Avant-Propos :

L'été est désormais derrière nous, mais le spleen qui s'invite normalement à la perspective des courtes et sombres journées automnales touche généralement moins les mélomanes que nous sommes. Plus il fait mauvais à l'extérieur, plus on passe de temps à l'intérieur et plus les occasions d'écouter de la musique sont nombreuses... Logique, n'est-ce pas ?! Et du temps, il va nous en falloir pour faire le tour de l'actualité progressive, d'une richesse somme toute assez banale au regard des standards constatés ces dernières années. Comme toujours, les formations établies (Riverside, Pineapple Thief, Phideaux, etc.) en côtoient d'autres en devenir (Damanek, The Dame ou autres Light Damage), chacune dressant à sa manière le tableau d'un courant progressif artistiquement toujours aussi bien portant...

Bonne lecture à toutes et à tous !

Olivier (pour Cosmos Music)


PROMOTION

Octobre 2018

Dans la limite des stocks disponibles...

 

2 CD à 13 € pièce !!! 

JORDSJO : "Jordsjo" (2CD)

ÜMIT! : "The Testament Of Ümit!"

 


Sélection de Nouveautés (Octobre 2018)...

 

ALBION : "You'll Be Mine" (digipack) 17 €

FABRICE BONY : "7 + " (digipack) 17 €

DAMANEK : "In Flight" 17 €

THE DAME : "The Losing Sight Of What You Want" (digipack) 17 €

IQ : "Ever - 2018 Remix - 25th Anniversary Collector's Edition" (2CD/1DVD digipack) 29 €

JET BLACK SEA : "The Overview Effect" (digipack) 17 €

JORDSJO : "Jordsjo" (2CD) 13 €

KARCIUS : "The Fold" (digipack) 17 €

MIKE KERSHAW : "Arms Open Wide" (digipack) 17 €

GLEB KOLYADIN : "Gleb Kolyadin" (digipack) 18 €

LAVIANTICA : "The Experience" 17 €

LIGHT DAMAGE : "Numbers" (digipack) 17 €

LONDON UNDERGROUND : "Four" 17 €

PHIDEAUX : "Infernal" (2CD papersleeve) 20 €

THE PINEAPPLE THIEF : "Dissolution" (digipack) 18 €

RIVERSIDE : "Wasteland" 18 €

THE RYSZARD KRAMARSKI PROJECT : "Sounds From The Past" (digipack) 17 €

SCHERZOO : "04" 17 €

SEASONS OF TIME : "Welcome To The Unknown" 17 €

ÜMIT!: "The Testament Of Ümit!" 13 €

VAK : "Budo" 17 €

YESTERNIGHT : "The False Awakening" (digipack) 17 €


 

 

ALBION : "You’ll Be Mine" (digipack) (43:45) 17 €


On a bien cru qu’Albion avait cessé d’exister, notamment quand deux incarnations (sous le nom de Georgius et Noibla) ont émergées des différends entre ses musiciens. Et bien non, Jerzy Antczak (alias Georgius) a décidé d’écrire un nouveau chapitre à la belle histoire d’Albion (interrompue -momentanément donc- en 2012), mais en la reprenant à son commencement en réintégrant la chanteuse initiale, présente sur les deux premiers opus de 1994 et 1995. Vocalement, pas de changement notoire à craindre, car Anna Batko et la désormais ex-chanteuse du groupe (membre à présent de Noibla. Tout le monde suit !?) ont un profil vocal similaire. Quant à la musique de You’ll Be Mine, découpée en 7 compositions (de 3:06 à 9:50), elle délivre un superbe néo-progressif typiquement polonais, aux claviers aériens et aux divines envolées de guitare, soyeuses et efficaces à la fois. A ne pas rater !!

 

 


FABRICE BONY : "7 + ∞" (digipack) (57:32) 17 €


Il serait vraiment temps que Fabrice Bony récolte les fruits de son immense talent. Auteur ici de son quatrième album solo, celui qui fut un temps le batteur d’Ange délivre une ode écologique généreuse, variée et d’une grande richesse instrumentale. Bony est un artiste accompli qui, loin des concessions et encore plus des compromissions, trace sa route et élabore ici une oeuvre intègre et multiforme, qu’il parvient à rendre totalement cohérente au fil des 8 présentes compositions (de 3:22 à 10:45). 7 + ∞ possède clairement une dimension cinématique et ne se fige aucunement dans une quelconque recette formelle, cherchant au contraire à briser régulièrement les repères des auditeurs. Mais sans jamais les perdre en les désorientant brutalement, plutôt en les amenant “progressivement” vers des contrées chatoyantes, surprenantes et envoûtantes. Entre moments purement symphoniques, minimalisme inspirant, envolées fusion et zeuhl, canopée new âge, ou autres séquences celtiques, cet album propose un voyage intérieur des plus originaux et structurés. A découvrir.


DAMANEK : "In Flight" (digiapck) (61:28) 17 €


Voilà une sortie d’importance, qui confirme toute la bienveillance que l’on pouvait nourrir à l’égard du nouveau super groupe, impulsé par Guy Manning, et comprenant également Dan Mash (Maschine) à la basse, Marek Arnold (Seven Steps To The Green Door) aux instruments à vent et Sean Timms (Southern Empire) aux claviers. Damanek avait su séduire l’an dernier avec son premier album, On Track, et In Flight est tout aussi réussi, voire même encore plus abouti. On y retrouve des chansons mélodiquement soignées, une pop solaire largement enrichie d’arrangements abondants empruntant aussi bien au jazz qu’à la world music. C’est un équilibre savamment dosé que Damanek maîtrise à la perfection, entre accessibilité des thèmes et exigence des nombreuses parties instrumentales. In Flight comprend même une vaste suite de près d’une demi-heure, «Big Eastern», qui ajoute une destination supplémentaire dans ce qui s’apparente fort à un album de photos de vacances, que l’on regarde avec émotion et ravissement.

 


 

THE DAME : "The Losing Sight Of What You Want" (digipack) (61:58) 17 €


Sorti initiallement en février dernier, le premier album de cette formation nééerlandaise aura connu bien des détours avant de nous parvenir. Autoproduction, censée être distribuée dans un premier temps par Freia Music avant qu’un grand flou (artistique bien sûr) ne s’installe durant plusieurs mois et ne soit résolu qu’en cette fin d’été, The Losing Sight Of What You Want mérite bel et bien d’être largement diffusée tant ses 7 compositions (de 5:33 à 18:59) font un sans-faute dans le style où elles évoluent. Nous voici au coeur d’un néo-progressif très symphonique, portée par un chant féminin des plus élégants et de longs développements instrumentaux mélodiques et emphatiques. On pense indubitablement à des formations comme Cirrus Bay ou Flamborough Head, voire Big Big Train ou Magenta... Les amateurs des groupes sus-cités ne manqueront pas d’offrir une place dans leur discothèque au très réussi premier album de The Dame...


IQ : "Ever - 2018 Remix - 25th Anniversary Collector’s Edition" (2CD/DVD digipack) 29 €


Attention, événement pour tous les amateurs d’IQ et de son néo-prog d’exception ! Le groupe ressort en effet l’album Ever, opus tournant qui voyait le retour au bercail de Peter Nicholls et l’abandon du virage plus pop tenté dans la seconde moitié des années 1980. Outre un livret de quarante pages, ce sont pas moins de trois disques qui composent cette édition de luxe. Le premier CD de Ever - 2018 Remix - 25th Anniversary Collector’s Edition propose l’album studio agrémenté de quelques bonus (dont une version de «Come Down» enrichie de solis supplémentaires), tandis que le second contient un live de février dernier, où IQ rejoua Ever dans son intégralité. Enfin, un DVD comprend les deux enregistrements précédents en 5.1, mais également des démos, idées non utilisées, répétitions ou chutes diverses des sessions studio d’alors, l’ensemble représentant tout de même deux heures de temps !

 

 


JET BLACK SEA : "The Overview Effect" (digipack) (45:38) 17 €


Fondé par deux membres de la formation néerlandaise Nine Stones Close, Michel Simons et Adrian Jones, Jet Black Sea en est déjà à son troisième opus. Cette fois, le concept tourne autour du changement de point de vue sur notre monde induit par le voyage dans l’espace. Si les disques précédents privilégiaient l’instrumental, The Overview Effect s’essaye ici un peu au chant, parfois fragile, toujours sincère. Musicalement, le style est d’une profonde délicatesse, constamment porté par une volonté de mixer des éléments progressifs, ambiant, électroniques et post-rock. Les 3 compositions (4, 36 et 5 minutes) au programme de The Overview Effect servent très bien le concept choisi par des variations thématiques parfaitement maîtrisées et un voyage sonore d’une parfaite continuité. Voici une oeuvre d’une grande richesse, que l’on assimile au fil des écoutes pour en saisir toute la portée. A découvrir d’urgence.


JORDSJO : "Jordsjo" (37:09/58:40) (2CD) 13 €


Moins d’un an après la sortie de Jord, le projet du multi-instrumentiste Hakon Oftung refait déjà l’actualité, mais pas avec une vraie nouveauté, puisque ce double album éponyme est constitué de ses premières démos réalisées entre 2014 et 2016. Avec une qualité sonore qui ne souffre que très peu de son statut d’auto-production (à l’époque amateur), ces dix sept titres nous dévoilent un groupe déjà sûr de son art et proposant un progressif symphonique de grande qualité, en particulier dans ses généreuses séquences instrumentales nourries de thèmes épiques et de Mellotron. Anglagard demeure l’influence la plus évidente, mais la facette parfois plus ouvertement folk et pastorale (superbes parties acoustiques) rappelle également le White Willow des débuts. Des références qui sautent aux oreilles mais qui ne font pas oublier le talent d’Hakon Oftung, à la fois dans sa recherche mélodique et dans son don pour tisser des atmosphères immédiatement envoûtantes et typiquement scandinaves. Le label Karisma a donc eu une judicieuse idée en décidant de rééditer ces premiers travaux suite au très bon accueil fait à Jord, et tous les amateurs de ce dernier ne peuvent donc décemment pas passer à côté de cette belle compilation.

 

 


KARCIUS : "The Fold" (digipack) (45:42) 17 €


Les Canadiens de Karcius en sont déjà à leur cinquième album, et leurs débuts totalement instrumentaux sont désormais loin, puisque The Fold assume le chant avec brio. Les six morceaux présents sont compris entre six et dix minutes, et bénéficient d’une production parfaite, d’un soin méticuleux (six ans séparent The Fold de The First Day, leur précédent disque). Ils proposent une exploration des profondeurs de notre inconscient. L’ensemble déploie un rock progressif chatoyant, beaucoup moins fusion que par le passé, et finalement assez proche de celui de Porcupine Tree (voire du Steven Wilson de The Raven...) et aussi des Flower Kings, avec de superbes envolées de guitare et une moelle profondément mélodique, tout en dissimulant des soubassements plus mélancoliques. Une grande réussite, de la part d’un des groupes majeurs du prog québécois, aux côtés de Mystery bien sûr.


MIKE KERSHAW : "Arms Open Wide" (digipack) (47:36) 17 €


Mike Kershaw fait partie de ces passionnés qui, afin d’honorer leur amour du prog, décident un jour de se lancer dans la création : pour sa part, c’est son chômage forcé qui l’a fait quitter le monde de la finance pour celui de la musique. Le multi-instrumentiste anglais a ainsi produit 4 d’albums depuis 2012, mais c’est seulement depuis sa signature en 2016 chez Bad Elephant Music qu’il s’est fait connaître dans notre microcosme. Pour ce nouvel opus, il s’est entouré de trois musiciens pour la section rythmique et les guitares; on trouve même Stuart Nicholson, chanteur de Galahad, sur un titre. Très mélodique, le rock néo-progressif de Mike Kershaw est clairement dominé par des guitares tour à tour incisives et lyriques, l’ensemble n’étant pas sans évoquer un Gilmour plus sombre. L’ambition est également au rendez-vous, avec une longue suite de 21 minutes intitulée «The Fear Quartet». Une bien belle découverte, susceptible de séduire un large public.

 

 


GLEB KOLYADIN : "Gleb Kolyadin" (digipack) (55:15) 18 €


Le nom de Gleb Kolyadin ne vous dit rien ? Celui de son groupe, Iamthemorning, non plus ? C’est donc l’occasion rêvée de vous plonger dans un univers profondément attrayant. Iamthemorning est une formation russe, adepte d’un prog de chambre fortement apparenté au post-rock. Pour son premier album solo, le pianiste du groupe, signé chez KScope, s’est extrêmement bien entouré : Steve Hogarth, Nick Beggs, Gavin Harrison, Theo Travis ou Jordan Rudess sont de la partie. Une pléiade de stars, donc, pour une musique profondément mélodique, virtuose sans être hermétique, aussi pure et aussi travaillée qu’un flocon de neige. Que ce soit pour les chansons ou les instrumentaux, chaque seconde de chaque titre, véritable petite miniature aux mille détails, est ciselée et indispensable. Qu’on se le dise : un nouveau grand compositeur du prog est né !


 

 

LAVIANTICA : "The Experience" (41:33) 17 €


Le groupe romain publie ici son deuxième album, 5 ans après un Clessidra très prometteur qui aurait mérité de connaître un successeur plus rapidement. Le temps passe si vite et les sorties sont si nombreuses qu’il est malheureusement facile de se faire oublier. Dorénavant totalement instrumentale, la musique de Laviantica expose les tribulations d’une entité immatérielle dans notre monde et les difficultés qu’elle rencontre pour établir des liens avec les humains. Cela peut sembler un peu vaporeux, mais Laviantica fait de ce concept (expliqué en détail sur le site du groupe) un album passionnant qui s’avère d’obédience symphonique tout en s’appuyant parfois sur des structures néo-progressives. Les 6 compositions (de 3:20 à 11:18) de The Experience évoquent ainsi tout autant des formations comme Camel, Marillion, Odyssice et IQ, pour une franche et belle réussite.

 

 


LIGHT DAMAGE : "Numbers" (digipack) (48:30) 17 €


Si les Luxembourgeois de Light Damage vous sont encore inconnus, gageons qu’ils risquent de ne pas le rester longtemps avec leur nouvel album Numbers. Cette jeune formation a en effet tout pour s’imposer dans un paysage prog chargé. Son style est d’abord très personnel, une musique difficile à classer, même si on peut affirmer qu’elle est avant tout néo-progressive, offrant un savoureux mélange d’énergie et d’envolées aériennes qui fait parfois penser aux Anglais de Galahad. Un des atouts phares de Light Damage, c’est son choix d’un chant en duo, masculin et féminin, dont le rendu, très réussi, n’est pas sans évoquer le talent de Lucassen et d’Ayreon. Illuminées par des guitares éclatantes, les 6 compositions (3, 3, 20, 9, 9 et 3 minutes) de Numbers surprennent également l’auditeur par la diversité de leurs ambiances, la subtilité de leurs arrangements et la profondeur de leurs textes. Un groupe à suivre absolument, un futur grand en devenir !


LONDON UNDERGROUND : "Four" (55:49) 17 €


Comme son titre l’indique, voici le quatrième opus (le premier depuis 2010) de cette formation italienne, comprenant certains anciens membres de Standarte. Offrant un progressif totalement instrumental, dominé très largement par l’orgue Hammond mais au contenu thématique néanmoins des plus variés, Four s’inscrit dans une démarche totalement vintage, où progressif et acid-rock psychédélique s’unissent avec beaucoup de talent et d’efficacité. London Underground, mené par le claviériste Gianluca Gerlini (qui utilise également d’autres claviers vintage tels le moog ou le mellotron), nous fait découvrir ici 10 compositions (de 2:18 à 7:40) vraiment jouissives pour tous ceux qui veulent faire un petit tour dans un passé malheureusement de plus en plus lointain...

 

 


 

 

PHIDEAUX : "Infernal" (2CD digipack) (42:07/46:50) 20 €


Enfin ! Infernal signe le retour d’un des artistes américains de rock progressif les plus talentueux, silencieux depuis 2011 et l’excellent Snowtorch. Un retour en fanfare, puisqu’il s’agit d’un double album, concluant la trilogie entamée en 2006 dans The Great Leap et poursuivie l’année suivante avec Doomsday Afternoon. Le concept est plus actuel que jamais, puisqu’il est question de société de la surveillance généralisée et de crise écologique... Musicalement, ce nouvel opus reconduit les options artistiques de Xavier Phideaux, un progressif pleinement immergé dans l’héritage des années 1970, et générant des mélodies travaillées toujours superbes. Le chant est à plusieurs dimensions, l’accompagnement riche en sonorités vintage, et le résultat enthousiasmant, assurément une des sorties majeures de 2018.


THE PINEAPPLE THIEF : "DIssolution" (digipack) (43:33) 18 €


Depuis son précédent album, Your Wilderness, The Pineapple Thief semble avoir trouvé la formule magique permettant d’atteindre le Saint Graal du prog. Bruce Soord, sur ce nouvel opus, renouvelle le tour de magie, et livre un disque majeur, un des meilleurs de la discographie de The Pineapple Thief. Toujours magnifiquement servie par le jeu de batterie de Gavin Harrison, la musique est à la fois mélodiquement luxueuse et instrumentalement classieuse. Les titres se succèdent sans baisse de régime, séduisant l’auditeur par leur force émotionnelle et leur subtilité musicale, pour culminer dans une composition de onze minutes «White Mist», fresque épique surprenante et brillante. Vous êtes toujours inconsolable de la mise en sommeil définitif de Porcupine Tree ? The Pineapple Thief a repris le flambeau, et le rayonnement en est tout aussi intense !

 

 


RIVERSIDE : "Wasteland" (50:46) 18 €


Après le décès subit de son guitariste en 2016, Riverside a logiquement connu une difficile période, tout à la fois de flottement et de remise en cause. Au point que de nombreux fans craignirent même la fin du groupe. Heureusement, il n’en est rien, et ce nouvel album studio, le septième, nous le prouve aujourd’hui en ouvrant un nouveau chapitre pour la formation polonaise. A l’écoute de Wasteland, inspiré du roman La Route de Cormac McCarthy, on comprend immédiatement qu’il s’agit d’une oeuvre d’une grande sensibilité, au dessus de laquelle plane l’ombre du regretté Piotr Grudzinski. Proche en cela des premiers opus de Riverside, voire des compositions les plus ambitieuses de Lunatic Soul, Wasteland offre des ambiances et des mélodies d’une rare beauté, avec quelques thèmes (le morceau éponyme par exemple) particulièrement mémorables. Sans oublier le chant toujours aussi envoûtant de Marius Duda et une production de très haute volée, qui finissent de faire des 9 présentes compositions (de 3:59 à 8:25) un formidable nouveau départ pour Riverside qui, malgré les vents contraires, confirme son appartenance au cercle des meilleures formations progressives actuelles...


THE RYSZARD KRAMARSKI PROJECT : "Sounds From The Past" (digipack) (48:59) 17 €


Le claviériste du groupe polonais Millenium, après avoir proposé une version musicale du Petit Prince de Saint-Exupéry, avait dans l’idée d’adapter une autre oeuvre littéraire célèbre, mais le vingtième anniversaire de Lynx Music l’a conduit à changer ses plans. Le label polonais avait en effet étrenné ses activités en publiant Etermedia du groupe Framauro, qui allait devenir par la suite... Millenium. Cet album inaugural, qui avait davantage à voir avec une démo améliorée, fait donc aujourd’hui l’objet d’une relecture par celui qui en était déjà le claviériste/compositeur : Ryszard Kramarski. La boucle est bouclée. Les possésseurs de Etermedia, édité alors à 500 exemplaires, ne doivent pas être nombreux et ne seront de toute façon pas mécontents de découvrir sur ce Sounds From The Past (8 morceaux, de 4:05 à 8:02) une musique largement modifiée et remise aux normes auditives de 2018... Si les mélodies et les thèmes musicaux sont fidèles aux titres originaux, The Ryszard Kramarski Project en a modifié la plupart des arrangements et utilisé la langue de Shakespeare pour les textes, initialement en polonais. Une superbe seconde vie pour une oeuvre passée quelque peu inaperçue à l’époque et qui se situe musicalement dans l’esprit du Millenium que l’on connaît aujourd’hui...

 


 

SCHERZOO : "04" (43:59) 17 €


François Thollot, redevenu bassiste depuis l’arrivée de Clément Curaudeau à la batterie, nous propose pour ce quatrième volet des aventures de Scherzoo un line-up aussi inédit qu’enthousiasmant : plus de sax ou de guitare, mais deux claviéristes (Rhodes/orgue et Rhodes/Mellotron). Et un positionnement stylistique plus franchement canterburien, avec des compositions denses (5-6 minutes pour la plupart, avec un pic à 9 pour le morceau final) et châtoyantes, qui combleront les amateurs de claviers vintage et de prog instrumental teinté de jazz mais structuré et mélodieux. L’occasion idéale de découvrir, sous sa forme la plus avenante à ce jour, la musique du talentueux et prolifique Lyonnais.


 

SEASONS OF TIME : "Welcome To The Unknown" (52:52) 17 €


Nous avions découvert cette formation allemande en 2014, à l’occasion de la sortie de son deuxième album paru... 17 ans après le premier. Un peu moins de temps aura cette fois-ci été nécessaire à la réalisation de Welcome To The Unknown. Seasons Of Time a clairement profité de ces 4 dernières années pour peaufiner son propos et en faire quelque chose de pleinement abouti aujourd’hui. Toujours situées entre un néo-progressif assez classique (celui de Marillion, de Pallas ou de IQ) et le prog moderne et aérien du Eloy actuel, les 6 compositions (de 5:34 à 14:39) de Welcome To The Unknown font un sans-faute et permettent à Seasons Of Time de faire partie des meilleures formations allemandes actuelles...

 


 

ÜMIT! : "The Testament Of Ümit!" (44:03) 13 €


Attention, groupe extra-terrestre en approche ! Ümit! - l’orthographe est bien celle-ci - est un quatuor allemand, composé d’un batteur, d’un bassiste, d’un guitariste et d’un claviériste. Leur étrangeté réside dans le ton de leur musique, relativement solennelle, mystique même, qui n’est pas sans évoquer Pink Floyd et le Eloy de Ocean, mais dans ses séquences les plus lentes. Les guitares s’en donnent à cœur joie, lyrique et puissantes, orchestrant des envolées hypnotiques, tandis que les claviers sont typiquement planants. La narration y occupe également une large place, déclinant des thématiques inspirées des Ecritures, à travers cinq compositions de quatre à onze minutes. Une plongée dans un univers sombre mais subtilement magnétique.


VAK : "Budo" (58:50) 17 €


Après un CD (Aedividea - 2016) réunissant, déjà chez Soleil Zeuhl, ses premiers enregistrements (datant de 2011 et 2014), voici le premier véritable album de cette talentueuse jeune formation hexagonale, qui a entre-temps perdu deux membres pour devenir quatuor : claviers (Rhodes et synthé), chant féminin (sans paroles), basse (et un peu de guitare) et batterie. Les colorations plus franchement zeuhl se sont estompées pour laisser la place à un prog-fusion à rebondissements (3 morceaux seulement, de 27, 23 et 8 minutes), riche en contrastes, à la fois intense et mélodieux, groovy et méditatif. On pense tour à tour au premier Masal, à Setna voire à Dün ou Eskaton. Vak s’impose avec Budo comme l’un des groupes français à surveiller de très près.

 


YESTERNIGHT : "The False Awakening" (digipack) (54:01) 17 €


Sorti il y a plus d’un an déjà, The False Awakening a connu un long tunnel avant de susciter ces derniers mois toutes une série de chroniques plus positives les unes que les autres... Quand les avis convergent de la sorte, et notamment quand ils concernent une jeune formation inconnue, la perspective d’être confronté à une grande réussite est évidemment très forte. Offrant un néo-progressif mélodique, moderne et accrocheur, The False Awakening montre immédiatement ses grandes qualités, à la manière de certains de ses confrères polonais (Riverside en premier lieu). Néanmoins, les 9 présentes compositions (de 2:47 à 11:31) ne se contentent pas de reproduire ces fameuses recettes nationales et évoquent d’autres formations, comme Mystery, Opeth, Marillion (pour la guitare très “Rothery”) voire Sylvan pour le brio des parties vocales et leur parfaite intégration aux développements intrumentaux. Nul besoin d’en dire plus, les noms qui viennent à l’esprit à l’écoute de ce probant The False Awakening ne tromperont personne sur les grandes compétences de Yesternight...