Avant-Propos :

En attendant les sorties prévues au mois de septembre (Unreal City, Silhouette, Lifesigns, Kaipa et autres Millenium), voici celles intervenues ces dernières semaines. Comme nous vous l’avions annoncé, le nouvel album Live de RPWL, A New Dawn, est désormais disponible à prix réduit sous 3 formats (2CD, DVD et Bluray). Certains d’entre vous l’avaient réservé (et l’ont même parfois déjà reçu), mais les autres peuvent bien sûr toujours bénéficier de cette offre promotionnelle. Un bon moyen de découvrir le groupe allemand au coeur d’une fresque musicale et théâtrale mobilisant un grand nombre d’acteurs costumés. Un spectacle total en quelque sorte.
A part ça, impossible de ne pas se réjouir de la publication du nouvel album (sa première partie tout au moins) d’un autre groupe allemand, le légendaire Eloy. Frank Bornemann, entouré une nouvelle fois de ses fidèles alliés, a réussi à cristalliser les différentes périodes artistiques de sa formation au sein d’une œuvre vraiment remarquable. Symphonique (à la manière de Power And The Passion) ou plus contemporain, le progressif de The Vision The Sword And The Pyre (Part I) ravira sans nul doute les amateurs de Eloy, (presque) incrédules face à une telle réussite. En espérant désormais que la seconde partie ne se fasse pas attendre trop longtemps.

Bonne lecture et bonne rentrée à toutes et à tous !

Olivier (pour Cosmos Music)


PROMOTION

Sep-Oct 2017

Dans la limite des stocks disponibles...

 

13 € le double CD ! 

14 € le DVD ! 

15 € le Bluray ! 

RPWL : "A New Dawn"

 


Sélection de Nouveautés (Sep-Oct 2017)...

AMPLIFIER - Trippin' With Dr. Faustus 17 €

BARCLAY JAMES HARVEST - Octoberon (2CD/DVD digipack) 33 €

IL CERCHIO D'ORO - Il Fuoco Sotto La Cenere 17 €

COSMOGRAF - The Hay-Man Dreams 17 €

DANTE - Where Life Was Beautiful (2CD/DVD digipack) 15 €

DISCIPLINE - Captives Of The Wine Dark (digipack) 17 €

DRIFTING SUN   - Twilight (digipack) 17 €

ELOY  - The Vision The Sword And The Pyre (Part I) (digipack) 19 €

FLAMBOROUGH HEAD - Shreds Of Evidence 17 €

GENTLE KNIFE - Clock Unwound 17 €

JET BLACK SEA - Absorption Lines (digipack) 17 €

KARIBOW - From Here To The Impossible (digipack) 17 €

KOTEBEL - Cosmology (digipack) 17 €

LEBOWSKI - Plays Lebowski (digipack) 17

MONARCH TRAIL - Sand (digipack) 17 €

ANTHONY PHILLIPS - Slow Dance (2CD/DVD digipack) 33 €

QUANTUM FANTAY - Tessellation Of Euclidean Space (digipack) 17

ROBERT REED - Sanctuary Live (CD+DVD digipack) 20 €

ROBERT REED - Variations On Themes By David Bedford (EP digipack) 13 €

RPWL - A New Dawn (2CD digipack) 13 €

RPWL - A New Dawn (DVD) 14 €

RPWL - A New Dawn (bluray) 15 €

SMALLTAPE - The Ocean (digipack) 17 €

THE TANGENT - The Slow Rust Of Forgotten Machinery (digipack) 18 €

THE UNIVERSE BY EAR - The Universe By Ear (digipack) 17 €

STEVEN WILSON - To The Bone (digipack) 15 €


 

 

AMPLIFIER : "Trippin’ With Dr. Faustus" (59:29) 17 €


Par pitié, ne vous arretez pas à la faute de goût que représente la pochette du sixième albums de nos chers mancuniens. Et même si ce choix formel est aussi une manière d’attirer notre attention, difficile de faire plus moche. Néanmoins, tout cela est à mettre en rapport avec l’humour que Sel Belamir manie depuis longtemps avec dextérité. SLF (“sans label fixe”) malgré lui, ce qui est quand même assez incroyable au regard de son grand talent, Amplifier a visiblement lâché la bride de sa personnalité musicale. Délaissant toute orthodoxie, le groupe anglais offre un prog décompléxé (à la fois alternatif, crimsonien et psychédélique), intense et intègre. Le foisonnement rythmique de Trippin’ With Dr. Faustus est tout bonnement jouissif et permet aux 10 compositions (de 3:45 à 8:22) de prendre un envol tout en puissance et légèreté. Groupe atypique et créatif, Amplifier aurait déjà du (et depuis longtemps) connaître un succès hors de nos frontières stylistiques. Que ce ne soit pas encore le cas doit certes nous rendre un peu triste pour elle, mais également fier de compter dans nos rangs une telle formation.

 


BARCLAY JAMES HARVEST : "Octoberon" (73:11/CD/DVD) (2CD/DVD digipack) 33 €


Dans la longue carrière de Barclay James Harvest, leur album de 1976, Octoberon, s’impose comme un sommet de progressif symphonique, en particulier sur la première face du vinyle d’alors. La réédition qu’en propose Cherry Red Records suscite donc automatiquement l’intérêt. Il faut dire que le label n’a pas fait les choses à moitié. Outre l’album original remasterisé, le premier CD comprend également quatre mixages alternatifs de compositions d’Octoberon. Le second CD est plus innovant, puisqu’il contient un nouveau mixage de l’album, ainsi que des versions différentes de deux morceaux. Enfin, le DVD affiche l’album en 5.1 et plusieurs bonus vidéo, enregistrements live de l’époque. De quoi magnifier un chef d’œuvre du rock progressif.

 

 

 


IL CERCHIO D'ORO : "Il Fuoco Sotto La Cenere" (48:03) 17 €


Chaque Sélection de Nouveautés recense (au moins) une formation italienne de tout premier ordre. En attendant les prochains opus de Unreal City, PFM et Acqua Fragile (récemment reformé et brisant de fait un silence de 40 ans), celui de Il Cerchio D’Oro arrive 4 ans après le précédent et se situe une nouvelle fois au coeur de la tradition transalpine : chant en italien, compositions baroques et ‘vintage’ (le groupe s’est formé en 1974 !), et développements aux mélodies chatoyantes. Il Fuoco Sotto La Cenere, et ses 7 déclinaisons (de 5:10 à 9:32), délivrent une chaleur envoûtante, typique de l’Italie progressive. Vous savez, ce genre si particulier, sorte de marmite de potion magique dans laquelle on tombe pour l’éternité. Typique et jouissif une nouvelle fois.

 


 

COSMOGRAF : "The Hay-Man Dreams" (45:13) 17 €


The Unreasonable Silence, le précédent disque de Robin Armstrong, alias Cosmograf, avait atteint une forme de plénitude dans l’ambition et la qualité artistique. Pour ce nouveau disque, retour est fait à un comité de musiciens plus restreint, un surcroît d’intimité qui se ressent aussi dans la musique. Certes, les marqueurs de Cosmograf sont toujours présents, nappes planantes, bruitages et sons divers, mais ils sont mis au service d’un propos apaisé, très floydien dans l’esprit (et les solos de guitare !), touchant à une véritable grâce mélodique. Une certaine sérénité, en somme, entretenant un voisinage appuyé avec les univers de Steven Wilson, et un renouvellement réussi pour Robin Armstrong, soucieux de ne pas se répéter.

 

 

 

 


DANTE : "Where Life Was Beautiful" (2CD/DVD digipack) (71/67/90) 15 €


Gentle Art Of Music, le label fondé par RPWL, propose un très beau témoignage live de Dante, la nouvelle sensation hard-prog en provenance d’outre Rhin. Pas moins de deux concerts sont en effet contenus dans ce digipack (proposé ici à petit prix), issus de la dernière tournée du groupe. Le premier, qui a droit à une version audio et vidéo, permet de découvrir des extraits des différents albums de Dante, capable d’enfanter des compositions alambiquées de hard prog comme une longue suite symponico-prog, avec toujours un souci d’exigence technique et mélodique. Le second concert, seulement disponible sur CD, sans trop de redites par rapport au précédent, offre l’intégralité du dernier album studio en date, When We Were Beautiful. Vivement conseillé pour les amateurs de Threshold et pour tous les curieux !

 


DISCIPLINE : "Captives Of The Wine Dark" (digipack) (45:34) 17 €


Après un hiatus d’une dizaine d’années, le groupe mené par Matthew Parmenter, auteur d’une carrière solo remarquable, avait effectué un come-back apprécié dans les années 2010. Voici donc leur cinquième opus studio, mixé par Terry Brown, collaborateur historique de Rush, fort de sept nouvelles compositions. On y retrouve un univers souvent torturé, aux séquences instrumentales puissantes et diaboliques, mais qui laisse également une large place au chant habité de Matthew Parmenter, toujours aussi brillant et attachant. Sans Discipline, le prog américain ne serait définitivement pas le même.

 

 

 


DRIFTING SUN : "Twilight" (digipack) (57:27) 17 €


L’habit ne fait pas le moine, dit-on habituellement. Néanmoins, depuis que ce groupe franco-anglais a décidé de mettre en adéquation la pochette de ses albums et leur contenu, il semble avoir pris, comme par magie, une nouvelle dimension. Twilight, arborant donc une magnifique peinture, dresse un tableau des plus flatteurs pour son auteur. Portant son néo-progressif baroque toujours plus haut, Drifting Sun a trouvé un parfait équilibre entre les envolées instrumentales (claviers et guitares faisant jeu égal en terme d’inspiration et de virtuosité) et les parties chantées (le toujours talentueux Peter Falconer). Sachant marier avec brio les séquences les plus calmes et les passages plus relevés, Drifting Sun développe un propos inspiré et personnel qu’il est bien difficile de comparer à celui d’une autre formation. Les 8 compositions (de 5:13 à 10:49) de Twilight, servies par une superbe production, prouvent une nouvelle fois que leur auteur à atteint une probante maturité artistique lui permettant toutes les audaces. Bravo !

 


ELOY : "The Vision The Sword And The Pyre (Part I)" (digipack) (62:32) 19 €


La sortie de ce nouvel album d’Eloy est un événement ! Le groupe phare du rock progressif allemand n’avait en effet plus signé de réelle œuvre studio depuis vingt ans et Ocean 2. Certes, il y avait bien eu des sorties live et l’opus Visionary, mais celui-ci n’était qu’une collection de chutes relativement secondaires avec le recul. The Vision, The Sword And The Pyre, à l’inverse, est la concrétisation d’un vieux projet de Frank Bornemann, réaliser un opéra-rock sur la vie de Jeanne d’Arc. Pour ce faire, il a convoqué autour de lui ses fidèles (l’inimitable Klaus-Peter Matziol à la basse, ou les claviéristes Hannes Folberth et Michael Gerlach), afin de donner vie à une première partie ambitieuse et classieuse. On y retrouve bien sûr les caractéristiques types du style d’Eloy, nappes planantes, chant singulier, riffs de guitare, chœurs féminins, mais dans une veine dynamique réjouissante, enrichies de certains arrangements plus originaux, de bruitages et narrations, et surtout portées par une inspiration mélodique que l’on croyait tarie ! Une sortie majeure et inespérée de cette année 2017.

 

 

 


FLAMBOROUGH HEAD : "Shreds Of Evidence" (65:18) 18 €


Depuis près de vingt ans, Flamborough Head a su défendre les couleurs d’un néo-prog symphonique, aussi bien en studio (réécoutez donc l’excellent Lost In Time) que sur scène. Le disque que le groupe néerlandais fait paraître cette année s’apparente justement à une sorte de bilan, puisqu’il est entièrement composé de titres inédits ou rares. On y trouve des contributions à des tributes (aux Moody Blues et aux Flower Kings) ou aux volets successifs de La Divine Comédie adaptée par Musea et Colossus (trois titres, tout de même !), une composition exclusive et une autre proposée dans une version allongée, ainsi que des interprétations live qui n’étaient pas présentes sur le seul enregistrement en public du groupe (Live In Budapest). De quoi satisfaire prioritairement bien sûr ceux qui connaissent déjà le groupe.

 

 


GENTLE KNIFE : "Clock Unwound" (digipack) (54:59) 17 €


Le deuxième albums des norvégiens de Gentle Knife, même s’il oeuvre globalement au sein d’un symphonisme mélodique (et seventies), pioche son inspiration aux quatre coins de la galaxie progressive (heavy, pastoral, atmosphérique et même parfois un brin néo-prog). Profitant de son large effectif (en plus d’une instrumentation traditionnelle, on découvre trois musiciens préposés aux instruments à vents), Gentle Knife fait montre d’une originalité sonore, tout en demeurant dans un probant cadre mélodique. Les 6 compositions (de 3:21 à 15:56) de Clock Unwound évitent ainsi tous les pièges tendus par cette opulence sonore, notamment celui d’être pompeux, et se voient également portées par quelques parties chantées (féminines et masculines) particulièrement plaisantes. Gentle Knife signe donc ici une oeuvre attachante et bigarrée, qui le place d’ores et déjà parmi les formations sur lesquelles il faut compter.

 

 

 

 


 

 

JET BLACK SEA : "Absorption Lines" (digipack) (45:10) 17 €


Jet Black Sea est une formation britannique menée par Michel Simons et Adrian Jones, plus connu comme étant le guitariste de Nine Stones Close. Absorption Lines, leur second opus studio, se présente sous la forme de sept compositions, de deux à près de onze minutes. Quelques invités sont également présents, dont on retiendra principalement Brendan Eyre et Tony Patterson. Il faut dire que le rock progressif de Jet Black Sea est très atmosphérique, parfois floydien, soucieux de bâtir des ambiances dans lesquelles on puisse pleinement s’immerger. L’autre point fort du groupe, c’est la qualité mélodique. Initialement, pour leur précédent album, Jet Black Sea avait privilégié le tout instrumental, mais le passage à la chanson s’effectue en douceur, apportant une plus-value certaine aux compositions raffinées d’Absorption Lines.

 


KARIBOW : "From Here To The Impossible" (digipack) (71:48) 17 €


Karibow, le projet néo prog ambitieux de l’allemand Oliver Rüsing, ne chôme pas : après un Holophinium fort recommandable en 2016, voici donc un nouveau concept, auquel participe une vraie pléiade de stars. On y trouve en effet Jim Gilmour (Saga), Mark Trueack et Sean Timms (de feu Unitopia), ou Marek Arnold, le génial leader de Seven Steps To The Green Door, entre autres invités. Le disque comprend cinq compositions, pour une durée de plus de soixante-dix minutes, et combine à merveille séquences solistes plus techniques et généreuses, et parties chantées puissamment mélodiques et touchantes. Un opus riche, et un compositeur dont on risque fort de parler à l’avenir comme d’un des plus brillants de sa génération !

 


KOTEBEL : "Cosmology" (digipack) (61:18) 17 €


En quelques albums, les Espagnols de Kotebel sont parvenus à faire de leur formation un superbe porte-étendard de la fusion entre rock progressif et musique classique. Ce nouvel album allie ambition formelle et conceptuelle. La longue suite éponyme d’une demi-heure, composée de quatre parties, s’attaque ainsi aux conceptions de l’univers, dans un sens scientifique et mystique. La musique y est intense, entre guitare électrique véloce, flûte et claviers gorgés de chaleur et rythmiques complexes. Pour autant, le disque ne se réduit pas à cette pièce majeure de la discographie de Kotebel, et parmi les autres compositions présentes, on note une nouvelle version du titre écrit à l’origine pour le projet Musea / Colossus, l’adaptation de La Divine Comédie de Dante.

 


 

LEBOWSKI : "Plays Lebowski" (63:37) (digipack) 17 €


Depuis 2010 et la découverte du premier opus (Cinematic) de Lebowski, il ne passe pas un jour sans que l’on se demande quand paraîtra son successeur. La publication de Plays Lebowski, album quelque peu hybride puisque il présente une majorité de titre inédits (7 sur les 10), permet ainsi de prendre son mal en patience et de confirmer combien cette formation polonaise possède une identité bien affirmée. Majoritairement instrumentale et parsemée ponctuellement de textes parlées d’une voix suave, la musique de Lebowski cède un peu de sa brillance cinématique (exercice live oblige) au profit d’une énérgie plus affirmée, mais conserve néanmoins sa force émotionnelle et son inspiration très largement au dessus de la moyenne. Presque un nouvel album, mais pas tout à fait, Plays Lebowski n’en demeure pas moins une superbe bande sonore d’un film imaginaire.

 

 


MONARCH TRAIL : "Sand" (digipack) (55:17) 17 €


L’heure de la reconnaisance a visiblement sonné pour Ken Baird. Jusqu’à la constitution de Monarch Trail, ce claviériste canadien, en dépit d’une carrière certes modeste mais de qualité, avait échappé aux principaux radars progressifs. Sand ne se contente ainsi pas de confirmer les promesses de son devancier, mais les porte bien plus haut. Au point même que ce second opus pourrait bien squatter la plupart des classements de fin d’année. En 7 compositions (de 2:11 à 24:31) et soutenu par une valeureuse section rythmique, Monarch Trail développe un somptueux prog symphonique, toujours aussi redevable à Genesis malgré une approche plus moderne (à la manière du groupe Yak). En dépit de la présence de 3 guitaristes invités (dont Steve Cochrane), les claviers de Ken Baird (dont les parties vocales évoquent de temps en temps Alan Parsons Project ou Barclay James Harvest) dominent les débats et arborent un kaleidoscope de sonorités auxquelles il est illusoire de vouloir résister. Superbe il va sans dire.

 

 


ANTHONY PHILLIPS : "Slow Dance" (50:24/31:29/DVD) (2CD/DVD digipack) 33 €


Des anciens membres de Genesis, Anthony Phillips est assurément celui dont la carrière solo est la plus méconnue : on en retient généralement les premiers disques, réduisant la suite à une succession de disques new age. Or, la discographie d’Ant est émaillée de petits bijoux, à l’image de ce Slow Dance, qu’Esoteric Recordings a eu l’excellente idée de ressortir. Paru en 1990, il s’agit d’un album instrumental, agencé en deux suites d’une vingtaine de minutes, tout comme les premiers disques de Mike Oldfield. L’ambiance est ici romantique et symphonique, et les thèmes sont d’une grande joliesse, avec un gros travail sur les orchestrations. La nouvelle édition comprend trois CD : le premier reprend l’enregistrement originel, le second contient des «vignettes», versions démo ou alternatives de certains thèmes, et le troisième propose sur DVD l’album en 5.1. Avec en prime un livret enrichi, cette édition définitive est un indispensable de toute bonne discothèque prog !

 

 


QUANTUM FANTAY : "Tessellation Of Euclidean Space" (digipack) (46:02) 17 €


L’air de rien, les musiciens belges de Quantum Fantay tracent leur chemin, livrant régulièrement de nouvelles offrandes. Tessellation Of Euclidean Space est déjà leur septième album studio, et marque un élargissement supplémentaire du groupe, qui accueille une flûtiste et un saxophoniste. Quatre morceaux seulement sont au programme, dont une longue suite baptisée «Skytopia». Le space rock de Quantum Fantay peut ainsi prendre ses aises, se rapprochant encore davantage du meilleur Ozric Tentacles : sur une rythmique volubile et des claviers ensorcelants, les solistes peuvent faire feu de tout bois, pour notre plus grand plaisir.

 

 


 

ROBERT REED : "Sanctuary Live" (CD/DVD digipack) (72:38/88mn) 20 €


Robert Reed poursuit son travail d’hommage à l’œuvre du Mike Oldfield le plus progressif, celui des années 1970. Après les deux volets de Sanctuary, voici donc leur concrétisation live. Enregistré dans les studios Real World, en octobre 2016, il est proposé en format CD et DVD. Robert Reed, comme son mentor d’antan, est entouré d’une pléthore de musiciens, et donne vie à la quasi intégralité des deux opus studio, ainsi qu’à sa reprise de «Willow’s Song», chanson de 1973 composée pour le film désormais classique The Wicker Man. Ajoutons, pour être tout à fait complet, que le DVD comprend également un documentaire sur les coulisses de la prestation. Lorsque l’on connait le perfectionnisme de Robert Reed, il est inutile d’insister sur la remarquable qualité de ce concert, un must pour les amateurs du genre.

 

 


 

ROBERT REED : "Variations On Themes By David Bedford" (EP digipack) (35:50) 13 €


Robert Reed propose également un CD-EP où il réinterprète 3 compositions de David Bedford, décédé en 2011 et qui aurait fêté ses 80 ans en août dernier. Variations On Themes By David Bedford est donc un hommage à ce compositeur classique, connu notamment dans le milieu progressif pour avoir collaboré avec Mike Oldfield. Robert Reed s’est ici entouré de plusieurs musiciens (dont Terry Oldfield, Les Penning et Tom Newmann) pour redonner vie à 3 compositions issues de différents albums de Bedford, et que l’on retrouve de plus sous différentes formes et mixs. Cet EP, s’il ne comporte au final que 3 compositions rellement disctinctes sur les 8, mérite bel et bien le détours car la musique découverte, entre Mike Oldfield et le Steve Hackett seventies, est ici magnifiée.

 


 

RPWL : "A New Dawn" (2CD) (65:09/54:16) 13 €

RPWL : "A New Dawn" (DVD) (120mn) 14 €

RPWL : "A New Dawn" (Bluray) (120mn) 15 €


RPWL a multiplié ces dernières années les sorties live, mais elles sont d’une telle qualité qu’on ne peut en aucune manière s’en plaindre. Après le superbe hommage à Pink Floyd que fut The Man And The Journey, voici donc A New Dawn, spectacle enregistré en octobre 2015, et proposé en version CD, DVD et Bluray. Il s’agit en fait d’un mixte entre les concerts de The Man And The Journey et du concept Wanted, à ceci près que les moyens déployés sont encore plus vastes. Le mélomane découvre en effet un vrai spectacle théâtral, usant largement de la vidéo, mais mobilisant également un grand nombre d’acteurs costumés, en particulier un narrateur et un certain nombre de chevaliers ! Le groupe se fend pour sa part d’une prestation irréprochable, soutenu par trois choristes. S’il ne fallait posséder qu’un seul témoignage live de RPWL, ce serait à coup sûr celui-ci !

 

 

 


SMALLTAPE : "The Ocean" (digipack) (72:51) 17 €


Serti d’une séduisante pochette mélancolique, le second album de Smalltape possède une forte dimension cinématique. A la manière de certaines oeuvres du label ECM (de Jan Garbarek et Pat Metheny notamment), The Ocean, bien que d’obédience globalement symphonique, offre parfois de délicieuses atmosphères soft-jazzy. Philipp Nespital, jeune multi-instrumnetise berlinois, porteur du projet et entouré ici de quelques invités (dont le saxophoniste Otis Sandsjö), offre une musique assez largement instrumentale, dont les dialoques entre le piano (instrument sous-utilisé dans le progressif) et la guitare s’avèrent somptueux. The Ocean, dont seul le titre manque singulièrement d’originalité, s’avère une oeuvre soyeuse et expressionniste, proche parfois du meilleur Echolyn et à l’écoute de laquelle on est sans cesse electrisé. Evidente et profonde, tels sont les deux termes les plus à même de décrire la musique de Smalltape.

 

 


 

THE TANGENT : "The Slow Rust Of Forgotten Machinery" (digipack) (74:32) 18 €


The Tangent, le projet d’Andy Tillison, sort cet été 2017 son neuvième album, après un The Music That Died Alone 2 qui valait acte de réaffirmation des fondamentaux. Ce nouvel opus est légèrement différent, un pas de côté, pourrait-on dire. Sur le plan conceptuel, il privilégie un propos politique, commentaire engagé et critique sur l’état de notre monde. Musicalement, il s’appuie sur les bases du style The Tangent en les enrichissant de diverses influences contemporaines. La composition du groupe en est à l’image, puisqu’à côté des habitués que sont Jonas Reingold, Theo Travis ou Luke Machin, Andy Tillison, qui assume pour la première fois la batterie, a intégré la brillante Marie-Eve de Gaultier, membre de Maschine, au chant et aux claviers. Avec quatre morceaux sur cinq compris entre onze et vingt-deux minutes, inutile de dire que le résultat est à la hauteur des attentes : grandiose !

 

 


 

THE UNIVERSE BY EAR : "The Universe By Ear" (digipack) (47:36) 17 €


Le premier album de The Universe By Ear rompt clairement avec le progressif symphonique, souvent mis à l’honneur dans ces pages, et propose une musique fortement influencée par King Crimson. Le trio (guitare, basse et batterie) suisse développe en effet des séquences aventureuses, gorgées de riffs et de breaks efficaces. Les 9 compositions (de 2:53 à 9:55) de cet album éponyme sont à la fois énergiques, intenses, raffinées et assez fascinantes au final. Mixant un progressif seventies et crimsonien et un propos plus contemporain et alternatif (parfois même assez post-rock), The Universe By Ear se pare de plus de très belles harmonies vocales (les 3 musiciens passant tour à tour derrière le micro) et bénéficie surtout d’un guitariste (quel soliste !) parfaitement à l’aise dans cet environnement des plus créatifs. Beau voyage hypnotique, soyez en certains !

 

 


 

STEVEN WILSON : "To The Bone" (digipack) (59:43) 15 €


Et si Steven Wilson était en train de réussir son pari. Clairement empêtré depuis de longues années dans un dilemme entre son ambition artistique et sa soif de succès et de reconnaissance, le guitariste anglais est en effet peut-être enfin parvenu à ce consensus tant recherché. Certes, les vélléités pop de To The Bone (le fameux et sucré “Permanating”, tube en puissance) ne manqueront pas de refroidir les fans les plus fervents du progressif originel, mais la plupart d’entre vous devraient succomber à cet opus classieux, toujours aussi superbement produit, et qui parvient au final à offrir de très nombreuses séquences mémorables. Bien que moins ambitieux que ses deux prédécesseurs (The Raven... et Hand. Cannot. Erase.) mais toujours aussi bien mis en forme, To The Bone possède un charisme incroyable qui dépasse largement les querelles quant à son degré de “progressivité”. On peut discuter des heures des qualités et des défauts de ce cinquième album solo, Steven Wilson demeure cet incroyable artiste qui ne laisse personne indifférent. Signe que le pari est gagné ?!?