Avant-Propos :

Certains d’entre vous me demandent parfois comment je choisis les albums qui font l’objet de promotion au sein de ces Sélections de Nouveautés. En dehors de considérations financières (prix d’achat en premier lieu) qui entrent forcément en ligne de compte, les arguments sont bien évidemment multiples et se confondent même parfois. Néanmoins, la majorité du temps, il s’agit d’offrir un éclairage appuyé sur des artistes (trop) peu connus et qui méritent un petit coup de pouce pour vous inviter à découvrir leur albums. A l’heure du streaming généralisé (sans parler du piratage), il n’est paradoxalement pas facile pour les musiciens de faire entendre leur musique. La capacité d’écoute d’une personne normalement constituée est bien sûr limitée et se concentre donc sur les noms les plus illustres, délaissant de fait ceux dont la notoriété est (au mieux) en devenir. Qu’ils s’agissent donc des Français d’Audio’m (dont le superbe premier opus vous est présenté avec retard : autre raison de sa mise en vedette aujourd’hui), du Suisse Roland Bühlmann ou des Anglais de The Light Afternoon, voici de bonnes raisons, non seulement de vous faire plaisir, mais aussi de croire en l’avenir (radieux et multiforme) du courant progressif...

Bonne lecture à toutes et à tous !

Olivier (pour Cosmos Music)


PROMOTION

Mai-Juin 2017

Dans la limite des stocks disponibles...

 

3 CD à 13 € pièce !!! 

AUDIO'M : "Audio'm"

ROLAND BÜHLMANN : "Bailenas"

THE LIGHT AFTERNOON : "The History Of Mr Puffin Man"

 


Sélection de Nouveautés (Mai-Juin 2017)...

ASTURIAS - At The Edge Of The World 23 €

AUDIO'M - Audio'm 13 €

AYREON - The Source (2CD+DVD digibook) 23 €

BAROCK PROJECT - Detachment (digipack) 17 €

BIG BIG TRAIN - Grimspound (digipack) 17 €

ROLAND BÜHLMANN - Bailenas (digipack) 13 €

C-SIDES - We Are Now (digipack) 17 €

CARPTREE - Emerger (digipack) 17 €

JPL - Le Livre Blanc (digipack) 17 €

KANT FREUD KAFKA  - Onirico (digipack) 17 €

THE LIGHT AFTERNOON - The History Of Mr Puffin Man (digipack) 13 €

LONELY ROBOT - The Big Dream (Ed. Lim. digipack) 18 €

MAGENTA - We Are Legend (CD+DVD digipack) 18 €

METUS - Black Butterflies (digipack) 17 €

NEXUS - En El Comienzo Del Topos Uranos 18 €

ON THE RAW - Big City Awakes (digipack) 17 €

PANTHER & C - Il Giusto Equilibrio 17 €

BJORN RIIS  - Forever Comes To An End (digipack) 17 €

RYSZARD KRAMARSKI PROJECT - The Little Prince (digipack) 17 €

SOUNDS LIKE THE END OF THE WORLD - Stories (digipack) 17 €

WHITE WILLOW - Future Hopes (digipack) 17 €


 

 

ASTURIAS : "At The Edge Of The World" (50:36) 23 €


Vétéran de la scène progressive nippone des années 80, Asturias en est également un des derniers représentants encore en activité. A l’instar de son prédécesseur Missing Piece Of My Life sorti en 2015, ce nouvel album est encore construit autour de 2 longues pièces instrumentales de 25 minutes mêlant avec bonheur instrumentation classisante (cordes, flûte, clarinette, hautbois) et rock (basse, batterie et guitare), pour un résultat impressionnant à plus d’un titre : interprétation de haut vol, thèmes tous plus brillants les uns que les autres, vaste palette d’émotions... Si l’ombre de Mike Oldfield plane au-dessus d’Asturias, At The Edge Of The World (proposé ici en import, seule version disponible) est à des années-lumière de la production actuelle du maestro et a tous les bons atouts pour lui. Superbe !

 


AUDIO'M : "Audio'm" (61:31) 13 €


Bien qu’ayant arpenté la scène de plusieurs festivals progressifs français ces dernières années, Audio’m n’a visiblement pas encore réussi à se faire un nom. Pas très surprenant au final quand on constate la très grande vitalité progressive actuelle, à l’actualité difficile à suivre donc. Par contre, au regard du contenu de ce premier album, ce manque de notoriété a de quoi susciter l’étonnement. La richesse mélodique et harmonique de Audio’m s’impose dès la première écoute et fait grandir le sentiment d’avoir affaire à un groupe qui compte. Les longs morceaux (15, 13, 6, 9, 9 et 9 minutes) découverts ici, sertis d’un chant féminin à la théâtralité très seventies même s’il s’exprime en anglais, offrent de longues et superbes séquences instrumentales. Purement symphoniques par moment ou plus complexes à d’autres, ce qui nous invitent alors à rapprocher Audio’m de groupes comme Genesis, Atoll ou Syrinx. Ajoutez à ce probant mélange quelques développements classisants et folk (flûte, viole de gambe) à la Patrick Broguière, et vous ferez de Audio’m une découverte de tout premier choix ! Bravo !

 

 


AYREON : "The Source" (2CD+DVD digibook) (44:07/44:26) 23 €


The Source, dernier double opus d’Ayreon, est aussi le premier à paraître chez un nouveau label, Mascot Records. L’objet en lui-même est d’ailleurs somptueux, avec une très belle iconographie. The Source s’inscrit dans le méga-cycle de science-fiction construit par Arjen Anthony Lucassen au fil de ses disques, un retour sur la planète Y, déjà honorée sur une bonne moitié de 01011001. Il s’agit en réalité d’une préquelle, une histoire explorant la prise de pouvoir effectuée par les intelligences artificielles et l’évolution imposée aux ancêtres des humains. Musicalement, l’auditeur demeure en terrain connu, avec un supplément d’énergie, et une galerie de vocalistes assez époustouflante : James Labrie, Tobias Sammet, Russell Allen, Floor Jansen, Simone Simons, Mike Mills, etc... S’il ne surprendra guère l’amateur d’Ayreon, The Source s’impose par une qualité constante d’interprétation et certaines mélodies particulièrement réussies. Ajoutons à cet ensemble les participations solistes de Mark Kelly, Paul Gilbert et Guthrie Govan, et vous aurez compris qu’il s’agit une fois de plus d’un album essentiel.

 


 

BAROCK PROJECT: "Detachment" (digipack) (74:53) 17 €


Les Italiens de Barock Project arrivent, après un interlude live l’année dernière, avec leur cinquième réalisation studio. Et bien que ce type de jugement soit souvent téléphoné, force est de constater que Detachment apparaît à bien des égards comme l’œuvre de la maturité. La musique du groupe y prend en effet toute son ampleur, un prog symphonique synthétisant l’héritage classique (PFM, Genesis) et la perfection formelle du prog contemporain, celui de Steven Wilson en particulier. Les mélodies sont d’une grande sensibilité, superbement arrangées, et la noirceur dont le groupe avait parfois tendance à abuser est ici éclaircie et parfaitement maîtrisée, mise au service d’un tableau rutilant et débordant d’émotions.

 

 

 


BIG BIG TRAIN : "Grimspound" (digipack) (67:53) 17 €


En près de 30 ans d’une carrière sinueuse, Big Big Train est devenu une formation majeure de notre mouvement, de celles dont on attend avidement chaque nouvel album. Le dixième s’appelle Grimspound, suit son devancier de quelques mois à peine, mais annonce quelques significatives évolutions, notamment une ambition progressive bien plus affirmée. Les développements instrumentaux sont ainsi bien plus fournis (certains titres sont même totalement dénués de chant) et les thèmes plus complexes, au service d’une musicalité toujours aussi poussée et envoûtante. Grimspound, constitué de 8 compositions (12, 5, 10, 3, 7, 7, 15 et 6 minutes), démontre ainsi combien ses auteurs (aidés une nouvelle fois de quelques invités, dont l’excellente Judy Dyble) maîtrisent l’art progressif comme peu de formations savent le faire actuellement. Le symphonisme ambitieux et mouvant de Grimspound fait indéniablement de Big Big Train un socle de notre courant musical sur lequel viennent se concrétiser nos attentes les plus folles.

 


ROLAND BÜHLMANN : "Bailenas" (50:31) (digipack) 13 €


On avait découvert ce guitariste suisse il y a deux ans à l’occasion de la sortie de son premier album, le voici de retour aujourd’hui, auréolé d’une renommée certes encore relative mais qui devrait néanmoins grandir grâce au talent dont il fait preuve ici. Développant un propos à nouveau entièrement instrumental, Roland Bühlmann fait en effet un saut qualitatif certain avec ce Bailenas et ses 5 compositions (7, 7, 10, 7 et 18 minutes). Chantre d’un progressif classieux et atmosphérique, aux élans post-rock et electro-jazzy, Roland Bühlmann souffrira certainement encore d’un patronyme peu glamour (un groupe fait toujours davantage parler de lui qu’un artiste en solo, à talent égal bien sûr). Mais sa musique portée par de belles dentelles guitaristiques, parfaitement produite et jamais minimaliste ou désincarnée, invite invariablement à de somptueux voyages intérieurs... Le bon moment de découvrir cet artiste authentique

 

 


C-SIDES : "We Are Now" (digipack) (68:24) 17 €


C-Sides est une formation originaire du Pays de Galles, constituée notamment d’anciens membres de Magenta (Martin Rosser et Allan Mason-Jones), qui livre avec We Are Now son second album après Devitrification en 2011. Si la musique peut par certains aspects se rapprocher logiquement du néo-prog, l’énergie déployée et les riffs de guitare privilégiés font plutôt pencher les influences vers le Yes ou le Rush des années 80, voire l’univers de Dec Burke, la dominante vocale demeurant toujours mélodique, proche des Beatles. Un mélange séduisant et réussi, et un disque pouvant permettre au groupe de bénéficier d’un plus grand écho. C’est tout le mal qu’on lui souhaite bien sûr.

 


CARPTREE : "Emerger" (digipack) (54:20) 17 €


Voilà un des albums les plus attendus de 2017 ! Il faut dire que le duo de Carptree, le chanteur Niclas Flinck et le musicien Carl Westholm, n’avaient pas livré d’album depuis Nymf en 2011. Désormais pris en charge par Reingold Records, Carptree s’avère fidèle à son style unique : une voix évocatrice du grand Peter Gabriel, théâtrale mais avec mesure; des mélodies captivantes, parmi les meilleures de leur discographie («The Fleeting Deep»); une orchestration sombre et puissante, mariant claviers et guitares; des chœurs féminins renforçant le caractère d’une musique semblant venir d’un monde fantastique, parallèle, un univers au surréalisme grinçant et inquiétant, à l’image de la pochette de Emerger. Quelques arrangements plus synthétiques apportent un peu de nouveauté à une alchimie déjà parfaite, ayant pleinement trouvé son équilibre.

 

 


JPL: "Le Livre Blanc" (digipack) (62:04) 17 €


Après un Retrospections Volume 2, collection de titres inédits ou alternatifs, paru l’an dernier, Jean-Pierre Louveton sort son premier véritable album solo depuis MMXIV en 2014. Les neuf nouveaux morceaux se distinguent d’abord par une orchestration remarquable, bénéficiant de la participation de deux batteurs (ceux de Nemo et Wolfspring), du fidèle complice Guillaume Fontaine aux claviers et de nouveau de Dominique Leonetti. Sans oublier les riffs incisifs de Jean-Pierre Louveton, qui claquent aux oreilles et épicent son propos éminemment progressif. Les ambiances de chaque titre sont relativement variées, les structures contrastées, capables de générer de très beaux moments, à l’image de «L’Etoile du Nord». Les textes, quant à eux, demeurent fidèles à l’engagement politique du musicien, dénonçant nationalismes, religions et autres replis sur soi, faisant de cet album un parfait reflet de son temps.

 

 


KANT FREUD KAFKA : "Onirico" (digipack) (50:51) 17 €


On avait découvert cette formation espagnole il y a 3 ans avec un premier album en guise de délicieuse carte de visite. Mené par Javi Herrera (claviériste et batteur), entouré une nouvelle fois de nombreux invités, Kant Freud Kafka (tout un programme !) fait un formidable bond en avant qualitatif et stylistique. La dimension ‘neo classique’, plutôt prégnante sur No Tengas Miedo en 2014, de la musique est en effet amoindrie au profit d’une ambition progressive bien plus développée. Les 6 compositions (9, 5, 11, 8, 7 et 9 minutes) d’Onirico, majoritairement instrumentales, se placent alors clairement dans le sillage du meilleur Asturias, offrant une interprétation de haut vol au service d’un propos symphonique constamment inspiré. L’éclatante démonstration d’un talent, non plus en devenir, mais arrivé à un niveau inespéré. Une oeuvre captivante, vraiment !

 

 

 


 

 

THE LIGHT AFTERNOON : "The History Of Mr Puffin Man" (50:37) (digipack) 13 €


The Light Afternoon est un duo anglais, situé à Bornemouth et constitué de Annette Appleton au chant et Steve Newland aux instruments, qui nous propose ici son troisième album. The History Of Mr Puffin Man, bâti autour de 6 compositions (6, 6, 7, 6, 16 et 8 minutes), délivre un progressif pastoral et symphonique, aux inclinations folk et classisantes. Porté par un chant aérien qui évoque Kate Bush ou Annie Haslam, cet album s’avère typiquement anglais dans son expression mélodique et ses ambiances. Pas facile de rapprocher The Light Afternoon d’une autre formation, tant son originalité (cette probante association de séquences chantées et instrumentales, qui se portent et s’amplifient les unes et les autres) frappe les esprits tout au long de The History Of Mr Puffin Man. A noter le superbe travail formel réalisé par Annette pour offrir un digipack qui s’avère un réel complément de la musique, qu’il aide d’ailleurs à comprendre et apprécier.

 


LONELY ROBOT : "The Big Dream" (Ed. Lim. digipack) (53:33) 18 €


Lonely Robot, pour ceux qui ne le sauraient pas encore, est le projet soliste de John Mitchell, guitariste membre d’Arena, It Bites ou Frost*. Il avait déjà produit un premier opus, Please Come Home, il y a deux ans, et ce nouvel album s’inscrit dans son parfait prolongement. En 11 morceaux (auxquels ont été ajoutés 3 titres bonus sur l’édition limitée pour 16 minutes supplémentaires), John Mitchell tisse des mélodies sucrées-salées facilement addictives, servies par un enrobage néo-prog impeccable, dont une batterie énergique œuvre de Craig Blundell. Outre cette dominante pop prog fort agréable, The Big Dream laisse également s’exprimer, davantage que pour le précédent disque, le côté le plus prog de l’artiste, à travers quelques pièces purement instrumentales, dont l’ambitieux titre éponyme, fort de ses huit minutes. Un album acidulé à laisser fondre sous la langue.

 


MAGENTA : "We Are Legend" (digipack) (48:04+DVD) 18 €


L’inépuisable Rob Reed, récemment auteur avec Sanctuary II d’un nouvel hommage à la musique séminale de Mike Oldfield, livre après quatre années de silence studio le nouvel opus de son groupe phare, Magenta. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il s’agit d’un retour aux fondamentaux prog : trois morceaux en effet se partagent l’affiche, deux de onze minutes et un épique de vingt-six, «Trojan». Au vu du thème choisi pour ce sixième disque, on ne s’étonnera pas que l’ambition symphonique, lyrique voire épique soit au rendez-vous. Il y a du Vangelis, mais aussi du Spock’s Beard ou un soupçon de rock alternatif dans ces nouvelles compositions, toujours transcendées par l’interprétation lumineuse de Christina Booth. Un disque rempli de vigueur, pièce maîtresse de la carrière de Magenta. Magnifique !

 


 

METUS : "Black Butterflies" (digipack) (43:02) 17 €


Projet du multi-instrumentiste polonais Marek Juza, Metus poursuit ici une carrière des plus opulentes, avec pas moins de 8 albums à son actif à ce jour. Mis en son par de multiples invités (dont le claviériste de Loonypark, Krzysztof Lepiarczyk), Black Butterflies réalise l’exploit de proposer une œuvre d’une grande force émotionnelle. En premier lieu grâce au chant éthéré et poétique de Juza guidant avec maestria les 9 présentes compositions (de 3:40 à 6:19) qui s’avèrent tout à la fois sombres, neo classiques et atmosphériques. Des ambiances typiquement polonaises se découvrent ainsi au sein de ce Black Butterflies, délivrant un prog alternatif bien plus riche, varié et profond qu’il n’y paraît au premier abord.

 

 


NEXUS : "En El Comienzo Del Topos Uranos" (55:34) 18 €


Quel bonheur de retrouver les argentins de Nexus à un tel niveau de créativité. Leur cinquième album studio, porté une nouvelle fois par l’excellence claviéristique de Lalo Huber, s’avère cette fois-ci totalement instrumental, ce qui confère une cohérence et une force évocatrice jamais prises en défaut. Les 9 compositions (de 2:49 à 9:10) de En El Comienzo Del Topos Uranos ne comportent donc désormais plus de chant, le groupe s’étant visiblement lassé de devoir dénicher un nouveau vocaliste à chaque opus. Sorte de Solaris sud-américain, Nexus est aussi à l’aise lors des parties les plus symphoniques (évoquant alors parfois Genesis ou Le Orme) qu’au cours des séquences les plus emphatiques qui éclairent une nouvelle fois combien ELP demeure une influence majeure du groupe. Superbe album, il va sans dire...

 

 


ON THE RAW : "Big City Awakes" (digipack) (66:01) 17 €


Voici l’excellente surprise de cette Sélection. Surprise bien sûr par la découverte du formidable talent de cette nouvelle formation espagnole, mais un peu moins au final quand on découvre le CV des musiciens officiant ici. On The Raw est en effet constitué de certains instrumentistes que l’on connaît bien puisque l’on recense (notamment) le claviériste et le guitariste de Harvest, Jordi Amela et Jordi Prats, entourés d’un saxophoniste/flûtiste assez exceptionnel. Big City Awakes, entièrement instrumental et constitué de 9 morceaux (de 5 à 10 minutes), offre ainsi quelques subtiles déclinaisons jazzy à un propos fondamentalement progressif. Le sens mélodique de ce premier opus n’est jamais pris en défaut et le délicieux groove qui se dégage de son propos lumineux envoûte littéralement l’auditeur. Audacieux dans sa volonté de malmener les certitudes et classique par son souci de se référer aux valeurs fondatrices du courant progressif, Big City Awakes évoque parfois le Camel des années 70, Caravan également, mais aussi les meilleurs DFA et Forgas Band Phenomena, et même le Alan Parson Project instrumental. La mixture, tout à la fois consistante et légère, offre d’incroyables et sublimes moments de bravoure et d’échanges entre les musiciens, auxquels il semble impossible de résister. Et puis d’ailleurs, pourquoi résister à la promesse d’un tel bonheur auditif !?

 

 


PANTHER & C : "Il Giusto Equilibrio" (47:41) 17 €


L’heure de la confirmation a sonné pour cette formation italienne, après un prometteur premier opus paru il y a 2 ans. Et quelle confirmation ! Il Giusto Equilibrio, constitué comme son devancier de 5 morceaux (4, 13, 4, 11 et 13 minutes), fait en effet un sans faute, emportant totalement l’adhésion des amateurs de rock progressif italien moderne et symphonique. Tout est affaire d’équilibre au sein de Panther & C (un patronyme toujours aussi énigmatique), et les dialogues aériens entre la guitare et les claviers font constamment mouche auprès de ceux qui adorent se laisser griser et porter par le survol de ces sublimes paysages sonores. Il Giusto Equilibrio, porté également par le chant apaisé (dans la langue de Dante) et la flûte délicate de Mauro Serpe, se drape aussi parfois de couleurs plus néo-progressives, une modernité de ton qui sied parfaitement à la structure et à, l’emphase mélodique des compositions. Après Cellar Noise, Panther & C place l’Italie au centre de l’échiquier progressif actuel. Bravo !!

 

 


 

BJORN RIIS : "Forever Comes To An End" (digipack) (48:14) 17 €


Bjorn Riis, guitariste d’Airbag, avait déjà livré un bien bel album solo, Lullabies In A Car Crash, en 2014. Sa nouvelle galette, pour la réalisation de laquelle il s’est entouré de plusieurs invités, dont deux de ses camarades d’Airbag, est encore meilleure. Car si la quintescence floydienne y est toujours présente, avec cette guitare électrique orgasmique, les 7 morceaux qui se succèdent ne sont pas sans évoquer à plusieurs reprises le talent d’un Steven Wilson, ainsi du titre éponyme, aux poussées de fièvre irrésistibles. Un disque superbe, simplement, indispensable pour tous les amoureux de David Gilmour et bea

 


 

RYSZARD KRAMARSKI PROJECT : "The Little Prince" (digipack) (45:59) 17 €


Ryszard Kramarski est le claviériste du groupe polonais Millenium, devenu en quelques albums le maître étalon du rock progressif dans son pays. Avec The Little Prince, longuement mûri, il propose une interprétation musicale du chef d’œuvre universel d’Antoine de Saint-Exupéry. Entouré de plusieurs musiciens du milieu et d’une chanteuse, il livre un album profondément marqué par l’empreinte de Pink Floyd et de Camel, une musique intense, aux légers accents orientaux, profondément lyrique et orchestrale, riche en soli de guitare et en parties de claviers planantes. Un bien beau voyage, à savourer tout en relisant (pourquoi pas) le livre intemporel qui l’a inspiré.

 


 

SOUNDS LIKE THE END OF THE WORLD : "Stories" (digipack) (39:21) 17 €


Ce groupe polonais, chaperonné par God Is An Astronaut, propose en moins de 40 minutes de nous faire voyager au gré de son progressif instrumental de haute volée. Teinté de post-rock et de fulgurances spatiales, Stories bénéficie d’une excellente production et de musiciens (2 guitaristes et une section rythmique) tout aussi excellents pour mettre en son ses 8 compositions (de 3:05 à 6:21). Ces dernières, construites en strates mélodiques et porteuses d’ambiances captivantes, s’écoutent comme on regarde un film, c’est-à-dire en découvrant un scénario original qui surprend, émeut, étonne, captive pour finalement emporter totalement l’adhésion. Sounds Like The End Of The World est de ces groupes (comme Lunatic Soul par exemple) qui labourent la parcelle progressive la plus cinématique pour en faire germer une musique remarquable de sensibilité et de force émotionnelle...

 


WHITE WILLOW : "Future Hopes" (digipack) (50:24) 17 €


Septième album studio du groupe norvégien emmené par son guitariste et principal compositeur Jacob Holm-Lupo, flanqué des fidèles Lars Frederik Froislie (Wobbler) et Mattias Olson (Anglagard) et d’une nouvelle chanteuse en la personne de Vente Knutson (déjà entendue sur le dernier opus de The Opium Cartel), Future Hopes est orné d’une pochette et d’une typographie signées Roger Dean qui (outre un manque d’originalité certain) laisse d’emblée espérer des festivités plus progressives que jamais. Et c’est éminemment le cas : moins folk, moins hard que ses prédécesseurs, plus épique et truffé de sons de CS80 (le clavier popularisé par Eddie Jobson dans les deux albums de UK), Future Hopes est sans doute l’album le plus captivant de White Willow depuis Sacrament.