Avant-Propos :

Le quatrième et dernier volet de la quadrilogie de Seven Reizh, initiée par Strinkadenn Ys il y a 17 ans et poursuivie au fil des années avec Samsara (2006) puis La Barque Ailée (2015), est enfin disponible. Nos amis bretons aiment faire les choses à la perfection et n’hésitent donc pas à prendre leur temps pour nous offrir le fruit de leur créativité, quitte à bousculer franchement les plannings et rendre leurs fans un peu fous... d’impatience. L’Albatros, initialement annoncé pour janvier 2016, aura donc mis 30 mois de plus à devenir réalité. Il est présenté, comme son devancier, dans un luxueux mediabook comprenant un CD de 65 minutes et la seconde partie du roman (244 pages pour un total de plus de 500) découvert et initié sur La Barque Ailée. Vu les dimensions (25x26cm) et le poids (1kg) de l’objet, il sera expédié individuellement, au prix fixe de 46 € (38 € plus 8 € de port). Merci donc de réserver dès que possible votre exemplaire...

Bonne lecture à toutes et à tous !

Olivier (pour Cosmos Music)


PROMOTION

Juin 2018

Dans la limite des stocks disponibles...

 

2 CD à 13 € pièce !!! 

MOONSHINE BLAST : "Reality Fear"

SUBSIGNAL : "La Muerta"

 


Sélection de Nouveautés (Juin 2018)...

 

ALCO FRISBASS : " Le Bateleur" (digipack) 17 €

ARENA : "Double Vision" (digipack) 18 €

ART OF ILLUSION : "Cold War Of Solipsism" (digipack) 17 €

THE FIERCE AND THE DEAD : "The Euphoric" (digipack) 17 €

FUCHS : "Station Songs" 17 €

GAZPACHO : "Soyuz" 18 €

HAKEN : " L-1ve" (2CD/2DVD digipack) 24 €

JOHN HOLDEN : "Capture Light" (digipack) 17 €

HOMUNCULUS RES : "Della Stessa Sostanza Dei Sogni" (digipack) 17 €

HUMAN FACTOR : "Let Nature Take Its Course" (digipack) 17 €

IO EARTH : "Solitude" (digipack) 18 €

LUNATIC SOUL : "Under The Fragmented Sky" (digipack) 17 €

MONSHINE BLAST : "Reality Fear" (digipack) 13 €

RANESTRANE : "Starshild" (digipack) 17 €

THE SEA WITHIN : "The Sea Within" (2CD digipack) 20 €

SEVEN REIZH : "L'Albatros" (digibook) 46 €

SPOCK'S BEARD : "Noise Floor" (2CD digipack) 20 €

SUBSIGNAL "La Muerta" (digipack) 13 €

TWELFTH NIGHT : "Fact And Fiction - The Definitive Edition" (3CD digipack) 24 €

WEEDPECKER : "III" (digipack) 17 €

YUKA & CHRONOSHIP : "Ship" (digipack) 18 €


 

 

ALCO FRISBASS : "Le Bateleur" (digipack) (44:16) 17 €


On s’impatientait de découvrir le successeur de l’album éponyme, paru en 2015, du duo français de multi-instrumentistes surdoués, inventeurs d’un improbable, mais ô combien probant compromis entre rock progressif, pour la dimension mélodique et lyrique exacerbée (tendant parfois vers un symphonisme éclatant), et Canterbury, pour l’esprit ludique et les idées harmoniques et rythmiques décalées. Pour Le Bateleur, le duo est devenu trio (le nouveau venu est bassiste, mais tient aussi des parties de guitares et de claviers), et la liste des invités est plus concise et plus franco-française, même si elle contient, excusez du peu, les trois membres de Minimum Vital. La musique, elle, creuse le même sillon, instrumental et épique (5 titres de 8 à 11 minutes), mais avec plus de réussite encore. Une source apparemment inépuisable de félicité musicale, et d’ores et déjà un incontournable de cette année 2018.

 


ARENA : "Double Vision" (digipack) (55:57) 18 €


Le nouvel album d’Arena, trois ans après The Unquiet Sky, sort vingt ans tout juste après The Visitor, un des fleurons de la discographie du groupe britannique. Double Vision, qui était déjà le titre d’un des morceaux du dit album, en constitue justement la suite. Sept titres sont au menu, dont le dernier, «The Legend Of Elijah Shade», est une suite de vingt deux minutes, dans la grande tradition progressive. Et aussi le plus long crée par Arena depuis ses débuts discographiques en 1995. Quel plaisir de retrouver des musiciens au sommet de leur art, John Mitchell incandescent, Clive Nolan omniprésent, Mick Pointer écrasant, Kylan Amos lancinant, Paul Manzi insolent : tous génèrent un néo-prog classique mais diablement efficace, signant sans aucun doute un des meilleurs albums d’Arena.


ART OF ILLUSION : "Cold War Of Solipsism" (digiapck) (44:39) 17 €


Cold War Of Solipsism, constitué de 7 compositions (de 2:27 à 10:09) est le second album studio d’un quintette polonais encore méconnu chez nous, Art Of Illusion. On se situe ici clairement dans le métal-prog, celui du Dream Theater de Systematic Chaos, en particulier, de Riverside également ou des Allemands de Dante. Le propos est solide, incisif, le chant grave se rapprochant davantage de celui d’Evergrey. Quant aux instrumentistes, si le claviériste joue un rôle important, c’est celui de l’accompagnement et de l’enrobage, la guitare se réservant l’essentiel des soli, souvent très rapides et techniques. Pour les amateurs du genre, il est clair qu’Art Of Illusion possède un solide potentiel, délivrant un disque déjà très sûr de lui, avec cette petite touche polonaise si typique et reconnaissable...


 

THE FIERCE AND THE DEAD : "The Euphoric" (digipack) (37:46) 17 €


Attention, OVNI musical ! The Fierce And The Dead est un quatuor britannique formé en 2010 et composé de Matt Stevens (guitares et claviers), Kevin Feazey (basse et claviers), Steve Cleaton (guitares) et Stuart Marshall (batterie). Ces artistes produisent une musique entièrement instrumentale particulièrement vigoureuse, qui s’ingénie à mixer les contraires. Leur mixture évoque ainsi le punk, la new wave, le psychédélisme ou le King Crimson le plus électronique, bref un métissage typiquement prog, qui, tout au long des neuf morceaux (de 1:43 à 6:48) de leur nouvel album, varie avec gouaille et malice les paysages sonores, réussissant à ne jamais ennuyer l’auditeur, embarqué dans ces véritables montagnes russes musicales.


FUCHS : "Station Songs" (65:46) 17 €


Fuchs est le projet du producteur allemand Hans-Jürgen Fuchs, qui exerça ses talents dans les années 1980 et 1990 en particulier. Il est en outre multi-instrumentiste, membre du groupe de néo-prog Ines (le prénom de sa femme, également de la partie sur Station Songs) à la fin du XXe siècle. Station Songs est déjà sa troisième réalisation sous ce patronyme personnel depuis le début des années 2010, et non content d’être excellemment produit, ce disque risque fort de vous trotter rapidement en tête. Si l’on pense initialement à du néo-prog, les neuf compositions, qui s’étalent de deux à onze minutes, déploient en réalité une vaste palette d’influences, allant de Genesis à Pink Floyd et Camel, mais toujours mises au service de thèmes et de mélodies séduisantes et personnelles. Très belle réussite !

 


GAZPACHO : "Soyuz" (mediabook) (44:01) 18 €


Enfants illégitimes de Marillion, les norvégiens de Gazpacho continuent leur voyage musical à travers Soyuz, un dixième album d’une rare mélancolie addictive. Racées, subtiles, élégantes, les 8 compositions façonnant Soyuz flattent les oreilles les plus exigeantes. Denses, les titres (allant de 3:42 à 13 :27 tout de même !) distillent, par delà les strates mélodiques qui les habitent, autant d’ambiances que d’émotions diverses qui incitent au lâcher prise. Une introspection bienvenue le temps de l’écoute.


HAKEN : "L-1ve" (2CD/2DVD digipack) (49/65/114/61) 24 €


Afin de célébrer dignement leurs dix ans de carrière, les britanniques d’Haken ont décidé d’immortaliser la dernière date de leur tournée anniversaire à Amsterdam. Filmé au cœur du public, ce live est un parfait condensé de la versatilité musicale du groupe, mettant en exergue ses différentes couleurs musicales sans jamais sacrifier la mélodie à la technique. Spontané, énergique, puissant, il est aussi un vibrant témoignage du lien étroit qui lie Haken à sa fan base. Si le premier DVD (114:31) reprend visuellement le contenu des 2 CD (49:02/65:26), le second (61:40) propose des interprétations supplémentaires, au ProgPower de 2016, ainsi que les clips de l’album Affinity. Pour être tout à fait complet, il convient de préciser que le mixage audio a été co-réalisé par un certain Neal Morse ! Avec L-1ve, Haken prouve, si besoin, qu’il est l’un des fers de lance de la scène hard progressive actuelle. Les anciens n’ont qu’à bien se tenir...

 


JOHN HOLDEN : "Capture Light" (digipack) (54:58) 17 €


Voilà un nouveau venu dans le monde du prog, que l’on pourrait rapprocher de ces artistes capables de créer à eux seuls de belles fresques musicales, comme Ben Craven, mais également de fédérer un certain nombre de grands noms, comme Steve Thorne. Le britannique John Holden, multi instrumentiste de son état, signe en effet un premier disque solo où l’on retrouve Oliver Wakeman, Billy Sherwood, Gary O’Toole (le batteur-chanteur de Steve Hackett) ou Mark Atkinson, parmi d’autres invités. Les huit morceaux proposés, compris entre 5:09 et 9:06, développent un rock progressif caressant et romantique, symphonique, aux parties vocales soyeuses et aux arrangements instrumentaux finement léchés (guitare lyrique, claviers virtuoses). Quant aux textes, ils sont également très travaillés, souvent inspirés par des épisodes historiques. A la manière du progressif symphonique et bucolique de Big Big Train, la beauté de ce Capture Light ne pourra vous laisser indifférent. A décrouvrir.


HOMUNCULUS RES : "Della Stessa Sostanza Dei Sogni" (digipack) (41:24) 17 €


“De la même substance que les rêves”. Voici comment on pourrait traduire Della Stessa Sostanza Dei Sogni, le titre du troisième opus des Palermitains d’Homunculus Res. Jamais deux sans trois, dit l’adage, et le moins que l’on puisse dire, c’est que les Italiens ont réussi un splendide triptyque en l’espace de cinq ans. Déjà, Limiti All’eguaglianza Della Parte Con Il Tutto (2013) était prometteur et très réussi pour un premier album. Mais encore, Come Si Diventa Ciò Che Si Era (2015) apportait la confirmation indéniable d’un talent transalpin affirmé. Della Stessa Sostanza Dei Sogni enfonce le clou, et ce bien plus profondément encore. Pour qui est amateur de l’école de Canterbury, vous voici en Terre promise. Mais pas seulement. L’avantage d’Homunculus Res, c’est à la fois de sonner Canterbury, mais aussi divinement pop (à la manière italienne) tout autant que proto-prog ou RIO. Homunculus Res se révèle ainsi tel un Soft Machine qui discuterait avec Frank Zappa autour de la théière hallucinée et drolatique de Gong. Ne passez pas à côté de ce grand groupe transalpin !

 


HUMAN FACTOR : "Let Nature Take Its Course" (digipack) (52:34) 17 €


Human Factor est une formation russe, composée de Pavel Vorobyov aux guitares et claviers, Sergey Volkov aux claviers, Alexander Meschcheryakov à la basse et Konstantin Shtirlitz à la batterie. Let Nature Take Its Course, à l’engagement écologique affirmé, est déjà leur troisième réalisation studio, et au vu de sa qualité, il y a de quoi s’étonner de ne pas avoir davantage entendu parler d’eux auparavant. Voilà en effet un quatuor qui délivre une musique totalement instrumentale (seul un des huit titres est chanté), au long de compositions comprises autour de six minutes, pour un rendu puissamment mélodique, un rock aérien et spatial à la rythmique très dynamique et où claviers et guitares rivalisent de lyrisme. Un propos qui se moque des frontières et des empreintes nationales, tant il résonne au son de l’universel. Un album dont le potentiel est simplement énorme !


 

 

IO EARTH : "Solitude" (digipack) (72:47) 18 €


Le quatrième album d’IO Earth mené de main de maître par le guitariste Dave Cureton et le claviériste Adam Gough voit l’arrivée d’une nouvelle chanteuse (la troisième en 4 albums !) sans pour autant bouleverser le haut niveau d’inspiration du groupe britannique. Comme à son habitude, la formation nous offre un ensemble de compositions épiques et protéiformes, dont la longueur conséquente (8-10 minutes en moyenne) permet tous les contrastes, du rock symphonique puissant au lyrisme exacerbé en passant par des pointes d’électro ou de classique (violon, flûte et saxophone sont ainsi au programme instrumental en plus de la formation rock habituelle). Solitude est ainsi une nouvelle très grande réussite en provenance du Royaume-Uni.

 


LUNATIC SOUL : "Under The Fragmented Sky" (digipack) (36:07) 17 €


L’année dernière, le chanteur de Riverside, qui a pris en solo le nom de Lunatic Soul, avait sorti avec Fractured un de ses meilleurs disques. Le matériel non utilisé devait initialement faire l’objet d’un EP, mais au final, Under The Fragmented Sky est pratiquement un nouvel album, d’une durée similaire à bien des vinyles d’antan (moins de quarante minutes). Sur les huit nouveaux morceaux (de 1:30 à 7:54), pas moins de six sont instrumentaux, seulement enrichis de quelques vocalises, développant des atmosphères planantes et envoûtantes, très subtilement expérimentales. La production est toujours extrêmement soignée, et loin d’être une simple réplique de Fractured, Under The Fragmented Sky possède une vraie personnalité, et un charisme irrésistible.


MOONSHINE BLAST : "Reality Fear" (60:11) (digipack) 13 €


Fondée en 2012, cette jeune formation francilienne a tout pour séduire un large auditoire. Repoussant très largement les erreurs rencontrées fréquemment sur un premier album, Moonshine Blast propose en effet un progressif attrayant, parfaitement maîtrisé, le plus souvent néo et dégageant de constantes ondes positives. C’est d’ailleurs la capacité des musiciens à ciseler de superbes mélodies qui caractérise la musique de Reality Fear, aussi efficace et pertinente dans les séquences les plus ambitieuses que lors des titres plus ramassés. Moonshine Blast enchaîne ainsi les moments de bravoure au sein des 10 compositions (de 4:02 à 9:10) de cet album, qui s’avère bien plus qu’une simple carte de visite. Moonshine Blast, en s’inspirant tout autant de Camel et Genesis que de Asia ou Toto, réussit un formidable numéro d’équilibriste en parvenant à rendre son propos constamment passionnant ! A ne pas rater !

 


 

 

RANESTRANE : "Starshild" (digipack) (50:05) 17 €


Ce nouvel album du groupe italien est en réalité le volet conclusif d’une ambitieuse trilogie, débutée il y a plus de cinq ans. Les musiciens avaient en effet décidé d’adapter le chef d’œuvre du septième art, collaboration entre Arthur C. Clarke et Stanley Kubrick, 2001 L’Odyssée De L’Espace. On tient là une œuvre de toute beauté, qui parvient à mixer des ambiances tenant de Pink Floyd, Genesis et même parfois du meilleur post-rock. Deux invités de marque sont en outre présents, comme pour le premier épisode, Monolith : Steve Rothery et Steve Hogarth, avec qui le groupe avait eu à plusieurs reprises l’occasion de tourner par le passé. La diversité musicale affichée et surtout l’inspiration mélodique des 7 compositions (de 2:26 à 14:40) de Starshild sont la garantie d’un voyage passionnant, et si la transposition live de l’ensemble du concept serait un couronnement, l’écoute de ce nouveau disque, seul ou à la suite des deux précédents, est assurément une expérience unique. Bravo !


THE SEA WITHIN : "The Sea Within" (2CD digipack) (50:42/26:34) 20 €


Nouveau supergroupe né sous l’impulsion de Roine Stolt (qu’on ne présente plus !) et dans lequel on retrouve également Daniel Gildenlöw (Pain Of Salvation, Transatlantic), Tom Brislin (qui joua entre autres avec Yes pour la tournée SymphonicLive), Jonas Reingold et Marco Minnemann (ex-Steven Wilson, The Aristocrats), The Sea Within nous embarque, avec ce premier album, dans une fulgurance typiquement seventies. Sombre, élégant, inventif, cet opus se raconte au gré des 12 compositions (de 2:23 à 14:11 pour les 8 premières, et de 5:16 à 8:06 pour les 4 suivantes, celles du disque bonus) où l’ombre des aînés se veut bienveillante. Distillée avec intelligence, les influences se mélangent, se répondent et transcendent l’écoute. Imaginez Steven Wilson, Yes, ELP et Peter Gabriel faire un album ensemble. Ajoutez à cela une petite pincée de fusion prog débridée et vous tenez là une musique pleine de fraîcheur, superbement arrangée et produite. Les interventions solistes sont mesurées mais toujours très pertinentes, et quelques invités sont de la partie, tel Casey McPherson, chanteur de Flying Colours... Une nouveauté incontournable !

 


SEVEN REIZH : "L’Albatros" (digibook) (65:10) 46 €


Seven Reizh est un groupe rare et précieux. Pour preuve, L’Albatros n’est que le quatrième opus d’un groupe apparu avec le nouveau siècle. En 2015, La Barque Ailée initiait un concept basé sur un pionnier méconnu de l’aviation, dont L’Albatros est le second volet. Et le livret de ce nouvel opus est à cet égard une pure merveille ! Car Seven Reizh est un groupe en quête de l’œuvre d’art totale. Musicalement, les huit nouveaux titres (de 3:59 à 14:48) sont toujours aussi ciselés, axés sur les parties vocales, assurément : et sur ce plan, le propos est universel, les voix féminines et masculines s’exprimant tantôt en breton, tantôt en kabyle, en français ou en anglais. Les mélodies sont quant à elles très attachantes, rehaussées par des interventions instrumentales, violon ou saxophone, entre autres, d’une parfaite pertinence. Un nouveau bijou, bien plus ambitieux musicalement que son prédécesseur, par un des groupes français les plus talentueux et poétiques.


SPOCK'S BEARD : "Noise Floor" (2CD digipack) (51:52/17:06) 20 €


Les Américains de Spock’s Beard se rappellent à notre bon souvenir avec la parution d’un treizième album intitulé Noise Floor. Ici, point de morceaux à tiroirs, de très longs développements instrumentaux mais une concision efficace dans le format des titres (allant de 5:29 à 8:07), ce qui ne change en rien les composantes de la musique du groupe : mélodique, inventive et enlevée. Un opus excellent au final, à classer entre X et Brief Nocturnes... et qui marque aussi le retour de Nick D’Virgilio derrière les fûts, ce qui est loin d’être anecdotique. Amateurs de Spock’s Beard toutes périodes confondues, Noise Floor saura trouver une place de choix dans votre discothèque.

 


 

SUBSIGNAL : "La Muerta" (53:05) (digipack) 13 €


Subsignal est une formation allemande, hébergée chez Gentle Art Of Music, qui est relativement méconnue des progmaniacs, pourtant active depuis une dizaine d’années et ayant à son actif quatre albums. Le cinquième, La Muerta, est une carte de visite idéale. Un rock solide, des mélodies directes, des arrangements soignés : telles sont les caractéristiques de Subsignal, rapprochant le groupe de Saga, du Genesis période fin 70’s / début 80’s ou d’un Asia croisé avec Arena. Un vent d’air frais, et un disque qui réussit à merveille la combinaison délicate de l’exigence instrumentale et de l’efficacité mélodique.


 

TWELFTH NIGHT : "Fact And Fiction - The Definitive Edition" (3CD digipack) (61/75/73) 24 €


Attention, plongée dans l’histoire du néo-prog ! Twelfth Night est un de ces pionniers du genre, avec Marillion ou IQ, qui signa en 1982 un premier album studio (après Live At Target) devenu légendaire. Le groupe y apposait en effet sa marque personnelle, à travers une musique très cinématique, et la voix si particulière de son chanteur, Geoff Mann (mort en 1993). C’est donc une édition définitive de cet opus important qui est proposée par les survivants du groupe, ainsi que cela avait précédemment été fait pour les autres réalisations de Twelfth Night. Le premier disque (61:51) reprend l’album original, enrichi des versions single, tandis que le second (75:43) offre des versions live de chacun des morceaux de l’album studio, enregistrés à des dates et dans des lieux différents, la plupart de ces prises étant inédites. Ces témoignages sont complétés par une série de démos, qui montrent le groupe au travail, préparant des titres finalement retenus, modifiés ou abandonnés. Quant au troisième disque (73:02), il comprend une douzaine de pistes, qui sont en réalité des reprises des morceaux de Fact And Fiction, jouées notamment par Clive Nolan, Tim Bowness, Pendragon, Galahad ou le Geoff Mann Band sur scène. Magnifique travail effectué par le label F2 Records.


 

WEEDPECKER : "III" (digipack) (42:05) 17 €


Originaire de Varsovie, Weedpecker publie ici son troisième album sur le label allemand Stickman Records qui héberge entre autres Motorpsycho et Monkey3. Des noms qui permettent d’imaginer quelque peu le contenu de ce III, même si la dimension stoner et psychédélique de ce dernier est certainement un peu plus présente. Influencé également par le Pink Floyd des années 70, Weedpecker propose 5 compositions (7:05, 8:59, 6:33, 10:36 et 8:51) aux ambiances très travaillées, que les longues séquences instrumentales (ou les quelques vaporeuse parties vocales) magnifient au fil des écoutes. Le côté stoner se fait ainsi davantage sentir quand les riffs de guitare interviennent et créent d’envoûtantes variations dans ces moments plus contemplatifs. Une œuvre et un groupe à découvrir d’urgence et qui montre combien le courant progressif, par son incessant métissage, fait preuve d’une formidable créativité...


YUKA & CHRONOSHIP : "Ship" (digipack) (60:46) 18 €


Yuka & Chronoship est sans conteste un des groupes progressifs japonais les plus intéressants et les plus doués de ces dernières années. Formé de la chanteuse et brillante claviériste Yuka Funakoshi et de trois musiciens vétérans de la scène nationale (dont un éblouissant guitariste en la personne de Takashi Miyazawa), Yuka & Chronoship sort son quatrième opus studio, qui s’articule en deux ensembles. Le premier est une suite en sept mouvements (32:22), dédiée à la légende des Argonautes et à leur légendaire navire, bénéficiant de la présence de la chanteuse Sonja Kristina (de Curved Air); le second comprend quatre morceaux indépendants (6:17, 8:02; 5:01 et 9:06), dont un rendant hommage au dessinateur français Jean Giraud, alias Moebius (c’est d’ailleurs un de ses dessins qui illustre la pochette). Ship est une nouvelle réussite, symphonique et emphatique, mariant à merveille claviers pleins de verve et de virtuosité à des vocalistes diaphanes, fantastique réactualisation de tout le patrimoine claviéristique du rock progressif classique.