Avant-Propos :

Quand on évoque la pléthore actuelle des sorties progressives, la question que l’on se pose désormais n’est plus “quand cela va t-il s’arrêter ?” (cela dure depuis tant de temps...), mais plutôt “comment gérer cette incessante profusion ?”. La réponse ? Une gestion des stocks de plus en plus stricte, et un tri de plus en plus... strict ! Paradoxe que ces nouvelles obligations, au regard d’une musique qui ne s’accommode guère, dans les multiples visages qu’elle revêt, de l’adjectif “strict”...
Oeuvrer dans le petit monde progressif est bel et bien une aventure aujourd’hui. Et comme le dit si bien un ami : “plus qu’une aventure, une épopée sur un rafiot de fortune”. Finalement, ne vaut-il pas mieux parfois voguer sur des eaux agitées à bord d’un frêle esquif que sur une mer d’huile accoudé au bastingage d’un luxueux paquebot... Méthode coué ou éthique idéaliste !? Un peu des deux certainement mais, en tout cas, c’est comme ça qu’on le ressent...
Un petit mot, pour finir, sur la Pologne qui, en ce début d’automne, prend quelque peu les allures de centre de gravité de notre mouvement. Après Riverside, Peter Pan et Osada Vida à la rentrée, voici le tour de Quidam qui nous délivre une petite pépite à même de combler les attentes les plus vives. Et comme on attend beaucoup de la prochaine parution du nouvel album de Satellite (et également de celui d’Albion, qui s’annonce lui aussi excellent), nul doute que cette emprise polonaise ne se poursuive jusqu’à la fin de l’année...

Bonne lecture à toutes et à tous !

Olivier Pelletant (pour Cosmos Music)


Promotion Novembre 2007

Jusqu'au 1er décembre !!!!

Dans la limite des stocks disponibles...

 

2 CD à 14 € pièce !!! 

METAPHOR : "The Sparrow "

QUIDAM : "Alone Together "

 


La dernière Sélection de Nouveautés (Novembre 2007)...

 

ANGE : "Souffleurs De Vers" 18 €

AREKNAMES : "Live At Burg Herzberg Festival 2007" 18 €

BARAKA : "VII" 16 €

BLACKFIELD : "NYC Live In New York City" (DVD) 19 €

JEAN-PASCAL BOFFO : "La Boîte A Musique" 16 €

CAMEL : "Moondances" (DVD) 25 €

CATHEDRAL : "The Bridge" 16 €

GALLEON : "Engines Of Creation" 17 €

HIDRIA SPACEFOLK : "LIve At Heart" 18 €

HOGGWASH : "The Last Horizon" 17 €

DAVE KULJU : "Abstract Expression" 15 €

LITTLE TRAGEDIES : "Chinese Songs - Part Two" 16 €

METAPHOR : "The Sparrow" 14 €

MIND FURNITURE : "Hoop Of Flame" 16 €

OBLIVION SUN : "Oblivion Sun" 18 €

OCEANSIZE : "Frames" 18 €

PATHOSRAY : "Pathosray" 17 €

PERSEPHONE'S DREAM : "Pyre Of Dreams" 16 €

QUIDAM : "Alone Together" 14 €

SAGA : "10,000 Days" (Edition Limitée) 18 €

SECRET OYSTER : "Secret Oyster" (1973) 18 €

SECRET OYSTER : "Straight To The Krankenhaus" (1976) 18 €

SINGULARITY : "Of All The Mysteries" 16 €


ANGE : "Souffleurs De Vers" (60:37) 18 €   


Après un Zénith An II, témoignage live d’anthologie, voici donc le nouvel opus studio de la bande à Décamps, père et fils. On y retrouve toute la verve rabelaisienne de Christian, plus révolté que jamais, et une musique rock, aux atours particulièrement modernes (l’influence de Porcupine Tree est des plus palpables), la mise en son de l’ensemble étant d’une redoutable efficacité. Cerise sur le gâteau, le morceau éponyme, avec ses presque 17 minutes au compteur, s’impose comme la plus longue composition dans l’histoire du groupe, et assurément comme un futur classique.


AREKNAMES : "Live At Burg Herzberg Festival" (59:23) 18 €   


Enregistré cet été en Allemagne, ce CD Live est doublement intéressant. Non seulement car Areknames n’arpente pas très souvent de scènes (un seul concert recensé en 2007, un des seuls de sa carrière qui plus est), mais surtout car Live At Burg Herzberg Festival 2007 nous livre 5 morceaux dont 3 sont totalement inédits, les 2 autres (“Boredom” & “Outcast”) représentant chacun les 2 premiers opus du groupe. Et le grand talent des italiens trouve sur scène une nouvelle dimension, s’exprimant au sein d’un progressif psychedelico-seventies toujours aussi formidable et doté ici d’une énergie inédite. Superbe


BARAKA : "VII" (55:40) 16 €


Malgré ses dix ans d’existence, ses sept albums et une prestation au Prog’Sud en 2006, Baraka n’a pas encore réussi à se faire un nom dans la grande famille des power trios guitare/basse/batterie. Pourtant ses qualités sont bien réelles : maîtrise technique, inspiration mélodique, écriture soignée, production irréprochable... les amateurs de heavy rock spatial et de progressif crimsonien trouveront sans nul doute matière à satisfaction à l’écoute de ce VII, notamment tout au long de la suite de 20 minutes, véritable tour de force. A découvrir.


BLACKFIELD : "NYC Live In New York City" (DVD) (80 mn) 19 €   


Voici donc le très attendu DVD du groupe de l’anglais Steven Wilson et de l’israëlien Aviv Geffen. Epaulé comme il se doit par trois musiciens efficaces, le duo est très largement dominant à l’image, et propose en 18 titres et 1h20 de concert la quasi-intégralité de ses deux opus studio ainsi qu’une excellente reprise du “Thank You” d’Alanis Morissette. Le passage à la scène permet de dynamiser certains morceaux tandis que d’autres conservent leur fort pouvoir émotionnel. Mis en images de manière plutôt sobre, ce DVD ravira à coup sûr les fans du groupe. A noter qu’en bonus sont proposés 3 clips et la traditionnelle galerie-photo.


JEAN-PASCAL BOFFO : "La Boîte A Musique" (52:47) 16 €   


Si on ne peut douter d’une chose concernant Jean-Pascal Boffo, c’est bien de son intégrité artistique. Ayant toujours été fidèle à ses valeurs les plus intimes, le bonhomme se bâtit une carrière intransigeante et intelligente qui, si elle ne lui permet pas de connaître une renommée à l’aune de son talent, lui offre néanmoins l’occasion de se regarder dans la glace en toute quiétude. La Boîte A Musique, neuvième opus du guitariste, ne permettra certainement pas à ce dernier de rouler prochainement en Ferrari, mais laboure à merveille le sillon acoustique si cher à son auteur depuis Jeux De Nains.... Au programme donc, 12 compositions intimiste, d’une grande pureté et mise en forme par la seule guitare de Boffo. Pas forcément très consensuel, mais unique !


CAMEL : "Moondances" (120 mn) (DVD) 25 €


On le sait, l’état de santé d’Andy Latimer est assez précaire actuellement, laissant craindre une longue mise en parenthèse de la musique de Camel, alors la découverte de ce nouveau DVD a de quoi nous réjouir. A défaut d’être un événement (car les DVD du groupe anglais ont été légion ces dernières années), ce Moondances (jolie contraction de Moonmadness et Rain Dances) démontre combien Camel est un formidable groupe, notamment dans les 2 formations proposées ici : le trio habituel (Latimer-Bardens-Ward), plus Doug Ferguson pour la prestation de 1976 à l’Hammersmith Odeon de Londres, et avec Richard Sinclair et Mel Collins l’année suivante pour un concert capté par la BBC... En bonus, deux morceaux audio (et dévoilés ici au gré d’un émouvant diaporama) inédits (ils n’avaient jamais pu trouver place sur un album; on se demande pourquoi...) et exhumés des archives du label Decca. Reste à espérer maintenant que le “guitariste grimaçant” retrouve totalement son intégrité physique pour nous gratifier encore et encore de son formidable talent...


CATHEDRAL : "The Bridge " (58:36) 16 €   


Cathedral, formation américaine des années 70, restée à l’époque dans l’ombre des plus grands mais mythique malgré tout pour son réputé Stained Glass Stories, effectue un come-back remarqué et remarquable en cette année 2007 ! Comme si Yes et Genesis décidaient de convoler en justes noces en conservant ce qui faisait leur force durant leur âge d’or, avec de surcroît un son actuel. Sans être exactement au niveau de son illustre devancier, The Bridge est une formidable passerelle entre 2 périodes, son auteur ayant clairement voulu suivre la route empruntée il y a 30 ans... Voyage temporel émouvant et prometteur, The Bridge remet sur le devant de la scène un groupe qui a vsisiblement encore beaucoup de choses à dire...


GALLEON : "Engines Of Creation" (57:38) 17 €


Cette formation suédoise, solidement établie au sein de notre microcosme, suscite désormais beaucoup d’intérêt auprès du public progressif à chacune de ses parutions. Faisant suite au “magnum-opus” From Land To Ocean (avec sa suite de 52 minutes sur le second CD), Engines Of Creation revient à un format plus orthodoxe et recentre son propos autour des valeurs musicales les plus intimes de son auteur. Ce dernier développe donc ici un somptueux néo-progressif symphonique, aux caractéristiques scandinaves (un goût affirmé pour les envolées de claviers), qui semble vouloir relier deux univers, ceux du Genesis de la grande époque et du Rush ‘synthétique’ du début des années 80. Mélodies soignées et sucrées arpentent donc les 10 présentes compositions (de 2 à 10 minutes) pour faire de ce Engines Of Creation une oeuvre en adéquation avec les hautes attentes que suscite à présent Galleon.


HIDRIA SPACEFOLK : "Live At Heart" (65:23) 18 €   


Ceux qui ont pu y assister vous le diront, un concert de Hidria Spacefolk est un moment inoubliable. Enregistré en juillet 2006 lors du festival du Burg Herzberg, Live At Heart retransmet, grâce à une excellente prise de son, toute l’intensité de la fusion psyché progressive hors normes délivrée par la formation finlandaise. Les six morceaux, dont quatre extraits du dernier album studio Symetria, mettent en scène des guitares proprement stratosphériques, des claviers tourbillonnants et une section rythmique au groove imparable. Hidria subjugue par son aisance et sa capacité à se transcender, transportant le spectateur et l’auditeur vers l’extase. Indispensable pour les fans du groupe, idéal pour ceux qui ne le connaissent pas encore.


HOGGWASH : "The Last Horizon" (66:40) 17 €   


Et une autre excellente surprise, une !!! Pochette très moyenne (euphémisme !) pour un album qui aurait mérité un visuel plus en adéquation avec son superbe contenu. Deux hommes sont à l’origine de Hoggwash et ses 2 co-compositeurs : le gallois Will Mackie et l’ukrainien Antony Kalugin, leader de Karfagen et maître d’oeuvre de la concrétisation du projet. L’ensemble des 8 compositions (de 4 à 15 minutes) de The Last Horizon ont d’ailleurs été enregistrées en Ukraine avec bon nombre de musiciens locaux (dont les membres de Karfagen) et rèvèlent un progressif typiquement... anglais !!! Incroyable, mais il est pourtant irréfutable que The Last Horizon évoque Camel (celui de Nude notamment, qui fait le lien entre les années 70 et l’époque moderne) ou Genesis, de par le symphonisme altier et la brillance mélodique que l’on y découvre tout au long de ces 66 sompteuses minutes. A noter que Antony Kalugin chante également ici, et de magnifique manière, lui qui offre pourtant une forme purement instrumentale à Karfagen ! Superbe !


 

 

DAVE KULJU : "Abstract Expression" (53:46) 15 €   


Premier album d’un multi instrumentiste ayant eu Robert Moog parmi ses professeurs, Abstract Expression est une synthèse, une sorte de fresque instrumentale qui mélangerait au moins trois décennies de progressif, avec une bonne dose de jazz rock. On pense tour à tour à Mike Oldfield, Rush, Pink Floyd ou Marillion, entre autres, mais Dave Kulju parvient à harmoniser toutes ces inspirations au service de compositions toujours captivantes et personnelles. Les quelques invités, qui au violon, qui au theremin, apportent une substantielle plus value à un album particulièrement attachant.


LITTLE TRAGEDIES : "Chinese Songs - Part Two" (40:41) 16 €   


Quelques semaines après la première partie de ces “Chinese Songs”, la seconde nous parvient en brillant complément. Toujours aussi symphonique et captivante, la musique découverte ici continue son oeuvre de “personnalisation” vis à vis d’ELP, et y parvient avec brio sans pour autant renier cette influence première. Au programme de ce Chinese Songs - Part Two, 6 compositions (7, 3, 6, 3, 9 et 11 minutes) qui font preuve d’un savant mélange entre sophistication (ah, ces claviers flamboyants !!) et émotion, Little Tragedies sachant réunir ces 2 éléments en un tout des plus harmonieux. Dommage simplement que le groupe n’ait pas plutôt publié un double-CD, car d’un point de vue ‘marketing’, cette idée d’album bicéphale est particulièrement malvenue. Mais, d’un point de vue musical, c’est parfois d’une qualité exceptionnelle...


METAPHOR : "The Sparrow" (70:53) 14 €   


Troisième opus pour ce groupe originaire de San Francisco, qui choisit de livrer un concept inspiré d’un roman de science-fiction signé Mary Doria Russell. Alternant pièces atmosphériques et compositions plus consistantes, Metaphor parvient à créer des ambiances poignantes, sans se réduire à une filiation néo-prog à la Iluvatar. A l’inverse, Metaphor offre ici une oeuvre qui évoque (plus clairement que par le passé) les années 70, notamment leur début quand quelques effluves du Trespass de Genesis émergent ici et là... La production volontairement ‘vintage’ renforce ce sentiment et fait de The Sparrow un savoureux concept-album que les archéologues du prog (et les autres) vont adorer...


MIND FURNITURE : "Hoop Of Flame" (53:05) 16 €


Voici un jeune groupe californien, offrant sur son deuxième opus (le premier date pour sa part de 2000 et nous est totalement inconnu) un progressif typiquement américain, en ce sens qu’il brasse les styles au sein de 2 longues compositions (23 et 30 minutes) pour en faire une corne d’abondance. Beaucoup d’excellentes idées sont à recenser sur ce Hoop Of Flame, même si leur agencement n’est pas toujours parfait pour en faire de réelles références. Néanmoins, Mind Furniture fait preuve d’un bel enthousiasme et d’un sacré culot, évoquant régulièrement des formations comme Kansas, Salem Hill ou le Marillion actuel. Comme souvent chez nos amis d’outre-Atlantique, Mind Furniture fait le lien entre tradition et modernité avec une telle confiance dans son art qu’il en devient éminemment sympathique.


OBLIVION SUN : «Oblivion Sun» (44:37) 18 €   


Depuis son excellent album de reformation de 2004, The Muse Awakens, Happy The Man nous a laissés sans nouvelles. L’an dernier, ses deux leaders, le guitariste-chanteur Stanley Whitaker et le claviériste-saxophoniste Frank Wyatt, sortaient enfin de leur silence pour nous proposer leur projet parallèle Pedal Giant Animals. Les revoici à la tête d’Oblivion Sun, qui affirme plus clairement encore sa vocation de combler le vide laissé par HTM, avec la présence à leurs côtés d’un claviériste, Bill Plummer, héritier revendiqué de Kit Watkins et garant du retour à une esthétique plus symphonique. Toujours à dominante instrumentale, la musique proposée est toutefois plus rock et énergique, mais les compositions signées par les trois musiciens (9, de 3 à 8 minutes) perpétuent brillamment la tradition de sophistication mélodieuse et futuriste qu’on attend de ces talentueux Américains. Happy The Man est mort, vive Oblivion Sun !


OCEANSIZE : «Frames» (65:53) 18 €   


Signé sur une nouvelle division du label allemand InsideOut, ce groupe anglais devrait de plus en plus faire parler de lui au sein du microcosme progressif, après avoir pas mal touché le milieu métal. Il faut dire que le troisième album de la formation laisse un peu plus de place aux claviers, même si la marque de fabrique du groupe (la présence de trois guitaristes !) est toujours bien présente, de même que la longueur des morceaux (8 titres pour plus d’une heure de musique). Il faut du temps pour s’imprégner d’une telle densité sonore, d’autant que les mélodies ne sont pas simples d’accès, mais le voyage en vaut assurément la chandelle. Entre post-rock nerveux et progressif atmosphérique (avec quelques touches métal), Oceansize mérite d’être découvert si ce n’est déjà fait.


 

PATHOSRAY : «Pathosray» (52:38) 17 €   

Originaire d’Italie, et déjà auteur de quelques démos, ce quintette ne s’inscrit nullement dans les traces de son compatriote Rhapsody, mais plutôt dans celles de Symphony X. Le hard-prog de haute volée célébré ici s’apparente en effet à celui de Michael Romeo et Russell Allen, une inspiration néo-classique à l’énergie brute, bien pourvue en soli et en passes d’armes instrumentales. Incontestablement un grand en devenir !


PERSEPHONE'S DREAM : "Pyre Of Dreams" (60:11) 16 €   


Ce combo américain n’en est pas à son coup d’essai avec ce disque, puisque pas moins de trois albums ont précédemment vu le jour. Mais il est probable que Pyre Of Dreams leur permette de toucher un plus large public, du fait de la participation active du chanteur DC Cooper, ancien vocaliste de Royal Hunt et titulaire du poste dans le nouveau supergroupe Amaran’s Plight. L’ensemble, axé sur des thèmes chers au prog, la mythologie ou la science-fiction, possède une rutilance mélodique de tous les instants, évoquant à la fois le néo prog et le meilleur hard FM. A conseiller avant tout aux amateurs de chant et d’ambiances baignées de brume.


QUIDAM : "Alone Together" (63:07) 14 €   


Deux ans après le décevant SurREvival, qui marquait les débuts au poste de chanteur de Bartek Kossowicz (en lieu et place de la belle Emila Derkowska), Quidam fait un retour fracassant en terres progressives ! Au point que ce Alone Together pourrait bien apparaître très vite comme l’oeuvre la plus aboutie du groupe polonais, ôtant de fait ce statut au premier album éponyme paru il y a 11 ans déjà... Laissons cependant les écoutes s’enchaîner pour trancher, le nombre de celles-ci augmentant d’ailleurs des plus rapidement et naturellement tant Alone Together regorge d’éléments positifs. La fluidité avec laquelle s’enchâinent les 9 présentes compositions (de 3 à 10 minutes) conduit l’auditeur à découvir un prog atmosphérique somptueux, serti de non moins somptueuses envolées de guitare, de délicats arpèges de piano, de quelques délicieuses interventions de flûte, ou d’un chant en totale apesanteur et adéquation avec la dimension aérienne de la musique. Une inspiration mélodique très au dessus de la moyenne finit de faire de ce Alone Together une oeuvre à recommander le plus chaudement possible !


SAGA : "10,000 Days" (Ed. Limitée) (50:56) 18 €   


Pour son dernier album avec son chanteur mythique, Michael Sadler, Saga était attendu au tournant. Fort heureusement, la qualité est au rendez-vous. Les caractéristiques du son de Saga qui ont fait sa légende sont bien là, comme à la grande époque, faisant de 10,000 Days le digne successeur de l’excellent Trust : des ballades romantiques à souhait, évoquant le lien avec les fans; des titres dynamiques, à la pulsation rock généreusement pourvue de soli débridés, œuvres du duo Gilmour/Crichton. En outre, non content de satisfaire un public fidèle, Saga lui a réservé une surprise, avec la présence d’un instrumental de sept minutes, un grand moment qui constitue même le sommet du disque. Indispensable à toute bonne discothèque, un album clef, la sortie en beauté d’un étalon du prog le plus accessible.



SECRET OYSTER : "Secret Oyster" (1973) (51:05) 18 €

SECRET OYSTER : "Straight To The Krankenhaus (1976) (52:35) 18 €   


Après Vidunderlige Kaeling et Sea Son, c’est au tour des premier et quatrième albums de Secret Oyster, sortis respectivement en 1973 et 1976, de connaître enfin une édition au format numérique. Influencé par Soft Machine, Weather Report, Mahavishnu Orchestra ou Nucleus, la formation danoise pratique une fusion entre jazz et rock sans tomber dans les travers du genre et a même su se renouveler au fil des années. L’album éponyme est caractérisé par un son assez brut et une guitare psyché secondée par un saxophone et un piano électrique pour des parties instrumentales débridées. Straight To The Krankenhaus est quant à lui plus aérien, symphonique (introduction de synthétiseurs) et jazzy, mettant l’accent sur les ambiances et les mélodies. Deux albums différents mais tout aussi enthousiasmants et qui se doivent de figurer dans toute bonne discothèque prog seventies.


SINGULARITY : "Of All The Mysteries" (52:32) 16 €   


Ce qui est bien avec Singularity, c’est qu’il progresse d’album en album avec une régularité assez incroyable. On avait déjà beaucoup aimé son précédent et deuxième opus (Between Sunlight And Shadow), alors imaginez ce que l’on peut penser de ce Of All The Mysteries... Que du bien, et même plus !!! Toujours aussi soucieux de faire voyager ses auditeurs au sein de paysages sonores plus chatôyants les uns que les autres, le groupe américain cultive son progressif symphonique avec minutie, rigueur et ferveur. Voici donc un album remarquable qui, en 5 compositions (3, 15, 7, 4, 3 et 20 minutes), nous dévoile une musique parfaitement aboutie qui évoque tout autant le meilleur Iluvatar que des formations comme Pink Floyd (la dimension spatiale et mélancolique) que Camel (pour la beauté des mélodies), mais qui reste au final personnelle et très consensuelle (dans le meilleur sens du terme). Chaleur, nostalgie ou emportement font de cet album un régal pour les oreilles avides d’un progressif intemporel. Bravo !