Avant-Propos :

Avant de découvrir le nouvel opus de Pendragon à l’automne prochain, c’est celui d’un autre ténor du courant néo progressif, IQ, qui accaparera l’actualité progressive ces prochaines semaines. 11 albums studio (si l’on inclut Seven Stories Into 98) en 33 ans de carrière, cela n’a rien de fondamentalement remarquable, d’un point de vue qualitatif tout au moins. Par contre, si l’on s’attarde sur la musique, y compris d’ailleurs sur celle (plus controversée par ses vélléités commerciales) de la période Paul Menel (Nomzamo et Are You Sitting Comfortably ?), la groupe anglais a globalement fait un sans-faute. The Road Of Bones, qui sortira officiellement le 5 mai prochain, est une nouvelle fois une grande réussite qui ne fera pas baisser la côté de popularité d’IQ au sein de notre microcosme. Si vous êtes intéressé par cet album, sachez qu’il sera disponible en 2 versions : l’une, standard et comprenant les 5 compositions ‘officielles’, et l’autre, à vocation limitée et qui se parera d’un second CD comportant 6 morceaux inédits pour une quarantaine de minutes. N’ayant pas eu l’heur d’écouter ces bonus, il nous est bien sûr difficile de vous conseiller sur leur réel intérêt. Leur caractère inédit les rend attractif, tandis que leur mise à l’écart de l’oeuvre ‘officielle’ aiguise notre méfiance. A vous de prendre ou non le “risque” (façon de parler) bien sûr... Quoi qu’il en soit, merci de nous préciser dès que possible la version qui vous intéresse, notamment s’il s’agit de la seconde car il se pourrait bien qu’un jour une édition limitée soit vraiment... limitée.

Bonne lecture à toutes et à tous !

Olivier (pour Cosmos Music)


PROMOTION

Avril-Mai 2014

Dans la limite des stocks disponibles...

 

3 CD à 13 € pièce !!! 

MARK BOGERT : "A Story In Parts"

BRIMSTONE : "Mannsverk"

ELEPHANTS OF SCOTLAND : "Execute And Breathe"

 


Sélection de Nouveautés (Avril-Mai 2014)...

A.C.T. : "Circus Pandemonium" 18 €

IAN ANDERSON : "Homo Erraticus" 18 €

BESIDES : "We Were So Wrong" (digipack) 17 €

MARL BOGERT : "A Story In Parts" (digipack) 13 €

BRIMSTONE : "Mannsverk" 13 €

CAMEL : "In From The Cold " (DVD) 28 €

ALEX CARPANI : "4 Destinies" 17 €

CIRRUS BAY : "The Search For Joy" 17 €

CLEARLIGHT : "Impressionist Symphony" 17 €

DELUSION SQUARED : "The Final Delusion" (digipack) 17 €

D'ACCORD : "III" 17 €

DRUCKFARBEN : "Second Sound" (digipack) 17 €

ELEPHANTS OF SCOTLAND : "Execute And Breathe" 13 €

FEM : "Sulla Bolla Di Spaone" 17 €

FLAMING ROW : "Mirage..." (digipack) 17 €

GAZPACHO : "Demon" (digibook) 19 €

GLASS HAMMER : "Ode To Echo" 17 €

HUIS : "Despite Guardian Angels" (digipack) 17 €

IQ : "The Road Of Bones" 17 €

IQ : "The Road Of Bones" (2CD digipack) 21 €

LAZULI : "Tant Que L'Herbe Esr Grasse" (digipack) 17 €

LOONYPARK : "Unbroken Spirit Lives In Us" 17 €

LUNA ROSSA : "Sleeping Pills & Lullabies" 17 €

PHILIPPE LUTTUN : "The Taste Of Wormwook " 17 €

NODO GORDIANO : "Nous" (papersleeve) 19 €

OSTA LOVE : "Good Morning Dystopia" (digipack) 17 €

PANIC ROOM : " Incarnate" (digipack) 17 €

ROSA LUXEMBURG : "Seuls, Ensemble" 10 €

SYNDONE : "Odysseas" (digipack) 17 €

JOHN WESLEY : "Disconnect" 18 €

THE WORM OF OUROBOROS : "Of Things That NeverWere" 17 €

 


A.C.T. : "Circus Pandemonium" (56:07) 18 €


Qui aurait pu croire que le titre de son dernier album studio, le bien nommé Silence, serait à ce point prémonitoire... Le groupe suédois nous aura en effet laissé 8 ans sans nouvelles, laissant présager la fin d’une brillante carrière entamée en 1994. Mais il était dit que A.C.T. n’avait pas livré la fin de son histoire, et ce début de printemps a vu la publication d’un nouvel opus se situant au cœur de l’univers musical de ses auteurs. Circus Pandemonium, que le groupe considère comme le meilleur de sa discographie à ce jour (euh, pas forcément très objectif tout cela...), ne surprendra personne, sauf ceux peut-être qui craignaient de voir la formation scandinave perdre de sa superbe durant cette longue parenthèse. Côté musique, nous sommes encore et toujours confrontés à un style très personnel, entraînant et accessible. A.C.T. donne une énergie incroyable à ses auditeurs par son progressif ramassé et coloré, qui pourrait être un croisement entre Queen, Asia et Saga. La formation suédoise a clairement tenté de se rassurer et de rassurer ses fans en proposant une œuvre de grande qualité mais répondant parfaitement à son cahier des charges personnel...


IAN ANDERSON : "Homo Erraticus" (51:38) 18 €


Ces dernières années, Ian Anderson semble connaître un indéniable regain de créativité, même s’il l’exerce sous son propre nom plutôt que sous celui du groupe qui lui est définitivement associé. Après donc la suite de l’album légendaire Thick As A Brick, voici donc Homo Erraticus, un disque concept publié chez Kscope, le label qui accueille Steven Wilson. Sans surprise, le chanteur flûtiste y use abondamment de ses deux compétences majeures, et décline le style qui a fait son succès, un folk-rock inspiré dans lequel on s’immerge avec aisance. Si les morceaux sont plutôt courts -le plus long atteint les sept minutes-, ils sont reliés par leur caractère prophétique sur le futur passé de l’Angleterre, des visions censées être celles du fameux Gérald Bostock : Comme quoi, Jethro Tull n’est jamais bien loin ! La qualité des mélodies et des textes, la diversité des instruments et des ambiances, tout se combine pour faire de Homo Erraticus, à la superbe pochette, un album majeur d’une discographie pourtant pléthorique.


BESIDES : "We Were So Wrong" (digipack) (56:44) 17 €


Sorti il y a quelques mois déjà, ce premier album d’un obscure groupe polonais s’est malheureusement perdu dans le grand chassé-croisé des sorties progressives. Dans la grande famille des musiques qui nous sont chères, il faudra ce coup-ci aller piocher du côté du post-rock le plus délicat, celui qui hérisse les poils et laisse dériver l’âme et titiller l’imaginaire. Totalement instrumental, We Were So Wrong cite Twelfth Night parmi ses influences (celui du premier album sera t-on tenté de penser car instrumental lui aussi), et force est de constater qu’une coloration nostalgique vient en effet se poser sur la musique de ces talentueux polonais, comme ce fut le cas jadis sur la célèbre formation anglaise. A découvrir !!


MARK BOGERT : "A Story In Parts" (digipack) (40:55) 13 €


Depuis que Mark Bogert est devenu membre de Knight Area, sa carrière a pris un tournant inattendu, en terme de notoriété tout au moins. Ce premier album solo arrive donc à point nommé pour le guitariste batave, en attendant d’ailleurs plus tard dans l’année celui de son nouveau groupe. Logiquement articulé autour de la guitare du maestro, A Story In Parts n’est pas un énième album de guitar-hero onaniste, mais bel et bien une oeuvre progressive, aux nombreuses variations. Si la 6 cordes de Bogert occupe prioritairement le premier plan sonore et ne manque pas d’évoquer de temps à autres certains ténors du genre (Joe Satriani, Steve Vai, Marty Friedman et autres Neal Schon), A Story In Parts s’avère, grâce notamment aux invités (la section rythmique de Knight Area, mais aussi une claviériste et une flûtiste), une oeuvre instrumentale assez jouissive d’enthousiasme et d’énergie.


BRIMSTONE : "Mannsverk" (54:37) 13 €

 


Si le nouvel album de cette formation norvégienne n’est pas à proprement parler une renaissance, ça y ressemble un peu malgré tout. Notamment quand on constate la réduction de son patronyme au seul terme “Brimstone”. Mannsverk, qui serait donc paru il y a peu sous le nom de The Brimstone Solar Radiation Band, recueille d’excellentes appréciations tant son propos recentré autour des atouts de ses auteurs lui offre une formidable force évocatrice. Nous voici donc au cœur d’un progressif vintage, symphonique voire atmosphérique, d’une grande fraîcheur thématique et qui n’est jamais figé dans une recette prédéfinie. Certains regretteront peut-être la moindre place du psychédélisme dans le vocabulaire musical de Brimstone, mais cela permet finalement à ce dernier d’offrir un progressif, certes moins coloré mais tellement plus abouti.


CAMEL: "In From The Cold" (DVD)) (130 mn) 28 €


Après avoir offert une seconde jeunesse à son oeuvre la plus célèbre, The Snow Goose, Andy Latimer et son groupe sont partis en tournée en Europe l’automne dernier. Entouré de Colin Bass à la basse et au chant, de Jason Hart et Guy LeBlanc aux claviers et de Denis Clement derrière les futs, le maître guitariste nous offre aujourd’hui un superbe DVD live enregistré le lundi 28 octobre 2013 au célèbre théâtre Barbican de Londres. Cet objet de choix nous propose un set d’anthologie, divisé en trois parties : l’intégralité de The Snow Goose 2013 pour ouvrir les hostilités en fanfare, puis un best of comportant quelques unes des plus belles pièces de Camel et enfin l’incontournable «Lady Fantasy» en ultime rappel orgasmique. Absolument indispensable !


ALEX CARPANI : "4 Destinies" (54:54) 17 €


Alex Carpani est un claviériste italien auteur de deux albums remarqués, Waterline en 2007 et The Sanctuary en 2010. Il nous revient en cette année 2014 avec un nouvel opus flamboyant, 4 Destinies (produit par Cristiano Roversi). Il y bénéficie en effet de la participation prestigieuse de David Jackson, aux saxophones et aux flûtes. De quoi enrichir encore davantage une musique qui maintient bien vivant l’héritage des années 70. Tout au long des quatre titres oscillant entre douze et quatorze minutes, Alex Carpani s’inscrit en effet dans la filiation directe de Genesis et surtout de PFM, Banco et autres ténors italiens. Sur le plan instrumental, c’est du coulis de claviers analogiques à l’état pur ! Une jouissance de tous les instants !!


CIRRUS BAY : "The Search For Joy" (63:24) 17 €


Pour être franc, on ne doutait pas beaucoup de voir cette formation américaine continuer son parcours artistique avec le même brio que sur ses 3 premiers albums. The Search For Joy pourrait en effet nous faire passer pour des personnes très “inspirées”, mais beaucoup d’entre vous seraient alors également dans ce cas. Cirrus Bay maîtrise sur le bout des doigts son progressif symphonique qui, piochant tout autant chez Genesis (les claviers à la Tony Banks) que chez Renaissance (le piano, mais surtout les 2 magnifiques chanteuses), finit par évoquer au final le meilleur Steve Hackett en solo. The Search For Joy, s’il se situe indéniablement dans le sillage de son prédécesseur, fait un bond qualitatif qui le place au sommet de la discographie de son auteur. Cirrus Bay, originaire de la région de Seattle donc au nord-ouest des Etats-Unis, nous délivre un progressif somptueux que l’on aurait davantage vu germer dans la campagne anglaise. Mais tout ceci reste bien sûr anecdotique, et le progressif délivre ici encore les preuves de son universalité et de sa capacité à se reproduire partout (ou presque) sur Terre et avec une efficacité remarquable.


CLEARLIGHT : "Impressionist Symphony" (64:35) 17 €


Pour commémorer ses quarante années de carrière, Cyrille Verdeaux a décidé de reformer Clearlight avec l’aide, entre autres, de ses collègues de Gong et nous offre un album concept ambitieux qui renvoie à son célèbre Symphony (1973). Bâti autour de 8 compositions (de 5 à 11 minutes) dédiées aux plus grands peintres français et aux titres truffés d’humour (parfois trop... “Time Is Monet”, “Degas De La Marine” ou “Lautrec Too Loose”), Impressionist Symphony nous offre une musique magistrale au symphonisme onirique de tous les instants. Voici un album original et intemporel, assez typé au final mais qui possède un charisme assez incroyable, susceptible de plaire au plus grand nombre.


DELUSION SQUARED : "The Final Delusion" (digipack) (72:48) 17 €


Tous les 2 ans, le groupe franco-anglais nous délivre un élément de son triptyque, projet initié en 2010 et qui se voit aujourd’hui scellé avec l’apparition du bien nommé The Final Delusion. On connaît désormais très bien l’univers musical de Delusion Squared, dans lequel on détecte un délicat progressif atmosphérique, enrichi de quelques atours art-rock et neo-prog. L’évolution vers des textures sonores plus symphoniques et acoustiques se poursuit, avec cette constante brillance mélodique qui permet à The Final Delusion de clore ce premier chapitre d’une carrière entamée brillamment. Une apothéose qui appelle sans nul doute de futures et nouvelle réussites...


 

 

D'ACCORD : "III" (61:14) 17 €


Après un deuxième album ambitieux comportant deux longues pièces de 20 minutes, D’AccorD nous revient avec des morceaux au format plus court (entre 3 et 10 minutes cette fois-ci). Enregistré en 100% analogique (“pour obtenir le son le plus authentique possible” dixit le groupe), le bien nommé III nous transporte directement dans les années 70 avec des sons de synthés et d’orgues totalement vintage. Le mélange heavy prog est ici de toute beauté, et suggère des saveurs musicales variées et multiples qui renvoient au grès des compositions vers des formations comme Cressida, Gracious, King Crimson, Jethro Tull et autres Astra (pour citer une formation actuelle). III est donc un excellent album qui, loin de s’enfermer dans une case restrictive, n’hésite pas à ouvrir les fenêtres en grand et dépoussiérer certaines valeurs, aucunement désuètes mais parfois un peu trop mises de côté voire oubliées...


DRUCKFARBEN : "Second Sound" (digipack) (56:30) 17 €


Druckfarben est sans nul doute, parmi les héritiers directs du grand Yes, un des dauphins les plus prometteurs, après les indéboulonnables Glass Hammer. Néanmoins, à la différence de leurs confrères américains, les Canadiens privilégient une filiation plus directe, plus étroite, à ceci près qu’ils plongent leur inspiration dans toutes les époques et les évolutions du groupe, années 70 comme années 80. Et à la surprise générale, le mélange opère parfaitement, la vitalité instrumentale n’ayant d’égale que le chant de haute volée, au timbre proche de celui de Jon Anderson, bien sûr. Le résultat est un album de progressif symphonique qui réussit la gageure de sonner résolument moderne, un hommage loin d’être tourné vers le passé, mais qui le conjugue aux acquis contemporains (les muscles électriques sont ainsi étoffés). Décoiffant !


ELEPHANTS OF SCOTLAND : "Execute And Breathe" (47:48) 13 €


Voilà assurément un groupe qui peut se targuer d’arborer le patronyme le plus déconcertant et original de la nébuleuse progressive ! Et pourtant, les apparences sont parfois trompeuses : les quatre musiciens, Dan MacDonald à la basse, Ornan McLean à la batterie, Adam Rabin aux claviers et JohnWhyte à la guitare, sont américains. Ce nouvel album, le second après Home Away From Home l’année passée, s’articule en huit compositions de quatre à huit minutes, qui confirment tous les espoirs que l’on pouvait placer en eux. Leur rock progressif personnel s’ingénie en effet à mélanger les styles, avec comme époque de référence les années 80. Et si cette remarque suscite chez vous de l’inquiétude, la mention de Rush comme mentor perceptible, en plus d’une influence néo-prog certaine, devrait suffire à la dissiper !


FEM : "Sulla Bolla Di Sapone" (60:17) 17 €


Chaque Sélection semble devoir en comporter un. Un quoi ? Un excellent nouveau groupe italien qui fait une apparition en forme de bourrasque dévastatrice... FEM (Forza Elettro Motrice), auteur en 2012 d’un EP resté des plus confidentiels, publie en effet un premier album particulièrement jouissif !! Faisant d’incessants allers retours entre les années 70 et le présent, Sulla Bolla Di Sapone offre 15 morceaux (de 2 à 6 minutes) qui s’enchaînent avec un incroyable brio, grâce notamment à une maîtrise des enchaînements thématiques et à un chanteur de tout premier ordre, mais aussi et surtout du fait des hautes compétences du claviériste. Les sonorités et le style de ce dernier, Alberto Citterio, ravissent d’un bout à l’autre de ce magnifique album, paru une nouvelle fois sur ce fantastique label qui ne cesse de prouver son inspiration dans le choix de ses poulains, Altrock Records...


FLAMING ROW : "Mirage..." (digipack) (79:45) 17 €


Attention, événement ! Flaming Row, qui signe avec ce début d’une trilogie sa seconde réalisation, est un projet d’origine allemande, dont la particularité est de rassembler le gratin du hard et du prog, mis au service d’un concept de science-fiction comme on les aime (l’anéantissement programmé de l’humanité par les extra-terrestres en raison de sa dangerosité). Parmi la ribambelle d’invités, citons Ted Leonard, Gary Wehrkamp, Jimmy Keegan, Anne Trautmann (de Seven Steps To The Green Door), Dave Meros, Ertic Brenton (du groupe de Neal Morse en live), Kristoffer Gildenlöw ou Arjen Anthony Lucassen. On est bien sûr proche des projets d’Ayreon, le propos étant ici un peu plus métal, mais délibérément progressif, que ce soit dans la dimension symphonique, la variété des ambiances (jazz, folk, funk ou hip-hop !) ou le travail sur l’instrumentation. Mirage - (Part1) Portrayal Of Figures est une sortie importante, dont on n’a certainement pas fini de parler.


GAZPACHO : "Demon" (45:39) (digibook) 19 €


Gazpacho est désormais devenu une institution du prog, un maître du post-rock, et ce n’est pas ce nouvel opus, basé sur un manuscrit médiéval traitant du mal, qui va permettre d’infirmer ce jugement, bien au contraire. Car non seulement Gazpacho y confirme tout son talent, mais il se permet de diversifier les atmosphères (jusqu’à dompter l’expérimental) et d’élargir la palette de ses arrangements (avec une belle sélection d’instruments acoustiques parfaitement harmonieux), à travers quatre compositions (10, 5, 12 et 18 minutes) à l’éclatante noirceur, qui réussissent l’alliage de l’épure et de l’emphase avec un rare naturel. La beauté à l’état pur.


 

GLASS HAMMER : "Ode To Echo" (53:23) 17 €


Ce retour des américains de Glass Hammer a quelque chose de particulier. Après toute une série d’albums de haute volée, célébrant à son plus haut niveau l’héritage du progressif des années 70, celui de Yes en particulier, le duo composé par Fred Schendel et Steve Babb a décidé de repousser les frontières, aussi bien celles des styles embrassés que celles des musiciens participants. Tous les chanteurs et chanteuses de l’histoire de Glass Hammer sont en effet de la partie, ainsi qu’un illustre invité en la personne du violoniste David Ragsdale. Mélodiquement, le résultat est superbe, et tient à la fois de la fusion, du prog-rock direct à la Kansas, d’ELP revu et amplifié à la sauce japonaise et de Genesis (ah, ce piano et cette guitare acoustique !). Un mélange sacrément ambitieux, qui nous vaut un nouveau chef d’œuvre de la part de Glass Hammer. Chapeau bas, messieurs !


HUIS : "Despite Guardian Angels" (digipack) (72:19) 17 €


Produit par Michel St-Père (patron de Unicorn Records et leader de Mystery), qui est même devenu membre à part entière du groupe au fil des séances d’enregistrement, Despite Guardian Angels est certes le premier album de Huis, mais exhale tout au long de son propos une grande maturité de la part de ses auteurs. Il faut dire que ces derniers sont des plus expérimentés et donc que ce galop d’essai n’en est pas vraiment un. Les 11 présentes compositions (de 3 à 9 minutes) sont un ravissement de progressif symphonique, tirant assez souvent vers le néo et offrant surtout un parfait équilibre entre parties chantées et longues envolées instrumentales. Despite Guardian Angels évoque ainsi tour à tour Marillion (celui où Mark Kelly connaissait encore la signification du mot “solo”), Arena (pour l’énergie parfois déployée), mais surtout... Mystery au final. Je ne sais si Michel St-Père est pour quelque chose dans cette accointance stylistique indéniable, mais Huis développe des caractéristiques formelles assez proches de celle de son aîné. Avec cependant une touche plus européenne ici, mais une même joie de nous offrir des mélodies soignées et une architecture musicale ambitieuse...


IQ : "The Road To Bones" (48:01) 17 €

IQ : "The Road To Bones" (digipack 2CD) (48:01/40mn) 21 €


Avec le retour de Paul Cook et Tim Esau, les 4/5 du IQ originel (celui de Tales From The Lush Attic en 1983) sont aujourd’hui réunis pour donner vie à ce onzième album studio. Il serait alors tentant de regretter l’absence de Martin Orford, histoire de compléter le line up historique du groupe anglais, mais il n’en est plus vraiment question au final, tant son remplaçant sur The Road Of Bones offre une prestation de haut vol. Neil Durant (arrivé en 2011 et que l’on avait découvert en 2002 sur le premier et unique album du groupe Sphere 3), aussi bizarre que cela puisse paraître, est de loin le soliste le plus mis à contribution au sein des 5 compositions de ce nouvel album. Et chacune de ses prestations solistes fait mouche, et ne pourra que remporter l’adhésion de tous les amateurs de cavalcades claviéristiques. Logiquement, Mike Holmes est un peu plus discret, mais nous gratifie également de quelques solos remarquables. Pour le reste, The Road Of Bones se situe au cœur du style musical que son auteur développe depuis ses débuts, qui voit certes sa teinte générale quelque peu modifiée selon les époques, mais qui reste globalement fidèle à un néo progressif classieux et symphonique. Excellent, comme d’habitude...


LAZULI : "Tant Que L’Herbe Est Grasse" (digipack) (42:26) 17 €


Trois ans après la renaissance du groupe avec l’excellent 4603 Battements, Lazuli enfonce le clou et livre Tant Que L’Herbe Est Grasse , nouvelle collection de chansons qui confirme son statut de porte-étendard du prog à la française. Car Lazuli possède une personnalité unique, susceptible de séduire bien au-delà des frontières nationales. On retrouve d’ailleurs l’ami Fish, en duo avec Dominique Leonetti sur un titre. Pour le reste, les atouts du groupe sont plus marqués que jamais : des textes ciselés et brillants, des mélodies à fleur de peau, des arrangements fins et subtils, et ces fameuses envolées de la Léode, génératrices de frissons. En apparence moins sombre, Tant Que L’Herbe Est Grasse est un cru qui révèle ses multiples arômes au fil des écoutes, ses saveurs fruités, boisés et acres pour certaines de ses paroles. Osons le mot : cet album est un petit chef d’œuvre.


LOONYPARK : "Unbroken Spirit Lives In Us" (42:45) 17 €


Ce nouvel album des Polonais de Loonypark, à la formation tout ce qu’il y a de plus classiquement prog -claviers, basse, batterie, guitare et une chanteuse pour corser le tout- devrait permettre de faire sortir le groupe de son relatif anonymat. Bien que l’album ne soit composé que de huit titres entre trois et sept minutes, il véhicule une sensibilité certaine, Loonypark ayant réussi à briser la stricte armure néo-prog de ses débuts, au profit d’une musique plus contrastée, plus offensive aussi, et d’un chant plus affirmé en caractère, le tout étant rehaussé par une production soignée. On n’est pas loin des explorations stylistiques menées par Marillion tout au long de sa carrière au long cours. Une découverte particulièrement plaisante.


LUNA ROSSA : "Sleeping Pills & Lullabies" (43:53) 17 €


Entre 2 albums de Panic Room, Anne-Marie Helder et Jonathan Edwards, respectivement chanteuse et claviériste du groupe précité, ont encore trouvé du temps pour nous proposer un joli album intimiste et majoritairement acoustique (avec plusieurs invités dont un quatuor à codes). Sorte de recueil de titres paisibles et nostalgiques, cet album est un bel écrin pour la voix d’Anne-Marie Helder (avec même un titre chanté en...français !) qui s’écoute au soleil couchant, lorsque la fatigue et l’abandon sont tout près de vous emporter.


PHILIPPE LUTTUN : "The Taste Of Wormwood..." (66:59) 17 €


Déjà auteur, en 2008, d’un premier opus prometteur baptisé Ring Down The Curtain, Philippe Luttun frappe aujourd’hui un grand coup avec The Taste Of Wormwood/Voices From Chernonyl. Cet amateur de progressif de longue date y tient brillamment l’ensemble des instruments, seulement épaulé par la divine chanteuse Pris K. Il nous y régale d’un rock mutant et cinématique. Subtil et intelligent mélange de post-prog moderne, de rock symphonique, de passages métalliques et d’électro/ambient, voici une vraie bonne surprise !!


NODO GORDIANO : "Nous" (Papersleeve) (49:49) 19 €


Quatrième album pour ces musiciens romains, dont le propos baroque et seventies se situe clairement dans la lignée des Banco et autres Museo Rosenbach. L’ombre de King Crimson plane également sur Nodo Gordiano, même si la place des instruments à vents s’est considérablement réduite ici. Nous, serti dans un somptueux digipack, est assurément l’album de la maturité pour ses auteurs, et pas seulement parce qu’il propose des mélodies fortes et des structures plus accessibles. Non, il s’impose avant tout par la grande cohérence qui s’en dégage, une force tranquille et enveloppante ressentie avec chaleur et aménité par l’auditeur en quelque sorte. Voici donc un album de très haut niveau, dont la profondeur et les échos qui en découlent en font une excellente surprise !! Un grand pas a été franchi, espérons simplement que le public progressif saura reconnaître à sa juste valeur cette formidable progression.


OSTA LOVE : "Good Morning Dystopia" (digipack) (53:54) 17 €


Régulièrement, des albums devant beaucoup à Pink Floyd font leur apparition au sein de notre microcosme, avec bien sûr plus ou moins de bonheur et d’inspiration. Dans le cas de Osta Love, la musique proposée est de grande qualité, sans esbroufe instrumentale certes mais avec au contraire une maîtrise formelle de tout premier ordre. Good Morning Dystopia, entre néo prog à l’allemande, inclinaisons floydiennes et quelques touches à la Porcupine Tree, fait preuve en effet d’une grande cohérence. Menée par un duo de musiciens (secondés par 3 invités), cette formation possède un talent rare pour offrir à sa musique un constant pouvoir émotionnel, un potentiel qui fait mouche et laisse augurer d’un avenir radieux...


PANIC ROOM : "Incarnate" (digipack) (61:03) 17 €


Panic Room en est déjà à son quatrième album, et chaque nouvelle production affine un style judicieusement serti entre accessibilité mélodique et rock symphonique classieux. Si l’aspect chanson est ici à prendre au meilleur sens grâce à la voix toujours aussi impeccable d’Anne-Marie Helder, les développements instrumentaux de certaines pièces s’ancrent parfaitement dans le meilleur du rock progressif symphonique, au point de faire d’Incarnate rien moins que le meilleur album de Panic Room à ce jour. Une très belle réussite !


ROSA LUXEMBURG : "Seuls, Ensemble (Chapitres III & IV)" (43:16) 10 €


Les 2 premiers chapitres (réunis, comme ici, sur un seul CD) ayant été publiés en 2009, il est assez simple de calculer que le groupe français aura mis 5 ans à leur donner une suite. Après la démonstration de ces hautes aptitudes mathématiques, il est temps d’évoquer Seuls, Ensemble, qui se situe dans la droite ligne du progressif à la française actuel, entre Nemo (pour son ambition instrumentale) et Lazuli (pour son savoir-faire mélodique et son efficacité thématique). Cependant, Rosa Luxemburg n’est sur la durée pas facilement réductible, et les 8 présentes compositions (de 3 à 10 minutes) montrent bel et bien sa probante faculté à enchaîner les ambiances et à s’approprier les références. Aidé par des textes intelligents et une mise en son de qualité, Seuls, Ensemble offre un bilan très largement positif, et une musique à la fois ambitieuse et accessible. Bravo !

PS : Le CD est présenté de manière originale, serti dans une pochette cartonnée à laquelle est associé le livret par une petite bannière en papier. Le groupe nous livre ainsi les raisons de cette décision : “Nous avons choisi de réaliser un objet plus joli qu'un CD, sans boîtier plastique. En plus, c'est de l'impression écolo et c'est plus léger. C'est notre côté eco-warrior (rires)”...


SYNDONE : "Odysseas" (digipack) (50:12) 17 €


Syndone, groupe italien du début des années 1990, qui s’est reformé à la toute fin de la première décennie du XXIe siècle, est une formation inclassable, menée par Nik Comoglio. Ce nouvel album confirme la forte personnalité de Syndone. Les claviers y jouent un rôle crucial, tantôt emersoniens, souvent plein de symphonisme et d’élégance, le chant dans la langue de Dante y est éminemment théâtral, et les compositions entrechoquent à plaisir les ambiances musicales, les comédies musicales à la Broadway succédant au jazz-rock ou au rock-progressif romantique. Un voyage littéralement étourdissant et exotique !


JOHN WESLEY : "Disconnect" (digipack) (51:33) 18 €


John Wesley fait partie de ces musiciens de l’ombre, dont les contributions, nombreuses, jouent pourtant un rôle essentiel pour des groupes parfois prestigieux. Il a ainsi accompagné aussi bien Porcupine Tree que Sound Of Contact, sans oublier Fish. Disconnect est déjà son septième album solo, et la dominante est clairement rock, un rock assez brut, sans claviers, mais qui sait conserver haut levée la bannière de la fièvre mélodique. Les dix titres s’étalent tout de même de trois à près de huit minutes, et grâce en particulier à une guitare qu’il triture et dont il sait tirer des sonorités d’une grande richesse, John Wesley parvient à demeurer toujours prenant, proche de Rush (Alex Lifeson est d’ailleurs invité sur un titre) ou du projet solo de Kalle Wallner (RPWL), Blind Ego.


THE WORM OF OUROBOROS : "Of Things That Never Were" (57:21) 17 €


Inspiré d’un livre de science-fiction publié en 1922 par Eric Rücker Eddison (pas très connu semble t-il !?), le premier album de cette formation biélorusse est une grande réussite. Dans la lignée du Camel des années 70, mais avec quelques savoureuses incursions du côté de la musique de Canterbury, Of Things That Never Were se situe au cœur d’un progressif symphonique exigeant et porté par une inspiration de tous les instants. Si la guitare offre des solos lyriques de toute beauté, ce sont certainement les claviers (Fender Rhodes, Mini Moog et autres Farfisa) qui nourrissent le plus la palette sonore de cette œuvre habitée. Ne se reposant jamais sur ses grandes aptitudes mélodiques, The Worm Of Ouroboros désire que sa musique fasse parfois emprunter à ses auditeurs des chemins de traverse , ce qui rend son audition constamment passionnante. Savoureux et enchanteur.