Avant-Propos :

Désolé si cette Sélection de Nouveautés de Noël vous parvient un peu tardivement. Mais la litanie concernant le flot incessant de sorties progressives prend une toute autre réalité quand il s’agit de gérer le stockage de ces nouveaux albums. Ecouter correctement ces derniers, afin de ne pas dire (trop) de bêtises, puis les commander, et enfin les recevoir, tout cela prend du temps, bien plus qu’on ne le pense parfois. Le marché progressif est particulièrement atomisé, constitué de petites structures (groupes, labels, distributeurs), qui n’ont pas toujours la réactivité espérée. Mais, cette économie à échelle humaine a au final de quoi nous réjouir, car les règles en vigueur y sont le plus souvent celles de la passion pour un genre musical multiforme, les musiques progressives, qui génère tant et tant de bonheur auditif !! En conclusion, il apparaît opportun de citer le titre du nouvel album de Final Conflict, Return Of The Artisan. Titre qui symbolise parfaitement la dimension “artisanale” de l’économie progressive et sa nécessité de se remettre régulièrement en question, avec bien sûr tout ce que cela revêt d’authenticité...

Bonne lecture et Joyeux Noël à toutes et à tous !

Olivier (pour Cosmos Music)


PROMOTION

NOËL 2012

Jusqu'au 31 janvier 2013 !!!!

Dans la limite des stocks disponibles...

3 CD à 13 € pièce !!! 

LO-FI RESISTANCE : «Chalk Lines»

PRESTO BALLET : «Relic Of The Modern World»

TOYZ : «The Infinite Road»


La nouvelle Sélection de Nouveautés (Noël 2012)...

ALPHATAURUS : "Attosecundo" (papersleeve) 19 €

BARAKA : "Trinity" 17 €

BIBLE BLACK : "Bible Black" 17 €

COSMOS DREAM : "How To Reach Infinity" (2CD) 23 €

FINAL CONFLICT : "Return Of The Artisan" 17 €

GERARD : "Ring Of Etrenity" 17 €

HIDDEN LANDS : "In Our Nature" (digipack) 17 €

KOMPENDIUM : "Beneath The Waves" (CD+DVD) 25 €

LO-FI RESISTANCE : "Chalk LInes" 13 €

MAGNESIS : "Faits D'Hiver" 17 €

MATERYA : "Case" (digipack) 17 €

METUS : "Source Of LIfe " (digipack) 17 €

MOONRISE : "Stopover-Life" (digipack) 17 €

MOONWAGON : "Foyers Of The Future" (digipack) 17 €

NINE STONES CLOSE : "One Eye On The Sunrise" 17 €

PANZERPAPPA : "Astromalist" 18 €

PORCUPINE TREE : "Octane Twisted" (2CD) 20 €

PRESTO BALLET : "Relic Of The Modern World" 13 €

PSYCHIC FOR RADIO : "Standing Waves" 16 €

RETROSPECTIVE : "Lost In Perception" 17 €

CRISTIANO ROVERSI : "Antiqua" 17 €

SILVER KEY : "In The Land Of Dreams" (digipack) 17 €

SOMBRE REPTILE : "Timeless Islands" 17 €

SOULENGINE : "Mind Colours" (digipack) 17 €

THE TEA CLUB : "Quicly, Quickly, Quickly" (digipack) 15 €

TOYZ : "The Infinite Road " 13 €

TUSMORKE : "Underjordisk Tusmorke" 17 €

UNITOPIA : "Covered Mirror - Volume One" 18 €

YACOBS : "Clouds" 17 €


ALPHATAURUS : "Attosecundo" (papersleeve) (48:54) 19 €


On connaît tous l’histoire de Alphataurus. Un unique et mythique album, paru en 1973, un second avorté par une séparation impromptue, puis une renaissance 35 ans plus tard à l’occasion d’un concert (immortalisé sur le récent Live In Bloom), expérience mémorable qui a conduit le groupe à reprendre du service. Le résultat ? Ce nouvel album comprenant, d’une part des morceaux (3, de 6, 14 et 10 minutes) de l’époque (qui auraient du figurer sur le second opus et qui avaient été publiés en 1992 sous leur forme originelle de démo, donc avec un son déplorable, sur le CD Dietro L’Uragano), et d’autre part deux compositions inédites (8 et 9 minutes), le tout enregistrés récemment bien sûr. Attosecundo est largement au niveau de son devancier, voire meilleur, tant l’amour d’un progressif symphonico-baroque chatoyant y est clamé haut et fort. Et la dernière bonne nouvelle, outre le fait que la superbe pochette soit réalisée par le même artiste que celle de Alphataurus, est bien sûr que les 2 compositions inédites sont d’excellente facture ! L’avenir s’annonce radieux !


BARAKA : "Trinity" (67:06) 17 €


Formation désormais bien installée dans le paysage progressif nippon, Baraka ne cesse depuis 1997 de faire parler la poudre. Rappelons en effet que le groupe est un trio composé d’un guitariste, d’un bassiste et d’un batteur. Leur nouvel album, Trinity, déploie en douze titres tout leur savoir-faire, mis au service d’une fusion ambitieuse et énergique, un jazz-rock bien secoué, à la fois cérébral dans son assurance technique et direct grâce à son apport hard-rock. Les surprises contenues dans chaque composition sont un atout supplémentaire pour un disque extrêmement prenant et attachant.


BIBLE BLACK : "Bible Black" (44:42) 17 €


Bible Black est un groupe japonais qui a originellement vu le jour dans les années 80. Ce n’est toutefois qu’en 2012 qu’il a pu mettre au point son premier album studio. Totalement instrumental, le propos de Bible Black est assez rude, puissant sans être gratuitement agressif pour autant. Au contraire, même, la guitare s’ingéniant à livrer des soli d’une grande force lyrique. L’ambiance est légèrement vintage, du fait en particulier de l’orgue hammond et du mellotron, comme si le meilleur de Dream Theater s’était successivement plongé dans les bains de jouvence de Deep Purple et UK. Une découverte intéressante...


COSMOS DREAM : "How To Reach Infinity" (2CD) (48:13/57:20) 23 €


Cosmos Dream
est le projet soliste de Charles Roman, fils de Jacques Roman, claviériste de ce groupe de référence du progressif hexagonal qu’est Pulsar. Après un premier album en 2008, Charles Roman a osé un double album concept, basé sur une réflexion philosophique assez générale entre immanence et transcendance. Stylistiquement, se mêlent space-rock à la Pink Floyd et Porcupine Tree et musique nettement plus planante, voire éthérée, dans la lignée des grands claviéristes électroniques. Une sortie d’importance pour les amateurs du genre.


FINAL CONFLICT : "Return Of The Artisan" (56:30) 17 €


C’est la mode (tant mieux pour nous !!), les groupes que l’on croyait éteint réapparaissent les uns après les autres, avec d’excellents nouveaux opus en guise de cadeau de retour ! Personne ne s’en plaindra bien sûr et surtout pas les fans de Final Conflict qui voient le groupe anglais publier un nouvel album 6 ans après le précédent. Return Of The Artisan, titre approprié s’il en est, montre une formation au sommet de son art, capable d’enchaîner les structures les plus typiques du néo-progressif à des séquences plus ambitieuses, à la manière de Big Big Train par exemple. Final Conflict, en 9 compositions (de 1 à 10 minutes) fait preuve ici d’un sans faute, dans un cadre certes circonscrit mais parfaitement maîtrisé. Que demander de plus !?

   

 

GERARD : "Ring Of Eternity" (48:38) 17 €



Enfin distribué dans le reste du monde par l’entremise de Muséa, le dernier album studio en date des japonais de Gerard (sorti à l’origine il y a...2 ans !) nous présente le trio claviers-basse-batterie dans une forme instrumentale toujours aussi impressionnante, mélange de puissance rock et de symphonisme altier, mais régulièrement accompagné par un quatrième homme au chant. Celui-ci s’exprime (plutôt bien) en anglais, et s’il fait preuve de quelques velléités typiquement nippones à monter dans les aigus (à la Novela ou Vienna), il n’en abuse pas et se révèle au final tout à fait compétent à ce poste. Une bonne cuvée en provenance du lointain orient.


HIDDEN LANDS : "In Our Nature" (digipack) (45:55) 17


C’est sur les cendres de Violet Silence (auteur d’un unique album en 2006) que s’est bâti Hidden Lands puisque l’on retrouve en son sein pas moins de 4 anciens membres du groupe suédois. Hidden Lands s’avère néanmoins plus particulièrement mené par Hannes Ljunghall, compositeur et claviériste de son état. Vous ne serez donc pas surpris de découvrir ici un progressif fortement utilisateur des claviers pour générer la plupart de ses parties instrumentales. In Our Nature offre ainsi une musique fluide et mélodique, comportant de très agréables parties chantées et qui évoque parfois un Greenslade néo-progressif. Les 6 présentes compositions (de 4 à 11 minutes) rappellent également parfois les anglais de Third Quadrant qui proposaient également en leur temps un progressif élégant et plutôt dominé par les claviers. Hidden Lands, par sa dimension chaleureuse et ses claviers haut en couleurs, n’est ainsi pas loin d’être l’album idéal pour réchauffer les longues soirées d’hiver qui s’annoncent.


KOMPENDIUM : "Beneath The Waves" (digipack) (67:16 + DVD) 25 €


Kompendium est un nouveau projet ambitieux concocté par Rob Reed, tête pensante de Magenta et grand amateur de musiques progressives. Autour du claviériste, on trouve une flopée d’artistes fameux, parmi lesquels Steve Hackett, Francis Dunnery, Nick Beggs, Gavin Harrison, Mel Collins, Troy Donockley, etc., le London Session Orchestra, un chœur et plusieurs chanteurs/ses dont le principal a pour nom Steve Balsamo. Tout ce joli monde nous offre une œuvre splendide qui, il faut le signaler, doit tout de même plus à la musique celtique et au monde du classique (certaines parties de chant lyrique et présence de l’orchestre oblige), qu’au rock progressif stricto sensu. Serti dans un emballage au format inhabituel et très réussi, et accompagné d’un DVD qui offre plusieurs clips et séances d’enregistrement en images, ce superbe album a toutes les chances de séduire le plus grand nombre, et fera un cadeau de Noël idéal pour faire découvrir nos musiques préférées (même si c’est par une porte un peu dérobée) à vos proches !


LO-FI RESISTANCE : "Chalk Lines" (51:01) 13 €


Second album (après A Deep Breath il y a 2 ans) des new-yorkais de Lo-Fi Resistance, toujours emmenés par le guitariste Randy McStine. Ce dernier s’est d’ailleurs entouré une nouvelle fois de musiciens chevronnés, comme les 3 compères de Porcupine Tree (Gavin Harrison, Colin Edwin et John Wesley), ou le fidèle Dug Pinnick (King’s X). Chalk Lines, en toute logique et portée par une production énorme, prolonge les velléités art-rock du premier opus vers un progressif qui tend de plus en plus vers celui de Porcupine Tree. Les idées fusent et permettent aux musiciens de livrer une prestation de haut vol qui devrait prioritairement séduire les amateurs de progressif moderne et efficace ! Superbe réussite dans le genre !


MAGNESIS : "Faits d’Hiver" (76:08) 17 €


Magnesis est un des groupes les plus doués, parmi tous ceux qui s’efforcent de conserver intact l’héritage du progressif de l’Ange des années 70, théâtral et épique. Faits d’Hiver est une merveilleuse occasion de s’en rendre compte, puisqu’il s’agit du premier disque live proposé par le groupe, après plusieurs DVD. Enregistré pour l’essentiel en 2007, alors que Magnesis célébrait son vingtième anniversaire, il comprend des extraits de tous leurs albums studio (à l’exception bien sûr de celui de 2010, Le Royaume d’Océanéa), en particulier de L’Immortel Opera.


MATERYA : "Case" (digipack) (60:11) 17 €


Deux des membres du groupe italien AltaVia, Andrea Stagni (claviériste, guitariste et bassiste) et la chanteuse Betty Copeta, assistés ici de 2 batteurs (dont Claudio Trotta de Deus Ex Machina) forment le cœur de Materya. Les 2 compères unissent de la meilleure des manières leurs compétences et font de Case une œuvre tout en douceur, portée avant tout par la voix cristalline et profonde de Betty (qui s’exprime à la fois en anglais et en italien). Ce premier album, porteur d’une musique progressive aux atours folk et médiévaux, évoque ainsi parfois Aries ou Karnataka, mais Materya lui offre des arrangements délicieux qui en font une oeuvre remarquable et donc personnelle.

 


 

METUS : "Source Of Life" (digipack) (49:44) 17 €


Metus est le nom du multi-instrumentiste polonais Marek Juza, auteur d’une musique qu’il a affinée au fil du temps, avec pas moins de 7 albums en 6 ans. Juza (âgé de 33 ans), entouré ici de plusieurs musiciens (issus de Millenium, Moonrise, Hipgnosis...) produit un progressif atmosphérique et éthéré, porté par sa voix chaude et zébré de solos de guitare. Les 10 courtes compositions (de 3 à 6 minutes) de Source Of Life imposent ainsi une évidente maturité artistique de la part de leur auteur. En terme de mélancolie progressive, la Pologne semble désormais vouloir rivaliser avec les pays scandinaves...


MOONRISE : "Stopover-Life" (digipack) (58:16) 17 €


En attendant le nouvel opus de Riverside en janvier prochain, la Pologne ne manque pas de nous rappeler combien elle est une terre féconde en matière de Progressif. Après Albion le mois dernier, c’est au tour de Moonrise de publier le petit dernier de sa discographie, le délicieux Stopover-Life. Ce troisième album, toujours mené de main de maître par Kamil Konieczniak, confirme le talent de son auteur pour ciseler des mélodies évidentes et chaleureuses, au sein de compositions (9 ici, de 4 à 9 minutes) qui ne le sont pas moins. Dans le cas de Moonrise, cette évidence mélodique s’accompagne d’une mise en son de grande qualité pour engendrer un néo-progressif soyeux qui possède un formidable pouvoir de séduction...


 

MOONWAGON : "Foyers Of The Future" (digipack) (62:20) 17 €


Tout ce qui a été dit sur Hidria Spacefolk dans la précédente Sélection de Nouveautés pourrait être répété ici. Le second opus de ce quatuor finlandais se nourrit également d’une assise rythmique haut de gamme pour ériger une musique psychédélico-spatiale qui ne l’est pas moins. Moonwagon délivre en effet un progressif aérien, au sein duquel les détails fourmillent et dont le travail mélodique n’est jamais sujet à une quelconque facilité. Les 9 compositions (de 2 à 12 minutes), instrumentales, ne laissent pas les claviers dominer les débats et offrent aux guitares une place non négligeable. Pour décrire le premier opus, on avait évoqué également Hypnos69, et il convient de signaler que l’analogie reste valable ici. Rien à ajouter bien sûr ! Ceux qui devaient l’être sont déjà convaincus que Foyers Of The Future est une oeuvre de tout premier ordre !

 


 

NINE STONES CLOSE : "One Eye On The Sunrise" (60:42) 17 €


Nine Stones Close en est déjà à son second véritable album depuis sa création, en 2008. Jusqu’à présent, le groupe anglo-néerlandais n’avait pas totalement réussi à s’imposer dans un paysage pour le moins encombré. Ce nouvel opus bénéficie de quelques invités relativement connus, parmi lesquels le batteur de Knight Area et Peter Vink, le bassiste attitré de Lucassen. Surtout, les compositions sont plus convaincantes, privilégiant une veine automnale et mélodique de toute beauté, l’osmose étant spécialement marquée entre la guitare et les claviers. Quelques moments plus musclés apportent un contraste intéressant, tandis que le titre éponyme se révèle un cran plus alambiqué. Sans doute One Eye On The Sunrise est-il le fameux album de la consécration...


PANZERPAPPA : "Astromalist" (43:25) 18 €


5ème album (en 12 ans d’activité) pour le quatuor norvégien, et 3ème à reconduire la même équipe. Astromalist confirme la tendance perçue sur l’opus précédent à privilégier des orchestrations plus étoffées (percussions mélodiques, cuivres, flûte...) qui confèrent un attrait proprement irrésistible à des compositions 100% instrumentales, à mi-chemin entre “canterburisme” mélodieux et accents “rock de chambre” raffinés. Un vrai régal !


 

PORCUPINE TREE : "Octane Twisted" (56:43/71:42) 20 €


Dernière occasion (?) en date d’entendre la bande à Steven Wilson en concert, Octane Twisted est un témoignage de la tournée qui a suivi le décrié The Incident (repris dans son intégralité sur le premier CD). Enregistré à Chicago en 2010, cette version démontre qu’on est loin de l’incident (!) de parcours et nous offre un groupe d’une efficacité et d’une maîtrise (ah ces parties lentes) largement au-dessus de la moyenne. Quant au second CD, il fait preuve d’encore plus de libertés dans l’interprétation par rapport aux morceaux originaux, de “Hatesong” à “Stars Die” en passant par la version longue d’“Evenless” ou le splendide “Arriving Somewhere But Not Here”. Et inutile de vous dire que le son est irréprochable : on se croirait près de la scène (mais pas au cœur du public). Qui peut vraiment dire que Porcupine Tree nous offre ici son dernier exploit ? En tout cas, ce double album en concert est à ne pas rater !


 

PRESTO BALLET : "Relic Of The Modern World " (41:52) 13 €


Presto Ballet est en grande forme : après deux disques l’an dernier (Invisible Places et Love What You’ve Done With The Place), et en attendant un double opus déjà annoncé, le groupe mené par Kurdt Vanderhoof livre un nouvel album servant d’introduction au futur magnum opus, intronisant par la même occasion un nouveau batteur et surtout un nouveau chanteur. Toujours conduit tambour battant, la musique du combo décline un progressif symphonique volontiers néo et au dynamisme jamais excessif, culminant ici dans une magnifique suite de vingt minutes. L’heure d’une large reconnaissance a sans doute enfin sonné pour Presto Ballet !

 


PSYCHIC FOR RADIO : "Standing Waves" (64:12) 16 €


Cinq ans de travail ont été nécessaires à cet artiste polyvalent qu’est Henning Pauly (associé ici à Shawn Gordon, patron du label Progrock Records) pour accoucher d’un concept album encore plus ambitieux que son Babysteps de glorieuse mémoire. On l’aura compris, le rock progressif élaboré est assurément technique et cérébral, mais sa dimension mélodique bénéficie de la participation de plusieurs invités : Martin Orford, Mark Zonder de Fates Warning, Carl Westholm de Carptree et Jupiter Society, Randy George, Marek Arnold de Seven Steps To The Green Door ou Bill Berends de Mastermind. Un opéra rock de grande ampleur à ne surtout pas laisser passer.


RETROSPECTIVE : "Lost In Perception" (digipack) (50:33) 17 €


Quelques commentaires portant sur cet album évoquent Muse et Porcupine Tree. Pourquoi ne pas citer en effet ces deux formations pour tenter de circonscrire le progressif assez immédiat de Retrospective, même si on sera également tenté d’évoquer Riverside. Le groupe polonais, qui maîtrise son sujet, c’est indéniable, fait en grande partie reposer son propos sur le chant (excellent !) de Jakub Roszak, ce qui limite forcément son ambition progressive. Cependant, les 9 compositions (de 4 à 10 minutes) de Lost In Perception font preuve d’une maîtrise certain, ce qui leur permet de constituer au final une oeuvre réussie (très classieuse formellement qui plus est) à défaut d’être captivante.

 


 

 

CRISTIANO ROVERSI : "Antiqua" (50:55) 17 €


Le nouveau claviériste de Mangala Vallis, qui reste néanmoins encore celui de Moongarden, a trouvé le temps, malgré son emploi du temps chargé, de publier son troisième opus en solitaire après Music From My Room’s Window en 1999 et The Park en 2003. Antiqua est avant tout une œuvre instrumentale, mais deux des 3 seuls morceaux chantés (sur les 13 que contient l’album) le sont par Bernardo Lanzetti et Aldo Tagliapietra. Excusez du peu !!
Roversi est également entouré ici de plusieurs invités, dont son fidèle ami de Moongarden David Cremoni à la guitare, et donne vie à une musique tout autant acoustique qu’électrique et qui surtout prend le temps d’emmener ses auditeurs vers des paysages sonores chatoyants. Antiqua fait penser en priorité à Anthony Phillips et aux meilleurs morceaux de l’oeuvre soliste de Tony Banks. A propos de The Park, un chroniqueur avait d’ailleurs écrit que c’était l’album que Banks aurait du réaliser s’il n’était pas obnubilé par la recherche d’un “tube”. C’est encore plus vrai aujourd’hui pour Antiqua !


 

 

SILVER KEY : "In The Land Of Dreams" (digipack) (62:53) 17 €


Superbement illustré par Claudio Bergamin (auteur notamment de la pochette du dernier CD de Anthony Lucassen), le premier album de ce groupe italien annonce d’entrée... la couleur. Silver Key, dont le patronyme s’inspire d’une nouvelle de Lovecraft, est un ancien ‘tribute band’ de Marillion et de Fish et propose donc logiquement une musique inspirée de la formation anglaise, telle qu’elle se présentait dans les années 80. In The Land Of Dreams débute par une suite de 30 minutes (divisées en 4 parties) qui ne trompera personne ! Nous voilà dans un univers néo-progressif comme on l’aime, à savoir avant tout ambitieux instrumentalement et qui évoque parfois le Aragon le plus inspiré. La guitare de Carlo Monti et les claviers de Davide Manara font des merveilles, et il est certain que Silver Key va s’imposer comme l’un des jeunes groupes italiens les plus prometteurs, même si son modèle n’est pas (pour une fois) PFM ou Banco... Bravo !


 

 

 

SOMBRE REPTILE : "Timeless Island" (64:22) 17 €


Groupe français né dans les années 1970, Sombre Reptile sort enfin des albums depuis le début des années 2000. D’une haute exigence artistique, la musique de Sombre Reptile, qui s’inscrivait au départ dans la lignée de King Crimson, s’est faite beaucoup plus personnelle. Ce troisième opus, qui a pour thème l’enfance, dévoile dix compositions (de 2 à 8 minutes), à la moelle mélodique goûtue, beaucoup plus typiquement progressive que par le passé. Rythmique élaborée, guitare lyrique et claviers généreux se combinent en un mélange harmonieux qui ne peut décemment pas laisser indifférent, ni les fans de fusion symphonique ni ceux d’un progressif electro-hypnotique à la A Triggering Myth. Que de progrès effectués en 7 ans !!


 

 

SOULENGINE : "Mind Colours" (digipack) (54:01) 17 €


Formé par Ettore Salati (guitares) et Fabio Mancini (claviers), anciens musiciens de The Watch, Soulengine fait une apparition remarquée sur la scène progressive italienne. Son premier album, majoritairement instrumental, s’avère un melting-pot où l’on retrouve un peu de néo-prog, de fusion symphonique, de rock atmosphérique et de psyché. Mind Colours, titre particulièrement explicite, parvient à rendre le tout très personnel et cohérent et se voit rehaussé par de solides arrangements et une virtuosité certaine de la part des 4 musiciens. L’enrobage mélodique fait au final la différence et c’est une œuvre très réussie, latine dans son essence, que nous invite à découvrir Soulengine !


 

 

THE TEA CLUB : "Quickly, Quickly, Quickly" (digipack) (42:21) 15 €


Après avoir assuré la première partie des concerts de Beardfish aux Etats-Unis en mai dernier, The Tea Club a finalisé son troisième album, qui nous parvient en cette fin d’automne comme une réponse aux frimas qui s’annoncent. Quickly, Quickly, Quickly, porté par le génie (osons le terme !!) de son leader/chanteur/guitariste Patrick McGowan, est une oeuvre d’une insondable richesse qu’il est impossible de décrire en quelques lignes. 4 longues compositions (18, 8, 7 et 9 minutes) sont ici présentes pour nous permettre d’intégrer l’univers de The Tea Club, qui évoque parfois Echolyn, Peter Hammill, Radiohead, King Crimson, Genesis, ou autres Pineapple Thief. Et même parfois Harmonium, lors des parties les plus calmes où McGowan évoque Serge Fiori. Néanmoins, circonscrire The Tea Club à quelques références, de décennies différentes qui plus est, s’avère tâche impossible, tant la profondeur thématique de son dernier-né est grande. Tout cela montre en tout cas combien cette formation du New-Jersey a fait un pas de géant ces derniers mois !!

PS : Pour fêter la publication de ce nouvel album, les deux précédents (General Winter’s Secret Museum - 2008 & Rabbit - 2010) sont disponibles au prix de 6 euros pièce.


 

 

TOYZ : "The Infinite Road" (58:13) 13 €


Euphorisante, la musique de ce groupe hollandais est littéralement euphorisante. Toyz a choisi le ‘tout instrumental’ pour son progressif emphatique, emmené par la guitare volubile de Peter van Heijningen, un musicien tout aussi à l’aise dans les rugueuses envolées que dans l’élaboration de séquences plus aériennes. Parler de prog metal, comme nous l’avons lu parfois, paraît clairement abusif, et The Infinite Road semble au final assez proche du défunt et talentueux groupe lillois Xang. On peut également penser parfois à quelques albums de guitar-heros (Marty Friedman, Neal Schon, Yngwie Malmsteen...), mais la dimension progressive (dans les structures et les arrangements) est bien plus forte ici, et finit de faire de The Infinite Road une œuvre... euphorisante !


 

 

TUSMORKE : "Underjordisk Tusmorke" (50:55) 17 €


Produit par Lars Fredrik Frøislie (membre de White Willow et Wobbler notamment), qui fait d’ailleurs ici quelques belles apparitions aux claviers (hammond, mellotron, etc.), le premier album de cette formation norvégienne est au cœur d’un folk progressif typiquement seventies. Underjordisk Tusmorke (“crépuscule souterrain” en français) nous invite à découvrir une musique authentiquement progressive, comme les années 70 en produisaient à la pelle mais devenues bien plus rares de nos jours. Une musique qui se métisse au fil des 9 présentes compositions, d’éléments psyché et même krautrock, pour emmener ses auditeurs au cœur d’un univers totalement vintage, mais éminemment personnel et jouissif !


 

 

UNITOPIA : "Covered Mirror - Volume One" (75:51) 18 €



Le combo australien Unitopia, un des groupes les plus enthousiasmants du renouveau prog de cette dernière décennie, avec Moon Safari, propose un premier volet de reprises. Pour ceux que cette démarche nostalgique, voire passéiste, laisseraient dubitatifs, il convient d’être rassurant : l’identité de Unitopia est suffisamment affirmée pour que ces réinterprétations soient plus que convaincantes. Redynamisées, elles connaissent ici une seconde jeunesse, et si l’on retrouve Genesis et Yes dans des medleys ébouriffants, Supertramp, Marillion, Alan Parsons Project, The Flower Kings, mais aussi Led Zeppelin et d’autres noms du rock au sens large, sont ici sublimés. Un vrai régal !


 

 

YACOBS : "Clouds" (46:02) 17 €


Clouds est le second album en solo de Ulf Jacobs, batteur du groupe Argos (dont le nouvel album devrait sortir début 2013). Après Time Machine, voici donc Clouds, un voyage à travers les panoramas climatiques qui sont autant de métaphores de la variété humaine. Tout au long des douze pistes, allant de une à près de sept minutes, on est bercé par une musique fidèle au rock progressif des années 70 : instrumentation riche et élaborée, mélodies soignées, et des sonorités alliant le Genesis le plus romantique et les tendances plus actuelles, plus électro. Un mélange maîtrisé et réussi, un album qui mérite de bénéficier d’une large audience.