Avant-Propos :

L’actualité progressive, on le sait bien désormais, est faîte de brusques emballements et de ralentissements impromptus. Ainsi, malgré les prévisions de sorties que nous recensons régulièrement sur notre site Internet, difficile de dire à l’avance quelle va être la teneur d’une Sélection De Nouveautés et quand elle va paraître. Celle du mois de mai, que vous lisez présentement et qui s’avère déjà bien étoffée, se concrétise ainsi quelques semaines trop tôt pour annoncer plusieurs albums très attendus (ceux de Spock’s Beard, Gazpacho, Arena, Yuka & Chronoship ou autres Lunatic Soul) et dont la disponibilité ne sera certainement effective que courant juin. Comme d’habitude, vous êtes invités à réserver d’ores et déjà vos exemplaires, histoire de nous faciliter mutuellement la tâche... Merci d’avance et à bientôt.

Bonne lecture à toutes et à tous !

Olivier (pour Cosmos Music)


PROMOTION

Mai 2018

Dans la limite des stocks disponibles...

 

2 CD à 13 € pièce !!! 

FREQUENCY DRIFT : "Letters To Maro"

PINSKI : "Sound The Alarm"

 


Sélection de Nouveautés (Mai 2018)...

 

CARAVELA ESCARLATE : "Caravela Escarlate" 18 €

CRYSTAL PALACE : "Scattered Shards" (digipack) 17 €

DELUSION SQUARED : "Anthropocene" (digipack) 17 €

LA DOTTRINA DEGLI OPPOSTI : "Arrivederci Sogni" 17 €

FREQUENCY DRIFT : "Letters To Maro" (digipack) 13 €

PETER GEE : "The Bible" 17 €

GLASS : "Emergence" 17 €

JPL : "Retrospections Vol III" (digipack) 17 €

MAGNOLIA : "Con Fuoco" (digipack) 17 €

MONNAIE DE SINGE : "The Last Chance" (digipack) 17 €

NATHAN : "Era" (papersleeve) 19 €

NOIBLA : "Hesitation" 17 €

PINSKI : "Sound The Alarm" (digipack) 13 €

PLENTY : "It Could Be Home" (digipack) 17 €

ROBERT REED : "Sanctuary III" (2CD/DVD digipack) 21 €

RIVERSEA : "The Tide" (digipack) 17 €

SOLAR PROJECT : "Utopia" 17 €

TESSERACT : "Sonder" (digipack) 18 €

TOUNDRA : "Vortex" (digipack) 18 €

VITRAL : "Entre As Estrelas" (digipack) 18 €

WEEND'Ô : "Time Of Awakening" (digipack) 17 €


 

 

CARAVELA ESCARLATE : "Caravela Escarlate" (53:28) 18 €


Quel bonheur, après de trop longues années de disette, de retrouver un Brésil pourvoyeur d’excellentes formations progressives. Plus loin, vous découvrirez Vitral, mais ici, il s’agit de Caravela Escarlate, auteur d’un second album éponyme (le premier date de 2016). Ce trio, originaire de Rio, voit son propos globalement dominé par des claviers multiformes (moog en tête) qui rappellent assez souvent le Camel de Mirage ou Moonmadness. Le chant en portugais (sur 6 des 8 titres de l’album - de 4:46 à 11:34 -, les 2 autres étant entièrement instrumentaux), ainsi que quelques parties de violon et une section rythmique en état de grâce, nous ramènent néanmoins assez vite en Amérique du Sud, pour un superbe progressif rétro, symphonique, chaleureux et festif...


CRYSTAL PALACE : "Scattered Shards" (digipack) (50:30) 17 €


Crystal Palace est une de ces formations, de plus en plus nombreuses, à signer chez Progressive Promotion Records, le label de Seven Steps To The Green Door, mais également des Français de The Black Noodle Project ! Crystal Palace, pour sa part, penche davantage vers le hard et le néo-prog, mais ce groupe ayant déjà derrière lui plus de vingt ans de carrière ne réduit pas sa palette à cette seule étiquette. Son rock progressif est en effet enclin aux contrastes et sait aussi bien produire des chansons romantiques que des séquences plus enfiévrées, sans démonstration inutile, mais toujours guidé par la recherche de la mélodie juste. Certains arrangements des 8 compositions (de 4:03 à 8:03) de Scattered Shards évoquent même le prog classique et bucolique des années 70. Ce faisant, Crystal Palace partage certaines similitudes avec la démarche d’un Steven Wilson, et mérite assurément bien plus de reconnaissance que ce qui est la sienne actuellement.


DELUSION SQUARED : "Anthropocene" (65:11) 17 €


Antropocene est le quatrième album des Français de Delusion Squared, quatre ans après The Final Delusion. Avec un gros changement à la clef : le départ de la chanteuse Lorraine Young, qui faisait beaucoup dans l’identité musicale, remplacée par Steven Francis, une des deux têtes pensantes de Delusion Squared depuis l’origine. Il y est toujours question de problématiques très actuelles, puisque l’anthropocène désigne ce qui serait une nouvelle période historique (après l’holocène), débutant au XIXe siècle et marquée par l’impact croissant et destructeur de l’espèce humaine sur son environnement. La rythmique de ce nouveau disque possède une dimension très synthétique, mais la finesse de la production, la précision des arrangements et le caractère envoûtant des différents thèmes assurent le charme de cet Anthropocene, la voix de Steven Francis s’intégrant sans difficulté à un propos planant proche du post-rock. Subtil et attachant, Anthropocene a tout pour imposer définitivement Delusion Squared comme un groupe français majeur.


 

LA DOTTRINA DEGLI OPPOSTI : "Arrivederci Sogni" (39:58) 17 €


Impossible de ne pas placer actuellement l’Italie au centre de l’échiquier progressif. Pour (nouvelle) preuve, l’apparition de cette fantastique formation apparaissant finalement avant tout comme le projet du claviériste Andrea Lotti, qui fut l’un des fondateurs de La Coscienza Di Zeno avant de le quitter dès la publication de son premier opus. La Dottrina Degli Opposti, en moins de 40 minutes, parvient en effet à faire des auditeurs de ce magnifique Arrivederci Sogni des spectateurs pantois d’admiration. Entouré d’une trentaine d’invités et d’un orchestre classique, Lotti cisèle un progressif symphonique du meilleur effet, parcimonieusement coupé par le chant envoûtant de Francesco Ciapica (Il Tempio Delle Clessidre). Les 7 compositions (de 2:31 à 11:09) font preuve d’une incroyable finesse, superposant les strates mélodiques avec l’habileté d’un orfèvre, et trouvent une fantastique conclusion avec les fastes de “Fra Le Dita” qui, par des entrelacements de dialogues piano/guitare et d’arrangements orchestraux, permet à Arrivederci Sogni de finir en apothéose. Sublime !


FREQUENCY DRIFT : "Letters To Maro" (digipack) (60:10) 13 €


Après l’excellent Last en 2016, Frequency Drift change à nouveau de registre, proposant avec ces Letters To Maro un album d’une étonnante modernité et d’une grande sophistication. C’est notamment l’apport de la nouvelle chanteuse et parolière, Irini Alexia, qui transcende les compositions résolument dans l’air du temps de Nerissa Schwartz et Andreas Hack. La sensibilité et le lyrisme de la mezzo-soprano apportent les qualités opératiques mais également les facultés d’improvisation qui participent de la dimension cinématique de ces Letters To Maro. Décidément, Frequency Drift ne cesse de nous surprendre, sans pour autant se départir d’une qualité époustouflante. Letters To Maro ne déroge pas à la ligne de conduite du groupe et, selon sa perception, l’auditeur pourra y trouver la meilleure production à ce jour du groupe de Bayreuth.


PETER GEE : "The Bible" (68:38) 17 €


On connaît l’engagement spirituel de Peter Gee, bassiste de Pendragon et chrétien fervent. Il avait déjà sorti plusieurs albums solo dans les années 1990 et 2000 autour de ses croyances, et son nouvel opus se situe encore dans cette veine, déjà largement explorée par un Neal Morse. Mais là où ce dernier privilégie un prog symphonique généreux voire pompier, Peter Gee préfère livrer des titres plus atmosphériques et sobres. Le thème de cet album, comme son titre l’indique, est la mise en musique de l’Ancien et du Nouveau Testaments, à travers pas moins de vingt-huit morceaux. Pour ce faire, il s’est entouré de plusieurs chanteurs et musiciens, dont un violoniste et un trompettiste, sans oublier une superbe pochette, œuvre de Simon Williams (graphiste des disques de Pendragon dans les années 1990). Le résultat s’avère extrêmement varié, ballades acoustiques, instrumentaux, titres plus directs, composant l’album le plus ambitieux et réussi de Peter Gee. De quoi donner envie à tous les amateurs de prog d’être prosélytes !


GLASS : "Emergence" (57:20) 17 €


Le nom de Glass ne vous dit rien ? Vraiment ? Pourtant, ce trio de musiciens américains, comprenant les frères Sherman et Jerry Cook, tous trois multi instrumentistes aguerris, est en activité depuis 1970. Leur premier album est paru en 2004, et ce Emergence, quasi totalement instrumental, prouve bien leur maîtrise technique. Il est question d’un prog tirant nettement vers le jazz, et accordant une très large place aux claviers de toutes sortes, Hammond, piano, Mellotron (oh combien !), Fender Rhodes... Emergence, dont les titres s’échelonnent entre trois et sept minutes, est à réserver en priorité à ceux qui affectionnent des combos comme Planet X ou ceux de l’école de Canterbury (Hugh Hopper est un des invités présents), mais pourra largement séduire les plus ouverts à un univers mixant jazz-rock et prog classique.


JPL : "Retrospections Vol III" (digipack) (47:51) 17 €


Depuis la mise en sommeil de Nemo, son leader, Jean-Pierre Louveton, ne chôme pas : outre ses albums solo proposant du matériel inédit (MMXIV, Le Livre Blanc), il a repris sa série des Retrospections, entamée en 2008. Le principe de ces disques, enregistré pour le Volume III avec le seul Jean-Baptiste Itier à la batterie, est de livrer des inédits tirés des archives de l’artiste, ou des interprétations alternatives d’anciennes compositions. Si ce troisième volet est présenté par Jean-Pierre Louveton lui-même comme plus rock, la complexité des structures présentes tout au long des neuf morceaux (de trois à huit minutes) signe l’appartenance maintenue au courant prog (excellent «Etrange Idée»), tandis que la guitare très charnelle et les paroles engagées demeurent les marques de fabrique d’un des grands messieurs du progressif hexagonal.


MAGNOLIA : "Con Fuoco" (digipack) (58:06) 17 €


Pour d’obscures raisons, cette formation italienne n’a pas la renommée qu’elle mérite. Son second opus, paru en décembre dernier, malgré ses grandes qualités, n’a ainsi pas (encore ?) vraiment fait parler de lui dans notre microcosme. Mais comme il n’est jamais trop tard, voici quelques mots pour vous présenter ce superbe Con Fuoco et ses 8 compositions (de 3:56 à 13:11). Même si le morceau d’ouverture de l’album est totalement instrumental, Magnolia marque les esprits par la présence d’une chanteuse de grand talent, aussi à l’aise dans les séquences calmes que dans les parties enfiévrées. Magnolia a ainsi trouvé sa formule consistant à alterner des moments typiques du symphonisme italien et d’autres, bien plus remuants et énergiques, somme toute davantage anglais. Une formule qui trouve son apothéose dans la suite finale, servi par des mélodies et des ambiances orchestrales du meilleur effet... Bravo !


MONNAIE DE SINGE : "The Last Chance" (digipack) (57:03) 17 €


Trois ans après Error 404, voici donc le nouvel album de Monnaie De Singe, formation française aux larges effectifs et à la musique puissamment rock, dans la lignée de Porcupine Tree ou Gazpacho. Dix nouveaux morceaux sont au programme de The Last Chance, toujours interprétés dans la langue de Shakespeare par Anne-Gaëlle Rumin et Philippe Glayat, et plus que jamais, la mélancolie est de rigueur dans des atmosphères industrielles brumeuses, à la puissance contenue. Quelques arrangements électro saupoudrent une musique d’une grande sensibilité et excellemment produite, qui a tout pour rejoindre la cour des grands.


 

 

NATHAN : "Era" (papersleeve) (53:52) 19 €


On attendait avec impatience le second opus des italiens de Nathan, ancien tribute-band (de Genesis et Pink Floyd essentiellement) qui avait fait une entrée des plus remarquées en 2016 dans le petit monde progressif. Se situant toujours au coeur de la tradition progressive transalpine et une nouvelle fois accompagné de parties chantées dans la langue de Dante, Era confirme le grand talent de ses auteurs, surfant sur les contrastes et la brillance mélodique. Huit compositions (de 5:54 à 7:35) sont ainsi au programme de cet opus racé, qui a gagné en clarté et en équilibre. Le symphonisme aérien est toujours à la fête, mais la propension du groupe à lui associer quelques séquences plus modernes (néo) se voit ici avérée pour un résultat des plus probants. On serait tenté de parler de maturité, mais il sera certainement plus évident (et facile) de dire que Nathan entre ici dans une nouvelle ère de sa jeune carrière...


NOIBLA : "Hesitation" (48:09) 17 €


En publiant deux albums solos, le guitariste d’Albion, Jerzy Antczak, avait engendré quelques doutes sur la pérennité du groupe polonais. L’apparition aujourd’hui de Hesitation n’en laisse désormais plus beaucoup, puisque le reste des membres d’Albion en est l’auteur. Sans surprise, Noibla s’inscrit dans la veine du néo-progressif proposé par son devancier. Il faut ajouter que la signature vocale de Katarzyna Sobkowicz Malec amplifie clairement cette parenté stylistique. Neuf compositions (de 3:40 à 6:59) sont au programme de ce délicieux et délicat Hesitation, qui se base sur des atmosphères élégantes et des mélodies soyeuses. On pense également à Millenium, et les quelques apparitions du hautbois et du saxophone élargissent la palette instrumentale pour offrir définitivement à Hesitation un visage des plus accueillants.


PINSKI : "Sound The Alarm" (48:20) (digipack) 13 €


Pinski est la nouvelle signature de Gentle Art Of Music, le label de Yogi Lang et Kalle Wallner. C’est d’ailleurs au projet parallèle de ce dernier, Blind Ego, que l’on pense à l’écoute de ce premier album. Pinski est une formation menée par Insa Reichwein, alias Pinski donc, guitariste et chanteuse, sans claviers, mais déployant une sacrée énergie. Musicalement, le ton est très rock, hard-FM même à certains moments, mais les onze titres exploitent une large palette, évoquant certains accents pop, ou les univers du Porcupine Tree des années 2000. En dehors de cette variété et d’une inspiration d’écriture jamais prise en défaut, Sound The Alarm mérite largement le détour en raison du talent de Insa Reichwein au chant : ses grandes capacités, sa facilité à passer d’un style à un autre, forcent le respect. Les trois acolytes de la belle ne sont pas en reste, et Pinski a tout pour séduire les amoureux de rock, tout simplement.


 

 

PLENTY : "It Could Be Home" (digipack) (46:16) 17 €


Premier groupe de Tim Bowness, Plenty n’avait connu qu’une brève existence dans la seconde moitié des années 80. Ayant retrouvé ses anciens compagnons de route, le chanteur anglais, aidé activement par Jacob Holm-Lupo (White Willow et The Opium Cartel), a décidé de réenregistrer les morceaux (en apportant quelques modifications, au niveau des textes également) qui auraient dû constituer le premier album de Plenty trois décennies plus tôt. Dans la lignée des récents albums de Bowness, mais avec (logiquement) une touche eighties à la Cure, Peter Gabriel ou Prefab Sprout, It Could Be Home (et ses 10 morceaux, de 3:37 à 6:15) offre un melting-pot de ballades, de pop-songs et de titres plus ambient. Beau travail d’archéologie musicale de la part de l’excellent label Karisma Records.


ROBERT REED : "Sanctuary III" (2CD/DVD digipack) (41:56/76:15+DVD) 21 €


Après deux studios et un live, Robert Reed poursuit (et clôt ?) sa série d’hommages au Mike Oldfield des années 1970, avec de nouveau un album constitué de deux suites d’une vingtaine de minutes. Il est de nouveau entouré de Tom Newman pour l’enregistrement et des musiciens Les Penning et Simon Phillips, tous anciens collaborateurs de qui vous savez. On y retrouve les ambiances d’Ommadawn, principalement, avec quelques échos plus mesurés d’Incantations ou de QE2. Bien sûr, depuis le début de ce projet, des reproches de similitude trop marquée avec les œuvres du maître ont été adressés à Robert Reed. Pourtant, s’il y a bien un disque qui intègre davantage d’apports personnels, c’est bien ce Sanctuary III, au point sans doute d’en être le volet le plus brillant. Parmi les bonus de cette luxueuse édition, on trouve plusieurs morceaux inédits et une suite supplémentaire de vingt minutes. Avec ce troisième volet, Robert Reed a abandonné l’hommage trop formel pour enfin réaliser une œuvre qui, certes poursuit (et ne se contente donc plus de singer) l’œuvre de Mike Oldfield, mais se suffit totalement à elle-même.


RIVERSEA : "The Tide" (digipack) (55:32) 17 €


Il aura fallu attendre six ans pour voir Riversea proposer un successeur à l’excellent Out Of An Ancient World. Pour ceux qui ne s’en souviendraient pas, Riversea est le projet de deux musiciens, le chanteur Mark Atkinson, à la voix impériale, et le claviériste Brendan Eyre, remarqué entre autre pour sa collaboration avec Tony Patterson (présent ici en tant que flûtiste). The Tide convoque un grand nombre d’invités, parmi lesquels beaucoup de membres de Mostly Autumn, dont Bryan Josh et Olivia Sparnenn. Tout au long des douze nouveaux titres se déploie un univers terriblement attachant, planant et dynamique, rock atmosphérique aux atours de claviers jamais passéistes et aux redoutables soli de guitare. Un magnifique disque, véritable nirvana mélodique et lyrique.


SOLAR PROJECT : "Utopia" (54:05) 17 €


La formation allemande, toujours menée par les infatigables Robert Valet (claviers), Peter Terhoeven (guitares) et Volker Janacek (batterie), publie son onzième album en 30 ans de carrière. Solar Project, s’étant toujours situé dans le sillage spatio-psychédélique de Pink Floyd, développe au fil du temps une musique de plus en plus personnelle et affinée. Utopia, mis également en forme par 4 autres musiciens et décliné en 3 longues compositions (15, 11 et 23 minutes), développe un rock symphonique vintage et mélodique, parfaitement équilibré entre les forces instrumentales (claviers et guitare principalement, et aussi de belles parties de saxophone). Solar Project a désormais clairement atteint sa pleine maturité, jalonnant sa carrière d’albums solides et inspirés ces dernières années...


 

TESSERACT : "Sonder" (digipack) (35:17) 18 €


Avec Sonder, leur quatrième opus, les britanniques de Tesseract offrent au djent ses lettres de noblesses. D’une durée relativement courte, ils entérinent le travail débuté avec leur précédent album en misant sur un propos plus direct que sur une démonstration plus stérile. Album concept, Sonder trouve sa force dans l’union des vocaux habités de Dan Tompkins et des riffs syncopés d’Ackle Kahney, piliers de Tesseract. Une sensibilité transcendée et portée à son paroxysme. Sonder offre des titres (allant de 2:19 à 6:56) indissociables les uns des autres pour un résultat optimal sur l’auditeur. Au point de s’avérer la parfaite synthèse de l’entité Tesseract en 2018.


 

TOUNDRA : "Vortex" (digipack) (43:25) 18 €


Signé depuis 2015 chez Superball Music et pouvant donc profiter des moyens promotionnels de ce dernier, Toundra a désormais tous les atouts pour se faire connaître dans le monde entier. Vortex, quatrième album du groupe espagnol, poursuit l’élaboration de son excellent post-rock progressif totalement instrumental, qu’il avait simplement délaissé le temps d’un album paru sous le nom d’Exquirla. Toundra, en 8 compositions (de 1:30 à 11:11), réussit le pari d’une musique à la fois technique, puissante et mélodique. Dotée donc d’un fort potentiel émotionnel, celle-ci élabore des ambiances mouvantes et contrastées (sombres et lumineuses à la fois), qui renvoient à des formations comme Long Distance Calling, Tides From Nebula ou autres Monkey3. Une nouvelle réussite pour ce quatuor madrilène !!


 

VITRAL : "Entre As Estrelas" (digipack) (64:23) 18 €


Vitral est une formation brésilienne ayant oeuvré au début des années 80 sans laisser de traces discographiques... Il y a 3 ans, son leader/compositeur, Eduardo Aguillar, a retrouvé des bandes de l’époque et a décidé de leur donner une seconde vie. Après avoir recruté son vieux complice Claudio Dantas (également batteur de Quaterna Requiem) et d’autres musiciens, dont le célèbre flûtiste Marcus Moura de Bacamarte, Aguillar a réenregsitré le tout pour donner naissance à une oeuvre magnifique. Si vous êtes fan du progressif lumineux que nous ont proposé en leur temps des formations comme Sagrado, Dogma, Bacamarte et autres Quaterna Requiem, ne passez surtout pas à côté de ce Entre As Estrelas. En 3 compositions (6:49, 52:22 et 5:12), totalement instrumentales et gorgées de soleil, celui-ci nous offre l’inespéré : retrouver en 2018 le meilleur du progressif sud-américain. Vitral multiplie les séquences grandioses, lors desquelles claviers et flûte atteignent notamment des sommets d’inspiration. Symphonique dans son essence, la musique de Entre As Estrelas n’est aucunement figée dans le passé et apparaît au final comme une oeuvre intemporelle et divinement mise en forme... A découvrir d’urgence !


WEEND'Ô : "Time Of Awakening" (digipack) (39:09) 17 €


Le progressif français a le vent en poupe cette année et les agenais de Weend’ô le prouvent en publiant Time Of Awakening, leur second album. Une écriture soignée, des compositions plus ramassées, une maîtrise instrumentale associée à une performance vocale de grande qualité font de cet opus une excellente surprise. Toute l’étendue du talent de Weend’ô trouve son champ d’expression dans le triptyque de 20 minutes d’une incroyable richesse, donnant son nom à l’album. Time Of Awakening est un album recommandable à plus d’un titre et confirme la très bonne tenue de la scène française.