Avant-Propos :

Cette nouvelle Sélection de Nouveautés, destinée à couvrir les mois de juillet et août, vous parvient avec un peu de retard, mais elle se devait absolument de proposer Grand Tour, le nouvel album de Big Big Train. Or le groupe anglais, comme on vous l’annonçait précédemment, a signé un contrat de distribution pour l’ensemble de l’Europe, ce qui ne nous a paradoxalement pas facilité les choses. Bien au contraire. Mais le problème est désormais derrière nous, et vous pourrez recevoir très vite votre exemplaire à présent, enfin si vous êtes intéressés bien sûr... Et comme cette Sélection contient également de superbes albums (attendus ou plus surprenants), n’hésitez surtout pas à vous faire plaisir. La période estivale est là pour nous faire lâcher prise et recharger nos batteries, afin d’affronter la vie plus routinière du reste de l’année. Et quoi de mieux que la musique bien sûr pour atteindre cet objectif...

Bonne lecture et bonnes vacances à toutes et à tous !

Olivier (pour Cosmos Music)


Promotion Juillet-Août 2019

Dans la limite des stocks disponibles...

 

2 CD à 13 € pièce !!! 

JORDSJO : "Nattfiolen"

PANZERPAPPA : "Summarisk Suite"

 


La nouvelle Sélection de Nouveautés (Juillet-Aout 2019)...

AMAROK : "The Storm" (digipack) 17 €

ANAID : "I Have A Dream" (digipack) 17 €

ARCADELT : "Arc8" 17 €

BIG BIG TRAIN : "Grand Tour" (digibook) 18 €

FEAT. ESSERELA : "Disco Dooro" 17 €

FREEDOM TO GLIDE : "Seed" (Ed. Limitée digipack) 18 €

GIANT THE VINE : "Music For Empty Places" 17 €

THE GIFT : "Antenna" (digipack) 17 €

GONG : "The Universe Also Collapses" (digipack) 17 €

INTROITUS : "Shadows" (digipack) 17 €

IZZ : "Don’t Panic" (digipack) 18 €

JORDSJO : "Nattfiolen" 13 €

MAD FELLAZ : "III" (digipack) 17 €

MOONRISE : "Travel Within" (digipack) 17 €

PANZERPAPPA : "Summarisk Suite" (digipack) 13 €

PATTERN-SEEKING ANIMALS : "Pattern-Seeking Animals" (Ed. Lim. digipack) 19 €

PINN DROPP : "Perfectly Flawed" (digipack) 17 €

QUANTUM FANTAY : "Yemaya Orisha" (digipack) 17 €

SEZIONE FRENANTE : "Nuove Dimensioni" (digipack) 17 €

NAD SYLVAN . : "The Regal Bastard" (Ed. Lim. digipack) 18 €

THIS WINTER MACHINE : "A Tower Of Clocks" (digipack) 17 €


AMAROK : "The Storm" (digipack) (58:09) 17 €


Le Amarok dont il est ici question est la formation polonaise menée par le multi-instrumentiste Michal Wojtas, et qui, officiant depuis le début des années 2000, est réapparue en 2017 après un hiatus de 13 ans. Ce nouvel album, le cinquième, possède d’emblée une particularité peu commune dans le monde du prog : sa musique a initialement été conçue pour un spectacle de danse contemporaine ! Les morceaux disponibles sur You Tube montrent justement certaines des chorégraphies. Et contemporaine, la musique de The Storm l’est incontestablement : les ambiances électro sont très présentes, et se marient avec harmonie aux interventions de guitare acoustique et électrique. Atmosphérique, symphonique, à fleur de peau, et instrumentale, The Storm est de la trempe des albums qui suscitent la surprise dans un premier temps avant de séduire profondément et durablement. On est ici à la croisée du Pink Floyd de The Endless River, de Tangerine Dream, de Nosound et bien sûr du Amarok que l’on connaît habituellement. Surprenant et décoiffant.

 


ANAID : "I Have A Dream" (digipack) (43:42) 17 €


Anaid est un groupe français qui gagnerait à bénéficier de davantage d’écho. Son talent est en effet immense, n’ayons pas peur de le dire. A quatre - Emmanuelle Lionet au chant et aux claviers, Jean-Max Delva à la batterie et aux percussions, leur fils Alexis à la guitare et Damien Thebaud aux claviers, membre le plus récent - ils font naître une musique profondément envoûtante. Après le premier album de leur “reformation” (Libertad, en 2016), ils offrent donc I Have A Dream, où chaque composition réveille les âmes de la Zeuhl. Pas de simple imitation de Magma, toutefois, Anaid possédant une singularité forte avec la voix d’Emmanuelle Lionet, au timbre sans pareille et à l’intensité émotionnelle qui nous laisse tremblant, dépouillé. Les musiciens, quant à eux, tissent une toile d’une grande clarté, mise en valeur par une production remarquable.


ARCADELT : "Arc8" (43:07) 17 €


Attention, nostalgie ! Ceux qui ont connu le renouveau progressif du début des années 90 se rappellent peut-être de Arcadelt, groupe italien qui avait sorti un premier et unique album en 1994. Enjoy, sans vraiment démériter, était dans la lignée de ce qui se faisait dans le néo-progressif italien à l’époque : une musique généreuse mais manquant souvent de profondeur et de professionnalisme. 25 ans ont passé et Arcadelt, dans la même configuration qu’à ses débuts, a repris le chemin des studios pour un résultat d’un tout autre niveau. Si la générosité est toujours au rendez-vous, elle est cette fois-ci accompagnée d’une musique bien plus achevée. Oeuvrant toujours au sein d’un néo-progressif très coloré, Arcadelt a offert à son deuxième opus une production et un aboutissement enfin dignes de nos attentes. Arc8, constitué de 7 compositions (de 3:59 à 8:18), est vraiment un album délicieux, laissant les ambiances s’installer posément avant de les bousculer pour mieux les transcender. De petites touches classisantes et symphoniques viennent de plus relever un propos aux mélodies élaborées, qui font au final de Arcadelt l’un des probants représentants de l’Italie (néo) progressive...

 


BIG BIG TRAIN : "Grand Tour" (digibook) (74:20) 18 €


Voilà enfin le retour studio d’une formation devenue en quelques années le parangon, que dis-je, le maître du rock progressif symphonique ! Bénéficiant désormais de la participation de Rikard Sjoblom (ex Beardfish) et Nick D’Virgilio (ex Spock’s Beard), Big Big Train possède les moyens de ses ambitions. Ce nouveau disque, qui puise son inspiration dans l’époque moderne, XVIIe et XVIIIe siècle, porte avec brio le vintage et le rétro pour leur donner une coloration puissamment contemporaine. Navigant entre les titres plus directs (l’excellent “Alive”, digne du meilleur Hackett) et les compositions fleuves, Big Big Train décline une fois encore sa potion magique, synthèse parfaite de la moelle mélodique et de l’excellence instrumentale. Une musique profondément romantique et solaire. Que dire qui n’a pas encore été écrit ? Juste deux verbes : écoutez, profitez !


 

FEAT. ESSERELA : "Disco Dooro" (53:23) 17 €


Quel bonheur de retrouver Feat. Esserela, toujours aussi avide de se jouer de ses auditeurs, mais avec malice et bienveillance. Pour mémoire, Esserela est le chanteur fictif de cette formation bolognaise, dont le propos est bien entendu... entièrement instrumental. Musicalement, Disco Dooro (nouveau jeu de mot, surfant sur l’analogie entre “disque d’or” et “disque dur”) propose une nouvelle fois un progressif fusion de haute tenue, plus canterbury parfois et davantage symphonique à d’autres moments, mais porté par un groove entraînant qui fait danser les neurones. En 11 compositions (de 0:24 à 8:51), dont un “Intro” conclusif (logique !), Disco Dooro surfe sur une brillance rythmique et des solos endiablés pour élaborer une musique brillante qui démontre définitivement que “progressif” et “humour” sont tout à fait compatibles...

 


FREEDOM TO GLIDE : "Seed" (Ed. Limitée digipack) (55:13) 18 €


Seed, le nouvel album du duo Andy Nixon (chanteur et guitariste) - Pete Riley (claviériste), conclut une trilogie sur la Première Guerre mondiale, dont le précédent volet, Fall, était un petit bijou mélodique et mélancolique. Seed se place dans sa continuité directe, avec au premier rang des influences celle de Pink Floyd. Les soli de guitare sont d’un lyrisme exacerbé, et chaque morceau, qu’il soit dynamique ou plus intimiste, possède niché en son sein un cœur mélodique qui bat à un rythme frénétique. Seed est l’ultime épisode d’un ensemble qui porte très haut les couleurs d’un rock progressif romantique.
A ne pas rater !


GIANT THE VINE : "Music For Empty Places" (47:51) 17 €


Formé en 2014, Giant The Vine est originaire... d’Italie bien sûr ! Impossible de ne pas être jaloux de la frénésie créative qui se déroule chez nos voisins depuis de nombreuses années à présent. Music For Empty Places est une oeuvre délicieuse, instrumentale dans son intégralité, et surtout d’une dimension cinématique assez exceptionnelle. Difficile d’associer la musique de Giant The Vine à celle d’une autre formation, tant elle refuse de se laisser enfermer dans une case trop évidente. Bizarrement, c’est du côté de la Scandinavie que l’on pourra découvrir quelques unes des couleurs musicales de cet album, et les effluves post-rock viennent enrichir l’ensemble de la meilleure des manières. Superbe découverte !

 


THE GIFT : "Antenna" (digipack) (61:42) 17 €


The Gift est une formation londonienne dont le premier album, Awake And Dreaming, sorti en 2006, avait surpris par son professionnalisme et sa qualité. Antenna, son quatrième disque, à la pochette très constructiviste, injecte un surcroît d’énergie rock à sa musique et risque de surprendre quelque peu ses adeptes, sans les décevoir néanmoins. L’ensemble demeure posé et parfaitement maîtrisé, un prog empli d’élégance et de classe, et intègre toutes les influences du passé - prog, certes, mais également pop, rock, sans préoccupation de frontières stylistiques perçues comme des obstacles. The Gift, fort de ses aspirations nouvelles (proposer une musique plus directe) ne cherche jamais à sonner comme un groupe en particulier. Un des représentants les plus probants de ce que l’on pourrait nommer la synthèse prog !


GONG : "The Universe Also Collapses" (digipack) (43:01) 17 €


Si Gong pouvait sembler ne jamais se relever du décès de son fondateur Daevid Allen, le groupe s’est vite remis sur l’ouvrage et après un Rejoice! I’m Dead! (2016) clairement évocatoire, le combo international revient aux origines d’un psychédélisme échevelé avec The Universe Also Collapses. L’apparent nouveau timonier, le génial Kavus Torabi, a su fédérer les énergies et libérer un flot de pulsions salvatrices comme sur le long titre introductif, “Forever Reoccuring” (20:36), alors même que la fin des temps est annoncée et que la sinistrose fait rage. Pour Gong, c’est ici et maintenant que les choses se passent et l’entité nouvellement incarnée délivre un album majeur !

 


INTROITUS : "Shadows" (digipack) (59:26) 17 €


Introitus, groupe suédois qui a tout de la petite entreprise familiale (les Bender, père, mère, fils et fille, en sont le noyau), délivre un néo-prog aux ambiances très automnales. Ce n’est pas leur nouveau disque qui infirmera ce constat. Le chant féminin est parfaitement en place, évoquant en partie celui de Tracy Hitchings dans Landmarq, tandis que les envolées de guitare se rapprocheraient davantage d’un Steve Rothery. Que du très bon, donc - n’oublions pas les claviers analogiques de circonstance ! - qui s’exprime dans des compositions mariant le mélodique et l’emphatique. L’album se termine en outre par un instrumental (11:43) de la trempe des plus grands. Souhaitons qu’avec cet album quasiment parfait dans son genre, Introitus soit enfin reconnu à sa juste valeur.


 

 

IZZ : "Don’t Panic" (digipack) (43:59) 18 €


Don’t Panic est le neuvième album studio des Américains de Izz, et un retour en grande forme, quatre ans après Everlasting Instant. On retrouve avec plaisir la verve de musiciens à jamais imbibés de l’héritage de Yes et de Gentle Giant, qui combinent à merveille technicité instrumentale et chaleur mélodique. La diversité vocale permet une polyphonie assez étourdissante, qui vous entraîne dans son tourbillon. Cinq nouveaux morceaux seulement sont présents, mais “42” est long de dix-huit minutes, et laisse s’exprimer toute l’énergie électrique dont le groupe est capable, ressuscitant avec brio l’esprit des années 1970. Facile au final de considérer Izz comme l’égal et proche cousin de Echolyn. Une valeur sûre !

 


JORDSJO : "Nattfiolen" (40:05) 13 €


Jordsjø, voilà un nom qu’il va falloir commencer à retenir ! Après ses premières productions quelques peu hésitantes mais fourmillantes d’idées, le groupe présente un Nattfiolen qui est bien plus qu’une réussite. Imaginez un disque de rétro-prog qui n’en a pas l’air tellement tout paraît naturel dans les sept titres qui forment cet album chanté en norvégien. Amateurs de flûte, de mellotron et de guitares acoustiques, vous allez être servis avec de superbes compositions divinement arrangées. Proche de celle d’un Änglagård ou d’un Wobbler, mais en un peu plus calme, la musique de Jordsjø représente sans doute la quintessence de ce que la Scandinavie sait apporter au rock progressif contemporain, rien de moins !


MAD FELLAZ : "III" (digipack) (43:31) 17 €


Encore un groupe italien à vous présenter ici, et surtout un groupe qui, sur ce troisième album, atteint un niveau assez exceptionnel. Une progression qualitative certes, mais également stylistique car Mad Fellaz développe désormais un progressif plus classiquement italien et orné de mélodies divinement ciselées. Chanté ici par un homme (après le tout instrumental du premier opus et le chant féminin du second), III est doté d’une architecture sophistiquée mais demeure vraiment accessible et intense. Portée également par la culture jazz-rock de ses membres, la musique de Mad Fellaz fait preuve d’une virtuosité évidente, mais au service de structures mélodiques recherchées. En 7 compositions (de 1:59 à 10:01), III permet à son géniteur de s’imposer parmi les formations italiennes qui comptent !!

 


MOONRISE : "Travel Within" (digipack) (52:02) 17 €


Moonrise est le projet du musicien polonais Kamil Konieczniak, qui fédère autour de lui diverses collaborations. C’est depuis 2012 et l’album Stopover-Life que nous étions sans nouvelle, et voici qu’arrive Travel Within, un disque tout simplement splendide. Moonrise, c’est la réponse polonaise à Marillion : servies par une production éclatante, les compositions (8, de 4:42 à 9:34) transpirent d’émotion et de savoir-faire. Tout est parfaitement en place, des arpèges de guitare aux claviers délicieusement planants, en passant par un chant impérial. Kamil Konieczniak semble extraire des mélodies du plus profond de nos âmes torturées, leur apportant un baume réparateur et consolateur. Un opus beau à pleurer, à placer aux côtés du Northland de Tony Patterson et Brendan Eyre.


PANZERPAPPA : "Summarisk Suite" (digipack)(42:02) 13 €


Avec un patronyme aussi improbable, les Norvégiens de Panzerpappa n’en distillent pas moins une musique qui fait référence dans leur pays et au-delà. Avec ce septième album, le groupe poursuit ses explorations musicales, entre écriture et improvisation, sachant être planant, mordant ou drôle, au gré des six titres qui composent ce Summarisk Suite. Entre école de Canterbury, fusion et Rock In Opposition, ce nouvel opus développe de belles plages ou guitare et saxophone se taillent les plus belles tranches d’une musique recherchée sans être excessivement cérébrale ni trop bavarde. Une belle réussite, peut-être même leur meilleur album à ce jour !

 


 

PATTERN-SEEKING ANIMALS : "Pattern-Seeking Animals" (Ed. Lim. digipack) (58:04) 19 €


Pattern-Seekings Animals, un patronyme relativement énigmatique servi par une superbe pochette, est en réalité le nouveau projet issu de la nébuleuse Spock’s Beard. Le groupe se compose en effet du chanteur (et guitariste) Ted Leonard, du bassiste Dave Meros, du batteur Jimmy Keegan et du claviériste John Boegehold. Autrement dit, deux membres officiels de Spock’s Beard, un ancien membre et un compositeur de l’ombre actif depuis le départ de Neal Morse. Des musiciens d’expérience, donc, qui livrent un premier opus fort de neuf titres allant de trois à dix minutes. La proximité stylistique avec Spock’s Beard, la rutilance instrumentale, les teintes sonores, est patente. Pour autant, Pattern-Seeking Animals est plus posé, moins sautillant, et met sans doute encore davantage l’accent sur la pureté mélodique. Une très belle surprise de cet été 2019 !

 


 

PINN DROPP : "Perfectly Flawed" (digipack) (77:46) 17 €


Après deux EP à son actif en 2017 et 2018, cette nouvelle formation polonaise a décidé que le moment était venu de proposer un véritable album. C’est chose faite avec Perfectly Flawed, qui s’inscrit directement dans l’école néo-progressive polonaise. Avec une touche plus heavy néanmoins, ce qui rapproche davantage Pinn Dropp de formations comme Riverside ou Satellite que Millenium ou Moonrise. Les 7 présentes compositions (de 4:56 à 20:54) manquent parfois de maîtrise, ce qui est normal vu la jeunesse du groupe et l’ambition formelle de cet album, mais affichent clairement une fougue et une énergie des plus entraînantes. Perfectly Flawed est au final bien plus qu’une simple carte de visite pour Pinn Dropp, que l’on sent/sait capable de très belles choses à l’avenir

 


QUANTUM FANTAY : "Yemaya Orisha" (digipack) (45:22) 17 €


Les Belges de Quantum Fantay en sont déjà, avec ce Yemaya Orisha, à leur huitième album. Et jamais, sans doute, leur musique ne s’était tant rapprochée du meilleur d’Ozric Tentacles. La suite titre de 13 minutes donne le la, avec son space rock planant et psychédélique, ses interventions de guitare et surtout de claviers, soli comme autant de fusées lancées vers les cieux. Quantum Fantay maîtrise désormais à la perfection son propos, ne laissant aucune longueur, aucun temps mort dans ses diverses compositions (5, de 7:12 à 12:51). Vous cherchez l’incarnation actuelle la plus probante du space rock ? Vous l’avez trouvée.


SEZIONE FRENANTE : "Nuove Dimensioni" (digipack) (50:19) 17 €


Fondée en 1974, dissoute 4 ans plus tard puis reformée en 2006, cette formation italienne a du attendre 2014 avant de publier son premier album. Et aujourd’hui nous découvrons le second, intitulé Nuove Dimensioni, le nom que portait Sezione Frenante à ses débuts. Une manière de boucler la boucle et de repartir de l’avant sans se soucier des longues années de silence pour ces musiciens avides de pouvoir enfin partager leur amour de la musique. Nuove Dimensioni, contrairement à Arc8 de Arcadelt (bien plus néo) par exemple, est dans la pure tradition progressive italienne des années 70. Richesse rythmique, ambiances bucoliques, envolées instrumentales débridées et lyriques, chant en italien, etc., voici quelques éléments qui permettront aux fans de PFM ou de Le Orme de se retrouver pleinement dans la musique élégante de Sezione Frenante. Vous l’avez compris, ne passez surtout pas à côté des 8 compositions (de 3:20 à 10:06) bigarrées de Nuove Dimensioni ! Superbe album !

 

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NAD SYLVAN . : "The Regal Bastard" (Ed. Lim. digipack) (55:47) 18 €


The Regal Bastard, le nouveau disque solo de Nad Sylvan, fidèle chanteur de Steve Hackett sur scène, clôt la trilogie entamée avec The Courting Widow et poursuivie dans The Bride Said No. Il est pour ce faire toujours entouré d’une belle galerie de musiciens aguerris, de Nick D’Virgilio à Steve Hackett en passant par Jonas Reingold. Côté compositions, la dominante est à un esprit très genesien, servi par des mélodies léchées et des arrangements soignés. L’ambiance est envoûtante, les soli réguliers, et le disque sait également ménager quelques surprises : titre pop aux accents funky, ballade romantique, ou visite dans une fête foraine... Sans oublier un superbe instrumental conclusif. Avec ce troisième volet, sans doute le meilleur, Nad Sylvan prouve à la fois son statut de grand chanteur et même de claviériste plus qu’honorable !


THIS WINTER MACHINE : "A Tower Of Clocks" (digipack) (60:59) 17 €


This Winter Machine est le prototype du jeune groupe appelé à devenir grand. Originaire du Royaume-Uni, il avait déjà produit un premier album en 2017, The Man Who Never Was, salué par la critique. This Winter Machine tient à la fois de Marillion et de Mostly Autumn : la beauté des thèmes chantés, leur raffinement, n’ont d’égal que le lyrisme des soli de guitare électrique et l’ambiance très atmosphérique. Les six musiciens ne sont pas de trop pour donner vie à cette musique céleste, qui s’exprime à travers dix compositions allant de deux à neuf minutes. Ils parviennent ainsi à transcender une étiquette néo-prog de moins en moins téléguidée au fil des années. Toujours proposé par le label F2 Music, A Tower Of Clocks confirme tout le bien que l’on pensait de son auteur et démontre que la branche britannique demeure bel et bien encore le fer de lance du courant progressif actuel.