Avant-Propos :

Tout amateur de rock progressif connaît un sentiment ambivalent. Il regrette souvent que sa musique favorite soit ostracisée, mais se félicite parfois de faire partie d’une petite communauté, artistiquement libérée. Mais les choses semblent évoluer. Si sa dimension économique demeure encore des plus réduites, le courant progressif voit poindre une évolution dans la perception que les journalistes ‘rock’ ont de son contenu et de ses ramifications. Plus de volonté automatique de le tourner en ridicule, à coups de mauvaise foi ou d’acharnement, place désormais à une sorte de cessez le feu, quelque peu condescendant certes mais profitable au final tant le rapport de force était inéquitable.
Toute évocation, implicite ou non, du rock progressif au sein des médias (au sens large) devient ainsi un réel plaisir, que l’on note comme une petite victoire sur l’obscurantisme culturel de ce nouveau siècle. Ainsi, la découverte d’un personnage secondaire (euphémisme !) arborant un tee-shirt de Yes dans Rubber, film déjanté (l’histoire d’un pneu serial killer) de Quentin Dupieux, par ailleurs musicien connu sous le pseudo Mr Oizo. Il ne s’agit évidemment pas d’un blockbuster, donc personne (ou presque) n’aura remarqué la calligraphie de Roger Dean sur le tee-shirt en question. Néanmoins, nul ne pourra nier que cette soudaine et agréable vision, assurément pas fortuite, est un signe dont la portée reste encore à définir...

Bonne lecture à toutes et à tous !

Olivier Pelletant (pour Cosmos Music)


PROMOTION

Novembre-Décembre 2011

Jusqu'au 20 Décembre 2011 !!!!

Dans la limite des stocks disponibles...

3 CD à 13 € pièce !!! 

EXCUBUS : «La Gauchetiere»

GLASS HAMMER : «Cor Cordium»

KING OF AGOGIK : «From A To A»


La nouvelle Sélection de Nouveautés (Novembre-Décembre 2011)...

AIRBAG : "All Rights Removed" (digipack) 16 €

ALSO EDEN : "Think Of The Children" 17 €

CAMEMBERT : "Schnörgl Attahk" 17 €

D'ACCORD : "Helike" 16 €

DISCIPLINE : "To Shatter All Accord " (digipack) 16 €

DORACOR : "La Vita Che Cade" (digipack) 17 €

EXCUBUS : "La Gauchetiere" (digipack) 13 €

FREDDEGREDDE : "Thirteen Eight" (digipack) 16 €

GAZPACHO : "London" 18 €

GLASS HAMMER : "Cor Cordium" 13 €

HAKEN : "Visions" 17 €

IGNATIUS : "Lights From The Deep" 17 €

KING OF AGOGIK : "From A To A" (digipack) 13 €

KNIGHT AREA : "Nine Paths" 17 €

LUNATIC SOUL : "Impressions" 18 €

MAD CRAYON : "Preda" (Papersleeve) 19 €

MAGENTA : "Chameleon" 17 €

MANDRAKE PROJECT : "Transitions" (digipack) 17 €

MANNING : "Margaret's Children" 17 €

COLIN MASSON : "The Southerne Cross" 13 €

ONE SHOT : "Live In Tokyo" 17 €

SALVA : "Thirst" 17 €

SITHONIA : "La Soluzione Semplice" 17 €

THE SKYS : "Colours Of The Desert" 17 €

TRANSATLANTIC : "More Never Is Enough" (Boxset) (3CD/2DVD) 39 €

DAVE WILLEY & FRIENDS : "Immeasurable Currents" 17 €


AIRBAG : "All Rights Removed" (digipack) (50:01) 16 €


Remarqués avec leur précédent disque, Identity, sorti en 2009, les norvégiens d’Airbag confortent leur notoriété croissante avec cet album en forme de consécration. Si leur propos musical demeure inscrit dans la lignée de celui de Pink Floyd, dont ils avaient initialement été un groupe de reprises, il combine en fait une très grande sensibilité mélodique et une profondeur accrue dans les atmosphères musicales, proches parfois d’un progressif teinté de post-rock. C’est bien simple, on peut aisément mettre ce All Rights Removed sur le même plan que le Missa Atropos de Gazpacho ou le We’re Here... de Anathema, c’est dire la qualité de l’œuvre !


ALSO EDEN : "Think Of The Children" (57:27) 17 €


Troisième album pour les anglais d’Also Eden, qui nous reviennent avec un excellent nouveau chanteur, Rich Harding, et un néo-progressif plus aérien et fluide que jamais. Think Of The Children évoque certes encore et toujours le Marillion des débuts, mais l’ombre de Millenium et de Aragon (notamment pour les accointances vocales entre les chanteurs) plane régulièrement sur les 9 présentes compositions (de 3 à 10 minutes). Also Eden confirme donc tout le bien que ses deux premiers opus nous avaient conduits à penser de lui, et le plaisir de ne pas avoir été leurrés par de belles promesses ne fait qu’accroître notre bonheur !!!


CAMEMBERT : "Schnörgl Attahk" (78:12) 17 €


Les français de Camembert créent l’événement canterburien de l’année 2011 avec ce premier album qui lorgne clairement du côté du Pierre Moerlen’s Gong le plus inspiré et du Zappa de l’époque Grand Wazoo. Vibraphone, harpe, cuivres et percussions aux colorations ethniques orchestrent un jazz-rock progressif spatial, funky, souvent très mélodique, qui ravira les adorateurs de Gazeuse ou d’Expresso II. Très belle réussite !!!


D'ACCORD : "Helike" (44:17) 16 €


Ce deuxième album des norvégiens de D’accord puise exclusivement son inspiration dans les vertes années du rock progressif, celles de l’effervescence des années 70/72. Au menu, deux suites d’une vingtaine de minutes où le Pink Floyd pré-Dark Side of the Moon et le Genesis de Nursery Cryme font l’objet d’une hybridation méticuleuse et savante, constamment inspirée. En matière de rétro-prog nordiste, on n’a pas entendu plus exaltant depuis Wobbler.


DISCIPLINE : "To Shatter All Accord" (digipack) (56:44) 16 €


Enfin ! Un des plus talentueux groupes de prog nord-américain est de retour ! Matthew Parmenter a en effet décidé de réactiver sa formation, dont le dernier album remontait à 1997. Il est pour l’occasion entouré de Jon Preston Bouda, Matthew Kennedy et Paul Dzendzel, et tout au long de cinq nouvelles compositions, on retrouve le chant habité, une guitare flamboyante, une musique d’une rare unité et d’une force mélodique qui se mérite, riche d’arrangements d’une grande inventivité. Une des sorties majeures de cette (fin d’)année 2011.

   

 

DORACOR : "La Vita Che Cade" (digipack) (68:18) 17 €


Groupe italien déjà auteur de plusieurs albums, Doracor est fidèle à un progressif symphonique mâtiné de néo-prog, tributaire de Genesis, mais qui transcende cette filiation grâce à une mise en son contemporaine et à une grande diversité des arrangements, allant du violon au saxophone. Les claviers sont à la fête, à travers des architectures ambitieuses et des séquences instrumentales aussi développées que réjouissantes, mais les autres musiciens sont loin de déparer dans ce paysage ensoleillé. La Vita Che Cade serait-il alors l’album de la maturité pour Doracor ? La question est posée.


EXCUBUS : "Lagauchetière" (50:36) 13 €


Connue auparavant sous le patronyme d’Incubus, Excubus est une formation québécoise qui fut un des tous premiers groupes de rock progressif de la région, au début des années 70. Depuis, leur son s’est modernisé, mais l’esprit des origines est plus que jamais présent. Leur nouvel album est d’ailleurs constitué de morceaux écrits à cette période, ainsi que de diverses créations des musiciens à l’occasion de projets parallèles. Le résultat en est un rock progressif symphonique, genesisien parfois crimsonnien, magnifié par une énergie et des arrangements tout ce qu’il y a de contemporain. Un beau voyage dans des terres à la fois familières et dépaysantes.


FREDDEGREDDE : "Thirteen Eight" (digipack) (70:32) 16 €


Multi instrumentiste suédois, Fredrik Larsson alias Freddegredde livre un premier album véritablement étonnant, pour lequel il est seulement épaulé par deux batteurs. On y trouve en effet quelques ballades, des titres plus FM, proches d’un certain progressif américain, et de brillants exercices prog riches et alambiqués à souhait, dont les plus longs atteignent la dizaine et la quinzaine de minutes. Le tout brille par son inventivité, sa fraîcheur et son intense substance mélodique, qui font de ce disque une parenthèse enchantée. Et il convient de conclure sur le fait que Fredrik Larsson, au delà de ses aptitudes d’instrumentiste, est un vocaliste brillant, et c’est assez rare pour être souligné avec ferveur.


GAZPACHO : "London" (2CD) (49:55/60:40) 18 €


Après un Missa Atropos acclamé par la critique, les Norvégiens de Gazpacho se rappellent déjà à notre bon souvenir avec un double live enregistré à Londres lors de leur dernière tournée. Logiquement, sur la quinzaine de titres proposés, une bonne moitié sont extraits de leur dernier opus, les autres se partageant entre les deux albums précédents. Pas de plongée profonde dans le passé, donc, mais un ensemble plutôt homogène, qui tient la dragée haute à Marillion, Porcupine Tree et autres représentants reconnus du post rock. Un enregistrement authentique qui aurait tout, dans un monde idéal, pour susciter un large engouement à l’égard de Gazpacho...


GLASS HAMMER : "Cor Cordium" (62:03) 13 €


Glass Hammer semble cette fois avoir atteint un apogée artistique sans précédent, tant ce Cor Cordium, qui sort un an seulement après l’éclatant If, s’inscrit dans la même veine stylistique. Les musiciens sont d’ailleurs identiques, et sur les six nouvelles compositions, quatre atteignent ou dépassent la dizaine de minutes, parmi lesquelles une suite de dix-huit minutes. Derrière une pochette somptueuse, on retrouve une nouvelle fois l’univers onirique et symphonique du rock progressif d’antan, magnifié par les technologies d’aujourd’hui. Une splendide déclaration d’amour à notre genre de prédilection.


HAKEN : "Visions" (71:28) 17 €


Un an seulement après la parution de leur premier album très remarqué, Aquarius, les musiciens d’Haken enfoncent le clou avec un Visions qui, s’il surprend moins, dévoile un groupe au sommet de sa forme. On retrouve en effet un chanteur d’envergure, des arrangements étonnants, une emphase maîtrisé et de nombreuses séquences instrumentales, dignes du meilleur Dream Theater. Une parfaite séance de rattrapage pour tous ceux qui ne les connaîtraient pas encore !

 


IGNATIUS : "Lights From The Deep" (56:38) 17 €


Dans chaque Sélection, une formation venue de nulle part (en l’occurrence, ici l’Espagne) émerge des différentes chroniques pour venir marquer les esprits. Ignatius, jeune groupe espagnol, propose en effet un premier opus remarquable qui célèbre un progressif moderne, teinté parfois de néo-progressif et d’envolées plus rugueuses, mais totalement jouissif grâce notamment à ses longues envolées instrumentales faites de constants rebondissements et (notamment) de fantastiques parties claviers. Entre le Riverside le plus symphonique, le Pendragon dernière époque et (pour citer un groupe moins connu mais formidable) Il Trono Dei Ricordi, Ignatius fait donc une entrée remarquée sur la scène progressive ! Bravo !


KING OF AGOGIK : "From A To A" (digipack) (77:27) 13 €


Projet du multi-instrumentiste allemand Hans-Jörg Schmitz (entouré de nombreux invités), King Of Agogik publie ici son quatrième album, assurément le plus mûr et le plus intéressant des quatre. Il faut dire que la volonté du maître de cérémonie de brasser les styles (de Mike Oldfield à Dream Theater, en passant par King Crimson ou Magma), sans a priori ni arrière-pensées, trouve enfin une forme qui s’approche d’un équilibre guetté depuis ses débuts discographiques. Les 13 compositions (de 1 à 22 minutes) de From A To A s’enchaînent sans coup férir, par la volonté de leur auteur de ne pas se brider et de proposer de multiples variations rythmiques à sa musique. Cette dernière, presque totalement instrumentale, réclame du fait de ce choix artistique ambitieux une écoute attentive quand bien même le propos ne s’avère jamais difficile d’accès. Simplement, la profusion des thèmes et des ambiances ne peut s’apprécier que grâce à une totale ouverture d’esprit. Mais n’est-ce-pas somme toute la principale qualité d’un amateur de rock progressif ?! From A To A s’avère donc une expérience auditive, imparfaite certes, mais rare et passionnante.


 

KNIGHT AREA : "Nine Paths" (51:36) 17 €


Les Néerlandais de Knight Area, qui viennent de faire paraître cette année leur premier témoignage live, nous livrent un nouvel opus, deux ans après Realm Of Shadows, et le moins que l’on puisse dire, c’est que Nine Paths, logiquement composé de neuf morceaux (de 3 à 10 minutes), confirme l’excellence à laquelle le groupe est désormais parvenu. Leur néo-prog, autrefois gonflé aux hormones, s’avère aujourd’hui bien plus subtil et profond, fort de ses guitares lyriques, de ses claviers vintage, de ses mélodies percutantes et de ses architectures aussi élancées que grandioses. Au point de faire de cet album un nouveau départ pour Knight Area. Du pur plaisir.


LUNATIC SOUL : "Impressions" (49:25) 17 €


Pour ceux qui l’ignoreraient encore, rappelons que Lunatic Soul est le projet solo du chanteur et bassiste de Riverside, Mariusz Duda, Impressions étant déjà son troisième album en quatre ans. Tout comme sur les précédents, le propos est exclusivement instrumental, et s’articule ici en une suite divisée en huit parties et deux nouvelles versions d’anciennes compositions. L’ensemble est clairement atmosphérique, délicat, se déployant à travers une large palette d’instruments et touchant directement au cœur. Une musique qui se rapproche de Sigur Ross ou No Man, faisant preuve du même brio et d’une réelle dimension cinématographique.


 

MAD CRAYON : "Preda" (Papersleeve) (65:16) 19 €


Il suffit de constater le nombre de groupes qui reprennent du service après un long silence (12 ans dans le cas de Mad Crayon) pour prendre conscience que le courant progressif connaît actuellement une réelle embellie, tant artistique que médiatique. Preda, troisième album seulement de ses auteurs en 25 ans de carrière, apparaît très vite comme une œuvre racée, tout autant porteuse de valeurs symphoniques typiquement seventies que d’une modernité formelle. En 9 compositions (de 5 à 11 minutes), Mad Crayon développe un progressif de haute volée, qui se bonifie, non seulement au fil du temps, mais également au cours de son déroulement. Un peu comme si Preda, telle une femme parfaitement consciente de son pouvoir de séduction, ne se dévoilait qu’au fil d’un effeuillage des plus sensuels... Superbe !


 

MAGENTA : "Chameleon" (50:09) 17 €


Désormais réduit à un trio (la chanteuse Christina Booth, le guitariste Chris Fry et le claviériste Rob Reed), mais renforcé par un batteur invité, Magenta poursuit sa route discographique ponctuée d’oeuvres toujours aussi passionnantes, à la croisée des maitres du prog 70’s et d’un néo-prog plus direct et efficace. Moins sombre que son prédécesseur (Metamorphosis sorti en 2008), Chameleon joue sur plusieurs tableaux et nous propose 9 nouvelles compositions aux atours mélodiques toujours aussi avenants. Rock ou symphonique, acoustique ou électrique, la musique de Magenta nous rappelle constamment que le progressif est un genre musical intemporel qui traverse les décennies sans perdre de son éclat. Un très bel album à l’arrivée, lumineux et coloré comme la petite bébête dont il s’inspire !


MANDRAKE PROJECT : "Transitions" (digipack) (51:07) 17 €


Dans un premier temps, Mandrake Project était un obscur groupe instrumental et quelque peu expérimental. Mais, il a eu la chance par la suite de faire deux rencontres décivives : Rob Palmen (patron du label Glassville Records) et surtout celle de John Schisler, un chanteur de grand talent qui est devenu la pierre angulaire de ce ‘projet’. Le bonhomme, par son chant habité et aérien, a ainsi offert à la musique de ses nouveaux acolytes une fluidité et un pouvoir d’attraction bien plus grands. Transitions est ainsi une oeuvre inventive, qui sait se mouvoir au sein d’ambiances changeantes (intimistes ou plus rock), pour un résultat qui n’est pas sans évoquer l’univers de formations comme Pineapple Thief ou Blackfield.


MANNING : "Margaret’s Children" (60:24) 17 €


Ce n’est certes pas la première fois que l’on se pose la question, mais comment se fait-il que Guy Manning ne soit pas plus connu et reconnu au sein de notre microcosme ?! A chacun de ses nouveaux albums, l’interrogation demeure et s’amplifie même, tant la musique du bonhomme gagne en maturité et en profondeur au fil des années. Margaret’s Children, douzième opus de Manning et suite de Anser’s Tree (qui date de 2006 et était le numéro 8 de la discographie), s’avère bien sûr une nouvelle réussite, honorant encore et toujours un progressif seventies, aux atours folk et symphoniques, et qui évoque régulièrementle meilleur Jethro Tull. Il faut dire que la voix de Guy Manning, très proche de celle de Ian Anderson, n’est pas pour rien dans cette analogie, mais la musique de Margaret’s Children ne manque jamais d’enfoncer le clou, même si le résultat obtenu dépasse clairement cette influence majeure. Il faut dire que l’ambition de cet album, à travers ses 7 morceaux (10, 5, 17, 5, 6, 8 et 9 minutes), offre à son auteur de nombreuses opportunités de faire montre de sa personnalité et de son grand talent...


 

 

COLIN MASSON : "The Southern Cross" (60:46) 13 €


Il avait fallu près de 9 années à Colin Masson pour donner suite au prometteur Isle Of Eight. Aussi, la réussite de The Mad Monk And The Mountain en 2009 était telle que nous ne pouvions qu’espérer du musicien plus de promptitude et de régularité. Nous voilà donc comblés avec ce nouvel album, même si l’essentiel de sa substance date du milieu des années 80 ! En effet, The Southern Cross est en totale cohésion avec les œuvres précédemment publiées. Car si la qualité du réenregistrement justifie pleinement une telle prorogation, c’est plus encore la parfaite similarité stylistique ainsi que l’analogie des sources d’inspiration qui étonnent. Pour les résumer, il faut préciser qu’outre un ancrage celtique corollaire de son appartenance à l’excellent groupe folk The Morrigan, Colin Masson est sans conteste le plus brillant héritier de Mike Oldfield et qu’il affectionne également les atmosphères apaisantes délicatement mâtinées d’électronique finement ciselée.

PS : Il est à noter que Colin Masson a décidé une nouvelle fois de réaliser lui même la production du CD, de manière ‘artisanale’ donc, même si le résultat n’a rien à envier à une production usinée.


ONE SHOT : "Live In Tokyo" (63:32) 17 €


Enregistré l’an dernier au Japon, ce nouveau CD du groupe français est certes un album live, mais pas un album live de plus... Cette réussite, on la doit bien sûr aux compositions jouées ici (issues des 4 albums studio du groupe), mais davantage encore à l’excellente production de Live In Tokyo et à la grande compétence des musiciens de One Shot. Si Emmanuel Borghi, a quitté le groupe en 2009 (remplacé par le talentueux Bruno Ruder, actuel claviériste de Magma), ses anciens compagnons font ici des merveilles (ah, cette section rythmique : Bussonnet et Jeand’heur !) pour donner corps à la superbe fusion zeuhlienne chère à One Shot...


SALVA : "Thirst" (53:43) 17 €


Déjà auteur de deux albums studio, Salva est en passe de devenir une figure importante de la scène prog suédoise. Il faut dire que le groupe pratique un rock symphonique grandiose à souhait, croisé avec une dose de bon vieux hard-prog des années 70 (Deep Purple, Uriah Heep) et de folk qui rendent son propos tout à fait passionnant. Si l’on ajoute à cette description un soupçon de jazz et un dynamisme plutôt propre à la pop, sans oublier des claviers emphatiques à souhait et la mélancolie que savent si bien mettre en musique les Scandinaves, on comprendra que Salva a de quoi séduire un large public (progressif)...


SITHONIA : "La Soluzione Semplice" (53:03) 17 €


A l’instar de Discipline et Mad Crayon, Sithonia aura mis bien du temps, plus de 13 ans, à nous proposer un nouvel album, le cinquième de sa discographie. La Soluzione Semplice justifie pleinement l’attente que son géniteur nous a fait subir, au regard de son contenu ambitieux et dans la droite ligne du rock progressif italien, cher à PFM tout particlièrement. Ambiances baroques, chant en italien soyeux et mélodies latines se répandent tout au long des 7 présentes compositions (8, 9, 22, 1, 6, 1 et 12 minutes) qui forment sans nul doute le meilleur opus que Sithonia ait engendré à ce jour. L’expression est certes galvaudée, mais voici un retour gagnant !!

 


THE SKYS : "Colours Of The Desert" (57:18) 17 €


The Skys vient de Lituanie, ce qui déjà est assez exceptionnel en soi, et s’inspire fortement de ce que Pink Floyd faisait au sommet de sa gloire, ce qui l’est beaucoup moins. Emmené à la guitare et au chant par leur leader Jonas Ciurlionis, le groupe s’est entouré d’invités plus ou moins prestigieux, à commencer par la belle Anne-Marie Helder (Mostly Autumn, Panic room) et Dave Kilminster, guitariste virtuose, très demandé par les stars du prog comme Roger Waters ou Keith Emerson. Colours Of The Desert est une oeuvre magique et paradoxale : jamais autant réussie que quand elle utilise les bonnes vieilles recettes du Floyd, mais jamais aussi intéressante que quand elle s’en éloigne. Le tout devenant alors une sorte de Eloy ultradynamique penchant vers les Who dans les moments les plus rugueux. Les claviers, très en verve, virevoltants et vivaces, sont assurés par une jeune musicienne aussi blonde et gracile que talentueuse et compétente quand elle collabore aux compos (9, de 3 à 10 minutes). Incroyablement plus brillant, imaginatif et accrocheur que son devancier, Colours Of The Desert est donc une belle occasion de plonger, peut-être pour la première fois, dans la chaleur du progressif lituanien...


TRANSATLANTIC : "More Never Is Enough" (Boxset) (3CD/2DVD) (80/71/40/81/85) 39


Après le colossal coffret The Whirl Tour 2010, Transatlantic se rappelle à notre bon souvenir avec un nouveau témoignage live composé de deux DVD et trois CD. Il s’agit en fait d’enregistrements alternatifs, celui du concert à Tillburg en vidéo (avec en rappel «The Return Of The Giant Hogweed») et celui de Manchester en audio. L’occasion de redécouvrir sous un nouveau jour un groupe en tous points exceptionnel.

 


DAVE WILLEY & FRIENDS : "Immeasurable Currents" (43:26) 17 €


Transcription musicale d’un recueil de poèmes écrit par le père du multi-instrumentiste et leader d’Hamster Theatre Dave Willey, Immeasurable Currents remet au goût du jour l’art de la chanson «de chambre» aux accents dissonants pratiquée autrefois par Art Bears et News From Babel. L’accordéon de Dave Willey, tantôt nostalgique, tantôt burlesque, et les voix (parfois entrelacées) de Deborah Perry et d’Elaine di Falco (la précédente et l’actuelle chanteuse de Thinking Plague) sont les guides bienveillants d’un Rock In Opposition réduit à sa plus substantifique moelle et qui révèle, à cette occasion, une capacité à émouvoir franchement insoupçonnée. La participation de Mike Johnson, de Dave Kerman et d’autres piliers de la scène RIO de Denver et la présence au générique de quelques compositions et lignes de basse du regretté Hugh Hopper concourent à l’éclatante réussite d’un album aussi surprenant qu’indispensable.