Avant-Propos :

Contrairement aux années précédentes, 2017 démarre de manière bien plus dynamique et féconde pour le courant progressif. Plusieurs albums présentés dans cette Sélection sont bien sûr sortis fin 2016, mais janvier n’est pour une fois pas synonyme d’hibernation progressive. Au rayon des prochaines parutions, on attend en premier lieu et avec la plus vive impatience le nouvel opus de Mike Oldfield (Return To Ommadawn), ainsi que ceux de Blackfield, Tim Bowness, Lifesigns, Knight Area, Universal Totem Orchestra, ou autres Steve Hackett... En ce qui me concerne, c’est avant tout le Future Hopes de White Willow qui attire particulièrement mon attention. Non seulement car le groupe norvégien, qui fête ses 25 ans cette année, est l’un des plus talentueux de la scène progressive actuelle. Mais aussi, avouons-le, pour le choix surprenant de la pochette de ce nouvel et septième album. La décision de faire appel à Roger Dean apparaît pour le moins surprenante et dommageable. Le style et l’iconographie de l’artiste anglais sont si identifiables et associés à Yes (pour les amateurs de prog tout au moins) que leur utilisation (presque mimétique) pour Future Hopes laisse un goût étrange, pour ne pas dire amère... Bien évidemment, espérons que la musique découverte en mars prochain nous fera oublier ce qui ressemble à une réelle faute de goût...

Bonne lecture et bonne année à toutes et à tous !

Olivier (pour Cosmos Music)


PROMOTION

Jan-Fév 2017

Dans la limite des stocks disponibles...

 

2 CD à 13 € pièce !!! 

BRIEG GUERVENO : "Valgori"

SHAMAN ELEPHANT : "Crystals"

 


Sélection de Nouveautés (Jan-Fév 2017)...

ANAKDOTA - Overloading (digipack) 17 €

THE ANCIENT VEIL - I Am Changing 17 €

LA BOCCA DELLA VERITA - Avenoth (digipack) 17 €

FRANCK CARDUCCI BAND - Tearing The Tour Apart (DVD) 18 €

CHRISTADORO  - Christadoro (papersleeve) 19 €

CONSORZIO ACQUA POTABILE   - Corragio E Mistero 17 €

EDENSONG - Years In The Garden Of The Years (digipack) 17 €

EYE - Vision And Ageless Light (digipack) 17 €

FATAL FUSION - Total Absence 17 €

GÖSTA BERLINGS SAGA - Sersophane (digipack) 17 €

BRIEG GUERVENO - Valgori 13 €

HEATHER FINDLAY BAND - Ia Am Snow (digipack) 17 €

STEVE HUGUES - Once We Were, Part Two (digipack) 17 €

IQ - Scrape Across The Sky (Bluray) 25 €

KARFAGEN - Spektra (digipack) 17 €

MAGENTA - Chaos From The Stage (DVD+CD digipack) 20 €

METAMORPHOSIS - The Turning Point (digipack) 17 €

PAIN OF SALVATION - In The Passing Light Of Day 18 €

PAIDARION FINLANDIA PROJECT - Two World Encounter (digipack) 17 €

PANDORA - Ten Years Like In A Magic Dream (papersleeve) 19 €

LES PENNING - Belerion (CD+DVD digipack) 18 €

RED SAND - 1759 (digipack) 17 €

SHAMAN ELEPHANT - Crystals 13 €

T - Epistrophobia (digipack) 17 €

25 YARD SCREAMER - Keep Sending Signals 17 €


 

 

ANAKDOTA : "Overloading" (digipack) (49:04) 17 €


Premier album de cette formation israélienne, Overloading impose d’entrée une musique qui déborde de joie de vivre et de jouer. Au coeur d’un progressif vivant, jamais aride ni fossilisé, les 8 présentes compositions (de 4:20 à 8:24) coulent dans les veines de leur auditeur comme du sang hyper oxygéné. Porté par le piano (et les claviers) du maître de cérémonie (Erez Aviram qui est également l’auteur compositeur de l’ensemble), Overloading évoque beaucoup les premiers albums de Echolyn, notamment par l’énergie communicative qui s’en dégage. La même volonté de briser les barrières, avec exaltation et intensité, habite en effet ces 2 formations, sans parler de leur grande facilité à proposer des structures complexes et lumineuses. Une nouvelle très belle découverte de Altrock Records !!

 


THE ANCIENT VEIL : "I Am Changing" (42:40) 17 €


Les trajectoires artistiques de The Ancient Veil et d’Eris Pluvia sont indéniablement liées. Non seulement car la première de ces 2 formations est née des dissensions qui ont résulté de la parution du premier album (en 1991) de la seconde (vous suivez ?), mais surtout car elles nous ont laissé très longtemps toutes deux dans le plus profond silence. Si Eris Pluvia a brisé ce dernier plus rapidement (en 2010 puis en octobre dernier), The Ancient Veil aura attendu 22 ans et ce début d’année pour offrir un successeur à son premier et éponyme album... I Am Changing développe un progressif, tout à tour chanté et instrumental (cela varie au fil des 11 présentes compositions : de 1:54 à 6:34) qui fait la part belle aux atmosphères colorées, romantiques et nostalgiques. The Ancient Veil aime en effet s’aventurer au sein d’une musique pastorale et symphonique (cordes, flûte, hautbois et autres clarinette y font merveille !), aux quelques atours folk et aux envolées progressives du meilleur effet. I Am Changing évoque ainsi la mélancolie tout autant que la joie palpable du groupe (et de ses multiples invités) de jouer une musique si peu en adéquation avec le bruit et la fureur de notre société actuelle.

 

 


LA BOCCA DELLA VERITA : "Avenoth" (digipack) (77:39) 17 €


La Bocca Della Verita, formation pourtant active depuis 2001, livre, avec ce concept album de science-fiction, seulement son premier disque. Mais quel disque !! Le label Altrock, encore lui, a une nouvelle fois déniché une petite pépite, et la musique découverte sur ce superbe Avenoth est un probant kaleidoscope de tout ce que l’Italie progressive a proposé de mieux ces 40 dernières années... A la conjonction de références évidentes (PFM, Banco ou Le Orme, sans oublier l’incontournable Genesis) s’ajoute une parenté avec des formations plus récentes et tout aussi talentueuses, comme Logos, Barock Project, Nathan ou La Fabbrica Dell’Assoluto pour n’en citer que quelques unes. Dans ses meilleurs moments, et ils sont nombreux, La Bocca Della Verita sait transcender ces figures tutélaires ou contemporaines, livrant des instants de grâce, souvent instrumentaux. Même si la production pourrait être encore plus aboutie, Avenoth (et ses 11 morceaux : de 2:03 à 17:43) est un disque proche de ce que pourrait réaliser un Glass Hammer italien. A ne pas rater !

 


 

FRANCK CARDUCCI BAND : "Tearing The Tour Apart" (DVD) (104mn) 18 €


Franck Carducci (accompagné ici de son “band”) met les petits plats dans les grands ! Ce musicien passionné de rock progressif classique, auteur de plusieurs albums studio et riche d’une copieuse expérience de la scène, a décidé de s’offrir le format DVD ! Une excellente idée, tant le concert proposé, enregistré en novembre 2015, est fidèle à l’énergie que le groupe sait déployer en live. D’autant que la batterie est tenue pour l’occasion par Jimmy Pallagrosi (Ksiz, Karnataka), qui fait feu de tout bois. Le son est très bon, et l’image, malgré l’absence de moyens financiers conséquents (donc de quelques faiblesses ponctuelles), s’avère être de grande qualité. L’occasion rêvée de découvrir l’univers de Franck Carducci, qui gagne en intensité dans cet exercice et qui, à l’instar de Lazuli (chose des plus rares pour un groupe français), s’exporte de plus en plus au fil des ans.

 

 

 


CHRISTADORO : "Christadoro" (papersleeve) (49:03) 19 €


Né de la rencontre de Mox Cristadoro (artiste bien connu en Italie, mais pas forcément dans le courant progressif, et qui tient ici la batterie) et de Fabio Zuffanti (bassiste émérite que l’on ne présente plus), ce projet (riche de nombreux et talentueux musiciens, dont Paul Botta aux claviers ou Pier Panzeri, actuel guitariste de Il Biglietto Per l’Inferno) se propose de revisiter le répertoire de quelques uns des grands auteurs de la chanson italienne. La réussite de Christadoro (avec un “h” en plus donc) réside avant tout dans la formidable performance vocale de Andrea “Mitzi” Dal Santo et de la libre réinterprétation, instrumentale notamment, des pièces choisies. Ces dernières, au nombre de 8 (de 1:33 à 9:57), ont en commun le fait de posséder un habillage très seventies et de très vite nous faire oublier l’hommage qu’elles sont censées rendre. Au final, à qui s’adresse avant tout ce projet ? Laissons Fabio Zuffanti répondre à la question et clore cette présentation : “Aux fans de prog, c’est certain. Pas en priorité à ceux qui écoutent exclusivement Genesis. Mais tous ceux qui apprécient l’atmosphère des années 70, le métissage stylistique (prog, hard-rock, psychédélique...) qui régnait à l’époque, ainsi que des groupes comme Black Sabbath, Deep Purple, Anekdoten, Diagonal, Pink Floyd (et tant d’autres !) vont littéralement adorer Christadoro !!”

 


CONSORZIO ACQUA POTABILE : "Corragio E Mistero" (72:54) 17 €


Corragio E Mistero vient briser un silence de 13 ans pour ses auteurs, accompagnés ici par Alvaro Fella, mythique chanteur de Jumbo, pour ce qui est en réalité une double signature. La pochette est en effet assez explicite sur le sujet, et la découverte des 8 compositions (de 4:33 à 21:10) l’est davantage encore. La musique baroque de Consorzio Acqua Potabile, si elle a toujours beaucoup dû à Banco, prend ici une nouvelle dimension, grâce en effet au chant habité de Fella qui offre à ses hôtes une fraîcheur et une énergie insoupçonnées. Si typique de l’Italie progressive, Corragio E Mistero est une œuvre ambitieuse, d’une formidable richesse et que l’on écoute tout autant comme un témoignage d’un passé révolu que d’un futur à construire...

 

 


EDENSONG : "Years In The Garden Of Years" (digipack) (70:49) 17 €


Cela faisait huit longues années qu’Edensong n’avait pas livré d’album, après un Fruit Fallen très bien accueilli. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’attente en valait la peine ! Years In The Garden Of Years, accueilli cette fois sur le label Laser’s Edge, est un concentré explosif de rock progressif plus ou moins classique. La palette instrumentale est extrêmement large, les moments épiques nombreux, et tout au long des dix nouvelles compositions (de 3:42 à 9:37), rock symphonique volontiers emphatique, folk prog (la flûte évoque parfois Jethro Tull) ou hard-prog à l’ancienne ou plus récent se succèdent, virevoltent et nous ensorcellent. Si un voyage sur des montagnes russes musicales ne vous effraie pas, foncez !

 


EYE: "Vision And Ageless Light" (digipack) (46:29) 17 €


Eye est une formation américaine, née au début des années 2010, et qui a connu plusieurs changements avant de livrer ce nouvel album (le troisième) remarquable de magnétisme. Quel sens du grandiose, lorsque l’on écoute Vision And Ageless Light et ses 5 magnifiques compositions (3, 6, 5, 4 et 27 minutes) ! L’utilisation du mellotron est digne des premiers King Crimson, le caractère très libre de la musique est foncièrement psychédélique, et les atmosphères électroniques, dans le meilleur sens du terme, se rapprochent des premiers Tangerine Dream. Ambiance vintage assumée, donc, et une maîtrise de thèmes et de mélodies remarquable par leur charisme. Rien de neuf sous le soleil ? Peut-être, mais cette plongée dans notre passé commun est particulièrement roborative !

 

 


FATAL FUSION : "Total Absence" (56:28) 17 €


Pour ceux qui ne le connaitraient pas encore, Fatal Fusion est un groupe norvégien qui s’est fait une spécialité d’un rock progressif faisant plus que lorgner vers les années 70. Et ce n’est pas ce nouveau disque, le troisième à ce jour, qui infirmera ce constat. Il faut dire que le résultat est extrêmement attachant, suscitant l’intérêt grâce à des thèmes puissants, brassant aussi bien le folk prog que les mânes de King Crimson ou Genesis, entre autres. L’autre atout de Fatal Fusion, c’est d’avoir choisi de livrer un concept relativement original, basé sur la mythologie de l’ancienne Mésopotamie. Sans volonté d’en faire trop, le groupe sait à chaque fois trouver la note juste, faisant de Total Absence et de ses 7 compositions (de 2:29 à 15:30) un lieu de haute créativité où emphase et fulgurances mélodiques font particulièrement bon ménage. Un superbe et original hommage à un âge d’or dont on ne se lasse pas.

 

 


GÖSTA BERLINGS SAGA : "Sersophane" (digipack) (39:04) 17 €


Sersophane est le quatrième album pour le groupe suédois et se place directement comme un nouveau jalon marquant dans une carrière discographique exemplaire entamée il y a 10 ans de cela. A la fois jazzy et puissant, vintage et moderne, le son unique de Gösta Berlings Saga se reconnaît maintenant en quelques mesures et continue de subtilement évoluer. Ainsi, c’est ici le partage des rôles qui change, avec une place plus discrète des claviers en faveur de la guitare du décidément excellent Einar Baldursson, auteur de solos mémorables et dont le travail sonore rappelle plus d’une fois Reine Fiske (Landberk). Si l’album peut paraître court (moins de 40 minutes), il se rattrape par une intensité de tous les instants, déroulant un rock progressif instrumental qui continue d’arborer de multiples facettes : constructions répétitives et hypnotiques qui évoquent tout autant Magma que le meilleur du courant post-rock, touches crimsoniennes ou plus modernes à la Radiohead (la production en particulier), sans oublier un Mellotron aussi subtil qu’envoûtant. De la pièce acoustique conclusive d’une minute au quart d’heure incendiaire de l’épique “Chaneling The Sixth Extinction”, il y en a pour tous les goûts sur Sersophane, et le groupe a pu compter de nouveau sur Mattias Olson (ex-Anglagard, White Willow) pour lui prêter main forte aux percussions et effets électroniques. Décidément, Gösta Berlings Saga confirme son statut de formation phare du paysage progressif contemporain... Incontournable !

 

 

 


 

 

BRIEG GUERVENO : "Valgori" (digipack) (61:09) 13 €


Brieg Guerveno est cet artiste qui a choisi de célébrer le rock progressif à sa façon, celle d’un Breton pur jus. Mais ici, pas de prédominance celtique, c’est bien le rock dans ses fondamentaux qui est privilégié, avec un chant en breton (traduit en anglais dans le livret) et une ambiance définitivement plus obscure sur ce nouveau disque. Les atmosphères y sont plus denses, riches, et on navigue, sur le plan des influences, entre hard-prog et rock progressif vintage, profondément symphonique. Clairement, Brieg Guerveno a franchi un cap dans l’excellence, réussissant à combiner avec brio sens mélodique et technicité instrumentale.

 


HEATHER FINDLAY BAND : "I Am Snow" (digipack) (46:13) 17 €


Heather Findlay, l’ancienne chanteuse de Mostly Autumn, est véritablement sur une pente ascendante. On avait pu apprécier il y a peu sa collaboration avec Dave Kerzner au sein de Mantra Vega. La voici de retour avec son propre groupe, et un univers dans la parfaite lignée du style de son ancienne formation. I Am Snow comprend d’ailleurs quelques réinterprétations de Mostly Autumn, mais il se suffit également à lui-même : les nouvelles compositions célèbrent ce prog folk dont on est friand, servi par des chansons caressantes, un accompagnement soigné et la délicieuse voix d’Heather Findlay. Un album qui transcende la saison qu’il célèbre si bien.

 


STEVE HUGUES : "Once We Were, Part Two" (digipack) (54:55) 17 €


Peu de temps après la sortie de la première partie du concept Once We Were, voici donc sa suite. L’ensemble n’aurait-il pas gagné à être proposé en format double album ? Toujours est-il que la qualité est une fois encore au rendez-vous. Pas de longue suite ici, mais des chansons classieuses et élaborées, évoquant le meilleur Alan Parsons Project, ainsi qu’un instrumental d’une douzaine de minutes tout simplement exceptionnel. Steve Hughes a définitivement prouvé qu’il était un excellent compositeur, mélodiste acéré capable de créer son propre univers, en plus d’être un musicien d’exception.

 


 

IQ : "Scrape Across The Sky" (Bluray) (170mn) 25 €


Avec cet enregistrement live, IQ propose son premier Bluray, un spectacle haut en couleurs et qui réjouira tous les amateurs du groupe. Il faut dire que les conditions visuelles et sonores sont optimales, les musiciens se lâchant, comme ils en ont l’habitude, sur le plan de l’humour ! Leur musique, jouée sérieusement sans se prendre au sérieux, est logiquement centrée sur l’excellent Road Of Bones, mais plusieurs titres, tels “Widow’s Peak” ou “The Seventh House”, plongent dans un passé riche en sensations fortes. En dehors du concert proprement dit, les bonus (1 heure environ) permettent entre autre d’en apprendre davantage sur les projections utilisées durant le spectacle. Indispensable, cela va sans dire !

 

 


KARFAGEN : "Spektra" (digipack) (63:07) 17 €


7, le dernier album de Karfagen, groupe le plus connu et emblématique de l’Ukrainien Anthony Kalugin, avait en partie déçu de par son parti pris très chanté. Spektra, à l’inverse, majoritairement instrumental, se révèle bien plus convaincant : inspiré de la mythologie grecque, il comprend une quinzaine de titres, qui sont autant d’excursions musicales, pleines de rythme, de chaleur et d’enthousiasme, le compositeur s’ingéniant plus que jamais à pratiquer le mélange des genres, sans que jamais le foisonnant résultat ne paraisse artificiel. Un excellent concentré de prog, et sans doute un des meilleurs disques de Karfagen.

 

 


MAGENTA : "Chaos From The Stage" (DVD/CD digipack) (105mn/80mn) 20 €


En attendant une actualité studio pour Magenta, le groupe phare de Robert Reed, voici de quoi patienter avec sérénité. Chaos From The Stage est en effet un enregistrement live de haute volée, qui permet de traverser toute la discographie du groupe britannique, à travers douze titres, parmi lesquels l’excellent épique «Metamorphosis», la superbe ballade «Pearl», ou bien encore «The Lizard King» de The Twenty Seven Club. Les conditions de réalisation sont optimales : des angles variés et pertinents, un jeu de lumière soigné, une captation sonore parfaite, et la prestation des musiciens, parmi lesquels, bien sûr, la lumineuse Christina Booth.

 

 


METAMORPHOSIS : "The Turning Point" (digipack) (51:47) 17 €


Au moment où l’on apprend la reformation de Galaad, le retour de Metamorphosis, 7 ans après la publication de Dark, augure d’une année 2017 faste pour le progressif helvète... Metamophosis, c’est avant tout le groupe de Jean-Pierre Schenk, mais celui-ci, qui a souvent oeuvré seul (ou presque) jusqu’à aujourd’hui, se voit désormais entouré d’une véritable (et talentueuse) formation, le laissant à présent occuper le seul poste de chanteur (et quelques parties de claviers également). The Turning Point est sans nul doute l’album de la maturité pour son auteur, non seulement d’un point de vue musical, mais également au niveau de la mise en son, parfaite ici. En 8 compositions enchâinées (de 0:56 à 8:58), qui doivent autant à Pink Floyd, à Discipline, à RPWL qu’à Porcupine Tree, Metamorphosis réalise donc un solide bond en avant et mérite à présent qu’on cesse de le considérer comme un simple espoir de la scène néo-progressive...

 

 


 

PAIDARION FINLANDIA PROJECT : "Two Worlds Encounter" (digipack) (56:46) 17 €


De Paidarion Finlandia Project, on pourrait dire qu’il est un cousin de The Samurai Of Prog. Au départ, il y avait Paidarion tout court, formation finlandaise dont fait partie Kimmo Pörsti, batteur des Samurai. Pour cet album exceptionnel, les musiciens scandinaves se sont associés à plusieurs artistes britanniques, dont Robert Webb, leader du bien nommé England, ce qui explique le titre choisi pour le disque. Et comme pour les Samurai, on baigne ici dans une ambiance profondément vintage, évoquant Renaissance, Jethro Tull ou Genesis. Le tout est habilement orchestré et toujours inspiré, bénéficiant d’un panel assez large de chanteurs.

 


 

PAIN OF SALVATION : "In The Passing Light Of Day" (71:50) 18 €


Voici enfin l’album de la résurrection pour Pain Of Salvation, le groupe mené par le charismatique chanteur Daniel Gildenlöw. Leur dernier studio remontait en effet à 2011, et le line up avait depuis connu de nouveaux bouleversements. Cette fois, ils reviennent à leurs premiers amours, avec un hard-prog intelligent, excellemment produit et bourré de sensibilité et d’émotion. Les mélodies sont transcendées par la performance habitée de Gildenlöw, ainsi que par l’originalité de bien des arrangements. Plusieurs morceaux savent également se faire plus intimistes, en particulier le titre final, long d’un quart d’heure. Il y a, dans cet opus, un panel remarquable de diversité et de passion qui confirme que Pain Of Salvation fait toujours partie des plus grands.

 


 

PANDORA: "Ten Years Like In A Magic Dream" (papersleeve) (76:57) 19 €


Ten Years Like In A Magic Dream, comme son nom peut nous le faire deviner, est une compilation destinée à fêter les 10 ans d’activités de son auteur. Une simple compilation ? Pas vraiment, puisque Pandora, après seulement trois opus studio, a heureusement décidé de nous offrir quelques surprises. La première moitié de Ten Years Like In A Magic Dream revisite ainsi quelques uns des meilleurs morceaux du groupe (4, de 7:24 à 8:40), mais en usant ici (et pour la première fois) d’un chant en anglais porté par la magnifique voix de Emoni Viruet, désormais membre à plein temps du groupe alors qu’elle n’en était jusqu’alors qu’une invitée. Quant à la seconde partie, elle regroupe quelques classiques du rock progressif : un medley de plus de 10 minutes de Banco (auquel participe le claviériste du groupe, Vittorio Nocenzi), “Ritual” de Yes, “Lucky Man” de ELP, “Man Of Thousand Faces” de Marillion et “Second Home By The Sea” de Genesis. On notera bien sûr les choix originaux de Pandora, mais plus encore une magnifique (re)interprétation, tout autant personnelle (vraiment !) que réussie. Ten Years Like In A Magic Dream s’avère donc un album bien plus pertinent à l’arrivée qu’on aurait pu le penser a priori; au point qu’il éclaire, avec un léger paradoxe peut-être, le formidable talent de Pandora

 


LES PENNING : "Belerion" (CD+DVD digipack) (39:04/45mn) 18 €


Depuis la publication deux volumes de Sanctuary, on connaît l’admiration que voue Robert Reed (Mister Magenta) pour la galaxie Mike Oldfield, au sein de laquelle a gravité un temps le flûtiste Les Penning, à l’occasion notamment de Ommadawn et des hits “In Dulce Jubilo” et “Portsmouth”. Logique donc que ces deux musiciens aient fini par se rencontrer (dans un premier temps sur Sanctuary II) et permettent aujourd’hui, aidés dans leur tâche par Phil Bates (ex guitariste de ELO), à Belerion de se concrétiser. Enfin, pourrait-on dire, quand on sait que certains morceaux (6 sur les 14) du présent opus ont été enregistrés il y a 40 ans avec Oldfield, à l’occasion d’une collaboration qui ne s’est jamais concrétisée mais qui aurait dû déboucher sur le premier album solo de Les Penning. Ce dernier a donc revisité les morceaux en question (avec par exemple une superbe nouvelle version de “Porstmouth”) et y a ajouté des titres publiés au fil des ans sous forme de ‘singles’, tous au service d’une musique traditionnelle fluide et envoûtante qui évoquera par moment les premiers travaux de Mike Oldfield ou ceux, plus récents, de l’exemplaire Robert Reed...

 

 


 

RED SAND : "1759" (digipack) (41:20) 17 €


Déjà le septième album pour Red Sand, groupe québécois mené avec conviction et persévérance par le guitariste Simon Caron. Ce dernier, toujours entouré de Steff au chant et de sa fille Pennsylia aux claviers, a par contre totalement renouvelé ici sa section rythmique. 1759 relate musicalement le siège de Québec lors de la guerre ayant opposé Français et Anglais pour la domination coloniale du Canada. Un concept qui nous touche particulièrement bien sûr et que les 3 compositions (5:42, 15:57 et 19:41) de 1759 rendent particulièrement attractif. Red Sand y poursuit son exploration d’un néo-progressif qui doit de moins en moins à Marillion au fil des ans, et fait logiquement preuve d’une personnalité croissante. Le groupe canadien offre à sa musique une réelle ambition structurelle, et l’on sent désormais, à l’écoute de cet opus ramassé et mélodique, la totale maîtrise de son lexique progressif.

 

 


SHAMAN ELEPHANT : "Crystals" (45:28) 13 €


Cette jeune formation norvégienne, à travers son premier opus, propose un savoureux voyage temporel, nous plongeant au coeur d’une période (entre la fin des années 60 et le début de la décennie suivante) de tous les possibles musicaux. Moins audacieux que Seven Impale (autre jeune et talentueuse pousse du label Karisma), donc plus accessible et mélodique, Shaman Elephant dévéloppe un progressif psyché-jazzy parfaitement produit et interprété. Quelques influences se font clairement sentir (Motorpsycho, Deep Purple, Spirit Of The Dead, The Doors, Led Zeppelin...), mais les 6 compositions (de 4:15 à 12:33) de Crystals, dont un superbe titre instrumental de 6 minutes, font preuve d’une réelle créativité et d’une belle énergie communicative. A découvrir.

 


T : "Epistrophobia" (digipack) (78:06) 17 €


Thomas Thielen, alias T, est un multi instrumentiste allemand déjà auteur de plusieurs albums remarqués. Le dernier en date, Fragmentropy, inaugurait une trilogie dont Epistrophobia est le second volet. Trois compositions seulement forment un disque rempli au maximum, et ces vastes fresques sont un vrai régal pour l’amateur de prog. Leur architecture complexe, la sensibilité mélodique dont sait faire preuve le musicien, les variations d’atmosphères, tantôt planantes, tantôt plus pop rock, évoquent en particulier le Marillion actuel (le chant est ici très “hogarthien”) mais aussi les univers de David Bowie et ses collaborations avec Robert Fripp et Brian Eno. Envoûtant.

 


25 YARD SCREAMER : "Keep Sending Signals" (50:38) 17€


Trio britannique composé de Donal Ower à la batterie, Matt Clarke à la basse et Nick James aux autres instruments (chant, guitares et claviers, excusez du peu !), 25 Yard Screamer avait déjà signé un premier album, Something That Serves To Warn Or Remind, en 2013. Les voici de retour avec huit nouveaux morceaux, dont la plupart compris entre six et huit minutes. S’il y a toujours, dans la musique du groupe, une influence sensible du Marillion post-Fish, leurs atmosphères se font plus rudes, plus torturées même, ce qui leur va très bien, dynamisant leur musique, avec un chant plus que jamais habité. Un indéniable pas en avant !