Avant-Propos :

Si les acteurs de l’industrie musicale se plaignent régulièrement de la crise du disque, il faudrait qu’en retour ils fassent preuve d’un peu plus de cohérence et de professionnalisme. Exemple, la distribution française du dernier album en date de Spock’s Beard. Disponible depuis plusieurs mois pour les personnes ayant répondu positivement à la souscription lancée par le groupe, X se voit distribué seulement aujourd’hui, qui plus est un bon mois après l’unique concert français (à Paris, le 16 septembre dernier) de la formation américaine. En matière d’efficacité commerciale, on fait mieux, il va sans dire. Quoi qu’il en soit, pour ceux qui ne l’ont toujours pas écouté, cet opus est un superbe retour au progressif flamboyant des vertes années de Spock’s Beard, du temps où Neal Morse faisait toujours partie de la bande...
Pour le reste, les (bonnes) sorties pullulent et sont amenées à être encore nombreuses dans les prochaines semaines. Alors n’hésitez pas à venir aux nouvelles car cette fin d’année va être chargée en nouveautés alléchantes. Ca va “progger” !!!

Bonne lecture à toutes et à tous !

Olivier Pelletant (pour Cosmos Music)


PROMOTION

NOVEMBRE 2010

Jusqu'au 30 novembre 2010 !!!!

Dans la limite des stocks disponibles...

3 CD à 13 € pièce !!! 

HASSE FRÖBERG & MUSICAL COMPANION : «Future Past»

LO-FI RESISTANCE : «A Deep Breath»

PERSEPHONE'S DREAM : «Pan : An Urban Pastoral»


La nouvelle Sélection de Nouveautés (NOVEMBRE 2010)...

ANIMA MUNDI : "The Way" 17 €

CARPTREE : "Nymf" (digipack) 17 €

CHRIS : "Making Sense" (digipack) 17 €

CICCADA : "A Child In The Mirror" 16 €

BEPPE CROVELLA : "Soulful Traffic" (digipack) 17 €

DISTRICT 97 : "Hybrid Child" 17 €

HASSE FRÖBERG & MUSICAL COMPANION : "Future Past" 13 €

GLASS HAMMER : "If" 15 €

HAKEN : "Aquarius" 17 €

HURRY HURRY : "LIfe" 17 €

THE INTERSPHERE : "INterspheres - Atmospheres" 13 €

INVERTIGO : "Next Stop Vertigo" 16 €

K2 : "Black Garden" (digipack) 17 €

KOI : "In Tomorrow Hid Yesterday" 17 €

JAMES LABRIE : "Static Impulse" (Ed. Lim.) (digipack) 18 €

LIFE LINE PROJECT : "Distorted Memories" 17 €

LO-FI RESISTANCE : "A Deep Breath" (digipack) 13 €

MADELGAIRE : "(Im)Patience" (digipack) 17 €

COLIN MASSON : "The Mad... " 13 €

MYSTER MOBIUS : "Myster Mobius" (digipack) 17 €

PERSEPHONE'S DREAM : "Pan : An Urban Pastoral" 13 €

PORCUPINE TREE : "Recordings" (digipack) 18 €

PURE REASON REVOLUTION : "Hammer And Anvil" (Ed. Lim.) (CD+DVD) 21 €

SPOCK'S BEARD : "X" 18 €

STAR ONE : "Victims..." (Ed. Lim.) (2CD) 23 € (disponible le 8 Novembre)

STEEO : "Four Eyes In The Silence" 17 €

TINYFISH : "The Big Red Spark" (CD+DVD) 19 €

TRANSATLANTIC : "Whirld Tour 2010" (Ed. Lim.) (2DVD/3CD) 40 € (disponible le 8 Novembre)

TRANSATLANTIC : "Whirld Tour 2010" (2DVD) 29 € (disponible le 8 Novembre)

UNWRITTEN PAGES : "Noah" (2CD) 15 €

STEVEN WILSON : "Insurgentes - The Movie" (2DVD) 23 €


ANIMA MUNDI : "The Way" (58:22) 17 €


Le troisième album de cette formation cubaine va certainement lui permettre de sortir de son relatif anonymat. Constitué de 4 longues compositions (14, 26, 9 et 8 minutes), The Way, agrémenté de plus d’une très belle pochette, offre la quintessence du progressif entendu jusqu’alors chez Anima Mundi. Au programme des festivités, un symphonisme flamboyant où s’ébattent des claviers amples, aériens et échevelés, des guitares lyriques et un chant de qualité. Les parties instrumentales, logiquement dominantes au regard de l’ambition structurelle, sont très souvent jouissives, et savent relancer la machine de manière régulière, histoire de nous garantir de ne jamais nous ennuyer à l’écoute de ce superbe The Way. Amateurs de progressif intemporel, goinfrez-vous vite de cette galette cubaine !!


CARPTREE : "Nymf"(digipack) (44:28) 17 €


Cinquième album du duo suédois, en forme de suite au déjà très réussi Insekt de 2007. Cette fois, on sent que le projet Jupiter Society du claviériste est passé par là : la musique a quelque chose de plus sombre et de plus puissant, même si les fondamentaux de Carptree sont toujours bien présents : sens mélodique imparable, chant splendide, parties calmes touchantes, claviers dominant l’instrumentation. Les 7 titres de Nymf démontrent une nouvelle fois toutes les qualités de compositeurs de Carl Westholm et Niclas Flinck (soutenus par leur No Future Orchestra comme de coutume) et on est encore sous le charme.


CHRIS : "Maling Sense" (digipack) (69:57) 17 €


Il est rare qu’un artiste soit aussi lucide à propos de sa musique et de son évolution. Christiaan Bruin, batteur du groupe batave Sky Architect, explique en effet de la meilleure des manières la différence entre ses deux opus solo : “La dimension symphonique et les arrangements vocaux soyeux de A Glimpse Inside (paru l’an dernier) sont toujours présents, mais développés de telle façon que le son apparaît aujourd’hui bien plus riche, intense et profond.” Tout est dit ! Making Sense reprend à son compte tous les acquis de son prédécesseur et en fait une œuvre sublime. Toujours d’obédience néo-progressive, la musique de Chris apparaît aujourd’hui plus aboutie, en ce sens qu’elle refuse les recettes éculées et n’hésite pas à sortir de sa zone de confort. Christiaan Bruin, seul aux commandes ici (!!), réalise donc un sans faute, et les 10 compositions (de 3 à 12 minutes) raviront tout autant les amateurs de IQ, Genesis, Kayak que de Sky Architect...


CICCADA : "A Child In The Mirror" (57:21) 17 €


Difficile, à la première écoute de A Child In The Mirror, de ne pas penser qu’il s’agit d’un opus originaire d’Italie ! Et pourtant Ciccada est un groupe grec. Bon, OK ces 2 pays sont très proches l’un de l’autre géographiquement, mais la Grèce offre malgré tout une saveur exotique supérieure. La patrie de Nana Mouskouri n’est pas très prolixe en matière de musique progressive, ceci expliquant certainement un peu cela. Ciccada, servi par une très large palette instrumentale (flûte, accordéon, violoncelle, clarinette, piano, etc.), développe un progressif subtil, généreux et ancré dans les années 70. Il faut dire que cette instrumentation ‘classique’ est complétée par des claviers ‘vintage’ (mellotron en tête), et permet à A Child In The Mirror de prendre des allures variées, tour à tour symphoniques et jazzy, folk et médiévales, pour un résultat superbe. Entre Renaissance (le chant féminin peut-être), Gryphon, Gentle Giant et des groupes italiens comme Celeste ou PFM, Ciccada impressionne par la constante mélodie qui se dégage de sa musique et l’écriture soignée des 10 compositions (de 3 à 8 minutes) de A Child In The Mirror. Belle découverte !

   

 

BEPPE CROVELLA : "Soulful Traffic" (71:57) (digipack) 17 €


On ne présente plus Beppe Crovella, membre de Arti E Mestieri depuis 1975 et acteur important de la scène progressive italienne actuelle. Il a joué (et joue) avec de nombreuses formations, et propose régulièrement des albums solos. Celui-ci, entièrement dédié à son instrument de prédilection, est constitué de 18 courts morceaux instrumentaux (de 1 à 5 minutes) venant fêter les 75 ans de l’Orgue Hammond ! Au programme de Soulful Traffic, un large panorama de styles : Soul, R&B, Blues, Funk, ou le progressif bien sûr... Evidemment, un tel album est destiné en priorité aux amateurs d’Orgue Hammond, mais l’intérêt de Soulful Traffic est bien réel...


DISTRICT 97 : "Hybrid Child" (55:01) 17 €


Avec Haken, District 97 est une autre révélation du label Laser’s Edge. Il s’agit là aussi d’une formation de jeunes musiciens, et dont la chanteuse avait été repérée lors de l’équivalent étatsunien de La Nouvelle Star ! Leur premier disque est marqué par les géants du progressif des années 70, à commencer par ELP, Yes, Genesis, mais également Rush ou Gentle Giant, le chant véhiculant quant à lui une dimension plus pop. Ajoutez à cela la présence d’un violoncelle, et des ambiances tantôt métal, tantôt jazzy, tantôt classisantes. Une verve fraîche et joyeuse pour un groupe à retenir.


HASSE FRÖBERG & MUSICAL COMPANION : "Future Past" (72:52) 13 €


Au sein de la nébuleuse Flower Kings, s’il est un musicien que l’on n’avait guère l’habitude de scruter avec assiduité, c’est bien le chanteur Hasse Fröberg. Pourtant, il livre en cette fin d’année un superbe disque qui mérite très largement le détour, loin d’une certaine routine générée par les innombrables sorties des Flower Kings. Entouré de quatre compagnons aux guitares, claviers, basse et batterie, il égrène des morceaux (9, dont 4 de plus de 10 minutes) d’un progressif symphonique et seventies de nature assez classique (dont Yes et Genesis sont les pères), mais évoquant aussi parfois un bon vieux hard-rock des familles (Led Zeppelin) et un jazz-rock très mélodique, le tout constellé de quelques magnifiques soli (quel guitariste !!!) emplis de feeling. Une très belle surprise pour une très grande réussite.


GLASS HAMMER : "If" (66:53) 15 €


L’expérience d’une musique plus abordable et directe n’aura pas duré bien longtemps pour Glass Hammer, le temps d’un album à peine. Le groupe américain a effectivement décidé de faire machine arrière à l’occasion de la sortie de If, qui reprend à son compte, et de manière absolue, toutes ses velléités progressives. Au final, tant dans la structure ambitieuse des morceaux (6, de 4 à 24 minutes) que dans la texture sonore, If évoque le meilleur Yes, mimétisme qui se poursuit même au niveau vocal car le nouveau chanteur évoque fortement (euphémisme !) Jon Anderson. Les 2 compères historiques de Glass Hammer, entourés ici de nouveaux musiciens, ont donc engendré une oeuvre hautement progressive et jouissive, assurément la plus aboutie de leur répertoire ! Bravo !


HAKEN : "Aquarius" (72:49) 17 €


Attention, révélation ! Avec son premier album, ce combo britannique réalise le même coup de maître que Sky Architect, mais pour le versant hard-prog. Les six musiciens d’Haken déploient en effet un professionnalisme insolent, avec des compositions pleines d’inventivité et de sens mélodique. Les influences que l’on peut déceler sont nombreuses (Kansas, Magellan, Genesis, Neal Morse, entre autres) et fondues en un creuset ensorcelant, dépassant les strictes frontières du hard-prog pour intégrer les apports de la pop ou du jazz. Le risque de dépendance est ici maximum !


HURRY HURRY : "LIfe" (73:04) 17 €


Les frères Hurry (Wayne et Rob, originaires d’Australie) sont des compositeurs de musiques de film et ont décidé, entre 2 commandes professionnelles, de publier leur premier album, un voyage musical entièrement consacré à la Vie sur Terre. Entre narrations féminines et envolées instrumentales electronico-progressivo-new-age, Life déroule son propos de manière très convaincante et séduira totalement les adeptes de musiques aériennes et oniriques, chères à Rick Wakeman, Gandalf, Kitaro et autres Tangerine Dream. Très bel album dans le genre !


THE INTERSPHERE : "Interspheres - Atmospheres" (51:17) 13 €


Dans la catégorie de plus en plus fournie du rock “sophistiqué”, ce groupe allemand fait une remarquable percée avec la sortie de son deuxième album. Alliant le même talent que les américains de Dredg pour concocter des morceaux à la fois puissants, mélodiques et terriblement accrocheurs, The Intersphere perd en originalité ce qu’il gagne en efficacité. Les 12 titres (4 minutes en moyenne) s’enchaînent sans temps mort et ne donnent qu’une envie : se réécouter l’album en boucle. Jolie découverte !


INVERTIGO : "Next Stop Vertigo" (52:59) 17 €


Cette nouvelle formation allemande annonce d’entrée la couleur ! Sa musique sera neo-progressive ou ne sera pas... Avec Next Stop Vertigo, nul doute à avoir, nous sommes bien ici sur les terres de Sylvan, premier groupe qui vient à l’esprit à l’écoute des 6 présentes compositions (de 7 à 12 minutes). Néanmoins, Invertigo ne se résume pas à son acolyte d’outre-Rhin et la diversité de ses textures musicales et la qualité de ses mélodies lui permettent de rapidement s’extirper de toute comparaison contraignante. Ainsi, les amateurs d’un progressif moderne et racé, proche parfois de ceux de Satellite, Overhead ou Arena, seront comblés de découvrir une formation à un tel niveau dès son premier opus !!!


 

K2 : "Black Garden" (digipack) (55:49) 17 €


On se souvient de Book Of Dead, le premier album de ce super-groupe fondé autour du multi instrumentiste Ken Jaquess, et qui réunissait Allan Holdsworth, Ryo Okumoto ou le regretté Shaun Guerin. Cinq ans plus tard, voici donc Black Garden, sur lequel seul Okumoto est de nouveau présent. L’actuel chanteur, Josh Gleason, possède toutefois un timbre aussi «gabrielien» que Shaun Guerin. Basé sur un concept, celui des migrations des populations du Pacifique ayant peuplées les divers archipels du grand océan, cet album possède une intensité instrumentale encore plus grande que son prédécesseur, les envolées de claviers et de guitare fusant de tous les côtés, au service de compositions inspirées. Un excellent disque prog, tout simplement.


KOI : "In Tomorrow Hid Yesterday" (57:01) 17 €


Progress Records est dans une très belle forme actuellement ! Avec les parutions de Chris et de Koi, et en attendant celles de Magic Pie et Introitus, le label suédois multiplie et (surtout) varie les plaisirs musicaux. Le neo-progressif, ambitieux et symphonique, de Chris fait donc ici place à un propos plus mélancolique, proche parfois de Anathema ou du Porcupine Tree actuel le plus serein. La beauté des thèmes et des ambiances est rehaussée de parties chantées émouvantes, ce qui permet à In Tomorrow Hid Yesterday de faire figure d’album équilibré et au pouvoir émotionnel très affirmé.


 

JAMES LABRIE : "Static Impulse" (Ed. Lim.) (digipack) (50:45) 18 €


Static Impulse est le quatrième album solo du chanteur de Dream Theater, le premier depuis cinq ans. Incontestablement, il s’agit également de son disque le plus orienté métal, avec une voix death qui intervient à plusieurs reprises. Néanmoins, pour ceux qui seraient effrayés, il convient de souligner le caractère touffu et technique des compositions, les nombreux soli de guitare et de clavier réalisés par les excellents Marco Sfogli et Matt Guillory, sans oublier la prestation très mélodique de Labrie lui-même.


 

LIFE LINE PROJECT : "Distorted Memories" (65:03) 17 €


Erik De Beer, qui n’est visiblement pas du genre à chômer, nous présente, en à peine 18 mois, le quatrième album de son ‘projet’. Distorted Memories, qui voit enfin Life Line Project se constituer en formation, est une œuvre riche et aux compositions variées tant dans leurs structures (courtes pièces ou suites à rebondissements) que dans la palette sonore (violon, flûte, hautbois, clavecin, mandoline...) utilisée pour les faire exister. Dans la lignée de ces prédécesseurs, mais avec une maturité grandissante et une mise en son impeccable, Distorted Memories offre donc une musique symphonique dense et multiforme, qui peut tout autant faire preuve du plus grand classicisme que s’engager dans des directions plus ardues et surprenantes. Le gage d’un album réussi, non !?


LO-FI RESISTANCE : "A Deep Breath" (digipack) (47:23) 13 €


Lo-Fi Resistance est le projet d’un jeune guitariste américain, Randy McStine qui s’est entouré pour la sortie de son premier opus de musiciens chevronnés, comme Dave Meros (Spock’s Beard) ou Dug Pinnink (Kings X), mais qui a surtout bénéficié du constant concours de Nick D’Virgilio, tant à la batterie qu’au chant (sur un titre) qu’au niveau du mixage. A Deep Breath est ainsi un très bel album de progressif mélodique, aux atours rock et pop, emmené par la guitare constamment inspirée de McStine et porté par le formidable talent de songwriter de ce dernier... Lo-Fi Resistance s’avère bel et bien une oeuvre réussie, accessible et profonde...


MADELGAIRE : "(Im)Patience" (digipack) (52:52) 17 €


On l’aura attendu un paquet d’années ce premier opus des belges de Madelgaire, c’est le moins que l’on puisse dire ! Heureusement, et comme le veut l’expression consacrée, notre patience est aujourd’hui récompensée de la meilleure des manières. (Im)Patience, constitué de 6 morceaux (13, 10, 6, 11, 2 et 9 minutes) dont 3 constituent une suite à part, frappe d’entrée les esprits par la qualité de sa production et son ambition. Le chant en français (un seul titre est en anglais) évoque bien sûr le progressif francophone des années 70 mais, à l’instar de nos cousins québécois, Madelgaire se détache de toute affiliation excessive par la forte personnalité qui se dégage de sa musique. A ne pas rater.


 

COLIN MASSON : "The Mad Monk And The Mountain" (52:46) 13 €


Près de 10 ans auront été nécessaires à Colin Masson, guitariste du groupe anglais The Morrigan, pour nous offrir une suite au délicieux Isle Of Eight. The Mad Monk And The Mountain est largement au niveau de son devancier, et expose un progressif pur et mature, qui mêle avec habileté les digressions guitaristiques d’un Mike Oldfield, les atours folks d’un Morrigan, quelques senteurs médiévales d’un Gryphon ou les envolées new-age d’un Gandalf... En ce sens, The Mad Monk And The Mountain (6 compositions : 5, 9, 9, 9, 2 et 17 minutes) se rapproche parfois du dernier opus d’Asturias, mais avec une dimension symphonique plus affirmée. Colin Masson, aidé sur un titre des merveilleuses vocalises de Cathy Alexander, a donc frappé fort avec cet album constamment inspiré, nourri de rebondissements récurrents et de moments de sérénité extatique. Superbe !

PS : Il est à noter que Colin Masson a décidé de réaliser lui même la production du CD, de manière ‘artisanale’ donc, même si le résultat n’a rien à envier à une production usinée.


MYSTER MOBIUS : "Myster Mobius" (digipack) (51:15) 18 €


Ce groupe franco-hongrois a tout pour se faire remarquer ! Un patronyme intriguant, une pochette qui ne l’est pas moins, et une musique instrumentale envoûtante ! Sorte de space-rock psychédelico-tribal, cette dernière évoque tout autant une formation comme Ozric Tentacles que des groupes comme Gong ou Koroi Öröm. L’écoute de Myster Mobius apparaît un peu comme une expérience musicale étonnante (à bases de repères et de surprises) que se propose de nous faire vivre son auteur, à la personnalité et à la passion indéniables. A découvrir.


PERSEPHONE'S DREAM : "Pan : An Urban Pastoral" (68:38) 13 €


La patience aura payé pour ce groupe américain qui publie aujourd’hui son meilleur album depuis sa création en 1993. Pan : An Urban Pastoral bénéficie d’un probant changement de line-up pour nous offrir en effet un opus ambitieux, gouleyant et qui ne révèle pleinement ses qualités qu’au fil des écoutes. Persephone’s Dream s’est ainsi extirpé de ses petites tendances metal pour produire un progressif symphonique, parfois aux frontières du rock-opera, mais qui fait preuve d’une inventivité que ne renieraient pas des formations, pourtant très différentes, comme Knight Area (ah, ces claviers enchanteurs !) ou Renaissance (le chant féminin bien sûr, mais pas seulement). Tentez l’expérience de ce Pan : An Urban Pastoral, concept-album fécond, vous ne le regretterez pas !


PORCUPINE TREE : "Recordings" (61:54) 18 €


Sorti en 2001 en édition limitée numérotée (20000 exemplaires tout de même !), cette compilation d’enregistrements inédits et faces B de single de l’époque Stupid Dream - Lightbulb Sun était devenue introuvable et donc fort recherchée. KScope la réédite donc à l’identique d’un point de vue contenu (seul le contenant est devenu un digibook finalement plus luxueux que le CD original). On y retrouve des titres essentiels (la version longue de 13 minutes d’”Evenless”) et d’autres moins connus mais qui démontrent une nouvelle fois combien il y a peu de déchets dans la discographie du porc-épic. Pour collectionneurs, mais pas seulement.


PURE REASON REVOLUTION : "Hammer And Anvil" (Ed. Lim.) (51:57+DVD) (54:14) 21 €


Après un premier album indéniablement marqué par Pink Floyd, les britanniques de Pure Reason Revolution avaient pris tout le monde au dépourvu en sortant un second disque plus électro. Cette tendance, bien qu’atténuée, se voit poursuivie sur Hammer And Anvil. On a bien affaire là à une pop progressive, aux mélodies efficaces, aux vocalises remarquables, dont les arrangements témoignent d’une véritable recherche sonore, voire parfois, sur certains titres, d’une certaine expérimentation. Pour public averti !


SPOCK'S BEARD : "X" (79:47) 18 €


Avouons le, les nouveaux albums de Spock’s Beard ne sont plus aussi attendus qu’à l’époque où Neal Morse en était le leader. Et bien ce dixième opus pourrait changer la donne tant il renoue plus que jamais depuis Snow avec ce progressif débridé et fougueux qui nous les faisait adorer il n’y a encore pas si longtemps. Fort d’une majorité de longues compositions (5 sur 7 dépassent les 7 minutes) qui laissent au quatuor tout le loisir d’offrir des parties instrumentales copieuses et inspirées, X se classe haut la main comme le meilleur album de l’ère post-Neal Morse, et “Jaws Of Heaven”, sa pièce de conclusion peut largement prétendre au titre de morceau-phare du groupe aux côtés des “Walking On The Wind” et autre “At The End Of The Day”. Superbe retour !


STAR ONE : "Victims Of The Modern Age" (Ed. Lim.) (53:09/59:08) 23 €

(disponible le 8 Novembre)


Huit ans après Space Metal, le premier épisode des aventures de ce projet d’Arjen Anthony Lucassen plus spécifiquement orienté hard-prog, voici donc Victims Of The Modern Age. Là où le premier disque rendait hommage à des films de space opera, ce nouvel album voit chacun de ses morceaux consacré à un long métrage dystopique particulièrement fameux, de Orange Mécanique à L’armée Des Douze Singes en passant par Blade Runner. Le disque fait la part belle aux chanteurs, Russell Allen, Damian Wilson, Floor Jansen et le petit nouveau Dan Swano : les joutes mutuelles sont enthousiasmantes, tout comme les mélodies. Les envolées solistes ne sont pas en reste, avec Gary Wehrkamp (Shadow Gallery) pour la guitare et Joost van der Broek (présent sur la tournée de Star One première incarnation) aux claviers. Les amateurs des productions signées Lucassen seront ravis, tant on retrouve ici son talent de compositeur, plus inspiré et grandiose que jamais. L’édition limitée est par ailleurs présentée en un magnifique format digibook, avec un disque bonus. Au programme, quelques titres supplémentaires chantés par des invités inédits, une reprise du «Knife Edge» d’ELP et un documentaire vidéo d’une demi heure sur le making of de l’album. Que du bon !


STEEO : "Four Eyes In The Silence" (49:58) 17 €


Steeo est le projet du guitariste-chanteur turinois Stefano Ruggerio, qui s’est entouré d’amis (dont l’incontournable... Beppe Crovella !) pour mettre en forme sa délicieuse musique. Four Eyes In The Silence développe un progressif psychédélique et symphonique, qui évoque souvent le Pink Floyd du début des années 70 mais avec une approche typiquement italienne. Sorte de Floyd latin donc, Steeo s’exprime prioritairement au format ‘ballade’ (les morceaux durent 5 minutes en moyenne), mais fait preuve d’un travail très poussé sur les ambiances et les mélodies. A découvrir.


TINYFISH : "The Big Red Spark" (53:22/18:04) 19 €


Cette formation britannique, dont un des leaders, le chanteur Simon Godfrey, n’est autre que le frère de Jem Godfrey (Frost*), livre un troisième opus studio de toute beauté. Déclinant un concept de science-fiction, Tinyfish réalise une œuvre très homogène, sensible et inspirée, qui n’est pas sans évoquer les premiers Saga ou le Rush du début des années 80 le tout avec une dimension indéniablement neo-progressive. De solides références, donc, pour ce solide The Big Red Spark qui s’adresse à un public précis, celui d’un progressif moderne, musclé et racé...


TRANSATLANTIC : "Whirld Tour 2010" (Ed. Lim.) (2DVD/3CD) (490 mn) 40 €

TRANSATLANTIC : "Whirld Tour 2010" (2DVD) (147mn/160mn) 29 €

(disponible le 8 Novembre)


Comme ils l’avaient fait à l’occasion de leur précédente tournée avec Live In Europe, le carré d’as de Transatlantic a décidé d’immortaliser sa tournée de reformation par un enregistrement live, que nous vous proposons en format double DVD (147mn/160mn) ou en édition de luxe, comprenant les deux DVD et trois CD (183 mn) du concert. A l’image du titre de leur troisième album studio, on peut bien parler ici d’un véritable tourbillon musical auquel vous pourrez difficilement résister : toutes les suites sont au rendez-vous, de «All Of The Above» à «The Whirlwind» en passant par «Duel With The Devil» et «Stranger In My Soul». On trouve même, à l’occasion d’une autre prestation en terre anglaise, une version du «Return Of The Giant Hogweed» de Genesis avec Steve Hackett comme invité exceptionnel ! Maîtrise instrumentale, illuminations mélodiques, bonne humeur communicative et hommage éclatant rendu au prog, voilà quelques-uns des qualificatifs qui s’imposent à l’esprit en découvrant cet enregistrement historique. En bonus, on trouve un documentaire sur les coulisses de la tournée et des interviews des musiciens, Neal Morse, Roine Stolt, Mike Portnoy et Pete Trewavas accompagnés pour l’occasion de Daniel Gildenlöw.


UNWRITTEN PAGES : "Noah" (43:56/40:51) 15 €


Pour sa première réalisation, ce nouveau groupe néerlandais met les petits plats dans les grands : un double CD et un concept-album pétri de science-fiction. Cela peut vous rappeler un certain Ayreon et vous aurez raison. Avec ses multiples chanteurs (féminins et masculins, dont un certain Damian Wilson), ses musiciens venus d’horizons divers et Karl Groom à la production, Noah (rien à voir vous l’aurez compris avec notre tennisman-chanteur !) baigne en plein dans cet univers contrasté où métal et rock symphonique se donnent la main. Le résultat final n’est sans doute pas encore à la hauteur des meilleurs albums du géant batave, mais le potentiel est bel et bien là et ce premier effort mérite largement qu’on s’y attarde.


STEVEN WILSON : "Insurgentes - The Movie" (2DVD) (75mn/80mn) 23 €


Projet visuel parallèle à la réalisation du premier album solo du leader de Porcupine Tree, ce DVD est finalement devenu un documentaire complet sur l’artiste, à la fois biographie et regard sur la création artistique du maestro. Mis en images par le fidèle Lasse Hoile, ce film nous fait également voyager à travers les continents et rencontrer des figures incontournables de l’entourage de Steven Wilson (Aviv Geffen, Mikael Aferfeldt, mais aussi Trevor Horn). Si vous voulez en savoir plus sur l’auteur de Fear Of The Blank Planet, ce document se révèle un bien précieux (avec sous-titres en français). A noter que le second disque inclut des clips, des extraits de concerts de Bass Comunion (projet ambient de Wilson) et des morceaux audio inédits issus des sessions de son album.