Avant-Propos :

L’été vient tout juste de s’installer, et l’heure des vacances a peut-être déjà sonné pour vous. En ce qui concerne Cosmos Music, ce sera pour très bientôt, du 8 au 18 juillet pour être précis... Vous avez ainsi quelques jours devant vous si vous souhaitez recevoir vos commandes avant la fermeture de nos locaux. Sinon, vous aurez tout loisir d’effectuer votre choix en attendant notre retour, un choix qui s’annonce néanmoins difficile au regard des excellentes sorties de ces dernières semaines. Deux de celles-ci, et pas les moindres (les nouveaux albums de Big Big Train et de PB II), font l’objet d’une promotion et seront disponibles jusqu’à épuisement des stocks. Ne tardez donc pas à nous contacter.
De la même manière, nous proposerons A New Dawn de RPWL à prix réduit dans notre prochaine Sélection De Nouveautés. Le groupe allemand a certes multiplié ces dernières années les albums Live, mais ils sont d’une telle qualité qu’on ne peut en aucune manière s’en plaindre. Trois versions (2CD, DVD et Bluray) seront disponibles à respectivement 13, 14 et 15 €, alors merci de préciser dès que possible si vous êtes intéressés par l’une d’entre elle; car pas sûr qu’il y en ait pour tout le monde à ce prix-là.

Bonne lecture et bonnes vacances à toutes et à tous !

Olivier (pour Cosmos Music)


PROMOTION

Eté 2017

Dans la limite des stocks disponibles...

 

2 CD à 13 € pièce !!! 

BIG BIG TRAIN : "The Second Brightest Star"

PB II : "Rocket"

 


Sélection de Nouveautés (Eté 2017)...

AKP - Breaking Free Tour Live (CD+DVD - digipack) 20 €

AMAROK - Hunt (digipack) 17 €

ANATHEMA - The Optimist (CD+DVD - digipack) 20 €

ANUBIS - The Second Hand (digibook) 18 €

BIG BIG TRAIN  - The Second Brightest Star (digipack) 13 €

BROTHER APE  - Karma (digipack)17 €

COMEDY OF ERRORS - House Of The Mind (digipack) 17 €

DAMANEK - On Track 17 €

FISH ON FRIDAY - Quiet Life (digipack) 17 €

FORCE OF PROGRESS - Calculated Risk (digipack) 17

GALAHAD - Quiet Storms (digipack) 17 €

MOSTLY AUTUMN - Sight Of Day (digipack) 17 €

PB II - Rocket (digipack) 13 €

PHOENIX AGAIN - Unexplored 17 €

RIKARD SJÖBLOM'S GUNGFLY - On Her Journey To The Sun (digipack) 18 €

THE SAMURAI OF PROG - On We Sail (digipack) 18 €

SIIILK - Endless Mystery (digipack) 18 €

SKY ARCHITECT - Nomad (digipack) 17 €

NAD SYLVAN - The Bride Said No (digipack) 18 €

IL TEMPIO DELLE CLESSIDRE - Il-ludere 18 €

THE WATCH - Seven (digipack) 17 €

THIS WINTER MACHINE - The Man Who Never Was 17 €


 

 

AKP : "Breaking Free Tour Live" (CD+DVD digipack) (79:08/106mn) 20 €


AKP, patronyme non explicite pour la quasi-totalité des prog maniacs, est en réalité celui adopté par Antony Kalugin (AKP signifiant en fait Anthony Kalugin Projects), le prolixe musicien et compositeur ukrainien, pour baptiser son groupe de scène, qui effectua l’an dernier une tournée en Europe occidentale, dont la France. Pour ceux (et ils sont malheureusement nombreux !) qui n’auraient pu assister à un de leurs concerts, cet ensemble CD / DVD complété par un épais livret reprend les titres extraits des copieuses discographies de Sunchild et surtout Karfagen, parfaitement interprétés, marqueurs d’un prog syncrétique et hautement addictif. Les enregistrements captés sur scène sont complétés par quelques morceaux enregistrés en studio, mais dans des conditions live. Cent ans après la révolution russe, vous savez désormais quelle est la nouvelle grande lueur venue de l’est !

 


AMAROK : "Hunt" (61:44) (digipack) 17 €


13 ans de silence et voici Amarok de retour ! Cet Amarok là est polonais, ne pas confondre avec son homonyme espagnol, et s’était fait remarquer au début des années 2000 par 3 albums successifs qui étaient (globalement) influencés par Mike Oldfield (logique, direz-vous !). Si le premier avait indéniablement et davantage marqué les esprits que ses deux successeurs, l’absence de nouvelles avait malgré tout laissé un réel vide au regard du grand talent de Michal Wojtas (Mister Amarok). Hunt, mis en forme par plusieurs invités (dont les fidèles Colin Bass et Mariusz Duda, déjà présents par le passé), est un pur régal de progressif atmosphérique des plus inspirés. Changement de cap stylistique donc, au profit d’une musique aérienne somptueuse, au confluent de Pink Floyd, de Hipgnosis (pour les quelques boucles electro), de Lunatic Soul, du meilleur Marillion (dernière époque) et parfois également de No-Man. Les 9 présentes compositions (de 4:34 à 17:52) présentent ainsi des ambiances mélancoliques, portés par des parties vocales émouvantes et sertis de solos de guitare monstrueux d’efficacité et de force émotionnelle. Magnifique !!

 

 

 


ANATHEMA : "The Optimist" (CD+DVD digibook) (58:12) 20 €


Avec ce onzième album, Anathema clôt un nouveau cycle de sa carrière, celui entamé il y a 7 ans avec We’re Here Because We’re Here. The Optimist apparaît comme une synthèse de tout ce qu’a tenté le groupe dans les années 2010 - un groupe dans la pleine force de ses moyens, sûr de son talent, qui délivre une nouvelle fois un album de haute volée. Il s’agit cette fois d’un concept-album, inspiré de la pochette d’A Fine Day To Exit : un homme, sur une plage de Californie, met en scène sa disparition. Et l’album déroule la suite de sa vie, tout en laissant l’auditeur libre d’imaginer la fin. Musicalement, la patte du groupe - une sorte de drum’n’ bass floydienne - est immédiatement reconnaissable : intros planantes, nappes atmosphériques, montées en puissance épiques, éléments répétitifs, et ce mélange d’instrumentation vintage et de boucles électroniques. Le tout baignant dans cette atmosphère automnale et mélancolique qui est la marque de fabrique du groupe. La voix poignante de Lee Douglas fait une fois de plus des merveilles, notamment sur l’épique «Endless Ways», ou sur un étrange morceau jazzy et intimiste à la Portishead, «Close Your Eyes». Mais la grande nouveauté de l’album est la mise en avant du couple batterie-percussion, qui n’a jamais cogné aussi fort - un véritable pilonnage, enregistré live, et voulu par le producteur Tony Doogan, mentor... du groupe post-rock de Glasgow, Mogwai. Au total, les fans d’Anathema pourront se précipiter sur cet «Optimiste»; ils y trouveront tout ce qu’ils aiment chez les ambient-rockers britanniques...

 


 

ANUBIS : "The Second Hand" (digibook) (68:46) 18 €


Déjà le quatrième album studio pour les Australiens d’Anubis, qui, l’air de rien, sont parvenus à s’imposer comme des maîtres es néo-prog. Pourvu d’une superbe pochette, intrigante à souhait, le disque est un concept, évoquant l’ascension et la chute d’un nabab contemporain. On y retrouve cette musique habitée, dans la lignée de Pink Floyd et Marillion, n’ayant rien a priori de foncièrement nouveau, mais mise en place de manière si brillante qu’elle emporte sans problème l’adhésion. La production est rutilante, la section rythmique impériale, les parties de claviers et de guitare (ah, cette slide guitar !) font mouche à tous les coups, tandis que le chant se rapproche de celui, référentiel, d’un Sylvan. The Second Hand (et ses 9 compositions, de 3:59 à 16:44) est bien un opus indispensable à tout amateur de néo et de prog tout court.

 

 

 

 


BIG BIG TRAIN : "The Second Brightest Star" (digipack) (70:23) 13 €


Pour une surprise, c’est une surprise ! A peine deux mois après la parution du superbe Grimspound, le groupe anglais nous offre un nouvel album, qu’il présente comme le prolongement des deux précédents et le dernier chapitre du cycle (axé sur les paysages et les traditions d’outre Manche) entamé en 2009 avec The Underfall Yard. Avant de prendre un nouveau départ et de changer son fusil “conceptuel” d’épaule, Big Big Train nous présente donc 7 compositions inédites (dont 3 instrumentales), allant de 2:01 à 7:17 et racontant donc les toutes dernières histoires de cette période dorée. En bonus, The Second Brightest Star comporte une sélection de morceaux issus de Folklore et de Grimspound (sous le nom contracté de “Grimlore”), mais regroupés et étendus selon des choix très judicieux (17:33, 13:15 et 3:03). On retrouve bien sûr un Big Big Train égal à lui même, chantre d’un symphonisme ambitieux et mouvant et qui s’impose comme l’une des formations les plus importantes du courant progressif actuel.

 


BROTHER APE : "Karma" (digipack) (41:25) 17 €


Septième album de Brother Ape, Karma occupe néanmoins une place à part dans la discographie du groupe suédois. Ce dernier, auteur de 3 EP (digitaux) depuis 2015, a décidé de réunir les meilleurs morceaux de ceux-ci et de leur associer 2 compositions inédites. Malgré cette construction un peu bancale, Karma fait preuve d’une vraie cohérence, offrant un progressif plein et direct et évoquant tout autant Saga que le Yes et le Rush des années 80. Néanmoins, Brother Ape apporte à sa musique une coloration très personnelle, portée par un chant aérien. Les parties vocales s’insèrent ainsi parfaitement au sein du propos à la fois mélodique et technique du groupe. Rien de fondamentalement révolutionnaire ici, juste une musique qui assume ses contrastes et les nourrit d’une inspiration largement au dessus de la moyenne.

 

 

 


COMEDY OF ERRORS : "House Of The Mind" (digipack) (50:39) 17 €


Comedy Of Errors, pour ceux qui n’auraient pas encore mémorisés l’identité de ce brillant représentant du néo-prog britannique, en est déjà à son quatrième album avec House Of The Mind. Disons-le franchement, c’est cet album qu’il vous faut absolument découvrir : le groupe y fait preuve d’une maîtrise remarquable de son style, fidèle aux fondamentaux du néo tels que posés par IQ ou Pendragon, mais y insufflant sa propre personnalité, touches folk et symphoniques à l’appui. Outre une production éclatante, la guitare électrique brille de mille feux, et un esprit romantique plane sur l’ensemble des 6 compositions (6, 15, 4, 3, 13 et 9 minutes) du disque. Comedy Of Errors, ou la nouvelle sensation du néo prog britannique.

 


DAMANEK : "On Track" (54:01) 17 €


Attention, petit bijou ! Damanek est un nouveau super-groupe, initié par Guy Manning, ancien bras droit d’Andy Tillison au sein de The Tangent. Autour de lui, on trouve le claviériste Sean Timms (Unitopia, Southern Empire), le bassiste Dan Mash (Maschine) et le saxophoniste Marek Arnold (cerveau de Seven Steps To The Green Door, entre autres). Tout ce beau monde a concocté une série de compositions extrêmement bien léchées, aux mélodies prenantes et aux arrangements percutants. La belle voix de Guy Manning et les nombreuses interventions solistes s’équilibrent à merveille, culminant dans un dernier titre de treize minutes. C’est un beau voyage musical que Damanek nous offre, digne du meilleur Alan Parsons Project ou Barclay James Harvest, le compagnon idéal des vacances d’été.

 

 

 


FISH ON FRIDAY : "Quiet Life" (digipack) (55:23) 18 €


En examinant les crédits du quatrième album de Fish On Friday, on découvre avec étonnement la présence en invité de musiciens prestigieux comme Nick Beggs, Alan Parsons, John Mitchell ou autres Theo Travis. Beau casting !! Néanmoins, en découvrant le contenu de Quiet Life, on comprend mieux pourquoi ces artistes ont apporté leur concours au groupe belge. Le professionnalisme est présent à tous les étages de cet opus, qui s’avère mélodique et frais comme un verre de rosé par une douce soirée d’été. Les 10 compositions (de 4:01 à 8:27) de Quiet Life s’apparentent en effet à une douce brise symphonique digne du Porcupine Tree de Lightbulb Sun, du meilleur Blackfied ou du dernier opus de Pineapple Thief. Pas d’extraversion instrumentale ici, mais une musique délicieusement écrite, aux saveurs sucrées et intenses, dont les thèmes mélodiques ravissent dès la première écoute et poursuivent leur séduction lors des suivantes.

 

 


FORCE OF PROGRESS : "Calculated Risk" (digipack) (53:41) 17 €


La présence de Hans-Peter Hess, que l’on connait pour son excellent projet The Healing Road, au sein de Force Of Progress attire d’entrée notre attention. Calculated Risk s’avère nénamoins assez éloigné du progressif symphonique et très oldfieldien auquel Hess nous avait jusqu’alors convié. Ce premier album, constitué de 9 compositions entièrement instrumentales (de 3:41 à 8:25) développe un propos puissant et techniquement de haute volée, qui ne manquera pas d’évoquer pour vous les acrobaties metalliques et fusion de Liquid Tension Experiment ou des Canadiens de Spaced Out. Néanmoins, la forte présence des claviers et notamment du piano confère à l’ensemble un enrobage plus typiquement progressif que les groupes évoqués. Les mélodies travaillées, la voltige de la guitare et la section rythmique aux petits oignons finiront de vous convaincre de faire de Calculated Risk un album à découvrir d’urgence.

 

 

 

 


 

 

GALAHAD : "Quiet Storms" (digipack) (75:19) 17 €


A l’instar de Marillion ou IQ, Galahad fait partie de cette génération prog des années 1980, contrainte de se construire dans l’ombre de pesants aînés, mais qui, trente ans plus tard, sait toujours produire de précieux albums. Et comme The Road Of Bones ou FEAR, Quiet Storms, premier opus studio depuis 2012 et le splendide Beyond The Realms Of Euphoria, tutoie les sommets. Parfaitement maître de son art, le groupe britannique signe des compositions d’une sensibilité à fleur de peau, où le piano et l’orchestre fusionnent, offrant un écrin de cristal pour la voix de Stuart Nicholson (secondé sur un titre par la divine Christina Booth de Magenta). Capable d’écarter toute fioriture pour atteindre le cœur et l’âme de sa musique, Galahad signe là une de ses plus belles œuvres, sans doute la plus touchante.

 


MOSTLY AUTUMN : "Sight Of Day" (digipack) (73:30) 17 €


Avec une belle régularité, Mostly Autumn nous propose aujourd’hui son douzième album (en un peu moins de vingt ans), mais n’allez pas croire que le groupe s’en remet à une routine musicale bien huilée. Plus dynamique que jamais, la bande de Bryan Josh nous offre une dizaine de morceaux qui font toujours la part belle au rock mélodique mâtiné d’effluves celtiques (saluons le retour d’Angela Gordon à la flute et la présence de Troy Donockley à la cornemuse), avec une chanteuse (Olivia Sparnenn-Josh) à la voix puissante qui brille de mille feux à chacune de ses apparitions. Le morceau-titre en ouverture (qui frôle le quart d’heure) est à inscrire au panthéon des meilleures compositions du groupe, mais le reste n’a pas à rougir de cette ouverture grandiose. C’est peu dire que Mostly Autumn est au meilleur de sa forme avec ce splendide album !

 


PB II : "Rocket" (digipack) (62:24) 13 €


Bâti sur les cendres de Plackband (groupe néerlandais né dans les années 70), PB II publie aujourd’hui son troisième album, qui succède donc à Plastic Soup (2010) et 1000 Wishes (2013). Sous titré The Dreams of Wubbo Ockels, du nom du premier Néerlandais à être allé dans l’espace, Rocket délivre un progressif symphonique très contemporain, toujours clairement influencé par Genesis, mais avec d’indéniables accointances neo-progressives. Le chanteur, par ailleurs excellent et remplacé le temps d’un morceau par le non moins talentueux Nad Sylvan, évoque bizarrement Jon Anderson et apporte de chatôyantes couleurs au propos de PB II. Les 12 compositions (3:57 à 7:33) de Rocket sont une nouvelle preuve de la capacité de leurs auteurs à développer un style qui doit autant aux années 70 et 80 qu’à la période la plus récente. Et si le groupe présente Rocket comme un opera-rock, il ne faut pas y voir une oeuvre boursouflée ou connaissant d’inévitables temps-morts. Bien au contraire, puisque PB II fait un superbe sans faute...

 


 

PHOENIX AGAIN : "Unexplored" (48:24) 17 €


Bien que son origine remonte aux années 80, cette formation italienne n’a pas sorti beaucoup d’albums à ce jour. Le dernier en date, sorti chez Black Widow et qui n’est ainsi que le troisième, traduit néanmois une constante chez Phoenix Again : chaque nouvel opus est meilleur que le précédent. Jouissant d’une excellente mise en son, Unexplored évoque les ténors italiens des années 70 (PFM en tête), mais avec une modernité de ton qui renvoie certaines séquences à l’éfficacité du néo-progressif, ce qui le rapproche par exemple d’un Cellar Noise. Six des 8 compositions (de 2:28 à 8:41) de Unexplored sont entièrement instrumentales et démontrent combien le groupe est à l’aise dans chaque forme d’expression. La créativité de ce nouvel opus n’est ainsi jamais prise en défaut et, associée à une inspiration mélodique de tous les instants, permet à Phoenix Again d’intégrer le cercle des meilleurs formation italiennes du moment. Bravo !

 

 


RIKARD SJÖBLOM'S GUNGFLY : "On Her Journey To The Sun" (digipack) (74:32) 18 €


Rikard Sjöblom, un nom qui ne titille pas encore les oreilles des progmaniacs comme d’autres artistes plus installés. Et pourtant, ce multi instrumentiste fut la cheville ouvrière du groupe Beardfish, véritable sensation scandinave, avant d’intégrer récemment Big Big Train. Opérant également en solo, sous le patronyme de Gungfly, il propose dans On Her Journey To The Sun un album débordant de générosité et de diversité. Bien sûr, l’étendue vocale de son talent est sensible, avec, parsemés tout au long du disque, des clins d’œil à la culture prog. Riche sur le plan mélodique, l’opus et ses onze pistes séduit, surprend, bouscule, impressionne surtout par sa maîtrise d’un vaste panel d’influences, alliant pop-rock classieuse, folk, jazz et une dominante de rock progressif symphonique solaire. Un album que l’on explore tel un pays de cocagne.

 

 


THE SAMURAI OF PROG : "On We Sail" (digipack) (65:01) 18 €


Le groupe de Marco Bernard et Steve Unruh est de retour ! Comme pour leurs précédentes productions, le rock progressif classique est superbement honoré avec neuf nouvelles compositions, de cinq à dix minutes. La générosité instrumentale est de rigueur, et l’auditeur navigue entre des titres symphoniques en diable, des chansons plus folk d’inspiration, des titres à la Alan Parsons Project ou encore des complaintes très genesiennes dans l’âme. Les invités sont en outre extrêmement nombreux, parmi lesquels la magnifique chanteuse Michelle Young, ou Mark Trueack et Sean Timms, les anciens complices de Unitopia. Toujours illustré avec brio par Ed Unitsky, On We Sail est un pot-pourri de rock progressif comme on les aime !

 

 


SIIILK : "Endless Mystery" (digipack) (44:03) 18 €


Siiilk, avec 3 “i”, pour ceux à qui aurait échappé leur premier album de 2013, Way To Lhassa, est un groupe comprenant pas moins de deux musiciens de feu Pulsar, véritable légende du prog à la française. Ce nouveau disque, constitué de 9 compositions (de 1:39 à 8:05), demeure fidèle à son créneau, un prog romantique et paisible, chanté en anglais, délicatement orchestré, et très empreint des atmosphères du Pink Floyd le plus planant. Les points forts du groupe lyonnais sont en effet, outre la joliesse des voix masculine et féminine, la sensibilité de la guitare électrique, aux soli nombreux et intenses. Un disque à la beauté pure.

 

 


 

SKY ARCHITECT : "Nomad" (digipack) (59:24) 17 €


Il aura donc fallu attendre pas moins de quatre années pour découvrir le successeur de A Billion Year Of Solitude, dernière offrande en date des Néerlandais de Sky Architect. Inutile d’insister sur le talent insolent de ces cinq musiciens, cela a été suffisamment fait par le passé. Il n’empêche, à l’écoute de Nomad, qui prend comme à contrepied la dominante space rock du précédent opus, la musique est toujours aussi ébouriffante, piochant dans de nombreux styles, tout un patrimoine prog ici remis au goût du jour à travers des compositions inventives et denses (9, de 5:29 à 11:43), qui n’oublient jamais de tisser des fils mélodiques passionnants. C’est bien simple, Sky Architect s’impose avec ce quatrième studio en héritier du regretté Beardfish, sans pour autant s’y réduire.

 

 


 

NAD SYLVAN : "The Bride Said No" (digipack) (57:57) 18 €


Après un précédent disque remarqué, Courting The Widow, en 2015, Nad Sylvan, qui s’est surtout fait connaître dans la sphère prog par sa participation aux Agents Of Mercy de Roine Stolt et aux récentes tournées de Steve Hackett en hommage à Genesis, propose un nouveau disque extrêmement gouleyant. L’empreinte musicale s’y avère plus variée, toujours très inspirée de l’âge d’or des années 70, mais avec des influences proches de ce que pratique Neal Morse. Le chanteur y est très bien entouré, puisqu’on trouve à ses côtés Steve Hackett, auteur d’un de ces soli légendaires dont il a le secret, Roine Stolt, Tony Levin, Nick D’Virgilio, Jonas Reingold ou Guthrie Govan; quant aux claviers, très présents y compris en solo, c’est Nad Sylvan qui en assure la maîtrise. L’album culmine dans la suite éponyme, longue de douze minutes. Un voyage inoubliable en terres progressives symphoniques.

 


 

IL TEMPIO DELLE CLESSIDRE : "Il-ludere" (55:43) 18 €


Cette formation transalpine n’est clairement plus à présenter, et fait désormais partie de celles dont on attend chaque nouvel album avec impatience. Chantre jusqu’à présent d’un progressif italien typique des années 70, Il Tempio Delle Clessidre a visiblement décidé de moderniser son propos. Il ne s’agit certes que d’une évolution relative, mais les 10 présentes compositions (de 1:51 à 8:44) développent une approche plus immédiatement rock. Les claviers de Elisa Montaldo, d’habitude si élégants, sont aujourd’hui plus directs, ainsi que les parties de guitare d’ailleurs. Mais c’est le chant, excellent par ailleurs, de Francesco Ciapica qui conduit clairement la musique de Il-ludere à davantage d’intensité. Le groupe, par le soin apporté aux arrangements et surtout par sa haute maîtrise instrumentale, se meut avec brio au sein de ce progressif plus immédiat et tendu. Il-ludere est très réussi au final, mais pas exactement dans la lignée de ses devanciers.

 

 

 


THE WATCH : "Seven" (digipack) (47:24) 17 €


The Watch fait désormais figure d’institution dans le paysage progressif italien, ce en dépit de l’image qui colle à la peau du groupe, celle d’un tribute band de Genesis. Il est vrai que la voix de Simone Rossetti évoque toujours autant celle de Peter Gabriel. Mais les compositions de ce Seven ont tout pour briser ce cliché. L’identité musicale de The Watch en ressort en effet transfigurée : loin de simples redites des compositions légendaires des années 1970, les Italiens se rapprocheraient parfois davantage des Suédois de Carptree, avec des morceaux aux accents électro, des mélodies légèrement sombres et inquiétantes rehaussées par des chœurs très aériens. Autre surprise, la reprise est ici celle d’un titre de Steve Hackett, «The Hermit» (extrait de son premier album solo), à laquelle le guitariste anglais participe en personne.

 

 


 

THIS WINTER MACHINE : "The Man Who Never Was" (48:50) 17 €


L’histoire du premier album de ce groupe anglais n’est pas banale. Sorti initialement en février dernier sur un label avec lequel ce groupe anglais a rapidement et bizarrement décidé de ne plus travailler, The Man Who Never Was n’a donc été disponible que quelques semaines avant de disparaître totalement des radars. Au regard des premières impressions plus que positives engendrées par les 5 compositions (16, 9, 5, 8 et 10 minutes) auprès des rares chanceux à avoir pu écouter cet opus, la frustration (et aussi l’incompréhension liée à l’absence de communication de la part de This Winter Machine) a rapidement germé. Mais en ce début d’été, la bonne nouvelle est arrivée du côté de chez F2 Records qui a récupéré les droits de The Man Who Never Was et permet enfin à ce dernier de se faire connaître aux 4 coins du courant progressif. Offrant un neo-progressif symphonique de la plus belle étoffe, The Man Who Never Was évoque clairement le meilleur Marillion des années 80, celui où Steve Rothery (voire Mark Kelly) n’avait pas encore oublié qu’il était aussi un soliste de tout premier plan. Porté également par un excellent chanteur et un claviériste qui délivre notamment de probants parties de piano, This Winter Machine fait un sans faute et va ravir les amateurs de néo-progressif somme toute assez classique, mais ambitieux et rutilant. A ne pas rater !