Avant-Propos :

Vous l’avez constaté, aucune Sélection de Nouveautés n’a été publiée au mois d’Avril. Celle que vous avez entre les mains, intitulée “Mai 2010”, répertorie donc les sorties qui sont intervenues durant les dernières semaines et englobe donc le mois qui vient de s’écouler et celui qui commence... Toujours cette histoire d’écoute, de jugement puis d’approvisionnement, qui prend du temps bien sûr. Et comme les musiques progressives n’ont jamais été faciles à appréhender, tenter d’aller plus vite serait une manière de leur ôter une (bonne) partie de ce qui fait leur essence. Tout ceci pour vous préciser une nouvelle fois comment nous fonctionnons, c’est-à-dire d’une manière assez artisanale mais somme toute intègre et passionnée. Mais ça, si vous nous lisez depuis des mois ou des années, vous le saviez déjà bien sûr...

Pour fêter l'arrivée des beaux jours, 3 CD en promotion dans cette Sélection ! Merci qui !?!...

Bonne lecture à toutes et à tous !

Olivier Pelletant (pour Cosmos Music)


PROMOTION

MAI 2010

Jusqu'au 31 mai 2010 !!!!

Dans la limite des stocks disponibles...

3 CD à 13 € pièce !!! 

THE BARTOOL PHILOSOPHERS : «Sparrows»

LIFE LINE PROJECT : «The King»

MARS HOLLOW : «Mars Hollow»


La dernière Sélection de Nouveautés (Mai 2010)...

ARANIS : "Songs From Mirage" (digipack) 17 €

ARGOS : "Circles" 17 €

BARAKA : " Inner Resonance" 17 €

THE BARSTOOL PHILOSOPHERS : "Sparrows" 13 €

THE BOX : "Le Horla" (digipack) 17 €

D'ACCORD : "D'Accord" 17 €

EPHEMERAL SUN : "Harvest Aorta" (papersleeve) 15 €

STEVE HACKETT : "Out Of The Tunnel’s Mouth" (2CD) (digipack) 21 €

HALF PAST FOUR : "Rabbit In The Vestibule" 15 €

KHATSATURJAN : "Disconcerto Grosso" 17 €

KWOON : "When The Flowers Were Singing" (digipack) 15 €

LIFE LINE PROJECT : "The King " 13 €

MARTS HOLLOW : "Mars Hollow" 13 €

PROXIMAL DISTANCE : "Proximal Distance" 15 €

THE REBEL WHEEL : "We Are In The Time Of Evil Clocks" 15 €

SHADOW CIRCUS : "Whispers And Screams" 15 €

SIX GALLERY : "Breakthroughs In Modern Art" 18 €

SOLSTICE : "Spirit" (CD+DVD) 19 €

LYNN STOKES & SOL SURFERS : "Terra Nocturne" 15 €

TERRAEX : "Somnia" 17 €

UNITOPIA : "Artificial" (Edition Limitée) (digipack) 18 €

 


ARANIS : "Songs From Mirage" (51:33) (digipack) 17 €


Suite à d’excellentes chroniques lues à son propos, Songs From Mirage est (enfin) parvenu à nos oreilles, et il nous a semblé important de vous le présenter malgré sa parution l’an dernier. Aranis n’est pas un groupe féru d’orthodoxie progressive, mais son rock de chambre classieux et inspiré mérite assurément le détours. Ce troisième album, qui inaugure l’apparition du chant (sur 3 des 14 titres) par 3 chanteuses différentes, évoque le propos d’un groupe comme Univers Zero (voire Magma, pour les choeurs entendus ici et là), même si Aranis apparaît clairement moins torturé et plus accessible. Entre rock et musique classique, Aranis n’a donc pas vraiment choisi, pour notre plus grand bonheur !


ARGOS : "Circles" (59:29) 17 €


Formation allemande, Argos avait déjà livré un premier album éponyme voici deux ans. Avec Circles, dont les onze morceaux vont de trois à huit minutes, le propos du groupe se fait plus personnel. Les influences dominantes demeurent les mêmes, progressif symphonique de Genesis, école de Canterbury tendance Caravan, mais l’ensemble est plus homogène et décliné avec talent, tout en privilégiant des ambiances feutrées, ouatées, et un brin de mélancolie. Circles s’avère donc un très beau deuxième album, qui reprend les acquis du premier, en les personnalisant donc en les portant plus loin sur la route de l’excellence musicale...


BARAKA : "Inner Resonance" (49:50) 17 €


Baraka, ce trio japonais formé d’un guitariste, d’un bassiste et d’un chanteur, a beau avoir déjà sorti pas loin d’une dizaine d’albums depuis le milieu des années 1990, il n’est assurément pas reconnu à sa juste valeur. Ce nouvel opus studio, entièrement instrumental, mérite justement toute notre attention : les neuf titres (de 3 à 9 minutes) qui le composent sont en effet un condensé du savoir faire des musiciens, adeptes d’un jazz rock fusion impressionnant de maîtrise mais jamais indigeste, en raison du soin apporté aux mélodies. Une confirmation.


THE BARSTOOL PHILOSOPHERS : "Sparrows" (58:54) 13 €


Un peu à la manière d’Aspera, mais avec une culture bien plus typiquement progressive, The Barstool Philosophers est une formation aux indéniables velléités hard-prog (dans l’esprit du meilleur Queensrÿche), et qui utilisent ces dernières pour donner vie à un progressif moderne, un peu comme si Frost ou Sylvan se fondaient en Porcupine Tree (dernière époque). Sparrows est un album servi par une excellente production (quel son !) et un non moins excellent chanteur (entre David Bowie et Geoff Tate). Celui-ci guide les 9 présentes compositions (7 minutes en moyenne) avec une rare maestria (les excellents chanteurs ne sont en effet pas légion), tandis que les guitares prennent le relais pour mener cet opus vers un progressif efficace mais nuancé. Les superbes parties de piano, sorte de poumon de l’album, inonde la musique d’un oxygène mélodique fort bienvenu pour partir à la conquête de ce Sparrows, escarpé juste comme il faut... Excellente découverte !

   

 

THE BOX : "Le Horla" (66:30) (digipack) 17 €


Inspiré par la plus célèbre des nouvelles fantastiques de Maupassant, le nouvel album de ce groupe québécois, vieux de plus de 30 ans et ayant connu un certain succès dans les années 80, s’avère un excellent opus de progressif francophone, dans la lignée de Seven Reizh, Galaad, XII Alfonso (celui de Monet, mais avec une bien plus grande ambition instrumentale) et bien sûr de formations canadiennes comme Harmonium ou Morse Code. The Box a définitivement abandonné la pop qui a fait son succès par le passé pour donner vie à une délicieuse musique aux fortes inflexions poétiques, assez typique du progressif soyeux et envoûtant de nos cousins québécois... Les 10 compositions (de 2 à 11 minutes) de Le Horla développent des ambiances d’une grande pureté, d’une évidence mélodique rare, et emmenées par le chant charismatique de son leader Jean-Marc Pisapia, à la parenté artistique évidente avec Serge Fiori. Très belle découverte !


D'ACCORD : "D'Accord" (44:54) 17 €


Premier album pour ce talentueux groupe norvégien qui s’invite à la table des années 70, avec pour compagnons de festin Genesis, Pink Floyd, ELP, Uriah Heep, Gentle Giant et autres Jethro Tull. Impressionnant, d’autant plus que D’Accord marrie toutes ces influences avec une franche dextérité pour nous offrir 5 délicieuses compositions (12, 5, 5, 8 et 13 minutes). Ces dernières, menées par le chant impeccable de Daniel Mage (unique compositeur de l’album), prennent leur envol grâce aux non moins impeccables parties instrumentales. Imaginez Fruitcake et Magic Pie (2 autres formations norvégiennes) livrant le meilleur d’eux-mêmes, dans un contexte davantage seventies donc, et vous aurez une bonne idée du talent en présence ici. Fortement conseillé bien sûr, et impossible de ne pas tomber d’accord...


EPHEMERAL SUN : "Harvest Aorta" (papersleeve) (69:25) 15 €


Ecouter du rock progressif en 2010, c’est bel et bien une aventure passionnante et pleine de surprises, contrairement à ce que certains grincheux (de plus en plus rares heureusement) veulent encore nous faire croire. Le second opus de Ephemeral Sun, voyant le jour 5 ans après le premier et sous une forme désormais entièrement instrumentale, fait partie de ces petits miracles qui viennent éclairer le quotidien, déjà fastueux, des amateurs de belles musiques. Harvest Aorta parvient en effet, mieux que quiconque jusqu’ici, à brasser les genres et les époques, sans que ses auditeurs ne cherchent à vraiment déterminer les sources inspiratrices d’une telle réussite. Sorte de Frankenstein avenant, sans coutures apparentes donc, Ephemeral Sun offre un melting-pot des plus cohérents, moderne dans son essence malgré tout (les guitares parfois rageuses) mais reposant sur un socle devant beaucoup à quelques ténors du prog (Yes, Genesis, Pink Floyd...). En 4 longues compositions (13, 10, 5 et 42 minutes), Harvest Aorta offre ainsi un somptueux périple, des origines de notre mouvement vers une forme contemporaine de ce dernier, et le tout sans se soucier de susciter des comparaisons ou de s’y soustraire. Ephemeral Sun, un groupe bien dans son époque car ayant parfaitement assimilé les précédentes... Superbe !


STEVE HACKETT : "Out Of The Tunnel’s Mouth" (45:41+CD) (digipack) 21 €


La sortie d’un nouvel album électrique de l’ancien guitariste de Genesis est toujours un événement, l’homme étant de ceux qui, parmi ses anciens camarades, a conservé les liens les plus étroits avec l’univers du prog. Cet opus a d’autant plus de valeur qu’il est le premier réalisé après le divorce de Steve Hackett. Si la pochette ne bénéficie donc plus du talent de Kim Poor, le contenu présente une diversité déjà affichée sur les précédents disques, reflétant les diverses facettes d’un artiste hors norme. Entouré de prestigieux invités (Chris Squire, Anthony Phillips), le guitariste navigue entre blues habité, chansons profondément émouvantes, instrumentaux bien sentis ou pérégrinations aux parfums orientalisants. Un bien agréable voyage, en attendant le fruit de sa collaboration avec Chris Squire, justement. Il serait d’autant plus regrettable de passer à côté qu’il ressort chez InsideOut dans une magnifique nouvelle édition, enrichie d’un deuxième CD : outre cinq titres live (pratiquement tous de Genesis, dont «Blood On The Rooftops»), on y trouve un inédit studio, «Every Star In The Night Sky», sans oublier un livret enrichi.


HALF PAST FOUR : "Rabbit In The Vestibule" (63:25) 15 €


Bien que sorti initialement en 2008, le premier album de ces originaux canadiens n’entame réellement sa promotion qu’en ce début de printemps... Half Past Four doit beaucoup à Echolyn (voire Izz), groupe avec lequel les accointances sont nombreuses. Energie, cassures de rythmes, souci mélodique, mouvance stylistique sont ainsi au cœur du progressif jouissif de Rabbit In The Vestibule, rehaussé de plus par une talentueuse vocaliste. Le résultat, innovant et dynamique, se laissera facilement apprivoiser, tant la joie de jouer des musiciens de Half Past Four est palpable tout au long des 13 compositions (de 2 à 8 minutes) de ce facétieux mais sympathique “lapin”...


KHATSATURJAN : "Disconcerto Grosso" (63:42) 17 €


Combo finlandais, Khatsaturjan ne cache pas ses ambitions. Le patronyme choisi est ainsi celui d’un compositeur classique soviétique réputé, et ce second album studio impressionne par sa chaleur et son brio. Les huit pistes, dont 2 de 16 et 18 minutes, font la part belle à un rock largement mâtiné de musique classique, d’où se distinguent les splendides harmonies vocales. Khatsaturjan ne manque pas d’audace, et témoigne d’une telle maturité qu’ils peuvent à bien des égards être considérés sur le même plan que leurs compatriotes d’Overhead. A suivre de près !


KWOON : "When The Flowers Were Singing" (52:34) (digipack) 15 €


Le deuxième album (4 ans après le premier) de Kwoon nous rappelle une nouvelle fois combien le courant progressif français est multiforme. Ici, nous avons affaire à un délicat progressif atmosphérique, aux paysages verdoyants mais parfois plus escarpés. De longs crescendos mélodiques structurent ainsi les 9 compositions de When the Flowers Were Singing, dont le titre poétique est clairement au diapason de la musique proposée. On pense parfois à Sigur Ros, Godpeed...Emperor , mais la beauté qui émane du progressif de Kwoon ne doit au final qu’à elle même, grâce notamment à des arrangements très classieux et inventifs. Une autre divine ‘mosaïque de la rêverie’, en quelque sorte...


LIFE LINE PROJECT : "The King" (55:42) 13 €


Projet du claviériste Erik de Beer, Life Line Project publie ici son troisième album, dont la suite titre (38 minutes, associée à 4 autres compositions : 5, 6, 2 et 4 minutes) est logiquement au coeur de l’album et fut initialement composée en 1978. Inutile donc de vous dire que la musique découverte ici est d’obédience ‘seventies’, et délivre de magnifiques parties instrumentales (gorgées de claviers bien sûr, mais aussi de délicieuses séquences de hautbois, de clarinette et de flûte), rehaussées par moment de parties vocales tour à tour masculines et féminines. On pense parfois à Camel (époque The Snow Goose), à ELP, à Trace ou à Rick Wakeman, mais le groupe batave Coda est certainement la meilleure piste à suivre pour avoir une bonne idée de ce à quoi ressemble The King.


MARS HOLLOW : "Mars Hollow" (57:34) 13 €


Ce groupe californien ne s’en cache pas, ELP est sa principale source d’inspiration ! Et cela s’entend bien sûr, dès les premières mesures de ce premier album éponyme. Orgue Hammond en tête bien sûr, mais claviers en tout genre également sont ainsi les principaux architectes des 7 présentes compositions (de 5 à 12 minutes), mais il convient tout de suite de spécifier que les origines américaines de Mars Hollow s’entendent clairement ici. A son progressif symphonique (la mélodie demeure au cœur du propos) s’ajoutent ainsi quelques éléments plus complexes (crimsonniens ou fusion), et ce dans un contexte typiquement ‘seventies’. Les guitares ne se laissent néanmoins pas trop distancer et impriment également leur personnalité à ce superbe Mars Hollow (pur album de prog !), que l’impeccable section rythmique vient définitivement approuver ! A ne pas rater !


PROXIMAL DISTANCE : "Proximal Distance" (74:22) 15 €


Jeff Hamel, leader de Majestic (présenté dans ces pages il y a quelques semaines), s’est récemment associé à celui Slychosis, autre formation américaine, pour donner vie à Proximal Distance et à son premier album éponyme. Ce dernier se situe dans la lignée de la musique de Majestic, à savoir un progressif moderne et fait de longs développements instrumentaux (les parties vocales sont féminines), mais le propos est ici néanmoins bien plus maîtrisé et conduit avec un grand professionnalisme. Proximal Distance, sorte de croisement entre Yes, Pink Floyd et Saga (voire Arena pour la dimension néo-progressive), est un groupe enthousiasmant car chacune des 10 présentes compositions (de 3 à 14 minutes) est jouée avec panache et une jubilation palpable. Le début de la reconnaissance pour le grand talent de Jeff Hamel !


THE REBEL WHEEL : "We Are In The Time Of Evil Clocks" (64:01) 15 €


Dans le genre “Je n’ai peur de rien, je fonce et je réfléchis ensuite”, The Rebel Wheel se pose en chef de meute... Ces canadiens déjantés, ardents défenseurs d’un progressif sans barrière ni frontières, offrent un second opus en guise de coup de poing à nos certitudes les plus tenaces. Le prog n’est pas que symphonique pour eux, c’est une certitude, et We Are In The Time Of Evil Clocks (en 7 compositions : 6, 5, 8, 5, 5, 30 et 3 minutes) n’a de cesse de nous le démontrer en proposant un album de “pure” progressif, en ce sens qu’il se métisse de toutes sortes d’éléments (metal,jazz,funk, etc.)... A la manière de Mars Volta, mais avec une démarche plus typiquement progresive et somme toute une plus grande variété d’ambiances, The Rebel Wheel nous délivre une œuvre en forme de corne d’abondance, de laquelle jaillissent mille sonorités et atmosphères. Impossible de ne pas se sentir, à un moment où un autre, séduit par ce progressif sans concessions...


 

SHADOW CIRCUS : "Whispers And Screams" (60:45) 15 €


Avec un peu de retard, nous vous proposons le second album de Shadow Circus, paru fin 2009 soit 3 ans après son prédécesseur. Fin de la relation avec Progrock Records au programme pour aboutir à une autoproduction de grande qualité, qui n’empêche nullement le groupe américain de poursuivre sa probante maturation vers un.. comment dire... «neo-progressif ‘seventies’». Si, si, c’est possible ! Moderne certes, mais portée par un souffle issu en droite ligne des années 70, la musique de Whispers And Screams évoque clairement Spock’s Beard, avec une coloration moins typiquement américaine néanmoins. Shadow Circus ne trahit pas ses origines pour autant, et il est possible de penser également à Iluvatar ou Ad Infinitum par moment, mais le groupe de John Fontana développe bel et bien un propos assez universel au final. Qu’il aurait été dommage de passer à côté de cet album !


 

SIX GALLERY : "Breakthroughs In Modern Art" (39:59) 18 €


Certes l’album est court, mais il vaut le détour ! Enfin, surtout pour ceux qui aiment un post-rock direct, aux atours pop et progressif. Servi par une excellente production et porté par des musiciens inventifs, Breakthroughs In Modern Art offre une musique de saison, ouverte et porteuse de sentiments positifs. On écoute les 10 présentes compositions (de 2 à 8 minutes) avec le sentiment que le courant progressif a trouvé ici une nouvelle voie, certes assez éloignée de ses valeurs historiques, mais à même de plaire au plus grand nombre, sans renier son souci d’intégrité artistique. Pas de raison de dénigrer une telle démarche, n’est-ce-pas !


SOLSTICE : "Spirit" (59:59+DVD) 19 €


14 ans après son précédent opus (Circles), Solstice nous revient avec un nouvel album qui, disons le tout de suite, se situe dans la droite lignée de ce que nous connaissions jusqu’alors du groupe anglais. Le néo-progressif celtico-classisant est donc toujours à l’honneur, même si une urgence plus actuelle se fait entendre, et nul doute que les amateurs de Karnataka, Mostly Autumn et Magenta seront ravis de découvrir avec Solstice non seulement un groupe dans une forme éclatante mais surtout un proche parent de leurs formations favorites... Chant féminin, violon, claviers enveloppants et guitares lyriques sont ainsi au coeur du propos de Spirit (présenté ici avec un DVD bonus de 100 minutes, reprenant notamment un concert de 2009) qui, outre de permettre à son auteur d’entamer une seconde jeunesse, matérialise également les 30 ans d’existence de Solstice. La meilleure des façons de fêter un anniversaire, n’est-ce-pas !?...


LYNN STOKES & SOL SURFERS : "Terra Nocturne" (52:45) 15 €


Vous n’aimez pas les groupes qui s’inspirent beaucoup de leurs maîtres spirituels, à la manière de The Watch pour Genesis !?... Alors, passez vite votre chemin. Car si Lynn Stockes est bien le genre de musicien à adorer Genesis, nul doute qu’il lui préfère Pink Floyd ! Terra Nocturne peut en effet apparaître comme une déclaration d’amour au groupe de Gilmour et de Waters, perdant logiquement en originalité ce qu’elle gagne en authenticité. Rien n’est feint ici, c’est très clair, et tant au niveau du chant que des parties instrumentales, le progressif floydien (aérien, bluesy et emphatique) se décline sous toutes ses formes pour un résultat tout autant prévisible que captivant !


 

TERRAEX : "Somnia" (44:17) 17 €


A l’instar de D’Accord, Terraex nous arrive de Norvège, mais oeuvre dans un tout autre genre néanmoins. Ici, il est question de prog alternatif, à la recette assez simple mais vraiment efficace. Amateurs de longues envolées instrumentales, passez vite votre chemin ! Somnia propose en effet de courtes compositions (11, de 4 minutes en moyenne), portées par la divine voix de Maria Torensen et décidées à nous porter vers des contrées visitées habituellement par des groupes comme Goldfrapp ou Radiohead. Ombre et lumière s’entremêlent donc avec efficacité, et Terraex s’en accommode parfaitement pour faire de ce premier album un lieu, loin des canons progressifs certes, mais profondément accueillant.

 


UNITOPIA : "Artificial" (Edition Limitée) (digipack) (52:53) 18 €


Vous vous souvenez certainement de Unitopia, cette formation australienne auteur du double album The Garden, un condensé de moult influences de l’univers prog interprétées avec fougue et émotion ? Ce nouveau disque, un peu plus ramassé (le plus long des dix titres atteint «seulement» treize minutes), est un concept sur la dualité réel / virtuel, l’occasion surtout de varier une nouvelle fois les plaisirs, faisant cohabiter les Beatles, la pop d’Alan Parsons Project, le Genesis de Gabriel, le jazz, le hard... Assurément le pendant dans l’hémisphère sud des Suédois polymorphes de Beardfish !