Avant-Propos :

Vous avez été nombreux à fêter les 10 ans de Cosmos Music en notre compagnie le mois dernier ! Au point que nous avons décidé de prolonger quelque peu les festivités durant ce mois de mars qui, précédant de peu le printemps, offre quelques superbes pousses progressives. Inutile de les énumérer, car elles ne demandent qu’à fleurir au sein de cette nouvelle Sélection de Nouveautés, pour vous inviter à les cueillir avec appétence. Laissez-nous, pour finir de vous tenter, proposer à nouveau 10 albums (parmi la trentaine présentés ici) à 14 € pièce dans le cadre de cette promotion qui, comme sa devancière, ne sera valable que dans la limite des stocks disponibles. Voilà la contrepartie de cette baisse substantielle de nos tarifs, une disponibilité légèrement plus réduite que par le passé. Alors, ne tardez surtout pas à nous contacter !

Bonne lecture et bonne année à toutes et à tous !

Olivier Pelletant (pour Cosmos Music)


Promotion Mars 2007

Jusqu'au 30 Mars...

Et dans la limite des stocks disponibles...

10 CD à 14 € pièce !!! 

APOCALYPSE : "Live In Rio"

GALF : "Spirals In Time"

MOTIS : "L'Homme-Loup"

PANZERBALLETT : "Panzerballett"

SHADES OF DAWN : "From Dusk Till Dawn"

SPIN XXI : "Contraponto"

STARCASTLE : "Song Of Times"

SYLVAN : "Presets"

TARKUS : "Ao Vivo EmNiteroi"

ZAO : "Live In Tokyo"

 


La dernière sélection de nouveautés (Mars 2007)...

 

AARDVARK : "Tuntematon Sotilas" 18 €

ACOUSTIC ASTURIAS : "Marching Grass On The Hill" 26 €

APOCALYPSE : "Live In Rio" 14 €

BLACKFIELD : "II" 19€

BLIND EGO : "Mirror" 17 €

CAMEL : "Total Pressure" (DVD) 26 €

DOMINICI : "O3 A Trilogy Part 2" 19 €

DORACOR : "Onirika" 18 €

FRIENDSHIP TIME : "Friendship Time" 18 €

GALF : "Spiral Of Times" 14 €

GOSTA BERLINGS SAGA : "Tid Ar Ljud" 18 €

KENSO : "Utsoroi Yuku Mono" 26 €

MAZE OF TIME : "Tales From The Maze" 17 €

NEAL MORSE : "Sola Scriptura" 18 €

MOSTLY AUTUMN : "Heart Full Of Sky" 18 €

MOTIS : "L'Homme-Loup" 14 €

NEXUS : "Perpetuum Karma" 18 €

NOTABENE : "Sei Lacrime D'Ambra" 18 €

PANZERBALLETT : "Panzerballett" 14 €

PUPPET SHOW : "The Tale Of Woe" 16 €

PURE REASON REVOLUTION : "The Dark Third" 18 €

SATURNIA : "Muzak" 18 €

SHADES OF DAWN : "FRom Dusk Till Dawn" 14 €

SPIN XXI : "Contraponto" 14 €

STARCASTLE : "Song Of Times" 14 €

STARLESS : "Story Never Ends" 26 €

SYLVAN : "Presets" 14 €

SYMPOZION : ""Kundabuffer" 18 €

TAIPUVA LUOTISUORA : "II" 18 €

TAPROBAN : "Posidonian Fields" 18 €

TARKUS : "Ao Vivo Em Niteroi" 14 €

YUGEN : "Labirinto D'Acqua" 18 €

VAN DER GRAAF GENERATOR : "Real Time" (2CD) 26 €

ZAO : "Live In Tokyo" 14 €


AARDVARK : «Tuntematon Sotilas» (44:51) 18 €

Sorti en 2006 mais parvenu à nos oreilles seulement en cette fin février, ce second album des finlandais de Aardvark se démarque d’entrée, outre une qualité largement au dessus de la moyenne, par la manière dont il a été conçu. Bien que tous finnois, les musiciens ont en effet chacun enregistré leurs participations dans des endroits séparés : les claviers en Nouvelle-Zelande, la batterie à Singapour, et le reste (chant, guitare et basse) en Finlande certes mais dans trois studios différents. Et cela ne s’entend pas au final, tant le groupe affiche une cohésion sans faille pour donner vie à ce Tuntematon Sotilas, que n’aurait certes pas renié le meilleur Kaipa des ‘seventies’ avec une touche personnelle indéniable et assez indéfinissable, comme seuls les scandinaves sont finalement capables de nous en offrir. Bravo !


ACOUSTIC ASTURIAS : «Marching Grass...»(68:51) 26 €


On a beau attendre avec grand espoir (et de plus en plus d’impatience) que Yoh Ohyama se remémore que l’électricité existe bel et bien toujours, on ne peut que se réjouir de découvrir le second album (après le mini-CD Bird Eyes View, il y a 2 ans) de Acoustic Asturias. Guitare acoustique, violon, piano et clarinette s’élancent donc dans d’incessantes sarabandes classisantes et instrumentales (un seul titre est chanté), à la flamboyance mélodique incroyable et au raffinement non moins époustouflant. Dans le genre, rien moins qu’un chef-d’oeuvre ce Marching Grass On The Hill !


APOCALYPSE : «Live In Rio» (72:34) 17 €


Après 5 albums studio, et avant de nous en proposer un nouveau, Apocalypse a décidé de faire un premier bilan, bilan effectué sur scène (comme son nom l’indique) et surtout justifié par l’arrivée au sein du groupe brésilien d’un nouveau chanteur, Gustavo Domarchi. Ce dernier revisite donc vocalement les 15 ans de carrière de ses hôtes (adeptes d’un néo-progressif symphonique typiquement latin) et s’avère très vite le meilleur à ce poste qu’Apocalypse ait connu. De quoi donc redonner une seconde jeunesse à ce dernier, d’autant plus que son leader, le flamboyant claviériste Eloy Fritsch, s’avère ici dans une forme olympique. Belle prestation !


BLACKFIELD : «II» (42:31) 19 €


Alors que le prochain Porcupine Tree est annoncé pour le printemps, Steven Wilson et son complice israélien Aviv Geffen proposent un successeur au très remarqué premier opus de leur formation Blackfield. Si l’effet de surprise n’est plus au rendez-vous, la qualité des chansons proposées ici s’avère tout bonnement exceptionnelle, avec une dynamique de groupe bien plus mise en avant. La mélancolie exacerbée des mélodies (renforcée sur certains titres par un ensemble de cordes) trouve ainsi un écrin des plus enthousiasmants. Bref, si vous avez succombé au premier album, impossible de ne pas juger ce deuxième coup d’essai comme un coup de maître. En attendant la facette prog de Steven Wilson via Porcupine Tree, laissez vous emporter par la pop mélancolique de Blackfield.


BLIND EGO : «Mirror» (61:09) 17 €


Derrière ce patronyme à l’allure de nom de groupe se cache en réalité le premier album en solo du guitariste de RPWL, Kalle Wallner. Mais loin de s’isoler dans son coin, le talentueux guitariste s’est plutôt bien entouré, jugez plutôt : John Mitchell à la guitare et au chant, John Jowitt à la basse, Paul Wrightson au chant (ex-chanteur d’Arena pour ceux qui l’auraient oublié) et Tommy Eberhardt à la batterie. Plus une petite apparition sur un titre de son complice Yogi Lang aux claviers et Clive Nolan... aux choeurs ! Musicalement, les 11 titres (dont 2 instrumentaux et une reprise d’un vieux morceau de l’époque Violet District) naviguent entre chansons rock assez carrées et morceaux plus planants, tous baignés de splendides parties de guitares. Les amateurs de RPWL (et Arena) ne seront pas vraiment dépaysés. Blind Ego vaut assurément qu’on ouvre l’oeil à son encontre...


CAMEL : «Total Pressure» (DVD) (120 mn) 26 €


Voici la version DVD d’un document déjà proposé en VHS par Camel Productions il y a une dizaine d’années, à savoir l’intégralité du concert à l’Hammersmith Odeon de Londres en 1984, dont de larges extraits, combinés à des séquences de fiction (très kitsch, il faut bien l’avouer), avaient été utilisés pour le film “Pressure Points”. On retrouve ici l’équipe (Ton Scherpenzeel, Paul Burgess, Chris Rainbow - plus Colin Bass récemment revenu au bercail) et le répertoire de Stationary Traveller, mais aussi de larges extraits de Nude et quelques détours par les anciens albums, dont certains (“Rhayader”, “Lady Fantasy”) bénéficient de la participation exceptionnelle de deux invités de marque, Peter Bardens et Mel Collins. Très franchement, l’ensemble est plus qu’honorable quand on le compare au reste de la scène musicale de l’époque, et il y a assez d’ambition progressive au menu pour contenter les mélomanes plus exigeants. Quant au spectacle visuel, les efforts désespérés de Chris Rainbow pour nous faire croire qu’il joue des claviers justifient à eux seuls de ne pas se contenter de la seule bande-son...


DOMINICI : «O3 A Trilogy Part 2» (54:30) 19 €


En parallèle du nouvel album studio de Dream Theater qui doit sortir en juin prochain, nous avons droit au retour de leur ancien chanteur présent sur leur premier opus, When Dream and Day Unite, j’ai nommé Charlie Dominici. Entouré de jeunes musiciens particulièrement talentueux, il délivre une mixture hard-prog bien musclée, proche de ce que peuvent faire Consortium Project ou Vanden Plas, avec de nettes influences musicales en provenance du théâtre du rêve, dont un long instrumental de haute volée. Un disque qui devrait réjouir les amateurs du genre.


DORACOR : «Onirika» (54:30) 18 €


Déjà le sixième album pour Corrado Sardella, alias Doracor, enfin entouré d’un “vrai” groupe mais toujours le compositeur de l’ensemble de la musique ici découverte. Cette dernière ne laisse ainsi que peu de place au chant (surtout féminin et en italien) et se voit concrétisée au sein de 5 longues compositions, qui renvoient beaucoup (euphémisme !) au Genesis de la période Trick Of The Tail/Wind And Wuthering. Il faut dire que l’ami Sardella est grand fan (euphémisme !) de Tony Banks, et possède la même sensibilité mélodique que celui-ci. Au final, il se pourrait bien que Onirika apparaisse comme le meilleur opus de Doracor à ce jour, groupe qui mérite assurémment mieux que la timide notoriété qui l’accompagne...


FRIENDSHIP TIME : «Friendship Time» (47:53) 18 €


Heureuse découverte que voici ! Composé en 1975, cet album est en effet resté inédit jusqu’à aujourd’hui. Retrouvées dans un grenier presque trente années plus tard, les bandes ont pu être exploitées pour notre plus grand bonheur. Musicalement nous avons affaire à une espèce de progressif yessien auquel on aurait enlevé les claviers (excepté le Mellotron) et la voix de Jon Anderson (remplacée par une autre moins convaincante mais somme toute secondaire). Tout au long des sept morceaux, formant un ensemble très homogène, la ressemblance avec le maître anglais est assez frappante au niveau des guitares (on croirait entendre Steve Howe et Peter Banks) et de la section rythmique (en particulier la basse grondante), d’autant que les Suédois ont une parfaite maîtrise de leurs instruments. Il convient de saluer le Label Mellotronen pour cette résurrection, le soin apporté à la remastérisation et à la confection du livret. Frienship Time se doit d’intégrer toute bonne discothèque prog seventies.


GALF : «Spirals Of Time» (60:37) 17 €


Quel bonheur d’avoir à nouveau des nouvelles de Fernando Pacheco, figure légendaire du progressif brésilien des années 70 (il était notamment le leader de RVM), entouré ici de 3 musiciens, l’initiale du prénom de chacun de ces 4 amis formant au final le nom du groupe. Spirals Of Time, orné d’un délicieuse pochette, se nourrit pleinement de la tradition progressive sud-américaine et en donne de très larges aperçus à travers ses 5 compositions (26, 9, 10, 11 et 4 minutes) qui évoquent ainsi souvent Dogma, Tempus Fugit ou... RVM. Les amateurs du genre apprécieront, d’autant plus qu’ils n’avaient pas été gâtés ces dernières années en sorties de cette stature...


 

 

GOSTA BERLINGS SAGA : «Tid Ar Ljud» (55:34) 18 €


Voilà une excellente nouvelle formation suédoise, dont le premier opus offre de plus l’avantage de se laisser décrire avec aisance. Non pas que son propos soit dénué de personnalité, mais sa coloration évoque clairement certains groupes mémorables généralement peu enclins à susciter des vocations. Tid Ar Ljud et ses 7 compositions instrumentales (de 5 à 10 minutes) delivrent ainsi un progressif classieux et ‘seventies’, sorte de mirroir à double faces, “scandinave” de Happy The Man ou “moderne” de Atlas. Fluidité mélodique, prestance instrumentale, subtilité rythmique, arrangements soyeux, tout cela fait au final de Tid Ar Ljud un album de tout premier ordre, notamment pour les amateurs des 2 groupes cités, mais pas seulement ceux-là...


KENSO : «Utsoroi Yuku Mono» (61:06) 26 €


Quelques mois après sa sortie japonaise, nous vous proposons quelques exemplaires en quantité limitée du nouvel et 8ème opus de Kenso. Une bonne nouvelle en soi, au vu de la distribution très limitée des albums des japonais dans nos contrées, mais qui se transforme en véritable aubaine au vu de la qualité assez exceptionnelle de cet Utsuroi Yuku Mono. Servies par la virtuosité à toute épreuve des cinq musiciens (dont un fantastique nouveau batteur), les 14 compositions déroulent une fusion progressive instrumentale volontiers complexe et d’une grande densité, mais qui n’oublie jamais d’être mélodique. La direction (légèrement) plus musclée d’Esoptron est conservée, sans pour autant renier les racines symphoniques des premiers albums. Bref, dans le genre on fait difficilement mieux ! Ne ratez donc pas l’occasion de (re)découvrir une formation à la santé éblouissante malgré ses 25 ans (!) de carrière, et qui n’a assurément pas dit son dernier mot...


MAZE OF TIME : «Tales From The Maze» (62:20) 17 €


La Suède semble une source inépuisable de nouvelles formations de qualité. Après Gosta Berlings Saga (entre autres), c’est au tour de Maze Of Time de faire une entrée remarquée au sein de notre microcosme. Tales From The Maze oeuvre cependant dans un contexte bien plus morderne que celui de son compatriote, offrant 8 compositions (de 1 à 10 minutes) d’un neo-progressif symphonique de haute volée. L’ombre du Genesis de A Trick Of The Tail plane ici régulièrement, mais celle de Galleon s’avère bien plus présente encore, notamment pour les très nombreuses interventions de claviers que l’on dénombre sur cet excellent Tales From The Maze. Maze Of Time exploite donc avec grand talent un filon, certes déjà bien connu, mais dont il parvient à obtenir quelquees superbes pépites...


NEAL MORSE : «Sola Scriptura» (75:59) 18 €


Imperturbable, le multi instrumentiste Neal Morse poursuit son chemin spirituel en nous proposant un nouvel opus studio composé de quatre morceaux, dont trois épiques (16, 25 et 29 minutes !). Et le moins que l’on puisse dire, c’est que la qualité est au rendez-vous : toujours entouré de Mike Portnoy et Randy George à la section rythmique, il orchestre un ensemble qui conjugue avec brio puissance mélodique et densité instrumentale, à travers des sections rondement menées qui vous laisseront pantois ! Ajoutez à cela la présence du guitariste Paul Gilbert, chargé d’un indéniable lyrisme, et vous obtenez tout simplement un des (probables) meilleurs albums de l’année 2007 !


MOSTLY AUTUMN : «Heart Full Of Sky» (68:53) 18 €


Après le décevant Storms Over Still Water, Mostly Autumn a visiblement rectifié le tir pour son nouvel album. Au lieu de séparer brutalement ses penchants rock et progressif, le groupe les réunit plus harmonieusement et propose ainsi un album plus équilibré et à la qualité bien plus constante. Et même si le côté folk celtique s’efface de plus en plus, le rock symphonique floydien fait feu de toutes parts à grands renforts de solos de guitare flamboyants. A noter que la version qui sort aujourd’hui en CD simple correspond au CD1 de l’édition limitée disponible uniquement en pré-commande via le site du groupe, plus un morceau supplémentaire du CD2. Pour ne rien vous cacher, ce qui manque du CD2 n’est pas le plus impérissable dans l’œuvre du groupe : pas de grande frustration donc à avoir...


MOTIS : «L’Homme-Loup» (53:27) 17 €


Motis n’est pas le premier (ni le dernier, espérons-le) à revendiquer une part de l’héritage de Ange, du moins ce que les belfortains produisaient dans les années 70. Mais contrairement à d’autres formations, Motis s’abreuve goulûment à d’autres sources, en périphérie ou non du prog. La principale se nomme Malicorne, groupe de folk élaboré qui sévissait avec bonheur et succès à la même époque (les glorieuse ‘seventies’, donc). Par conséquent, chaque album de Motis oscille entre hommage aux sons (mellotron...) et aux styles (rock symphonique...) prog français ‘vintage’, et un certain souffle intimiste des légendes de notre terroir, si cher à l’ancien groupe de Gabriel Yacoub. L’homme-Loup, quatrième album de Motis accentue cet aspect bicéphale tout en confirmant le coup d’accélérateur qualitatif déjà donné vers l’avant avec la précédente production, le plaisant Princes Des Hauteurs (2004). Puisque vouloir reprendre le flambeau de groupes prestigieux des années 70 ne signifie pas forcement créer au passé, L’Homme-Loup, plus encore que son prédécesseur, introduit une bonne dose de modernité à son énergique folk prog. Après le haut vol du rapace (Princes...), Motis sort des crocs aiguisés pour plaire aussi bien aux vieux fans qui ne jure que par Au Delà Du Délire qu’aux esprits plus ouverts vers d’autres styles de musique, ceux des Ogres de Barbach ou de Porcupine Tree, par exemple. Rapaces, loup, Ogres/orques, Porc-Epic... Etonnant bestiaire, non ? (Ndr : Le Bestiaire - Malicorne 1979)


NEXUS : «Perpetuum Karma» (72:20) 18 €


Ah que cet album était attendu! Annoncé depuis des mois tel un nouveau serpent de mer du prog, le troisième opus des argentins de Nexus est enfin là. Rassurez-vous, l’attente valait le coup, puisque Perpetuum Karma est au moins à la hauteur de ses glorieux prédécesseurs (l’avenir et donc un peu plus de recul nous permettront de dire s’il est même encore meilleur !). En matière de progressif symphonique sud-américain, Nexus est actuellement au sommet de la hiérarchie, loin devant tous les autres. Et ce nouvel album ne fait que conforter cette position. Avec de fabuleuses joutes instrumentales (l’album l’est très largement) entre claviers et guitares (quel lyrisme !), du chant désormais masculin et féminin (avec une autre chanteuse), les longues compositions de Perpetuum Karma n’ont pas fini d’enchanter vos sens. Indispensable bien sûr !


NOTABENE : «Sei Lacrime D’Ambra» (63:31) 18 €


Annoncé lors de la parution de son premier album en 2005 comme l’un des futurs grands du progressif italien, Notabene a eu (logiquement !) bien du mal à assumer le poids de cette étiquette, bien trop lourde à porter en effet à l’époque. Le groupe transalpin nous revient aujourd’hui, bien plus serein donc plus à même d’enfin d’assumer les espoirs que certains avaient pu placer en lui. Son talent ne fait en effet aucun doute et trouve rapidement des arguments à avancer pour prouver ce sentiment. A la manière du Luxade de La Maschera Di Cera, Sei Lacrime D’Ambra offre un progressif “intemporel” (ni vraiment ‘seventies’ ni ‘moderne’, ou bien les deux à la fois), ambitieux et nourri d’une écriture particulièrement soignée. Les 6 présentes compositions (7, 11, 5, 7 16 et 17 minutes) permettent donc à Notabene de faire un sacré bond en avant, délaissant au passage ses velléités jazzy pour laisser davantage de place à ce progressif italien simultanément subtil et grandiloquent. Superbe.


PANZERBALLETT : «Panzerballett» (50:22) 17 €


Parmi les formations évoluant dans un registre heavy jazz-fusion, Panzerballett mérite assurément le détour. Technique, la musique proposée par les quatre musiciens allemands n’en demeure pas moins enthousiasmante, débordante d’énergie, et dont la teneur mélodique se dévoilera au fil des écoutes. Sans clavier mais avec un saxophone exubérant, une guitare aux riffs acérés et aux soli rageurs et une section rythmique bouillonnante, Panzerballett nous livre un mélange moderne de jazz (mâtiné de funk) et de metal qui trouvera à n’en pas douter de nombreux adeptes.


PUPPET SHOW : «The Tale Of Woe» (60:04) 16 €


Pas facile pour un groupe progressif d’enchaîner les albums, The Tale Of Woe en est la preuve puisqu’il arrive 9 ans après son devancier (Traumatized)... Ce laps de temps plus que consèquent aura au moins permis à Puppet Show de s’améliorer de manière plus que probante. Au niveau de la production d’abord (on note la présence au mixage de Terry Brown, que les fans de Rush connaissent bien), mais aussi et surtout sur le plan de l’ambition découverte ici. The Tale Of Woe démontre clairement que son auteur a pris une orientation ‘seventies’ (un peu à la Kansas) pour la mixer à un progressif que n’aurait pas renié le Spock’s Beard des débuts. Très belle résurrection !!!


PURE REASON REVOLUTION : «The Dark Third» (64:50/27:08) 18 €


Si vous suivez d’assez près l’actualité rock et progressive en particulier, vous n’ignorez sans doute plus rien de ce nouveau groupe anglais, coqueluche des uns et épouvantail des autres : preuve que celui-ci ne laisse personne indifférent, marque des plus grands, non ? Sa distribution hors Royaume-Uni et Etats-Unis ayant été des plus aléatoire, le label allemand InsideOut a décidé de ressortir le véritable premier opus du groupe, The Dark Third, agrémenté d’un CD bonus, celui-ci contenant les titres différents entre les versions US et UK, et plusieurs inédits. Pour les distraits, rappelons que PRR évoque musicalement Pink Floyd, mais va bien au-delà grâce à une énergie rock décuplée (plus l’apport d’un violoniste), et le chant féminin-masculin a rappelé à certains les Beach Boys, mais là encore, il y a bien plus que cette anecdotique référence. Ce qui est sûr, c’est que PRR est déjà incontournable !


SATURNIA : «Muzak» (64:24) 18 €


Fondé en 1996, Saturnia est le projet du multi-instrumentiste portugais Luis Simoes. Son dernier album, Muzak, publié par le label allemand Elektrohasch (à qui l’on doit notamment l’excellent The Eclectic Measure de Hypnos 69), se situe clairement dans l’univers psychédélique des premiers Pink Floyd. En 10 compositions, Luis Simoes, accompagné de plusieurs musiciens dont Nick Turner (Hawkwind) et Daevid Allen (Gong), entraîne l’auditeur dans un voyage cosmique où chant, claviers (orgue, synthés), guitares (électrique et acoustique), basse, sitar, flûte, percussions et programmations rythmiques (un côté trip hop par endroits) créent des atmosphères souvent envoûtantes sous-tendues par un certain groove. Muzak, qui plus est bien produit, est une singulière réussite.


SHADES OF DAWN : «From Dusk Till Dawn» (55:16) 17 €


Découvert en 1998 avec son premier opus (The Dawn Of Time), Shades Of Dawn publie aujourd’hui un opus regroupant des morceaux datant de 1994 retravaillés pour certains, tandis que d’autres ont été carrément réenregistrés pour l’occasion. From Dusk Till Dawn, en 11 compositions (de 1 à 9 minutes) d’une cohérence indéniable, fait forte impression, reprenant l’héritage de Eloy à leur compte pour le mâtiner d’un néo-progressif à la Marillion. Claviers spatiaux et guitares lyriques, voilà donc les 2 principaux composants d’un album, qui confirme le réel talent des allemands de Shades Of Dawn !


SPIN XXI : «Contraponto» (42:04) 17 €


Le progressif est surprenant, en ce sens qu’il engendre parfois des vagues de sorties en provenance d’une partie du Monde. Après le Japon, qui semble connaître un regain de créativité (Acoustic Asturias, Kenso et Starless ici, en attendant très vite le futur opus de Outer Limits), c’est au tour de l’Amérique du Sud de retrouver son lustre d’antan avec les (re)apparitions successives de Nexus, Galf, Astralis ou Supay, et à présent celle de Spin XXI. Ce dernier, comme c’est souvent le cas, existe depuis les années 70 mais n’avait jamais eu l’heur de publier un album. C’est chose faîte aujourd’hui avec ce Contraponto et ses 4 compositions (7, 10, 16 et 8 minutes), qui offrent musicalement un visage typiquement latin (cette chaleur et cette suavité si caractéristiques) que vient confirmer un chant très expressif et en portugais. Quelques échos de Camel ou de Genesis peuvent bien sûr se faire entendre parfois, mais Spin XXI mérite assurement d’être découvert pour sa personnalité bien réelle...


STARCASTLE : «Song Of Times» (57:13) 16 €


Avec cet album à la splendide pochette, Starcastle retrouve pleinement les fastes de son glorieux passé. Tout au long des neuf morceaux (de 4 à 10 minutes) présents ici, la formation originelle, enrichie de quelques nouveaux membres, délivre un rock progressif symphonique et habité, qui incorpore juste ce qu’il faut de sonorités plus modernes pour ne pas apparaître trop rétro. Un rendez-vous amoureux avec un passé plus que jamais d’actualité.


STARLESS : «Story Never Ends» (62:34) 26 €


Cela faisait une éternité (15 ans environ !) que nous n’avions plus reçu de signes de vie de ce groupe japonais. Starless, chantre d’un hard-neo-prog typiquement nippon (initié en son temps par Novella), propose donc sur le bien nommé Story Never Ends une musique emphatique, carrée, dynamique mais bénéficiant d’une indéniable délicatesse mélodique. Les 13 présentes compositions (de 30 secondes à 9 minutes, 3 d’entre elles s’avèrant entièrement instrumentales) sont dominées par un chant féminin puissant, des riffs acérés de guitare et des parties de claviers grandiloquentes et aériennes... Les fans de Starless (ceux-là en priorité bien sûr) ne seront pas déçus, loin s’en faut.


SYLVAN : «Presets» (75:59) 16 €


Après leur excellent album concept, Posthumous Silence, paru l’an dernier, il était difficile pour les Allemands de Sylvan de reproduire un chef d’œuvre équivalent. Avec Presets, ce n’est d’ailleurs pas leur objectif. Conçu davantage comme un moyen de souffler et de composer sans se prendre la tête, ce nouveau disque délivre un progressif accessible, mais qui possède toujours ce raffinement et ce sens du détail typiques de Sylvan, avec en prime la voix d’un chanteur qui mérite de figurer parmi les meilleurs de notre mouvement. Sans compter que l’architecture pointilliste de chaque titre culmine dans le morceau éponyme de douze minutes. Une acquisition qui ne pourra pas vous décevoir.



TAIPUVA LUOTISUORA : «II» (44:25) 18 €


Auteur d’un remarquable premier album en 2005, cette jeune formation finlandaise a d’emblée conquis les amateurs de space-fusion progressive, bon nombre d’entre eux la considérant comme une révélation majeure, capable de rivaliser avec Hidria Spacefolk. Paru en 2006, II s’éloigne quelque peu de son prédécesseur en proposant des compositions plus mélodiques (l’introduction du chant n’est pas étranger à cette évolution) gorgées de somptueux claviers aériens, violon, flûte, programmations électroniques (2 titres à tendance trance) et de guitares heavy générateurs de puissants contrastes. D’un étonnant professionnalisme (mise en place, interprétation et production impeccables) comme on aimerait en apprécier plus souvent, Taipuva Luotisuora possède un immense talent qu’il serait criminel d’ignorer.


TAPROBAN : «Posidonian Fields» (50:04) 18 €


Ce groupe italien assez méconnu propose ici son troisième album basé sur le concept aquatique du dieu grec Poséidon. Trio classique claviers-basse (et un peu de guitare)-batterie, Taproban mêle souvent habilement inspiration typiquement italienne héritée des années 70 et dynamique rock un brin plus actuelle, pas si loin d’un groupe comme La Torre dell’ Alchimista. Le chant en anglais demeure le talon d’Achille, même si rien de rédhibitoire n’est au programme, d’autant que les parties instrumentales sont très largement dominantes. Derrière les leaders incontournables, ce genre de groupe mérite tout de même le détour pour sa foi inébranlable en une musique sincère et passionnée.


TARKUS : «Ao Vivo Em Niteroi» (73:44) 17€


Après un excellent premier album sorti il ya bientôt 5 ans (A Gaze Between The Past And The Future), et faute de pouvoir lui donner rapidement un successeur, Tarkus a décidé de nous offrir l’enregistrement de l’un de ses concerts. Et bien lui en a pris au regard du résultat découvert sur ce Ao Vivo Em Niteroi, gorgé de séquences intrumentales débridées et de morceaux inédits... Tarkus fait preuve ici d’une chatoyance mélodique, d’un lyrisme tout latin et d’une chaleur communicative qui font de chaque écoute un moment d’exaltation sensorielle. Chose infiniment rare pour un album Live, vous en conviendrez...


YUGEN : «Labirinto D’Acqua» (50:22) 18 €


Si cet album est l’œuvre de l’ex-guitariste de The (Night) Watch, Francesco Zago, son contenu n’a rien à voir avec le progressif génesissien que perpétue cette formation italienne. C’est dans la branche la plus aventureuse de notre mouvement qu’il convient de ranger Labirinto D’Acqua. La dimension symphonique est ici marginale, essentiellement restreinte aux apparitions du Mellotron et du Moog. D’une grande richesse thématique, complexité rythmique et harmonique, les compositions évoluent entre Rock In Opposition façon 5uu’s/Thinking Plague/Ahvak et musique contemporaine à base de piano, violon et clarinette influencée par Satie (dont quelques courtes pièces sont d’ailleurs reprises), Stravinsky ou encore Schoenberg. Pour mener à bien cet ambitieux projet, Francesco Zago s’est entouré de nombreux musiciens émérites parmi lesquels le claviériste Paolo Botta (French TV), le bassiste Stephan Brunner et le saxophoniste Markus Stauss (Spaltklang), le batteur Dave Kerman (sur un titre) et Tommaso Leddi (ex-Stormy Six) à la mandoline et au luth. Un casting de choix pour un album qui fera sans doute date.


VdGG : «Real Time» (70:06/58:35) 26 €


Fin 2004, Peter Hammill, qui s’était longtemps refusé à envisager une telle éventualité, annonçait les retrouvailles de Van der Graaf Generator dans son incarnation emblématique, avec David Jackson, Hugh Banton et Guy Evans. Un seul concert étant annoncé dans un premier temps, à Londres, celui-ci (dont l’enregistrement est proposé ici) fit logiquement salle comble; heureusement, d’autres dates furent heureusement organisées, dont une, mémorable, au Bataclan. Le répertoire couvert par ce double CD revisite la plupart des incontournables de VdGG, et si l’accent est logiquement mis sur la période 1975-76, les premiers albums ne sont pas oubliés pour autant (seule frustration : que l’épique “Plague Of Lighthouse Keepers” reste désespérément aux abonnés absents, mais ce n’est pas nouveau...), avec également les deux meilleurs morceaux de l’album de reformation Present. On sait aujourd’hui que l’avenir de VdGG s’écrira à trois mains, David Jackson ayant quitté le groupe, mais il y a tout lieu de penser que le trio restant nous gratifiera d’autres moments de magie...


ZAO : «Live In Tokyo» (73:14) 17 €


Depuis 2004, Zao s’est réactivé autour de ses deux leaders historiques, le pianiste Faton Cahen et le saxophoniste Yochk’o Seffer (ex-membres de Magma, ceux-ci étaient frustrés par la part de plus en plus réduite accordée à l’improvisation par Christian Vander). La participation du bassiste de la grande époque, Gérard Prévost, et le recrutement d’une jeune et talentueuse chanteuse, Cynthia Saint-Ville, sont les garants d’un retour aux sources, et d’ailleurs cet album live, enregistré lors d’une tournée au Japon, se focalise sur les classiques incontournables des premiers albums. Bénéficiant du renfort du violoniste de KBB, Zao se montre ici sous son meilleur jour avec un véritable “best of”.