Avant-Propos :

Désolé d’avance de vous parler à nouveau de la difficulté de gérer correctement nos stocks, mais les questions concernant cette gestion sont récurrentes et légitimes. Certains d’entre vous s’interrogent ainsi et à juste titre sur le fait de voir certains albums indisponibles, parfois quelques jours à peine après la publication d’une nouvelle Sélection de Nouveautés. Les sorties sont si nombreuses, et le public progressif si restreint, que les candidats sont au final forcément bien plus nombreux que les élus. Notre expérience nous permet certes d’éviter les ‘accidents industriels’ de grande ampleur, mais nous ne sommes malgré tout pas à l’abri de quelques surstocks intempestifs et douloureux. Et ces derniers, par l’immobilisation de trésorerie qu’ils impliquent, pèsent ensuite sur nos possibilités d’approvionnement, donc se doivent de ne pas se produire trop fréquemment. Par conséquent, la réservation des CD est une solution à envisager, une méthode que certains d’entre vous pratiquent déjà régulièrement et qui permet à tous de s’y retrouver pleinement.
Notez pour finir que certains CD ne sont pas encore disponibles (en cours d’arrivage ou sur le point de paraître), alors n’hésitez surtout pas à vous renseigner au préalable avant de passer commande. Merci, et à bientôt.

Bonne lecture à toutes et à tous !

Olivier (pour Cosmos Music)


PROMOTION

MAI-JUIN 2012

Jusqu'au 30 Juin 2012 !!!!

Dans la limite des stocks disponibles...

3 CD à 13 € pièce !!! 

BALLOON ASTRONOMY : «Balloon Astronomy»

GEKKO PROJEKT : «Electric Forest»

SIX ELEMENTS : «Primary Elements»


La nouvelle Sélection de Nouveautés (Mai-Juin 2012)...

AFFECTOR : "Harmagedon" (Edition Limitée) 19 €

ANATHEMA : "Weather Systems" 17 €

ASTRA : "The Black Chord" 17 €

AWENSON : "Saphonic" 17 €

BALLOON ASTRONOMY : "Balloon Astronomy" 13 €

BAROCK PROJECT : "Coffee In Neukölln" 17 €

CITIZEN CAIN : "Skies Darken" 17 €

ECLAT : "L'Esprit Du Cercle" 17 €

HASSE FROBERG : "Powerplay" 17 €

GALAHAD : "Battle Scars" (digipack) 17 €

GEKKO PROJEKT : "Electric Forest" (digipack) 13 €

HEADSPACE : "I Am Anonymous" (Edition Limitée) 19 €

HOSTSONATEN : "The Rime Of The Ancient Mariner - Chapter One" (papersleeve) 19 €

IZZ : "Crush Of Night" 17 €

LEECH : "If We Get There One Day, Would You Please Open The Gates ?" (Edition Limitée) 17 €

L'OMBRA DELLA SERA : "L'Ombra..." (papersleeve) 19 €

ARJEN ANTHONY LUCASSEN : "Lost In The New Real" (Edition Limitée 2 CD) 23 €

MINIMUM VITAL : "Chapitre 3" (DVD) 18 €

NEXUS : "Aire" 17 €

QUASAR LS : "The Dead Dream" 17 €

QUIDAM : "Saiko" (digibook) 17 €

SCHIZOFRANTIK : "Oddities" 17 €

SIX ELEMENTS : "Primary Elements" 13 €

STORM CORROSION : "Storm Corrosion" (Edition Limitée blueray - 2CD) 18 €

STORM CORROSION : "Storm Corrosion" (Edition simple) 14 €

SYNDONE : "The Beauty Is The Beast" (papersleeve) 19 €


AFFECTOR : "Harmagedon" (Edition Limitée) (54:32) 19 €


Initié par le guitariste allemand Daniel Fries, ce projet est parvenu à fédérer le batteur live de Neal Morse, Collin Leijenaar, et surtout le bassiste de Symphony X, Michael Lepond, ainsi que le chanteur d’Enchant et de Spock’s Beard nouvelle mouture, Ted Leonard. Tout ce beau monde, complété par une pléthore d’invités claviéristes (Jordan Rudess, Derek Sherinian ou Neal Morse, excusez du peu !), met en musique une adaptation de la fin du monde version biblique. Pas de recueillement religieux, mais un hard-prog dense et énergique, plein d’inventivité et de performances, qui n’oublie pas pour autant la moelle mélodique. Ajoutons à cela un orchestre comme source d’arrangements supplémentaires, et vous comprendrez qu’Affector est une formation du genre à surveiller attentivement !


ANATHEMA : "Weather Systems" (55:14) 17 €


En 2010, Anathema avait placé la barre très haut avec le très remarqué We’re Here Because We’re Here, véritable bijou de rock atmosphérique baptisé un peu partout «album de l’anné». Son successeur, Weather Systems va-t-il se montrer à la hauteur ? Disons d’emblée que le pari est quasi tenu. Il faut dire qu’il lui ressemble comme un jumeau (et pour cause : 4 morceaux sur 9 sont issus des mêmes sessions) - à ceci près qu’il s’agit de faux jumeaux. Lee Douglas, dont le chant n’a jamais été aussi bouleversant, est beaucoup plus présente. Surtout, là où We’re Here... était solaire quasiment de bout en bout, Weather Systems est plus en demi-teinte (n’est-il pas sensé illustrer l’alternance des saisons ?). Au chapitre des similitudes (et c’est le plus important), l’album s’ouvre sur 4 ou 5 somptueux morceaux gorgés de lyrisme et de nostalgie, qui voient les instruments s’agréger progressivement les uns aux autres en de formidables montées en puissance, avant un decrescendo et un retour au calme... Sur «Lightning Song», le contraste entre la voix déchirante de Lee Douglas et la muraille sonore dressée par Danny Cavanagh est l’un des sommets de l’album. Seuls bémols : une légère baisse de régime dans la seconde moitié de l’opus, et la structure un peu trop linéaire et répétitive des morceaux, qui tourne parfois au procédé. Mais les frères Cavanagh en ont bien conscience, qui annoncent un virage à 180° pour le prochain album. Dernier volet d’un triptyque (si l’on prend en compte l’album de reprises orchestrales de l’an dernier, Falling Deeper, enregistré en même temps et enchâssé comme lui dans le délicat écrin orchestral des cordes de Dave Stewart), Weather Systems, en tous les cas, est un magnifique tremplin pour de nouvelles explorations sonores.


ASTRA : "The Black Chord" (47:13) 17 €


Gorgé d’émotions solaires, d’hypnoses chamaniques, de soli tournoyants, The Black Chord manifeste une très belle maîtrise du son et des atmosphères progressives originelles, auxquels sont associés psychédélisme antédiluvien et maniement de textures et mélodies plus modernes. Astra développe six solides compositions sur fond de draperies organiques tissés par le Mellotron et la voix fragile de Richard Vaughan, tout en pratiquant un art de la dérive instrumentale et soliste qui devrait ravir les amateurs d’un progressif délicat et mélodique. Sans hésitations, à mettre entre toutes les oreilles !


AWENSON : "Saphonic" (71:06) 17 €


On vous avait présenté Joël Bernard, alias Awenson (ou Awen sur son album initial), il y a deux ans à l’occasion de la sortie de son excellent deuxième opus. Son successeur est tout aussi bon, voire meilleur, et délivre une superbe musique électronique ‘seventies’, typique de l’Ecole de Berlin et digne des plus grandes réussites de Tangerine Dream et Klaus Schulze. Inutile d’en dire plus, si ce n’est malgré tout que Saphonic contient 5 longs morceaux (22, 7, 16, 5 et 21 minutes) instrumentaux, parfaits pour voyager haut, très haut, et ce sans l’utilisation de substances illicites. Superbe !


BALLOON ASTRONOMY : "Balloon Astronomy" (50:28) 13 €


Ce nouveau groupe américain, à l’instar de son collègue de Six Elements, n’offre pas un progressif typique de cette partie du monde, mais une musique d’obédience plus bien européenne. Pas facile de trouver ici, en dehors peut-être du jeu de batterie de Nick D’Virgilio et donc de quelques allusions (inévitables !?) à Spock’s Beard, des éléments prouvant l’origine géographique de Balloon Astronomy. Ce premier album expose un rock progressif symphonique qui doit autant à Genesis et à Renaissance qu’à Supertramp, pour la versatilité et l’expressivité de ses parties chantées ainsi que pour la suavité de ses ambiances. Certaines séquences font néanmoins preuve de davantage de modernité, et se rapproche alors de groupe comme Porcupine Tree, voire Muse. Album accessible et ‘seventies’ sans être rétrograde, Balloon Astronomy a de bonnes chances de rassembler pas mal de monde autour de sa musique lumineuse.

   

 

BAROCK PROJECT : "Coffee In Neukölln" (64:04) 17 €


Pour son troisème album, le groupe italien a resserré les rangs autour de son leader, le jeune claviériste virtuose Luca Zabbini, devenant ainsi un simple power trio, comme le montre la sobre mais élégante photo de couverture. And then they were three... sans pour autant perdre leur énergie et leur plaisir de jouer un prog dynamique ne tenant compte ni des époques ni des étiquettes. Malgré cette configuration centrée autour des claviers, l’influence d’ELP est en recul, présente mais de façon plus nuancée, laissant la place aux nombreuses autres sources musicales qui vivifient chaque titre dans l’allégresse la plus communicative. On y croise aussi bien PFM, Jethro Tull, Magellan et Genesis, pour les plus évidents, que Toto, Asia et Gino Vanelli, pour les plus atypiques. Sans oublier une sorte d’hommage décalé au Bohemian Rhapsody de Queen, comme c’était déjà le cas sur l’album précédent. Toutes ces citations musicales, de la plus subtile à la plus appuyée, ce mélange improbable, parfois au sein d’un même morceau, pourraient constituer une sorte de centrifugeuse déroutante et difficile d’accès si un élément indispensable n’était pas là pour stabiliser et consolider le tout : la force élégante des mélodies, chantées en anglais par l’excellent Luca Pancaldi. En effet, que ce soit dans les chevauchées épiques de plus de 10 minutes ou dans les morceaux plus compacts, chaque ligne mélodique s’imprime sans scrupule dans notre esprit. Attention danger : Coffee In Neukölln est un album entêtant et addictif sous des dehors de prog symphonique échevelé ! Vous voilà prévenus !


CITIZEN CAIN : "Skies Darken" (73:21) 17 €


Citizen Cain fait désormais figure de vétéran, ayant vu le jour en pleine vague britannique des Marillion, Pallas, IQ et autre Pendragon dans les années 80. Toutefois, avec le temps, le combo écossais a su affiner son identité jusqu’à atteindre une sorte de sérénité musicale. Skies Darken, qui paraît 10 ans après son prédécesseur, s’impose ainsi comme un album de néo-prog majeur : les 8 compositions (de 3 à 15 minutes) y sont particulièrement soignées, les arrangements raffinés et percutants, avec des couleurs musicales profondes. Sans oublier la voix de Cyrus, toujours proche de celle de Peter Gabriel, mais qui élargit ici son spectre à l’aide de divers effets. Il en est de même pour la musique, car Skies Darken, à l’instar de Battle Scars de Galahad, dépasse les frontières du néo-prog pour devenir un album de tout premier plan.


ECLAT : "L'Esprit Du Cercle" (43:09) 17 €


Comme c’est le cas pour beaucoup de groupes actuellement, dont on n’a plus eu de nouvelles durant bon nombre d’années, Eclat a décidé de publier un nouvel album, près d’une décennie après son prédécesseur. Quel bonheur de découvrir à nouveau, derrière une splendide pochette de Paul Whitehead, ce progressif symphonique, délicatement jazzy et atmosphérique, encore une fois entièrement instrumental et qui se décline ici en 9 délicieuses compositions (de 2 à 9 minutes), toutes plus savoureuses les unes que les autres. On notera le jeu plus ‘latimerien’ que jamais de Alain Chiarazzo, et les arabesques lumineuses de sa guitare, ou encore la participation (sur le titre d’ouverture) de Jerry Marotta (qui a notamment longtemps été le batteur de Peter Gabriel). Retour gagnant


HASSE FROBERG & MUSICAL COMPANION : "Powerplay" (60:53) 17 €


Déjà un second album studio (2 ans après le premier) pour le chanteur des Flower Kings et son groupe solo, les Musical Companion. Enregistré par les soins de Tomas Bodin et sorti sur le label de Jonas Reingold, ce disque ne surprendra pas les amateurs de nos prolifiques Suédois. On y retrouve en effet des morceaux très diversifiés, relevant aussi bien du bon vieux hard-rock que de la pop, de l’acoustique que du symphonique, l’ensemble bénéficiant constamment d’arrangements progressifs, avec moult soli de claviers et de guitare. Un album jouissif qui donne la pêche et qui s’avère une excellente introduction à celui des Flower Kings, à paraître courant juin. !


GALAHAD : "Battle Scars" (digipack) (56:24) 17 €


Empires Never Last avait placé la barre très haut, et l’attente du nouvel album des anglais rendait ses fans de plus en plus fébrile. Fin du suspense : Battle Scars reprend globalement là où son prédécesseur nous avait laissés, soit au coeur d’un rock progressif musclé aux effluves techno-dance du meilleur effet. La bande de Stuart Nicholson (qui a eu à affronter le décès de son bassiste Neil Pepper) ne s’est pas laissée gagner par l’émotion et a tenu à continuer une oeuvre qui s’annonce déjà comme plus que conséquente (un deuxième opus enregistré dans les mêmes conditions doit voir le jour à l’automne). Même si la progression du groupe marque un peu le pas en terme d’originalité, Battle Scars s’avère encore un disque puissant qui va bien au-delà du néo-progressif de leurs débuts. Galahad confirme ainsi son statut actuel de groupe majeur du rock progressif.


GEKKO PROJEKT : "Electric Forest" (41:44) 13 €


Voici le nouveau projet du guitariste américain Peter Matuchniak, connu par ailleurs pour avoir évolué au sein de Evolve IV mais ici porteur d’un projet à l’ambition progressive bien plus marquée. Electric Forest contient 10 compositions (de 1 à 6 minutes), dont 7 d’entre elles s’avèrent totalement instrumentales, et se voit porté par de savoureux dialogues guitares/claviers (Vance Gloster). Au final, Gekko Projekt offre un progressif le plus souvent proche d’une fusion symphonique, technique et mélodique, qui se rapproche parfois du Camel de Raindances ou Breathless, avec un son peut-être un peu moins ‘rond’ mais avec beaucoup d’efficacité. A découvrir.

 


HEADSPACE : "I Am Anonymous" (Edition Limitée) (73:37) 19 €


Headspace est un nouveau groupe signé par InsideOut, qui comprend pas moins de trois figures connues du milieu progressif : le chanteur Damian Wilson, actuel titulaire du poste chez Threshold, le claviériste Adam Wakeman, fils de qui vous savez, et le bassiste d’Archive (entre autre) Lee Pomeroy. Complétée par un guitariste et un batteur, cette formation délivre un hard-prog de qualité, à mi-chemin entre Dream Theater et Porcupine Tree. Efficace sur le plan musical, Headspace se détache davantage par ses mélodies et son chant. Un super-groupe prometteur.


HOSTSONATEN : "The Rime Of The Ancient Mariner - Chapter One" (papersleeve) (58:35) 19 €


Le “Cycle des Saisons” étant désormais clos, Fabio Zuffanti se lance à présent dans une nouvelle aventure, l’illustration musicale du fameux poème de Samuel Taylor Coleridge, “The Rime Of The Ancient Mariner”. Un projet conçu en 2 parties, dont la seconde paraîtra théoriquement l’an prochain. Au programme de ce “Chapter One”, le prologue et les 4 premières parties du poème pour 5 longs morceaux majestueux (7, 12, 9, 17 et 13 minutes), typiques du progressif symphonique italien et chantés (pour les 4 derniers) par 4 chanteurs différents, dont le fidèle Alessandro Corvaglia. Il est à noter que les “Part 1” et “Part 2” avaient déjà été interprétées par Höstsonaten sur ses 2 premiers opus (Höstsonaten en 1996 et Mirrorgames en 1998), mais Zuffanti, très peu satisfait par ces premières versions, les a entièrement retravaillées et réenregistrées pour l’occasion. The Rime Of The Ancient Mariner ~ Chapter One est au final un album bouleversant de maîtrise technique et d’émotion. Manier aussi bien la mélodie et la sophistication relève du génie, mais personne ne doutait que Fabio Zuffanti en soit pourvu. Bravo


 

IZZ : "Crush Of Night" (54:48) 17 €


Cinquième album pour ce combo américain qui a débuté sa carrière à la fin des années 1990, moins connu que Spock’s Beard, mais assurément tout aussi talentueux. Ces nouvelles compositions demeurent fidèles au style du groupe, fait de virtuosité intelligente, de savoir-faire dans l’écriture, d’accessibilité du chant et d’ambition progressive déclinée avec un naturel désarmant. Crush Of Night bénéficie par ailleurs de la participation ponctuelle de l’ex Gentle Giant Gary Green. Une raison supplémentaire, s’il en était besoin, de se précipiter sur ce futur classique du prog

 


 

LEECH : "If We Get There One Day, Would You Please Open The Gates ?" (Edition Limitée) (76:57) 17 €


En de hors de ce titre à rallonge, difficile à retenir donc à citer, le second opus des suisses de Leech réalise un sans-faute, du début jusqu’à la fin de l’exposition de son post-rock. Un post-rock intelligent et imprévisible qui dépasse d’ailleurs très largement les frontières habituelles du genre, tant en terme de sophistication que de brillance mélodique. Au final, If We Get There One Day, Would You Please Open The Gates ? devrait définitivement réunir les fans de post-rock et de progressif symphonique, car le premier est assurément en passe de devenir l’une des principales incarnations actuelles du second. Indispensable il va sans dire


L'OMBRA DELLA SERA : "L'Ombra..." (papersleeve) (44:40) 19 €


Le nouveau projet de Fabio Zuffanti, L’Ombra Della Sera, s’ancre dans le jazz-rock mélodique et virtuose des années 70, tout en dérivant avec talent du côté d’ambiances plus sombres, crimsoniennes dans l’âme. Autant dire que porté par des musiciens de talent, ce premier album fait bien souvent mouche, en appelant autant aux émotions qu’à l’exaltation technicienne et harmonique. Néanmoins, l’on déplorera quelques facilités mélodiques et une maladresse parfois regrettable à marier tensions expérimentales et apaisements symphoniques, sans lesquelles L’Ombra Della Sera pourrait se glorifier d’avoir réussi un sans faute !


 

ARJEN ANTHONY LUCASSEN : "Lost In The New Real" (Edition Limitée 2 CD) (47:16/43:20) 23 €


Voilà donc le nouveau projet d’Arjen Anthony Lucassen, l’artiste néerlandais touche-à-tout que l’on ne présente plus ! Cette fois, il a décidé de nous proposer un véritable album solo. Non qu’il soit totalement seul, puisqu’on trouve autour de lui quelques musiciens, mais c’est lui qui a assumé, en plus de la composition et de l’enregistrement des claviers et des guitares, l’intégralité du chant principal. Le concept retenu relève toujours de la science-fiction, proposant une vision dystopique de notre avenir, avec en prime la participation de l’acteur Rutger Hauer comme narrateur. On y retrouve les univers musicaux privilégiés par Lucassen tout au long de sa carrière déjà riche, progressif floydien, riffs métal mesurés, atmosphères celtiques, le tout sous forme de chansons plus calibrées mais oh combien mélodiques ! C’est bien simple, une fois happé, vous ne pourrez plus vous échapper de ce disque, proposé en plus dans une édition limitée avec un CD supplémentaire, comprenant titres inédits de qualité et reprises souvent fort intéressantes (de Pink Floyd, Blue Oÿster Cult, Led Zepelin, Alan Parsons Project et Frank Zappa


 

MINIMUM VITAL : "Chapitre 3" (DVD) (90 mn) 18 €


En attendant la sortie du successeur de l’album studio Capitaines, qui remonte déjà à 2009, voilà de quoi sustenter les amateurs du groupe des frères Payssan, un repère familier du rock progressif français. Ce DVD contient six morceaux joués lors d’un concert de mars 2011, ainsi que trois titres supplémentaires capturés au mois de février dernier. Minimum Vital y officie dans une formule en trio, avec le bassiste Eric Rebeyrol. Dans cette configuration, les compositions ne perdent pas au change, se trouvant même revivifiées, gages d’une incontestable authenticité. Un grand moment de plaisir.

 


NEXUS : "Aire" (63:58) 17 €



Six ans après Perpetuum Karma (comme le temps passe...), les argentins de Nexus proposent enfin un nouvel album. Quelques changements au programme : le chant est désormais assuré par le claviériste Lalo Huber (d’une voix plutôt agréable et douce, en espagnol), un nouveau bassiste fait son apparition et la durée des morceaux s’est resserrée (10, pour la plupart autour des 7 minutes et moins). Pour le reste, le rock symphonique des argentins est toujours aussi fougueux, bien ancré dans les années 70, gorgé de claviers et pimenté par la guitare (un peu moins lyrique que d’habitude) de Carlos Lucena. Le groupe gagne ainsi en efficacité ce qu’il perd (un peu) en flamboyance, mais Aire se révèle un très bon crû et remet plutôt bien en selle des sud-américains un peu trop isolés depuis quelques années.


QUASAR LS : "The Dead Dream" (49:29) 17 €



Premier album du groupe italien, avant que ce dernier ne transforme L.S. en “Lux Symphoniae”, The Dead Dream date de 1977 mais fut réenregistré à l’identique en 1995 suite à la perte des bandes originales. Cet opus, inédit donc, devrait grandement intéresser les fans (nombreux !!) du groupe italien, même si son contenu s’avère plus proche d’une certaine forme de psyché-prog aérien (on pense un peu à Eloy et Pink Floyd) que du symphonisme altier des albums futurs. The Dead Dream illustre donc les premiers pas d’une formation, avec le lot d’imperfections et de maladresses que cela implique inévitablement... Beau témoignage néanmoins d’une époque révolue..

 


 

 

QUIDAM : "Saiko" (53:35) (digibook) 17€


5 ans de silence depuis Alone Together. Jamais Quidam ne nous avait laissé sans nouvelles durant une si longue période, depuis son premier opus éponyme en 1996. Musicalement moins typiquement neo-progressif que par le passé, Saiko renoue malgré tout avec les vertes années de son auteur du côté du chant puisque celui-ci (à l’exception d’un titre) est en polonais. Au programme de ce superbe et luxueux digibook, 12 compositions (de 3 à 6 minutes) plus atmosphériques, plus dans l’air du temps, mais avec un feeling incroyable, à la manière de Riverside, de Porcupine Tree (celui de Stupid Dream ou Lightbulb Sun) ou du Marillion dernière période. Si la première écoute, face à ces évolutions, est quelque peu surprenante, les suivantes rendent pleinement justice à cet superbe opus de progressif soyeux et aérien.


 

 

SCHIZOFRANTIK : "Oddities" (54:57) 17 €


Schizofrantik, dont le leader Martin Mayrhofer est l’ancien guitariste de Panzerballett, existe depuis 1998 (certes alors sous une forme embryonnaire) mais n’a publié son premier opus qu’en fin d’année dernière. Chantre d’un avant-prog dynamique, qui doit autant à King Crimson qu’à Frank Zappa, à Pain Of Salvation qu’à Panzerballett bien sûr, Oddities est un album très dense, qui s’apprécie pleinement après de multiples écoutes. Schizofrantik n’est pas un groupe consensuel certes, mais la découverte de sa musique intense ne décevra pas ceux qui auront osé lui donné sa chance. Un grand bol d’air...


 

 

SIX ELEMENTS : "Primary Elements" (39:36) 13 €


Cette nouvelle formation américaine possède, certes la particularité d’accueillir en son sein Stanley Whitaker (ancien guitariste/chanteur de Happy The Man !), mais surtout de proposer une musique raffinée, plus typique de l’Angleterre ‘genenissienne’ que de son Atlanta natal. La parenté avec Genesis ne fait aucun doute, tout comme certaines séquences ‘floydiennes’ se font entendre lors des délicieux solos disséminés au sein des 9 compositions (plus une en bonus) de Primary Elements. La présence du piano, de la clarinette et de la flûte finit ensuite de nous renvoyer en Europe et permet de faire de Six Elements un candidat au titre de “groupe né au mauvais endroit et au mauvais moment”. Néanmoins, ce premier album contentera pleinement les amateurs actuels d’un progressif intimiste, léger, aérien et fondamentalement cosmopolite. Belle découverte


 

 

STORM CORROSION : "Strom Corrosion " (Ed. Lim. blueray) (47:52/60:54) 18€


Quel peut être le résultat de la collaboration entre deux des meilleurs représentants du progressif actuel, Mikael Akerfeldt, leader d’Opeth, et Steven Wilson, que l’on ne présente plus ? Un album exceptionnel, tout simplement, et des plus attendus ! Les six compositions assemblées pour l’occasion sont en effet habitées d’une ambiance crépusculaire percée d’éclairs lumineux, privilégiant la méditation sur l’énergie brute. Une musique riche en subtilités et en arrangements orchestraux, avec des soli de guitare tout en finesse, sans oublier des voix qui se croisent et s’entremêlent, musique au cœur de laquelle on devine l’influence des années 70, magnifiée par le talent des deux hommes. Une chose est certaine : voilà un disque qui ne peut laisser indifférent. Un prétendant solide aux premières places des classements traditionnels de fin d’année !

PS : l’édition ‘normale’ est également disponible au prix de 14 €...


 

 

SYNDONE : "The Beauty Is The Beast" (papersleeve) (46:32) 19 €


Après 2 décennies de silence, Syndone était réapparu en 2010 avec un très bon troisième album. La parution aujourd’hui de The Beauty Is The Beast prouve que ce retour n’était pas une renaissance ponctuelle, mais bel et bien la volonté pour Syndone de s’inscrire dans la durée. Ce nouvel opus, en tout point remarquable, est un concept-album, dont le thème ne vous aura pas échappé bien sûr. Emmené une nouvelle fois par le claviériste Nick Comoglio, le groupe italien fait preuve d’une grande créativité, à la manière des meilleurs albums de Banco, mêlant progressif baroque et symphonisme de brillante manière. Les claviers, relayés par des parties chantées de grande qualité (Riccardo Ruggeri), sont évidemment à la fête, mais laisse régulièrement la place aux autres instruments (flûte, violoncelle, marimba, vibraphone...), souvent joués par des invités, dont fait notamment partie Ray Thomas, inoubliable flûtiste et chanteur des Moody Blues. Vous le voyez, The Beauty Is The Beast entérine donc pleinement la réussite de ce come-back.