Avant-Propos :

Noël approche à grands pas et il s’agit, malgré la crise économico-financière dont on nous rebat les oreilles à longueur de journée (ils veulent nous faire déprimer ou quoi !?!...), de ne pas céder à la sinistrose ambiante et de se réfugier auprès de l’une des valeurs les plus sûres de ces dernières décennies : la musique. Heureusement, le courant progressif ne lit pas les journaux, ne regarde la télé ni n’écoute la radio, et semble insensible aux prévisions pessimistes proférées dans ces différents média pour nous donner encore et toujours l’espoir de croire en un avenir ensoleillé et heureux. Et ça fuse dans toutes les directions stylistiques, ne laissant démunis pour l’hiver que les plus ronchons d’entre nous, et nul doute au final que même ces derniers trouveront leur bonheur dans les pages qui suivent. Par exemple, InsideOut retrouve enfin un semblant de distribution efficiente en France avec les albums de Neal Morse et de Unitopia, seul manquant encore à l’appel celui de Frost qui ne sera finalement disponible (en édition limitée, qui comprendra -entre autres choses- un superbe mixage instrumental de l’opus !) que courant janvier de par chez nous. On notera également le grand retour des canadiens de Nathan Mahl et de Daniel Gauthier, des français de Syrinx et de Guillaume de La Pilière, des espagnols de Galadriel, sans oublier quelques divines surprises comme Zip Tang, Never Wasn’t, Grendel ou autres Moth Vellum... De quoi agrémenter musicalement les agapes attendues des fêtes de fin d’année...

Bonne lecture et Joyeux Noël à toutes et à tous !

Olivier Pelletant (pour Cosmos Music)


Promotion Noël 2008

Jusqu'au 10 janvier 2009 !!!!

Dans la limite des stocks disponibles...

 

2 CD à 14 € pièce !!! 

DANIEL GAUTHIER : «The Wish»

NEVER WASN'T : «Never Wasn't»

 


La dernière Sélection de Nouveautés (Noël 2008)...

 

ANCIENT VISION : "Lost At Sea" 16 €

ANGE : "Un Petit Tour Et Puis S'En Vont" (2CD) 23 €

CORAL CAVES : "Mitopoiesi" 17 €

CHRISTIAN DECAMPS : "Psychedelice" 16 €

EGO : "Egofuturismo" 17 €

GALADRIEL : "Calibrated Collision Course" 16 €

DANIEL GAUTHIER : "The Wish" 14 €

GRENDEL : "The Helpless" 17 €

KARCIUS : "Epidodes" 16 €

JAEN KIEF : "Las Hadas No Vuelan Mas - II..." 16 €

OLIVE MESS : "Cherdak" 17 €

NEAL MORSE : "Lifeline" (Ed. Limitée) 23 €

MOTH VELLUM : "Moth Vellum" 17 €

NATHAN MAHL : "Exodus" 17 €

NEVER WASN'T : "Never Wasn't" 14 €

GUILLAUME DE LA PILIERE : "Requiem Apocalyptique" 16 €

PPRY : "Raising The SkeletonsOf Five By Hand" 16 €

SYRINX : "Qualia" 17 €

UNITOPIA : "The Garden" (2 CD) 23 €

STEVE WALSH : "Shadowman" (2005) 16 €

THE YLECLIPSE : "Trails Of Ambergris" 17 €

YOCHK'O SEFFER : "Ezz-Thetics Travel" 14 €

ZIP TANG : "Pank" 17 €


ANCIENT VISION : "Lost At Sea" (63:21) 16 €


Formation en provenance des Etats-Unis, Ancient Vision livre ici son troisième opus studio, mais pas moins de quinze ans se sont écoulés depuis le deuxième album ! C’est donc un groupe des premières heures du renouveau progressif des années 90, remonté à bloc pour l’occasion, qui se fend d’un concept ambitieux articulé en quatre parties et huit compositions (de 5 à 16 minutes). Côté musique, la double influence de Jethro Tull (on croirait parfois entendre Ian Anderson lui-même) et de Yes est sans doute la plus perceptible, un prog folko-symphonique exigeant mais qui sait également enrichir fort à propos sa mixture, avec des arrangements de saxophone ou des vocalises féminines. Superbe renaissance !


ANGE : "Un Petit Tour Et Puis S'En Vont" (68:13/70:31) 23 €


On se souvient de la tournée d’adieu du Ange historique, au milieu des années 90, qui réunissait, autour des frères Décamps Jean-Michel Brezovar, Daniel Haas et Gérard Jelsch. Un témoignage de ce concert était paru peu après, mais il présentait le défaut d’être publié dans le désordre et sur deux disques vendus séparément, Rideau ! et A... Dieu. Avec Un Petit Tour Et Puis S’En Vont, on dispose enfin de l’intégralité de ce concert désormais mythique, tel qu’il avait été à l’époque vendu, mais seulement en souscription pour les heureux spectateurs. Une fabuleuse plongée dans l’âge d’or du groupe belfortain.

 


CORAL CAVES : "Mitopoiesi" (61:25) 16 €


Coral Caves est un quintette italien originaire de la Sicile, dont ce premier opus respire la simplicité et l’évidence. Leur progressif a tout de celui des grandes figures du genre, le naturel en prime, et réconcilie années 70 (PFM, Pink Floyd) et 80 (Marillion surtout), par une musique rutilante et fondamentalement très mélodique. Chanté en italien, Mitopoiesi développe ainsi un progressif consensuel, bâti autour de solos en tous genres et de musiciens maîtrisant parfaitement leur sujet. Rien de révolutionnaire certes, mais que c’est bon !!


CHRISTIAN DECAMPS : "Psychédélice" (50:15) 16 €


Après l’excellent dernier album en date d’Ange, Souffleurs de Vers, Christian Décamps s’accorde une pause en solitaire, sans même son fils Tristan pour l’accompagner. C’est donc un album très intimiste et quasi instrumental (un seul des 10 titres est chanté) que cet artiste singulier nous offre, avec un propos vontairement rêveur, apaisant et somme toute assez new-age. Un beau moment en tête à tête face à un artiste hors normes.


 

EGO : "Egofuturismo" (49:50) 17 €


Ego est un trio italien qui nous livre un disque fortement influencé par les formations transalpines des années 70, telles Le Orme ou Goblins, ainsi que par bon nombre de groupes phares du progressif de la période, ELP en tête. Le résultat ? Une musique sans paroles, entièrement dévolue à l’expression d’instrumentistes talentueux, et des compositions ambitieuses et passionnantes. Ces dernières, au nombre de 7 (de 2 à 14 minutes) raviront donc en premier lieu les amateurs de claviers multiformes et de structures à tiroirs, avec cette petite touche typiquement latine et baroque, symbolisée notamment par les quelques apparitions d’une flûte et d’un trombone. Superbe !


GALADRIEL : "Calibrated Collision Course" (58:29) 16 €


Certains groupes disparaissent, d’autres réapparaissent subitement, voici désormais le quotidien du courant progressif, voué à l’instabilité et parfois aux bonnes surprises. Car ce nouvel et quatrième opus de Galadriel, qui nous arrive 11 ans après son devancier, en est une, indéniablement. Envolé le symphonisme des débuts, place désormais à un propos singulier, moins prévisible donc moins orthodoxe, mais qui plaira sans nul doute à tous ceux qui aiment voir dans le progressif un melting-pot d’influences et de références. Récréatif et créatif, Calibrated Collision Course est une œuvre dense et légère à la fois, qui passe de la pop la plus sucrée à des atmosphères dignes de King Crimson. Toujours emmené par le charisme vocal de Jesus Filardi, Galadriel offre donc avec ce Calibrated Collision Course une oeuvre à part, participant à faire de la discographie de cette formation ibérique un lieu de multiples découvertes...


DANIEL GAUTHIER : "The Wish" (58:33) 14 €


Rappelez-vous, le second opus en solitaire (Above The Storm) de Daniel Gauthier, oeuvre solide et porteuse de certitudes quant au talent de son auteur, avait logiquement suscité bon nombre de chroniques enthousiastes. Problème : c’était il y a 8 ans, et ce musicien québecois est malheureusement tombé dans l’oubli depuis... Cette fin d’automne va néanmoins remettre très vite Daniel Gauthier sous les feux de l’actualité, au regard du contenu de son nouvel album (serti dans un somptueux digipack). The Wish va en effet permettre de faire oublier à tous le temps passé, et remettre le progressif yesso-floydien de Gauthier au centre de l’actualité progressive. En 8 compositions (de 3 à 21 minutes) très visuelles et se partageant entre envolées électriques et accalmies acoustiques, The Wish développe en effet un prog symphonique de haute volée qui ne manque pas d’évoquer assez souvent Yes pour le chant et les harmonies vocales sans oublier la volubilité de la basse. Le constant soucis mélodique et le soin apporté aux ambiances finiront de vous convaincre que nous sommes ici en présence d’un artiste authentique avide de délivrer une musique tout à la fois évidente, profonde et intense. Bravo !


GRENDEL : "The Helpless" (53:20) 17 €


En 2008 (et bientôt 2009), on se demande vraiment comment un groupe peut se choisir un tel patronyme ? Et pourtant, Grendel n’évoque au final que très peu le Marillion des années 80, celui là même qui avait enfanté la suite “Grendel”, plus long morceau enregistré avec Fish. Non, The Helpless s’avère bien moins néo-progressif que prévu, et flirte plutôt avec le rock atmosphérique de Porcupine Tree ou du Riverside le plus aérien. Sur une base symphonique très élégante, les 8 présentes compositions (de 4 à 12 minutes) érigent de superbes solos de guitares qui s’insèrent parmi de subtiles parties chantées et d’ambiances au fort pouvoir évocateur. Que dire de plus, sinon que la Pologne est devenu le nouvel eldorado progressif...


KARCIUS : "Episodes" (57:15) 17 €


Bonne nouvelle pour Karcius ! Non seulement ce groupe canadien progresse d’album en album (ce n’est pas toujours le cas), mais il fluidifie son propos et le rend de ce fait bien plus attractif car moins épuisant. Toujours porteur d’une intense fusion progressive, Episodes s’avère donc malgré tout bien plus digeste que ses devanciers, délivrant un progressif teinté de fusion, ‘seventies’ en diable, mélodique, totalement instrumental, et gorgé de breaks et de somptueux solos de guitare, sans oublier des claviers (Orgue Hammond et Fender-Rhodes en tête) très bavards. Belle réussite !!!


JAEN KIEF : "Las Hadas No Vuelan Mas - II. El Agua De Frente" (50:26) 16 €


Deux ans après le premier volet de son concept, la formation colombienne en propose la suite, magnifiant son progressif symphonique classieux mais somme toute assez classique et interprétée par une chanteuse en langue espagnole. Les séquences instrumentales sont légions, claviers et guitare en tête, pour offrir le plaisir attendu aux fans de ce progressif ! Si vous étiez passés à côté du premier épisode, et davantage encore si vous l’aviez apprécié, n’hésitez pas à jeter une oreille à ce nouveau disque, il se pourrait que vous tombiez sous le charme de cette musique, légèrement surannée mais tellement authentique !


 

 

OLIVE MESS : "Cherdak" (63:34) 17 €


Cherdak, le second album des lettons d’Olive Mess, s’inscrit, avec ses quatre compositions, dans la lignée d’une musique très ancienne, à la fois renaissance, baroque et classique (on pense parfois à Gryphon). Les instruments utilisés sont donc originaux et particuliers, tout comme le chant typé opéra. Les thèmes des textes sont puisés dans le vaste fonds historico-légendaire, et ils sont interprétés en anglais, latin, jusqu’au vieux provençal ! Dépaysement assuré !


NEAL MORSE : "Lifeline" (Ed. Limitée) (69:36/43:27) 23 €


Et un nouvel album studio de Neal Morse, encore un ! Il n’y a pourtant pas de quoi être blasé. Certes l’ex-mentor de Spock’s Beard délaisse le format «concept album» pour un ensemble de pièces plus disparates (de suites épiques, ici au nombre de 2, à des morceaux plus classiquement rock ou des ballades) mais la qualité est encore une fois au rendez-vous. Intarissable fournisseur de mélodies explosives, Neal Morse joue ici à nous rappeler tant son groupe initial que TransAtlantic, sans oublier une pointe de nouveauté plus agressive mais parfaitement assimilée. A moins d’être un détracteur farouche de sa nouvelle «ligne de vie», il y a un plaisir immense à savourer ce cinquième opus. Quel compositeur, quel musicien, quel homme, tout simplement !


MOTH VELLUM : "Moth Vellum" (57:54) 17 €


Excellente surprise que ce premier opus de Moth Vellum. Reprenant à son compte (jusqu’au mimémtisme parfois) le progressif symphonique des années 70, cette jeune formation américaine nous offre 6 compositions (9, 7,13, 11, 11 et 5 minutes) qui font preuve d’une rare maestria, tant sur le plan mélodique que de l’écriture qui les anime. Entre Starcastle (pour les accointances avec Yes, mais avec cette touche typiquement américaine) et Genesis (pour les ambiances les plus nostalgiques), Moth Vellum construit un progressif d’un fort charisme, auquel on ne reprochera peut-être que ces références un peu trop marquantes. Mais seuls les plus grincheux en resteront là, et s’empêcheront de profiter pleinement de ce superbe album, écho actuel d’un temps révolu mais tant regretté.


NATHAN MAHL : "Exodus" (59:23) 17 €


Cinq ans après son précédent opus, et après avoir rejoint un temps Camel (entre 2000 et 2003), Guy LeBlanc offre aujourd’hui un nouveau départ à son groupe. Nathan Mahl se retrouve ainsi désormais chez Unicorn Records, gage d’une exposition médiatique plus en rapport avec le talent du groupe canadien. Exodus est un rock-opera progressif moderne, inspiré par le second livre du Vieux Testament, et qui éclaire magistralement les différentes facettes du grand talent de LeBlanc. En 10 compositions (de 3 à 8 minutes), dont une qui rend hommage à Andy Latimer, Nathan Mahl croise plusieurs styles selon les épisodes du concept évoqué. Progressif symphonique et fusion (aggressive ou légère) se répondent ou se fondent l’un dans l’autre avec brio. Le chant est peut-être un peu plus présent que dans les précédents opus de Nathan Mahl, mais les parties instrumentales, réparties équitablement entre guitares et claviers et rehaussées de quelques interventions de violon, n’en prennent que plus de force et de saveur. Fruit d’un travail collectif pleinement abouti, Exodus, comme tout bon album de prog qui se respecte, prend une nouvelle dimension à chaque nouvelle écoute !


NEVER WASN'T : "Never Wasn’t" (66:38) 14 €


Nouvelle formation américaine, qui perpétue la tradition progressive de ce pays avec brio et efficacité. Never Wasn’t prouve, s’il en était encore besoin, combien Yes s’avère, parmi les ténors progressifs des ‘seventies’, celui qui a eu le plus grand retentissement de l’autre coté de l’Atlantique. Cet album éponyme, à la manière de Starcastle, évoque donc clairement la bande à Jon Anderson, musicalement au moins, car pour le chant, la superbe voix de Ronny Lapine (on ne rit pas !) a une voix puissante et nullement androgine. Cependant, à la différence de Moth Vellum (présenté également dans ces pages), Never Wasn’t possède cette petite touche AOR dont les américains raffolent et qui conduit cet opus à faire le lien entre la décennie sacrée de notre mouvement et la suivante. A la manière de Infinity par exemple, ce lien n’est en rien réducteur, et trouve bel et bien ici une incarnation totalement réussie.


GUILLAUME DE LA PILIERE : "Requiem Apocalyptique" (45:10) 16 €


L’ancien chanteur de Versailles poursuit une carrière solo interrompue depuis maintenant huit longues années, avec un troisième opus intégralement réalisé par ses soins, y compris la pochette de ce digipack présenté sous une forme très originale. Une seule composition de trois quarts d’heure est au menu, mariant les contrastes, claviers analogiques, guitare électrique, prog et classique, rock musclé ou plus planant. Résultat, une œuvre pleinement réussie (entre Genesis, Ange, Pink Floyd, Led Zeppelin...), assurément la meilleure du musicien, qui revisite le progressif des années 70 pour le rendre intemporel, c’est-à-dire ni à la mode, ni désuet. Brillant !


 

PPRY : "Raising The Skeletons Of Five By Hand" (70:23) 16 €


Voici typiquement le genre d’album, dont la première audition apporte finalement davantage de questions que de certitudes sur la force réelle de son contenu. On sait qu’il se passe quelque chose, mais sans pouvoir déterminer vraiment le verdict que vont apporter les écoutes successives. Le progressif de cette formation finlandaise est à l’image de l’idée que l’on se fait de ce pays, à savoir mystérieux, un peu froid mais au final totalement envoutânt. Au programme de ce Raising The Skeletons Of Five By Hand, 6 compositions (2, 10, 13, 12, 6 et 26 minutes) évoquant indéniablement les longues épopées symphonico-planantes de Pink Floyd et du Eloy de la première moitié des années 70 (celui de Floating ou de Power And The Passion par exemple). Atmosphères porteuses d’une sombre intensité, solos aériens ou plus enfiévrés (guitares et claviers analogiques), des mélodies très visuelles et une ‘patte’ typiquement scandinave définissent parfaitement le contenu de ce brillant album dont vous ne ressortirez pas indemne. PPRY ? Un patronyme assez disgracieux, mais pourtant à retenir !


SYRINX : "Qualia" (48:48) 17 €


Le successeur de Reification, petite bombe dans l’univers du prog français qui aura marquée plus d’un esprit, a mis son temps pour arriver, mais ces cinq années n’auront pas été vaines, car Qualia constitue de nouveau une éclatante réussite. Avec cette deuxième partie de la trilogie annoncée, la formation inchangée, constituée de trois membres de NIL associés au batteur Phillipe Maullet, nous propose une musique qui n’a rien perdu de son originalité, au contraire (Exit certains plans rythmiques typés metal-prog) ni de son aspect profondément fascinant, avec en particulier cette guitare qui se refuse obstinément à l’électricité, singularité qui à elle seule suffit à sortir le groupe des sentiers battus. Quatre longs morceaux (de 5 à 20 minutes) au programme, à la richesse et à la densité presque déroutante, interprétés avec grande classe, et qui se révèlent même plus typiquement progressifs dans leur construction (le final épique de “Acheiropoietes”, entre autres morceaux de bravoure). Toujours aussi complexes et contrastés, entre breaks foisonnants et accalmies en apesanteur, mais ayant troqués leur - relative - austérité pour une écriture plus mélodique que par le passé, ils permettent de faire de Qualia un opus sans doute encore plus apte à séduire un large public. Ajoutons y une panoplie de claviers élargie (mellotron, orgue d’église), une paire basse/batterie toujours exemplaire et la présence de nouveau de quelques invités (clarinette, choeurs), et on tient à n’en pas douter une des sorties majeures de cette fin d’année.


UNITOPA : "The Garden" (2CD) (49:33/51:38) 23 €


Formation australienne qui avait déjà livré un premier album studio il y a peu, Unitopia propose rien moins qu’un double opus exceptionnel. On y découvre toute l’étendue d’un groupe multiforme, capable de trousser des mélodies aux accents pop irrésistibles, tout en développant des arrangements prog (avec la participation d’un orchestre) évoquant aussi bien Genesis que Yes, Neal Morse ou même quelques ambiances plus jazzy. Pour couronner le tout, deux suites épiques de quinze et vingt minutes illuminent chacun des disques. Une révélation plus que réjouissante !


STEVE WALSH : "Shadowman" (1985) (48:57) 17 €


A défaut de pouvoir se mettre sous les dents un nouvel opus studio de Kansas, le chanteur de la formation livre un album solo initialement paru en 2005 chez Frontiers, mais que Progrock a décidé de rééditer avec deux morceaux bonus en prime. Il faut dire que la qualité est au rendez-vous, avec des compositions dont la richesse des arrangements étonne et détonne, rythmiques heavy, mélodies recherchées, diversité tous azimuts des ambiances, et par-dessus tout le chant inimitable de Steve Walsh. Parmi les invités, on note également la présence de David Ragsdale au violon et Michael Romeo aux atours orchestraux. Un must !


THE YLECLIPSE : "Trails Of Ambergris" (74:41) 17 €


Déjà auteur de trois disques studio, The Yleclipse propose en cette fin d’automne ce Trails of Ambergris (concept centré sur des événements historiques s’étant déroulés sur les côtes de La Sardaigne) qui, tout en continuant d’entretenir des liens étroits avec le néo-progressif romantique des formations britanniques (Marillion en tête) ou avec une référence italienne comme PFM, apparaît rapidement comme son opus le plus abouti à ce jour. Les guitares y sont lyriques, les claviers vintage à souhait, et l’ensemble possède un incontestable potentiel de séduction ! Tout au long des 8 compositions (6 chantées, les plus longues - 12, 8, 10, 13 et 13 mn, et 2 instrumentales, les plus courtes - 3 et 7 mn), The Yleclipse s’adonne donc avec ferveur à son progressif festif qui devrait pouvoir trouver bon nombre d’adeptes...


YOCHK'O SEFFER : "Ezz-Thetics Travel" (55:39) 14 €


On ne présente plus Yochk’o Seffer, saxophoniste émérite de Zao, dont la carrière solo se dote aujourd’hui d’un nouveau jalon des plus innovants. Entouré du percussioniste François Causse, du DJ (!!) Grégoire Dorville et d’un quatuor de violoncellistes, Seffer nous délivre 8 compositions instrumentales (de 6 à 8 minutes) tirant le meilleur de cette surprenante formation pour donner vie à une musique contemporaine (nourrie de fulgurances jazz) qui n’a que peu à voir avec le progressif mais qui ne manquera pas de bouleverser avec délectation certains de nos repères...


ZIP TANG : "Pank" (63:42) 17 €


Depuis son premier opus (Luminiferous Ether), on savait que cette jeune formation américaine était pétrie de talent. Restait juste à l’exprimer pleinement et sans détours, ce qui est fait ici. Zip Tang n’est pas le genre de formation consensuelle, en tout cas pas de celles qui cherche à rendre leur musique accessible à tous. Pank n’est pas pour autant une oeuvre difficile d’accès, simplement son progressif multiforme se pare tout autant de mélodies lumineuses que de plus sombres séquences. Entre Echolyn, Zappa, Gentle Giant, Izz, King Crimson ou même le Forgas Band Phenomena (le sax certainement), Zip Tang erige les 11 compositions (de 3 à 8 minutes) de Pank avec un brio des plus rares, tant au niveau de l’écriture que de l’osmose quasi extatique entre les musiciens. Auteur d’un prog tour à tour jazzy, bluesy, symphonique ou tout simplement somptueux, Zip Tang se propose de donner un grand coup de peid à certaines de nos certitudes musicales. Chapeau bas !