Avant-Propos :

S’il est notoire que les sorties progressives sont abondantes ces dernières années, faisant quelque peu fi de la capacité commerciale de notre mouvement, elles apparaissent néanmoins souvent de manière anarchique, c’est-à-dire souvent en bloc. Et comme l’établissement d’une Sélection nécessite un sérieux travail en amont (découverte des nouveautés, écoutes assidues, commande auprès des groupes et/ou des labels, puis réception des CD), nous ne savons pas toujours si elle va pouvoir être mensuelle ou bimestrielle. Le fascicule que vous avez entre les mains concerne donc le mois de mars et il nous est impossible de vous dire, à l’heure où sont rédigées ces lignes, s’il englobera ou non le suivant.
En attendant, nous vous laissons vous plonger dans ces 4 pages, recensant une nouvelle fois une quantité assez impressionnante d’excellentes sorties, et ce dans des genres musicaux n’ayant parfois de commun que le terme “progressif” que l’on utilise pour les définir. Que de talents derrière notre bannière musicale, que de créativité pour aussi peu de reconnaissance... Une (dure) réalité pour bon nombre de musiciens, visiblement soucieux de ne donner que le meilleur d’eux-mêmes, sans quête ‘puérile’ de gloire et de dollars... Chapeau bas.

Bonne lecture à toutes et à tous !

Olivier Pelletant (pour Cosmos Music)


PROMOTION

MARS 2010

Jusqu'au 10 avril 2010 !!!!

Dans la limite des stocks disponibles...

2 CD à 13 € pièce !!! 

FROMUZ : «Seventh Story»

MAXWELL’S DEMON : «Diablo»

 


La dernière Sélection de Nouveautés (Mars 2010)...

AQUAPLAN : "Old Waves New Seas" (digipack) 15 €

ARCHANGEL : "The Akallabeth" 19 €

ECHOES : "Nature/Existence" 15 €

FLOR DE LOTO : "Mundos Bizarros" 17 €

FROMUZ : "Seventh Story" 13 €

MICHAEL GILL : "Blues For Lazarus" 15 €

KAIPA : "In The Wake Of Evolution" 18 €

KARNATAKA : "The Gathering Light" 17 €

KLOTET : "Det Har Aldrig..." 17 €

MAXWELL'S DEMON : "Diablo" 13 €

MORPHELIA : "Waken The Nightmare" (2CD) (digipack) 20 €

NEAL MORSE : "So Many Roads" (3CD) (digipack) 24 €

MR GIL : "Skellig" 17 €

NODO GORDIANO : "Flektogon"(digipack) 19 €

PANIC ROOM : "Satellite" 18 €

PINKROOM : "Psychosolstice" (digipack) 17 €

SUPERNAL ENDGAME : "Touch The Sky" 15 €

TABULA SMARAGDINA : "A Szavakon Tul" 17 €

TRUSTIES : "Human Wheel" 15 €

UBI MAIOR : "Senza Tempo" (digipack) 19 €

THE WATCH : "Planet Earth ?" (digipack) 17 €

 


AQUAPLAN : "Old Waves New Seas" (39:05) (digipack) 15 €


Bien que sorti il y a deux ans, le second opus de cette formation finlandaise nous a été chaudement (logique !) recommandé par son bassiste, Ville Veijalainen, également celui de Trusties dont le nouvel album vous est présenté plus loin dans ces pages. L’écoute de Old Waves New Seas nous a ensuite convaincu de l’inclure à cette Sélection. Le progressif soyeux, parfois folk et lègèrement jazzy, et emmené par le chant suave de Maarit Saarenkunnas, se déguste avec grand appétit, tant les 8 présentes compositions (de 2 à 9 minutes) font preuve d’une élégance jamais démentie... A découvrir.


ARCHANGEL : "The Akallabeth" (66:29) 19 €


Derrière ce patronyme, on trouve Gabriele Manzini, le claviériste d’Ubi Maior (et anciennement celui de The Watch), qui a rassemblé, pour cet album concept une nouvelle fois inspiré de Tolkien, les musiciens de cette dernière formation, ainsi que des chanteurs reconnus, Zak Stevens, Damian Wilson (quelle voix !) et Ted Leonard (du groupe Enchant); quelques chanteuses sont également de la partie. Le résultat est un superbe disque épique, dans la lignée des réalisations d’Ayreon (le plus symphonique, au hasard celui de The Dream Sequencer...), du duo Clive Nolan/Oliver Wakeman, d’un Erik Norlander plus délicat, ou de quelques formations typiquement néo-progressives comme Marillion, Arena ou Pendragon. The Akallabeth s’avère passionnant de bout en bout de ses 12 compositions (de 3 à 10 minutes) et fait de Archangel une formation avec laquelle il va falloir compter. Excellente surprise (et superbe objet) !


ECHOES : " Nature/Existence" (53:03) 15 €


Formation originaire du Venezuela (rien à voir donc avec son homonyme français), Echoes, contrairement à ce que son nom pourrait faire penser, n’est pas un énième combo subjugué par le Floyd. Les cinq musiciens se répartissent en effet entre trois guitaristes, un bassiste et un claviériste, et leur musique est un brillant croisement entre un progressif contemporain (à la Porcupine Tree), post rock, une lègère empreinte hard-prog et le patrimoine folk de leur pays. Nature/Existence est ainsi une œuvre passionnante, axée sur le concept des cycles de vie, avec la participation de quelques invités (dont les chanteurs de Tempano et The Third Ending) et une grande variété d’ambiance qui rend son écoute des plus agréables.


FLOR DE LOTO : "«Mundos Bizarros" (66:03) 17 €


Le label Mylodon publie tant et tant de CD qu’il est bien difficile de faire le tri et de vous en proposer les meilleurs représentants... Flor De Loto en fait bien evidement partie, et le progressif bigarré de ce troisème opus en apportye la preuve flagrante. Sorte de Jethro Tull sud-américain (la flûte et la dimension folk certainement), Flor De Loto expose d’entrée ses origines et ses sources inspiratrices pour dévoiler bel et bien un rock progressif chaleureux et tour à tour apaisé et nerveux, souvent ‘seventies’ et toujours inspiré... Bel album...

   

 

FROMUZ : "Seventh Story" (78:11) 13 €


Il serait temps que ce groupe ouzbèque, par trop méconnu, accède enfin au statut qui devrait être le sien. Ce troisième opus, à coup sûr le plus progressivement orthodoxe, délaisse de plus en plus les vélléités fusion de ses prédécesseurs au profit d’un progressif plus classique donc, superbement écrit, exigeant et gorgé de rebonssissements thématiques. On ne peut s’empêcher de penser parfois au meilleur King Crimson (cette tension souvent subordonnée aux longs développements instrumentaux), mais la dimension symphonique de Seventh Story pousse parfois les comparaisons vers Camel ou Pink Floyd. Fromuz impressionne l’auditeur dès les premières mesures des 7 compositions (4, 20, 16, 3, 18, 12 et 5 minutes) de cet excellent nouvel opus, et convainc totalement au bout de ces 78 minutes passionnantes...


MICHAEL GIL : "Blues For Lazarus" (49:54) 15 €


Si Michael Gill ne s’est pas encore véritablement fait un nom dans le monde du progressif, c’est pourtant loin d’être un débutant. Pianiste diplômé, il a également une longue expérience de compositeur pour la télévision, les planétariums ou les films. Son premier album solo est un concept, dont chacun des titres (9, de 4 à 8 minutes) est l’occasion de rendre hommage à des romans de science-fiction emblématiques, avec en prime une reprise du «Here Comes The Flood» de Peter Gabriel. Tantôt acoustiques, tantôt électriques, ses morceaux témoignent de son amour pour le prog des années 70, et la diversité des musiciens qu’il a convié est également pour beaucoup dans la richesse de l’ensemble.


KAIPA : "In The Wake Of Evolution" (69:59) 18 €


In the Wake of Evolution est le 10ème album d’un groupe qui a quand même derrière lui 35 ans de carrière. Pourtant, loin de donner une image vieillissante, Kaipa y montre une forme éblouissante. Sans renier un passé dont il est le seul rescapé, Hans Lundin a depuis la reformation de 2002 totalement refondé l’identité de sa formation. Si certains aspects de cette évolution pouvaient encore laisser dubitatif, ce nouvel album emporte cette fois l’adhésion sur toute la ligne et prend des allures d’aboutissement. N’en déplaise à ceux qui ne veulent y voir qu’une resucée des 70’s, la volonté intensive et continue de subjuguer l’auditoire, qui transparait derrière l’impressionnante puissance déployée et la production impeccable fait plus que forcer le respect, elle ancre, à l’évidence, la musique des Suédois dans l’époque actuelle.


KARNATAKA : "The Gathering Light" (68:03) 17 €


Quel bonheur de redécouvrir Karnataka en 2010, et dans une telle forme qui plus est !!! Après sa séparation en 2005, le groupe anglais semblait bien ne jamais devoir se reformer, d’autant plus que les musiciens avaient alors rejoint (ou créé) d’autres formations... Mais c’était sans compter sur la réelle passion de Ian Jones pour la musique de Karnataka, encouragé par sa rencontre avec le claviériste Gonzalo Carrera puis la chanteuse Lisa Fury. Après 2 ans de concerts, la nouvelle incarnation du groupe décide de concrétiser cette renaissance avec la sortie de The Gathering Light. Ce dernier reprend à son compte le progressif celtique des premiers opus, mais lui adjoint une ambition instrumentale inédite jusqu’alors (ah, ces divines envolées de guitares !!!). Le chant de Lisa Fury est impeccable et joue indéniablement le rôle de lien entre passé et présent, mais les longs développements instrumentaux (plusieurs morceaux le sont d’ailleurs totalement) des 8 présentes compositions (de 2 à 14 minutes) font deThe Gathering Light la plus belle des renaissances !!!


KLOTET : "Det Har Aldrig..." (37:52) 17 €


A peine 2 ans après son premier et excellent album, Klotet nous revient et met une nouvelle fois à l’honneur les années 70. Non seulement par la faible durée de ce Det Har Aldrig Hänt Och Kommer Aldrig Hända Ige, mais aussi par cette volonté de faire sonner sa musique à la manière des meilleures formations de l’époque. Evidemment, l’atavisme invite Klotet à se situer à nouveau dans le sillage d’artistes suédois comme Kaipa ou Bo Hansson, et ce n’est assurément pas pour nous déplaire. Ce nouvel opus, instrumental lui aussi et constitué de pièces assez courtes (12, de 2 à 7 minutes) offre un progressif mélodique, chaleureux et intense, gorgé de claviers ‘vintage’ (orgue Hammond et Fender Rhodes en tête) et de guitare virevoltante... Comme quoi, parfois, les plus courtes (oeuvres !!!) sont les meilleures !


MAXWELL'S DEMON : "Diablo" (53:55) 13 €


9 ans après un premier opus, entièrement composé par le guitariste John Galbraith, Diablo est lui l’oeuvre du seul Craig Beebe, claviériste de son état. Difficile d’accès par son côté avant-gardiste, ce second opus se doit d’être écouté avec la plus grande ouverture d’esprit pour en retirer la pleine substance. Entre prog anglagardo-crimsonnien (ça vous parle !?) et musiques nouvelles à la Univers Zero, la musique de Maxwell’s Demon ne fait pas dans la facilité, mais comblera les mélomanes avides de revenir aux sources de notre mouvement, faîtes d’expérimentations et de quête de la perfection sonore... Pas facile d’approche certes, mais terriblement nourrissant.


MORPHELIA : "Waken The Nightmare" (59:39/57:37) (digipack) 20 €


8 ans après sa création et 6 ans après un premier album passé totalement inaperçu, cette formation allemande nous revient avec un double CD en guise de nouveau départ. Waken The Nightmare est une œuvre imposante (en terme d’ambition), ample (du point de vue des émotions véhiculées) et typiquement néo-progressive, qui cible donc parfaitement son public mais avec un rare talent. Morphelia, de par sa musique gorgée de longues envolées symphoniques, apparaît très vite comme le parfait croisement entre le Marillion période Fish, le Genesis de Wind And Wuthering, et le meilleur Chandelier (la petite touche germanique certainement). Au regard de la parenté vocale du chanteur avec Nick Barrett, on placera également Pendragon parmi les sources inspiratrices, mais Morphelia possède bel et bien une réelle personnalité que Waken The Nightmare vous invite à découvrir de très belle manière...


NEAL MORSE : "So Many Roads" (63:40/68:30/70:57) (digipack) 24 €


Toujours aussi généreux, Neal Morse livre un triple live d’abord proposé par le biais de son propre label, mais finalement distribué par InsideOut. Au programme, des extraits de son dernier studio en date (Lifeline), des medleys de certains de ses albums solo (Testimony, Question Mark), et d’excellentes versions de compositions de Spock’s Beard («Walking On The Wind», «At The End Of The Day») ou Transatlantic («Stranger In Your Soul»). De quoi se mettre dans les oreilles plus qu’il n’en faut pour être heureux !


MR GIL : "Skellig" (45:28) 17 €


L’ex-guitariste de Collage et de Satellite et actuel leader de Believe (dont le dernier album est quelque peu décevant) publie son second opus en solitaire, plus de 10 ans après le premier, le bien nommé Alone... Skellig, chanté en polonais et de très belle manière, est une oeuvre poétique et nostalgique, entièrement consacrée aux guitares du maître de cérémonie (pas de claviers ici !). Ces dernières, sous forme acoustique ou électrique (ah, ces poignants solos), nous renvoient souvent à Steve Hackett, mais se déploient globalement au sein d’atmosphères typiques de la Pologne progressive, à savoir une profonde mélancolie. Oeuvre à part dans la faste carrière de Mirek Gil, Skellig séduit par ses ambiances diaphanes et terriblement envoûtantes.


NODO GORDIANO : "Flektogon" (53:03) (digipack) 19 €


Serti dans un somptueux écrin, le troisième opus de Nodo Gordiano s’impose d’entrée comme une oeuvre dense et mystérieuse, dont on est certain de découvrir sans cesse de nouvelles richesses au fil des écoutes. Flektogon tire son essence du meilleur King Crimson, mais se nourrit des origines italiennes (donc baroques) de son auteur pour en faire un lieu de très grande créativité. En orbite autour d’une superbe pièce de 30 minutes, cet opus quasi instrumental flirte donc avec plusieurs genres (prog ‘seventies’, jazzy, experimentalo-crimsonnien, symphonique...) mais ne se laisse au final apprivoiser par aucun pour devenir une oeuvre singulière, au point de faire de Nodo Gordiano un candidat au titre de groupe ayant le plus progressé ces dernières années...


PANIC ROOM : "Satellite" (58:56) 18 €


Alors que Karnataka (ou du moins sa nouvelle mouture) fait son retour, d’anciens membres de la formation anglaise sont également à l’honneur ces temps-ci avec le deuxième album de Panic Room. Moins folk et progressif que son prédécesseur, Satellite est pourtant une réussite jouissive dans la catégorie du rock mélodique qui devrait combler les amateurs de voix féminine et de belles mélodies. Accessibles mais suffisamment riches pour ne pas lasser, les compositions de l’album s’enchainent sans temps mort, magnifiées par la voix d’Anne-Marie Helder et quelques solos de guitare lyriques à souhait. Un très bel album !


 

PINKROOM : "Psychosolstice" (56:38) (digipack) 17 €


Dans la catégorie des groupes suivant le sillage de Porcupine Tree, ce nouveau duo polonais tire plutôt brillamment son épingle du jeu grâce à des compositions denses et contrastées qui lui permettent de s’extirper de la masse des simples copieurs. La musique de Pinkroom se révèle d’une redoutable efficacité et d’un impact mélodique au-dessus de la moyenne, et lorgne même avec un talent égal vers d’autres univers (King Crimson en particulier sur un titre). Pour un premier album, Psychosolstice est donc une franche réussite et nous voilà encore avec de talentueux polonais à suivre de très près.


 

SUPERNAL ENDGAME : "Touch The Sky" (78:34) 15 €


Supernal Endgame est un trio texan composé du multi instrumentiste John Eargle, du guitariste Dan Pomeroy et du batteur - chanteur Rob Price. Leur premier album est un superbe travail de prog symphonique, aux mélodies percutantes, pour lequel ils ont réussi à bénéficier de la collaboration du bassiste Randy George et de Roine Stolt, entre autres invités. Nul besoin d’adhérer aux textes ancrés dans la spiritualité pour être converti par cette musique éclatante, qui emporte l’auditeur avec brio vers de sublimes contrées progressives visitées en leur temps par Kansas ou Glass Hammer. Touch The Sky, en 14 compositions (de 3 à 10 minutes), nous montre un groupe en état de grâce qui, à coup de solos de claviers, guitares ou violons, développe un magnifique progressif symphonique. A découvrir d’urgence !


TABULA SMARAGDINA : "A Szavakon Tul" (49:56) 17 €


Dans la catégorie des formations originales qui osent remettre en cause certaines de nos certitudes, Tabula Smaragdina impose très vite son grand talent. Emmenée par le leader de Yesterdays (et également de feu You And I), cette formation hongroise, utilsant sa langue natale pour les parties chantées, expérimente à tout va, brouillant volontiers les pistes mais ne laissant jamais ses auditeurs sans repère. Les échos de plusieurs formations (Yes en premier lieu, mais aussi Gentle Giant ou After Crying, voire les Flower Kings) se font entendre sur ce A Szavakon Túl exigeant (parfois un peu déjanté) et réclamant des oreilles curieuses pour être pleinement apprécié.


TRUSTIES : "Human Wheel" (69:30) 15 €


Après des débuts sous une forme réduite et purement acoustique, cette formation finlandaise a progressivement électrifié son propos pour aboutir à ce troisème opus. Human Wheel est ainsi le premier des 3 à être enfanté de manière réellement collective, et offre 12 compositions (de 2 à 10 minutes) gorgées d’un progressif tout à la fois moderne, rugueux et délicat. L’impression générale laissée par Human Wheel n’est pas aisée à décrypter, et Trusties peut parfois évoquer un Rush (celui de la fin des années 70 plus particulièrement) qui aurait sérieusement adouci et raffraîchi son propos. Si le progressif de Trusties peut donc faire preuve de vigueur, il s’avère mouvant et terriblement attachant, tant l’authenticité et la passion se dégagent de cette oeuvre originale. Certains ont également présenté Trusties comme le “Pineapple Thief finlandais”, pourquoi pas !?...


 

UBI MAIOR : "Senza Tempo" (digipack) (60:47) 19 €


Depuis 2005, date à laquelle a été publié son premier opus, Ubi Maior a fait des progrès considérables... Senza Tempo, plus fécond, plus ‘seventies’ et somme toute mieux structuré que son devancier (le néanmoins recommandable Nostos), offre à son auteur une place de choix parmi les meilleures formations italiennes actuelles. Tour à tour tendues (une tension jouissive et nullement aliénante) ou lumineuses, les 10 coompositions (de 2 à 12 minutes) de Senza Tempo visitent avec brio l’ensemble du patrimoine progressif italien, saluant au passage régulièrement ses plus grands représentants (Banco, Le Orme, PFM, Biglietto Per L’inferno...). Chanté en italien (et avec quel talent !), nourri de multiples changements de tonalités et d’ambiances, bénéficiant d’une large pallette sonore (ah, ces claviers... mais aussi ce superbe apport du violon...), ce magnifique opus se doit d’être écouté par le plus grand nombre...

 


THE WATCH : "Planet Earth ?" (44:59) (digipack) 17 €



Si The Watch est un groupe qui arpente avec passion et assiduité les scènes européennes, il fait également preuve d’une grande fidélité aux valeurs qui ont présidé à sa création : permettre au progressif symphonique du Genesis de la grande époque de trouver une nouvelle incarnation. Ce postulat, source chez certains du rejet immédiat de la musique de nos chers italiens, est pour beaucoup d’autres une bénédiction. Bien évidemment, tout dépend de la qualité des morceaux composés, et Planet Earth ? s’avère d’entrée un excellent cru. En 7 compositions (de 4 à 8 minutes), The Watch offre en effet le meilleur de lui même, restant fdèle aux grands principes musicaux de Genesis, tout en leur offrant (et c’est très bien ainsi !) une petite touche latino-baroque. Il est tentant de dire que Planet Earth ? est l’album de la maturité pour son auteur, mais nous laisserons plutôt les délicieux arpèges de guitare ou encore les doux rugissements du mellotron pour vous convaincre d’avoir affaire ici à une oeuvre superbe !!!