Avant-Propos :

 

Vous trouvez qu’il est bien difficile actuellement de suivre l’actualité progressive, au regard du nombre incroyable de sorties chaque mois !?... Nous aussi ! Entre les albums difficiles à appréhender, qu’il faut donc écouter plusieurs fois avant d’en avoir un avis un tant soit peu pertinent, et ceux qui ne présentent guère d’intérêt (selon nous bien sûr) et qu’il est parfois bien pénible d’écouter une seule fois, le tri des CD qui peuplent nos Sélection de Nouveautés prend de plus en plus de temps. Alors, forcément, une fois ce choix effectué, il faut lancer les commandes et attendre leurs arrivées avant de vous présenter concrètement les CD, au risque de ne pas coller toujours au plus près de l’actualité progressive. Si nous sommes actuellement et indéniablement plongés dans l’ère du zapping qui nous invite à passer d’un objet ou d’un sujet à un autre sans chercher à l’approfondir, rien ne nous oblige à adhérer à ces moeurs modernes, plus exactement à les subir. Alors, ces chroniques et commentaires qui fleurissent sur Internet, à peine l’album publié (on se demande en effet si la rédaction de ces opinions n’est pas effectuée parfois lors de la première audition accordée au CD en question) vont ainsi bien souvent à l’encontre de la nature même des oeuvres progressives qui, du fait de leur spécificité et de la versatilité stylistique de notre genre musical préféré, nécessite du temps avant d’être appréhendées à leur “juste” valeur. Combien de fois avons-nous du, nous fans de prog, réviser notre jugement initial, dans un sens ou dans l’autre d’ailleurs, sur tel ou tel album après avoir laissé s’atténuer les premiers effets de l’enthousiasme ou de la déception.
Le temps est certes devenu une denrée bien rare de nos jours, mais l’art ne peut décemment s’en passer sous peine de perdre une partie de son essence... Alors, dépêchez-vous de prendre votre temps !

Bonne lecture à toutes et à tous !

Olivier Pelletant (pour Cosmos Music)


Promotion Mai 2009

Jusqu'au 9 Juin 2009 !!!!

Dans la limite des stocks disponibles...

 

2 CD à 14 € pièce !!! 

TCP : «The Way»

THE TEA CLUB : «General Winter Secret Museum»

 


La dernière Sélection de Nouveautés (Mai 2009)...

ABACAB : "Mal De Terre" 17 €

BEING & TIME : "Being & Time" 17 €

DELIRIUM : "Il NOme Del Vento" 17 €

DELUGE GRANDER : "The Form Of The Good" 17 €

EIDOLON : "Dreamland" 17 €

FANTASMAGORIA : "Day And Night" 17 €

FORGAS BAND PHENOMENA : "L'Axe Du Fou" 17 €

KOTEBEL : "Ouroboros" (digipack) 19 €

LITTLE TRAGEDIES : "The Paris Symphony" 17 €

MINDFLOWER : "Little Enchanted Void" 17 €

NARROW PASS : "In This World And Beyond" 17 €

C.G. NERI : "Logos" (digipack) 17 €

NEUSCHWANSTEIN : "Alice In Wonderland" 17 €

THE OPIUM CARTEL : "Night Blooms" (digipack) 17 €

O.S.I. : "Bloom" (2CD) (Ed. Limitée) 21 €

PROGRESSION BY FAILURE : "Progression By Failure" 17 €

SAGA : "The Human Condition" 18 €

TCP : "The Way" 14 €

THE TEA PARTY : "General Winter Secret Museum" 14 €

TEE : "The Earth Explorer" 17 €

TUONEN TYTAR : "A TRibute To Finnish Progressive Rock... Volume 2" (3 CD) 36 €

VIIMA : "Kahden Kuun Sirpit" 17 €


ABACAB : "Mal DE Terre" (77:50) 17 €

Officiant d’abord sous le patronyme de Contresens, les musiciens français d’Abacab ont adopté ce nom évocateur du tournant génésisien de 1981 pour leur premier album en 2004, Les Trois Couleurs. Ce nouveau disque studio est rien moins qu’un concept centré sur la déshumanisation de notre monde contemporain. Un thème qui peut paraître déjà vu, mais qui se trouve illustré par une musique nettement plus originale. Les treize morceaux de Mal De Terre, de trois à huit minutes, fusionnent en effet l’héritage typiquement français de Ange ou Mona Lisa avec le lyrisme d’un Pink Floyd et l’énergie foisonnante et débridée d’un Dream Theater, témoignant d’une richesse impressionnante. Belle surprise.


BEING & TIME : "Being & Time" (34:56) 17 €


Voilà le genre d’album qui se déguste comme une bonne bière en période de chaleur. Ca désaltère et ça rend gai ! Fruit de la collaboration entre 2 musiciens (un bassiste et un claviériste/guitariste), Being & Time est une jeune formation japonaise qui arbore avec fierté les couleurs d’un jazz-rock progressif de haute volée se situant dans la lignée de Kenso. Est-ce du à sa faible durée, toujours est-il que Being & Time s’appréhende avec évidence, laissant filer ses 10 courtes compositions instrumentales comme un bateau sur les flots d’une mer démontée sans jamais changer de cap, celui d’une musique faîte de séquences intenses où la guitare, en figure de proue, mène les débats de superbe manière. Ajoutez à cela des passages electro, une basse volubile et des rythmes complexes, et vous obtenez un album très prenant.


DELIRIUM : "Il Nome Del Vento" (59:48) 17 €


Fameux au début des années 70, silencieux pendant 30 ans, puis auteur d’un CD Live l’an dernier afin de reprendre la température du milieu progressif, Delirium fait un retour inespéré avec ce nouvel opus-studio, pas loin d’être le meilleur de sa longue carrière. Il Nome Del Vento fait en effet figure de franche réussite (se situant entre PFM, Banco, Jethro Tull ou Pink Floyd), tant l’âme qui habite chacune des 10 présentes compositions est palpable au fil des écoutes. Toute l’Italie progressive est contenue dans cet opus, qu’il s’agisse des séquences symphoniques, du chant habité et en italien, des développements luxuriants, des effluves jazzy ou des ambiances baroques. Incroyable retour donc pour Delirium, qui parvient à se placer parmi les meilleurs groupes italiens actuels tout en gardant son statut de légende du progressif transalpin. Incroyable tour de force !


DELUGE GRANDER : "The Form Of The Good" (53:52) 17 €


Avec son second album, Deluge Grander confirme tout le bien qu’on pouvait penser de lui. Il faut dire que Dan Britton, son incontestable leader, est un compositeur particulièrement doué. Souvenez-vous, c’est lui qui était derrière les sensations Cerebus Effect et Birds And Buildings, des albums à la musique exigeante, élaborée, torturée, héritiers de King Crimson, de l’école de Canterbury ou d’Univers Zero, mais qui savent faire une place à la dimension plus mélodique du prog, pour un résultat oh combien enthousiasmant ! Une tendance qu’illustre une fois encore à merveille ce nouvel opus, The Form of the Good étant en effet d’une rare inventivité tout en restant cependant constamment dans un contexte mélodique et accessible. Une claque !

   

 

FANTASMAGORIA : "Day And Night" (59:30) 17 €


Remarqué lors de concerts impressionnants au BajaProg ou au ProgSud, cette formation japonaise, menée par la violoniste Miki Fujimoto, livre avec Day And Night sa toute première réalisation studio. Entièrement instrumentales, les onze pièces présentes explosent littéralement, débordant d’énergie et privilégiant des structures alambiquées, complexes à souhait. La combinaison d’un violon virtuose et déchaîné, de guitares obscures à la King Crimson, de claviers prolixes et d’une section rythmique puissante accouche d’un album ambitieux qui risque fort de s’imposer comme un élément notoire du prog nippon actuel.


FORGAS BAND PHENOMENA : "L'Axe Du Fou" (49:36) 17 €


Si le Forgas Band Phenomena a toujours répondu à l’attente des fans de la première heure, il n’en témoigne pas moins d’une régulière progression. Forte d’une plus grande stabilité et d’une complicité évidente, la formation du fameux batteur Patrick Forgas, dont nous avons toujours reconnu et promu les qualités, est aujourd’hui en mesure de séduire plus largement. Avec L’Axe Du Fou, où étincelle notamment un prodigieux nouveau guitariste, un habile rééquilibrage instrumental dissipe désormais toute méprise sur la nature hautement progressive du propos. Plus dense, mais toujours aussi rocambolesque, celui-ci n’a jamais été aussi attractif. Pas de doute, il s’agit bien là du meilleur album d’un des plus brillants groupes français...


KOTEBEL : "Ouroboros" (digipack) (72:02) 19 €


Formation espagnole adepte d’une musique instrumentale ambitieuse et classisante, Kotebel se fend d’un nouveau disque susceptible de plaire à une large frange de prog maniacs, originalité oblige. Six nouvelles compositions instrumentales sont au programme, avec en bonus la suite «Mysticae Visiones» (de l’album éponyme de 2001) en concert. Et de nouveau, le résultat est ébouriffant de maîtrise, mettant au cœur des festivités la guitare et les claviers, tout en poursuivant une exploration mesurée mais sûre de la frange plus ambitieuse du courant progressif. Mélodique et complexe, Ouroboros démontre que son auteur est un groupe novateur, embrassant le genre progressif avec gourmandise, sérieux et grand talent...


LITTLE TRAGEDIES : "The Paris Symphony" (56:09) 17 €


Little Tragedies est désormais un groupe avec qui il faut compter. Non content d’apparaître sur plusieurs projets Colossus (Inferno ou The Spaghetti Epic 3), la formation russe menée par Gennady Ilyin a sorti plusieurs disque studio marquants. Avec The Paris Symphony, nous sommes catapultés près de quinze ans en arrière, puisque cet album a été originellement composé en 1995, Ilyin ayant eu l’inspiration stimulée par la ville lumière qu’il était alors en train de visiter. Plus encore peut-être que les autres œuvres du groupe, The Paris Symphony se place clairement dans la lignée du ELP le plus flamboyant, avec un trio claviers basse batterie et de nettes influences des compositeurs classiques russes. Une preuve supplémentaire, s’il en était besoin, de la brillance déployée par Little Tragedies.


MINDFLOWER : "Little Enchanted Void" (79:48) 17 €


Little Enchanted Void, troisième et meilleur album des italiens de Mindflower, fait partie de ces oeuvres envoûtantes qu’on ne voit pas venir et qui vous prennent l’esprit pour ne plus le lâcher. Le genre de musique “enchanteresse” au son intemporel (dans 10 ans, il n’aura pas pris une ride) qui ressemble à rien de ce qui inspire 90% du genre aujourd’hui. Pour décrire la musique de Mindflower, on veut bien essayer de citer comme source d’inspiration le symphonisme intimiste de The Enid, celui plus bucolique des premiers albums d’Anthony Phillips, baignant dans cette atmosphère grave et mystérieuse héritée des humeurs de David Sylvian, et qu’on retrouve parfois dans le prog italien actuel (Moongarden). Articulé autour d’interlude de musique de chambre et saupoudré d’électronique discrète, le tout adoubé par le plus inspiré des Peter Gabriel en solo (une partie de l’album a d’ailleurs été enregistré dans les célèbres studio Real World). Mais malgré toutes ces références prestigieuses, on serait encore loin du compte. Car Mindflower ne ressemble qu’à lui-même et c’est la marque des grands. Un disque magnifique, faussement apaisant (méfiez vous des subites poussées d’adrénaline rock), à la beauté sauvage et régénérante.


NARROW PASS : "In This World And Beyond" 17 €


Pour tous ceux qui auraient oublié son premier album de 2006, A Room Of Fairy’s Queen, rappelons que Narrow Pass est avant tout le projet du guitariste transalpin Mauro Montobbio, qui fit partie en son temps du fameux Eris Pluvia. Avec In This World And Beyond, il nous replonge, à l’instar d’un Willowglass, dans l’univers du progressif romantique des années 70 fortement teinté d’ambiances celtiques. Beaucoup de délicieuses séquences instrumentales, qui bénéficient d’une large palette d’instruments (violon, piano, flûtes, saxophone), mais également de sublimes parties chantées avec la participation du talentueux Alessandro Corvaglia, le vocaliste de La Maschera Di Cera, ou de la délicieuse Valeria Caucino. De la dentelle progressive...


 

 

G.C. NERY : "Logos" (52:26) (digipack) 17 €


Tout comme Delirium, G.C. Neri émane du label italien Black Widow qui, sans faire beaucoup de bruit, est en train de devenir une référence au regard des excellents albums qu’il publie au fil des années. Logos, premier opus de ce multi-instrumentiste génois (secondé ici par un excellent batteur), s’avère encore une fois une franche réussite dans un genre finalement peu visité par les artistes de notre mouvement : le space-rock progressif ‘seventies’. Et notre homme inonde son propos de nombreuses trouvailles sonores (bruitages et effets en tout genre) qui dope la force évocatrice de Logos. Proches de groupes comme Ozric Tentacles, Gong ou Djam Karet, mais avec une touche typiquement ‘italienne’ (lumière et chaleur veulent s’immiscer partout...), G.C. Neri offre une musique foisonnante qui, loin d’être monolithique, apparaît au contraire comme une source infinie de plaisirs auditifs...


NEUSCWANSTEIN : "Alice In Wonderland" (40:46) 17 €


Connue pour son unique opus, le mythique Battlement (datant de 1979 et resté longtemps introuvable avant sa réédition au début des années 90), cette formation allemande avait composé quelques années plus tôt un concept-album, pour le coup jamais publié. Alice In Wonderland, conçu en 1973, n’avait donc jamais eu l’heur de voir le jour et se voit constitué d’une unique pièce de 40 minutes (divisée cependant ici en 8 compositions). Neuchwanstein, considéré plus tard comme le Genesis allemand, offre ici une musique qui doit bien plus à Camel. La flûte est certainement pour beaucoup dans cette appréciation, mais le symphonisme aérien et les mélodies sucrées de Alice In Wonderland nous confortent pleinement dans cette idée. Au fil des écoutes, on ne peut également manquer de penser à un groupe comme Rousseau qui, originaire d’Allemagne également, proposait la même musique fluide et rêveuse. Une (re)naissance tout à fait justifiée !


THE OPIUM CARTEL : "Night Blooms" (digipack) (47:42) 17 €


Attention, chef-d’œuvre ! Bon OK, l’expression est un peu galvaudée, et surtout terriblement subjective notamment au regard de la grande variété des musiques progressives, mais comment ne pas s’enthousiasmer pour un tel album. The Opium Cartel est en fait la nouvelle formation que Jacob Holm-Lupo, leader/compositeur/guitariste de White Willow, a créée pour accueillir ce qui est avant tout un album solo, malgré le nombre impressionnant d’invités présents ici pour le mettre en oeuvre. Parmi ces derniers, on trouve ainsi bon nombre de membres, passés ou présents, de White Willow, mais aussi quelques uns de Wobbler et Jaga Jazzist, ou encore Mattias Olsson (Anglagard, aux claviers et à la batterie) ou les chanteurs Tim Bowness (No-Man), Rachel Haden (Todd Rundgren notamment), Stephen Bennett (Henry Fool) et Rhys Marsh... Night Blooms offre ainsi un superbe prog atmosphérique teinté de pop et de folk, et qui s’avère typiquement scandinave du fait de ses ambiances douces, sensuelles et envoûtantes. Facile d’accès, mais profond et intense, Night Blooms réclame toute l’attention de l’auditeur tant les écoutes que ce dernier lui accorde apporte son lot de surprises et de nouvelles découvertes... Tout est dit, non !?!...


O.S.I. : "Blood" (47:39/21:22) (Ed. Limitée) 21 €


Trois ans après Free, le projet de Jim Matheos (Fates Warning) et Kevin Moore (ex Dream Theater, Chroma Key) est de retour, Mike Portnoy étant désormais remplacé par le batteur de Porcupine Tree, Gavin Harrison. Si le sillon musical creusé demeure globalement le même, un rock hard et électro très atmosphérique, ce nouvel opus gagne beaucoup à la participation de chanteurs invités : Tim Bowness de No-Man et Mikael Akerfeldt d’Opeth. Vous l’aurez compris, l’univers de Steven Wilson n’est pas loin, y compris sur le plan de la qualité artistique, tant Blood renoue avec le premier et inattendu disque d’OSI.


PROGRESSION BY FAILURE : "Progression By Failure" (68:01) 17 €


Parmi les innombrables nouveautés qui témoignent de la vitalité de notre genre de prédilection, voici Progression By Failure, l’intitulé étendu choisi par le multi instrumentiste français Nicolas Piveteau. Ce jeune claviériste, également guitariste et batteur, ne manque pas d’ambition : son disque, instrumental, dévoile en effet sept compositions allant de moins d’une minute à plus de vingt-deux... Contrairement à ce que cet intitulé pourrait faire penser, cet album se place loin des rivages de la musique électronique. Il faut plutôt y voir un hommage aux grands anciens des années 70, ELP, Camel, mais aussi Van Der Graaf Generator, sans que le propos n’apparaisse suranné ou gratuitement nostalgique. Incontestablement, le bonhomme a une réelle inspiration, et un indéniable talent pour orchestrer l’ensemble. Excellent !


SAGA : "The Human Condition" (47:14) 18 €


Pratiquement en même temps que le coffret Contact concluant avec brio la carrière de Saga en compagnie de Michael Sadler, sort donc le très attendu nouvel album studio du groupe canadien. L’occasion de découvrir un vocaliste particulièrement talentueux, Rob Moratti : une grande aisance d’interprétation, des capacités techniques étendues, Saga a trouvé là une perle rare ! Quant aux nouvelles compositions, elles demeurent dans l’ensemble fidèles au style qui a fait le succès du groupe, des chansons calibrées, efficaces, transcendées par des arrangements soignés et des interventions brillantes signées Ian Crichton ou Jim Gilmour. Saga signe même avec l’introductif éponyme, essentiellement instrumental, un de ses meilleurs titres, toutes époques confondues ! De quoi être largement rassuré pour la suite de leurs aventures.


 

TCP : "The Way" (73:59) 14 €


Le label 10T Records (Fromuz, Frogg Café, etc.) a le nez creux, c’est une certitude. Dénicher les plus talentueuses formations actuelles des Etats-Unis semble être devenu une seconde nature pour cette maison de disques qui ne publie somme toute que peu de CD (3 ou 4 par an, tout au plus) afin d’être en mesure d’en effectuer une promotion digne de ce nom. Attitude rare de nos jours où la gestion de la quantité (au détriment de la qualité donc) apparaît le plus souvent comme la réponse privilégiée à la crise du disque. Avec ce premier album, TCP nous invite donc à prendre le chemin d’un progressif intemporel, surfant sur les époques (‘seventies’ en tête néanmoins) avec un rare sens de l’équilibre. Difficile de comparer cette jeune formation à une autre, même si son chanteur, à la voix ‘gabrielienne”, ne peut manquer d’évoquer Genesis, d’autant plus que les claviers, ‘vintage’ en diable, viennent régulièrement confirmer cette empreinte musicale. Mais The Way fait également preuve d’une indéniable modernité, qui vient renforcer la force évocatrice du propos, en dopant la personnalité de TCP de séquences plus rythmées et complexes se situant parfois entre le Spock’s Beard le plus ambitieux et le Deluge Grander le plus accessible. Que du bon donc, pour une totale réussite !


THE TEA CLUB : "General Winter Secret Museum" (49:38) 14 €


A l’instar de The Source, The Tea Club est une jeune formation américaine, basée pour sa part sur la côte Est des Etats-Unis (dans le New-Jersey, pour être précis), et qui publie aujourd’hui son premier opus. General Winter Secret Museum, par rapport à ce qui vient d’être dit, fait preuve d’une étonnante maturité. Il faut dire que les musiciens de The Tea Club ont clairement décidé de privilégier le travail sur les ambiances, afin de constituer un panorama sonore d’une grande fluidité thématique. Au final, difficile de comparer ce groupe à un autre, même s’il est évident que les 9 présentes compositions font preuve d’une modernité et d’un brassage stylistique qui pourraient être affiliés à un Phideaux par exemple. Pas d’esbroufe instrumentale ici donc, mais un progressif efficace, aux harmonies vocales et aux mélodies léchées, qui montre combien le progressif est en genre en perpétuelle évolution !


TEE : "The Earth Explorer" (47:18) 17 €


Que cela soit clair, la scène nippone est loin d’avoir dit son dernier mot ! A preuve, outre les talentueux Fantasmagoria et Being & Time, voici un nouveau venu également adepte du tout instrumental, rassemblant cinq musiciens, aux claviers, flûte, guitare, basse et batterie. Les morceaux de The Earth Explorer, qui oscillent tous autour de huit minutes, privilégient une veine plus symphonique, évoquant PFM ou Camel, avec en prime quelques touches jazz rock, le tout distillant une chaleur mélodique incroyable. Croyez le ou non, Tee est indéniablement une nouvelle excellente surprise de cette Sélection printanière !!!!


TUONEN TYTAR : "A Tribute To Finnish Progressive Rock Of The Seventies - Volume Two" (3 CD) 36 €


Le premier volume de ce tribute était sorti voici déjà neuf ans, et constituait alors l’acte inaugural des entreprises nostalgiques de Colossus. Ce second épisode, A Tribute To Finnish Progressive Rock Of The Seventies - Volume Two, articulé en trois CDs, intervient donc après une longue série de parutions de qualité, parmi lesquels les Spaghetti Epic, l’Odyssée ou L’Enfer de Dante. Trente et unes formations sont au rendez-vous, parmi lesquelles Overhead, Simon Says, Ageness ou Willowglass, pour un total dépassant les trois heures de musique. L’occasion rêvée de découvrir une scène progressive nationale finalement peu connue chez nous.


VIIMA : "Kahden Kuun Sirpit" (45:11) 17 €


Cette Sélection regorge d’excellentes surprises, et il est fort possible que la plus grande d’entre elles concerne cette formation finlandaise. Le premier album de Viima était certes très réussi, mais le départ de la chanteuse, qui était un élément important de cette réussite, avait de quoi susciter bon nombre d’interrogations. Le verdict est très clair : Kahden Kuun Sirpit, malgré cette défection vocale (un homme a pris le relais), s’avère bien supérieur à son prédécesseur. La dimension ‘folk’ a ainsi cédé la place à une plus ample dimension symphonique et à une profondeur musicale plus marquée. La palette sonore (claviers ‘vintage’ en tout genre, flûte, sax, quatuor à cordes, etc.), utilisée avec un rare talent, finit de nous convaincre d’avoir affaire ici à une œuvre de tout premier ordre, qu’il est possible de ranger aux côtés des premiers opus d’Isildurs Bane ou du Bla Vardag de Atlas. De sacrées références donc, que Viima parvient même à faire très vite oublier tant son talent et sa personnalité prennent une haute dimension sur les 4 compositions (6, 8, 8 et 23 minutes) de Kahden Kuun Sirpit ! Superbe !