Avant-Propos :

Si la précédente Sélection de Nouveautés évoquait l’ancien chanteur de Yes (Benoît David) à travers la présentation du nouvel album de Mystery, c’est au tour de son remplaçant d’être à l’honneur aujourd’hui. Jon Davison, en attendant de découvrir ses débuts discographiques avec Yes l’an prochain, est ici à l’honneur au sein du groupe qui lui a offert sa notoriété, progressive tout au moins. Glass Hammer, puisque c’est de lui qu’il s’agit, est d’ailleurs en train de devenir une comète de notre univers musical, le traversant de part en part en nous offrant de superbes figures célestes. Si Davison illumine donc Perilous de son chant, il offre également sa voix à un (court) morceau du nouvel opus de Mogador, formation italo-anglaise également très active sur la scène progressive. La participation de Davison s’avère dans ce cas bien sûr anecdotique, mais prouve combien son talent est aujourd’hui reconnu et recherché.
Sinon, le nouvel album de Marillion, le meilleur depuis très longtemps, est enfin disponible et permettra sans nul doute de rassurer pleinement tous les déçus des tergiversations stylistiques du groupe anglais. Un automne qui démarre très bien en quelque sorte, n’est ce pas ?!

Bonne lecture à toutes et à tous !

Olivier (pour Cosmos Music)


PROMOTION

NOVEMBRE 2012

Jusqu'au 30 novembre 2012 !!!!

Dans la limite des stocks disponibles...

3 CD à 13 € pièce !!! 

JOHN GALGANO : «Real Life Is Meeting»

GLASS HAMMER : «Perilous»

QWAARN : «My Achievements»


La nouvelle Sélection de Nouveautés (Novembre 2012)...

ALBION : "Indefinite State Of Matter" 17 €

CHRIS : "City Of Light" (digipack) 17 €

FREQUENCY DRIFT : "Laid To Rest" 17 €

GALAHAD : "Beyond The Realms Of Euphoria" (digipack) 17 €

JOHN GALGANO : "Real Life Is Meeting" (digipack) 13 €

GLASS HAMMER : "Perilous" 13 €

STEVE HACKETT : "Genesis Revisited II" (2CD) 23 €

HIDRIA SPACEFOLK : "Astronautica" (digipack) 17 €

JADIS : "See Right Through You" 17 €

MANNING : "Akoustik" (digipack) 15 €

MARILLION : "Sounds That Can't Be Made" 17 €

MOGADOR : "Absinthe Tales Of Romantic Visions" 17 €

NEMO : "SI I & II" (digipack) 18 €

ORNITHOS : "La Trasfigurazione" (papersleeve) 19 €

PANZERBALLETT : "Tank Goodness" 17 €

PINEAPPLE THIEF : "All The Wars" 17 €

QWAARN : "My Achievements" 13 €

THE REASONING : "Adventures In Neverland" 17 €

ALAN REED : "First In A Field Of One" (digipack) 17 €

RHYS MARSH AND THE AUTUMN GHOST : "The Blue Hour" (digipack) 17 €

SANGUINE HUM : "Diving Bell" 17 €

SCHERZOO : "02" 17 €

MAURIZIO DI TOLLO : "L'Uomo Trasparente" (papersleeve) 19 €

TWELFTH NIGHT : "Live And Let Live - The Definitive Edition" (2CD) 18 €

UNIT WAIL : "Pangaea Proxima" 17 €

VOX NOSTRA : "Vox Nostra" 17 €

STEVEN WILSON : "Get All You Deserve" (DVD) 18 €


ALBION : "Indefinite State Of Matter" (47:44) 17 €


Voici le genre d’album qui va ravir les amateurs de néo-progressif symphonique. Ce groupe polonais est en effet d’une rare cohérence artistique, et développe un style qu’il maîtrise sur le bout des doigts. Solos de guitare plaintifs ou emphatiques, chant féminin émouvant, claviers atmosphériques (tour à tour ‘seventies’, proches du Marillion des années 80 ou évoquant les morceaux instrumentaux de Alan Parsons Project), et ambiances mélodiques soignées forment un tout parfaitement harmonieux. Difficile de résister donc aux 6 compositions (de 5 à 10 minutes) de ce superbe The Indefinite State Of Matter...

PS : Pour fêter la publication de ce nouvel album, le précédent (Broken Hopes - 2007) est disponible au prix de 6 euros.


CHRIS : "City Of Light" (digipack) (46:11) 17 €


Christiaan Bruin, le batteur de Sky Architect, poursuit sa carrière solo en publiant son troisième opus. City Of Light s’avère un savoureux mélange de progressif ‘seventies’ et de néo-progressif moderne (à la Sky Architect en quelque sorte), mais rehaussé de touches electro, pop et même ambiant par moment. Plus varié, mais surtout plus cohérent et abouti que ses devanciers, City Of Light démontre combien la personnalité artistique de son auteur est puissante et féconde. Chris ne se refuse en effet aucune expérimentation sonore, dans un cadre constamment mélodique cependant, et permet aux 6 présentes compositions (de 6 à 10 minutes) d’avoir un effet immédiat sur tout auditeur en mal d’émotions fortes !!


FREQUENCY DRIFT : "Laid To Rest" (69:45) 17 €


Quatrième album pour cette formation allemande, et autant de labels. A croire que Frequency Drift a un peu la bougeotte. Le fait d’atterrir aujourd’hui chez Gentle Art Of Music, la maison de disques créée à l’origine pour accueillir RPWL, semble être un gage de stabilité et de reconnaissance d’un talent qui arrive à maturité. Le contenu de Laid To Rest, constitué de 6 longs morceaux (10, 8, 15, 15, 9 et 12 minutes), démontre que son auteur a en effet atteint un niveau, capable de lui apporter une reconnaissance méritée. Frequency Drift, à coup de séquences chantées aériennes et d’envolées instrumentales symphonico-atmosphériques, évoquent bien davantage le folk-progressif de Iona ou Karnataka que le space-rock typiquement germanique d’un Eloy par exemple. Piano, violon, flûte, clarinette apportent une variété sonore qui renforce le pouvoir émotionnel de ce superbe album.


GALAHAD : "Beyond The Realms Of Euphoria" (digipack) (55:54) 17 €


Comme promis, six mois après Battle Scars, voici donc le deuxième album enregistré dans la foulée par les anglais de Galahad. Cette fois encore, le mélange détonnant de prog-rock-techno-classico-folk dans lequel la bande à Stu Nicholson s’est brillamment engagée depuis la fin des années 90 fonctionne à merveille et cette nouvelle galette se révèle même encore plus réussie que la précédente. Même le dernier morceau, une nouvelle version de «Richelieu’s Prayer» du tout premier album, ne fait pas retomber le niveau d’ensemble, c’est dire la forme que tient actuellement ce quintette.


JOHN GALGANO : "Real Life Is Meeting" (digipack) (43:52) 13 €


Pour ceux à qui le nom de John Galgano ne parlerait pas, rappelons qu’il est le fondateur et bassiste/guitariste du groupe Izz. Sur ce premier album solo, l’artiste (accompagné par Laura Meade et Paul Bremner de Izz, et par 6 autres musiciens) a choisi d’explorer des terres musicales contrastées, puisqu’on y trouve des brûlots rock efficace, une pop volontiers progressive, quelques séquences electro et une composition fleuves aux structures alambiquées (la suite de vingt minutes «1000»). Le tout est traversé de textes à la fois drôles et personnels, ce qui fait de cet opus le parfait prolongement/complément de ceux de Izz. A découvrir.

   

 

GLASS HAMMER : "Perilous" (60:33) 13 €


Toujours touchés par la grâce, le duo Steve Babb et Fred Schendel propose un nouveau concept album qui se situe dans le droit fil de leurs deux précédents disques, largement plébiscités, If et Cor Cordium. Perilous a en effet été réalisé avec les mêmes musiciens, dont un Jon Davison désormais en charge du poste de chanteur chez Yes. Nulle surprise, donc, mais un progressif symphonique éclatant, légèrement plus sombre, toujours aussi fluide et référentiel qui s’écoule en une seule et magnifique pièce (divisée en 13 parties enchaînées). Que dire de plus sans radoter !?!

PS : Les deux précédents albums de Glass Hammer (If et Cor Cordium) sont également disponibles au prix de 13 euros.


STEVE HACKETT : "Genesis Revisited II" (2CD) (73:15/71:23) 23


Steve Hackett est désormais revenu à un niveau de créativité optimal : après son dernier album solo, Beyond The Shrouded Horizon, et son disque en duo avec Chris Squire, voici en effet que nous arrive par surprise la suite de son Genesis Revisited de 1996 ! En fait d’une suite, il s’agit plutôt d’une réussite majeure, laissant loin derrière elle le premier volet. Il faut dire que la sélection de morceaux est d’une rare qualité : «Supper’s Ready», «Can-Utility And The Coastliners», «The Return Of The Giant Hogweed», «Musical Box», «Dancing With The Moonlit Knight», «The Lamia», «Ripples», «Eleventh Earl Of Mar» ou le final de Wind And Wuthering, entre autres. Il faut y ajouter quelques titres de la carrière solo de Steve Hackett, essentiellement liés à la période où il faisait partie de Genesis. Toutes ces compositions souvent majeures ont droit à des interprétations soignées, respectueuses des originales, mais apportant également des variations d’arrangements intéressantes. Surtout, Steve Hackett a réuni pour ce faire une liste d’invités impressionnante, allant de Steven Wilson à Neal Morse, en passant par John Wetton, Nad Sylvan, Nik Kershaw, Mickael Akerfeldt, Francis Dunnery et même Steve Rothery et Roine Stolt. Un magnifique hommage à la musique de Genesis, éternelle démonstration du caractère sublime que peut revêtir le rock progressif.


HIDRIA SPACEFOLK : "Astronautica" (digipack) (46:04) 17 €


Cinq ans d’attente depuis la précédente production de ces finlandais, mais notre patience n’aura pas été vaine. En un mot comme en cent, ce formidable groupe disciple des anglais d’Ozric Tentacles réussit un album absolument parfait, où guitares, claviers, vibraphone et marimbas (c’est nouveau !) s’en donnent à cœur joie lors de joutes effrénées aux thèmes mélodiques toujours aussi avenants, tandis que la section rythmique s’impose magistralement tout du long par un sens du groove imparable ! Cinq compositions instrumentales seulement, mais pas une fausse note.
SU-BLI-ME !


JADIS : "See Right Through You" (53:53) 17 €


Encore un groupe qui ressort de sa léthargie après plusieurs années de silence. Et là encore, le retour s’avère des plus probants. Gary Chandler et Steve Christey ont recruté de nouveaux claviériste et bassiste, et nous proposent avec ce septième album sans doute leur meilleure production depuis More Than Meets The Eye, leur tout premier opus sorti il y a tout juste 20 ans. Le progressif mélodique de Jadis trouve ici 8 jolis écrins (dont 1 instrumental) pour s’exprimer pleinement, avec la guitare volubile du leader et des claviers loin d’être des faire-valoirs comme c’était un peu trop le cas précédemment, le tout soutenu par une paire rythmique épanouie et bien en place. Au final, See Right Through You est une jolie surprise de plus en cet automne surchargé en (très) bonnes sorties.


MANNING : "Akoustik" (digipack) (57:24) 15 €


Le multi instrumentiste Guy Manning avait bénéficié d’une exposition médiatique particulièrement large au sein du microcosme progressif grâce à sa participation au groupe d’Andy Tillison, The Tangent. L’ayant quitté après Down And Out In Paris And London, il a repris le fil d’une carrière solo jamais interrompue, Akoustik étant déjà son treizième opus en la matière. C’est surtout l’occasion parfaite pour découvrir un univers musical personnel et attachant, puisque le disque se compose de reprises de ses propres compositions, retravaillées et jouées dans un format acoustique. Bien que quelque peu marginale (comme l’était en son temps Less Is More de Marillion), Akoustik s’avère une agréable expérience.


MARILLION : "Sounds That Can't Be Made" (74:15) 17 €


Après Brave en 1993 et Marbles en 2004, Marillion accomplit, avec ce seizième album, son petit miracle décennal, sans renier sa sensibilité pop mais en assumant sans complexe son héritage progressif, en termes de proportion, de sens du tragique et de luxuriance sonore et instrumentale. Propulsé par les dix-sept minutes incandescentes de “Gaza” (l’un des meilleurs morceaux du groupe, toutes périodes confondues), Sounds That Can’t Be Made excelle là où ses deux prédécesseurs (Somewhere Else et Hapiness Is The Road) avait partiellement échoué, dans le maintien, coûte que coûte, d’un brio mélodique de tous les instants et d’un propos instrumental suffisamment relevé pour nous tenir en haleine pendant plus de soixante-dix minutes. Mark Kelly et Ian Mosley, très effacés depuis les débuts de l’ère Hogarth, font d’ailleurs ici leur grand retour d’instrumentistes, le premier en multipliant les sonorités vintage et en s’accordant même quelques échappées solistes, le second en pimentant considérablement son interprétation, jusque dans les titres les plus pop de l’album. Qu’un groupe trentenaire, au parcours aussi erratique que le sien, parvienne à délivrer, à la sueur de son front, une œuvre aussi remarquable constitue sans nul doute l’événement progressif de cette rentrée 2012.

 


 

MOGADOR : "Absinthe Tales Of Romantic Visions" (63:16) 17 €


Il est cair que cette formation anglo-italienne, basée à Côme, ne chôme pas. 3 albums en 3 ans, voici un rythme que l’on ne rencontre plus guère actuellement. Concept album sur les effets qu’a pu avoir l’absinthe sur la créativité des écrivains du 19ème siècle (Allan Poe, Emily Brontë, ou Baudelaire bien sûr), Absinthe Tales Of Romantic Visions ne se contente pas d’être un hommage musical à ce breuvage mais permet au contraire à son auteur de montrer l’étendue de son talent. Mogador s’avère ainsi un peu moins ‘sage’ ici que par le proche passé, et s’immerge au coeur du progressif italien des années 70, mêlant symphonisme le plus pur avec des velléités baroques faisant preuve de davantage d’extravagance. Mogador, avec humilité, passion et talent, s’invite à la table de Banco, PFM et autres Höstsonaten, aidé dans sa tâche par plusieurs invités au chant (dont le désormais célèbre Jon Davison de Yes/Glass Hammer). Une très belle réussite !


NEMO : "SI I & II" (digipack) (57:44/56:33) 18 €


En attendant le nouvel album d’un des groupes les plus emblématiques d’un rock progressif à la française, Nemo a choisi de ressortir une de ses plus belles réussites, les deux volets de son concept Si, manifestes d’un prog engagé tournant autour des manipulations génétiques. Pas d’inédits au programme, mais les deux albums rassemblés dans un très beau digipack. L’occasion pour ceux qui l’auraient manqué de découvrir un univers musical et textuel extrêmement personnel et affirmé.


 

ORNITHOS : "La Trasfigurazione" (papersleeve) (61:23) 19 €


Fondé il y a plus de 10 ans par des membres actuels de Il Bacio Della Medusa, Ornithos est longtemps resté un projet avant de voir (enfin) se concrétiser ce premier album. Divisé en 3 chapitres (passé, présent et futur), La Trasfigurazione s’avère une oeuvre typiquement ‘seventies’, clairement influencé par Banco, Jethro Tull, King Crimson ou autres Maxophone. Ornithos développe un propos aventureux, parfois cuivré, toujours inspiré et typique d’une Italie progressive qui refuse ici tout conformisme. Chanté en Italien (sauf sur un titre), La Trasfigurazione offre une mixture musicale aux multiples saveurs qui finissent de prendre, au fil des écoutes, une indéniable cohérence gustative. A découvrir !

 


 

PANZERBALLETT : "Tank Goodness" (47:21) 17 €


Pour appeler un groupe ainsi, avouez qu’il faut avoir de l’humour. De l’ambition et de la personnalité aussi d’ailleurs, quand on découvre que ce groupe munichois a décidé ici (comme sur ses 3 premiers opus) d’offrir une fusion progressive, dopée de réguliers riffs metal que la guitare du leader Jan Zehrfeld réalisent avec un rare talent. L’énergie de Tank Goodness est palpable, y compris lors des passages où la fusion se fait plus “classique”. Difficile de parler d’un tel album, qui ne s’incarne réellement que dans l’écoute qu’on lui accorde. Constitué notamment de quelques reprises (Dave Brubeck ou John Coltrane), cet opus s’avère pourtant un creuset de haute inventivité, tant la grande maîtrise technique des musiciens leur permet toutes les audaces.


PINEAPPLE THIEF : "All The Wars" (45:08) 17 €


Les artistes anglais semblent incontournables dans cette nouvelle sélection. Et ce n’est pas ce nouvel album de The Pineapple Thief qui inversera la tendance. La bande à Bruce Soord continue son ascension vers les sommets en proposant un album toujours aussi dense et contrasté, durcissant le ton par moments sans jamais oublier des penchants pop qui pourraient faire fureur sur les ondes (si tant est que les programmateurs radio tombent un jour sur cette musique...). All The Wars est aux frontières de plusieurs genres mais sa qualité d’ensemble est unique et le range dans la seule catégorie qui compte vraiment : celle de la bonne musique !


 

QWAARN : "My Achievements" (59:18) 13


Troisième album pour les canadiens de Qwaarn, qui continuent de nous narrer les aventures de leur personnage éponyme. Si Aberrations avait un peu déçu après des débuts réussis, My Achievements renoue avec une veine progressive plus franche. Toujours principalement influencé par Genesis, Qwaarn développe néanmoins un style plus accrocheur et moderne, proche en cela d’un néo-progressif assez sombre et porté par un groupe arrivé à pleine maturité. Un probant retour au premier plan.


 

THE REASONING : "Adventures In Neverland" (56:32) 17 €


Nostalgique de Peter Pan, The Reasoning se fend pour vous d’un album concept dédié à l’univers de James Barrie. Ce quatrième album studio poursuit dans la voie d’un néo-progressif symphonique racé, mais en retrouvant clairement l’inspiration de son premier album. Le propos de Adventures In Neverland se fait ainsi plus ambitieux musicalement, bien que toujours porté par la voix raffinée de Rachel Cohen (assez évocatrice ici de White Willow). Et comme les mélodies découvertes sur les 10 présentes compositions (de 4 à 7 minutes) font preuve d’une brillance mélodique constante, ce disque apparaît au final aussi frais qu’irrésistible...

 


ALAN REED : "First In A Field Of One" (digipack) (47:03) 17 €


Désormais orphelin de Pallas, Alan Reed mène sa barque en solitaire, tout en poursuivant les collaborations parallèles, avec prochainement le nouveau projet de Clive Nolan, Alchemy. First In A Field Of One est son premier véritable album depuis ce divorce, pour lequel il est accompagné entre autre de Scott Higham, le batteur de Pendragon. Les huit compositions inédites (de 3 à 7 minutes) sont d’une grande qualité, brassant des influences néo-prog mais également celtiques, avec une large part d’acoustique qui ne néglige pas pour autant de splendides envolées lyrique à la guitare électrique. Un disque profond, qui révèle qu’Alan Reed, même seul aux commandes, est plus prog que jamais !


RHYS MARSH AND THE AUTUMN GHOST : "The Blue Hour" (digipack) (43:13) 17 €


Musicien anglais basé depuis 5 ans en Norvège, Rhys Marsh et ses amis de The Autumn Ghost (groupe à géométrie variable) proposent leur troisième album en 4 ans. Délicieuse expérience musicale, où se cotoîent séquences jazzy (cuivres et bois y contribuent grandement) et passages atmosphériques (No Man ou Nosound ne sont pas très loin), The Blue Hour s’avère au final une collection de chansons classieuses et nostalgiques. La qualité des arrangements, le chant suave de Marsh, la profondeur des morceaux, tout cela permettra à cet opus de séduire au delà des seuls fans de progressif symphonique...

 


 

 

SANGUINE HUM : "Diving Bell" (44:35) 17 €


Voici un groupe anglais, originaire d’Oxford, dont le premier album, ici réédité avec 3 titres bonus, est sortie initialement en 2010. Passé en effet totalement inaperçu à l’époque, mais suscitant depuis des commentaires plus qu’élogieux, Diving Bell n’est pas une oeuvre facile à décrire. Influencé au départ par l’école de Canterbury et des gens comme Zappa, Sanguine Hum offre une musique dense, audacieuse et raffinée. Surfant sur un indéniable groove progressif (deux termes a priori difficiles à réunir) et ponctué de passages plus contemplatifs et acoustiques, les 11 compositions (de 4 à 6 minutes) font preuve d’une classe indéniable et d’un professionalisme qui ne l’est pas moins. Entre le meilleur Radiohead et un Porcupine Tree (dernière époque) moins metal, Sanguine Hum fait une entrée fracassante sur la scène progressive !


 

 

SCHERZOO : "02" (51:11) 17 €


Depuis qu’il officie à la tête de Scherzoo, l’art de François Thollot a atteint une maturité et une plénitude qui relèguent ses premiers opus, certes méritoires, au rang d’aimables galops d’essai. Ce deuxième recueil est le prolongement direct de 01 (dont il reconduit la totalité de l’effectif), avec toujours ce mélange très réussi d’enchevêtrements mélodiques entêtants de guitare, sax et Rhodes portés par une rythmique puissante et inventive. Au programme de 02, 8 morceaux (de 5 à 8 minutes) qui séduisent par leur densité d’idées et leur sens des contrastes. Un régal !


 

 

 

MAURIZIO DI TOLLO : "L'Uomo Trasparente" (papersleeve) (50:24) 19 €


Figure émérite du rock progressif italien, qui a participé à bon nombre d’albums des meilleures formations actuelles, le multi-instrumentiste Maurizio Di Tollo (secondé ici par de nombreux invités) a finalement décidé d’écrire sa propre histoire et signe ici son premier opus. L’Uomo Trasparente cisèle des mélodies et des ambiances symphonico-atmosphériques d’une très grande beauté. Voici une oeuvre qui répond parfaitement aux critères établis par les amateurs de progressif italien pour définir un album réussi. L’Uomo Trasparente, en 10 compositions enchaînées et porté par le chant hâbité de Tollo, séduit de bout en bout par son propos fluide et constamment inspiré. Bravo !


 

 

TWELFTH NIGHT : "Live And Let Live - The Definitive Edition" (2CD) (65:12/68:30) 18 €


Le groupe sans doute le plus méconnu et injustement mésestimé de la vague néo-progressive des années 80 poursuit la remise à jour de son précieux patrimoine, et après la réédition de Live At Target, c’est désormais à cet enregistrement sorti en 1987 mais datant en fait de 1983 de bénéficier d’un lifting particulièrement réussi. Outre un magnifique livret de vingt-quatre pages, le live lui-même, sans doute le meilleur de la formation avec le regretté Geoff Mann, est complété par un second CD qui apporte aux neuf titres d’origine six enregistrements supplémentaires. De quoi justifier plus que largement l’achat de cette pièce de l’histoire du prog.


 

 

UNIT WAIL : "Pangaea Proxima" (44:35) 17 €


Une production Soleil Zeuhl qui ravira à coup sûr les amateurs d’avant-prog avec ses 12 compos instrumentales brèves (3-5 minutes en moyenne) mais intenses, tour à tour torturées et lumineuses. On retrouve avec plaisir l’excellent Franck Fromy, ancien guitariste du mythique Shub Niggurath, mais - comme dans leur précédent projet 000, auteur en 2000 d’un CD chez Gazul - c’est le claviériste Vincent Sicot-Vantalon qui signe seul la musique, les deux compères étant renforcés d’une section rythmique zeuhlienne en diable. Impressionnant !


 

 

VOX NOSTRA : "Vox Nostra" (58:05) 17 €


Bien qu’éponyme, Vox Nostra est le deuxième album du groupe de Pierre Minvielle, qui confirme tout les compliments que son prédécesseur avaient suscités il y a 3 ans. Au programme, toujours ce polyphonisme vocal en latin (les paroles sont traduites dans le livret) accompagné d’une élégante musique néo-classique, parfois magmaienne mais portée par des ambiances intenses et originales. En 7 compositions (de 1 à 16 minutes), Vox Nostra prouve qu’il maîtrise sur le bout des doigts le style musical qu’il a choisi. Et dans ce genre, Vox Nostra est une indéniable réussite !


 

 

STEVEN WILSON : "Get All You Deserve" (DVD) (131 mn) 18 €


Après le confidentiel et déjà collector Catalogue / Preserve / Amass sorti en début d’année, voici enfin à la portée de tous une version en images et son des concerts donnés par Steven Wilson et son groupe. Et le résultat est (comme toujours...) époustouflant. Toujours confiée aux bons soins de Lasse Hoile, la réalisation est superbe et l’œuvre d’un connaisseur, tandis que la musique (qui inclut un morceau inédit à priori prévu pour le troisième album en cours d’enregistrement) se révèle encore sublimée par une interprétation de haut vol et des musiciens à la technique impressionnante. Indispensable ? A votre avis...