Avant-Propos :

Si les conditions météorologiques fluctuantes font actuellement de la France un endroit où on ne sait plus trop comment s’habiller le matin (doudoune ou petite veste légère), le progressif est une sorte de pays où il fait toujours beau et où le T-shirt est de rigueur. Cette fin d’automne ne change pas la donne, le ciel bleu constitue l’immuable horizon de notre mouvement musical, sorte de Pays de Cocagne où, d’un point de vue artistique tout au moins, les bonnes nouvelles sont permanentes. Il faut avouer que les musiques progressives sont, par définition, multiformes et donc qu’elles offrent une telle diversité qu’il devient difficile de ne pas y trouver son bonheur...
Aucune raison au final de ne pas se laisser porter par la douceur de vivre de notre petit milieu. Nous voilà donc prévenus : Noël se vivra cette année en tongs et chaises longues pour tous les amateurs de prog !!!

Bonne lecture et joyeuses fêtes à toutes et à tous !

Olivier Pelletant (pour Cosmos Music)


PROMOTION

NOËL 2010

Jusqu'au 31 janvier 2011 !!!!

Dans la limite des stocks disponibles...

3 CD à 13 € pièce !!! 

DELUSION SQUARED : «Delusion Squared»

YOGI LANG : «No Decoder»

ZIP TANG : «Feed Our Heads»


La nouvelle Sélection de Nouveautés (NOËL 2010)...

AGENTS OF MERCY : "Dramarama" (digipack) 17 €

ARIES : "Double Reign" (papersleeve) 19 €

BROTHER APE : "A Rare Moment Of Insight" (digipack) 17 €

ALEX CARPANI : "The Sanctuary" (digipack) 17 €

DANTE’S DIVINE COMEDY : "Part 3 : Paradiso" (4CD Box) 40 €

DELUSION SQUARED : "Delusion Squared" (digipack) 13 €

ELOY : "The Legacy Box" (2DVD) 30 €

FONDERIA : "My Grandmother’s Space Suit" (digipack) 19 €

ANDERS HELMERSON : "Triple Ripple" 17 €

YOGI LANG : "No Decoder" (digipack) 13 €

LEBOWSKI : "Cinematic" (digipack) 16 €

LONDON UNDERGROUND : "Honey Drops" 17 €

MAGNESIS : "Le Royaume d’Océanéa" 17 €

MANNING : "Charlestown" 17 €

MOON SAFARI : "Lover’s End" 17 €

MOSTLY AUTUMN : "Go Well Diamond Heart" 17 €

NEMO : "La Machine A Remonter Le Temps" (DVD/2CD) 33 €

OPENSPACE : "Elementary Loss" 17 €

ORDINARY BRAINWASH : "Labeled Out Loud" (digipack) 17 €

THE SHADOW THEORY : "Behind The Black Veil" 17 €

ZIP TANG : "Feed Our Heads" (digipack) 13 €

 


AGENTS OF MERCY : "Dramarama" (digipack) (71:28) 17 €


Deuxième album pour le nouveau groupe animé par Roine Stolt (Flower Kings, Transatlantic) et le chanteur Nad Sylvan (Unifaun). Au programme 12 morceaux qui fleurent bon le rock progressif luxuriant des années 70, mais aussi quelques détours plus sixties par des chansons plus simples. Le groupe désormais établi en quintette s’en donne à cœur joie côté instrumental et la voix Gabrielo-Collinsienne du chanteur fait le reste. Au final, Dramarama se révèle encore plus réussi que son prédécesseur paru l’an dernier. Et la pochette est superbe également. Encore un bon crû hivernal en provenance de Suède !


ARIES : "Double Reign" (papersleeve) (57:41) 19 €


Retour du superbe groupe mis en place par l’infatigable Fabio Zuffanti et la non moins charmante Simona Angioloni. Encore bien entourés (de nombreux invités aux violons, flute, pianos et percussions), le duo nous propose un album plus varié que son prédécesseur, délaissant les longues plages planantes et lyriques pour des univers plus contrastés entre éléments classisants, rock un brin plus sombre et tout de même beaucoup de passages symphoniques. La voix de Simona a gagné en présence et variété d’interprétation et tout l’album s’écoule de manière limpide et sereine. Un album plein de charme à l’image de sa pochette...


BROTHER APE : "A Rare Moment Of Insight" (digipack) (53:45) 17 €


Dans la foulée et dans la lignée du brillant Turbulence, Brother Ape publie A Rare Moment Of Insight en cette fin d’automne. Pas de le temps de laisser nos esgourdes refroidir que le groupe suédois vient donc nous délivrer à nouveau son progressif chatoyant, capable de sonner ‘classique’ et ‘moderne’ en même temps, donc de réunir les amateurs de néo-prog et de progressif symphonique en un probant consensus. Il faut dire que les mélodies sont une nouvelle fois superbes et portées, non seulement par des musiciens au sommet de leur art, mais également par un chanteur bourré de talent et capable d’occuper l’espace sonore sans se l’assujettir. Si vous avez aimé Turbulence, A Rare Moment Of Insight est à ne pas rater bien sûr !!!


ALEX CARPANI : "The Sanctuary" (digipack) (51:49) 17 €


Une nouvelle fois servi par une magnifique pochette signée Paul Withehead, le second opus de Alex Carpani parvient une nouvelle fois à recréer les années 70, telles que le courant progressif italien les a connues. Fantastiques cavalcades de claviers, ambiances baroques et symphoniques, écriture soignée, interprétation fluide, chant rare mais probant, The Sanctuary fait un sans faute et devrait ravir les amateurs de Le Orme, PFM, Genesis... Sorte de The Watch plus instrumental, Alex Carpani bénéficie ici d’un son impeccable et d’une approche progressive sans concession. Bravo !

   

 

DANTE’S DIVINE COMEDY : "Part 3 : Paradiso" (4CD Box) (62/66/66/63) 40 €


Le troisième et dernier volet de l’illustration sonore de La Divine Comédie de Dante, projet initié par le magazine finlandais Colossus, est enfin disponible. C’est au tour du “Paradis” d’être mis en vedette ici, et comme d’habitude le bilan est simple à dresser : du très bon et du moins bon se cotoîent au sein des 4 présents CD constitués de 36 morceaux, donc de 36 groupes plus ou moins talentueux et/ou inspirés... Globalement, Part 3 : Paradiso fait plutôt bonne impression et s’avère un sympathique fourre-tout, sorte de brocante musicale où se cachent quelques réels trésors et où il fait bon laisser traîner nos oreilles avides de découvertes...


DELUSION SQUARED : "Delusion Squared" (digipack) (58:57) 13 €


Attention, révélation majeure ! Ce jeune trio franco-britannique, formé de la chanteuse Lorraine Young et des multi instrumentistes Steve Francis et Emmanuel de Saint Méen, livre un disque insolent de classe et de beauté. Basé sur une histoire de science-fiction, il s’articule en quatre ensembles et onze titres, baignés d’une atmosphère tantôt ouatée, tantôt plus énergique, mais toujours profondément mélodique. Il faut dire que Lorraine Young est une chanteuse digne des plus grandes, Anneke Van Giesbergen ou Petronella Nettermalm, et sa prestation fait beaucoup dans le potentiel charme de l’album. On est là dans des rivages proches de Pink Floyd, Anathema et Porcupine Tree, et il faudrait être bien insensible pour ne pas succomber !


ELOY : "The Legacy Box" (110mn/105mn) 30 €


Enfin ! Enfin, un des groupes de prog allemand les plus marquants fait paraître un premier couple de DVD, le nouvel album studio de l’an dernier n’ayant constitué qu’une simple mise en bouche. Avec ce coffret, vous aurez d’abord un aperçu de toute la carrière d’Eloy, durant près de deux heures, avec moult images d’archives et de prestations live à l’appui. Le second DVD, quand à lui, est une collection de clips, allant du milieu des années 70 jusqu’à aujourd’hui, le tout totalisant tout de même 105 minutes. Voilà de quoi se replonger avec délice et en images dans le space-rock d’un groupe plus personnel qu’on ne le croit bien souvent. Immanquable !


FONDERIA : "My Grandmother’s Space Suit" (digipack) (53:26) 19 €


Fondé il y a une quinzaine d’années sous le signe du jazz improvisé, le quatuor romain n’a conservé de ses origines que le rôle important de la trompette et quelques incursions sur le terrain de l’acid-jazz. Pour le reste, ses compositions instrumentales sont mélodieuses, atmosphériques et riches en envolées instrumentales, dont les fondations sont assurées par un attirail complet de claviers analogiques 70s. La parenté, dans un style plus climatique cependant, avec un groupe comme DFA ne fait aucun doute, et s’avère un gage de qualité pour ce formidable My Grandmother’s Space Suit... Nouveauté pour ce troisième album (enregistré aux studios Real World de Peter Gabriel), la présence de deux titres chantés (par des invités), dont le bien nommé “I Can’t Believe This Is Just A Pop Song”.


ANDERS HELMERSON : "Triple Ripple" (53:02) 17 €


Depuis la parution de son premier opus en 1981 (le mythique End Of Illusion), le claviériste suédois, cosmopolite par essence du fait de ses très nombreux voyages et lieux de résidence, n’a pas été très fécond. Triple Ripple s’avère ainsi seulement son troisième album à ce jour, et suscite donc naturellement un grand intérêt de la part de tous ceux qui ont suivi la carrière d’Anders Helmerson. Les 5 présentes compositions (14, 12, 9, 3 et 14 minutes) sont instrumentales et font preuve d’une richesse tout autant formelle (tous les sons de claviers y passent !) que structurelle (quelle écriture luxuriante). Accompagné par le batteur Marco Minnemann (UKZ, Mike Keneally, etc.) et le bassiste Bryan Beller (qui a également joué avec Mike Keneally, mais aussi Steve Vai et bien d’autres), Helmerson bénéficie d’une très talentueuse assise rythmique pour élaborer sa musique très personnelle qui mêle avec brio fusion progressive et symphonisme percutant. Idéal pour se déboucher les canaux auditifs, trop sollicités au quotidien par des ritournelles inconséquentes !


YOGI LANG : "No Decoder " (digipack) (56:49) 13 €


No Decoder est donc le premier album solo du chanteur de RPWL. Magnifiquement produit, ce disque ne s’éloigne pas trop du style de son groupe, affichant des invités de prestige : outre Kall Wallner, guitariste de RPWL, on trouve en effet le chanteur français Dominique Leonetti (de Lazuli) et surtout Guy Pratt, bassiste de Pink Floyd et de David Gilmour sur scène depuis la séparation d’avec Roger Waters ! L’ombre du Floyd plane d’ailleurs sur l’album, bourré de mélodies soyeuses, de soli inspirés et d’atmosphères planantes diablement attachantes. Indispensable pour les amateurs du combo allemand et de son ancêtre tutélaire !


LEBOWSKI : "Cinematic" (digipack) (66:32) 16 €


Formidable découverte que ce groupe polonais ! D’autant plus formidable que ce Cinematic a été publié sans être annoncé au préalable et donc qu’il n’a été précédé d’aucun commentaire flatteur (ou négatif). Le titre de ce premier opus s’avère d’entrée des plus explicites, car Lebowski a décidé de composer une musique très visuelle, sorte de B.O. d’un film imaginaire. Les 10 compositions instrumentales (ou presque) délivrent un superbe progressif symphonique qui n’est pas sans rappeler celui d Amarok (la formation polonaise), de Camel voire de Eloy. Ne vous arrêtez pas trop strictement à ces références, car Cinematic possède un charme très personnel, jouant sur les émotions de l’auditeur comme tout groupe de prog talentueux s’attache à le faire. Lebowski flirte donc avec les sommets, se laissant griser et nous invitant à faire de même... Superbe !


LONDON UNDERGROUND : "Honey Drops" (50:43) 17 €


Les rois du proto-prog sont de retour !! 7 ans après son remarqué second opus, les italiens de London Underground nous reviennent sous la forme d’un ‘keyboard power trio’, placé sous les ordres du claviériste Gianluca Gerlini. Celui-ci, entouré de ses 2 acolytes rythmiques et de quelques invités (sax, moog, mellotron, guitares, etc.), fait éructer son orgue hammond de la plus belle des manières et permet aux 12 compositions instrumentales de Honey Drops (mélange de reprises et de titres originaux) de récréer une époque désormais révolue, celle de la fin des années 60 où le monde musical ressemblait à une page blanche prête à être remplie... La musique de Honey Drops, tant sur les reprises (Jethro Tull, les Beatles, Eden Rose, Arzachel, John Barry, etc...) que sur les nouveaux morceaux (impossible de vraiment faire la différence au final au regard de la créativité sonore entendue ici), évoque ainsi Atomic Rooster, les premiers Pink Floyd ou des groupes comme Argent et Gong. Quelle énergie et quel talent !


 

MAGNESIS : "Le Royaume d’Océanéa" (65:58) 17 €


Près d’un quart de siècle d’existence pour cette formation française qui, en 7 albums, n’a cessé d’honorer la tradition progressive héxagonale à travers une musique poétique, ‘seventies’ dans son essence mais moderne dans son expression, et chantée en français. Impossible de ne pas penser ici à Ange ou Mona Lisa, mais Magnesis a également beaucoup écouté Genesis et Marillion, et cela s’entend clairement tout au long des 8 compositions (de 2 à 22 minutes) de Le Royaume D’Océanéa, plus visuel et abouti que jamais. Voici donc un opus qui devrait permettre à son auteur d’attirer enfin vers lui la lumière qu’il mérite...


MANNING : "Charlestown" (61:32) 17 €


On ne sait pas où et quand se concluera la carrière de Guy Manning, mais quel bonheur de suivre en sa compagnie l’évolution de celle-ci. Onzième album de la discographie du bonhomme, Charlestown poursuit une marche en avant qualitative entamée depuis 11 ans à présent. 11 ans, 11 albums, voilà de quoi en effet avoir permis à Manning d’affiner son propos et de lui offrir aujourd’hui une sorte de forme définitive. Source d’un progressif symphonique seventies, matiné de folk, à la manière de Jethro Tull donc (l’inspiration première de l’ami Guy), Charlestown ne cède jamais à la facilité et entame même les débats par une suite de 35 minutes (suivie par 5 morceaux de durée plus raisonnable : de 3 à 7 minutes) menée à son terme avec une profucion d’idées parfaitement agencées. Il sera bien difficile pour Manning de faire mieux, alors aucune hésitation à avoir : venez danser avec lui ce “Charlestown”.


 

MOON SAFARI : "Lover's End" (51:36) 17 €


Les Suédois, dignes émules de Transatlantic, des Flower Kings ou de Spock’s Beard, sont de retour ! Ce simple album confirme tout le bien que l’on pouvait penser de leur musique ensoleillée et réjouissante, pleine de cette énergie positive dont est capable le rock progressif. Mélodiques, techniques, déployant des harmonies vocales de toute beauté, les huit compositions (de 2 à 14 minutes) accouplent sans complexe dynamisme et raffinement. Lover’s End a donc tout pour entretenir l’histoire d’amour noué entre le groupe suédois et le public prog.


 

MOSTLY AUTUMN : "Go Well Diamond Heart" (49:48) 17 €


Voici donc le premier album des anglais sans leur charismatique chanteuse. Plutôt attendu au tournant, Go Well Diamond Heart opère finalement un changement dans la continuité. La voix d’Olivia Sparnenn ressemble à s’y méprendre à celle d’Heather Findlay, et la musique composée principalement par Bryan Josh est restée fidèle aux valeurs du groupe, à savoir un mélange de bon gros rock (un peu balourd il faut le reconnaître), d’envolées symphoniques et d’effluves celtiques. Peu de surprises donc et un album finalement assez moyen pour un groupe qui a su nous offrir mieux par le passé.


NEMO : "La Machine A Remonter Le Temps" (DVD/2CD) (120/71/72) 33 €


Nemo propose avec cet ensemble un bilan tout simplement remarquable. Les deux disques constituent en effet un best of complet, les plus vieux titres étant soit remixés, soit complètement réenregistrés dans le cas des deux premiers albums studio. En outre, le groupe y a ajouté deux nouveaux morceaux, une chanson et un instrumental qui soutiennent fort bien la comparaison avec les autres. Quant au DVD, il contient un concert enregistré sur deux soirées en avril dernier. Là encore, la sélection de titres couvre l’ensemble de la carrière de Nemo, mais sans beaucoup de doublons avec la compilation. C’est surtout l’occasion de découvrir un groupe très professionnel, dont la musique à la fois énergique et mélodique, engagée et habitée, culmine sur la suite du dernier opus studio, «Barbares». Sachant que ce bel objet n’a été tiré qu’en 1000 exemplaires, vous savez ce qu’il vous reste à faire


OPENSPACE : "Elementary Loss" (49:54) 17 €


Une formation qui franchit le cap du premier opus (et les espoirs souvent déçus qui vont avec, en terme de reconnaissance et de notoriété tout au moins), c’est déjà pas mal. Alors quand le second album en question s’avère aussi nettement supérieur à son devancier, comme c’est le cas ici, le bonheur prend davantage d’ampleur. Elementary Loss s’avère ainsi plus mélodique que Openspace, plus typiquement prog en fait, avec des mélodies soignées et recherchées pour un résultat qui s’apparente très souvent à du néo-progressif symphonique rehaussé de petites touches d’intensité à la Riverside. Claviers multiformes (moog, hammond, piano...) et guitares floydiennes , base du propos découvert sur les 9 présentes compositions (de 3 à 7 minutes), permettent donc à cette formation polonaise de faire le métier avec passion et talent. Un grand pas en avant !


 

ORDINARY BRAINWASH : "Labeled Out Loud" (digipack) (44:42) 16 €


Derrière Ordinary Brainwash se cache Rafal Zak, à peine 20 ans au compteur et auteur l’an dernier d’un premier opus par trop marqué par son maître à penser (Steven Wilson) pour susciter autre chose qu’un regard sympathique et un peu complaisant. Avec Labeled Out Loud, les choses sont amenées à changer. Voici en effet une oeuvre bien plus personnelle, qui ne renie pas son influence première mais en fait un simple ingrédient de sa mixture musicale. Progressif moderne, atmospherico-planant, electro parfois, et globalement assez typiquement polonais (ce son si typique des Collage et autres Riverside), cet opus est une petite merveille, guidant le courant prog vers l’un de ses futurs, le plus à même de lui amener un public rajeuni.


THE SHADOW THEORY : "Behind The Black Veil" (57:24) 17 €


The Shadow Theory pourrait être qualifié de super-groupe de hard-prog, puisqu’il réunit, autour du chanteur de Dead Soul Tribe Devon Graves, l’ancien bassiste de Pain Of Salvation Kristoffer Gildenlöw (actuel leader de Dial), le batteur de Threshold Johanne James, ainsi qu’un guitariste et un claviériste moins connus. Le résultat est un album concept de premier ordre, bien orchestré, dont les morceaux mêlent à plaisir rythmiques complexes, mélodies puissantes, riffs assassins et atmosphères plus acoustiques. Sans hésitations, un futur classique du hard-prog.


ZIP TANG : "Feed Our Heads" (digipack) (48:43) 13 €


Prolifique formation américaine (3 albums en 4 ans), Zip Tang poursuit la voie tracée depuis ses débuts, et delivre ici une musique aux confins de plusieurs sous-genres du mouvement progressif. Feed Our Heads n’est pas aisé à définir au sein d’une courte chronique comme celle-ci, car ses auteurs n’aiment pas s’appesantir trop longtemps au même endroit. Sorte de restaurant libanais offrant toutes sortes de mezzés, dans lesquels on désire puiser sans retenue, Feed Our Heads ne se prive pas de faire vivre son propos au gré de ses envies, le faisant ainsi prendre tour à tour des apparences prog, fusion, blues, folk, etc., ou toutes à la fois. Feed Our Heads est donc le genre d’album, que lon ne trouve que trop rarement au sein de notre mouvement et qui pourtant puise sa substance à la source même des musiques progressives...