Avant-Propos :

En cette période de crise économico financière, l’élection de Barack Obama à la présidence des Etats-Unis ne peut être qu’une bonne nouvelle pour tous ceux qui voient dans ce jeune homme moderne non pas un être providentiel mais l’espoir de voir à nouveau la première puissance mondiale jouer un rôle de guide (et non de gendarme) pour le reste de la planète. Peu de rapport avec le courant progressif, me direz-vous. Certes, mais la confiance en l’avenir et en un monde qui se bonifie au fil du temps, base de toute reprise économique et de progrès, semble s’être déjà propagée dans les rangs des formations progressives au regard de la profusion de nouveautés recensées dans ces pages... Au delà de la sortie des superbes albums de Pendragon et It Bites (celui de Neal Morse connaît visiblement quelques petits problèmes de distribution, alors contactez-nous pour connaître sa disponibilité réelle), plusieurs autres formations font plus particulièrement l’actualité de ce mois de novembre. En premier lieu Asturias, dont la réapparition surprise après de nombreuses années de silence est à la hauteur du fabuleux souvenir que nous avait laissé le groupe nippon. C’est le cas également de Universal Totem Orchestra dont le nouvel album va enfin permettre aux (encore trop peu nombreux) fans du groupe italien de reprendre goût à la vie après 9 ans d’espoirs déçus. Millenium est aussi à mettre en exergue, et nous délivre enfin l’album pleinement abouti et progressif dont on le sentait capable depuis longtemps déjà... Il y aurait encore bien d’autres formations à citer pour leur singularité et leur talent, mais on finira par Martin Orford, dont le nouvel album solo (annoncé depuis plus de 2 ans et sans cesse reporté jusqu’à aujourd’hui) prend une dimension inédite au delà de sa grande réussite. L’ancien claviériste de IQ annonce en effet que The Old Road sera son testament discographique, ayant décidé de stopper toute activité artistique à la fin de l’année, visiblement “traumatisé” et “exténué” par Internet et ses néfastes conséquences sur le monde de la musique... A nous tous de lui prouver que cette situation n’est pas irrémédiable, et de l’inviter en conséquence à revenir sur sa triste décision...
Que cela ne gâche pas néanmoins votre plaisir de découvrir la folle créativité automnale de notre mouvement !

Bonne lecture à toutes et à tous !

Olivier Pelletant (pour Cosmos Music)


Promotion Novembre 2008

Jusqu'au 5 décembre !!!!

Dans la limite des stocks disponibles...

 

2 CD à 14 € pièce !!! 

ASTURIAS : «In Search Of The Soul Trees» (50:28)

EDENSONG : «The Fruit Fallen» (75:05)

 


La dernière Sélection de Nouveautés (Novembre 2008)...

 

AMASEFFER : "Slaves For Life" 18 €

ANIMA MUNDI : "Jagannath Orbit" 16 €

ANTIKLIMAX : "Aurora Polaris" 16 €

ASTURIAS : "In Search Of The Soul Trees" 14 €

AVIVA OMNIBUS : "Nutcraker In Fury" 16 €

BARAKA : "Shade Of Evolution" 16 €

NEIL CAMPBELL With M. BEIERT & A. TAFT : "Ghost Stories" 18 €

MARC CARLTON : "REflex Arc" 16 €

EDENSONG : "The Fruit Fallen" 14 €

EVOLVE IV: "Decadent Light" 16 €

JACK FOSTER III : "JazzRaptor's Secret" 16 €

TADASHI GOTO : "Innervisions" 16 €

THE HEALING ROAD : "Timanfaya" 16 €

IT BITES : "The Tall Ships" 18 €

KARMAKANIC : "Who's The Boss In The Factory ?" 18 €

LOONYPARK : "Egoist" 16 €

MILLENIUM : "Exist" 16 €

MARTIN ORFORD : "The Old Road" 18 €

PENDRAGON : "Pure" (CD+DVD) (Edition Limitée) 28 €

REWIRING GENESIS : "A Tribute To The Lamb... » (2 CD) 21 €

SEVEN STEPS TO THE GREEN DOOR : "Step In 2 My World" 16 €

SURVIVAL : "Crusader" 16 €

UNIVERSAL TOTEM ORCHESTRA : "The Magus" 17 €


AMASEFFER : "Slaves For Life" (77:49) 18 €


Amaseffer est la nouvelle sensation en provenance directe d’Israël. Avec ce disque débutant une trilogie consacrée à l’histoire biblique des Hébreux, le groupe frappe très fort. Leur base rock, pourvue de guitares très inspirées, est en effet considérablement étoffée par un orchestre symphonique et un panel de voix particulièrement riche, dont celle de Mats Leven (un des chanteurs du récent Jupiter Society). Le résultat évoque aussi bien Therion que les musiques de films héroïques ou même la world music, tant les accents orientaux sont omniprésents. Une bien belle surprise.


ANIMA MUNDI : "Jagannath Orbit" (67:17) 16 €


Le jeu des chaises musicales est assez développé au sein du courant progressif, et il n’est pas rare de voir des formations passer d’un label à l’autre d’un album à l’autre. C’est le cas de Anima Mundi que l’on retrouve aujourd’hui chez Muséa après avoir publié son premier opus chez les italiens de Mellow Records. Originaire de Cuba (incroyable mais vrai !), cette formation fait montre d’un talent arrivé à pleine maturité, offrant à nos oreilles séduites un progressif symphonique dans son acception ‘seventies’, à savoir ambitieux, mélodique et empreint d’une formidable joie de jouer de la part de ses auteurs. Inspiré par Yes, mais sans en reproduire les tics, Jagannath Orbit développe un progressif aux mélodies chatoyantes et doté d’un feeling rythmique assez enivrant. Pour le côté exotique (mais pas forcément local), car le chant est ici en anglais, notons la présence d’une palette sonore varié (dgidgeridoo, clarinette, cornemuse, flûtes, etc.), même si le propos de Jagannath Orbit s’avère somme toute plus classique à base de solos en tout genre et de séquences instrumentales échevelées. Un très grand pas en avant !

 


ANTIKLIMAX : "Aurora Polaris" (52:27) 16 €


Antiklimax est le projet d’un multi-instrumentiste français, Vincent Benesy, dont Aurora Polaris est la seconde réalisation. Invitation à découvrir en musique les grands espaces finlandais, ce disque synthétise le meilleur du courant électronique porté en son temps par Tangerine Dream, Klaus Schulze ou Vangelis, à travers des pièces souvent courtes mais riches en thèmes, à l’épaisseur mélodique substantielle. Une chanteuse finlandaise, Jaana Palonen, a en outre contribué à la réalisation des trois chansons atmosphériques, dans la lignée d’un Massive Attack, atouts supplémentaires de cet excellent album.


ASTURIAS : "In Search Of The Soul Trees" (50:28) 14 €


Vingt ans après des débuts discographiques qui, en deux albums somptueux (le troisième était un peu plus sage), lui avaient permis de s’imposer comme l’une des meilleures formations du renouveau progressif japonais, Asturias refait aujourd’hui surface avec un opus de haute volée qui permet de faire le plus séduisant des liens entre passé et présent. Certes, le Acoustic Asturias des dernières années avait entretenu la flamme et l’espoir de voir renaître un jour l’incarnation première du groupe nippon, mais découvrir un tel album était pour le moins improbable. In Search Of The Soul Trees est en effet une petite merveille de progressif instrumentale, tantôt électrique et emphatique, tantôt classisant et acoustique, mais constamment passionnant car d’une inventivité de tous les instants. Yoh Ohyama, maître d’œuvre de cette fresque symphonique et entouré de musiciens en totale osmose, a visiblement extrait la quintessence de sa large culture progressive pour l’offrir aux deux présentes compositions (23 et 27 minutes) et en faire des cornes d’abondance où l’excellence côtoie le sublime. Au final, Asturias réalise certainement ici son oeuvre la plus aboutie car, si l’inspiration rejoint celle des vertes années (ah, ces somptueuses mélodies !!!!), sa production parfaite offre un confort d’écoute inégalé à ce jour. Ayant désormais rangé Mike Oldfield au rang d’influence parfaitement digérée et somme toute de plus en plus lointaine, Asturias offre ainsi une œuvre d’art véritable, à écouter et réécouter inlassablement. Magnifique !


 

AVIVA OMNIBUS : "Nutcraker In Fury" (56:45) 16 €


Souvenez-vous, Aviva (alias Dmitri A. Loukanienko) avait l’an dernier publié un prometteur premier album, mais celui-ci sonnait au final un peu trop (formellement tout au moins) comme l’œuvre d’un homme seul. Les critiques ont visiblement été parfaitement entendues du côté de la Russie, et “Aviva” s’est vu adjoindre “Omnibus” pour signifier l’apparition de plusieurs musiciens (dont un bassiste-batteur) autour de Loukanienko. Nutcracker In Fury, inspiré du “Casse-Noisettes” de Tchaikovsky et des “Contes d’Hoffmann” d’Offenbach, offre un progressif peu orthodoxe, à l’humour ravageur et aux développements courts et intenses qui montrent un groupe avide de surprendre tant par son originalité que par son éclectisme. Les séquences se succèdent donc avec passion, frénésie et brillance, empêchant certes tout rapprochement avec une quelconque formation pour les observateurs mais plaçant ces derniers dans des conditions d’écoute particulièrement inédites et jouissives. Quand la virtuosité et la fantaisie président aux destinées d’un groupe, cela donne des albums inclassables comme ce Nutcracker In Fury, furieusement original et enthousiasmant !


BARAKA : "Shade Of Evolution" (55:47) 16 €


Un an à peine après son septième album, le trio japonais (guitare-basse-batterie) sort le huitième (en 11 ans d’existence seulement) qui risque d’apparaître comme un aboutissement de sa démarche musicale. Pour schématiser, imaginez le Rush des années 70, qui saupoudrerait son propos ici et là d’épices jazz-rock ou purement symphoniques. Baraka fait donc preuve d’une versatilité parfaitement maîtrisée et exécutée (les centaines de concerts joués ces dernières années y sont certainement pour beaucoup), qui trouve son climax dans la superbe longue suite introductive (30 minutes !) de Shade Of Evolution. Guitares en fusion et frénésie rythmique sont les éléments fondateurs de l’art pleinement abouti de Baraka. Qu’on se le dise !


NEIL CAMPBELL with M. BEIERT & A. TAFT : "Ghost Stories" (38:43) 18 €


Quelques mois à peine après la publication du second album de son “collectif”, Neil Campbell revient sur le devant de la scène, associé cette fois nommément à 2 musiciens : Michael Beiert (compositeur allemand de musique électro-acoustique) et Anne Taft (chanteuse soprano). Ghost Stories, fruit de la mise en relation de ce trio, est un album d’une profonde sensibilité et d’une non moins intense délicatesse. Axées sur la guitare classique, les 4 présentes compositions (30, 4, 3 et 2 minutes) développent des tableaux impressionnistes et des ambiances rêveuses que viennent sublimer les vocalises diaphanes de Anne Taft. Proche parfois des travaux acoustiques de Steve Hackett et de Anthony Phillips, mais aussi d’un groupe comme Karda Estra, Ghost Stories est une oeuvre néo-classique de tout premier ordre, délicieuse ballade nocturne en quête de fantômes bien inoffensifs mais parfaitement envoûtants...


MARC CARLTON : "REflex Arc" (64:26) 16 €


Sorti en 2005 de manière totalement confidentielle, Reflex Arc fait aujourd’hui l’objet d’une réédition totalement méritée. Cet opus, qui fait partie d’une assez copieuse discographie tout aussi peu diffusée elle aussi, est donc l’oeuvre d’un artiste anglais qui nous annonce d’entrée la couleur : “Mike Oldfield est mon maître spirituel !”. Nulle surprise alors de découvrir régulièrement au sein des 16 compositions instrumentales de Reflex Arc des échos de l’art du grand Mike, mais force est de constater que les ambiances sont ici bien plus acoustiques et new-age à la manière de Gandalf ou Kitaro. Mélopées symphoniques et paysages bucoliques sont ainsi les éléments fondateurs de la musique de Marc Carlton, musique qui se déguste avec un très grand plaisir pour peu que l’on soit friand de ces féconds voyages intérieurs.


EDENSONG : "The Fruit Fallen" (75:05) 14 €


Edensong, jeune formation new-yorkaise menée par James Byron Schoen et Matt Cozin, fait une entrée remarquée sur la scène progressive avec son premier album. Il faut dire que les américains doutent rarement d’eux-mêmes et affichent une confiance qui se traduit ici par un propos musical jouissif et ambitieux. The Fruit Fallen s’inscrit dans la lignée à la fois de groupes proposant un progressif typiquement américain, raffiné et exigeant (Kansas, Shadow Gallery) et de combos plus orientés vers une musique folk (Jethro Tull, Tempest). Le résultat est une musique riche en contrastes, aux arrangements luxuriants, avec une coloration très “vintage” (un petit côté Gentle Giant parfois) et nourrie d’une riche palette instrumentale (orgue d’église, violon, violoncelle, grand piano, etc.). Au final, The Fruit Fallen est un album pleinement réussi qui expose sans cesse de nouvelles richesses au fil des écoutes qu’on lui accorde avec voracité.


EVOLVE IV : "DEcadent Light" (50:26) 16 €


Cette jeune formation américaine, composée de quatre musiciens et publiant son premier opus chez Progrock Records, traduit très bien combien le progressif, notamment aux Etats-Unis, peut être parfois associé à la pop ou au hard-FM et s’avérer pleinement réussi. Ceci étant dit, Evolve IV propose donc un bien bel album, où le mélange des styles y est pratiqué avec une grande aisance. Decadent Light fusionne en effet le progressif classique, le space rock mais aussi la country (!) ou la pop la plus atmosphérique, le tout uni par une solide énergie, les deux guitares n’y étant pas pour rien. Album accessible et aux mélodies efficaces, Decadent Light sait parfaitement à qui il s’adresse et s’y adresse avec brio.


 

 

JACK FOSTER III : "JazzRaptor's Secret" (55:35) 16 €


Toujours entouré de ses fidèles comparses Trent Gardner (le leader de Magellan) et Robert Berry, le talentueux guitariste chanteur américain poursuit son chemin avec son quatrième opus studio. La mixture est toujours aussi détonante et étonnante, le blues rock et la voix très sudiste de Jack Foster se mêlant à des arrangements plus progressifs, des guitares rentre dedans et à des séquences carrément jazzy, pour aboutir à des compositions uniques littéralement passionnantes. Un indispensable de cette fin d’année !


TADASHI GOTO : "Innervisions" (49:27) 16 €


Déjà auteur de l’album Soundscape en 2005, le claviériste japonais Tadashi Goto propose ce Innervisions pour lequel il a su s’entourer de guitaristes et de bassistes de renom, parmi lesquels on peut citer Brett Garsed, Ty Tabor, Randy George ou Tony Levin. La dominante du disque est une fusion progressive de haute volée, plutôt dans la lignée d’un Planet X, qui ne privilégie absolument pas la nostalgie, les claviers étant bien sûr au centre des réjouissances, avec une patte très actuelle.


THE HEALING ROAD : "Timanfaya" (50:30) 16 €


De nos jours, il est souvent difficile de mettre en place un groupe et de le faire exister quotidiennement, ce qui explique la forte colonie de musiciens solitaires au sein de notre mouvement. C’est le cas de Hanspeter Hess, claviériste de son état et qui, derrière le patronyme de The Healing Road, publie ici son deuxième album (pour être honnête, jamais entendu parler du premier). Néanmoins, cet artiste allemand a eu l’heureuse idée de s’entourer de nombreux musiciens (section rythmique bien sûr, mais aussi plusieurs solistes) pour donner vie à cette superbe musique instrumentale qui s’engage dans des directions souvent opposées donc complémentaires. Séquences enfiévrées et symphoniques alternent donc au sein des 9 compositions de ce Timanfaya (du nom d’un parc national situé dans les îles Canaries) porté par une emphase mélodique de tous les instants et un maître de cérémonie particulièrement inspiré. Hess évoque ainsi autant la virtuosité d’un Keith Emerson que le romantisme symphonique d’un Tony Banks ce qui n’est pas donné à tout le monde, convenez-en. The Healing Road s’inscrit donc dans la catégorie de ces excellents “groupes” sortis de nulle part, mais que l’on espère ne pas voir disparaître, au regard du formidable potentiel (d’ores et déjà concrétisé) contenu dans ce Timanfaya. Divine surprise.


IT BITES : "The Tall Ships" (69:37) 18 €


Voilà donc enfin l’album de la renaissance d’It Bites. A dire vrai, on trouve dans ce nouveau It Bites la moitié seulement du groupe d’origine... et la moitié de feu Kino ! Autant dire qu’à l’écoute de ces Grands Vaisseaux, on a un peu le sentiment d’être à la fois chez les uns et en même temps chez les autres ! Il y a donc beaucoup de titres dont émane une énergie rock très positive (à l’image du It Bites de 1985-86) et ce soupçon plus néo-prog développé par Kino sur son unique album. Mélodies imparables, subtil équilibre entre chant et parties instrumentales : le programme de cet album n’a rien de novateur ni d’exceptionnel, mais pour filer la pêche et la banane, il se pose plutôt là. En ces temps bien moroses, ce n’est peut-être déjà pas si mal !


KARMAKANIC : "Who's The Boss In The Factory ?" (55:43) 18 €


Retour en grande forme pour la bande à Jonas Reingold, Göran Edman au chant, Krister Jonsson à la guitare et Zoltan Csorsz, avec un nouveau venu en la personne de Lalle Larsson aux claviers, sans oublier des invités prestigieux, Tomas Bodin, Andy Tillison, Theo Travis et même un accordéoniste, Lelo Nika ! Tout ce beau monde se conjugue pour accoucher d’un album tenant à la fois du progressif classique, symphonique et romantique, mais aussi d’une veine plus secouée, proche du jazz et même de Zappa, avec de larges espaces instrumentaux. De quoi satisfaire aussi bien les amateurs de belles mélodies que les adeptes d’un progressif plus exigeant. Un troisième opus véritablement sans fautes !


LOONYPARK : "Egoist" (49:52) 16 €


La Pologne n’en finit plus de proposer sans cesse de nouvelles formations. Avant Grendel que nous vous présenterons dans notre prochaine Sélection (le temps qu’il arrive en stock), voici Loonypark qui, culture nationale oblige, se propose de nous faire découvrir son excellent rock néo-progressif. A la manière du premier opus de Collage, Egoist se compose de morceaux assez ramassés (8, de 6 minutes en moyenne) et efficaces, mais s’élancent régulièrement dans de savoureux solos (claviers et guitares : pas de jaloux !). Rehaussée d’un chant féminin intense (ça change des voix pures et éthérée), Egoist s’adresse à un public ciblé certes, mais qui ne peut en aucun cas être déçu...


 

MILLENIUM : "Exist" (52:59) 16 €


Quelques mois à peine après un mini-album qui lui offrait son incarnation la plus progressive à ce jour, le groupe polonais nous propose (enfin !, diront certains) l’œuvre pleinement aboutie que l’on attendait de lui. Au programme de ce Exist, quatre longues compositions qui reprennent tous les éléments fondateurs de l’art de Millenium (ambiances néo-prog soyeuses et chant éthéré) pour leur adjoindre une ambition plus typique des valeurs progressives ‘seventies’. Bénéficiant toujours de ses hautes compétences mélodiques, Millenium peut ainsi laisser libre cours à sa créativité qui s’exprime ici de façon particulièrement probante. A la manière de Pendragon et du Camel dernière époque, la formation polonaise combine parfaitement néo-progressif ambitieux et symphonisme à la Pink Floyd, saupoudré ici et là de senteurs typiques de son pays d’origine (un je ne sais quoi de romantisme). Sans oublier bien sûr ces superbes mélodies, serties de solos en tout genre et de séquences instrumentales raffinées. Millenium : un groupe au sommet de son art !!!!


MARTIN ORFORD : "The Old Road" (57:57) 18 €


L’ancien claviériste d’IQ livre un nouvel album solo pour lequel il a su formidablement s’entourer, tous les musiciens avec qui il a joué par le passé étant quasiment présents : John Wetton, Gary Chandler, John Mitchell, Nick D’Virgilio, Steve Thorne, Mike Holmes, Andy Edwards, etc... Le résultat est un disque très personnel, à l’ambiance délicieusement rétro, la priorité étant ici de délivrer des compositions délicatement ornées, aux mélodies superbes et à l’ambition définitivement progressive. Un disque d’autant plus touchant qu’il risque fort d’être le dernier de son géniteur, décidé à arrêter sa carrière musicale... Magnifique testament au final, si The Old Road devait en être un...


PENDRAGON : "Pure" (CD+DVD) (Edition Limitée) (53:10+DVD) 28 €


Nick Barrett a pris l’habitude d’annoncer chaque nouvel album de son groupe comme étant différent du précédent, histoire de contredire tous ceux qui l’accusent de se répéter à l’infini. Heureusement pour ses nombreux fans, s’il y a bien des changements, ceux-ci s’inscrivent dans une relative continuité, de sorte que l’amateur des mélodies si gorgées de lyrisme dont Pendragon s’est fait une spécialité n’est jamais lésé. Alors oui Pure innove en étant plus sombre et même parfois plus violent, oui les textes sont volontiers noirs et bien loin des légendes Arthuriennes, mais la guitare du maestro brille plus que jamais de mille feux, et l’arrivée du nouveau batteur dynamite une musique trop souvent jugée bien lisse. Au final, Pure s’avère être un des meilleurs albums du groupe, sinon le tout meilleur (même s’il est un peu tôt pour l’affirmer totalement). Chapeau bas Mister Barrett !


REWIRING GENESIS : "A Tribute To The Lamb..." (2 CD) (48:07/49:46) 21 €


Cela faisait un certain temps que les tributes se faisaient plus rares dans les sorties progressives, et cet hommage à un des albums les plus mythiques du groupe anglais est d’autant plus exceptionnel qu’il est mené par Nick D’Virgilio, batteur et chanteur de Spock’s Beard, avec la complicité du producteur Mark Hornsby et de bon nombre d’invités. Le résultat est tout à la fois surprenant et captivant, intégrant des arrangements aussi nouveaux que des cuivres ou même des éléments orchestraux, donnant parfois une coloration proche des comédies musicales de Broadway, justement, ce qui risque de susciter autant de rejet que d’admiration... Cela dépendra bien sûr de votre relation viscérale et affective avec la version originale de The Lamb Lies Down On Broadway...


SEVEN STEPS TO THE GREEN DOOR : "Step In 2 My World" (65:41) 16 €


Progrock Records est indéniablement le label qui monte, qui monte !!! Formidable dénicheur de talents, Shawn Gordon, son boss, est allé cherché sa dernière trouvaille en Allemagne. Mené par Marek Arnold, que l’on avait connu au sein de Toxic Smile, Seven Steps To The Green Door est une formation qui ravira tous ceux qui veulent voir le terme “progressif” (re)prendre son sens historique. Véritable corne d’abondance, dans laquelle son auteur nous invite à piocher à l’envi, Step In 2 My World développe un progressif jubilatoire, moderne, lumineux et somme toute assez inclassable. Un peu ‘seventies’, un peu néo, un peu fusion, un peu hard, un peu symphonique, un peu ‘beaucoup de choses’, les 12 présentes compositions (de 2 à 8 minutes) n’en demeurent pas moins d’une grande cohésion, et ce malgré la présence de 3 chanteurs différents (une femme et deux hommes). Mais il faut dire que les instrumentistes sont impeccables d’un bout à l’autre de l’album, et que la production est d’une limpidité que l’on croyait réservée aux seules eaux des mers du sud... Step In 2 My World s’apparente ainsi à un album coup de poing, qui vous laisse K.O. !


SURVIVAL : "Crusader" (46:06) 16 €


Avec un premier album dédié au claviériste néerlandais Rick Van Der Linden, récemment disparu, on situe d’emblée la dominante stylistique de ce ‘groupe’, composé de Jack Langevelt aux claviers et de deux guitaristes. Le concept choisi, un épisode de l’histoire médiévale, est donc illustré par une musique emphatique et riche en claviers de toutes sortes, un hommage appuyé au grand Emerson, Lake and Palmer et à Ekseption, son pendant hollandais. Les guitares distillent en outre un propos souvent lyrique qui renforce la profondeur mélodique de l’ensemble. Disque habité, Crusader est une magnifique démonstration de rock symphonique et classisant. Et une divine surprise de plus, une !


UNIVERSAL TOTEM ORCHESTRA : "The Magus" (79:56) 17 €


Avec Asturias, la grosse surprise de cette Sélection de Nouveautés est incontestablement Universal Totem Orchestra (UTO pour les intimes). Muette depuis près de 10 ans, cette sublime formation italienne nous revient avec un magnum-opus qui va combler d’aise tous ceux qui attendaient avec passion et impatience le successeur de Rituale Alieno. The Magus, rempli jusqu’à la gueule (6 compositions au programme : 19, 17, 7, 16, 6 et 13 minutes), délivre un progressif magmaien (la grande influence de ses auteurs) de très haute volée qui, entre rugosités crimsoniennes, velléités fusion, séquences répétitives hypnotiques, parties vocales envoûtantes ou atmosphères lumineuses, captive l’auditeur du début à la fin de ses 80 minutes. L’ombre de Magma plane bien sûr au dessus de The Magus, mais celui-ci évoque aussi assez souvent le meilleur Discus, la formation indonésienne. Cela ne parlera pas forcément à beaucoup d’entre-vous, mais les autres comprendront la portée de cette remarque. Quoi qu’il en soit, inutile d’aller plus loin, UTO fait bel et bien l’événement de cette fin d’année et se doit d’être découvert par le plus grand nombre !!