Avant-Propos :

Le courant progressif poursuit son existence, au rythme des nombreuses nouveautés qu’il recense, mais aussi des diverses infos que l’on découvre au fil du temps. Il y a bien sûr celles que l’on déplore et qui semblent de plus en plus fréquentes. On pense en premier lieu aux disparitions de musiciens comme celles, par exemple, de Stefan Renström de Simon Says et The Samurai Of Prog ou du légendaire guitariste de Banco, Rodolfo Maltese, intervenues ces dernières semaines. Ce genre de mauvaise nouvelle est malheureusement amené à se reproduire de plus en plus souvent, surtout quand les récents anniversaires de In The Court Of The Crimson King de King Crimson et Ummagumma de Pink Floyd (qui viennent tout juste de fêter leurs 46 ans) nous font cruellement prendre conscience du temps qui passe...
Pour finir de manière plus prosaïque, veuillez noter que certains albums de cette Sélection de Nouveautés (Mystery, Flying Colors et Spock’s Beard) ne sortiront que dans le courant du mois de novembre. Merci par conséquent de vous renseigner quant à leur disponibilité avant de les commander.

Bonne lecture à toutes et à tous ! !!

Olivier (pour Cosmos Music)


PROMOTION

Novembre-Décembre 2015

Dans la limite des stocks disponibles...

 

3 CD à 13 € pièce !!! 

RENDEZVOUS POINT : "Solar Storm"

RPWL : "Plays Pink Floyd"

SLAMOURTON : "Fly Toward The Dreams"

 


Sélection de Nouveautés (Novembre-Decembre 2015)...

APSARA/ALTAIS : " Archives" ( 1983-86 ) (2CD) 17 €

ARABS IN ASPIC : " Victim Of Your Father's Agony" 17 €

CALIGULA'S HORSE : "Bloom" (digipack) 18 €

CHERRY FIVE : "Il Pozzo Dei Giganti" 17 €

COMEDY OF ERRORS : "Spirit" (digipack) 17 €

ELLESMERE : "Les Châteaux De La Loire" (paperssleeve) 19 €

ELLEVEN : "Transfiction" (digipack) 17 €

FLYING COLORS : "Second Flight" (2CD+DVD) 25 €

GAZPACHO : "Molok" (digibook) 19 €

GLASS HAMMER : "Double Live" (2CD+DVD) 30 €

JOHN HACKETT : "Another Life" (digipack) 18 €

LA CURVA DI LESMO : "La Curva Di Lesmo" (paperssleeve) 19 €

MYSTERY : "Delusion Rain" (digipack) 17 €

OSSICLES : "Music For Wastelands" (digipack) 17 €

OSSICLES : "Mantelpiece" 17 €

PANZERBALLETT : "Breaking Brain" (digibox) 17 €

PERFECT BEINGS : "II" (digipack) 17 €

PROFUSION : "Phersu" (digipack) 17 €

QUANTUM FANTAY : "Dancing In Limbo" (digipack) 17 €

RENDEZVOUS POINT : "Solar Storm" 13 €

RPWL : "Plays Pink Floyd" (digipack) 13 €

SLAMOURTON : "Fly Toward The Dreams " 13 €

NAD SYLVAN : "Courting The Widow" (Ed. Limitée digipack) 18 €

SPOCK'S BEARD : "The First Twenty Years" (2CD+DVD) 25 €

THIEVES' KITCHEN : "The Clockwork Universe" (digipack) 17 €

THE WINTER TREE : "Earth Below" (digipack) 17 €

YUKA & CHRONOSHIP : "The 3rd Planetary Chronicles" 17 €

 


 

 

APSARA/ALTAIS : "Archives" (2CD) (54:15/13:47) 17 €


Le label Soleil Zeuhl nous révèle ici un chapitre méconnu de l’histoire de la scène zeuhl parisienne des années 80 : le groupe Apsara, qui réunissait deux futur membres de Shub Niggurath, le guitariste Franck Fromy et la chanteuse Ann Stewart, et les musiciens qui publieront en 1986 un EP sous le nom d’Altaïs. Sur le premier CD, on trouve l’unique enregistrement studio d’Apsara (11 minutes) ainsi que 43 minutes (pour 4 plages) de bandes live de qualité documentaire, mais révélant un groupe déjà en voie d’émancipation de l’influence magmaïenne et surtout à l’énergie décoiffante. Le second CD propose pour sa part l’EP d’Altaïs, plus classiquement zeuhl. Le tout est accompagné d’un livret avec bio et photos.

 

 


ARABS IN ASPIC : "Victim Of Your Father’s Agony" (37:27) 17 €


Le quatrième album de Arabs In Aspic poursuit l’exploration d’un psyché-hard-prog soyeux et symphonique. Victim Of Your Father’s Agony et ses 9 compositions (de 1 à 6 minutes) offrent un propos typiquement seventies et avec une palette de claviers plus étendue que ce que l’on trouve généralement dans ce style rétro prog. On pense parfois à Hypnos69, Black Bonzo ou Areknames, famille stylistique à laquelle appartient fièrement Arabs In Aspic. Une belle carrière en construction...

 


CALIGULA'S HORSE : "Bloom" (digipack) (44:55) 18 €


Caligula’s Horse, dont le nom évoque la folie de l’empereur romain Caligula qui avait nommé son cheval premier ministre, est un groupe australien qui en est déjà à son troisième album. Jim Grey au chant, Zac Greensill à la guitare, Dave Couper à la basse, Geoff Irish à la batterie et Sam Vallen à la guitare et «tout le reste» (sic) délivrent une musique qui se rapproche de celle de Leprous, un hard-prog aux riffs tranchants, habité et puissamment mélodique, adepte d’une emphase contrôlée. Caligula’s Horse incarne à ce titre un hard-prog moderne, avec Haken ou Profusion, pour n’en citer que quelques-uns, où la technicité reste toujours soumise à des thèmes puissants, et où l’énergie s’accommode à merveille d’une tendance post-rock. Un groupe à découvrir.

 

 


 

CHERRY FIVE : "Il Pozzo Dei Giganti" (49:48) 17 €


Auteur d’un unique et mythique album en 1975, avant de donner naissance à d’autres formations (Goblin notamment), Cherry Five s’est reformé récemment à l’occasion d’un concert. Dans la foulée, l’idée de mettre en branle un nouvel opus n’a pas tardé, et même s’il ne reste que deux membres (dont le célèbre batteur Carlo Bordini) de la formation originelle, force est de constater que le lien stylistique n’a pas été rompu par ces 40 ans de silence. Il Pozzo Dei Giganti, inspiré de La Divine Comedie de Dante et constitué de 6 morceaux (de 3 à 25 minutes), est un creuset de créativité, typique de l’Italie progressive des années 70. Cherry Five, qui a recruté ici plusieurs musiciens (dont l’excellent Gianluca De Rossi, claviériste de Taproban), redonne ainsi vie à une musique qui évoque parfois celle de ELP ou Le Orme, mais avec une grande variété d’ambiances. Belle renaissance.

 


COMEDY OF ERRORS : "Spirit" (55:35) (digipack) 17 €


Comedy Of Errors est un groupe britannique chantre du néo-prog, et déjà auteur de deux albums, dont le remarquable Fanfare And Fantasy en 2013. Cette fois, les six musiciens proposent un disque presque tout entier constitué d’une unique composition éponyme de quarante-cinq minutes, complété par un second titre plus court. Le style est une fois de plus rayonnant, fort de belles harmonies vocales, de pulsions électriques inattendues, d’une guitare lyrique et d’une ambiance subtilement mélancolique. Le groupe sait clairement donner naissance à des atmosphères attachantes, où dynamisme et mélodie se conjuguent dans la grande tradition de Pendragon, IQ et Arena. Superbe.

 

 

 


ELLESMERE : "Les Châteaux De La Loire» (papersleeve) (50:23) 19 €


Contrairement à ce que pourrait laisser penser le titre de cet album, son auteur n’est pas français mais italien. Déjà utilisé par Patrick Broguière en 2000 (sous le même titre d’ailleurs), le concept choisi ici consiste à mettre en musique certains des plus beaux châteaux du Val de Loire. Ellesmere, mené par Roberto Vitelli (guitariste du groupe Taproban) et assisté de plusieurs invités de renom (Anthony Phillips et John Hackett notamment), propose un progressif de grande valeur, très largement instrumental et acoustique. Entre arpèges de guitare, orchestrations “mellotronesques” et flûte aérienne, Les Châteaux De La Loire évoque le Genesis le plus bucolique, l’univers de Anthony Phillips (particulièrement The Geese And The Ghost) et parfois aussi The Lost Frontier de XII Alfonso. Voici une œuvre, certes reposante et lumineuse, mais classieuse et profonde...

 


ELLEVEN : "Transfiction" (digipack) (61:14) 17 €


Fondé en 2001 par l’ancien batteur de Chandelier, Elleven n’a pas été particulièrement actif depuis lors puisque Transfiction n’est que son second opus. Insight avait affiché de belles promesses en 2007, mais le temps passant et le niveau moyen des sorties progressives augmentant sans cesse, il n’en reste plus grand chose aujourd’hui dans la mémoire collective. Pourtant, ce nouvel album est une très belle surprise, en proposant un néo-progressif moderne, avec un gros travail sur les ambiances et les claviers. Ajoutez à cela un chant féminin, et vous pourrez entendre au sein des 8 compositions (de 5 à 11 minutes) quelques échos de The Gathering, de Breathing Space ou de Harvest. Pour le coup, Elleven devrait marquer durablement les esprits avec ce probant Transfiction.

 

 

 

 


FLYING COLORS : "Second Flight : Live At The Z7" (2CD+DVD)

(45’/55’ +110 mn) 25 €


Comme Dream Theater et Neal Morse nous y ont habitués, Flying Colors, le super-groupe composé de Mike Portnoy à la batterie, Neal Morse aux claviers, Steve Morse à la guitare, Dave LaRue à la basse et Casey McPherson au chant, sort un live à l’occasion de chaque nouvelle tournée. Après un Second Nature solide et qui confirmait le talent du combo, Second Flight : Live At The Z7 permet d’apprécier toute leur verve sur scène. Particulièrement soigné sur le plan sonore, et bourré d’énergie, ce concert est un concentré de rock FM et de pop-rock avec de bonnes louches de prog !

 

 


GAZPACHO : "Molok" (digibook) (44:36) 19 €


Un an seulement après la sortie de Demon, les norvégiens, qui ont déjà présenté cette année le très beau CD + DVD live Night Of The Demon, nous entraînent à nouveau, avec Molok, dans leur univers captivant où le sens des mélodies et de l’émotion qui leur est si particulier se trouve enrichi d’une touche de ténèbres éclatantes. La musique passionnée et tout en finesse de Gazpacho évolue ici en huit titres d’une redoutable qualité, auxquels il faut ajouter le grandiose “Molok Rising” (9:38) pour lequel des instruments inédits bien que préhistoriques ont été utilisés avec un génie propre à brûler les étoiles. Les guitares dramatiques, les claviers envoûtants, les violons déchirants, les percussions tribales, ainsi que la voix toujours ensorcelante de Jan-Henrik Ohme, dont on n’hésite pas à dire qu’elle est une des plus belles de l’univers prog, génèrent une puissante séduction et une magistrale attraction. On ne peut qu’être conquis !

 

 


GLASS HAMMER : "Double Live" (2CD+DVD) (40’/49’ + 90 mn) 30 €


L’incroyable prolixité studio du groupe mené par Steve Babb et Fred Schendel avait pu nous faire oublier que les enregistrements live avaient paradoxalement été quelque peu délaissés : le dernier en date remonte tout de même dix ans en arrière, et cette nouvelle sortie est donc d’importance. Pour ce concert enregistré au ROSFest de cette année, les deux leaders sont accompagnés de Susie Bogdanovicz, Carl Groves, Aaron Raulston et Kamran Alan Shikoh. Un témoignage d’autant plus précieux qu’il nous présente un groupe en plein apogée, interprétant des titres de plusieurs de ses albums, dont The Incolable Secret, If ou le dernier en date, The Breaking Of The World.

 


 

 

JOHN HACKETT : "Another Life" (48:51) 18 €


Dans l’ombre de son prestigieux frère, John Hackett, qui l’a si longtemps accompagné en studio et sur scène, avait livré il y a dix ans un album de pop progressive aussi surprenant que réjouissant. Voici donc son successeur, pour lequel John s’est entouré de son frère, mais également d’Anthony Philips et de Nick Magnus. Comme sur le N’Monix de ce dernier, les treize nouveaux titres distillent un mélodisme exacerbé et musqué, mélancolique souvent, où la flûte joue un rôle crucial dans les arrangements. Musicalement moins ambitieux que les disques de Steve, l’album de John Hackett est fort d’une formule pop-prog pleine de classe et de sensibilité.

 

 

 


LA CURVA DI LESMO : "La Curva Di Lesmo» (papersleeve) (52:06) 19 €


Derrière ce nom évocateur de courses automobiles (il désigne un endroit du circuit de Monza) mais aussi de comics à l’italienne, se dissimule le nouveau projet du prolifique Fabio Zuffanti, associé pour l’occasion à Stefano Agnini (de La Coscienza di Zeno). Leur premier album est un pur hommage au rock progressif à l’italienne des années 70, remis au goût du jour par une production éclatante et des thèmes conquérants. Trois pistes sont au menu, de neuf, dix-sept et vingt-six minutes, riches en atmosphères capiteuses et en envolées solistes (superbe guitare et claviers vintage); elles sont en outre servies par une multitude de musiciens et chanteurs invités pour l’occasion. Voix masculines et féminines se succèdent, tout comme les styles musicaux explorés, pour le plus grand plaisir des amateurs de prog italien et plus généralement classique.

 

 


MYSTERY : "Delusion Rain" (digipack) (61:47) 17 €


Mystery, le groupe de Michel St-Père, avait réussi ces dernières années à s’imposer comme une référence notable du progressif contemporain. Ce nouvel album marque toutefois une différence importante avec son prédécesseur, The World Is A Game, puisque Benoît David, Nick D’Virgilio et Antoine Fafard ne sont plus de la partie. Toutefois, rassurons tout de suite les auditeurs : même si leurs successeurs sont nettement moins connus, l’inspiration est là et toujours bien là, ce qui nous vaut 6 pièces (10, 6, 6, 20, 6 et 12 minutes) pleines de souffle symphonique, de thèmes accrocheurs et de parties de guitare en apesanteur. Un album en forme de consécration !!


 

 

OSSICLES : "Music For Wastelands" (digipack) (67:47) 17 €


Formé en 2011 par deux cousins (Sondre Veland et Bastian Veland), Ossicles a immédiatement attiré l’attention, grâce notamment à Steven Wilson qui déclara, suite à la parution du premier album (Mantelpiece - 2012) : “Je n’arrive pas à croire que d’aussi jeunes musiciens soient capables de créer une telle musique !”. Tout ceci attira bien sûr l’attention du label Karisma qui invita le duo à sortir son second opus en son sein. Music For Wasterlands montre la personnalité débridée de ces jeunes norvégiens, avides de prendre leurs auditeurs à contre pied. Les séquences déjantées et jazzy (les superbes interventions du saxophone) alternent avec des ambiances aériennes et éthérées, au sein d’un creuset créatif assez incroyable. On peut voir en Ossicles les héritiers de King Crimson ou Gentle Giant, voire les cousins norvégiens de Echolyn, même si les 14 compositions (de 2 à 13 minutes) de Music For Wasterlands ont clairement un pied dans un progressif plus contemporain...

PS : quelques exemplaires de Mantelpiece (réédités récemment par Karisma) sont également disponibles au prix de 17 €...

 

 


PANZERBALLETT : "Breaking Brain" (digibox) (55:24) 17 €


Pas facile d’évoquer la musique de Panzerballett sans la réduire, la dénaturer et lui enlever son grain de folie qui en fait quelque chose d’exquis pour certains ou un repoussoir définitif pour d’autres. Le groupe munichois, auteur ici de son cinquième album, s’ébroue au coeur d’un jazz-rock métallique qui, à l’instar de ce que faisait Frank Zappa, n’hésite pas à s’inoculer une bonne dose d’humour (pour exemple, la reprise du fameux “Mahna Mahna” de Piero Umiliani, popularisé en son temps par le Muppet Show et Téléfoot, ou celle de “La Panthère Rose” de Henry Mancini). Globalement instrumentales, les 9 compositions (de 2 à 8 minutes) de Breaking Brain invitent au dépaysement sonore, mais la maîtrise des musiciens et leur joie de jouer permettent d’aborder avec confiance et plaisir cette oeuvre dense et colorée...

 


PERFECT BEINGS : "II" (digipack) (49:52) 17 €


Jeune formation californienne née en 2013 et composée de cinq musiciens (dont le très talentueux guitariste Johannes Luley), Perfect Beings semblait avoir voulu, pour son tout premier disque, offrir comme une synthèse de l'histoire du rock progressif dans son ensemble. II se ressent toujours d'influences déterminantes, Yes, Pink Floyd, King Crimson, mais intégrées à des morceaux plus modernes, mais toujours passionnants car riches en rebondissements et en éclats mélodiques. A certains égards, on pourrait rapprocher Perfect Beings de Beardfish dans sa démarche, mais avec davantage de sérieux et moins de folie chez les premiers, le talent étant au plus haut chez les deux groupes. II s'avère un album élégant et racé, constitué certes de 10 morceaux ramassés (de 1:36 à 8:53 minutes) mais qui sauront, par leur aisance mélodique, rapidement vous convaincre de leur faire une place au sein de votre discothèque.

 


PROFUSION : "Phersu" (digipack) (55:57) 17 €


Profusion est une formation italienne qui avait sorti en 2012 un album, intitulé RewoTower, véritable manifeste de hard-prog inventif et vocalement exigeant. Phersu en est donc le successeur, construit sur un axe directeur évoquant la Comedia Del Arte. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que Profusion y dévoile une ambition accrue, proposant une grande variété de styles et des influences multiformes, qui vont jusqu’à la musique traditionnelle du Caucase. Jazz, classique symphonique, funk, prog, tout cela fusionne au sein d’un style définitivement personnel, installant encore davantage Profusion dans le firmament du hard-prog, et du prog en général. Une belle découverte !

 


 

QUANTUM FANTAY : "Dancing In Limbo" (digipack) (44:50) 17 €


La parution du précédent album de cette formation belge, Terragaia, il y a à peine un an, avait marqué les esprits : Quantum Fantay y démontrait en effet une maîtrise de l’alphabet space-rock époustouflante, riche en diversité instrumentale et des thèmes à la vitalité communicative. Le groupe a visiblement voulu profiter de cet état de grâce, en livrant très vite un nouvel album. Curieusement, il n’est composé que de quatre titres, aux durées pratiquement égales (autour de onze minutes). Musicalement, pas de surprise, une excellence maintenue et une homogénéité frappante, avec en prime la participation d’Ed Wynne, qui fait de Quantum Fantay le digne héritier d’Ozric Tentacles, une forme d’urgence et d’immédiateté en plus.


 

RENDEZVOUS POINT : "Solar Storm" (44:30) 13 €


Nouveau venu au sein de l’écurie Karisma Records, Rendezvous Point s’inscrit dans la lignée de Leprous (les deux groupes partagent d’ailleurs le même batteur), mais avec une dimension progressive plus affirmée. La mélodie également est très importante ici, et les 6 compositions (de 5 à 10 minutes) de Solar Storm mettent particulièrement l’accent sur ce point. Hard prog oblige (à la manière du dernier opus de Magic Pie), les claviers sont un peu en retrait, mais le chant et la guitare prennent le relais avec beaucoup de talent et font de cet album une franche réussite.


 

RPWL : "Plays Pink Floyd" (72:04) (digipack) 13 €


Comme son titre l’indique, RPWL Plays Pink Floyd est un hommage du groupe allemand au groupe anglais, dans un contexte live. Le tout, enregistré entre 2005 et 2010 lors de différents concerts de RPWL, est très fidèle, dans l’esprit et la lettre, au Pink Floyd de la période 1969-71 (Ummagumma / Live At Pompeii), avec des claviers encore limités à l’orgue et un répertoire de morceaux avec une importante composante de “jams” atmosphérico-planantes très inspirées. Rien de totalement nouveau sous le “Fat Old Sun” certes, c’est d’ailleurs le principe de départ, mais le contrat est parfaitement rempli. On aurait pu imaginer des morceaux plus tardifs interprétés dans le même esprit, mais ceux-ci s’y prêtent certainement moins. Ce RPWL Plays Pink Floyd est donc une excellente surprise et un bel hommage, mais aussi un superbe éclairage sur le talent multiforme de la formation allemande.

 

 

 


SLAMOURTON : "Fly Toward The Dreams" (36:05) 13 €


Ce jeune musicien français, seul à bord ici, a été bercé par la musique de Pink Floyd tout au long de ses vertes années. Il a donc décidé de faire de son premier album un hommage implicite à son groupe fétiche, en délivrant une musique gorgée d’ambiances aériennes et de parties de guitares soyeuses. Fly Toward The Dreams, en 36 minutes intenses et fluides, fait un sans-faute, dont l’authentique passion juvénile de Slamourton permet de rendre attachantes les nombreuses références à Pink Floyd. Globalement instrumentale (un seul morceau chanté sur les 8 présents) la musique de Fly Toward The Dreams offre ce qu’elle avait promis : le témoignage, sous forme de délicieux voyage temporel, d’un amour fidèle et que l’on imagine éternel.

 

 

 


 

NAD SYLVAN : "Courting The Widow" (Edition Limitée - digipack) (70:32) 18 €


Fort de la plus grande visibilité qu’il a acquis en tournant avec Steve Hackett en hommage à Genesis, le chanteur Nad Sylvan, déjà propulsé dans la lumière du grand public prog avec les Agents Of Mercy de Roine Stolt, livre son premier album solo depuis douze ans. Et c’est un véritable coup de maître : les musiciens qui l’accompagnent sont des experts confirmés (de Nick Beggs à Nick D’Virgilio en passant par Steve Hackett lui-même), et les compositions qu’ils interprètent célèbrent l’esprit du Genesis de l’âge d’or, allant jusqu’à un climax de vingt minutes. Outre ce romantisme symphonique, Courting The Widow tire sa force de la prestation de son géniteur, excellent chanteur, ce que l’on savait déjà, mais aussi claviériste de la plus belle eau, ce que l’on découvre.

 


SPOCK'S BEARD : "The First Twenty Years" (2CD + DVD) 25 €


Vingt ans après la sortie du premier album du groupe, The Light, Spock’s Beard propose son premier best-of officiel. A priori, rien d’extraordinaire pour ceux qui suivent la formation américaine depuis ses débuts, même si les titres ont été remasterisés par Rich Mouser : le premier CD est consacré aux années Neal Morse, le second aux albums de Feel Euphoria à The Oblivion Particle inclus. Oui, mais... un cadeau bien particulier attend les fans : Neal Morse a en effet composé une suite de vingt minutes, «Falling For Forever», qui clôt cette compilation en beauté. Elle célèbre avec beaucoup de verve instrumentale l’esprit Spock’s Beard (quelle guitare !), et bénéficie en outre de la participation au chant de Ted Leonard, Neal Morse et Nick D’Virgilio ! Si l’on ajoute à cela la présence d’un DVD riche d’enregistrements live inédits, dont la prestation de Spock’s Beard au Progfest 97, vous aurez compris que The First Twenty Years est une pièce indispensable à la discographie d’un groupe d’exception.

 

 


THIEVES' KITCHEN : "The Clockwork Universe" (digipack) (51:28) 17 €


Le groupe anglo-suédois n’a cette fois pas attendu cinq ans pour nous proposer un nouvel opus, aidé par la stabilité de son line-up (la seule nouveauté étant l’arrivée du bassiste d’Anglagard Johan Brand, c’est donc plutôt un point positif !). Tant mieux, car nous avons affaire à une nouvelle éclatante réussite, poursuivant sur la formidable pente ascendante entamée avec The Water Road. Le duo de compositeurs Phil Mercy / Thomas Johnson a continué d’affiner son partenariat d’écriture et tout en gardant un pied dans le prog symphonique (le Mellotron, plus discret mais aux apparitions toujours aussi remarquées), le son d’ensemble est plus jazzy, et la musique définitivement plus canterburienne dans son approche à la fois touffue et mélodique. L’excellence technique et la formidable cohésion du groupe sont indéniables, et en rajoutant dans l’équation le chant envoûtant d’Amy Darby, on se dit que l’alchimie unique que nous propose Thieves’Kitchen a décidément tout des plus grands. Les 20 minutes de “The Scientifist’s Wife” en constituent la meilleure incarnation, arrivant à mêler joutes instrumentales époustouflantes et très belles parties chantées mélancoliques avec une maîtrise bluffante. Mais tout l’album est du même tonneau, sans temps morts, avec une inspiration jamais prise en défaut et un groupe qui semble à l’aise dans tout les registres. N’ayons pas peur de nous emballer, The Clockwork Universe est une vraie merveille, le meilleur album de son auteur et un des immanquables de cette fin d’année... un point c’est tout !

 

 

 

 


THE WINTER TREE : "Earth Below" (digipack) (40:05) 17 €


The Winter Tree, c’est le nom du groupe dont la cheville ouvrière est le multi instrumentiste Andrew Laitres, qui avait officié sous le nom de Magus au milieu des années 1990. Pour ce quatrième opus de The Winter Tree, il a su s’entourer de deux pointures du prog, Mattias Olsson, que l’on ne présente plus, à la batterie, et Jacob Holm-Lupo (de White Willow) aux claviers et guitare, ce dernier s’étant en outre chargé du mixage. Le résultat est frais et attrayant, dans la tradition d’un rock progressif symphonique à la Camel et d’une pop teinté de prog (à moins que ce ne soit l’inverse ?), à la Alan Parsons ou Barclay James Harvest.

 

 

 

 


YUKA & CHRONOSHIP : "The 3rd Planetary Chronicles" (59:42) 18 €


Ce troisième album de la formation japonaise réunissant la jeune prodige Yuka Funakoshi et trois vétérans de la scène progressive nippone est une forme d’aboutissement, car il parvient à synthétiser les points forts des deux premiers. Bâti autour d’un concept fort et ambitieux -l’histoire de la Terre et de l’humanité, de ses premiers âges à son futur-, The 3rd Planetary Chronicles alterne les titres plutôt courts, petits joyaux de beauté mélodique et de sensibilité, avec des compositions plus ambitieuses, plus virtuoses également, déployant un rock prog tirant sur la fusion. Car l’ensemble est toujours vertébré par un symphonisme tout simplement brillant, rendant ce disque simplement incontournable.