPPOPOTAMUS : "Square Pegs Round Hole" (digipack) 15 €


ALIAS EYE : "In-Between" (47:20) 15 €


Il aura fallu près de 5 ans à Alias Eye pour donner un successeur à In Focus, mais ce quatrième album des allemands a visiblement pris le temps de mûrir pour nous parvenir juste à point. A l’instar de son premier album (Field Of Names sorti en 2001), le quintette teuton renoue plus que jamais avec le style de sa principale influence et force est de constater que cela lui réussit très bien. Pour ceux qui n’aurait pas suivi, cette influence majeure se nomme Saga (le groupe canadien), et comme eux Alias Eye sait vraiment y faire pour offrir des compositions ramassées (10 autour de 5 minutes) mais pleine de jus, de mélodies accrocheuses, de parties instrumentales denses mais jamais trop bavardes, le tout porté par la voix superbe de Philip Griffiths, souvent proche de celle du Michael Sadler des grands jours. Ne voyez pas en Alias Eye un simple clone, car on se dit parfois que l’élève dépasse le maître actuel (à moins que 20/20 attendu au printemps ne crée une énorme surprise), et donnez sa chance à cet excellent album.


THE BLACK NOODLE PROJECT : "Dark & Early Smiles" (2CD) (68:33/49:49) 18 €


Vouloir surfer sur le succès de Ready To Go (2010), sans devoir attendre la sortie d’un prochain opus, voici l’excellente idée qu’a eue le groupe francilien en sortant Dark & Early Smiles. Ce double CD contient 25 morceaux inédits et remasterisés, dont la totalité de la toute première démo de 2003 «Early Smiles». Cette édition limitée, disponible à 500 exemplaires seulement, montre un jeune Black Noodle Project déjà influencé par Pink Floyd et porteur du talent qu’on lui connaît aujourd’hui pour développer un progressif atmosphérique, aux ambiances envoûtantes. Un petit voyage dans le passé, ça vous tente ?!


CAST : "Art" (68:55) 17 €


Le groupe d’Alfonso Vidales semble désormais avoir adopté un rythme de production plus raisonnable, son précédent double album, l’excellent Originalis, remontant à 2008. Avec Art, on retrouve tout ce qui fait la force et le charme de ce combo champion d’endurance musicale : foisonnance instrumentale, chaleur mélodique, large palette instrumentale (flûte, sax...) symphonisme débridé, un véritable condensé de prog sud-américain qui s’impose en plein cœur de cet hiver glacé ! Et chose incroyable : le groupe continue de progresser près de 20 ans après son premier album. Bravo !!


CENTRIC JONES : "The Antikythera Method" (69:30) 13 €


Centric Jones, auteur ici de son second album, est une formation américaine construite autour du noyau dur de Chris Fournier (guitare, basse, claviers, percussions) et Tobe London (batterie, claviers). The Antikythera Method, à la très belle pochette de science-fiction classique, est un savant mélange de prog aérien, soyeux et proche parfois d’un doux post-rock. Les 12 compositions (de 2 à 7 minutes), parfaitement construites et interprétées par une chanteuse aux atours séduisants, manient donc dynamisme et symphonisme avec grand talent. Un disque mélodique, aux ambiances très soignées et susceptible de plaire aux amateurs de groupes comme Frequency Drift ou Frames, pour n’en citer que deux. Très belle découverte !


CROSS : "Wake Up Call" (digipack) (54:12) 17 €


Bon gré mal gré, Cross bâtit une oeuvre de plus en plus conséquente, en quantité bien sûr (11 albums à ce jour !) mais aussi en qualité. Sa carrière, entâmée à une période où l’on publiait encore des démos avant de se lancer dans le grand bain, a eu le temps de prendre une dimension inespérée si l’on se réfère aux premiers pas musicaux du groupe suédois. Wake Up Call nous montre aujourd’hui une formation en pleine confiance, sûr de son art et des aptitudes à le mettre en forme. Comme il existe un néo-progressif à l’américaine, ce nouvel opus prouve qu’il en existe un autre, typique des pays scandinaves, suédois en particulier. Entendez par là que les 6 présentes compositions (9, 1, 11, 4, 18 et 10 minutes) offrent un symphonisme, symbole d’une nature glacée, et -par contraste- un dynamisme, symbole pour sa part de la nature s’éveillant à la vie printanière. Derrière cette image se dissimule pour vous la perspective de découvrir une musique mouvante, intense et profonde... Notez pour finir que le claviériste de Introitus, Mats Bender, apparaît ici parmi divers invités (dont une violoniste) et que le dernier morceau du CD, composé à l’origine par Cross et offert au final à Spektrum, fait ici l’objet d’une relecture intéressante...

   

 

DECAMERON : "Ten Days In 100 Novellas" (4CD) (58/63/55/62) 40 €


Après la mise en musique de La Divine Comédie de Dante, voici donc le nouveau projet plus grand que nature du label Colossus et de Musea, l’adaptation du Decaméron de Boccace. Cette première partie, forte déjà de quatre disques, propose trente-cinq morceaux inédits, On y retrouve les intervenants habituels, si l’on peut dire, de ce type de projets, ainsi que quelques nouveaux venus : Nexus, La Théorie des Cordes, The Samurai Of Prog, Lady Lake, Senogul, Los Jinetes Negros, Daal, pour n’en citer que quelques-uns, bref, une riche galerie qui est en même temps promesse de jolies réussites, au-delà d’une inévitable diversité d’approches.


DELUSION SQUARED : "II" (digipack) (59:34) 16 €


Le premier album de cette formation franco-anglaise avait fait forte impression l’an dernier. Son successeur, le bien nommé II, est la plus belle des confirmations et le symbole d’un talent en plein essor. Delusion Squared offre en effet ici une œuvre plus luxuriante et élaborée, les musiciens ayant enrichi leur rock atmosphérique d’une ambition plus typiquement progressive. Les solos, d’une grande beauté, sont plus nombreux, et le chant féminin toujours aussi efficace mais bien plus chaleureux. II s’avère donc une excellente surprise, tant les progrès sont flagrants, malgré le 18 petits mois qui séparent la parution de ces 2 opus, permettant à Delusion Squared de prendre ici une nouvelle dimension !


DIDBO : "Global PIctures (digipack) (38:28) 13 €


Quatre ans après un premier album en forme de carte de visite, Didier Bonin, alias Didbo, refait parler de lui avec la parution de Global Pictures. En 7 compositions (de 4 à 8 minutes), Didbo démontrent de conséquents progrès qui se traduisent d’entrée par une cohérence musicale globale. Délivrant une musique visuelle, très peu chantée (3 titres sont d’ailleurs totalement dénués de paroles) et d’une grande beauté mélodique, Global Pictures offre une parenté stylistique certaine avec des artistes comme Goldfrapp (celui de Felt Mountain) ou le Pulsar de Memory Ashes. Didbo a eu de plus l’excellente idée de convier le guitariste norvégien Ronny Heimdal qui apporte une formidable densité aux 2 morceaux (seulement deux... arghhh) auxquels il participe. L’occasion de découvrir à petit prix un artiste, tout autant sympathique que talentueux. Et quand on connaît le personnage, cette formule prend toute sa saveur...


DIFFERENT STRINGS : "The Sound Of Silence..." (digipack) (59:45) 15 €


Vous ne connaisiez pas de groupe originaire de Malte ? Nous non plus. En voici un ! Le seul peut-être, et donc forcément l’un des plus talentueux de l’île méditerranéenne... The Sounds Of Silence Part 1 : The Counterparts, deuxième album de Different Strings, est la première partie d’un ambitieux projet, ambition matérialisée d’ores et déjà ici par la suite finale de plus de 30 minutes. Au programme des 5 présentes compositions, un neo-progressif ambitieux aux ambiances tour à tour latines et énergiques. Marillion, Dream Theater ou Eloy, voici quelques uns des repères autour desquels Different Strings fait slalomer sa musique, tel un skieur habile et avide de sensations fortes ! Le progressif n’a pas de frontières (ou presque), cette formation maltaise nous le prouve, tout en ayant su garder sa spécificité nationale...


FORGAS BAND PHENOMEAN : "Acte V" (52:12/DVD) 21 €


Ce nouvel album du Forgas Band Phenomena s’inscrit dans la continuité de L’Axe Du Fou en proposant six nouvelles compositions finement ciselées où beauté des mélodies et expression soliste jubilatoire (mais savamment circonscrite) assurent le constant ravissement de nos oreilles. La stabilité de l’effectif du Forgas Band (le septet en présence est le même depuis 2008) explique la parfaite cohésion et la complicité manifeste des musiciens. La durée moyenne des compositions (judicieusement resserrée), la prise de son naturaliste de la section rythmique et le caractère plus aéré de certains titres (‘Feu Sacré”, “Midi-Minuit”) font même d’Acte V un album plus aisément abordable que son prestigieux devancier.
Un bonheur n’arrivant jamais seul, Acte V propose également un DVD de la prestation du groupe parisien au Nearfest 2010 devant un millier de spectateurs conquis, comme en atteste la standing ovation qui clôt les hostilités. L’occasion de redécouvrir les jalons d’un corpus extraordinairement touffu (le titre éponyme de l’album Extra-Lucide, deux extraits de Soleil 12 et deux de L’Axe Du Fou), d’apprécier les antécédents scéniques de deux morceaux d’Acte V et de faire naître un irrésistible désir d’applaudir le Forgas Band Phenomena lors de ses prochains concerts...


HIPGNOSIS : "Relusion" (digipack) (72:09) 13 €


Ah la Pologne... Nation sur le point de devenir un place forte du progressif actuel, à moins que ce ne soit déjà fait. Hipgnosis, auteur ici de son 3ème opus, est relativement peu connu des fans de musiques progressives, et il serait temps que cela cesse. Relusion, portée par 6 superbes compositions (19, 10, 6, 5, 9 et 22 minutes), est une oeuvre majestueuse, à la production d’une rare clarté et à l’emballage formel des plus réussis (tant au niveau du digipack lui-même que de la pochette). Hipgnosis est l’auteur d’un space-rock ambitieux (quelle créativité !) qui prend tour à tour (mais pas seulement !) la forme d’un progressif symphonique floydien de haute volée et d’un rock electronique proche parfois du meilleur Klaus Schulze. Les musiciens et la chanteuse (trop rare vu son talent) font des merveilles, et le côté hypnotique de Relusion opère bien au delà de sa simple écoute. Dans le genre, pas facile de faire mieux...

 


HOGARTH/BARBIERI : "Not The Weapon But The Hand" (46:39) 18 €


C’est sous la forme d’un duo que Steve Hogarth et Richard Barbieri ont décidé de donner une suite à leur collaboration entamée en 1997 à l’occasion de l’unique album solo du chanteur de Marillion, Ice Cream Genius. Proche des moments les plus atmosphériques de ce dernier mais surtout des deux précédents opus signés Richard Barbieri (Things Buried et Stranger Inside), Not The Weapon But The Hand dévoile une musique abstraite, propice à la rêverie où sans cesse se fondent la voix capiteuse d’Hogarth (qui déclame ici autant qu’il chante) et les fascinantes ambiances synthétiques (proches du trip-hop et du clair-obscur emblématique des premiers Porcupine Tree) confectionnées par Barbieri. Un disque surprenant, très éloigné des canons rock de Marillion et Porcupine Tree, mais qui en dit beaucoup sur la personnalité très introspective de ses deux auteurs.

(Disponible le 27/02)


LANDMARQ : "Entertaining Angels" (Ed. Limitée) (digipack) (72:03/28:22) 21 €


Qui se souvient de Landmarq ? Ce groupe de néo-progressif anglais dans lequel a débuté Damian Wilson au début des années 90 n’avait plus sorti d’album studio depuis 1998 ! Ce long délai (principalement dû aux gros problèmes de santé de sa chanteuse, Tracy Hitchings) est désormais comblé par un nouvel album longue durée qui devrait ravir tous les amateurs de rock symphonique puissant. Essentiellement constitué de longues pièces (8 minutes et plus), le groupe anglais fait un retour fracassant en nous offrant le meilleur de ce néo-prog typiquement british si apprécié de nombreux amateurs depuis le début des années 80. Claviers symphoniques rutilants, guitare lumineuse, chant si particulier de Tracy Hitchings en grande forme (mélange de fragilité et de puissance plein de charme), la magie opère à nouveau et le groupe ne rate pas son retour. Dans le genre, sûrement un des albums qui vont marquer 2012.


 

RAVEN SAD : "Layers Of Stratosphere" (54:16) 17 €


Ce groupe transalpin nous délivre un album marqué du sceau du Floyd le plus spatial, un petit bijou qui s’inscrit dans cette lignée d’artistes influencés à jamais par le jeu de David Gilmour, à l’instar de Lucassen ou Janos Varga, pour n’en citer que quelques-uns. Le space-rock de Raven Sad est de la plus belle eau, plein d’émotions et serti d’arrangements soignés, de solos de claviers dignes d’Eloy à une guitare lyrique en diable. Si le chant n’est pas le point fort des Italiens, il s’intègre toutefois parfaitement à un ensemble particulièrement homogène qui saura sans difficultés trouver un public d’amateurs éclairés. A découvrir très vite !


SEBASTIAN HARDIE : "Blueprint" (digipack) (40:33) 18 €


Parmi toutes celles qui ont fleuri ces dernières années, la reformation de Sebastian Hardie est assurément l’une des plus excitantes ! Dissous à la fin des années 70 et récrée ponctuellement à 2 reprises durant les 30 ans qui ont suivi, le célèbre groupe australien donne enfin une suite à ses 2 mythiques albums des seventies. Blueprint se situe ainsi dans la droite ligne du progressif symphonique de ses devanciers. Dès les premières minutes de Blueprint, on est replongé au cœur des années 70, comme si son auteur ne les avait jamais quittées. Le son si caractéristique de Sebastian Hardie, symbolisé par la guitare de Mario Millo (notamment quand elle est soutenue par le mellotron ou l’orgue hammond de Toivo Plit), éclaire les 6 présentes compositions (8, 8, 6 7, 7 et 3 minutes). Rien à jeter au final dans ces 40 minutes de pur bonheur !!!


 

SEVEN STEPS TO THE GREEN DOOR : "The Book" (63:19) 17 €


Déjà auteur de deux albums, Seven Steps To The Green Door livre avec The Book un disque concept qui s’imposera sans doute comme leur réalisation la plus aboutie à ce jour. Loin des prêches d’un Neal Morse, il s’agit là d’une critique de l’abandon à la foi et des impasses de la croyance aveugle. Le maître mot est une fois encore l’éclectisme, avec une vaste palette de styles, pop, jazz, métal, mais toujours une grande force d’impact grâce au double chant masculin et féminin, ainsi qu’à un sens assuré de l’écriture. L’ensemble coule d’une traite, parvenant sans difficulté à imprégner votre esprit de son brillant mélodique. Savoureux !


 

SLEEPMAKESWAVES : "...And So We Destroyed Everything" (digipack) (52:03) 17 €


Le post-rock est comme les fameux “chasseurs” chers aux Inconnus, il y a le bon et le mauvais... Si pour la plupart des fans de progressif, la nuance est parfois faible, elle ne l’est plus du tout pour les amateurs du genre. Tout est histoire de ressenti subjectif bien sûr, mais aussi et surtout de mélodies, de crescendos épiques et lyriques et d’assise rythmique de qualité. Le premier album de cette jeune formation australienne répond à ces exigences et joue brillament avec les contrastes. SleepMakesWaves est donc un “bon” groupe de post-rock, capable de faire évoluer son propos au fil des 8 compositions (de 3 à 12 minutes) de ce très réussi ...And So We Destroyed Everything, au titre évocateur...


SPOCK'S BEARD : "The X Tour Live" (2CD/DVD) (118mn/DVD) 20 €


Ce nouvel enregistrement live, complété en images par un DVD qui sort indépendamment de ce double album, sera donc le Seconds Out de Spock’s Beard. Nick D’Virgilio ne faisant désormais plus partie du groupe, c’est l’occasion de le découvrir au sommet de sa forme, devenu désormais un très bon chanteur et un frontman dynamique. La prestation est quasiment parfaite, tout le premier disque étant entièrement consacré à l’interprétation du dernier opus studio, sans doute le meilleur de l’ère post Neal Morse. Le second disque voit le groupe revenir sur son passé, avec plusieurs classiques («The Doorway», «Thoughts»), agrémentés d’un duel de batterie et d’un exercice solo de Ryo Okumoto. Un parfait état des lieux avant travaux !


STEVEGANE PROJECT : "When The Time Is A Present" (73:03) 17 €


Derrière ce projet énigmatique se dissimule l’œuvre d’un multi-instrumentiste français, présenté comme jouant un rôle actif avec Ritchie Blackmore et son Blackmore’s Night... Ce disque est pourtant bien éloigné du folk médiéval, puisque les cinq titres privilégient de longues durées (de douze à vingt-deux minutes) propices au plein épanouissement d’une musique planante et profondément lyrique, portée principalement par une guitare digne des plus grands du prog, Mike Oldfield et David Gilmour en tête. L’assurance d’un moment de plaisir intemporel.


 

 

SYLVAN : "Sceneries" (50:10/40:33) 21 €


Voilà donc le groupe majeur du néo-progressif allemand de retour, avec rien moins qu’un double album. Celui-ci, conceptuel, est articulé en cinq longues suites oscillant entre quatorze et vingt minutes, tout au long desquelles on retrouve le talent proprement insolent des cinq musiciens. C’est bien simple, Sceneries est de la trempe d’un Posthumous Silence, un chef d’œuvre qui fera date, tout simplement. Le terme même de mélodie prend tout son sens ici, livré littéralement nu, grâce à un symphonisme parfaitement maîtrisé, une prestation vocale extraordinaire et des envolées de guitare à vous faire dresser le système pileux. Plus qu’indispensable, une merveilleuse carte de visite du progressif actuel.


 

TEE : "Trans Europe Expression" (46:53) 17 €


Tee confirme le regain de vitalité qui semble avoir cours ces derniers temps au pays du soleil levant. Voilà en effet un quintette qui délivre un jazz-rock progressif d’excellente facture, et livre un second album au moins aussi bon, si ce n’est encore meilleur, que son The Earth Explorer en 2009. Le propos des six morceaux (de six à onze minutes) est entièrement instrumental, à l’exception de quelques vocalises féminines occasionnelles, et avec l’apport de la flûte et des claviers, omniprésents, on se retrouve immergé dans un progressif à la fois technique et romantique, évocateur tout aussi bien de KBB et de PFM. Une découverte vivement conseillée !


TWELFTH NIGHT : "Live At Target" (1981) (44:19/73:38) 20 €


Attention, événement d’importance! Pour ceux qui l’auraient oublié, rappelons que Twelfht Night fit partie de la vague de ces groupes néo-progressif britanniques des années 80, qui firent beaucoup pour permettre au prog de passer ce cap éminemment difficile. Moins connu et surtout moins durable que Marillion, Pendragon, Pallas ou IQ, Twelfht Night possédait néanmoins un chanteur oh combien charismatique, le regretté Geoff Mann. Annonçant peut-être une revisite de l’ensemble de son catalogue, ce premier live d’un groupe alors totalement instrumental, initialement paru en 1981, ressort dans une édition qualifiée de définitive, enrichie d’un second disque, contenant plusieurs titres inédits et des versions alternatives. Un témoignage historique majeur.


ULTRAVIOLET HIPPOPOTAMUS : "Square Pegs Round Hole" (50:53) 15 €


Avec un nom pareil, on imagine aisément découvrir un groupe original. En effet, et la musique découverte ici le prouve très vite ! Les 10 compositions de Square Pegs Round Holes offre un melting-pot stylistique, gorgé d’excellentes idées, d’une étonnante maturité et d’une rare spontanéité. Ultraviolet Hippopotamus, formation américaine, séduit immédiatement par son progressif figuratif, proche parfois d’un space-rock ou d’une pop-rock ambitieuse mais surtout porté par des musiciens très doués, notamment le guitariste, le plus présent, mais les solos de claviers sont à tomber. Square Pegs Round Holes est tout sauf un album conventionnel, son auteur n’ayant de cesse de prendre les genres et de les triturer pour en faire une mixture originale. En ce sens, Ultraviolet Hippopotamus est parfois comparé au Frank Zappa le plus progressif. Il y a pire comme comparaison... Excellente surprise !