Avant-Propos :

Rappelez-vous. En octobre dernier, InsideOut avait subitement (suite à la signature tardive d’un contrat de licence) prié Steve Rothery de cesser toute collaboration avec les distributeurs et Vpcistes du microcosme progressif pour la diffusion du premier album de son “Band”. Y compris pour les commandes, comme la notre, qui avaient pourtant été finalisées au préalable. Les arguments du label allemand (pas très beau joueur sur le coup) ? Economiques bien sûr et destinés à préserver le plus possible le potentiel commercial de The Ghosts Of Pripyat pour sa sortie “officielle”, repoussée alors à février 2015. Nous y sommes presque à présent, et l’occasion m’est donnée de vous inviter à préciser si vous êtes toujours intéressé par cet album. Beaucoup d’entre vous l’avaient réservé en septembre dernier, mais se le sont peut-être procuré directement dans l’intervalle auprès de Rothery (sur son site ou lors du concert parisien de l’automne). Merci d’ailleurs de noter que la sortie de The Ghosts Of Pripyat sera effective le 2 février prochain.

Bonne lecture et bonne année à toutes et à tous !

Olivier (pour Cosmos Music)


PROMOTION

Janvier-Février 2015

Dans la limite des stocks disponibles...

 

3 CD à 10 ou 13 € pièce !!! 

JUKE : "Chimera's Tale"

LIGHT DAMAGE : "Light Damage"

QIRSH : "Sola Andata"

 


Sélection de Nouveautés (Janvier-Février 2015)...

DAVE BAINBRIDGE : "Celestial Fire" (digipack) 19 €

BEARDFISH : "4626 - Comfortzone" (digipack) 18 €

FRANCK CARDUCCI : "Torn Apart" 17 €

FRACTAL MIRROR : "Garden Of Ghosts" 17 €

HARVEST : "Northen Wind" 17 €

ANDY JACKSON : "Signal To Noise" 17 €

JUKE : "Chimera's Tale" (cardbox) 10 €

LIGHT DAMAGE : "Light Damage" 13 €

THE MAGIC BUS : "Transmission From Sogmore’s Garden" (digipack) 18 €

MAZE OF SOUND : "Sunray" 17 €

MINIMUM VITAL : "Pavanes" (digipack 2CD) 26 €

MOONGARDEN : "Voyeur" (digipack) 17 €

NARROW PASS : "A New Day" 17 €

NIGHTINGALE : "Retribution" (digipack) 18 €

OSADA VIDA : "The After Effect" 17 €

POSTO BLOCCO 19 : "Motivi Di Sempre" 17 €

QIRSH : "Sola Andata" 13 €

ROCKET SCIENTISTS : "Refuel" (digipack) 18 €

ROCKET SCIENTISTS : "Supernatural Highways" (digipack) 15 €

SALEM HILL : "The Unseen Chord" 17 €

MALCOLM SMITH : "We Were Here" (digipack) 17 €

STATE URGE : "Confrontation" 17 €

TOUNDRA : "IV" (digipack) 18 €

UNREAL CITY : "Il Paese Del Tramonto" (papersleeve) 19 €

ZUFFANTI & ZBAND : "Il Monde Che Ere Moi - Live In Studio 2014" (papersleeve) 19 €

 


 

 

DAVE BAINBRIDGE : "Celestial Fire" (digipack) (74:13) 19 €


Exactement 10 ans après l’excellent Veil Of Gossamer, le guitariste de Iona sort un nouvel album solo qui comble notre attente au-delà de nos espoirs les plus fondés. On savait déjà que Dave Bainbridge était un musicien hors pair, capable, aux côtés de Joanne Hogg (au sein de Iona), de composer aussi bien de douces chansons aux sonorités celtiques que des constructions épiques, débridées et hypersensibles, le tout constamment porté par une bienheureuse ferveur chrétienne. Et si les moments les plus riches et complexes de Veil Of Gossamer nous avaient déjà positivement interpellés, pour ne pas dire agréablement surpris, nous ne nous doutions pas à quel point l’amour du rock progressif le plus ambitieux pouvait pousser Bainbridge à composer et interpréter un disque d’une tel ampleur. Car n’ayons pas peur des mots, Celestial Fire est une pure merveille. Bien entendu, on y retrouve une grande partie des musiciens de Iona, la divine Joanne Hogg en tête, mais c’est la présence d’une paire rythmique (Randy George et Collin Leijenaar, tous deux extraordinaires et qu’on a davantage l’habitude de voir graviter autour de Neal Morse) qui donne une couleur aussi inattendue qu’énergique à l’ensemble. Sans oublier au chant un Damian Wilson impérial qu’on retrouve ici dans son registre le plus nuancé, mais dont la chaleureuse puissance vocale met magnifiquement en perspective les 4 chanteuses qui l’accompagnent à tour de rôle, dont la propre fille de Kerry Minnear. On reconnaît d’ailleurs quelques clins d’œil à Gentle Giant à une ou 2 reprises, notamment dans des respirations à la guitare acoustique, mais cela reste anecdotique. L’essentiel des comparaisons est à aller chercher du côté du grand Yes des seventies («Close To The Edge», «Awaken», rien de moins !), du Neal Morse le plus enthousiaste et du Glass Hammer le plus réussi. Il y a même le fantôme de UK qui semble apparaître devant nous lors de solos de claviers prodigieux. Pratiquement aucun temps plus faible que l’autre, un packaging “designé” par Ed Unitsky (qu’on ne présente plus aux fans de prog), des chanteurs admirables, une musique faites pour les adorateurs de Yes, de UK, de Iona, et de tant d’autres groupes majeurs. Bref, tout simplement un disque de rêve...

 


BEARDFISH : "4626 - Comfortzone" (digipack) (65:29) 18 €


Pour tous ceux que le virage heavy de The Void en 2012 avait pu refroidir, ce nouvel album des Suédois surdoués de Beardfish, le sixième en seulement huit ans, a tout pour provoquer un nouveau coup de foudre à l’égard du groupe. Les dix nouvelles compositions présentes sur ce 4626 - Comfortzone déclinent en effet une vaste palette de styles et d’influences, du hard-rock des années 1970 à un progressif tantôt romantique, tantôt échevelé (Yes n’est pas loin), en passant par une dose de psychédélisme, et toujours cet esprit de folie douce, à la Zappa. Non, décidément, Beardfish a toujours les atouts pour faire de lui un véritable roi de cœur du prog actuel.

 


FRANCK CARDUCCI : "Torn Apart" (65:56) 17 €


Frank Carducci est un artiste ayant biberonné au progressif britannique dans sa jeunesse, et qui fait désormais preuve, dans la création, d’une sincérité aussi touchante que percutante. Sur son second opus et déjà sur Oddity, son premier album, il a ainsi pu compter sur la collaboration de quelques pointures du genre, à commencer par Steve Hackett. Surtout, au-delà de ses inspirations reconnues (Genesis en tête), le bassiste chanteur est parvenu, plus encore que par le passé, à les transcender pour délivrer des titres variés, tantôt courts et directs, tantôt plus longs et élaborées, avec de sérieux moments de grâce. Torn Apart se termine en beauté par une reprise du «School» de Supertramp, bel hommage à un progressif bien léché tout en demeurant accessible.


 

FRACTAL MIRROR : "Garden Of Ghosts" (digipack) (61:20) 17 €


Auteur d’un premier album en 2013, ce duo néerlandais (auquel est associé un batteur américain) nous invite aujourd’hui à découvrir le suivant. Produit par Brett Kull qui est visiblement tombé amoureux de cette formation puisqu’il intervient aussi au chant et à la guitare (de même que ses collègues d’Echolyn), offre 11 compositions (de 2 à 8 minutes) accessibles, mélodiques et portées par un chant d’une grande sensibilité. Nous voici au cœur d’un néo-progressif brillant et moderne, aux atours pop/FM qui ne manquent pas d’évoquer parfois Porcupine Tree (celui de Lightbulb Sun par exemple), mais aussi Blackfield ou Synaesthesia pour ne prendre que ces 2 exemples. Fractal Mirror est un groupe attachant, qui ne franchit pas les limites stylistiques qu’il s’est fixées mais les transcende régulièrement par la fore évocatrice de sa musique. A découvrir.

 


HARVEST : "Northern Wind" (62:18) 17 €

 


Harvest fait partie de ces formations qui symbolisent parfaitement la mondialisation actuelle de la musique : les cinq membres du groupe combinent en effet les nationalités néerlandaise et espagnole, délivrant une musique qui transcende ces étiquettes forcément réductrices. Northern Wind, leur troisième album studio, confirme un statut de sérieux rival face à Mostly Autumn et plus encore Karnataka. Monique van der Kolk, leur chanteuse, est tout simplement exceptionnelle, maniant force et fragilité à la perfection, et la musique, habilement maîtrisée, témoigne de l’influence majeure du Floyd, sans s’y réduire : elle est en effet traversée d’une vigueur électrique notable, tout en conservant une part d’atmosphère très attachante. Quant aux mélodies, elles sont de la plus belle eau, confirmant que l’on tient, avec Harvest, un nouveau grand du (néo) prog le plus coloré.

 


ANDY JACKSON : "Signal To Noise" (40:51) 17 €


Plus connu pour ses collaborations avec Pink Floyd (y compris sur le dernier opus en date), en tant qu’ingénieur du son et de co-producteur, Andy Jackson est également un musicien de talent auteur de plusieurs albums très peu diffusés jusqu’ici. Mais il semble désormais temps pour Andy Jackson de faire entendre sa musique au plus grand nombre, pour preuve la parution de Signal To Noise chez Esoteric Antenna. Voilà un album qui nous met immédiatement dans l’ambiance : presque plus typiquement floydiennes que celles entendues sur The Endless River, les 7 présentes compositions développent en effet une musique aérienne qui doit énormément au célèbre groupe anglais. Andy Jackson est un mélodiste de grand talent, capable de générer des atmosphères psychédlico-symphoniques qui évoquent également parfois le Porcupine Tree le plus aérien. Belle découverte.

 


JUKE : "Chimera’s Tale" (cardbox) (61:36) 13 €


Originaire de Tours, ce quatuor affirme clairement son amour pour le space prog psychédélique des années 70, et en inonde son premier opus de la plus belle des manières. Pourquoi une telle réussite ? Avant tout car les 7 compositions (de 2 à 21 minutes) de Chimeras’ Tale ne tournent pas en boucle mais offrent au contraire de constants repères mélodiques. Ce progressif floydien, teinté de quelques évocations de Gong, des Doors (lors des interventions vocales particulièrement) ou de King Crimson et d’une bonne dose de psyché haletant, est avant tout instrumental et joué par de jeunes musiciens dont la technique (Ah, le groove de la section rythmique...) leur permet toutes les audaces. Et ils ne sen privent pas les bougres !!!

 

 

 


LIGHT DAMAGE : "Light Damage" (42:36) 13 €


Le Luxembourg n’est pas une terre progressive très féconde, mais comme on dit, ce n’est pas la quantité qui compte. Light Damage, ancien groupe de reprises (Pink Floyd et Genesis), nous propose un premier album constitué de 6 morceaux, dont 3 sont issus (mais retravaillés) d’un EP que le groupe avait publié en 2009. Light Damage oscille entre néo-progressif à la Sylvan et inclinaisons seventies proches pour leur part avant tout de Pink Floyd. Le résultat, probant et inspiré, évoque au final assez Cosmograf, notamment son dernier opus, particulièrement par son propension à enchaîner des parties chantées mélodiques et accessibles à des passages instrumentaux d’une grande richesse et portés avant tout par une guitare inspirée. Ce néo-progressif symphonique et moderne représente une très belle carte de visite pour cette formation dont l’avenir semble radieux.

 


THE MAGIC BUS : "Transmission From Sogmore’s Garden" (digipack) (46:21) 18 €


The Magic Bus est un sextette britannique qui livre sa seconde galette, dans un esprit toujours aussi positif et solaire. L’orientation est clairement rétro, directement tournée vers les années 60 et 70, celles d’un prog auquel tout semblait possible. On y perçoit donc logiquement des échos des premiers Genesis, de Caravan, des Beatles, des groupes de l’école de Canterbury, et j’en passe parmi beaucoup d’autres. Chacune des huit compositions est passionnante de bout en bout, pleine de rebondissements et de thèmes généreux et bucoliques, illuminées en particulier par les nombreuses voix, la flûte ou l’orgue hammond, très présent. Simplicité (apparente) et habileté nourrissent un disque abouti qui réussit dans le même temps à sonner original. Comme cela fait du bien !


MAZE OF SOUND : "Sunray" (52:17) 17 €


La Pologne confirme, dans cette nouvelle Sélection, la place importante qu’elle occupe désormais dans la géopolitique du prog. Outre State Urge, qui sort son second opus, il faudra compter avec Maze Of Sound. Fort de ses six musiciens, deux guitaristes, un bassiste, un batteur, un chanteur et un claviériste également violoniste, cette jeune formation propose avec Sunray une collection de neuf chansons dont le fil directeur est la mélodie. Bien des thèmes touchants, sensuels et prenants se succèdent en effet tout au long d’un disque superbement mis en son, non dénué de certains aspects épiques et romantiques. Une musique certes globalement calibrée, mais qui incarne avec brio la frange la plus accessible du prog, en demeurant toujours d’une haute exigence esthétique.

 


 

 

MINIMUM VITAL : "Pavanes" (2CD) (digipack) (46:12/49:28) 26 €


Il aura donc fallu attendre à nouveau cinq ans pour découvrir une nouvelle réalisation des frères Payssan, toujours associés au bassiste Eric Rebeyrol, et rejoint sur cette nouvelle œuvre par le batteur Gilles Pialat. Mais comparativement à Atlas ou Capitaines, Pavanes met les petits plats dans les grands, proposant pas moins de dix-neuf morceaux (allant de 2:43 à 8:42) répartis sur deux disques ! Pas de révolution au programme, mais un savoir-faire redoutable et jamais pris en défaut : l’amateur retrouvera donc avec délectation une musique ancrée dans l’histoire de par son instrumentation, mais pleinement progressive par ses multiples rebondissements ou ses soli de claviers caractéristiques. Quant à ceux qui ne se seraient pas encore confrontés à ce géant du prog made in France, Pavanes est plus qu’une carte de visite, une parfaite galerie d’art vivant, représentative de l’inventivité d’un groupe désormais trentenaire.

 


MOONGARDEN : "Voyeur" (digipack) (54:27) 17 €


Il aura fallu attendre cinq ans pour découvrir le successeur de A Vulgar Display Of Prog, un album à cheval entre tradition et modernité, qui avait pu laisser un goût d’incomplétude. Cette fois, avec les onze nouveaux titres de ce Voyeur, les amateurs de Moongarden redécouvriront un groupe au sommet de sa forme, déclinant un néo-prog très personnel. Certes, les arrangements témoignent régulièrement d’une certaine teinte électro, mais claviers vintage, guitare lyrique, sans oublier le violon, suffisent à confirmer le solide ancrage symphonique de l’ensemble, un rock progressif bien intégré à son époque. Un album qui n’aura guère de mal à s’imposer comme un des meilleurs de la courte discographie de Moongarden.

 

 


NARROW PASS : "A New Day" (60:09) 17 €


A New Day est déjà le troisième album de cette formation transalpine, impulsée par Mauro Montobbio, mais gageons que pour le moment, ces noms ne se sont pas inscrits d’une manière indélébile dans votre mémoire. Les choses vont peut-être changer avec ce nouvel opus. Tout le personnel a en effet été renouvelé, et la complémentarité entre chant masculin et féminin, ajoutée aux interventions à la flûte de John Hackett lui-même, transcendent littéralement une musique déclinant parfaitement un progressif symphonique romantique et bucolique, qui fait une large part à l’acoustique sans négliger la dimension électrique (superbes soli de six cordes). Fermez les yeux, vous êtes au cœur de l’âge triomphant du prog, au début des années 1970 !


 


 

 

NIGHTINGALE : "Retribution" (digipack) (44:28) 18 €


InsideOut livre, parmi ses poids lourds habituels, quelques pépites qu’il serait dommage de laisser glisser. Le nouvel -et septième- opus de Nightingale, le groupe de Dan Swano, chanteur ayant en particulier collaboré avec Arjen Anthony Lucassen (pour le projet Star One), est de celles-là. Il s’agit en effet d’un disque de métal apaisé, où la voix de Swano porte littéralement des mélodies puissantes, que ce soit sur un mode acoustique ou plus lyrique, voire épique. L’enrobage des différents titres séduira également les progmaniacs, que ce soit par les structures, qui réservent toujours une place non négligeable aux soli, ou par les arrangements : les claviers, tout particulièrement, se situent dans la droite ligne de ceux du Rush des années 1980. Une récréation hard mélodique à placer en haut du panier.

 

 


OSADA VIDA : "The After Effect" (47:02 ) 17 €


Le changement de chanteur opéré par le groupe polonais Osada Vida sur son dernier album studio, Particles, en 2013, semblait augurer d’une véritable montée en puissance. Essai pleinement confirmé avec ce nouvel opus, qui voit l’arrivée de deux nouveaux musiciens. Car The After Effect est un redoutable manifeste de progressif symphonique, mariant les ambiances et affichant des mélodies d’une évidence directe. A ce titre, le nouveau guitariste Janek Mitoraj fait feu de tout bois, délivrant une prestation multicolore et toujours brillante, techniquement et mélodiquement. Un excellent groupe de rock, tout simplement.


POSTO BLOCCO 19 : "AMotivi Di Sempre" (35:14 ) 17 €


“Quand y’en a plus, y’en a encore” déclamait il y a quelques années une pub pour un liquide vaisselle. On pourrait reprendre le même adage pour décrire l’opulence progressive italienne. Pour (nouvelle) preuve la parution du premier album de Posto Blocco 19, alors que cette formation existe depuis... 1972 !! Motivi Di Sempre, dont le seul tort est d’être un tantinet court, est une fantastique ode au progressif italien des années 70, un concentré de textures luxuriantes et de mélodies chatoyantes. Les 6 compositions, très largement instrumentales, voient néanmoins la participation de Bernardo Lanzetti (le légendaire chanteur de PFM) sur le dernier morceau de ces 35 minutes, tout autant féeriques dans les moments bucoliques que dans les envolées instrumentales plus opulentes !!!

 


 

QIRSH : "Sola Andata" (50:29) 13 €


Tout comme Posto Blocco 19 mais à un degré moindre cependant, Qirsh est une formation qui aura mis bien longtemps (20 ans dans le cas qui nous intéresse) à publier un album (celui-ci, sorti en janvier 2014, avait d’ailleurs totalement échappé à nos radars). Et tout comme pour son compère italien, le résultat dépasse ici largement nos espérances, confirmant que nous vivons, progressivement parlant, une époque formidable. D’obédience clairement latine, la musique découverte ici se drape malgré tout d’éléments space-progressifs que n’aurait pas reniés Eloy. La pochette de ce Sola Andata (par son jaune flamboyant) évoque d’ailleurs étonnement celle du Dawn des Allemands. Concernant le chant habité (sur 6 des 9 présents morceaux), pas de doute par contre, nous sommes bien en Italie. Mais c’est ce mélange si original qui fait de Sola Andata (dont le thème central est le voyage sous toutes ses formes) une expérience si jouissive à vivre !

 


ROCKET SCIENTISTS : "Refuel" (digipack) (60:59) 18 €

ROCKET SCIENTISTS : "Supernatural Highways" (digipack) (30:13) 15 €


Les Rocket Scientists, le groupe d’Erik Norlander, du chanteur guitariste Mark McCrite et du bassiste Don Schiff, était resté silencieux depuis près de sept longues années. La nouvelle réalisation qu’ils ont proposée au printemps dernier a pu de prime abord sembler quelque peu frustrante, puisqu’il s’agissait d’un simple EP. Le contenu mérite toutefois largement le détour. Le cœur de Supernatural Highways est en effet constitué d’une suite éponyme de vingt-six minutes, totalement instrumentale. Le raffinement, la finesse de la production, le magnétisme des mélodies, les clins d’œil faits aux références traditionnelles du rock progressif (Pink Floyd en particulier) font de cette composition un must de la discographie des Américains. En complément, on trouve une reprise d’un des génériques de James Bond les plus réussis, celui d’Au Service Secret De Sa Majesté.
Après ce EP de grande qualité, Rocket Scientists livre un véritable nouvel album, fort de douze nouveaux titres. Sous des dehors steampunk, le style des Américains ne connaît pas de révolution majeure : se succèdent chansons séduisantes, combinant mélodies accessibles et arrangements symphonique typiquement prog, et instrumentaux plus space-rock, le tout parfaitement réalisé. Forts d’un savoir-faire assuré, le trio livre un disque prenant de bout en bout, égrenant quelques subtiles nouveautés musicales et bénéficiant de la participation de deux invités, Lana Lane et Kelly Keeling.

 


SALEM HILL : "The Unseen Chord" (70:23) 17 €


Salem Hill fait partie de ces groups déjà forts d’une riche discographie et d’une expérience incontestable, mais qui n’a jamais véritablement atteint le stade d’une reconnaissance unanime au sein du microcosme prog. Et pourtant, ce quatuor américain a publié son premier disque voilà plus de vingt ans, The Unseen Cord étant son dixième opus studio. La musique délivrée est d’une grande fraîcheur, et si certains pouvaient la trouver trop évidente par le passé, elle possède ici des caractéristiques éminemment progressives : rythmiques corsées, gros travail sur les voix, nombreuses interventions de claviers, architectures très travaillées... A bien des égards, The Unseen Cord se rapproche des premiers Spock’s Beard, culminant dans une imposante suite de près d’une demi-heure, «Noon». Un groupe qui gagne assurément à être connu.

 

 


 

MALCOLM SMITH : "We Were Here" (digipack) (47:37 ) 17 €


Alors que le groupe Metaphor, dont il est le fondateur, est sur le point de sortir son nouvel album (le précédent date déjà de 2007), le guitariste Malcolm Smith publie un disque solo, sur lequel il est toutefois entouré de ses comparses musiciens, ainsi que du batteur Mattias Olsson, que l’on ne présente plus. Les compositions ici interprétées remontent pour l’essentiel plus de sept ans en arrière, et elles privilégient un progressif inventif, riche voire explosif, bourré de ruptures de rythmes, qui fait feu de tout bois dans les superpositions de thèmes et de lignes musicales. On pense, en vrac, à Van der Graaf Generator, King Crimson, Genesis ou l’école de Canterbury. Pour autant, Malcolm Smith n’oublie pas de faire une place à l’acoustique et au chant, même si le titre de treize minutes qu’est «Sykiatry» sèche tous ses concurrents. Singularité de ce disque proprement jubilatoire, le dernier titre, «Les Canards de Guerre», interprété en français.


STATE URGE : "Confrontation" (49:17) 17 €


State Urge est un nouveau venu sur la scène de plus en plus remplie des formations polonaises de prog. Mais à la différence de nombre de ses compatriotes, la musique de ce quartette à la composition classique (guitariste chanteur, claviériste, bassiste et batteur) peut difficilement être classée dans la catégorie du néo-prog classique. Ce second album studio ne reprend pas vraiment les codes de ce sous-genre, développant un rock prog personnel, très offensif et direct, légèrement hard, excellemment produit, aux influences variées (symphonique, électro ou métal-prog), qui brille en particulier par la qualité de son chant et de ses mélodies. Si l’on devait chercher une proximité, ce serait assurément vers Riverside qu’il conviendrait de se tourner, ce qui n’est pas un mince compliment.

 


TOUNDRA : "IV" (digipack) (51:24) 18 €


C’est par sa signature sur le label siamois d’InsideOut, Superball Music, que nous découvrons le quatrième opus de Toundra, un quatuor espagnol formé de deux guitaristes, un batteur et un bassiste, dont le premier disque remonte déjà à 2008. Pour tous ceux à qui cette structure très rock ferait craindre un manque d’esprit prog, précisons d’emblée les choses : Toundra est adepte d’un post-rock affirmé, qui conjugue les atmosphères de Pink Floyd à l’énergie d’un Mars Volta. Totalement instrumentale, leur musique se révèle donc très intense, tout en sachant ménager quelques pauses plus acoustiques et introduire certains arrangements plus originaux. Voilà en tout cas de quoi commencer à rattraper un retard d’écoute conséquent !

 

 

 


UNREAL CITY : "Il Paese Del Tramonto" (papersleeve) (70:19) 19 €


Unreal City avait marqué les esprits en 2013 à l’occasion de son premier opus, inutile alors de préciser qu’on attendait avec impatience son successeur. Ambitieux concept album développé autour de 7 compositions (5, 9, 10, 9, 8, 8 et 20 minutes), Il Paese Del Tramonto montre un groupe au sommet de son art, malgré sa jeunesse et son apparent manque d’expérience. Oui, le charisme de Unreal City, dont le nom anglais ne reflète paradoxalement pas du tout sa personnalité si profondément et intensément italienne, imprègne chaque note de ce fabuleux album. Il Paese Del Tramonto oeuvre en effet dans les eaux du meilleur progressif que l’Italie a vu naître sur ses terres, et son contenu, composé par le génial chanteur/claviériste Emanuele Tarasconi, nous le rappelle constamment. Brillant !!


ZUFFANTI & ZBAND : "Il Mondo Che Era Moi - Live In Studio 2014" (papersleeve) (67:48) 19 €


Suite à la parution de son dernier album solo (La Quarta Vittima, paru début 2014), Fabio Zuffanti avait donné une série de concerts desquels il comptait bien tirer un CD Live. Cependant, plusieurs problèmes techniques l’en ont empêché, ne lui laissant alors qu’une seule solution : réunir son groupe de scène en studio et réenregistrer en conditions Live certaines compositions de la tournée et d’autres issues des différentes formations de Zuffanti (Finisterre, Maschera Di Cera et Hostsonaten). Tout cela ressemble à un bilan pour le bassiste italien, comme le proclame le titre du présent CD : Le monde qui était le mien... Sorte de compilation de luxe, mais servi par une mise en son dynamique et dynamisante, Il Mondo Che Era Moi - Live In Studio 2014 démontre la richesse de la carrière de Fabio Zuffanti, une carrière débutée il y a plus de 20 ans déjà. Pas de doute, notre ami génois est doté d’une inspiration multiforme et d’un indéniable talent. Mais ça, on le savait déjà !