Avant-Propos :

Cette Sélection aurait normalement dû paraître à la fin du mois d’août, mais la sortie conjointe de plusieurs excellents opus ces dernières semaines a modifié nos plans. Vous êtes en effet nombreux à vous enquérir de la disponibilité des nouveaux albums de Mystery, Galasphere 347, Southern Empire, Burntfield, Argos, Sunchild, Apogee et autres Strangefish, alors le plus simple est de vous proposer dès à présent ce fascicule estival.
Face à ces excellentes sorties, prouvant une nouvelle fois combien le courant progressif n’aime pas prendre de vacances, vous ne devriez avoir que l’embarras du choix pour faire quelques emplettes afin de passer les prochaines semaines dans la douce atmosphère de notre musique préférée.

Bonne lecture et bonnes vacances à toutes et à tous !

Olivier (pour Cosmos Music)


PROMOTION

Aout 2018

Dans la limite des stocks disponibles...

 

2 CD à 13 € pièce !!! 

GALASPHERE 347 : "Galasphere 347"

LAURA MEADE : "Remedium"

 


Sélection de Nouveautés (Aout 2018)...

 

ANAMOR : "Za witrazem" (digipack) 17 €

APOGEE : "Conspiracy Of Fools" (digipack) 17 €

ARGOS : "Unidentified Dying Objects" (digipack) 17 €

BABER, MATT : "Suite For Piano And Electronics" (digipack) 17 €

IL BASCIO DELLA MEDUSA : "Seme" (papersleeve) 19 €

BURNTFIELD : "Hereafter" (digipack) 17 €

GALASPHERE 347 : "Galasphere 347" 13 €

HOLLOWSCENE : "Hollowscene" (digipack) 17 €

MEADE, LAURA : "Remedium" (digipack) 13 €

MILLENIUM : "Notes Without A Word" (digipack) 17 €

MYSTERY : "Lies And Butterflies" (digipack) 18 €

THE PARADOX TWIN : "The Importance Of Mr Bedlam" (digipack) 18 €

SAINT JUST : "Prog Explosion And Other Stories" 17 €

SOLUS : "Satya Yuga" (digipack) 17 €

SOUTHERN EMPIRE : "Civilisation" (digipack) 17 €

STRANGEFISH : "The Spotlight Effect" 17 €

SUNCHILD : "Messages From Afar : The Division And Illusion Of Time" (digipack) 17 €

TUMBLETOWN : "Never Too Late" (digipack) 17 €

UNA STAGIONE ALL'INFERNO : "Il Mostro Di Firenze" 17 €

UNKH : "Innerverse" (digipack) 17 €


 

 

ANAMOR : "Za Witrazem" (digipack) (54:02) 17 €


Quidam vous manque ? Qu’à cela ne tienne, voici Anamor, auteur ici de son second opus après Imaginacje sorti il y a... 15 ans. Attention, le Quidam en question est celui des débuts, notamment car les deux formations, outre le fait qu’elles sont de même nationalité, possèd(ai)ent une chanteuse de grand talent et s’exprimant en polonais. Et ce n’est pas tout, car le style pratiqué, un néo-progressif teinté de folk, est également convergent. Et comme l’inspiration de Za Witrazem est très largement au dessus de la moyenne, nous voici confrontés à 9 délicieuses compositions (de 3:01 à 9:20) aux mélodies élégantes, aux parties chantées aériennes, et aux séquences instrumentales variées et très travaillées. Si vous n’aviez pas l’heur de connaître son premier album, Anamor va faire de son second un compagnon précieux et fidèle de vos longues et chaudes journées estivales. Superbe.

 

 


APOGEE : "Conspiracy Of Fools" (digipack) (69:55) 17 €


Pour ceux qui l’ignoreraient encore, après huit disques déjà parus et ce neuvième tout juste éclos, Apogee est le projet soliste d’Arne Schaffer, (un peu) plus connu pour être le chanteur et guitariste du groupe allemand Versus X. The Art Of Mind nous avait déjà largement séduit, Conspiracy Of Fools confirme et renforce cette impression positive. Il faut dire que sur les six morceaux, tous sont compris entre onze et quatorze minutes, à l’exception d’un seul titre de cinq minutes. Voilà le terrain d’action rêvé pour célébrer l’amour du rock progressif, celui d’antan, avec ces guitares incisives, ces ambiances crépusculaires brumeuses à souhait, et une voix à la Peter Hammill terriblement attachante. Une nostalgie qui jamais ne singe tel ou tel artiste, mais parvient à accrocher grâce à sa moelle mélodique, et c’est d’autant plus admirable qu’Arne Schaffer est seul aux commandes, uniquement accompagné d’Eberhard Graef à la batterie.


ARGOS : "Unidentified Dying Objects" (digiapck) (52:30) 17 €


Argos est une formation allemande créée il y a déjà une douzaine d’années, et qui livre avec Unidentified Dying Objects, au titre clin d’œil, un cinquième opus de toute beauté. Comme pour leur précédent disque, A Seasonal Affair, les musiciens se placent dans le plus pur esprit des années 1970, et l’auditeur se régale des combinaisons d’instruments analogiques à la Gentle Giant ou à la King Crimson. On peut également penser aux Samurai Of Prog, d’autant que comme ces derniers, le propos, sous des dehors macabres, est d’une esthétique profondément solaire. Les sept premiers morceaux, aux durées relativement moyennes, sont transcendés par une longue suite de dix-huit minutes, découpée en sept mouvements. Quelques invités sont également de la partie, dont un certain Andy Tillison aux claviers, Marek Arnold (de Seven Steps To The Green Door et Damanek) ou Linus Kase, saxophoniste d’Anglagard. Avec Unidentified Dying Objects, Argos signe réellement son entrée dans la cour des grands.

 


 

MATT BABER : "Suite For Piano And Electronics" (digipack) (39:15) 17 €


Matt Baber, le claviériste du groupe Sanguine Hum, avait déjà livré un premier album solo, Outskirts, en 2013. Le voici de retour pour un opus totalement instrumental, où les dix titres portent seulement leur numéro dans l’ordre de passage. On pourrait rapprocher cette œuvre du récent album de Gleb Kolyadin, à ceci près que Matt Baber privilégie la sobriété, l’émotion pure et intimiste. Se succèdent ainsi des diapositives sonores où le piano règne en maître des sensations, l’électronique du titre servant principalement à un accompagnement léger en arrière-plan. A ceux qui sont convaincus que le piano est un des instruments ouvrant le plus profondément aux tréfonds de l’âme humaine, ce disque est simplement indispensable.


IL BASCIO DELLA MEDUSA : "Seme" (papersleeve) (58:48) 19 €


Il Bacio Della Medusa fait partie de ces nombreux groupes que l’Italie continue d’engendrer, en véritable seconde patrie du rock progressif qu’elle semble être. Né au début du siècle, son précédent album (le quatrième), Deus Lo Vult, datait de 2012, et ce nouveau disque a de quoi surprendre ceux qui connaissent déjà le groupe. Une plus grande dose d’agressivité est en effet de rigueur, aussi bien dans les riffs de guitare tirant volontiers vers le bon vieux hard-rock que dans la prestation du chanteur (en italien). Les instruments à vent continuent néanmoins d’occuper une place essentielle dans le dispositif musical, et une certaine proximité se dessine avec King Crimson et Banco. Nul doute que ce baiser de la méduse vous procurera des sensations mordantes et marquantes.

 


BURNTFIELD : "Hereafter" (digipack) (45:24) 17 €


Fondé en 2012 par le musicien finlandais, Juho Myllylä, expatrié aujourd’hui à Amsterdam, Burntfield propose ici un premier album, qui suscite ici et là d’excellentes chroniques. Et c’est justifié, tant Hereafter fait preuve d’une belle inspiration et d’une élégance formelle auxquelles il est difficile de résister. Très vite, l’écoute des 9 présentes compositions (de 2:12 à 9:06) nous invite à comparer Burntfield et Anathema (celui des derniers albums), tant les deux formations ont des univers musicaux convergents. Nous voici ainsi confrontés à un progressif symphonique, aux parties vocales soyeuses, aux ambiances chatôyantes et aux envolées instrumentales lumineuses (“What’s Remain”, le titre le plus long, est à ce titre d’une rare beauté !). Accessible, la musique de Hereafter l’est assurément, mais portée par de superbes mélodies et des arrangements plein d’à-propos (de cordes notamment), elle devrait séduire les amateurs d’Anathema donc, mais aussi ceux de The Pineapple Thief ou de Blackfield. A ne pas rater !

 


GALASPHERE 347 : "Galasphere 347" (41:34) 13 €


Ce nouveau projet réunit certains des musiciens les plus actifs et talentueux de la scène progressive actuelle, soit trois membres de White Willow, et non des moindres (le leader Jacob Holm Lupo, l’ex-Anglagard Mattias Olsson et le très productif multi-instrumentiste Ketil Vestrum Einarsen), auxquels s’est joint le claviériste anglais Stephen Bennett, compagnon de longue date de Tim Bowness. Et le résultat de cette association de haut vol se révèle tout à fait à la hauteur des attentes ! Tout au long de ses trois longs morceaux riches et captivants (10, 15 et 15 minutes), l’album se plaît à visiter avec une égale réussite des contrées musicales diverses et variées, pop progressive, space-rock (le rôle central des synthétiseurs), progressif symphonique, et même des détours par l’école de Canterbury, le temps de quelques parties instrumentales plus jazzy nourries d’orgue saturé. L’excellence de l’interprétation, l’humanité touchante du chant de Bennett, sans oublier une production aux petits oignons, assurent la cohérence de l’ensemble et complètent un tableau qui tutoie le sans faute. Bref, Galasphere 347 signe là un superbe album de rock progressif moderne qui n’hésite pas à adresser des clins d’oeils au passé, et qui réussit la gageure de ne rappeler que très occasionnellement les projets respectifs de ses membres. Immanquable !

 

 


HOLLOWSCENE : "Hollowscene" (digipack) (54:26) 17 €


Hollowscene est la nouvelle incarnation (depuis 2016) de Banaau, une formation italienne active depuis les années 1990 mais dont nous n’avions jamais entendu parler jusqu’ici. Le groupe affiche un effectif consistant, puisqu’ils sont sept - dont deux claviéristes - à donner vie à cet univers musical très attachant. Profondément symphonique, le propos d’Hollowscene n’est pas sans se rapprocher de Genesis et Camel, voire de Renaissance, et fait également preuve d’ambition dans le choix de ses compositions. Les cinq premiers titres forment en effet une longue suite adaptant du Shakespeare, tandis que les deux autres sont une mise en musique d’un poème d’Edgar Allan Poe et une reprise de Gentle Giant. Générant un souffle certain, et une forme de naturel mélodique magnifié par une production soignée, Hollowscene a tout le potentiel pour que l’on parle largement de lui. Superbe !


LAURA MEADE : "Remedium" (44:59) (digipack) 13 €

Le nom de Laura Meade ne vous dit probablement rien, et pourtant : la voix de cette chanteuse américaine a fait beaucoup dans l’identité des derniers albums du groupe Izz, un groupe à la vitalité et à l’inventivité sans doute pas encore suffisamment reconnues à leur pleine mesure. Pour ce disque solo, pas de profond dépaysement : on retrouve des univers proches de ceux d’Izz, à l’image de cette composition de huit minutes, «Sunflowers At Chernobyl», survolée par la voix magnifique de Laura Meade, succession de tableaux musicaux tous plus attachants les uns que les autres, et superposition de lignes vocales enchanteresses. Il faut dire que la chanteuse est entourée d’une pléthore d’invités musiciens, et que la palette d’instruments et de sonorités est d’une remarquable ampleur. C’est au point que l’on peut pratiquement considérer ce Remedium comme aussi bon que certains disques d’Izz !

 

 


MILLENIUM : "Notes Without A Word" (digipack) (64:16) 17 €


On le sait, Millenium vient de changer de chanteur, et donc un nouveau préposé à ce poste apparaîtra sur le prochain album du groupe polonais l’an prochain. En attendant, histoire de marquer la fin de ce chapitre, et aussi de fêter les 20 ans du label Lynx Music, voici ce Notes Without A Word qui fait office de compilation. Une compilation un peu particulière néanmoins, puisqu’elle ne regroupe que des compositions instrumentales, toutes celles d’ailleurs publiées par Millenium depuis sa création en 1999. Au final, l’enchaînement des titres (14, de 1:53 à 6:58) se fait avec un grand naturel, et donne (presque l’impression de découvrir un album inédit. Notamment, car il se termine par une pièce rare, issue du EP Three Brothers Epilogue (2008) mais proposée ici dans une version instrumentale (logique !) totalement inédite. De quoi vous inviter à acquérir ce CD, même si vous connaissez déjà très bien Millenium. Et si ce n’est pas le cas, aucune excuse de ne pas vous ruer sur ce superbe Notes Without A Word...


 

 

MYSTERY : "Lies And Butterflies" (digipack) (64:06) 18 €


Ceux qui ont eu la chance de découvrir Mystery sur scène en France à la veille de l’été (Chez Paulette, près de Toul) ont été subjugués par un groupe aussi dynamique que sympathique. Son nouvel opus studio, qui succède à l’excellent Delusion Rain, est à l’unisson de cette appréciation. Le groupe semble en effet avoir atteint son acmé musicale, et les nouvelles compositions célèbrent une fois encore avec brio le progressif symphonique version cinq étoiles. Les envolées de guitare sont plus lyriques que jamais, les mélodies vocales débordent d’émotions, et l’ensemble bénéficie d’une production exceptionnelle. Sur les sept nouveaux titres, deux tutoient le quart d’heure, judicieusement placés en première et dernière position. Tous les éléments sont donc réunis pour une œuvre proprement jubilatoire !

 

 


THE PARADOX TWIN : "The Importance Of Mr Bedlam" (digipack) (51:10) 18 €


Voici une nouvelle formation britannique qui fait ses débuts avec deux parrains d’importance : John Mitchell, qu’on ne présente plus, à la fois producteur et musicien invité, et la chanteuse Kim Seviour, dont les vocalises apportent beaucoup à l’album. The Paradox Twin, qui tire son nom du fameux paradoxe de Langevin autour de la notion de relativité, semble assez branché par la science-fiction. Musicalement, son rock progressif tient à la fois du néo-prog, du post-rock et du courant incarné par Porcupine Tree et The Pineapple Thief, une mixture énergique mais mesurée, aux thèmes vocaux subtils et aux plages instrumentales planantes. Si l’excellent Ghost Community vous avait séduit, vous ne pourrez que vous faire happer par The Paradox Twin.


SAINT JUST : "Prog Explosion And Other Stories" (57:05) 17 €


Et si Saint Just était l’un des groupes italiens mythiques des années 70 les moins connus ? Derrière cette entrée sous forme de boutade, il faut reconnaître que ses deux albums (datant de 1972 et 1973) n’auront pas permis à cette formation folko-psychédélico-progressive de franchir les décennies sans se faire oublier. Au point même que la parution, en 2011, de Prog Explosion (EP de 30 minutes sorti qui plus est sous le nom de Saint Just Again, et seulement au format vinyl), sera passé totalement inaperçu. Heureusement, nos amis de MaRaCash Records ont décidé de ne pas laisser une telle injustice perdurer et de publier à nouveau cet album oublié en lui associant 4 morceaux bonus enregistrés par le groupe fin 2017 (les Other Stories donc). Un groupe constitué avant tout de Jenny Sorrenti, la charismatique chanteuse du Saint-Just originel, et comprenant également pour l’occasion Alan Sorrenti et Francesco Di Giacomo. Prog Explosion And Other Stories mérite ainsi de se voir découvrir, non seulement pour son contenu d’excellente facture (11 morceaux, de 1:40 à 8:36), mais aussi pour la forte et belle personnalité de son auteur...

 

 


 

 

SOLUS : "Satya Yuga" (digipack) (49:15) 17 €


Devin Thompson, alias Solus, est un artiste canadien, seul à bord pour enfanter sa musique. A travers Satya Yuga, son premier album qui sort sur le même label que Human Factor, il délivre un progressif psychédélique, teinté de quelques effluves folk/orientales et qui se pare également de tensions propres au post-rock. Difficile au final de circonscrire les 8 compositions (de 3:12 à 9:47) instrumentales de Satya Yuga, tant elles s’attachent, par toutes sortes de moyens intelligents, à nous faire lâcher prise. Solus, à la manière de Monkey3 ou du Pink Floyd des débuts, nous offre ainsi un subtil voyage méditatif et hypnotique qui n’oublie jamais d’être foncièrement progressif. Très belle réussite !


SOUTHERN EMPIRE : "Civilisation" (digipack) (68:02) 17 €


Unitopia, un des groupes les plus réjouissants du prog australien et mondial de ce nouveau siècle, avait donné naissance à deux entités distinctes : United Progressive Fraternity, autour du chanteur Mark Trueack, dont on attend toujours le second album, et Southern Empire, nouveau combo mené par le claviériste et prolixe compositeur Sean Timms. Après un galop d’essai éponyme en 2016, sympathique mais manquant de surprise, voici donc le second opus. Et derrière une pochette très steampunk dans l’esprit, les musiciens nous offrent un disque extraordinaire, seulement constitué de quatre compositions (9, 19, 29 et 10 minutes), mais quelles compositions ! On sent le groupe désormais bien rodé, et prêt à en découdre : les mélodies vocales sont puissantes, les séquences instrumentales enfiévrées, et l’énergie positive déployée renoue avec le faste et l’emphase jamais prétentieuse qu’Unitopia savait si bien générer. Avec en prime un esprit prog plus intimement chevillé au corps, Civilisation est un des albums à ne pas manquer cet été !

 

 


STRANGEFISH : "The Spotlight Effect" (62:11) 17 €


Strangefish était un des jeunes espoirs du néo-prog des années 2000, qui n’avait plus donné signe de vie discographique après son second album studio, Fortune Telling. C’était en 2006. Les voilà donc de retour avec un nouveau disque, The Spotlight Effect, à la troublante pochette. D’emblée, un constat s’impose : l’énergie dont font preuve les Britanniques, leur musique en apparence classique s’instillant dans la tête de l’auditeur pour déployer peu à peu toute sa puissance mélodique. Se situant toujours dans la lignée de Genesis et du Marillion des années 1980, le groupe a eu l’intelligence d’associer la voix masculine de son chanteur avec une voix féminine, démultipliant d’autant l’impact de sa musique. Un retour plus que réussi.


SUNCHILD : "Messages From Afar : The Division And Illusion Of Time" (digipack) (64:24) 17 €


Sunchild est un des nombreux groupes menés par le musicien ukrainien Antony Kalugin. L’an dernier, il s’était lancé, avec Karfagen, dans un concept basé sur l’existence d’une vie extra-terrestre, Messages From Afar : First Contact. En voici donc la suite, mais sous un autre nom donc, comme un moyen d’harmoniser les différents modes d’expression de son auteur. Sunchild est à priori plus axé sur la composante pop, mais dans ce registre, les morceaux se succèdent en offrant un large panel de voix, et de copieux arrangements instrumentaux, touchant à pratiquement tous les styles pratiqués dans l’histoire des musiques progressives (à l’exception de leur composante la plus expérimentale), de Supertramp à Pink Floyd en passant par l’école de Canterbury. Le morceau «Victory Voyager» culmine même à vingt minutes, ce qui devrait suffire à convaincre les plus réticents de tenter l’expérience et de découvrir l’univers en expansion continue du surdoué Antony Kalugin.

 

 


 

TUMBLETOWN : "Never Too Late" (digipack) (56:12) 17 €


Tumbletown est une formation néerlandaise qui avait sorti en 2013 un premier album passé relativement inaperçu. Cinq ans après, la voilà de retour, avec un disque autrement plus inoubliable. Les piliers du groupe sont toujours le guitariste et chanteur Han Uil, compositeur du matériel, le guitariste Aldo Adema et le claviériste de l’excellent Silhouette, Erik Laan, qui a amené avec lui le batteur Arjan Laan. Avec Silhouette, Tumbletown partage une forme de perfectionnisme musical et un goût pour les mélodies touchantes. Toutefois, le groupe ne se limite pas au néo-prog, mais embrasse un spectre plus large, plus sombre également, allant d’un prog romantique tout britannique à un prog plus musclé, en passant par des ambiances floydiennes à fleur de peau. Un disque aux multiples facettes et aux multiples talents. Superbe progression.


 

UNA STAGIONE ALL'INFERNO : "Il Mostro Di Firenze" (51:57) 17 €


A la différence de leurs compatriotes d’Hollowscene, qui déploient un prog symphonique solaire et chaleureux, les Italiens de Una Stagione All’Inferno en cultivent la part la plus sombre, la plus ténébreuse. Formé au départ par le chanteur et guitariste Fabio Nicolazzo, issu de la tradition gothique, et la chanteuse et claviériste Laura Menighetti, de formation classique, le groupe s’est en effet lancé dans un challenge risqué : élaborer un album concept sur le monstre de Florence (la signification du titre), un serial killer responsable de sept double-meurtres avec mutilations, jamais identifié, et qui a inspiré le fameux Hannibal Lecter. Le disque est donc la bande son de ces faits divers sordides, la musique, grave mais jamais lourde, faisant preuve d’une profondeur presqu’inquiétante. On pense ainsi parfois à Goblin, ou Anima Morte, pour une expérience unique.

 


 

UNKH : "Innerverse" (digipack) (44:03) 17 €


Cette formation néerlandaise, qui aura mis près de 25 ans à publier son premier album (en 2014), publie le second bien plus rapidement, et pour notre plus grand bonheur au regard de ce probant Innerverse. Ce dernier, constitué de 5 morceaux seulement (10, 6, 6, 3 et 19 minutes), est en effet une belle réussite par sa capacité à traverser le courant progressif de manière transversale et cohérente. Moderne dans son approche, avec de régulières évocations de Perfect Beings ou de Riverside, mais capable ensuite de sonner totalement seventies (Genesis et Yes apparaissent alors), voire d’honorer la pop sophistiquée des années 80 (Talk Talk), Innerverse parvient à surprendre et à séduire tout au long de ses trois quarts d’heure, grâce à cet équilibre constamment trouvé, et aussi à un réel tant mélodique. Unkh est un groupe à découvrir sans tarder.