Avant-Propos :

Si la France n’est assurément pas une terre d’accueil emblématique du courant progressif actuel, elle fait néanmoins régulièrement émerger des artistes singuliers. Cette Sélection printanière en présente deux, Touch et Yann Porée Lindatar, aux parcours et styles dissemblables, et que nous vous invitons à découvrir à moindre risque grâce à une promotion exceptionnelle.
De manière générale, les nouveautés progressives abondent actuellement, rompant avec la relative léthargie du début d’année. A ce titre, n’hésitez pas une nouvelle fois à réserver vos exemplaires des albums cités en fin de fascicule, notamment ceux pour lesquels la demande et l’enthousiasme ont toutes les chances d’être les plus forts : Airbag, Big Big Train, Robert Reed, Drifting Sun, Submarine Silence, Jon Anderson/Roine Stolt et autres Frost...

Bonne lecture à toutes et à tous !

Olivier (pour Cosmos Music)


PROMOTION

Mai-Juin 2016

Dans la limite des stocks disponibles...

 

2 CD à 10€ pièce !!! 

YANN POREE LINDATAR : "L'Ultime Attente"

TOUCH : "Alkemia"

 


Sélection de Nouveautés (Mai-Juin 2016)...

LEE ABRAHAM : "The Seasons Turn" 17 €

BEN CRAVEN : "Last Chance To Hear" (digipack CD+DVD) 19 €

FUFLUNS : "Spaventapasseri" (digipack) 17 €

HAKEN : "Affinity" (digipack) 18 €

HOSTSONATEN : "Symphony N.1 " (papersleeve) 19 €

HUIS : "Neither In Heaven" (digipack) 17 €

KARIBOW : "Holophinium" (2CD digipack) 23 €

KONCHORDAT : "Rise To The Order" (digipack) 17 €

LONG DISTANCE CALLING : "Trips" (digipack) 18 €

MESSENGER : "Threnodies" (digipack) 18 €

MiLLENIUM : "The Cinema Show" (2CD) 19 €

NATHAN : "Nebulosa" (papersleeve) 19 €

NINE STONES CLOSE : "Leaves" (digipack) 17 €

PANZERPAPPA : "Pestrottedans" 17 €

PENSIERO NOMADE : "Da Nessun Luogo" (digipack) 17 €

YANN POREE LINDATAR : "L'Ultime Attente" 10 €

RED BAZAR : "Tales From The Bookcase" 17 €

THE SAMURAI OF PROG : "Lost And Found" (digipack 2CD) 25 €

SYNDONE : "Eros & Thanatos" (digipack) 17 €

STEVE THORNE : "Island Of The Imbeciles" (digipack) 17 €

THREE TRAPPED TIGERS : "Silent Earthling" (digipack) 18 €

THRILOS : "Kingdom Of Dreams" 17 €

TOUCH : "Alkemia" (digipack) 10 €

TRIANGLE : "Alert & Alive" 17 €

TWENTY FOUR HOURS : "Left To LIve" 17 €

YUGEN : "Death By Water" 17 €


 

 

LEE ABRAHAM : "The Seasons Turn" (59:38) 17 €


L’ancien bassiste de Galahad, qui s’est rapidement fait un nom pour ses productions léchées dans le microcosme prog, propose en ce début de printemps son cinquième album solo. Cinq compositions (24, 7, 7, 5 et 16 minutes) seulement sont au programme, ce qui laisse deviner de larges développements comme on les aime. Pour leur donner vie, Lee Abraham s’est entouré d’un casting de choix, parmi lesquels Dec Burke, Robin Armstrong (Cosmograf) et Martin Orford. Mais la galerie de chanteurs est large, permettant une variété de teintes et d’atmosphères, parfois musclées, parfois plus caressantes. Symphonisme brillant, emphase poignante, mélodies sensibles, soli lyriques, tous les ingrédients d’un chef d’œuvre progressif sont réunis. Que demander de plus ?

 

 


BEN CRAVEN : "Last Chance To Hear" (46:12+DVD) 19 €


Ben Craven, c’est ce multi-instrumentiste australien qui avait signé en 2011 un premier album illustré par Roger Dean, excusez du peu ! Great And Terrible Potions était une belle réussite, dans un genre prog mainstream, à la fois néo et floydien. Last Chance To Hear (dont la pochette est cette fois-ci signée Freyja Dean, la fille de son... père) en est donc le successeur, et une fois de plus, Ben Craven a tout réalisé lui-même; seul William Shatner, inoubliable capitaine Kirk, est venu lui prêter main forte au chant sur un titre. Dans l’ensemble, on retrouve la verve de cet artiste polymorphe, aussi doué qu’un Steve Thorne, et à la musique très visuelle. Et ces soli de guitare électrique, quel plaisir ils véhiculent !

 


FUFLUNS : "Spaventapasseri" (digipack) (59:58) 17 €


Ce projet, initié en 2009 par plusieurs musiciens italiens expérimentés et ayant œuvré au sein de plusieurs formations (Il Bacio della Medusa, Prowlers, Daal, The Watch, etc.), a immédiatement eu pour but de créer une œuvre entièrement dédiée au progressif italien. La parution de Spaventapasseri (épouvantail en italien) a certes été repoussée à plusieurs reprises, mais Fufluns (Dieu du vin dans la mythologie étrusque) n’en a pas du tout souffert et prouve, dès la première écoute de ce premier album, qu’il a pleinement atteint son objectif. Les 12 compositions enchaînées de Spaventapasseri se situent en effet au cœur du progressif italien, alternant envolées baroques et développements symphoniques. La botte italienne est une éternelle corne d’abondance, et cette Sélection, avec Nathan, Syndone, Hostsonaten et donc Fufluns, le prouve une nouvelle fois...

 

 


 

HAKEN : "Affinity" (61:26) 18 €



Affinity est déjà le quatrième opus des surdoués d’Haken, ce combo britannique ayant réussi à s’imposer d’emblée comme un maître du hard-prog. Un changement de bassiste et une écriture plus collégiale ont présidé à la réalisation de ce nouveau disque, qui ne décevra pas les fans et pourra sans doute en conquérir de nouveaux. Car là où The Mountain apparaissait comme un chef d’œuvre presque trop parfait, Affinity s’avère bien plus varié, absorbant les influences comme un trou noir vorace, entre pop, électro ou prog des années 1980. Le tout étant plus que jamais transcendé par les voix et une sensibilité mélodique à fleur de peau, apportant une âme au triptyque puissance, emphase et lyrisme. Franchement, voilà un disque qui a tout pour devenir un classique et un incontournable des classements de fin d’année !

 


HOSTSONATEN : "Symphony N.1 - Cupid & Psyche" (papersleeve) (50:35) 19 €


Cela faisait quatre ans que nous n’avions pas eu de nouvelles “studio” en provenance d’Hostsonaten, un des nombreux groupes de Fabio Zuffanti. Aussi, l’annonce de cette nouvelle parution, la septième, ne peut que nous faire saliver. Loin d’être la suite attendue de The Rime Of The Ancient Mariner, Symphony N.1 - Cupid & Psyche s’inspire de l’œuvre d’Apulée, Les Métamorphoses. L’album est le résultat de la collaboration de Zuffanti et de Luca Scherani, claviériste et arrangeur de toutes les orchestrations. Car de symphonisme, il est amplement question tout au long des dix compositions, avec une dominante classique couplée à des influences jazz (les cuivres) et rock. Le résultat est très ambitieux, profondément progressif dans l’âme, et une nouvelle fois superbe.

 

 

 


HUIS : "Neither In Heaven" (digipack) (68:54) 17 €


Huis est une formation canadienne fondée en 2010, et qui comprend dans ses rangs nul autre que Michel St-Père, guitariste et leader de Mystery. Déjà auteur d’un premier album, Despite Guardian Angels, en 2014, elle signe un second opus plein de promesses. Le style honoré est celui d’un prog très proche du néo, celui d’IQ en particulier, qui se distingue par une remarquable excellence instrumentale et des mélodies puissantes. Bien sûr, la guitare flamboyante de Michel St-Père est un atout non négligeable, mais les claviers sont particulièrement riches et nombreux. Neither In Heaven est un superbe disque dans son genre, qui est certain de ne pas passer inaperçu.

 


KARIBOW : "Holophinium" (digipack 2CD) (61:47/36:01) 23 €


Je ne sais si certains d’entre vous se souviennent du groupe Last Turion (auteur de 2 albums dans les années 90), mais Oliver Rüsing, qui est aujourd’hui le leader de Karibow, en fut un temps le batteur. Holophinium, énième opus d’une discographie entamée en 1998, a plus de chance de se faire connaître que ses devanciers, auprès des fans de prog tout au moins, par la présence de quelques invités de marque, dont Sean Timms (Unitopia, Southern Empire) et Michael Sadler (Saga). Les 11 compositions de ce double CD (10 pour le premier, de 2 à 11 minutes, et 1, divisée en 7 parties, pour le second) nous offrent en effet un néo-progressif, parfois heavy, parfois plus symphonique, qui renvoie à Arena, Saga (pour les vélléités plus AOR), voire Amon Ra dont on vous a présenté le dernier album dans notre précédente Sélection. Au final, voici une oeuvre impressionante, parfaitement maîtrisée et qui devrait permettre à Karibow de se faire (enfin) un nom.

 

 

 

 


KONCHORDAT: "Rise To The Order" (digipack) (64:10) 17 €


Konchordat est un groupe anglais de néo-prog, dont les deux albums produits à ce jour n’ont pas véritablement réussi à s’imposer dans les mémoires. Pour leur nouvel opus, les quatre musiciens, Stuart Martin au chant et guitares, Steve Cork à la basse, Neil Hayman à la batterie et Neil Watts aux claviers, ont musclé le propos, se rapprochant en partie de Dream Theater. Ils accouchent ainsi d’un mélange intéressant, plus tranchant qu’un Arena, tout en conservant une direction mélodique et certains arrangements typiques du néo, ainsi qu’un certain souffle symphonique du plus bel effet. Un album qui s’apparente à une seconde naissance.

 

 


LONG DISTANCE CALLING : "Trips" (digipack) (49:15) 18 €


Trips est le cinquième opus studio de cette formation allemande officiant dans le genre du post-rock, et dans ce monde en perpétuel expansion, Long Distance Calling parvient à tirer son épingle du jeu. La musique des cinq musiciens, loin d’être contemplative, est en effet puissante, éminemment rock, amoureuse des contrastes, évoquant aussi bien Muse que Dream Theater, avec une pointe de Steven Wilson pour l’intensité mélodique. Moitié instrumental, moitié chanté, ce nouveau disque n’est pas avare en excellents moments, et son dynamisme associé à sa sensibilité lui apporteront sans nul doute bon nombre de nouveaux amateurs.

 

 


MESSENGER : "Threnodies" (digipack) (49:58) 18 €


Dans la famille des groupes de post-rock patronnés par InsideOut, Long Distance Calling voisine dans cette Sélection avec Messenger. Jeune formation anglaise, dont Threnodies n’est que le second album, elle décline un propos très personnel, tout imprégné de romantisme typiquement britannique, célébrant un rock qui s’apparente à un palimpseste de différentes époques. Une chose est sûre, sa musique finement ciselée et arrangée, d’une grande richesse dans le détail, capable de montées en émotions remarquables de maîtrise, possède un impact digne des plus grands. Grands qu’elle ne devrait d’ailleurs pas tarder à rejoindre !

 


 

 

MILLENIUM : "The Cinema Show" (2CD) (142 mn) 18 €


Portant le titre d’une des plus belles (si ce n’est la plus belle) pièces progressives de tous les temps, ce premier témoignage live de Millenium se présente sous la forme d’une farandole de versions, 5 au total. Si celle comprenant 2 CD est ici proposée, les 4 autres (DVD, Bluray, coffrets 2CD/DVD et 2CD/bluray) sont bien sûr disponibles sur commande. Il y en a donc pour tous les goûts, les vôtres en l’occurence, alors n’hésitez pas à préciser votre choix et nous demander le prix de chacune des éditions. Enregistré le 7 novembre 2015 à Cracovie, The Cinema Show démontre le savoir-faire de cette formation polonaise à la discographie plus que conséquente, dont on fait ici le tour avec bonheur....

 

 

 


NATHAN : "Nebulosa" (papersleeve) (64:18) 19 €


Existant initialement sous la forme d’un tribute-band (de Genesis, Pink Floyd et Supertramp), Nathan fait une très belle entrée sur la féconde scène italienne. Chanté dans la langue de Dante, Nebulosa est un premier album qui se situe au coeur de la tradition progressive autochtone. Offrant un parfait équilibre entre symphonisme soyeux et envolées baroques, les 12 présentes compositions (de 1 à 9 minutes) développent un concept (la migration d’un peuple en quête d’eau) porté par de nombreux développements instrumentaux au coeur desquels les claviers offrent de sompteuses arabesques contrebalancées par quelques envolées de guitare plus mordantes. Entre tradition et modernité, selon l’expression bien connue mais avec ici une pertinence avérée, Nathan expose avec brio son progressif flamboyant. A ne pas rater !

 

 


NINE STONES CLOSE : "Leaves" (digipack) (58:15) 17 €


Nine Stones Close est une formation de néo-prog britanno-néerlandaise, dont deux anciens membres sont plus connus du milieu : le bassiste Peter Vink, fidèle collaborateur d’Arjen Lucassen, et Brendant Eyre, dont la collaboration avec Tony Patterson l’an dernier avait marqué les esprits. Les 5 compositions (5, 12, 10, 16 et 13 minutes) de Leaves, quatrième album du combo, se révèle un peu plus âpre en apparence. Toutefois, derrière une musique nécessitant plus de persévérance, se dévoile un groupe désireux d’évoluer tout en restant fidèle aux fondamentaux du genre néo. Nine Stones Close perd en conformisme ce qu’il gagne en originalité, ce qui rend son écoute d’autant plus intéressante.


 

 

PANZERPAPPA : "Pestrottedans" (43:18) 17 €


Panzerpappa est une formation majeure du rock progressif actuel, mais qui n’est sans doute pas reconnue comme telle, à l’égale d’un Transatlantic ou d’un Steven Wilson. Il est vrai que le groupe officie dans un créneau bien particulier, celui d’un prog instrumental très jazz, avec force cuivres et instruments à vent. L’ombre de l’école de Canterbury plane toujours sur la musique des Norvégiens, cette dernière étant également largement irriguée par l’héritage du rock symphonique. La jubilation et la grande luminosité dégagées par Pestrottedans vaut en tout cas largement le détour, à la rencontre d’un combo de prog qui sait à merveille transcender le passé pour le rendre éminemment présent.

 

 


PENSIERO NOMADE : "Da Nessun Luogo" (digipack) (55:04) 17 €


Ancien guitariste de Germinale, Salvo Lazzara est désormais à la tete de Pensiero Nomade, dont Da Nessun Luogo est déjà le cinquième album, mais le premier à comporter (un peu) de chant (essentiellement féminin). Ce projet, mis en musique par plusieurs instrumentistes dont le claviériste Andrea Pavoni (Greenwall) et le batteur Davide Guidonei (Daal, Nuova Era, etc.), est une oeuvre classieuse, assez éloignée de la tradition progressive italienne, en développant un propos plus atmosphérique et electro cool, aux légers accents jazzy et aux atmosphères réellement captivantes. Original et accessible, voici les caractéristiques de ce délicieux Da Nessun Luogo...

 


YANN POREE LINDATAR : "L’Ultime Attente" (57:02) 10 €


Cela nous arrive parfois de découvrir des artistes avec retard, ce qui, vous en conviendrez, n’enlève rien au talent de ces derniers, même si l’époque actuelle est faite de “flash et d’éphémère”... Yann Porée, alias Lindatar (traduction de “compositeur” d’après le dictionnaire elfique de Tolkien) est un musicien français qui a publié l’an dernier son quatrième album. Encadré d’une ouverture (seule pièce contenant des paroles) et d’une conclusion (respectivement de 5 et 6 minuttes), L’Ultime Attente est constitué de 3 autres morceaux (16, 15 et 14 minutes) dédiés aux 3 enfants du compositeur. Offrant un prog symphonique aux fortes inclinations classiques et portés avant tout par les claviers de Yann Porée, cet album évoque clairement les grandes heures de Rick Wakeman, mais pas seulement. On y découvre également des traces de Patrick Broguière (j’espère que cette référence parle encore à la majorité d’entre vous), d’Asturias, voire de Motoi Sakuraba et même de Minimum Vital pour certaines parties plus scandées. La sensibilité de l’auteur, associée à son sens mélodique et à sa volonté de ne pas s’enfermer dans un propos linéaire, permet aux auditeurs d’effectuer un superbe voyage instrumental, dont on se demande bien pourquoi il n’a pas davantage été plébiscité dans le courant progressif...

 


RED BAZAR : "Tales From The Bookcase" (72:45) 17 €


Une nouvelle fois, c’est avec retard que l’on découvre cette formation anglaise, créée pourtant en 2007. Groupe au propos initialement instrumental, Red Bazar a profité de l’arrivée en son sein de Peter Jones, charismatique chanteur de Tiger Moth Tales, pour enfin faire entendre plus largement sa musique, après 3 albums (dont un EP) passés quelque peu inaperçus. Tales From The Bookcase profite en effet des hautes compétences du nouveau venu pour faire pétiller son propos, néo-progressif avant tout, en lui offrant une belle cohérence et une moindre linéarité. Car, rappelons, que les 8 présentes compositions (4, de 3 à 8 minutes, et les 4 autres durant toutes plus de 10 minutes) ont été composées avant l’arrivée de Jones, sous une forme totalement instrumentale donc. Au final, Red Bazar apparaît clairement comme un groupe équilibré, dont l’aura grandit au fil des écoutes.

 


 

THE SAMURAI OF PROG : "Lost And Found" (digipack 2 CD) (52:46/57:18) 25 €


The Samurai Of Prog, après la sortie de The Imperial Hotel en 2014, avait été endeuillé par la disparition de son guitariste Yoshihisa Shimuzu. Ils nous reviennent néanmoins en pleine forme musicale, toujours menés par Marco Bernard et Steve Unruh, entourés de quelques invités comme David Myers (claviériste de The Musical Box), Jon Davison ou Mark Trueack. Et c’est carrément un double album qu’ils nous livrent, composé de cinq morceaux sur le premier disque (la plupart compris entre dix et vingt minutes), et d’un seul titre sur le second, long de cinquante-sept minutes, excusez du peu ! La musique proposée est plus que jamais un cocktail de prog symphonique d’une très grande richesse, où le violon se taille une part soliste non négligeable. Peut-être l’opus le plus grandiose de la courte mais riche carrière des Samurai Of Prog !


 

SYNDONE : "Eros & Thanatos" (digipack) (52:40) 17 €


En quelques albums studio seulement, les Italiens de Syndone sont parvenus à se faire un nom dans le milieu progressif, capables de satisfaire aussi bien les amateurs d’une musique exigeante et cérébrale que les adeptes d’un prog symphonique dans la lignée de PFM et Banco. Leur nouvel album, Eros & Thanatos (titre d’un des morceaux de leur précédent disque), est un concentré d’emphase et d’ambition instrumentale, la prestation des six musiciens étant pour l’occasion renforcée par la participation d’un orchestre. Si vous ne connaissez pas encore ces Italiens diablement doués, ce nouvel opus est l’occasion rêvée !


 

STEVE THORNE : "Island Of The Imbeciles" (digipack) (50:18) 17 €


Cela faisait quatre ans que Steve Thorne n’avait rien sorti : autant dire que son nouvel album, le cinquième en douze ans, était très attendu. A l’arrivée, Island Of The Imbeciles renoue avec les formules des précédents disques. D’abord, un panel de musiciens de haut vol, Nick D’Virgilio, Tony Levin, Robin Armstrong et le jeune et prometteur James McLarren (chanteur et guitariste). Les dix titres de Island Of The Imbeciles (de 3:41 à 6:48) s’inscrivent dans une veine textuelle engagée, et, pour ce qui est de la musique, dans un rock progressif britannique néo et symphonique, toujours superbement arrangé.

 

 

 


THREE TRAPPED TIGERS : "Silent Earthling" (digipack) (47:21) 18 €


Three Trapped Tigers est un trio britannique déjà auteur d’un premier disque en 2011. Cette fois, avec Silent Earthling, distribué par Superball Music, le label jumeau d’InsideOut, il y a fort à parier que l’impact sera démultiplié. Leur musique, il faut le dire, en vaut la peine. Post-rock, certes, mais avec une large dose de synthétiseurs des années 1980, l’énergie rock se combinant à ces claviers électro vintage et à une batterie fébrile pour produire un style très mélodique, pas si éloigné d’un Zombi, les guitares en prime. A découvrir !

 

 

 


 

THRILOS : "Kingdom Of Dream" (57:39) 17 €


Formé en 1995, Thrilos est une formation polonaise qui aura eu une existence des plus courtes, le temps seulement d’enregistrer un album deux ans plus tard. Un album qui, pour de sombres histoires de parole non tenue de la part d’un label, n’avait jamais été publié jusqu’à ce que Lynx Music le découvre et décide dans la foulée de le proposer au plus grand nombre. Près de 20 ans après avoir été enregistré, Kingdom Of Dream voit donc le jour pour le plus grand bonheur des amateurs de progressif symphonique à forte connotation cinématique. Dans la lignée de Lebowski, et de manière plus générale de beaucoup de formations polonaises au sens mélodique acéré et à l’aisance atmosphérique, Thrilos offre une œuvre aérienne, nostalgique et intense. Kingdom Of Dream, majoritairement instrumental, propose 7 compositions (de 3 à 17 minutes) qui évoquent également Camel (la flûte certainement) ou Pink Floyd pour le soin apporté aux ambiances. Belle résurrection !

 


TOUCH : "Alkemia" (digipack) (47:51) 10 €


Cette formation nantaise, qui existe pourtant depuis plus de 25 ans, nous propose son premier album qui possède la particularité de compter Bruno Pelletier en son sein. Oui, vous avez bien lu, le chanteur canadien du “Temps Des Cathédrales” de la comédie musicale Notre Dame De Paris participe à Alkemia, que le groupe présente comme une oeuvre rock avant tout, mais avec d’évidentes inclinations progressives. A la manière d’une formation comme Saga, Touch offre des compositions (11 ici, de 3:05 à 5:34) en effet plutôt calibrées que le chant (en français, exception faite de 2 titres) et les parties de guitares (principalement) structurent avec brio. Alkemia se situe clairement à la frontière du courant progressif, mais son professionalisme, son inspiration et surtout son enthousiasme communicatif en font une oeuvre tout à fait recommandable.

 

 


TRIANGLE : "Alert & Alive" (59:20) 17 €


Ce groupe néerlandais n’avait plus fait parler de lui depuis Retreat en 2004, son deuxième album après Square The Circle 4 ans plus tôt. Pas de surprise malgré ce hiatus, Triangle continue d’œuvrer au sein d’un néo-progressif typique de cette partie de l’Europe. Alert & Alive, manière d’affirmer que son auteur est plus en forme que jamais, développe en effet un propos qui peut rappeler celui de Silhouette, Leap Day, ou Mindgames (pour citer un voisin belge). De quoi contenter tous les amateurs d’un néo-progressif accessible et inspiré, qui se pare de conséquents développements instrumentaux, dont les 8 présents morceaux (de 3 à 12 minutes) regorgent... Un nouveau retour réussi !

PS : Quelques copies de Retreat sont également disponibles au prix de 17 €

 

 

 

 


TWENTY FOUR HOURS : "Left To Live" (59:35) 17 €


Tout comme Triangle, Twenty Four Hours est resté silencieux durant 12 ans avant de nous proposer un nouvel album, son cinquième. Left To Live - A Meditation On Past And Present Perfect Crimes est un délicieux concept-album qui démontre les nets progrès effectués par ses auteurs, à mêmes dorénavant de nous présenter une oeuvre parfaitement cohérente et équilibrée. Les 12 présentes compositions (5 minutes en moyenne) développent un progressif mélodique, aux senteurs psychédéliques et seventies, qui pourrait évoquer Pink Floyd et qui s’ébroue dans un contexte créatif intense. Très belle surprise que de voir Twenty Four Hours à un tel niveau. La présence aux manettes de Andrea Valfre qui oeuvra jadis avec Le Orme n’est peut-être pas étranger à ce constat des plus positifs...

 

 

 

 


YUGEN : "Death By Water" (42:20) 17 €


Attention, âmes sensibles, s’abstenir ! Les Italiens de Yugen officient en effet dans un créneau musical exigeant, que l’on pourrait résumer en un croisement entre King Crimson, Van der Graaf Generator et Gentle Giant. Comme un rock progressif symphonique basculant dans la folie, les titres de Death By Water voient se succéder des séquences instrumentales débridées, qui raviront les amateurs d’une musique ambitieuse et avant-gardiste, aux frontières du RIO parfois, tout en restant accessible à ceux qui oseront se laisser absorber en elle. Le chant féminin aide d’ailleurs à cette accoutumance, et croyez-le, une fois apprivoisé, cet album ne nous lâche plus !