Avant-Propos :

On met souvent en exergue la nouvelle virginité médiatique dont bénéficie le courant progressif en son royaume fondateur, comme si l’intelligentsia rock britannique avait enfin décidé, tel un chien rageur, de changer d’os à ronger. Il était temps ! Cette évolution a engendré de l’autre côté de la Manche bon nombre de reformations de groupes que l’on croyait définitivement perdu pour la cause progressive, l’apparition du seul magazine prog (le bien nommé Prog) vendu en kiosques, et plus généralement la constitution d’une communauté musicale autour de plusieurs générations d’artistes. Tout cela concourt à faire du Royaume-Uni, aujourd’hui comme hier donc, l’emblème du courant progressif. Dans le même temps, l’Italie progressive continue d’être le fidèle lieutenant de sa consoeur britannique. La créativité transalpine semble sans limite, tant au niveau des groupes mythiques qui retrouvent une seconde jeunesse (Locanda Delle Fate, Alphataurus, Museo Rosenbach...) que des jeunes formations de grand talent qui émergent, comme Progenesi et Unreal City pour ne citer que celles-là. Et oui, le pays de Berlusconi et de la Cicciolina est aussi celui de l’actuel eldorado du courant progressif. De quoi reprendre pleinement confiance en la nature humaine, non !?

Bonne lecture à toutes et à tous !

PS : La commande auprès de leur label ayant été retardée, la présentation du DVD d’Arena (Rapture) et des nouveaux albums de Clive Nolan (Alchemy) et de Believe (The Warmest Sun In Winter) a été repoussée à la prochaine Sélection de Nouveautés. Néanmoins, n’hésitez surtout pas à réserver d’ores et déjà l’une ou l’autre de ces nouveautés, et elles seront bien sûr mises de côté dès leur arrivée.

Olivier (pour Cosmos Music)


PROMOTION

MAI 2013

Jusqu'au 15 Juin 2013 !!!!

Dans la limite des stocks disponibles...

3 CD à 13 € pièce !!! 

FLORA : «Sei»

HALF PAST FOUR : «Good Things»

MY EDUCATION : «A Drink For All My Friends»


La nouvelle Sélection de Nouveautés (Mai 2013)...

ATARAXIA : "Adolescence..." (1986) 17 €

COMEDY OF ERRORS: "Fanfare & Fantasy" (digipack) 17 €

LES COUSINS DE MANDRIN : "Tribute To Ange..." (digipack) 18 €

CYRIL : "Gone Through Years" (digipack) 17 €

ECLIPSE SOL-AIR : "Schizophilia" 17 €

ELEPHANTS OF SCOTLAND : "Home Away From Home" 17 €

ELORA : "Crash" (digipack) 17€

FLORA : "Sei" 13 €

GORDON GILTRAP/OLIVER WAKEMAN : "Ravens & Lullabies" (2CD) 23 €

HALF PAST FOUR: "Good Things " 13 €

HAZE : "The Last Battle" (digipack) 17 €

LAZULI : "Live @ L’Abeille Rode" (DVD) 21 €

LIQUID WOLF : "First Light" 17 €

LOCANDA DELLE FATE : "Bloom Live" (CD+DVD) 30 €

MILLENIUM : "Ego" (digipack) 17 €

MUSEO ROSENBACH : "Barbarica" (papersleeve) 18 €

MY EDUCATION : "A Drink..." 13 €

PROGENESI : "Ulisse..." 17 €

THE ROOM : "Open Fire" 17 €

THE SAMURAI OF PROG : "Secrets Of Disguise" (2CD) 30 €

SANGUINE HUM   : "The Weight Of The World" 17 €

SCARLET THREAD : "Never SInce" (digipack) 17 €

STATE URGE : "White Rock Experience" 17 €

TAIPUVA LUOTISUORA : "8" 18 €

UNREAL CITY : "La Crudeltà Di Aprile" (papersleeve) 19 €

VERMILION SANDS : "Spirits..." 17 €

THE WINDMILL : "The Continuation" (digipack) 17 €

YUKA & CHRONOSHIP : "Dino Rocket Oxygen" 17 €


ATARAXIA : "Adolescence..." (1986) (41:25) 17 €


Si Vermilion Sands (cf. plus loin dans ces pages) a souvent été appelé le “Renaissance japonais”, on pourrait tout autant associer Ataraxia à un autre groupe anglais, IQ cette fois. Adoslescence Of An Ancient Warrior, unique album de Ataraxia, fait partie de ces œuvres devenues mythiques au fil du temps et de leur indisponibilité prolongée. Avec le recul, cet opus mérite pourtant que l’on s’y attarde, car son statut résulte avant tout de son symphonisme parfaitement maîtrisé. IQ et Genesis sont en effet des influences notoires de Ataraxia, mais la petite touche japonaise se fait entendre ici pour un surcroît d’originalité. Et si le chant aérien, parfois décrié, n’est assurément pas la qualité première de Adoslescence Of An Ancient Warrior, les longues envolées instrumentales sont plus que probantes et source même parfois de fulgurances jouissives. A (re)découvrir.


COMEDY OF ERRORS : "Fanfare And Fantasy" (digipack) (66:19) 17 €


La réapparition de Comedy Of Errors en 2011 avec Disobey n’aura donc pas été une histoire sans lendemain(s). Fanfare And Fantasy en est la preuve éclatante tant le groupe écossais, fondé en 1984, y fait preuve d’un néo-progressif symphonique inspiré et moderne. Comedy Of Errors aura certes mis plus d’un quart de siècle à finaliser sa musique, dont l’évidente maturité lui permet d’élargir les frontières du genre choisi et souvent par trop balisées. Les 9 compositions (de 4 à 9 minutes) de Fanfare And Fantasy ne singent jamais celles de leur prédécesseur, mais en proposent une version supérieure, parfaitement aboutie, qui prouve que le progressif issu des années 80 possède aujourd’hui une indéniable légitimité. Bravo !


LES COUSINS DE MANDRIN : "Tribute To Ange 1972-1976" (digipack) (74:49) 18 €


On connaissait les groupes rendant hommage à Genesis ou Pink Floyd, il faudra désormais compter avec Les Cousins de Mandrin ! Ces cinq artistes ont en effet décidé de célébrer la musique qui avait ensorcelé leur adolescence, et ont pris le risque de reprendre une brochette de titres datant de l’âge d’or du Ange classique. On retrouve ainsi «Dignité», «Le Cimetière des Arlequins», «Exode», «Au-Delà du Délire», «Le Nain de Stanislas» ou «Par les fils de Mandrin», parmi seize titres du répertoire angélique. L’ensemble ne se veut pas innovant, mais par ses arrangements personnels (rôle accru des claviers), donne un coup de jeune à des compositions qui supportent aisément le poids des ans !


CYRIL : "Gone Through Years" (digipack) (53:24) 17 €


Marek Arnold, leader-claviériste de Seven Steps To The Green Door, nous propose un premier album en solitaire sous le nom de Cyril (et avec plusieurs invités), illustrant musicalement le fameux roman de H.G. Wells, La Machine A Remonter Le Temps. Au programme de Gone Through Years, 10 compositions (de 3 à 7 minutes) efficaces, aux mélodies soignées et porteuses d’un progressif aux atours FM qui n’est pas sans rappeler Saga et... Seven Steps To the Green Door... Logique.


ECLIPSE SOL-AIR : "Schizophilia" (52:05) 17 €


Agréablement surpris par la découverte de leur premier album l’an dernier, nous voici enfin avec le deuxième opus des franco-allemands d’Eclipse Sol-Air ! Alors, confirmation ou coup d’épée dans l’eau ? Avec Frank Bornemann aux manettes (leader d’Eloy), nul doute que nos amis n’ont eu qu’une envie : confirmer les grands espoirs de Bartok’s Crisis. Et le fait est que même si l’effet de surprise est moins grand, les singularités du groupe sont toujours bien présentes : chant masculin et féminin polyglottes, flute et violon bien présents, liberté de ton des compositions... Sans doute plus immédiat que son prédécesseur, Schizophilia a tout pour séduire le plus grand nombre des mélomanes progressifs. L’épreuve redoutable du deuxième album est donc franchie haut la main !

   

 

ELEPHANTS OF SCOTLAND : "Home Away From Home" (45:04) 17 €


Contrairement aux apparences, Cette jeune formation n’est pas écossaise mais américaine. Bon, en même temps, les éléphants ne courent pas les rues du côté de Glasgow ou d’Edimbourg, alors les raccourcis mènent parfois à des impasses. Home Away From Home, en 6 compostions (de 4 à 11 minutes), démontre la passion de ses musiciens pour un progressif, plutôt néo, qui fait d’incessants aller retours entre les Etats-Unis (Iluvatar ou le Rush du débuts des années 80) et l’Angleterre (Marillion en tête). En guise de parcours stylistique, avouez que ce n’est pas si mal. Un très bon premier album, qui en appellent certainement beaucoup d’autres...

 


ELORA : "Crash" (digpack) (50:26) 17 €




Cette jeune formation marseillaise, ayant déjà à son actif un EP et une multitude de concerts (notamment un passage il y a 3 ans au Prog’Sud, dont il refoulera d’ailleurs les planches cette année), publie aujourd’hui son premier album. Chanté en français (féminin et masculin), Crash alterne ambition progressive et immédiateté plus proche de l’univers rock, avec un constant enthousiasme communicatif. Elora se situe entre des formations comme Porcupine Tree (dernière époque), Galahad et Lazuli, et permet à Crash de ressembler à un coup d’essai particulièrement prometteur.


FLORA : "Sei" (40:33) 13 €


Comme son nom l’indique (du moins à ceux qui ont quelques notions d’italien), Sei est le sixième album de cette formation qui, à la manière de Lagartija (autre membre de l’écurie Lizard Records), offre une musique ‘chaméléon’ qui n’est pas facile à décrire. Sur une base pop avant-gardiste, aux accents ‘canterburyen’ (chant expressif, féminin avant tout et masculin, et présence du sax notamment), Flora érige un progressif ramassé (10 compositions, de 3 à 6 minutes), à la fois accessible et complexe qui ravira les mélomanes avides d’originalité. A déccouvrir.


GORDON GLTRAP/OLIVER WAKEMAN : "Ravens & Lullabies» (2CD) (54:10/33:59) 23 €


Après le père, je demande le fils ! Le guitariste Gordon Giltrap avait en effet réalisé il y a seulement quelques années un album en duo avec Rick Wakeman. C’est donc au tour d’Oliver de tenter l’aventure, lui qui s’était déjà fait remarquer par sa collaboration avec un autre guitariste en la personne de Steve Howe. Et loin d’un parti-pris de musique de chambre, leur disque est à la fois varié et dynamique, puisqu’y participent Paul Manzi (nouveau chanteur d’Arena), Johannes James (batteur de Threshold) et même Benoît David ! Entre titres de prog épique et moments plus intimistes de pure grâce, Ravens And Lullabies est véritablement un album séduisant.


HALF PAST FOUR : "Good Things" (digipack) (58:01) 13 €


5 ans se sont écoulés depuis la parution du premier album de ce groupe canadien, originaire de Toronto. Good Things s’inscrit dans la droite ligne de son devancier, avec une plus forte maturité sans doute mais toujours soucieux de porter son propos vers un style moderne et multiforme que d’aucuns appellent “art-rock”. Cette forme de progressif, plus immédiate et énergique que sa version ‘seventies’, n’en comporte pas moins d’énormes qualités, comme des arrangements complexes et une mise en son parfaite. Chant expressif et paroles poétiques, musique se situant globalement entre Izz, Echolyn et King Crimson, Good Things, qui porte parfaitement son nom, s’avère certes une parfaite récréation entre 2 albums plus typiquement progressifs, mais certainement bien plus aussi. A chacun de découvrir à sa manière les bonnes choses que Half Past Four nous propose et dont il n’est pas avare...


HAZE : "The Last Battle" (72:36) (digipack) 17 €


Formation plus ancienne encore que Comedy Of Errors, puisque fondée pour sa part en 1978, Haze s’avère néanmoins à peine plus féconde que son compère britannique. The Last Battle est au final seulement le quatrième album de la maigre discographie de son auteur, et le premier à être publié depuis... 1987. Pour la première fois, Haze s’avère enfin à la hauteur du potentiel qu’on a toujours senti chez lui. Non seulement, le groupe semble avoir trouvé un parfait équilibre entre un neo-prog soyeux et un folk typiquement anglais (la présence de plusieurs instruments acoustique, comme la flûte, le violon, la clarinette et quelques autres encore), mais il lui offre surtout un enrobage sonore enfin digne de son talent. Cette double évolution nous permet ainsi de décerner à Haze le titre de formation ayant le plus progressé ces... 25 dernières années !! Cette conclusion, en forme de boutade, ne doit surtout pas vous faire passer à côté de The Last Battle, bataille que son auteur remporte haut la main...

 

 


 

LAZULI : "Live @ L’Abeille Rode" (DVD) (145mn) 21 €


Premier DVD du nouveau Lazuli, Live @ L’Abeille Rode est une pièce maîtresse supplémentaire de leur discographie, rien de moins ! Doté d’une qualité visuelle et sonore remarquable, il propose quatre témoignages du groupe en concert. Le premier, le plus copieux, est un live capturé dans le studio habituel de Lazuli, sur le modèle de ce que les Flower Kings ont pu faire par le passé. Les deux autres live sont ceux du festival de progressif à Loreley et d’un concert à Veruno, en Italie. Il convient en outre d’y ajouter quelques sessions acoustiques inédites. Un très bel ensemble, qui permet aux musiciens de revisiter une carrière déjà bien remplie, le DVD idéal pour (re)découvrir un des groupes français les plus originaux du paysage prog.


 

LIQUID WOLF : "First Light " (56:11) 17 €

 


Formé par 2 membres de Kataya, autre groupe finlandais, Liquid Wolf a publié son premier album l’an dernier, et il est surprenant qu’il nous soit passé sous le nez. Avant tout parce qu’il révèle un groupe talentueux, dont le propos nous conduit tour à tour vers un progressif seventies ou plus moderne (néo, avec quelques envolées plus rageuses de la guitare). Mais Liquid Wolf trouve un probant équilibre entre ces 2 tendances, même si la première domine globalement les débats, et dévoile ici 7 compositions (de 6 à 9 minutes) qui ne sont pas sans évoquer Camel, Kaipa et Atlas, voire Finch ou Kerrs Pink (pour les parties les plus bucoliques). First Light mérite donc toute votre attention, car il s’agit d’un premier opus équilibré, susceptible de plaire à de nombreuses franges du public progressif.


 

 

LOCANDA DELLE FATE : "Bloom Live" (CD+DVD) 30 €


Locanda Delle Fate fait partie de ces groupes trop souvent cantonnés à l’ombre des plus grands - ici, PFM, Banco ou Le Orme -, mais qui ont su se révéler incontournables grâce à au moins un chef d’œuvre. Cet enregistrement live de 2010, proposé à la fois en format audio et vidéo de haute volée, donne justement l’occasion de voir le groupe italien reformé, avec pas moins de quatre membres d’origine, interpréter notamment la totalité de leur magnum opus de 1977, Forse Le Lucciole Non Si Amano Piu, moment grandiose et intemporel de progressif symphonique et classisant. Sans oublier quelques morceaux demeurés longtemps inédits et repris récemment sur The Missing Fireflies. Incontournable.

 


 

MILLENIUM : "Ego" (digipack) (52:08) 17 €


Plus besoin de présenter Millenium, formation polonaise qui enchaîne les albums avec talent et régularité. Ego confirme tout le bien que l’on pense habituellement de son auteur, offrant 6 compositions (10, 9, 7, 5, 10 et 10 minutes) dans le style forgé par Millenium depuis ses débuts, à savoir un néo-progressif symphonique élégant, ne prenant pas beaucoup de risques certes mais maîtrisant parfaitement son sujet. A la manière du défunt Like Wendy, Millenium propose une musique soyeuse, habitée par des mélodies émouvantes et des atmosphères variées et envoûtantes. Ego, album de la maturité (diront certains), confirme donc le statut de son auteur, le plaçant définitivement parmi les formations qui ne déçoivent jamais et dont on attend les nouveaux opus avec impatience et confiance.


MUSEO ROSENBACH : "Barbarica" (papersleeve) (40:48) 18 €


Après avoir ouvert un nouveau chapitre de sa longue histoire en proposant l’an dernier un réenregistrement de son mythique Zarathustra (1973), Museo Rosenbach a compris qu’il fallait enterriner ce retour gagnant avec un nouvel album. Barbarica, concept-album politico-pacifico-écologique, est une franche réussite. Comment pouvait-il en être autrement, à présent que le courant progressif a enfin retrouvé une légitimité artistique qu’on lui avait trop longtemps confisquée. Aujourd’hui, la “vieille garde”, soucieuse de retrouver la fantaisie et l’idéalisme de ses vertes années, refuse tout compromis et s’adonne à une musique libérée de toute contrainte. Les 5 compositions (14, 6, 6, 6 et 7 minutes) de Barbarica, classiques en diable et terriblement jouissives, vous feront (re)découvrir la magie (en terme de liberté créative) qui régnait dans la première moitié des années 70 !!!


 

MY EDUCATION : "A Drink..." (47:02) 13 €


Encore un groupe que l’on découvre bien tardivement, au regard de sa discographie déjà bien remplie et d’une musique de très grande qualité. My Education (dont le nom est issu du roman éponyme de William S. Burroughs), originaire de Austin au Texas, est l’auteur d’un post-rock de haute tenue, mouvant et mélodique, qui évoque même parfois le Twelfth Night de Live At The Target (comme quoi le groupe anglais était un sacré précurseur, soit dit en passant). Ajoutez un gros travail au niveau des ambiances et des arrangements (la présence du violon apporte des couleurs inédites), et vous découvrirez un A Drink For All My Friends particulièrement réussi.

 


 

PROGENESI : "Ulisse..." (48:47) 17 €


Après avoir entendu un confrère italien annoncer que Ulisse L’Alfiere Nero était “le meilleur album italien de ces 20 dernières années”, il nous est apparu urgent de le découvrir. Ce premier opus entièrement instrumental de Progenesi, à défaut d’apporter une confirmation ou un démenti à l’assertion citée plus haut (il faudra bien sûr du temps pour cela), apparaît malgré tout très vite comme une petite merveille. Ses 6 compositions (5, 6, 11, 8, 8 et 10 minutes) imposent d’entrée une classe et une maturité incroyables, tant au niveau du fond que de la forme. On sent les musiciens totalement maîtres de leur art pour élaborer une musique riche et profonde qui renvoie à des formations comme Le Orme et ELP (les claviers sont omniprésents), mais aussi Anglagard ou Genesis, sans oublier quelques tendances ‘classique’ ou ‘fusion’ venant enrichir un corpus par ailleurs déjà magnifique. Une indéniable révélation, qui va sans nul doute faire beaucoup parler d’elle dans les mois qui viennent !! Superbe !

 


 

THE ROOM : "Open Fire" (56:06) 17 €



Formé en 2010 par deux anciens membres de Grey Lady Down (le chanteur Martin Wilson et le guitariste Steve Anderson), The Room laboure les mêmes terres musicales que son devancier, à savoir un néo-progressif mélodique et efficace qui ne manquera pas de séduire les amateurs du genre. Au programme de Open Fire, 9 compositions (de 4 à 9 minutes) séduisantes, que l’on peut ranger entre Marillion (période Fish) et Saga, en passant logiquement par Grey Lady Down ne serait-ce que par la signature vocale. The Room propose ainsi un voyage dans les années 80, mais avec la qualité sonore d’aujourd’hui. Le résultat ? Retrograde et inutile pour certains, totalement jouissif pour d’autres...

 

 


THE SAMURAI OF PROG : "Secrets Of Disguise" (76:34/53:51) 30 €


Après un premier album, Undercover, en 2011, le groupe fondé par Marco Bernard, surtout connu pour être la principale tête pensante des multiples projets Colossus, revient avec une double galette et des invités prestigieux : Roine Stolt, Jon Davison, Guy LeBlanc, Xavier Phideaux, Mark Trueack (d’Unitopia), ou Lalo Huber (de Nexus), parmi beaucoup d’autres ! Au programme, quelques compositions totalement originales, qui prennent le risque -heureusement maîtrisé- de soutenir la comparaison avec des reprises de titres légendaires des années 70. Citons en particulier «Dancing With A Moonlit Knight» de Genesis, «Jacob’s Ladder» de Rush ou «One More Red Nightmare» de King Crimson. Un splendide hommage au prog d’hier et d’aujourd’hui!

 


 

 

SANGUINE HUM : "The Weight Of The World" (45:50) 17 €


Si certains n’avaient pas encore remarqué l’existence de ce groupe britannique, ils risquent fort de prendre une vraie claque à l’écoute de ce nouvel opus. Sanguine Hum se compose de quatre musiciens, le leader Joff Wings à la guitare et au chant, Matt Baber aux claviers et percussions, Brad Waissman à la basse et Andrew Booker à la batterie. Quant à leur musique, imaginez un croisement entre Pineapple Thief et Porcupine Tree, enrichi d’influences variées, celle de l’école de Canterbury en tête, pour un résultat d’une grande richesse, complexe mais également terriblement séduisant. Un futur grand est né !

 


 

 

SCARLET THREAD : "Never Since" (digipack) (45:09) 17 €


Avec régularité mais aussi lenteur, Scarlet Thread enchaîne depuis 10 ans les albums. Never Since, troisième album seulement du groupe finlandais, marque une évolution notable par rapport à ses 2 prédécesseurs : l’apparition du chant. Totalement instrumentale jusqu’à présent, le prog folk de Scarlet Thread profite pleinement de cet apport féminin, tant il s’harmonise avec les envolées des autres instruments et les couleurs apportées par le violon et la flûte. Proche parfois de formations comme Karnataka ou Panic Room, Scarlet Thread insuffle à sa musique une atmosphère finlandaise indéniable, mais bizarrement assez éloignée des terres enneigées que l’on imagine au profit d’une chaleur sonore enthousiasmante.


 

 

STATE URGE : "White Rock Experience" (48:32) 17 €


A côté du plus connu, donc plus attendu, Millenium, il ne faudra pas oublier de prêter attention à cette jeune formation polonaise, qui propose ici un premier album plus que prometteur. A la manière de Riverside, mais avec certainement une personnalité plus portée vers le post-rock ou le space-rock à la Eloy, State Urge décline son progressif aérien avec minutie et professionnalisme. Une très belle découverte qui confirme que le Pologne est une des places fortes du progressif mondial !!

 


 

 

TAIPUVA LUOTISUORA : "8" (digipack) (46:23) 18 €


Ne soyez pas effrayés par le nom d’apparence barbare de ce groupe finlandais, car Taipuva Luotisuora a sans nul doute le potentiel pour vous accrocher ! Il faut dire que les six principaux musiciens, rejoints occasionnellement par d’autres intervenants, déploient une mixture space-rock mâtinée de folk scandinave que l’on peut rapprocher des meilleurs moments de Ozric Tentacles ou Hidria Spacefolk. Accrochez-vous, décollage imminent !


 

 

UNREAL CITY : "La Crudeltà Di Aprile" (papersleeve) (59:30) 19 €


Cette jeune formation italienne publie un formidable premier album chez Mirror Records, le nouveau label de Fabio Zuffanti qui a d’ailleurs joué ici le rôle de producteur artistique. Emmené par le claviériste/chanteur Emanuele Tarasconi et le guitariste Francesca Zanetta, tous deux associés à une section rythmique talentueuse, Unreal City évoque dès la première écoute les fastes d’une autre formation transalpine, aujourd’hui disparue : Nuova Era. Même grandiloquence, même envolées instrumentales épiques, même palette de claviers vintage, le tout sans passéisme artificiel mais avec une palpable volonté de porter les 6 ambitieuses compositions (7, 10, 8, 7, 9 et 18 minutes) de La Crudeltà Di Aprile au coeur du siècle en cour... Magnifique !!


 

 

VERMILION SANDS : "Spirits Of The Sun" (57:46) 17 €


Auteur d’un unique album en 1989, cette formation japonaise se rappelle à notre bon souvenir, mais à l’occasion d’une triste nouvelle. Sa chanteuse emblématique, décédée d’un cancer, est aujourd’hui l’objet de l’hommage qu’a décidé de lui rendre son compagnon et leader de Vermilion Sands, Masahiro Yamada. Ce dernier a ainsi fait de Spirits Of The Sun un album hybride, unissant titres studio et live, ces derniers bénéficiant parfois d’une qualité sonore un peu faible. Disons le sans détour, le fait d’avoir mélangé ces 2 types d’enregistrements réduit le potentiel de séduction de l’album, même si les compositions (certaines chantées par la défunte, d’autres instrumentales) s’avèrent de bonne, voire d’excellente facture. Evidemment, Spirits Of The Sun, par sa construction et sa raison d’être, s’adresse en priorité aux amateurs avérés de Vermilion Sands ou d’un progressif japonais typique de son âge d’or...


 

 

THE WINDMILL : "The Continuation» (digipack) (53:02) 17 €


Sur ce second album, les norvégiens de The Windmill empruntent la même route stylistique que pour leur premier opus, celle qui mène en gros au Camel des années 70. Dans le sillage du groupe anglais, tant dans sa dimension purement symphonique que de ses velléités néo-progressives, The Continuation offre en effet une musique mélodique et racée, faite de longues envolées instrumentales (5 morceaux, de 3 à 25 minutes) et ponctuée d’interventions de flûte et de sax. Guitare (logiquement assez ‘latimérienne’) et claviers se partagent l’espace sonore de manière assez démocratique, pour un résultat qui évoque le plus souvent l’album Mirage, même si une petite touche scandinave se fait régulièrement sentir pour notre plus grand bonheur. Une confirmation !


 

 

YUKA & CHRONOSHIP : "Dino Rocket Oxygen" (50) 17 €


Toujours emmenée par Yuka Funakoshi, claviériste-chanteuse, et 3 musiciens de grand talent (guitare, basse et batterie), cette formation japonaise publie un album qui prolonge les acquis de son prédécesseur, Water Reincarnation (2011). Si ce dernier offrait un propos symphonique, certes magnifique mais plutôt sage, Dino Rocket Oxygen lui offre une profondeur bien plus importante. Les 3 présentes compositions (14, 24 et 19 minutes), très largement instrumentales, démontrent que la musique de Yuka & Chronoship est montée en gamme, en terme d’ambition et d’écriture. Les progrès sont assez ébouriffants, notamment quand on constate que 2 petites années seulement se sont écoulées. Si la guitare est plus présente aujourd’hui, ce sont malgré tout les claviers qui dominent les débats en abreuvant l’espace sonore d’envolées variées et sublimes (le piano, cristallin et délié, est particulièrement envoûtant). Symphonique avant tout, mais aussi parfois porté vers une fusion intelligente, Dino Rocket Oxygen est un album superbe, dont on ne lui reprochera qu’une seule chose, sa pochette. Œuvre, comme on peut s’en douter, de Roger Dean, elle ne rend pas justice à la personnalité de Yuka & Chronoship. Une fausse bonne idée donc, qui ne doit surtout pas vous détourner de cet album réellement captivant.