Avant-Propos :

Pas de longs discours en cette veille de fêtes de fin d’année. Juste l’envie de vous remercier chaleureusement, vous qui soutenez activement le courant progressif en achetant des CD et en lisant des revues spécialisées. Actes forts, croyez le, au regard des échos recueillis tout au long de l’année auprès d’artistes, qui nous délivrent leur art avec humilité car sans (réel) espoir d’atteindre une notoriété digne de ce nom. Alors, merci et rendez-vous en 2012, année qui verra notamment Close To The Edge et Foxtrot devenir de sémillants ‘quadras’. Le temps passe, mais des phares comme ceux-ci continuent heureusement de nous guider au fil des ans et de participer à donner un sens à la vie. Carrément ? Carrément !!

Bonne lecture et joyeuses fêtes à toutes et à tous !

Olivier Pelletant (pour Cosmos Music)


PROMOTION

Janvier 2012

Jusqu'au 17 février 2012 !!!!

Dans la limite des stocks disponibles...

3 CD à 13 € pièce !!! 

THE ANABASIS : «Back From Being Gone»

LOW BUDGET ORCHESTRA : «iNNERSTELLAR»

MAN ON FIRE : «Chrysalis»


La nouvelle Sélection de Nouveautés (Janvier 2012)...

ABSENTE H : "Vagalume" 17 €

ALKOSAUR : "Serum Of Life" 15 €

THE ANABASIS : "Back From Being Gone" 13 €

ANUBIS : "A Tower Of Silence" (digipack) 17 €

ANDRE BALZER : "Entre L'Alpha & L'Omega - Opus I" 17 €

BRIGHTEYE BRISON : "The Magician Chonicles - Part I" 17 €

DEC BURKE : "Paradigms And Storylines" 17 €

DEEEXPUS : "The King Of Number 33" (digipack) 17 €

DRUCKFARBEN : "Druckfarben" (digipack) 15 €

ECHOES : "The Black Cat's Steps" 17 €

EDISON'S CHILDREN : "In The Last Waking Moments" 17 €

EYE 2 EYE : "The Wish" 17 €

THE FUTURE KINGS OF ENGLAND : "Whos Is This Who..." (digipack) 17 €

THE INNER ROAD : "Visions" 16 €

KARFAGEN : "Lost Symphony (digipack) 16 €

KONCHORDAT: "The New Crusade" 16 €

LABORATOR : "Laborator" 17 €

LOW BUDGET ORCHESTRA : "iNNERSTELLAR" 13 €

MAN ON FIRE : "Chrysalis" 13 €

NEAL MORSE : "Testimony 2 : Live In Los Angeles" (3CD/2DVD) 35 €

THE PSYCHEDLIC ENSEMBLE : "The Dream Of The Magic Jonleur" 17 €

THE PSYCHEDLIC ENSEMBLE : "The Myth OF Dying" 17 €

QUASER : "Delta Flux" 17 €

TUNE : "Lucid Moments" 16 €


ABSENTE H : "Vagalume" (64:54) 17 €


L’Espagne se porte bien actuellement, progressivement parlant tout au moins. Après l’excellent Ignatius le mois dernier, c’est au tour de Absente H de se faire remarquer positivement, mais avec un tempérament ibérique plus affirmé ici. Le chant en espagnol (puissant et sensible) participe bien sûr à ce constat, mais la musique elle-même, faite de séquences souvent très délicates qui ne sont pas sans évoquer un groupe comme Omni, nous confirme définitivement où nous nous trouvons. Vagalume, en 13 compositions (de 2 à 13 minutes), offre une musique suggestive et colorée (piano, flûte, violon...) qui devrait ravir le plus grand nombre !


ALKOSAUR : "Serum Of Life" (57:28) 15 €


Alkozaur est une nouvelle formation française de prog, preuve supplémentaire de la grande forme de la scène hexagonale en la matière. Les dix titres, qui s’échelonnent entre trois et dix minutes, s’inscrivent principalement dans la veine incarnée par un Porcupine Tree devenu plus typiquement néo-progressif. Leur musique tour à tour atmosphérique (Pink Floyd) et dynamique (Saga, le Rush mélodique des années 80) se révèle très inspirée, pleine d’émotions et servie par des arrangements extrêmement soignés, sans oublier un chant en anglais qui s’en sort avec les honneurs. Un disque aussi riche qu’il est perfectionniste dans ses détails.


THE ANABASIS : "Back From Being Gone" (74:07) 13 €


The Anabasis est le patronyme choisi par le multi-instrumentiste américain Barry Thompson pour un album évidemment très ambitieux. Rappelons que L’Anabase est entre autre le titre choisi par l’historien romain Arrien pour raconter l’aventure d’Alexandre le Grand. D’épopée, il en est bien question ici, puisque sur les six morceaux du disque, on trouve trois compositions d’envergure, chacune dédiée à une grande civilisation (l’Egypte et la Rome antiques, ainsi que les Vikings). A l’instar des projets de Arjen Anthony Lucassen, le propos est à la confluence du rock progressif et du hard-prog, et si les nombreux invités sont généralement peu connus (seule exception de taille : Ryo Okumoto aux claviers et aux arrangements), ils n’en délivrent pas moins des partitions solistes d’une grande intensité. Une remarquable surprise !


ANUBIS : "A Tower Of Silence" (digipack) (72:11) 17 €


On parle beaucoup de mondialisation ces temps-ci, mais il arrive parfois malgré tout que l’éloignement géographique freine la découverte de certaines formations. Anubis, originaire d’Australie, a vu ainsi son premier opus rester quelque peu dans l’ombre il y a 2 ans. A Tower Of Silence va sans nul doute résoudre ce problème de confidentialité, car il s’impose dès la première écoute comme une œuvre dense, riche et porteuse d’un néo-progressif totalement abouti. Les 8 présentes compositions (17, 5, 8, 10, 3, 5, 11 et 11 minutes) font en effet preuve d’une impeccable mise en place, de mélodies comme le genre le réclame, de solos efficaces et/ou émouvants, d’une palette sonore assez large, et d’un chant collectif convaincant. En guise de référence, on pourra citer IQ en premier lieu, les 2 groupes ayant d’indéniables points communs dans l’élaboration de leur musique, mais aussi Sylvan ou Pendragon. Néanmoins, Anubis mérite clairement d’être appréhendé à sa juste valeur, celle d’une formation arrivée à maturité et prête à imposer sa personnalité aux fans d’un néo-progressif moderne et ambitieux !


ANDRE BALZER : "Entre L’Alpha & L’Omega - Opus I" (54:33) 17 €


Pour les plus jeunes progmaniacs, le nom d’André Balzer n’évoquera sans doute pas grand-chose. Pourtant, il fut en son temps le chanteur d’Atoll, une des formations majeures du progressif à la française, auteur d’albums phares comme L’Araignée-Mal ou Musiciens Magiciens, et majoritairement éclipsée au fil du temps par un Ange inoxydable. André Balzer effectue donc avec cet album un retour pour le moins inattendu, avec dix-neuf titres au programme : les diverses chansons alternent en effet avec des plages narratives qui autorisent à évoquer un album concept. Et si la voix de l’artiste a inévitablement évolué, elle n’en reste pas moins impériale et théâtrale, offrant un disque de qualité, d’autant que quelques invités sont de la partie, dont une Caroline Crozat récemment démissionnaire d’Ange...

   

 

BRIGHTEYE BRISON : "The Magician Chronicles - Part I" (43:46) 17 €


Faut-il chercher à comprendre pourquoi un album nous marque parfois autant ?! Pas sûr... Car il est bon de se laisser tourmenter par la surprise. Avec ce nouvel opus de Brighteye Brison, la surprise n’est pas si grande que cela, au regard bien sûr du talent largement reconnu du groupe suédois. Mais The Magician Chronicles - Part I, première partie donc d’une œuvre conceptuelle, est un véritable enchantement pour tous les amoureux d’un progressif seventies, inventif et en mouvement perpétuel. En 3 longues suites (23, 12 et 8 minutes), le quatrième opus de Brighteye Brison reprend à son compte tout ce qui a fait et fait de notre genre de prédilection sa réussite artistique. Ambitieux, accessible, captivant, en un mot «jouissif», le progressif de Brighteye Brison s’apparente clairement à celui que le meilleur Flower Kings pourrait offrir s’il sortait de se léthargie. The Magician Chronicles - Part I, gorgé de mélodies marquantes et d’envolées instrumentales (claviers, guitares, saxophones...) non moins remarquables, est une œuvre consensuelle, en ce sens qu’elle dépasse les préférences des uns et des autres. Brighteye Brison possède un charisme musical proche de celui de Transatlantic... Superbe !


DEC BURKE : "Paradigms And Storylines" (56:17) 17 €


Après un premier album solo en 2009, l’ancien leader de Darwin’s Radio et collaborateur de Frost* propose un album plus convaincant, car fruit d’une véritable démarche de groupe. Dec Burke est en effet entouré de plusieurs musiciens, parmi lesquels Carl Westholm (Carptree, Jupiter Society), ce qui renforce l’impact et la profondeur de ses nouvelles compositions. Toutes sont relativement étendues, permettant d’explorer la substantifique moelle de mélodies puissantes, avec un point culminant pour le morceau titre, long d’un quart d’heure. Transcendant ses limites techniques par un charisme touchant, le chanteur apparaît de plus en plus comme un Neal Morse à l’univers plus obscur.


DEEEXPUS : "The King Of NUmber 33" (digipack) (53:12) 17 €


Une tuerie ! Ce deuxième album des anglais de DeeExpus est assurément un sacré cadeau de Noël qui est fait à tous les fans de néo-progressif musclé, en perpétuelle évolution, donc envoûtant ! Andy Ditchfield aura mis bien du temps à concrétiser le successeur de Half Way Home qui avait déjà marqué les esprits en 2008. The King Of Number 33, annoncé en effet depuis plus de 18 mois, arrive donc tardivement mais avec des arguments capables d’en faire l’un des tous meilleurs opus de l’année 2011. La présence anecdotique de Nik Kershaw au chant sur le dernier titre et celle (beaucoup moins) de Mark Kelly (Marillion bien sûr !) aux claviers vont évidemment permettre à DeeExpus de faire parler de lui. Mais c’est avant tout la qualité (ambition et accessibilité) de la musique découverte ici qui offrira à ce The King Of Number 33 (titre également de la suite de 26 minutes) la plus belle des publicités. Solos en tous genres (guitares rageuses ou lyriques, claviers en fusion) ponctuent ce superbe album, très classieux et à même de réconcilier tout le monde (même les plus réticents) avec le néo-progressif !!!


DRUCKFARBEN : "Druckfarben" (digipack) (44:17) 15 €


Originaire du Canada anglophone (Toronto), Druckfarben est une nouvelle formation qui porte sa passion en bandoulière tant elle s’avère forte et communicative. Il suffit d’avoir échangé quelques mails avec ses membres (aux parcours très riches !) pour comprendre combien ils aiment le rock progressif. Et de rock progressif, seventies et ambitieux, il en est bien sûr question au sein des 9 compositions (de 3 à 7 minutes) de ce premier album très réussi. Druckfarben possède de sacrés atouts pour élaborer une musique vivante, dynamique et soignée : un excellent chanteur (Phil Naro, qui a fait partie du premier groupe de Billy Sheehan, Talas), une basse grondante qui n’est pas sans rappeler celle de Chris Squire, des arrangements de claviers très pointus, une guitare sinueuse, et bien d’autres choses encore... Au final, et une fois ces éléments mis en commun, il devient tentant de rapprocher parfois Druckfarben de groupes comme Yes, Rush, Gentle Giant ou autres ELP, sans oublier une indéniable touche ‘fusion’ qui finit de faire de ce premier opus une vraie réussite !


ECHOES : "The Black Cat’s Step" (40:37) 17 €


L’Echoes dont il est ici question n’est pas vénézuélien, mais français, et The Black Cat’s Step est leur second album. Originaires de Normandie, les quatre musiciens s’éclatent à développer un rock psychédélique débordant de guitares qui fouaillent l’oreille et d’orgue hammond saturé, avec en prime des voix plutôt originales. L’ensemble des neuf compositions proposées ne se distingue pas par des durées qui demeurent relativement courtes, mais par un magnétisme littéralement hypnotisant. Original.


EDISON'S CHILDREN : "In The Last Waking Moments" (70:38) 17 €


Edison’s Children est le nouveau projet parallèle de Pete Trewavas, associé à Eric Blackwood, avec une pléiade d’invités : Ian Mosley, Steve Rothery, Mark Kelly, Steve Hogarth (la totalité de Marillion, donc !), mais aussi Andy Ditchfield de DeeExpus ! Leur premier disque est un concept, tournant autour d’événements étranges survenant dans la vie d’un homme au point de le faire progressivement basculer dans la folie. Musicalement, on a affaire à du très très bon, une ambiance majoritairement sombre, et des compositions relativement variées, dans la plupart sont au croisement de Pink Floyd et de Porcupine Tree, sans oublier l’inévitable influence de Marillion. Un incontournable pour terminer l’année en beauté !

 


EYE 2 EYE : "The Wish" (69:08) 17 €


Autour de Didier Pègues (Batterie), Philippe Benabes (claviers) et de leur fidèle lieutenant Amirouche Ali Benali (guitares), Eye 2 Eye s’avère une formation à géométrie variable qui a (peut-être) enfin trouvé «son» chanteur en la personne de Djam Zaidi. La voix de ce dernier, sombre et lointaine, s’adapte parfaitement au concept choisi, une relecture musicale du «Portrait de Dorian Gray» de Oscar Wilde. Le groupe francilien progresse d’album en album, tant dans la mise en place de sa musique que dans l’inspiration qui la nourrit. The Wish, aux ambiances mystérieuses, est à considérer comme une unique pièce (scindée en 14 parties) dont les moments de bravoure s’enchaînent régulièrement, notamment quand le violon est de la partie ou quand les claviers s’envolent. Le progressif symphonique de Eye 2 Eye s’avère d’une grande variété et d’une fluidité qui rend son écoute des plus agréables. La confirmation d’un grand talent de la scène prog française !


THE FUTURE KINGS OF ENGLAND : "Who Is This Who Is Coming" (digipack) (41:51) 17 €


Quatrième album pour ce groupe anglais adepte d’une fusion particulièrement aboutie entre progressif floydien (époque Meddle) et Post-rock crépusculaire. Si l’on retrouve des signatures sonores reconnaissables (claviers analogiques, guitares brumeuses), Who Is This Who Is Coming délaisse en partie les envolées parfois quasi-symphoniques de The Viewing Point, son excellent prédécesseur, pour adopter une tonalité bien plus atmosphérique. Et c’est de nouveau une réussite, tant le travail remarquable sur les ambiances, plus sombres qu’à l’accoutumée, illustre à merveille le concept proposé, l’adaptation d’une nouvelle fantastique de l’écrivain anglais M.R. James. Emaillés néanmoins de poussées plus rock, les dix titres enchaînés plongent l’auditeur dans un univers clair-obscur troublant mais toujours fascinant, les rares parties de chant s’intégrant harmonieusement à l’ensemble. Optant pour le changement dans la continuité, The Future Kings Of England signe là une nouvelle œuvre très recommandable, à écouter de préférence dans le noir...


 

THE INNER ROAD : "Visions" (73:12) 16 €


The Inner Road, qui nous vient d’Angleterre, est un duo de musiciens (Steve Gresswell et Phil Braithwaite se partagent l’ensemble de l’instrumentation) qui nous propose un album au cœur de la tradition progressive symphonico-seventies. Mélodies soyeuses, fluidité des envolées instrumentales, guitares et claviers aériens, ambiances pastorales, orchestrations raffinées, tout est là pour combler l’amateur de dentelles progressives. Visions, qui ne comporte pas de chant, évoque tout autant Steve Hackett en solo et le Genesis de A Trick Of The Tail que des formations plus néo comme Knight Area et Big Big Train... Très belle entrée en matière !


KARFAGEN : "Lost Symphony" (digipack) (63:58) 16 €


On ne le dira jamais assez, mais Antony Kalugin est l’égal des Neal Morse et autres Steven Wilson. Sa créativité est telle que les sorties, dont il est à l’origine (au sein de Sunchild, Hoggwash et donc Karfagen), s’enchaînent sans que le public progressif trouve quoi que ce soit à y redire. Lost Symphony possède les qualités des 2 premiers albums du groupe, à savoir des mélodies d’une rare beauté, mais aussi celles des 2 suivants en terme d’architectures sonores. Karfagen possède tous les atouts pour faire de ce Lost Symphony, bizarrement construit (9 courts titres de 1 à 7 minutes et 2 suites de 20),une petite merveille de progressif symphonique, difficilement comparable à un ténor de notre mouvement (peut-être Camel et Genesis), mais d’une brillance amenée à éclairer longtemps l’horizon progressif !!


 

KONCHORDAT : "The New Crusade" (55:51) 16 €


Konchordat est un groupe britannique fondé en 2008, et déjà auteur d’un premier album, English Ghosts, en 2009. Ce nouvel opus est un parfait manifeste de néo-prog, digne de IQ, Galahad et Arena, qui se décline en six compositions longues et captivantes. Les trois musiciens, le batteur Liam Green, le bassiste et claviériste Steve Cork, le chanteur, guitariste et claviériste Stuart Martin produisent ainsi un résultat d’une richesse inversement proportionnelle à leur effectif !! Belle confirmation !


 

LABORATOR : "Laborator" (digipack) (60:36) 17 €


Issu de la dernière mouture qu’avait pris Moving Gelatine Plates autour de Didier Thibault (guitares et basse) en 2006, Laborator regroupe, outre ce dernier, Eric Hervé (batterie, percussions) et Stéphane Lemaire (claviers) pour un album éponyme assez remarquable. Mêlant sonorités acoustiques et électriques, Laborator développe un progressif mouvant qui se renouvelle en permanence, sorte de fusion synthétique créée en laboratoire mais avide de se confronter à la “vraie” vie ! Les musiciens s’en donnent à coeur joie, les compositions (9, de 4 à 8 minutes) s’affranchissent des carcans formels initiaux, alors il n’y a vraiment aucune raison de passer à côté d’une telle expérience musicale...


LOW BUDGET ORCHESTRA : "iNNERSTELLAR" (digipack) (47:26) 13 €


L’autoproduction n’est pas la panacée à tous les problèmes posés de nos jours à un musicien, mais elle lui permet une indéniable liberté. Cette dernière, qui peut bien sûr aussi conduire parfois à de l’auto complaisance, offre à Mikko Muranen, alias Mister Low Budget Orchestra, un terrain de jeu qu’il exploite brillamment. iNNERSTELLAR, troisième opus de ce finlandais solitaire, développe un space rock instrumental et intense, qui use d’éléments psychédéliques, atmosphériques ou métal. La guitare, rageuse ou aérienne, occupe le devant de la scène et tisse les mélodies tandis que les claviers sont davantage enclins à orner l’espace sonore, même si le piano fait régulièrement de très belles apparitions. Si on pense parfois à une formation comme Hidria Spacefolk, c’est plutôt du côté du Zazen de Mystery School (les connaisseurs apprécieront) qu’il faut aller chercher les comparaisons pour définir ce talentueux Low Budget Orchestra.


MAN ON FIRE : "Chrysalis" (59:45) 13 €


Changement de label pour ce qui est déjà le quatrième album de ces américains. Groupe sans influence identifiable, Man On Fire oeuvre dans ce qu’on appelle habituellement le art-rock, en ce sens que son rock est ambitieux et mélodique, ou si vous préférez que son progressif est teinté de pop. Chrysalis, dans ce genre précis, s’avère une oeuvre de tout premier ordre. En terme de production tout d’abord (quel son !) et de mise en place ensuite. Tant au niveau du chant, des instrumentistes (parmi lesquels un trompettiste et une violoniste) et des arrangements (très soignés), Man On Fire fait un sans-faute et mérite assurément que le fan d’un progressif plus orthodoxe s’y intéresse sérieusement. A découvrir !


 

 

NEAL MORSE : "Testimony 2 : Live In Los Angeles" (3CD+2DVD) 35 €


Infatigable Neal Morse ! Son dernier album studio vient à peine de s’accoutumer à nos platines qu’un nouvel ensemble live est en approche! Il s’agit d’un témoignage de sa toute nouvelle tournée, sous la forme d’un triple live. On y retrouve des extraits de ses plus récents studio, et non des moindres (l’imposant «Lifeline», l’excellent «Sola Scriptura»), le nouvel épique «Seeds Of Gold» et une petite partie du premier Testimony. Celle-ci introduit l’interprétation réjouissante de la totalité de Testimony 2, mobilisant entre autres Randy George et Mike Portnoy. Là où l’objet devient véritablement indispensable, c’est qu’il comprend également deux DVD, nous permettant de savourer l’ensemble du concert en images, quelques bonus en sus (un documentaire sur la tournée et les retrouvailles de Neal Morse avec Spock’s Beard).


THE PSYCHEDELIC ENSEMBLE :

"The Dream Of The Magic Jongleur" (2011) (63:34) 17 €

"The Myth Of Dying" (2010) (59:07) 17 €


Pour la présentation de son premier opus, nous vous disions que The Psychedelic Ensemble remportait assurément la palme du mystère. Deux albums plus tard, le mystère demeure. Derrière ce patronyme (volontairement trompeur) se dissimule bel et bien un artiste anonyme très expérimenté, seul auteur et réalisateur de The Myth Of Dying (sorti fin 2010) et The Dream Of The Magic Jongleur. Le multi-instrumentiste, qui a donc choisi de rester dans l’ombre de son art, possède un formidable talent, notamment de claviériste, pour donner vie à un progressif qui doit autant au symphonisme aérien de Pink Floyd qu’au néo-progressif enflammé d’un IQ. Les claviers, redisons-le, sont au coeur des compositions de ces 2 albums, qui s’enchaînent avec bonheur ! Deux opus très complémentaires et indispensables au final. N’attendez pas que le secret s’ébruite...


QUASER : "Delta Flux" (49:01) 17 €


Quaser est une nouvelle sensation en provenance du Japon, fortement influencée, comme beaucoup de ses compatriotes, par ELP. Delta Flux, leur quatrième opus studio, s’en ressent, la vélocité d’un Emerson se mêlant à une énergie typique de la fusion, avec en outre quelques invités venant enrichir encore davantage une mixture musicale hautement corrosive et jouissive. Dépaysant !


TUNE : "Lucid Moments" (50:53) 16 €


Le bouche à oreille fonctionne à plein pour cette jeune formation polonaise. Son premier album, constitué de courtes compositions (5 minutes en moyenne), connaît en effet un début de vie des plus positifs, et les premières chroniques le concernant le sont tout autant. Tune œuvre dans un style très classieux qui se situe au croisement du post-rock, du néo-progressif à la polonaise et d’un rock atmosphérique à la Gazpacho. Outre le fait de posséder un formidable chanteur, Tune se démarque de ses congénères par la présence en son sein d’un accordéoniste. Celui-ci, loin de brouiller les cartes, se fond parfaitement dans le décor et apporte même un plus indéniable à la personnalité du groupe. Tune fait ici preuve d’une étonnante maturité et justifie pleinement les compliments qui lui sont si souvent adressés. Belle découverte !