Avant-Propos :

L’info vient de tomber. Le troisième album de Seven Reizh, annoncé depuis plusieurs années, sortira (enfin) le 6 juin prochain. La Barque Ailée, avant-dernière séquence de la quadrilogie initiée par Strinkadenn Ys en 2001 et poursuivie 5 ans plus tard avec Samsara, sera suivi, début 2016 et en guise de dénouement, de L’Albatros. Ambitieux, voire mégalomanes (ce que l’on ne leur reprochera pas), les deux leaders de Seven Reizh (entoutés d’une vingtaine d’invités) ont décidé d’offrir des versions “XXL” de ces 2 albums à venir : 60 minutes de musique chacun (un superbe progressif celtico-floydien) et un roman de 500 pages (scindé en 2 donc) proposé dans 3 langues (français, anglais et allemand : à vous de choisir), le tout présenté dans un somptueux mediabook (25x26cm) de 1 kilo. Vu les dimensions et le poids de l’objet, il sera expédié individuellement, au prix fixe de 46 € (38 € plus 8 € de port). Merci donc de réserver dès que possible votre exemplaire, en précisant bien sûr la version que vous désirez, même s’il est facile d’imaginer de laquelle il s’agit...

Bonne lecture à toutes et à tous !

Olivier (pour Cosmos Music)


PROMOTION

Mai-Juin 2015

Dans la limite des stocks disponibles...

 

3 CD à 13 € pièce !!! 

ROLAND BÜHLMANN : "Aineo"

CASTLE CANYON : "Criteria Obsession"

DIFFERENT STRINGS : "The Counterfeits"

 


Sélection de Nouveautés (Mai-Juin 2015)...

ANEKDOTEN : "Until All The Ghosts Are Gone" (digipack) 18 €

ANNOT RHUL : "Leviathan" 17 €

ARGOS : "A Seasonal Affair" (digipack) 17 €

ROLAND BÜHLMANN : "Aineo" (digipack) 13 €

CASTLE CANYON: "Criteria Obsession" (digipack) 13 €

CHARLIE BARNES : "More Stately Mansions" 18 €

DIFFERENT STRINGS : "The Counterfeits" (digipack) 13 €

DRIFTING SUN : "Trip The Life Fantastic" 17 €

FRONTERA : "Frontera" (papersleeve) 18 €

GENTLE STORM : "The Diary" (2CD digipack) 21 €

GLASS HAMMER : "The Breaking Of The World" 17 €

STEVE HACKETT : "Wolflight" 18 €

GAVIN HARRISON : "Cheating The Polygraph" (digipack) 21 €

HASSE FROBERG & THE MUSICAL COMPANION : "HFMC" 17 €

STEVE HUGUES : "Tales From The Silent Ocean" 17 €

IZZ : "Everlasting Instant" 17 €

MAGIC PIE : "King For A Day" 17 €

MERRY GO ROUND : "Merry Go Round" 17 €

MINDSLAVE : "Secular Indulgence" 17 €

PARZIVALS EYE : "Defragments" (digipack) 17 €

THE PSYCHEDELIC ENSEMBLE : "The Sunstone" 17 €

RANDONE : "Ultreia" (papersleeve) 18 €

SOLAR PROJECT : "Here I Am" 17 €

SPECIAL PROVIDENCE : "Essence Of Change" (digipack) 17 €

THE TANGENT : "A Spark In The Aether" (digipack) 18 €


 

 

ANEKDOTEN : "Until All The Ghosts Are Gone" (digipack) (46:20) 18 €


Huit ans de silence et revoilà les suédois d’Anekdoten, que l’on retrouve comme si on les avait quittés la veille. Ces retrouvailles se parent de naturel et de fraîcheur, car ce sixième album, par sa constante inspiration, fait de ce hiatus un événement totalement accessoire. Until All the Ghosts Are Gone s’inscrit dans un progressif crimso-symphonique, dans la lignée de Red donc, mais avec une volonté de rendre ses mélodies les plus pénétrantes possibles. Gorgées de mellotron, les 6 compositions (de 5 à 10 minutes) ici recensées offrent des textures sonores d’une profonde intensité et dont la richesse permet la multiplication des écoutes avec un constant bonheur. Soutenu par quelques invités, dont Per Wiberg (ex Opeth) aux claviers ou Theo Travis (pour les quelques parties de sax et de flûte, Anekdoten se place ici au sommet du progressif suédois crimsonnien, aux côté des indétrônables Anglagard bien sûr. Quelle superbe réussite !!!

 

 


ANNOT RHUL : "Leviathan" (48:31) 18 €


Le troisième album de Sigurd Lühr Tonna, alias Mister Annot Rhul (accompagné ici d’une dizaine de musiciens dont Lars Fredrik Frøslie de Wobbler) est à découvrir de toute urgence !! Constitué de 6 compositions (14, 7, 5, 3, 7 et 12 minutes), Leviathan est une petite merveille de prog spatialo-symphonique, d’une finesse assez incroyable tant dans les mélodies que dans leur enchaînement. Cinématique en diable (quels superbes paysages sonores !), la musique de Annot Rhul évoque aussi bien Eloy (celui de Power And The Passion notamment) que Anima Morte ou Goblin. A ne pas rater, il va sans dire !!

 


ARGOS : "A Seasonal Affair" (digipack) (62:14) 17 €


Conçu initialement comme un projet studio, Argos est devenu un groupe à part entière, live et studio. Les Allemands nous livrent ainsi leur nouvel opus, le quatrième de leur carrière, et sans doute le plus imprégné de l’esprit vintage des années 70. Situé au confluent de RPWL, Van Der Graaf Generator, Caravan et Genesis, A Seasonal Affair, qui bénéficie de la participation de quelques invités tel Andy Tillison, délivre une musique parfaitement maîtrisée, forte d’une guitare étincelante, de claviers chaleureux et d’un chant très expressif. Beaucoup de nostalgie automnale dans cet album, proche en certains endroits du travail de Steven Wilson, avec un point culminant dans une composition de douze minutes, «Not In This Picture». Un très beau résumé de l’histoire et de l’âme du rock progressif, et un véritable aboutissement pour Argos.

 


 

ROLAND BÜHLMANN : "Aineo" (digipack) (51:53) 13 €


Pour être honnête, il faut avouer que peu d’informations circulent à propos de ce guitariste suisse. Roland Bühlmann semble avoir participé à bon nombre de projets musicaux (en tant que producteur également), mais rien qui ne semblent clairement affilié à notre style favori. Ce premier album a donc de quoi agréablement surprendre, car il développe un propos instrumental clairement identifié comme progressif, mené principalement par la guitare, soutenu par de probants effets sonores et mis en son par un excellent travail de production. Aineo pourra ainsi évoquer quelques uns des travaux de Robert Fripp en solo, mais plus encore les albums de Janos Varga Project pour ses dentelles guitaristiques. Sans oublier une atmosphère electro-jazzy à la ECM, qui offre un côté assez classieux à l’ensemble...

 


CASTLE CANYON : "Criteria Obsession" (digipack) (44:47) 13 €


Formé dans les années 70, Castle Canyon n’avait malheureusement jamais eu l’occasion de publier un album à l’époque. Reformé depuis 2008, ce groupe américain s’est fixé pour mission de redonner vie à certaines de ses compositions de jeunesse. Criteria Obsession, deuxième CD après Gods Of 1973 sorti en 2008, offre le même progressif (presque) instrumental, dominé par les claviers, éminemment vintage et que l’on associera prioritairement à ELP. Ce second opus est construit comme une mosaïque, à base de 2 courtes pièces (3 minutes chacune, jouées au seul ARP 2600 et enregistrées en 1974), d’une brève séquence de 45 secondes, de 2 titres (entre 5 et 6 minutes) bien plus consistants, mais aussi de 2 suites (14 et 13 minutes) où la personnalité de Castle Canyon explose en une féerie symphonique typique des seventies. Cette plongée dans le passé, initiée par les claviers bien sûr, mais aussi quelques parties de guitare et de sax (sur l’une des plus longues compositions, qui possèdent ainsi parfois quelques touches ‘psychédéliques’ et ‘fusion’), est au final un pur ravissement, à condition bien sûr de ne pas dédaigner ce vent de liberté qui soufflait parfois fortement sur notre genre musical il y a 40 ans.

 

 


CHARLIE BARNES : "More Stately Mansions" (digipack) (47:31) 18 €


Originaire de Manchester, Charlie Barnes, chanteur et multi-instrumentiste (guitare et piano) de grand talent, s’est attaché les services de Steve Durose (ex-Oceansize, Amplifier) pour mettre en son son premier album solo. Le nouveau poulain de l’écurie Superball Music, entouré ici de 3 autres musiciens, évolue dans un style évoquant Muse (l’amplitude instrumentale et un timbre de voix proche de celui de Matthew Bellamy), en un peu plus calme cependant, ou même Queen pour certaines (légères) excentricités. Au programme de More Stately Mansions (titre inspiré d’une nouvelle de Kurt Vonnegut), 10 courtes compositions (de 4 à 6 minutes) se situant au coeur d’une pop-prog intense et authentique. Rafraîchissant !

 


DIFFERENT STRINGS : "The Sounds Of Silence Part II - The Counterfeits" (digipack) (59:27) 13 €


Trois ans après le premier volet du concept The Sounds Of Silence, en voici donc sa suite et sa fin, qui devrait permettre, espérons-le, de considérer Different Strings, ce jeune groupe représentant unique d’un progressif maltais, à sa juste valeur. Car d’atouts, Different Strings n’en manque assurément pas ! La puissance est ici démultipliée, se rapprochant de celle du néo-prog, les musiciens s’ingéniant toujours à parsemer leur propos d’arrangements orientalisants, d’ambiances aussi bien floydiennes que yessiennes. Seul le chant pourrait encore être amélioré, mais en l’état, Different Strings parvient à se hisser au niveau d’un Majestic ou d’un Traumpfad. Un groupe en constants progrès !!

 

 

 


DRIFTING SUN : "Trip The Life Fantastic" (55:06) 17 €


Ne vous arrêtez surtout pas à la pochette assez terne de ce troisième album de Drifting Sun, qui paraît... 17 ans après son devancier. Inutile de préciser donc que personne, ou presque, n’était à l’affût de Trip The Life Fantastic, faute de souvenirs tangibles du style honoré par ce groupe franco-anglais. Pourtant, ce nouvel opus mérite toute l’attention des amateurs de néo-progressif, tant il en reprend les codes avec talent et maîtrise. Les 10 présentes compositions, scindées en 2 groupes entremêlés (4 instrumentales de 2 minutes environ, et 6 de 4 à 10 minutes), sont notamment portées par une production de haute volée, chaque instrument se parant d’une incroyable clarté sonore. Mélodies mémorables, solos de guitare émouvants, structures recherchées, chant hâbité, tout cela caractérise cet excellent Trip The Life Fantastic...

 

 


FRONTERA : "Frontera" (papersleeve) (38:45) 18 €


Projet du claviériste de Biglietto Per l’Inferno, Baffo Banfi (resté silencieux plusieurs décennies), et du producteur et multi-instrumentiste Matteo Cantaluppi, Frontera propose un premier album entièrement dédié à la cause électronique. Constitué de 6 morceaux (de 5 à 9 minutes), Frontera est une œuvre instrumentale très classieuse, bâties autour des superbes mélodies de Banfi et des arrangements (cordes et instruments à vent) de Cantaluppi. Impossible de ne pas penser à des artistes comme Klaus Schulze, Tangerine Dream ou Jean-Michel Jarre, même si la musique découverte ici offre régulièrement quelques senteurs typiquement latines. Souhaitons ne pas devoir attendre près de 40 ans avant de découvrir le prochain album de Baffi...

 


GENTLE STORM : "The Diary" (2CD digipack) (57:03/56:53) 21 €


The Gentle Storm, c’est le projet monté par Arjen Anthony Lucassen, qu’on ne présente plus, et Anneke van Giersbergen, deux compatriotes qui avaient déjà ponctuellement collaboré par le passé au sein d’Ayreon. The Diary n’est d’ailleurs que le premier volet d’une entreprise de longue haleine, destinée à connaître un débouché sur scène, ce qui ne l’empêche pas d’être déclinée en deux disques. Le premier, The Gentle, privilégie la dimension la plus acoustique, la plus paisible, tandis que le second, The Storm, laisse s’exprimer plus largement instruments électriques, batterie et chœurs emphatiques. Deux facettes d’autant plus intéressantes qu’elles concernent les mêmes compositions, soumises par conséquent à des arrangements très différents. La dominante est toutefois plutôt folk, en lien avec le concept choisi, celui de l’âge d’or des Provinces Unies au XVIIe siècle. Si le second disque sera le moins dépaysant pour les mordus de Lucassen, de par la présence de guitares électriques et de claviers plus habituels, l’ensemble demeure habité par l’empreinte orchestrale et la voix unique d’Anneke, qui illumine cette très belle réalisation (elle est l’auteure de toutes les paroles), prouvant que Lucassen sait encore se renouveler, pour notre plus grand plaisir.

 


 

 

GLASS HAMMER : "The Breaking Of The World" (64:22) 17 €


Le rythme annuel adopté depuis plusieurs années maintenant par Glass Hammer ne cesse d’impressionner, d’autant que le groupe a dû pallier le départ de Jon Davison, désormais chanteur à plein temps de Yes. Là où Ode To Echo, précédente sortie studio, apparaissait comme un bilan kaléidoscopique de la carrière du duo Babb / Schendel, The Breaking Of The World semble de prime abord moins ambitieux. Pourtant, il s’agit là d’un disque fort de plusieurs chansons diablement réussies sur le plan mélodique (superbe «Haunted»), avec quelques compositions d’envergure, que ce soit les onze minutes de «Third Floor» ou «Bandwagon» et son violon, deux morceaux qui prouvent que Glass Hammer, non content de se limiter à son mixte de Yes et d’ELP, sait se renouveler. Quelle carrière !!!

 

 


STEVE HACKETT : "Wolflight" (55:38) 18 €


Après le succès de Genesis Revisited II, double album studio et tournée largement immortalisée, Steve Hackett revient à sa carrière solo plus traditionnelle, signant rien moins que son meilleur album depuis Wild Orchids en 2007. La diversité stylistique est toujours de mise, mais la force de ce disque, ce sont des compositions qui possèdent des séquences instrumentales d’anthologie, mêlant empreinte symphonique, atmosphères crimsoniennes, volutes orientales et surtout, surtout, la guitare flamboyante du maestro. Ajoutez à cela quelques chansons fort sympathiques (le positif «Loving Sea» ou le grandiose «Love Song To A Vampire», avec la participation de Chris Squire), et vous obtenez un disque prenant de bout en bout, qui confirme la forme retrouvée d’un artiste exceptionnel.

 

 


GAVIN HARRISON : "Cheating The Polygraph" (digipack) (49:05/DVD) 21 €


C’est un bien bel hommage à Porcupine Tree que son batteur, Gavin Harrison, un des meilleurs musiciens de sa catégorie, nous délivre dans ce Cheating The Polygraph. Hommage aussi inattendue que déroutant. Il y reprend en effet une sélection de titres de la formation menée par Steven Wilson et actuellement en hibernation, rassemblés en huit pistes. Mais il le fait à travers des relectures pour le moins radicales, dominées par un esprit foncièrement jazz, façon Big Band, avec des arrangements très cuivrés, la basse expressive de Laurence Cottle et, bien sûr, une batterie pleine de vitalité et d’inventivité. L’ombre de Frank Zappa plane sur ce disque, ce qui n’est pas un mince compliment...


 


 

 

HASSE FROBERG & THE MUSICAL COMPANION : "HFMC" (63:08) 17 €


Après le premier album de The Barracuda Triangle, groupe instrumental composé de la section rythmique et du claviériste des Flower Kings, voici donc le troisième opus de leur chanteur, Hasse Froberg. On se souvient du très sympathique Powerplay, sorti il y a trois ans, et qui célébrait une grande diversité musicale. HFMC poursuit dans la même veine, avec un surcroît d’ambition formelle. Il faut dire que sur les neuf nouveaux titres, deux tournent autour de dix minutes, et un atteint même les quinze. Surtout, davantage de place est laissée aux séquences instrumentales, ce qui apporte beaucoup au très genesisien «Pages», entre autres. Jazz, hard-rock, rock FM, et rock progressif symphonique se combinent généreusement, dans une atmosphère toujours très chaleureuse, nous offrant un réjouissant moment de plaisir.

 

 


STEVE HUGUES : "Tales From The Silent Ocean" (79:22) 17 €


Ceux qui ont bonne mémoire se souviendront que Steve Hugues fut (notamment) batteur de Big Big Train et de The Enid. Ce musicien, entouré ici de plusieurs invités (dont Sean Filkins au chant), a désormais décidé d’oeuvrer sous son propre nom. Tales From The Silent Ocean est un superbe opus de neo-prog symphonique qui, bien que de longue durée, parvient à constamment susciter l’intérêt, notamment par la mise en parallèle de compositions assez ramassées (de 2 à 7 minutes) et de pièces bien plus étendues (10, 14 et 16 minutes pour les 3 plus longues). Entre paysages aériens majestueux et envolées plus dynamiques, ce premier opus est un enchantement, qui ravira autant les amateurs de Genesis que de Kino, Frost ou Grand Tour. Très belle entrée en matière.


IZZ : "Everlasting Instant" (59:16) 17 €


Izz est un groupe américain qui a su s’imposer dans le paysage progressif de par sa combinaison fort réussie entre accessibilité presque pop et ambition à la Happy The Man ou Gentle Giant. Pourtant, ce nouvel album, qui clôt une trilogie, risque de surprendre en partie ceux qui suivent depuis le début la carrière de ces artistes talentueux : Everlasting Instant est en effet constitué de onze nouveaux titres, dont la grande majorité sont compris entre trois et six minutes. Nulle inquiétude à avoir, cependant : certes, l’aspect accrocheur des mélodies, séduisantes en diable, est sans doute un des plus évident de la discographie d’Izz, la combinaison voix masculine / voix féminine brillant comme jamais, mais le raffinement instrumental et les envolées plus techniques sont toujours bien là, à grands coups de claviers analogiques, d’accents fusion ou d’échos d’ELP ou de l’école de Canterbury...

 


 

MAGIC PIE : "King For A Day" (70:13) 17 €

Magic Pie, en quelques albums seulement, s’est imposé comme un groupe phare, porte-étendard d’un progressif exigeant, ambitieux et métissé, à l’image de leurs compatriotes scandinaves de Beardfish : une vision totale et gourmande du prog que l’on retrouve dans ce nouvel opus, le quatrième mais le premier à sortir chez Karisma Records, gage de qualité s’il en est. Ambiances polyphoniques à foison, orchestrations combinant sonorités analogiques et énergie très (hard-)rock ainsi que des envolées solistes enfiévrées, comme si Moon Safari avait absorbé des morceaux de Dream Theater et Uriah Heep... Toujours beaucoup d’inventivité tout au long de ces six nouveaux morceaux (dont une suite de 27 minutes) qui sont autant de promesses d’énergie positive. Brillant.


 

MERRY GO ROUND : "Merry Go Round" (57:40) 18 €


Constitué d’anciens membres de Standarte, Merry Go Round, après une première vie à la fin des années 80 et reformé depuis 2012, publie un premier album tout à la gloire d’un progressif psychédelico-bluesy, gorgé de sonorités seventies (de la part notamment des claviers : mellotron, hammond, moog) et porté par la voix puissante de Martina Vivaldi. Merry Go Round, en plus de son claviériste virtuose (Michele Profeti), bénéficie également de l’apport de 2 guitaristes, et s’inscrit dans la lignée de formations comme Cherry Five, Standarte (logique !) ou les premiers albums d’Eloy, pour ne citer que quelques exemples parmi tant d’autres. Ne refusez surtout pas ce voyage dans le temps, constitué de 11 étapes (de 3 à 6 minutes), car il est bon de se rappeler parfois combien la notion de progrès n’a que peu de sens en musique...


 

MINDSLAVE : "Secular Indulgence" (47:20) 17 €

Bien que sorti l’an dernier, cet album se devait de vous être proposé dans ces pages. Premier rejeton d’une formation originaire de Buenos Aires, Secular Indulgence offre un superbe heavy-prog symphonique, qui sort du lot par la qualité des 7 compositions qui la constitue. On est certes parfois un peu bousculé, mais la maîtrise instrumentale est purement jouissive, et l’on se laisse emporter avec bonheur par cette musique tout autant dynamique que sophistiquée. Impossible de ne pas penser parfois à Dream Theater, mais Mindslave se situe clairement dans le sillage d’un groupe comme DeeExpus. On notera également quelques touches “fusion” qui élargissent sa capacité de séduction, par ailleurs déjà très importante. Très belle découverte !

 

 


PARZIVALS EYE : "Defragments" (digipack) (61:32) 17 €


L’ancien bassiste de RPWL, Chris Postl, publie un second album, dont le titre fait clairement le lien avec le premier (Fragments) sorti pour sa part il y a 6 ans. La parenté se situe également au niveau du contenu musical, tant Defragments s’inscrit dans la lignée de son devancier en développant un progressif floydien sucré et mélodique. Une nouvelle fois, on pourra comparer Parzivals Eye à RPWL (la guitare aérienne), Genesis (la fluidité des claviers), et Alan Parsons Project pour la cohabitation harmonieuses de pièces ambitieuses et de titres plus accessibles. La formation allemande parvient ainsi à agglomérer tous ces éléments pour réaliser une œuvre d’une grande cohérence, soyeuse en diable et mise en musique par une ribambelles d’invités dont Ian Bairnson et Christina Booth. A noter pour finir la présence de 2 reprises (“Long Distance” de Yes, et “Two Of Us” de Supertramp) qui, bien que plaisantes, n’apportent pas de réelle valeur ajoutée à l’ensemble, par ailleurs très réussi donc se suffisant à lui même...

 

 

 


 

THE PSYCHEDELIC ENSEMBLE : "The Sunstone" (62:28) 17 €


Toujours mené par un musicien soucieux de son anonymat, The Psychedelic Ensemble nourrit ici sa discographie d’un cinquième opus. La progression qualitative ressentie entre chaque album est une nouvelle fois concrète, mais s’accompagne également d’un cheminement stylistique. The Sunstone est en effet porteur d’une musique un peu plus sombre et touffue que par le passé, toujours néo aux entournures certes, mais avec une dimension symphonique, classique, voire fusion, qui offre une opulence thématique aux 11 présentes compositions (de 2 à 8 minutes). The Psychedelic Ensemble, soutenu ici par plusieurs invités (dont Michael Wilk de Steppenwolf à l’orgue Hammond) et par un orchestre à cordes, prend de l’ampleur au fil des écoutes et finit par impressionner autant que séduire... La confirmation d’un sacré talent !


RANDONE : "Ultreia" (papersleeve) (70:21) 18 €


Après La Coscienza Di Zeno, voici un autre groupe italien des années 2000 qui propose en ce début d’année son nouvel opus, le quatrième. Randone est avant toute chose, comme son nom l’indique, le projet de Nicola Randone, chanteur, guitariste acoustique et claviériste; il est entouré de quatre camarades à la basse, à la batterie, à la guitare électrique et aux voix, tandis que plusieurs invités viennent également participer à l’élaboration de la musique. On est ici dans des univers qui surprennent davantage qu’Ubi Maior ou La Coscienza Di Zeno, plus âpres, tout en conservant une direction mélodique très claire. En fait, Randone se distingue par l’incorporation d’une grande diversité d’arrangements et d’apports sonores originaux, ce qui le rapproche parfois du monde d’un Dario Argento. Ultreia est en tout cas un album bourré de caractère, réjouissant et détonnant, une autre vision du progressif à l’italienne !

 

 


SOLAR PROJECT : "Here I Am" (50:57) 17 €


S’il y a bien un groupe de prog allemand qui n’a pas, ces dernières décennies, dévié de son cap musical, c’est bien Solar Project. Et ce nouvel album ne devrait pas permettre d’infirmer ce constat. On y retrouve en effet la forte influence du Floyd, chorus de guitare, saxophone, chœurs féminins, le tout décliné à travers des pièces copieuses et ambitieuses : six morceaux sont au programme, dont quatre frôlent ou dépassent la dizaine de minutes. Face à un The Endless River qui pourrait passer pour un album un peu trop sage, Here I Am renoue joyeusement avec une inspiration vive et brillante, pour notre plus grande satisfaction nostalgique.

 

 

 


SPECIAL PROVIDENCE : "Essence Of Change" (digipack) (44:10) 17 €


Vous le savez déjà, le rock progressif est une invitation au voyage, non seulement musicalement, mais également sur un strict plan géographique. Avec Special Providence, c’est un pays finalement peu connu du prog que nous explorons, la Hongrie, patrie des vétérans de Solaris. Special Providence, dont ce quatrième album est publié par GEP, le label d’IQ, n’a pourtant que peu à voir avec le néo-prog de leurs voisins polonais. Essence of Change distille en effet un hard-prog très original, totalement instrumental, et qui brasse des influences aussi bien jazz que fusion, conservant comme fil rouge un esprit mélodique typiquement progressif.

 

 

 


THE TANGENT : "A Spark In The Aether - The Music That Died Alone Volume Two" (digipack) (62:09) 18 €


Après Le Sacre Du Travail en 2013, un album ambitieux mais exigeant et qui avait pu décontenancer une partie du public de The Tangent, Andy Tillison a décidé de revenir aux fondamentaux, proposant, à la surprise générale, la suite du tout premier album de son groupe à géométrie variable, sorti voilà de cela douze ans. Même si on est évidemment tenté de voir là avant tout un prétexte marketing, force est de reconnaître que le contenu de ce nouvel album est à la hauteur de son titre et de sa pochette : un rock progressif gouleyant, fait de mélodies solaires, de quelques touches néo-prog et de beaucoup d’inspiration tout droit issue des années 1970, école de Canterbury en tête. On trouve même un hommage à Pink Floyd à travers le titre «Aftereugene» (sic). Beaucoup de richesse instrumentale et de générosité musicale, donc, le nouveau batteur, Morgan Agren (de Kaipa), ne déparant pas avec les piliers de la formation (Jonas Reingold, toujours aussi époustouflant !) : de quoi rappeler que The Tangent est au moins autant que Transatlantic capable d’incarner l’esprit du rock progressif au sens fort du terme.