Avant-Propos :

Dernier épisode et donc fin de l’histoire concernant The Ghosts Of Pripyat du Steve Rothery Band, qui aura connu bien des péripéties pour arriver jusqu’à nos oreilles impatientes. Enfin présent dans nos stocks, cet album est désormais disponible, pour ceux qui nous l’avaient réservé bien sûr, mais également pour tous les retardataires éventuels. A propos de réservation justement, et comme ce système semble convenir à la majorité d’entre vous, je vous propose de nous préciser dès que possible si les nouveaux albums de Steve Hackett, The Gentle Storm (projet de Arjen Lucassen et Anneke) et Glass Hammer (tous trois disponibles fin mars-début avril) vous intéressent.
A propos de disponibilité réduite, notez également que la version limitée, sous forme d’un somptueux mediabook, du nouvel album de Sylvan, Home est actuellement en promotion à 17 € au lieu de 21. Ne tardez donc pas à nous faire signe, car il n’y en aura peut-être pas pour tout le monde.

Bonne lecture à toutes et à tous !

Olivier (pour Cosmos Music)


PROMOTION

Mars-Avril 2015

Dans la limite des stocks disponibles...

 

3 CD à 13 ou 17 € pièce !!! 

3RD EAR EXPERIENCE : "Incredible Good Fortune"

LAGARTIJA : "Amore Di Vinile"

SYLVAN : "Home" (mediabook)

 


Sélection de Nouveautés (Mars-Avril 2015)...

3RD EAR EXPERIENCE : "Incredible Good Fortune" 13 €

ALCO FRISBASS : "Alco Frisbass" (digipack) 17 €

CICCADA : "The Finest Of Miracles" (digipack) 17 €

LA COSCIENZA DI ZENO : "La Notte Anche Di Giorno" (digipack) 17 €

COLIN MOLD : "Now You See Me" (digipack) 17 €

GRAND TOUR : "Heavy On The Beach" (digipack) 17 €

SEBAS HONING : "Songs Of Seas And Oceans/From Middle To East" (2CD digipack) 18 €

KANT FREUD KAFKA : "No Tengas Miedo" 17 €

LAGARTIJA : "Amore Di Vinile" 13 €

LONELY ROBOT : "Please Come Home" (digipack) 18 €

THE NEAL MORSE EXPERIENCE : "The Great Experiment" 18 €

NADAVATI : "Le Vent de L’Esprit Souffle Où Il Veut" (1978) 17 €

NICE BEAVER : "The Time It Takes" 17 €

NOT A GOOD SIGN : "From A DIstance" (digipack) 17 €

PATTERSON & EYRE : "Northlands" (digipack) 17 €

PROGRESSION BY FAILURE : "Sonic Trevelogue" (digipack) 17 €

PTF : "What Is Constant" 17 €

RUNAWAY TOTEM : "Viaggio Magico" (2CD) 21 €

SCHERZOO : "03" 17 €

SYLVAN : "Home" 17 €

UBI MAIOR : "Incanti Bio Meccanici" (papersleeve) 19 €

STEVEN WILSON : "Hand.Cannot.Erase" (digipack) 18 €

 


 

 

3RD EAR EXPERIENCE : "Incredible Good Fortune" (digipack) (74:54) 13 €


Plus qu’un groupe à part entière, 3rd Ear Experience est un projet, basé aux Etats-Unis, mais constitué de plusieurs musiciens de nationalité différentes qui ne participent pas forcément à chaque album, comme c’est malheureusement le cas ici du célèbre bassiste Dug Pinnick (King’s X). Formé en 2012 et auteur ici de son troisième opus, ce collectif offre un space-rock psychédélique d’excellente facture, qui vous prendra aux tripes et vous fera participer activement à son trip musical puissant, énergique et envoûtant. Entre Gong, Ozric Tentacles, Pink Floyd ou Hawkwind, les 5 présentes compositions (19, 18, 17, 8 et 11 minutes) s’inscrivent bel et bien pleinement au coeur de ce space-rock jouissif, métaphysique même d’une certaine manière, et surtout comme on en entend trop rarement dans le courant progressif ! Typé certes, mais brillant !!!

 


ALCO FRISBASS : "Alco Frisbass" (digipack) (55:32) 17 €


Premier album pour un duo 100% français, l’un musicien parisien, l’autre rennais : Paskinel et Chfab. Six titres (de 7 à 12 minutes) entièrement instrumentaux sont au menu de ce disque, d’une longueur suffisamment étendue pour permettre des développements substantiels. La dominante incline franchement du côté de l’école de Canterbury (National Health, Caravan en tête), mais le Rhodes est généreusement accompagné d’une ribambelle de claviers de toutes sortes, un régal pour tous les amateurs de l’instrument ! Chaque composition est savamment construite, toujours éminemment mélodique, avec une batterie très vivante. Si on ajoute à tout cela, la présence en invités de Jacob Holm Lupo (White Willow), Paolo Botta (Not A Good Sign, Ske, Yugen), et Thierry Payssan (Minimum Vital), on finit de faire de Alco Frisbass un digne héritier d’un progressif zeuhlo-canterburyen, d’obédience seventies, exigeant mais terriblement mélodique. Très belle entrée en matière !

 


CICCADA : "The Finest Of Miracles" (digipack) (46:43) 17 €


C’est de Grèce que nous vient Ciccada, formation composée de quatre membres, une chanteuse, un guitariste, un batteur et un multi instrumentiste officiant aussi bien aux claviers qu’à la flûte ou au saxophone. Sous une pochette très bariolée, qui n’est pas sans évoquer la fin des années 1960, on trouve des morceaux allant de quatre à neuf minutes, et une suite éponyme de dix-sept. La dimension rétro leur convient bien, tant Ciccada et son progressif symphonique et bucolique lorgnent du côté de Renaissance, même si certaines passages plus sombres évoquent aussi Van der Graaf ou King Crimson. Les arrangements brillent par leur diversité et leur richesse, les nombreuses interventions d’instruments à vent ou à cordes s’harmonisant à merveille avec des claviers typiquement analogiques et la voix, superbe, d’Evangelina Kozoni. Une superbe déclinaison méditerranéenne d’un prog d’origine britannique.


 

LA COSCIENZA DI ZENO : "La Notte Anche Di Giorno" (digipack) (44:03) 17 €


Cette jeune formation italienne tire son nom d’un roman écrit dans les années 1920 par Italo Svevo, récit d’une psychanalyse à la prose jaillissant comme autant de souvenirs... Troisième album en six ans, La Notte Anche Di Giorno (constitué de 2 suites de 24 et 20 minutes) révèle un groupe qui honore avec superbe la tradition romantique du progressif transalpin : musique symphonique et ouvragée, chatoyants arrangements de cordes (violon mais également violoncelle) ou de flûte, chant de haute volée dans la langue de Dante, mélodies caressantes et éclatantes, et une agréable respiration entre moments plus denses et passages plus apaisés. Un incontournable pour les amateurs de cette déclinaison nationale de notre genre de prédilection.

 


COLIN MOLD : "Now You See Me" (digipack) (59:53) 17 €

 


Assurément, Colin Mold est une figure méconnue de cette nébuleuse prog en extension permanente. L’artiste britannique, multi instrumentiste, membre du groupe Kara, s’est surtout fait connaître du «grand public» de notre microcosme en intégrant la formation de scène de Karnataka. Ce nouvel album solo a été produit à la maison, car en dehors de la participation de Michelle Glover aux chœurs, Colin Mold y a tout réalisé en autonomie, des guitares aux claviers en passant par la batterie, le chant et même du violon. S’échelonnant de quatre à sept minutes, les dix morceaux de son disque célèbrent un progressif folk et celtique, lumineux : la voix y est douce et soyeuse, très expressive, et la musique brille d’arrangements puissamment mélodiques, guitare lyrique ou envolées de violon pleines de fougue et de passion. Un musicien qui mérite d’être plus largement reconnu.

 


GRAND TOUR : "Heavy On The Beach" (digipack) (73:51) 17 €


Grand Tour est un projet qui résulte de la collaboration entre des membres de Comedy Of Errors (le chanteur Joe Cairney, le guitariste Mark Spalding et le batteur Bruce Levick) et Abel Ganz (le claviériste Hew Montgomery, en charge également de la basse). Nulle surprise de prime abord dans le style honoré par le combo, celui d’un néo prog parfaitement maîtrisé, qui fait mouche sur le plan mélodique, déploie un faste instrumental généreux et évoque à la fois Landmarq, Sylvan ou The Alan Parsons Project. Il faut dire que les formats choisis -huit morceaux compris pour la plupart entre huit et quatorze minutes- permettent l’expression libre et généreuse d’une musique qui n’est jamais trop typée, et réserve un certain nombre de surprises.

 


SEBAS HONING : "Songs Of Seas And Oceans/From Middle To East" (2 CD digipack) (61:36) 18 €


Ce jeune multi-instrumentiste néerlandais (excellent guitariste notamment !) a publié 2 albums en 2014 que Freia Music se propose de réunir ici sous la forme d’un somptueux digipack. Soutenu pour quelques parties chantées par sa seule compagne (Petra), Sebas Honing est l’auteur d’un progressif chamarré et multiforme, dont le point commun demeure le talent du bonhomme. Ce dernier n’a visiblement pas envie d’être catalogué et ne se prive pas de nous le faire savoir, en développant toutes sortes d’ambiances : atmosphériques, ethniques (surtout sur From Middle To East), hard-rock, electro, folk, metal-symphoniques, et d’autres encore... Ce double CD regorge ainsi de morceaux enthousiasmants et se dégustent tel un mezzé libanais : on pioche des aliments, passant d’une saveur à l’autre, avec surprise et délectation... A découvrir !

 

 

 


KANT FREUD KAFKA : "No Tengas Miedo" (55:06) 17 €


Bien que peu prolifique, la scène progressive espagnole a souvent donné naissance à de très bons groupes, à la personnalité aussi forte qu’épicée. Inutile de vous préciser que c’est une nouvelle fois le cas avec Kant Freud Kafka, dont le patronyme est déjà tout un programme mais aussi une relative pression au regard de la haute réputation des personnages choisis. No Tengas Miedo, premier opus de Javi Herrera (compositeur bien sûr, mais avant tout claviériste et batteur), offre un superbe progressif instrumental, symphonique et fortement classisant. Sorte de cousin de Kotebel, mais avec une plus grande cohérence formelle, Kant Freud Kafka délivre ici 5 longues compositions (de 8 à 16 minutes) ouvragées avec talent, et servies par une riche instrumentation (beaucoup de claviers, piano en tête, mais aussi quelques instruments ‘classiques’ comme le violon, la hautbois ou la clarinette). Superbe.

 


LAGARTIJA : "Amore Di Vinile" (digipack) (35:38) 13 €


Pour son troisième album, le groupe italien poursuit son exploration d’une pop progressive, limpide et sophistiquée. Amore Di Vinile, malgré sa brièveté et sa simplicité structurelle, intéressera le public progressif par sa musicalité impressionniste et sa chanteuse à la voix caressante. Nuancées, aux inclinations parfois jazzy et aux mélodies chaleureuses, les 8 compositions (de 3 à 7 minutes) de Amore Di Vinile font preuve de subtilité et de charme. La séduction n’opère pas ici à coups d’envolées instrumentales (on l’aura compris), mais grâce à de délicates mélopées latines dont Lagartija a le secret...


LONELY ROBOT : "Please Come Home" (digipack) (58:17) 18 €


John Mitchell est une figure reconnue du paysage progressif britannique, mais qui a souvent tendance à être estompée par les groupes auxquels il apporte sa contribution pourtant essentielle. Avec Lonely Robot, un concept de science-fiction, il se lance dans un projet solo qui permettra sans nul doute de saluer son large talent. Car non content d’être un bon chanteur et un excellent guitariste, John Mitchell est également un compositeur brillant. Les onze morceaux qui forment Please Come Home sont pour l’essentiel des chansons, mais avec des architectures et des arrangements typiquement prog : on est ici proche de Frost*, Kino et It Bites, Arena n’étant pas très éloigné non plus du fait de riffs plus acérés. Pour donner vie à ces créations lumineuses et bourrées de détails, John Mitchell s’est entouré de pointures : la section rythmique se compose de Nick Beggs et Craig Blundell (le nouveau batteur de Pendragon), et parmi les invités, on repère les noms de Heather Findlay, Steve Hogarth ou Nick Kershaw. Une très belle découverte !

 


 

 

THE NEAL MORSE EXPERIENCE : "The Great Experience" (52:52) 18 €


Après une année 2014 bien remplie, entre Transatlantic, Flying Colors et album solo plus léger, Neal Morse est de retour, en compagnie de son groupe de scène de Momentum, les habitués Randy George et Mike Portnoy, et les récentes recrues Bill Hubauer et Eric Gillette. Cette fois, l’élaboration de ce nouvel opus studio s’est faite en temps réel, et au prix d’une démarche plus collective. Bien sûr, la patte mélodique de Neal Morse est toujours bien sensible, mais elle est enrichie de quelques apports un peu plus originaux, et d’une collégialité vocale gage d’un enrichissement notable, en particulier dans les deux compositions majeures de The Great Experiment, «The Call» (dix minutes) et la suite «Alive Again» (vingt-six minutes). Un prog solaire, et l’assurance de ressortir de son écoute chargé d’ondes positives !

 


NADAVATI : "Le Vent de L’Esprit Souffle Où Il Veut" (1978) (58:58) 17 €


L’unique album de Nadavati (1977-80), ‘supergroupe’ réunissant des membres de Bloom, Crium Delirium, Hamsa Music ou Triode, fait partie des perles méconnues (car très mal distribué à l’époque) d’une scène fusion/prog hexagonale très vivace au crépuscule des années 70, aux côtés d’Edition Spéciale, Surya, Sphéroe, etc. Une technique instrumentale éblouissante (Alain Lecointe à la basse et Mico Nissim aux claviers), mais servant des compositions originales et ambitieuses (dont 2 dépassent les 10 minutes), aux arrangements colorés (présence ça et là de cordes ou cuivres en renfort)... Une réédition soignée, accompagnée d’un livret très informatif et d’un copieux bonus (19 minutes) enregistré en concert.

 

 


NICE BEAVER : "The Time It Take" (55:38) 17 €


Difficile de trouver titre d’album mieux approprié ! The Time It Takes est en effet l’album du retour de ce groupe néerlandais, qui avait sorti au début des années 2000 deux œuvres studio. Un changement de batteur plus tard, et revoilà le quatuor regonflé à bloc, Erik Groeneweg au chant et aux claviers, Hans Gerritse aux guitares, Peter Stel à la basse et Corné van Disseldorp à la batterie. The Time It Takes fait donc suite à Oregon (2004), et leur néo-prog sonne toujours de manière aussi percutante. Un néo-prog fidèle aux canons du genre, certes (les claviers en particulier), mais qui sait aussi l’enrichir avec quelques influences guitaristiques tantôt hard-rock, tantôt blues-rock. Le chant, profond au possible, couronne ce disque d’un retour pleinement réussi.


 


 

 

NOT A GOOD SIGN : "From A Distance" (digipack) (51:27) 17 €


Inutile de préciser que ce second album de Not A Good Sign était fortement attendu. Il faut dire que son prédécesseur avait embrasé une large part du public progressif en 2013 par son progressif exigeant et évident, 2 termes pas toujours bien associés mais qui fusionnèrent alors parfaitement. From A Distance freine immédiatement nos ardeurs, du fait notamment d’un chant plus présent (l’excellent Alessio Calandriello de La Coscienza Di Zeno) et d’une moindre cohérence globale. Heureusement, les écoutes successives remettent très vite les pendules à l’heure, et l’on se rend compte que Not A Good Sign a clairement décidé de ne pas figer son identité musicale. Les 10 présents morceaux (de 4 à 7 minutes) s’avèrent ainsi plus sombres, plus tendus, en un mot moins symphoniques, que leur devanciers, mais le talent de ses auteurs (Paolo Botta et Francesco Zago) ne fait aucun doute, permettant aux riches arcanes de cette architecture progressive de se révéler au fil du temps. From A Distance, moins qu’une suite à son éponyme prédécesseur donc, en est une variante, une version parallèle, moins consensuelle peut-être, mais peut-être tout aussi achevée à l’arrivée...

 

 


TONY PATTERSON & BRENDAN EYRE : "Northlands" (digipack) (58:49) 17 €


Attention, sortie d’envergure ! Tony Patterson, membre du groupe de reprises ReGenesis, et Brendan Eyre, de Riversea et Nine Stones Close, proposent un album collectif tout simplement superbe. Il faut dire que la liste des invités à elle seule impressionne par sa longueur : on y trouve en effet Tim Esau (bassiste d’IQ), John Hackett, Nick Magnus, parmi les plus connus, autant d’artistes qui viennent prêter main forte au duo de compositeurs et de multi instrumentistes afin de magnifier une partition éclatante d’émotions. Les neuf titres dégagent en effet une atmosphère mélancolique et romantique imposante, chansons finement ouvragées et aux voix dignes des plus grands, Tony Patterson possédant ce petit grain fragile et rauque irrésistible. Un disque beau comme un soleil couchant.


PROGRESSION BY FAILURE : "Sonic Travelogue" (digipack) (63:59) 18 €


Progression By Failure est le patronyme choisi par un jeune artiste français, Nicolas Piveteau, pour exprimer son amour pour le prog. Après un premier disque en 2009, voici donc Sonic Travelogue, une œuvre découpée en neuf morceaux allant de quatre à dix minutes. Multi instrumentiste, Piveteau s’est toutefois associé les services de quelques musiciens à la guitare et à la batterie, et délivre une musique fortement teinté de progressif moderne, un prog mesuré, contrôlé, où les mélodies sont reines, et où se croisent aussi bien Pink Floyd que Patrick Broguière, le symphonisme que le romantisme. Un disque à la fois surprenant et attachant, une révélation qu’il convient de saluer à sa juste mesure.

 


 

PTF : "What Is Constant" (57:40) 17 €


PTF est un groupe japonais qui sort son second album. Formé de quatre musiciens, un batteur, un bassiste, un claviériste et surtout un violoniste, véritable star sur scène, PTF s’inscrit à la fois dans la lignée de KBB et, plus largement, d’UK. Leur musique, totalement instrumentale, privilégie la virtuosité et la technicité, dans la grande tradition du jazz rock, tout en suivant des lignes mélodiques bien délimitées. Le violon en est bien sûr un acteur privilégié, tour à tour aérien ou incisif et destructeur, majoritairement acoustique. Sur ce deuxième disque, deux morceaux de sept minutes encadrent une ambitieuse suite de plus de quarante minutes, découpée en quatre mouvements. Une musique d’une grande richesse, un groupe qui s’impose d’ores et déjà parmi les espoirs à suivre de très près.

 


 

RUNAWAY TOTEM : "Viaggio Magico" (2CD) (41:54/45:24) 21 €


Enregistré en 2013, ce double CD live ressemble à une formidable gourmandise pour tous les amateurs de ces italiens déjantés. Constitué de 6 longues compositions (14, 14, 13, 12, 13 et 19 minutes), dont plusieurs inédites, mais aussi une issue du tout premier album studio de Runaway Totem (Trimegistro de 1993) et deux tirées du dernier (Affreschi E Meditazione de 2012), Viaggio Magico est une véritable corne d’abondances, de laquelle ses auditeurs verront jaillir un progressif métissé d’éléments psychédéliques, ethniques, zeuhliens, jazz-rock. Cerise sur le gâteau : même les morceaux connus se voient transcendés par la prestation scénique de Runaway Totem, plus que jamais ici lieu de rencontre de groupes et artistes comme Gong (du regretté Daevid Allen), Franck Zappa, Magma, Ozric Tentacles et autres King Crimson. Un groupe unique.

 


SCHERZOO : "03" (65:50) 17 €


Comme son titre l’indique avec un à propos confondant, 03 est le troisième opus du groupe mené par François Thollot, multi-instrumentiste de talent. Cette formation lyonnaise nous tient doublement à coeur : non seulement car son progressif zeuhlo-canterburyen, gorgé d’une intense vitalité, offre de nombreux rebondissements, mais aussi car notre ami (et rédacteur de Big Bang) Clément Curaudeau y tient la batterie avec brio. 03 et ses 6 compositions (de 5 à 14 minutes) instrumentales se voient associés à 3 titres bonus (5, 6 et 9 minutes), issus pour leur part d’un autre projet de Thollot, Dissonata, qui s’avère à la fois davantage classisant et avant-gardiste. Scherzoo, un groupe, dont l’intégrité et l’intransigeance artistique méritent d’être récompensées par votre large soutien !!

 

 


 

SYLVAN : "Home" (mediabook) (Edition Limitée) (77:01) 17 €


Avec une régularité impressionnante, Sylvan, un des fleurons du progressif allemand actuel, continue de délivrer des albums à la qualité constante. Le précédent, Sceneries, double composé de cinq longues suites, était déjà un bijou. Home, pour sa part, renoue avec la perfection d’un Posthumous Silence. L’ensemble des titres aligne une fois encore des mélodies à pleurer, la mélancolie s’accompagnant de moult soli déchirants de guitare ou, plus rarement, de claviers, mais le groupe allemand a également eu l’intelligence d’apporter quelques nouveautés à son néo-prog symphonique : chant parfois scandé, pulsions plus proches du hard-prog, Sylvan brise quelque peu l’armure, en conservant encore et toujours ce fil rouge de l’émotion. Simplement superbe.


UBI MAIOR : "Incanti Bio Meccanici" (papersleeve) (61:37) 19 €


Dix ans déjà que le premier -et très prometteur- opus de ce groupe italien, Nostos, voyait le jour. Incanti Bio Meccanici, la nouvelle œuvre d’Ubi Maior, et sa troisième seulement, confirme que les musiciens aiment à prendre leur temps pour peaufiner leur musique. Quatre titres sont au programme, inspirés par la littérature (Italo Calvino ou Marguerite Yourcenar, entre autres), avec des durées déjà alléchantes sur le papier : huit, douze, dix-huit et vingt minutes ! Pas de surprise à l’écoute, mais une maîtrise des fondamentaux du rock progressif des années 70 (celui de Genesis en particulier) qui frise la perfection. Le chant de Mario Moi est toujours extrêmement théâtral, et les sonorités clairement vintage, avec un violon très présent, qui fait beaucoup dans l’élaboration d’une personnalité propre. Un disque qui célèbre à merveille tout un héritage de rock progressif symphonique et romantique.

 


UNIT WAIL : "Beyond Space Edges" (45:19) 17 €


Unit Wail, dont la figure de proue est Franck Fromy, guitariste historique de Shub Niggurath, publie ici un troisème album en forme d’apothéose. Beyond Space Edges offre en effet un progressif crimsonien, sombre mais constamment illuminé d’une tension envoûtante, et qui se voit mis en rythme par un duo basse/batterie de tout premier plan et se situant dans la grande tradition zeuhl. Moderne, sorte de pendant torturé du post-rock (plus King Crimson que Pink Floyd, pour simplifier), Beyond Space Edges est une oeuvre exigente mais qui s’échine à ne laisser personne sur le bord de son chemin progressif parfois escarpé...

 

 

 


STEVEN WILSON : "Hand.Cannot.Erase" (digipack) (65:44) 18 €


Un nouvel album de Steven Wilson, c’est forcement l’événement de ce premier trimestre 2015. Sa carrière “solo” entamée en 2008 est restée passionnante à suivre depuis ses débuts, et cette quatrième livraison ne déroge pas à la règle. Avec cet album-concept qui largue un peu les amarres avec le progressif des années 70 très référentiel de The Raven That Refused To Sing, le musicien anglais nous délivre un propos plus moderne tout autant dans la thématique littéraire que dans la musique même. Retrouvant la variété d’influences embrassées sur Grace For Drowning, à l’exception du côté jazzy (Et pour cause Theo Travis n’apparaît plus qu’en tant qu’invité), Hand.Cannot.Erase alterne longs titres à rebondissements (dont un “Ancestral” qui a tout pour devenir un classique) et incartades du côté de la pop, de l’électro, du metal ou de l’ambient. Le tout bénéficie de l’interprétation toujours stupéfiante du groupe qui accompagne Wilson depuis 2013 (mention spéciale à Guthrie Govan), et des interventions sublimes de la chanteuse Ninet Tayeb. Et quel son ! Clairement Hand.Cannot.Erase n’est pas un album de pur progressif comme pouvait l’être The Raven..., mais il n’en est pas moins ambitieux et marquant à sa façon. Un immanquable !