Avant-Propos :

Cette nouvelle Sélection de Nouveautés aurait dû vous présenter Grand Tour, le nouvel album de Big Big Train, devenu en quelques années le maître du rock progressif symphonique. Malheureusement, le groupe anglais a récemment signé un contrat de distribution exclusive pour toute l’Europe, ce qui limite désormais sa marge de manoeuvre auprès de structures comme la nôtre. Grand Tour, qui offre une superbe musique, profondément romantique et solaire, sera donc disponible auprès de Cosmos Music avec un tout petit peu de retard... N’hésitez pas néanmoins à venir très prochainement aux nouvelles pour connaître sa disponibilité et à réserver d’ores et déjà votre exemplaire. Il est plus que probable en effet que cet album connaîtra un grand succès, tout autant artistique que commercial...

Bonne lecture à toutes et à tous !

Olivier (pour Cosmos Music)


Promotion Mai-Juin 2019

Dans la limite des stocks disponibles...

 

2 CD à 13 € pièce !!! 

BJORN RIIS : "A Storm Is Coming"

UNIVERSE EFFECTS : "Desolation"

 


La dernière Sélection de Nouveautés (Mai-Juin 2019)...

35 TAPES : "Lost & Found" 17 €

BANCO : "Transiberiana" (Edition LImitée digipack) 19 €

BRIGHTEYE BRISON : "V" (digipack) 17 €

COMA ROSSI : "Coma Rossi" (digipack) 17 €

CONQUEROR : "In Orbita" (digipack) 17 €

CYRIL : "The Way Through" (digipack) 17 €

EVELINE'S DUST: "K" (digipack) 17 €

GALAAD : "Frat3r" (digipack) 17 €

HOUSE OF NOT : "Evergone & The Immaculate Spectacular" (digipack) 17 €

HUIS : "Abandoned" (digipack) 17 €

IN THESE MURKY WATERS : "In These Murky Waters" 17 €

KINETIC ELEMENT : "The Face Of Life" (digipack) 18 €

LONELY ROBOT : "Under Stars" (Edition LImitée digipack) 19 €

LUCY IN BLUE : "In Flight" 17 €

RED SAND : "Forsaken" (digipack) 17 €

BJORN RIIS : "A Storm Is Coming" 13 €

THE SAMURAI OF PROG : "Toki No Kaze" (digipack) 18 €

SEVEN STEPS TO THE GREEN DOOR : "The Lie" (digipack) 17 €

TROJKA : "Tre Ut" 17 €

U.P.F. : "Planetary Overload : Loss Part 1" (2 CD digipack) 19 €

UNIVERSE EFFECTS : "Desolation" 13 €


35 TAPES : "Lost & Found" (43:08) 17 €


La Norvège peut certes compter sur deux labels particulièrement compétents (Apollon et Karisma), mais l’incroyable vitalité de ce pays a de quoi étonner, voire émerveiller. Pour preuve, la parution du premier album de 35 Tapes, qui oeuvre dans un contexte avant tout seventies, avec des influences aussi variées que Camel, Genesis et Pink Floyd. Origine scandinave oblige, la musique de Lost & Found se voit rehaussée de superbes séquences atmosphériques (très beau mellotron notamment) et chantées (Airbag et Oak sont ainsi parfois évoqués), pour un progressif très mélodique et soyeux, accessible et profond. Constitué simplement de 4 compositions (8, 7, 8 et 20 minutes), cet opus, assez classique au final, ravira les amateurs de ce progressif seventies mâtiné d’ambiances satinées et moelleuses. A découvrir.


BANCO : "Transiberiana" (Edition Limitée digipack) (53:28) 19 €


Est-il vraiment nécessaire de rappeler qui est Banco ? De son nom complet Banco Del Mutuo Soccorso, il fait partie des légendes du rock progressif italien, aux côtés de PFM ou Le Orme. Après un silence studio d’un quart de siècle, où le groupe se contentait d’exploiter son prestigieux passé, voici que Banco, désormais membre de l’écurie InsideOut, livre un album concept relativement ambitieux. Le sujet, celui d’un voyage dans le mythique transsibérien, permet aux musiciens d’aborder à la fois la grande histoire et la propre trajectoire du groupe. Musicalement, le Banco actuel s’en sort vraiment très bien, délivrant des parties chantées du plus bel effet, et ménageant également de savoureuses séquences instrumentales. Sans atteindre le niveau de ses albums de référence, Transiberiana néanmoins prouve que Banco a encore quelque chose à dire, ce qui n’est malheureusement pas le cas de tous les grands anciens...


BRIGHTEYE BRISON : "V" (66:54) 17 €


Après avoir délivré la première partie d’un concept ambitieux, The Magician Chronicles, en 2011, les Suédois de Brighteye Brison, pourtant repérés comme une des valeurs montantes du prog scandinave décidément inépuisable, n’avaient plus donné signe de vie. La parution de V a donc tout de l’événement, et bien que cela ne soit pas évident au vu du titre, il s’agit bien de la suite du concept de fantasy évoqué. Et l’attente en valait la peine ! Le rock-prog solaire, festif et gorgé de claviers de Brighteye Brison est tout simplement irrésistible, à l’image de celui prisé par leurs compatriotes de Moon Safari, combinant l’héritage du rock symphonique avec celui, plus pop, de Supertramp ou d’Alan Parsons Project. Ajoutez-y une production limpide et percutante, et vous obtenez l’album parfait pour illuminer vos prochaines semaines !


COMA ROSSI : "Coma Rossi" (digipack) (51:38) 17 €


Une formation originaire d’Inde, voilà quelque chose de peu banal ! Et franchement, la découverte du contenu de ce premier album ne donne pas vraiment d’indices quant à cette provenance des plus originales. Publié initialement au seul format digital fin 2018, Coma Rossi a immédiatement suscité bon nombre de commentaires élogieux, invitant très vite un label (en l’occurrence Progressive Gears Records) à lui donner une existence plus concrète et matérielle. Coma Rossi œuvre dans un contexte avant tout néo-progressif plutôt sombre, mais fait montre dans le même temps de tendances plus modernes, de celles que l’on rencontre par exemple chez The Pineapple Thief, Gazpacho ou Steven Wilson. En prêtant bien l’oreille, les 8 compositions (de 6:14 à 13:46) de ce prometteur opus révèlent malgré tout quelques petites touches orientales, offrant à l’ensemble une certaine originalité même si la structure globale demeure assez classique. Au final, Coma Rossi est un album vraiment réussi, et pas seulement parce qu’il nous arrive d’un pays peu connu pour ses accointances avec les musiques progressives...


 

CONQUEROR : "In Orbita" (digipack) (47:53) 17 €


Conqueror est une formation italienne active depuis le début du siècle, et déjà forte de cinq réalisations studio. In Orbita, son nouveau disque, est une oeuvre gouleyante, chargée d’effluves rétro. Mais là où les musiciens surprennent, c’est qu’ils nourrissent leur progressif fondamentalement symphonique d’éléments psychédélique, folk et jazzy à la façon parfois de l’école de Canterbury la plus accessible. Il faut dire que tous, batteur, bassiste, violoniste, claviériste-chanteur, guitariste et titulaire des instruments à vent, font preuve de beaucoup d’allant et d’harmonie. Le résultat est une musique parfaitement maîtrisée, riche et d’une grande maturité mélodique, qui permet à Conqueror, emmené par la talentueuse Simona Rigano (claviériste-chanteuse), de confirmer sa place dans le gotha progressif italien.


CYRIL : "The Way Through" (digipack) (46:14) 17 €


En même temps que le nouvel album de Seven Steps To The Green Door, la nébuleuse allemande gravitant autour du prolifique Marek Arnold fourmille d’activités, puisque Cyril, groupe frère, sort également son nouvel opus, trois ans après Paralyzed. Et savez-vous qui a écrit l’histoire qui sert de structure au disque ? Un certain Guy Manning ! Le prog est décidément un petit monde. Le contenu de The Way Through a tout pour séduire : un chanteur exceptionnel, Larry Brödel, dans la lignée de Peter Gabriel; une pratique aiguisée de la science des mélodies; des arrangements variés d’une grande finesse ; une utilisation sans abus du sens de l’épique. Entre Cyril et Seven Steps To The Green Door, le cœur balance, tant ces deux disques ont tout de grandes réussites progressives !


EVELINE'S DUST: "K" (digipack) (43:11) 17 €


Quatuor italien formé au début de la décennie, Eveline’s Dust a déjà réalisé un EP et un album en 2016. Ayant massivement pratiqué la scène, il est désormais pris en charge chez GEP records, le label d’IQ qui qui a vraiment le nez creux pour signer des artistes de premier rang (UPF, Southern Empire...). K est un album concept, dont les morceaux suivent la trajectoire de vie d’une jeune femme atteinte d’une maladie grave. Une histoire très réaliste, donc, mise en musique dans un style néo-prog personnel : le propos est en effet moderne, se référant aussi bien à Steven Wilson qu’à John Mitchell, mais avec une indéniable touche italienne bien sûr. Une découverte à ne pas manquer, tant les 7 compositions (de 3:38 à 9:37) de K dépassent le cadre de leur durée respective pour affirmer la totale maîtrise de cette jeune formation italienne, dont on va beaucoup parler à l’avenir.


GALAAD : "Frat3r" (digipack) (46:13) 17 €


Galaad - à ne pas confondre avec les Britanniques de Galahad - est un groupe qui a marqué ceux qui ont vécu la traversée du désert du prog au cours des années 1980 : au sein de la résurrection qui marqua les années 1990, les Suisses de Galaad livrèrent deux albums devenus anthologiques, Premier Février (1992) et surtout Vae Victis (1996), véritables témoignages d’un prog français conquérant. Un quart de siècle plus tard, Galaad et son charismatique chanteur sont de retour, et après avoir rodé ses nouvelles compositions sur scène, sont fiers de présenter Frat3r, leur nouveau disque studio. Une collection de superbes chansons (de 2:33 à 9:10) où les textes sont incisifs, la voix toujours solide et offensive, tandis que la musique privilégie un rock tendu et mélodique, où l’on peut ressentir de forts échos néo-prog à la Marillion. Une superbe renaissance au final qui, au delà des nostalgiques d’une époque révolue, s’adresse au plus grand nombre, découvrant une formation regardant désormais le futur avec appétit et sérénité... Bravo !


HOUSE OF NOT : "Evergone & The Immaculate Spectacular" (digipack) (77:26) 17 €


Après un début de carrière en fanfare (2 albums sortis coup sur coup au début des années 2000 et largement plébiscités par la presse progressive à l’époque), ce groupe canadien (anglophone) a bizarremenr connu ensuite une traversée du désert médiatique, que la parution de The Walkabout Of A. Nexter Niode en 2012 n’a pas permis d’interrompre. Comme quoi, il est vraiment facile de se faire oublier de nos jours, quel que soit le talent dont on bénéficie. Evergone & The Immaculate Spectacular est en fait le quatrième volet d’un concept initié dès le premier album et qui devrait s’achever avec le suivant. House Of Not développe un propos soyeux et superbement produit, qui envoûte autant qu’il surprend. Une pincée de néo-prog (à la Marillion) et de pop synthétique (à la Alan Parsons Project) vient relever les ambiances majoritairement floydiennes (quelle guitare !). Au programme de Evergone & The Immaculate Spectacular : 18 compositions enchâinées (de 1:42 à 10:36) qui offrent de très belles mélodies et une sophistication formelle de tous les instants. A ne pas rater.


HUIS : "Abandoned" (digipack) (72:34) 18 €


Ne nous y trompons pas. Si Mystery est indéniablement la formation québécoise la plus connue actuellement, Huis, autre membre de l’écurie Unicorn Records, se situe juste derrière et pourrait même bien supplanter à l’avenir son mentor. Parmi les musiciens, on retrouve d’ailleurs le guitariste Michel St-Père, leader de Mystery ! Le style d’Abandoned, album concept évoquant les épreuves de la vie et les ressources dont l’on dispose pour les surmonter ? Un néo-prog très charnel et très rock, à l’instrumentation parfaitement maîtrisée, qui sait produire des instants de grâce symphonique. Curieusement ou pas, les 9 compositions (3:03 à 12:49) de Abandoned ne sont pas sans évoquer RPWL et... Mystery. Il faut dire que les soli de six cordes sont de la plus belle eau ! Pour les amateurs du genre - et les autres - voilà un disque franchement incontournable.


 

 

IN THESE MURKY WATERS : "In These Murky Waters" (50:11) 17 €


Après All Traps On Earth, voici In These Murky Waters, soit une nouvelle entité extraite du géant suédois Ånglagård. Cette fois-ci, c’est le percussionniste Mattias Olsson (White, Willow, Kausakus...), associé à la chanteuse Ewik Rodell qui nous propose un de ces duos tant à la mode. Mais là où d’autres ne font que suivre une recette, Ewik et Mattias composent, de façon très cinématographique, la bande-son d’un film mémoriel que nous n’aurions pu imaginer. Mattias a posé des claviers typés (Mellotron, Chamberlin, Optigan, Orchestron) pour mieux colorer la voix chaude d’Ewik et ses textes doucereux et attachants. Un album aussi surprenant qu’envoûtant.


KINETIC ELEMENT : "The Face Of Life" (digipack) (46:28) 18 €


Kinetic Element, formation américaine, a fêté il y a peu ses dix ans d’existence, et pour tous ceux qui seraient passés à côté d’elle, ce nouvel album studio constitue une belle porte d’entrée. The Face Of Life, fort de ses deux pièces majeures - quinze et vingt minutes - présente en effet un rock progressif symphonique de toute beauté, grandiose, épique et technique, avec de larges séquences instrumentales où claviers et guitares brillent de mille feux. Les voix ne sont pas en reste, grâce à une polyphonie du plus bel effet. Ajoutez à tout cela une production rendant parfaitement justice à la richesse de ces compositions, et vous obtenez un groupe qui ressemble fort à une réincarnation de Yes. Aucune exagération, croyez-le, seulement la reconnaissance d’un groupe important, qui plaira totalement aux fans de Glass Hammer.


LONELY ROBOT : "Under Stars" (Edition Limitée digipack) (49:50) 19 €


Lonely Robot, le projet soliste de John Mitchell (Arena, It Bites, Frost*), tire sa révérence avec ce troisième volet de ce qui forme désormais une trilogie science-fictive. Accompagné de Craig Blundell à la batterie, le guitariste-chanteur-claviériste livre des chansons finement troussées, souvent très directes et mélodiques (“Icarus”), enrobées d’arrangements de claviers et de soli de guitare lyriques. Il alterne également les ambiances, entre titres très pop-rock et ballades plus romantiques. Un néo-prog spatial et dynamique où quelques titres purement instrumentaux apportent une indéniable plus-value à l’ensemble. Efficace et élégant.


LUCY IN BLUE : "In Flight" (41:06) 17 €


Après l’Inde, voici un autre pays peu fécond en terme de musiques progressives : l’Islande. Auteur ici de son second opus, Lucy In Blue propose un progressif seventies illustrant parfaitement la géographie de ce pays volcanique : sauvage et escarpée, mais d’une majestueuse beauté. Symphonique et psychédélique, In Flight se rapproche parfois du Pink Floyd de la fin des années 60 et du début de la décennie suivante, mais avec une dimension atmosphérique plus poussée et quelques tensions instrumentales qui rappellent pour leur part davantage King Crimson. Visuelle, la musique de Lucy In Blue l’est indéniablement, mais pas dans son acception purement cinématique. Non, une certaine rugosité s’invite de temps à autres, comme pour décrire (on y revient) le quotidien d’un habitant de cette île isolée... A ne pas rater !


RED SAND : "Forsaken" (digipack) (44:42) 17 €


Red Sand, on le sait, est au Québec ce que Marillion est au Royaume-Uni, un parfait représentant d’un néo-prog adepte de mélodies léchées et d’atmosphères attachantes. Ce n’est donc pas la surprise qui prévaut ici, sur ce nouvel album, plutôt le savoir-faire d’un groupe parvenu au sommet de son art. Toutefois, les cinq titres (2, 12, 8, 13 et 9 minutes) présents ici développent parfois des fresques plus ambitieuses, fortement teintées de symphonisme, ce qui propulse Red Sand à un niveau qualitatif encore supérieur. Et quel lyrisme sur les soli de guitare ! Les Québécois portent haut l’étendard du néo-prog, pour notre plus grand plaisir, un plaisir qu’ils partagent et communiquent avec élégance sur ce probant Forsaken.


BJORN RIIS : "A Storm Is Coming" (52:45) 13 €


Bjørn Riis, le prolifique guitariste d’Airbag, continue son chemin solitaire avec un quatrième album en cinq ans, A Storm Is Coming. S’éloignant quelque peu des similitudes floydiennes que l’on pouvait trouver dans sa musique et son jeu, Riis n’en perd pas pour autant ce qui fait sa signature caractéristique. Il y ajoute cependant des riffs plus tendus inspirés par les grands anciens du rock teinté hard, mais également des mélodies savamment dosées qu’aurait pu créer, par exemple, un Rick Davies de Supertramp (“Stormwatch” et ses 14:44). D’ailleurs, la voix de Bjørn Riis semble s’être libérée et trouve de nouveaux échos dans une expression plus personnelle que jamais. Avec ses six titres dont deux au-delà des 10 minutes, A Storm Is Coming est peut-être le meilleur de ce que Riis ait pu délivrer à ce jour.


 

THE SAMURAI OF PROG : "Toki No Kaze" (digipack) (74:46) 18 €


Le précédent disque des Samurai Of Prog, Archivarium, était un peu particulier et frustrant, s’agissant d’une collection d’inédits et de reprises. Cette fois, le trio de choc Marco Bernard - Steve Unruh - Kimmo Porsti est de retour avec un vrai studio inédit, et quel studio ! Le titre japonais s’impose au vu du concept choisi, illustrer en musique les films d’animation du grand Hayao Miyazaki. On est ici au niveau de l’excellent The Imperial Hotel, pas moins. Douze nouvelles compositions, de deux à neuf minutes, et une emphase symphonique particulièrement développée. Servis par une liste d’invités longue comme le bras, ces morceaux varient les atmosphères mais pas l’inspiration, dont la barre est placée très haut, que ce soit pour les thèmes chantés, très attachants, les arrangements, plus diversifiés les uns que les autres, ou les séquences instrumentales, riches et intenses. Une fois encore illustré avec brio par Ed Unitsky, Toki No Kaze est un album (un de plus) qui marquera incontestablement l’année 2019.


SEVEN STEPS TO THE GREEN DOOR : "The Lie" (digipack) (53:22) 17 €


Avec son précédent disque, Fetish, Seven Steps To The Green Door avait frappé un grand coup, signant un album exceptionnel, alliage parfait de l’ambition musicale et du mélodisme vocal. The Lie se place comparativement dans la continuité d’un autre opus, The Book, sorti en 2011, tissant une vaste histoire - elle est censée se déployer sur trois disques au total - centrée sur la religion et les fanatismes qu’elle génère. The Lie est un opéra-rock, où la narration joue un certain rôle, et où des titres se répondent entre eux. Une architecture complexe, donc, mais une musique qui parvient toujours à séduire, grâce à des thèmes prenants et à une polyphonie vocale (sept chanteurs et chanteuses sont de la partie, dont un certain Peter Jones, décidément partout) qui ne cesse de prendre de l’ampleur au fil des morceaux. Le disque est riche, généreux, et comprend son lot de climax symphoniques et instrumentaux pour satisfaire les plus exigeants d’entre-vous !


TROJKA : "Tre Ut" (43:35) 17 €


Le trio norvégien Trojka revient avec son deuxième album, Tre Ut. Au travers d’une fusion savante et dynamique entre rock progressif, jazz et pop, la musique de Trojka flirte ici avec le plus plaisant du style de l’école de Canterbury. Les rares guitares rapprochent le trio d’ELP, mais l’utilisation intensive du Fender Rhodes l’en détache et apporte une couleur différente. De même, le mélange des voix et le chant en norvégien procurent de subtiles teintes paradoxalement latines et démontrent l’inspiration et la fraîcheur dont le trio sait faire preuve. La section rythmique est éclaboussante de brio, sachant tour à tour développer des ambiances funky, typiquement jazz ou subtilement complexes. Parfaitement intégré dans la musique contemporaine, Trojka dévoile son érudition progressive tout en dévoilant une identité propre dont ce Tre Ut est l’éclatante démonstration.


U.P.F. : "Planetary Overload : Loss Part 1" (2CD digipack) (74:57/39:16) 19 €


Un des groupes les plus enthousiasmants du paysage prog actuel est enfin de retour, après un silence studio de quatre longues années. Né sur les cendres d’Unitopia, tout comme le Southern Empire de Sean Timms, UPF est conduit par l’ancien chanteur d’Unitopia, Mark Trueack, rejoint depuis par Steve Unruh, brillant membre des Samourai Of Prog. Le disque qu’ils proposent chez GEP Records est de ceux qui vont faire longuement parler. Jugez plutôt : la première partie d’un vaste concept, articulé en trois phases - comprenant chacune de trois à cinq morceaux - et qui mobilise un nombre probablement rarement vu de musiciens invités. Parmi eux, et sans possibilité de vous en fournir une liste exhaustive, Hasse Fröberg, Michel St-Père, Nick Magnus, Jon Davison, Steve Hackett ou Colin Edwin. Sans oublier des musiciens classiques et des narrateurs musclant le concept tournant, sans surprise, autour de l’avenir écologique de notre planète. Luxuriance instrumentale, rayonnement mélodique, production éclatante, et même un second disque de bonus divers... Voilà assurément une sortie majeure de 2019 !


 

UNIVERSE EFFECTS : "Desolation" (66:31) 13 €


Proches stylistiquement de Dream Theater, Liquid Tension Experiment et de Mystery, les québécois d’Universe Effects reviennent avec un deuxième album, Desolation, à l’identité cinématographique évidente. De parties instrumentales débridées en moments d’accalmie, la guitare véloce de Gabriel Cyr règne en maître sur cet opus classieux et virtuose. Si Awake de Dream Theater et Fear Of A Blank Planet de Porcupine Tree ne faisaient qu’un, ils ressembleraient beaucoup à Desolation sans aucun doute, et encore plus d’ailleurs si on leur associe la dimension plus typiquement néo-progressive et emphatique d’un Mystery. Universe Effects mérite véritablement toute votre attention, car il transcende le plus souvent les frontières stylistiques qu’on voudrait instinctivement lui prescrire. Très belle découverte !