Avant-Propos :

Le temps des fêtes est révolu (du moins pour 2013), et 2014 peut démarrer. Calmement en ce qui concerne le courant progressif, davantage fécond en décembre que ces derniers jours, mais qui attend bien sûr avec impatience et avidité la sortie du nouvel opus de Transatlantic fin janvier. Le supergroupe international, quoi qu’il fasse, monopolise en effet l’attention de tous les acteurs de notre microcosme, finalement peu habitués aux fastes d’un tel événement. Transatlantic a mis les petits plats dans les grands en proposant, outre les 5 compositions inédites de l’album, un second CD rempli de reprises en tout genre. Kaleidoscope étant proposé ici sous deux formes (le double CD dans un boitier standard et la luxueuse édition limitée comportant les 2 CD plus un DVD bonus), n’hésitez pas à réserver votre exemplaire dès que possible, en précisant bien sûr la version qui vous intéresse. Merci d’avance et à bientôt !

Bonne lecture et bonne année à toutes et à tous !

Olivier (pour Cosmos Music)


PROMOTION

Jan-Fev 2014

Dans la limite des stocks disponibles...

 

3 CD à 13 € pièce !!! 

AUTUMN MOONLIGHT : "After Reality"

ELEGANT SIMPLICITY : "Unforgiving Mirrors"

TAURUS : "Opus 3 : Research"

 


Sélection de Nouveautés (Jan-Fev 2014)...

ARCHANGEL : "Tales Of Love And Blood" (digipack) 18 €

AUTUMN MOONLIGHT : "After Reality" (digipack) 13 €

THE BLACK NOODLE PROJECT : "Ghosts & Memories" (digipack) 17 €

DEAD HEROES CLUB : "Everything Is Connected" 17 €

ELEGANT SIMPLICITY : "Unforgiving Mirrors" 13 €

FATAL FUSION : "The Ancient Tale" 17 €

GAMBIT : "Abyssal" 17 €

PETER GEE : "Paris" 17 €

HOGGWASH : "Spellbound" (digipack) 17 €

KERRS PINK : "Mystic Spirit" (digipack) 17 €

L'ALBERO DEL VELENO : "Le Radici Del Male" (digipack) 17 €

ORION : "Mémoires Du Temps" 17 €

PFM : "In Classic - Da Mozart A Celebration" (digipack 2CD ) 23 €

PHAEDRA : Beyond The Storm" 17 €

RPWL : "A Show Beyond Man And Time» (DVD) 25 €

SEA VINE : "Sea Vine" 17 €

SKEEM : "... Just Suggesting" (2CD) 23 €

SKY ARCHITECT : "A Billion Years Of Solitude" 17 €

SOUP : " The Beauty Of Our Youth " (digipack) 17 €

ALDO TAGLIAPIETRA : " L'Angelo Rinchiuso " 18 €

TAPROBAN : "Strigma" 17 €

TAURUS : "Opus 3 : Research" 13 €

TOXIC SMILE : "7" 17 €

TRANSATLANTIC : "Kaleidoscope" (2CD) 21 €

TRANSATLANTIC : "Kaleidoscope" (Mediabook 2CD+DVD) 25 €

VESPERO : " Droga" (digipack) 18 €

FABIO ZUFFANTI : " La Quarta Vittima" (papersleeve) 19 €

25 YARD SCREAMER : "Something That Serves To Warn Or Remind " 17 €

 


ARCHANGEL : "Tales Of Love And Blood" (digipack) (62:05) 18 €

Second album pour Archangel, toujours mené par Gabriele Manzini, que l’on a vu par le passé chez The Watch et qui est l’actuel leader-claviériste de Ubi Maior (dont on retrouve ici plusieurs membres en invités). Après le réussi The Akallabêth, voici donc Tales Of Love And Blood qui poursuit l’exploration d’un progressif gothico metal, assez emphatique et visuel, qui évoque parfois Ayreon ou Arena. Proches aussi d’un neo-progressif dynamique et sombre, les 8 compositions (de 3 à 14 minutes) sont structurées en 3 grandes parties et ne s’apparentent somme toute à l’école italienne que par leur dimension baroque. Car pour le reste, notamment du fait du chant en anglais (3 morceaux sont d’ailleurs confiées aux ‘talentueuses’ cordes vocales de Damian Wilson), Tales Of Love And Blood fait preuve d’un universalisme revendiqué, symbolisé ainsi par 3 reprises (l’une de Blue Öyster Cult, l’autre de Roxy Music et la dernière de Black Sabbath) grandement remaniées et parfaitement intégrées à l’ensemble... A découvrir.


AUTUMN MOONLIGHT : "After Reality" (55:26) 13 €

Mis à part quelques guerres de clochers résiduelles, aussi stériles que ridicules, la communauté progressive française est le plus souvent soudée et solidaire, notamment quand il s’agit de se recommandent (merci encore Richard !) des albums, comme celui-ci, passés inaperçus au moment de leur sortie. After Reality, second opus de Autumn Moonlight, est en effet paru en 2012 et ne méritait pas de rester inconnu, ce que la formation argentine a bien compris en démarrant (enfin) une promotion digne de ce nom. After Reality, par son surperbe progressif (à la fois symphonique, instrumental et aux velléités déliceusement post-rock), plaira autant aux amateurs d’Airbag que de God Is An Astronaut, Frames ou Leech. Inutile d’en dire plus, la réussite est totale dans ce genre, que d’aucuns trouvent un peu hybride, mais qui représente assurément l’une des voies actuelles et modernes que le progressif a su prendre ces dernières années. Bravo


THE BLACK NOODLE PROJECT : "Ghosts & Memories" (digipack) (48:45) 17 €

Ce nouvel album des Français de The Black Noodle Project, cinq ans après Eleonore, est essentiellement l’oeuvre du multi-instrumentiste Jérémie Grima, assisté par le guitariste Sébastien Bourdeix. Il s’agit d’un concept au thème passionnant, l’entrelacement des mémoires et des souvenirs, qui se mêlent et matérialisent un véritable paysage de vie. Les 7 titres (de 4 à 11 minutes) de Ghosts & Memories alternent souvent moments plus planants et atmosphériques avec des morceaux plus mordants, rageurs. Les séquences instrumentales sont tout particulièrement développées, et on se laisse facilement happer par un opus à la personnalité forte, puissant et sensible, véritable manifestation d’un expressionisme musical floydien. Un sacré bond en avant pour cette formation française de grand talent !


DEAD HEROES CLUB : "Everything Is Connected" (49:22) 17 €

Après un second album remarqué en 2009, Time Of Shadow, cette formation irlandaise remet le couvert avec un concept ambitieux et maîtrisé. Leur rock progressif très néo sonne ici d’une manière plus sûre, plus mûre, enrichi de teintes inspirées du style caractéristique de Lucassen, et les 7 compositions (de 5 à 10 minutes) sont suffisamment longues pour laisser s’exprimer tout leur sel mélodique. Dead Heroes Club est désormais bien armé pour marquer durablement les esprits et réveiller les morts !


ELEGANT SIMPLICITY : "Unforgiving Mirror" (47:31) 13 €

 

Derrière ce patronyme se cache Steve McCabe, auteur depuis plus de 2 décennies d’une vingtaine d’albums, de qualité assez égale globalement mais dont aucun n’a réellement marqué les esprits jusqu’ici. Le multi-instrumentiste anglais, secondé ici par Ken Senior au chant et Christopher Knight à la batterie, est pourtant indéniablement doué et mérite assurément de rencontrer davantage de succès. Avec Unforgiving Mirror et ses 5 compositions (de 4 à 18 minutes), Elegant Simplicity semble enfin proposer un album de qualité constante et élevée. Le progressif découvert ici (tour à tour néo, symphonique et seventies) fait vraiment bel figure et se pare de nombreuses envolées instrumentales (l’album est très largement dénué de chant), que l’on pourra rapprocher de formations comme Pink Floyd, BJH, Mike Oldfield et de formations plus typiquement néo-progressives. Belle réussite.

PS : Quelques exemplaires des 2 précédents albums de Elegant Simplicity (Nowhere Left To Turn de 2006 et Too Many Goodbyes de 2007) sont également disponibles au prix de 15 €...


FATAL FUSION : "The Ancient Tale" (68:04) 17 €

Oeuvrant sur le même label qu’Airbag, Fatal Fusion a publié à la fin de l’année dernière un excellent album de progressif vintage qui donne assurément envie de découvrir le premier. Le groupe norvégien offre donc ici une musique aux fortes inclinations seventies, et à l’ambition formelle quelque peu mégalomaniaque. Pompeux et grandiloquent, The Ancient Tale l’est certes, mais il est tellement plus que ça. Ses 5 compositions (19, 9, 14, 8 et 17 minutes), gorgées de claviers (orgue et mellotron sont omniprésents), offrent un festival de progressif emphatique et jouissif, malgré quelques relatifs défauts dus certainement au trop plein d’enthousiasme dont leur auteur fait preuve. Fatal Fusion, chantre d’un heavy-symphonisme de haute volée, fait une belle apparition dans ces pages !!!


GAMBIT : "Abyssal" (54:50) 17 €

On stigmatise parfois le faible nombre de formations progressives françaises, mais la présente Sélection de Nouveautés en recense deux, Skeem que nous connaissions déjà, et donc Gambit qui est originaire des Alpes Maritimes. Abyssal, le second opus du groupe à nous parvenir (Machiavélique est sorti pour sa part en 2009), s’apparente parfois à Lazuli et Nemo, l’utilisation commune de la langue française y est certainement pour beaucoup, mais la dimension néo progressive s’avère ici plus prégnante. Mélodies accessibles, claviers le plus souvent présents en accompagnement et solos de guitare efficaces et haut en couleur, voici les principaux ingrédients d’un album très largement réussi...


PETER GEE : "Paris" (65:46) 17 €

Peter Gee est un artiste rare. S’il est surtout connu en tant que pilier aussi essentiel que discret de Pendragon, il est également un compositeur plein de sensibilité, comme le prouvent les trois albums solos qu’il a sorti par le passé, souvent imprégné de spiritualité (il est un chrétien convaincu). Cette fois, c’est la ville lumière qui est au cœur de son inspiration. Pour les quinze titres inédits, il s’est en particulier entouré de Damian Wilson et Steve Thorne, et le résultat, s’il n’évite pas certains clichés thématiques («La Ville Des Amoureux»), fait preuve d’une belle diversité musicale, alliant titres romantiques et atmosphériques à des morceaux plus directs («Rock’n Roll»). Un album de néo-prog aussi attachant qu’efficace.


HOGGWASH : "Spellbound" (digipack) (67:19) 17 €

Hoggwash est un des multiples projets d’Anthony Kalugin, tête pensante de Karfagen et Sunchild. Spellbound (10 morceaux, allant de 5 à 10 minutes) en est le second disque, réalisé comme le précédent de 2007 avec la collaboration de William Mackie aux claviers. On est là dans un rock progressif symphonique et romantique, très inspiré des maîtres anglais du genre. Contrairement au propos presque uniformément instrumental de Karfagen, Hoggwash contient davantage de chant, ce qui n’affecte pas la brillance du résultat. C’est à nouveau un très beau voyage que nous réserve Anthony Kalugin.


KERRS PINK : "Mystic Spirit" (digipack) (65:48) 17 €

Kerrs Pink est ce qu’on peut appeler un vétéran du progressif, puisque la formation norvégienne est en activité depuis la fin des années 1970, avec un hiatus au cours des années 80. Leur ténacité force le respect, d’autant que leur musique mérite largement le détour. On a là un mélange harmonieux entre l’héritage folklorique scandinave et le symphonisme altier d’un Camel, d’autant plus appréciable que Mystic Spirit est le premier album du groupe depuis plus de dix ans. Il est de surcroît enrichi d’arrangements variés et originaux (tuba ou accordéon), et porté par le chant de Eirikur Haukkson, vocaliste de Magic Pie. Un retour plus que gagnant !


 

 

L'ALBERO DEL VELENO : "Le Radici Del Male" (digipack) (38:26) 17 €

Album court mais terriblement envoûtant que celui de cette nouvelle formation italienne. Le Radici Del Male, totalement instrumental, est une oeuvre souvent mélancolique qui, à la manière de Goblin mais en plus joyeux néanmoins, propose une musique visuelle et cinématographique. Les musiciens de L’Albero Del Veleno clament d’ailleurs sans détours leur amour pour les films d’horreur des années 60, 70 et 80 et en font leur principale source d’inspiration. Les 6 morceaux (5 minutes en moyenne, sauf le dernier qui dure plus de 12 minutes) Le Radici Del Male se dégustent avec bonheur, sans que l’on ait besoin de vérifier au préalable que toutes les portes du domicile soient bien fermées à double tour. Il est vrai que flûte et alto apportent une brillance mélodique parfaitement en phase avec les ambiances parfois plus sombres. Car, dans sa globalité, L’Albero Del Veleno possède cette faculté rare de rendre sa musique à la fois mélancolique et lumineuse. Superbe découverte.


ORION : "Mémoires Du Temps" (43:09) 17 €

Voilà un album qui plongera certains d’entre vous dans une réelle nostalgie. Le groupe français Orion, après un premier album sorti en 1979 (La Nature Vit, L’homme Lui Critique...), n’avait jamais eu l’heur de publier le second, pourtant composé, enregistré et prêt à être finalisé au début des années 80. Trois décennies plus tard, le groupe français est enfin en mesure de proposer Mémoires Du Temps, constitué de 6 compositions (de 3 à 8 minutes) restaurées et remasterisées et auxquelles ont été ajoutées 4 courts titres live (mais inédits). Le style honoré par Orion est assez typique du progressif français des années 70, honoré en leur temps par Ange, Pulsar, Mona Lisa et surtout Atoll. Chanté en français bien sûr et offrant un propos assez ramassé mais avec cette légère excentricité qui régnait (encore) à cette époque. Un petit tour dans la passé, ça vous tente !?!


PFM : "In Classic - Da Mozart A Celebration" (51:45/42:13) 23 €

On ne présente plus PFM qui, bien que ses derniers albums studio (le dernier datant de 2006) soient des réussites, se fait surtout remarquer ces dernières années par ses live. Au risque peut-être d’une petite overdose... Celui-ci néanmoins sort clairement du lot, notamment car il bénéficie du concours de l’orchestre symphonique de Rome et qu’il est présenté dans un magnifique écrin. Mais c’est avant tout son concept, original et parfaitement maîtrisé, qui fait de ce double album une très belle réussite. Le premier CD contient 6 morceaux de musiciens classiques (Mozart, Dvorak, Prokofiev, Verdi, Saint Saens et Rossini) tandis que le second recense 6 compositions (dont 2 inédites) du groupe italien. In Classic - Da Mozart A Celebration permet ainsi à PFM de faire montre de tout son talent et de toute sa classe, en revisitant avec le même brio sa musique et celle de ses ainés... Superbe !!


PHAEDRA : "Beyond The Storm" (58:56) 17 €

Bien qu’ayant publié son premier opus en 2010, Phaedra existe depuis plus de 20 ans. Le groupe italien a en fait connu 2 existences, dont le conceptuel Ptah marquait les débuts de la seconde. Phaedra avait bien sûr composé plusieurs morceaux lors de ses premières années d’existence, et se propose d’en publier une partie ici, retravaillés par le line up actuel. Beyond The Storm, chanté en anglais contrairement à son devancier, s’avère paradoxalement plus proche de la tradition italienne que celui-ci, avec de plus quelques allusions à Genesis. Ce qui ne manquera pas (à juste titre) de vous faire rapprocher Phaedra de The Watch. Centré autour de la suite éponyme de 15 minutes (premier morceau du groupe à avoir vu le jour), Beyond The Storm s’avère un excellent album, raffiné et inspiré, qui présage un avenir flamboyant pour Phaedra.


RPWL : "A Show Beyond Man And Time" (DVD) (115 mn) 25 €

Pour ce nouvel enregistrement live, daté de février 2012, le groupe allemand, désormais bien installé au panthéon de notre genre de prédilection, a mis les petits plats dans les grands. La qualité sonore et visuelle est optimale, comme toujours avec les productions polonaises de Metal Mind. C’est le tout dernier opus studio de RPWL qui est ici mis à l’honneur, un concept superbement restitué, à l’aide d’une mise en scène travaillée, qui n’oublie pas la musique (plusieurs séquences instrumentales sont même enrichies). En bonus, Ray Wilson vient épauler Yogi Lang pour une très belle version de «Roses». On a là une œuvre d’art du même calibre que le Subterranea Live de IQ, ce qui donne une idée de sa valeur.


SEA VINE : "Sea VIne" (44:52) 17 €

Cette nouvelle formation polonaise, fondée en 2012, propose, en guise de premier album, une musique éminemment visuelle, illustrative et symphonique. Sea Vine, duo composé de Michal Cywinski (claviers, guitares et batterie) et de la chanteuse Milena Szymanska et secondé ponctuellement par 2 autres musiciens, n’hésite pas parfois à laisser son propos voguer au grè d’improvisations parfaitement maîtrisées, au point même que l’ensemble de la musique semble avoir été écrite avec minutie. Gorgées de sons analogiques et de parties chantées envoutantes, les 6 présentes compositions (14, 5, 3, 3, 4 et 15 minutes) évoquent parfois les albums solos de Rick Wright, et plus généralement la dimension synthético-spatiale de son groupe. Une découverte passionante.


 

SKEEM : "... Just Suggesting" (2CD) 23 €

Quel plaisir de retrouver cette formation toulousaine après un silence de 12 ans !!! Skeem, emmené par le talentueux Serge Barbaro, a d’ailleurs du accumuler pas mal de morceaux durant cette période, puisque ...Just Suggesting est un double concept-album qui se situe au coeur d’un progressif mélodique, ambitieux et parfaitement produit. Les dialogues claviers-guitares, tout autant que les parties chantées, sont probants et donnent un entrain certain à leurs auditeurs. Découvrir la France comme une terre d’accueil d’un néo-progressif typiquement anglais (on pense à Marillion, à Pendragon et à IQ), voilà une rareté (anomalie ?) que l’on aimerait voir disparaître à l’avenir...


SKY ARCHITECT : "A Billion Years Of Solitude" (61:08) 17 €

En deux albums, les Néerlandais de Sky Architect ont réussi à s’imposer comme une des jeunes formations les plus talentueuses et les plus brillantes du ciel progressif. L’ambiance se fait ici plus planante, plus proche du space-rock, et combine toujours à merveille séquences instrumentales de haute volée et mélodies puissantes. L’ambition du propos de A Billion Years Of Solitude (7 titres, de 3 à 18 minutes), encore plus marquée que par le passé, nécessite toutefois plusieurs écoutes avant de pouvoir pénétrer en profondeur l’univers singulier de Sky Architect, une odyssée qui étend l’espace du progressif. Attenion, ce groupe mérite vraiment toute votre attention !!!


SOUP : " The Beauty Of Our Youth" (digipack) (49:08) 17 €

Ce groupe norvégien n’est pas vraiment connu du milieu progressif, et c’est bien dommage car il offre une musique de grande qualité. Troisième album de Soup, The Beauty Of Our Youth est une oeuvre nostalgique, parfois proche du Anathema dernière période, mais portée par un indéniable souffle post-rock qui caline plus qu’il ne brutalise ses audieturs. 8 compositions (de 4 à 8 minutes) séduisantes et le plus souvent envoûtantes, donc à découvrir d’urgence !


ALDO TAGLIAPIETRA : "L’Angelo Rinchiuso" (digipack) (36:40) 18 €

On ne change pas une formule et une équipe qui gagnent. Une nouvelle fois mis en peinture par Paul Withebead, le nouvel album de l’ancien chenteur de Le Orme est une franche réussite dans un style pop-progressif de haute volée. Evidemment, la durée de l’album laisse un peu sceptique au premier abord (“pourvu que tout soit bon...”, se dit-on au moment de placer la galette dans le lecteur), mais la voix de velours de Aldo Tagliapietra, la production d’une grande clarté, la joliesse des mélodies et l’indéniable ambition progressive font de L’Angelo Rinchiuso une douceur musicale, à même de briser la sinistrose de l’époque actuelle...


TAPROBAN : "Strigma" (42:50) 17 €

Surprise : sept ans de silence et ce quatrième opus en forme de retour !! Répété à l’envi, ce constat n’en demeure pas moins très plaisant, et montre que le courant progressif existe (de plus en plus) dans la durée pour les formations qu’il abrite. Constitué de 3 morceaux (15, 8 et 19 minutes) et globalement dominé par les claviers, Strigma devéloppe un progressif symphonique et seventies, mais aussi dynamique quand l’orgue hammond domine les débats notamment. Une probante réapparition qui symbolise le caractère multiforme du rock progressif italien (plus que de tout autre)...


TAURUS : "Opus 3 : Research" (54:25) 13 €

Inutile désormais de vous présenter Claudio Momberg. Ce compositeur boulimique, l’un des rares à placer le Chili sur la carte progressive, propose ici le troisième opus de Taurus (le quatrième est déjà annoncé pour le printemps prochain !), son projet qui mêle progressif symphonique et new age. On ne sera donc pas surpris de découvrir sur Opus 3 : Research de vives allusions à Vangelis et Gandalf, mais aussi au meilleur Tony Banks en solo. L’équilibre entre les différentes parties, plus typiquement progressives ou contemplatives, mais toutes instrumentales, est tellement probant que ce Opus 3 : Research est sans nul doute le meilleur album sorti sous le nom de Taurus à ce jour. En attendant le quatrième donc...


TOXIC SMILE : "7" (digipack) (46:39) 17 €

Toxic Smile, formation allemande de hard-prog proche de Seven Steps To The Green Door, peine, au fil de ses albums, à s’imposer comme une référence du genre. C’est peut-être ce nouvel opus qui permettra d’inverser la tendance. Il faut dire que le talent du groupe y éclate dans toutes les directions. Le timbre du chanteur fait preuve d’une belle étendue, et la variété des arrangements et des influences rend la musique de Toxic Smile à la fois réjouissante et captivante, transcendant les limites formelles du hard-prog pour atteindre parfois à l’absolu (le superbe «Barefoot Man», digne de Genesis).


TRANSATLANTIC : "Kaleidoscope" (Ed. Lim.)(45:01/44:56 + DVD) 25 €

TRANSATLANTIC : "Kaleidoscope" (45:01/44:56) 21 €

C’est assurément l’événement progressif de ce début d’année 2014 : la sortie du quatrième album studio du super-groupe Transatlantic. Après l’imposant The Whirlwind, qui se composait d’une unique suite fleuve, les quatre musiciens ont décidé de revenir à une structure plus proche de Bridge Across Forever. Se révèlent ainsi trois titres plutôt courts (entre quatre et sept minutes), encadrés par deux morceaux plus amples (vingt-cinq et trente minutes). On retrouve bien sûr tout ce qui fait le sel de Transatlantic, une musique fidèle aux acquis du rock progressif des années 1970, mais adaptée au goût du jour, avec une mise en son classieuse, une interprétation racée et un sens de la mélodie jamais pris en défaut. En outre, ce nouvel opus parvient à surprendre, à la fois en raison de l’utilisation de teintes sonores inédites et d’une implication collégiale plus marquée pour le chant (même Daniel Gildenlöw, fidèle associé sur scène, est présent sur un titre). Kaleidoscope est ainsi un pur concentré d’énergie solaire, une musique à la fois référentielle et personnelle, un superbe manifeste pour le prog du XXIème siècle ! Toutes les éditions de l’album comprennent un CD supplémentaire, où le groupe reprend des classiques du prog (Procol Harum, Yes, King Crimson) mais également des artistes moins attendus (Electric Light Orchestra, Small Faces ou Elton John). L’édition ‘spéciale’ (mediabook) se pare d’un DVD bonus de 90 minutes évoquant toutes les phases de la réalisation (écriture et enregistrement) de ce magnifique Kaleidoscope...


VESPERO : "Droga" (digipack) (72:55) 18 €

Origine du sud de la Russie, Vespero a été fondé en 2003 et a publié 5 albums durant cette décennie d’existence. Droga est un formidable opus de progressif bigarré, évoquant parfois King Crimson (quand la guitare se fait plus sinueuse) ou du post-rock, mais qui déroule surtout un space-rock psychédélique à la Gong ou celui plus “traditionnel” de Tangerine Dream. Vespero agrémente sa musique de boucles synthétiques envoutantes et d’interventions divines de violon ou de flûte, pour un résultat qui sort vraiment des sentiers battus. Les 9 compositions (de 6 à 10 minutes) de Droga font preuve d’une constante inspiration et fantaisie, sans que la musique ne devienne jamais un brouet avant-gardiste et/ou impénétrable... A découvrir donc pour sa qualité musicale, mais aussi pour l’originalité formelle de son digipack cartonné...


FABIO ZUFFANTI : "La Quarta Vittima" (Papersleeve) (59:39) 19 €

Que dire qui n’a pas déjà été dit sur Fabio Zuffanti... Sans nul doute l’égal des Steven Wilson, Neal Morse et autres Roine Stolt, il n’en a pas encore la notoriété. Pour l’heure, et contrairement à l’adage populaire, Zuffanti demeure roi en son royaume, et seulement son royaume (l’Italie) donc, mais nul doute que cela lui convient. L’utilisation de la langue de Dante pour les parties chantées, et aussi pour les notes du livret, démontre combien l’art est au coeur des préoccupations du musicien italien. Pas de soumission à l’anglais ici donc, juste le souci, sans mégalomanie aucune, de porter très haut les couleurs du progressif italien dans tout ce qu’il a d’original et d’envoutant. Inspiré librement du livre de Michael Ende, “Le Miroir Dans Le Miroir” (1984), La Quarta Vittima (la quatrième victime) est une pure merveille, sombre, variée (le pure symphonisme cotoîe une fusion échevélée), inspirée et gorgées de fulgurances, et mise en forme par de nombreux invités dont les fidèles Agostino Macor et Luca Scherani, mais aussi le jeune claviériste virtuose de Unreal City, Emanuele Tarasconi. Au programme, 8 compositions (de 4 à 12 minutes) magiques qui font d’ores et déjà de Fabio Zuffanti l’un des acteurs majeurs de l’année progressive à peine entamée...


25 YARD SCREAMER : "Something That Serves To Warn Or Remind" (57:42) 17 €

Cette formation galloise sort son nouvel album, le cinquième en un peu plus de 10 ans d’existence, qui déploie une musique en forme de mosaique. Au sein de Something That Serves To Warn Or Remind, on trouve en effet une base néo-progressive, mais constamment rehaussée d’élements plus alternatifs (à la Pineapple Thief) ou hard (à la Rush ou Porcupine Tree). 25 Yard Screamer, chantre donc d’un progressif moderne et que l’on n’imagine pas une seconde venir ailleurs que du Royaume-Uni. A découvrir.