Avant-Propos :

Ce serait un truisme de dire que Neal Morse, à l’instar de Steven Wilson par exemple, est devenu un personnage central du milieu progressif. Son nouvel album, The Similitude Of A Dream, va d’ailleurs marquer davantage encore les esprits. Non seulement car Mike Portnoy en a fait une promotion incroyable ces dernières semaines en le présentant comme l’un des tous meilleurs auxquels il ait participé, mais aussi car il est le premier à ne pas se voir publié par InsideOut. Désormais hébergé par Metal Blade, ce nouveau double album engendre pour nous actuellement quelques petits soucis d’approvisionnement, ce qui explique pourquoi il n’est pas présenté dans cette nouvelle Sélection. Metal Blade apportera bien sûr une bien plus grande visibilité à Neal Morse (et c’est tant mieux !), mais offre des réseaux de distribution (en France notamment) moins amicaux avec les petites structures comme la nôtre. Nous ne désespérons pas d’obtenir quelques exemplaires prochainement, mais rien de concret à vous annoncer pour l’heure... Désolé pour ce contretemps, mais soyez rassurés, la présente Sélection offre son lot d’excellents albums qui devraient pleinement vous contenter...

Bonne lecture à toutes et à tous !

Olivier (pour Cosmos Music)


PROMOTION

Nov-Déc 2016

Dans la limite des stocks disponibles...

 

2 CD à 13 € pièce !!! 

BLIND EGO : "Liquid"

OUR OCEANS : "Our Oceans "

 


Sélection de Nouveautés (Nov-Déc 2016)...

ALTA VIA : "Kreosote" (digipack) 17 €

AN ENDLESS SPORADIC : "Magic Machine" 17 €

ANAID : "Libertad" (digipack) 17 €

ARCHANGELICA : "Tomorrow Starts Today" 17 €

BLIND EGO : "Liquid" (digipack) 13 €

CORIMA   : "Amaterasu" 17 €

EDEN SHADOW : "Melodies For Maladies" (digipack) 17 €

ERIS PLUVIA   : "Different Earths" (papersleeve) 19 €

EVERSHIP : "Silver Light" 17 €

EYESBERG : "Masquerade" (digipack) 17 €

THE FAR MEADOW : "Given The Impossible" (digipack) 17 €

ALI FERGUSON : "A Sequence Of Moments" 17 €

THE GIFT : "Why The Sea Is Salt" (digipack) 17 €

GHOST COMMUNITY : "Cycle Of Life" (digipack) 17 €

INGRANAGGI DELLA VALLE : "Warm Spaced Blue" 17 €

JADIS : "No Fear Of Looking Down" (digipack) 17 €

KAIPA DA CAPO : "Darskapens Monotoni" (digipack) 17 €

KYROS : "Vox Humana" (2CD digipack ) 21 €

JONAS LINDBERG : "Pathfinder" (digipack) 17 €

MASCHINE : "Naturalis" (digipack) 18 €

OUR OCEANS : "Our Oceans" (digipack) 13 €

NUOVA ERA : "Return To The Castle" (papersleeve) 19 €

PROMENADE : "Noi Al Dir Di Noi" (digipack) 17 €

QANTUM : "Le Passage" 17 €

RIVERSIDE : "Eye Of The Soundscape" (2CD digipack) 20 €

RPWL : "Plays Pink Floyd's 'The Man And The Journey'" (CD+DVD digipack) 20 €

SUBMARINE SILENCE : "Journey Through Mine" (digipack) 17 €

VERBAL DELIRIUM : "The Imprisoned Words Of Fear" (digipack) 17 €


 

 

ALTAVIA : "Kreosote" (digipack) (58:44) 17 €


Pas plus que sur premier album, paru en 2011, Altavia ne cache ici ses influences principales que sont It Bites, pour le côté accrocheur, et Jadis ou IQ pour la dimension plus typiquement progressive. Kreosote, constituée de 8 morceaux (de 4:25 à 12:27), est en effet une oeuvre qui affiche d’entrée la couleur et propose une musique mélodique et efficace, dont les conséquents développements instruments ne sont pas absents et que le chant féminin gracieux vient compléter avec brio. Le talent mélodique de Altavia ne se démentant jamais, Kreosote apparaît au final comme un album bien plus intéressant que la faible notoriété de son auteur ne pourrait le laisser supposer...


AN ENDLESS SPORADIC : "Magic Machine" (49:48) 17 €


Zach Kamins avait tenté un premier départ avec son projet An Endless Sporadic en 2009, mais c’est véritablement grâce à ce second album qu’il risque fort de faire sauter la banque ! Il faut dire que la mixture entièrement instrumentale qu’il propose est d’une richesse proprement hallucinante. On y trouve du progressif classique, de la fusion, de l’électro, une bonne grosse louche de musiques de films, le tout mêlé dans un esprit ludique et baroque, qui ne se prend pas du tout au sérieux. Quelques illustres invités (Roine Stolt, Jonas Reingold, Jordan Rudess) apportent leur savoir-faire, tandis que la palette instrumentale incorpore également du violon et de la trompette. Possédant un incroyable talent de mélodiste et d’arrangeur, Zach Kamins, à l’image de Adam Warne (Kyros) mais avec une palette d’influences plus larges, est un petit prodige dont on va beaucoup parler dans les mois et les années qui viennent... Vous l’aurez compris, An Endless Sporadic est une expérience musicale qui vous marquera durablement !

 

 


ANAID : "Libertad" (digipack) (41:51) 17 €


Anaid est un groupe français qui avait traversé les années 1980 en sortant plusieurs disques et en jouant avec un grand nom de l’école de Canterbury, en la personne de Hugh Hopper. C’est donc à une résurrection que nous assistons dans ces années 2010, les fondateurs Jean-Max Delva (batterie et vibraphone) et Emmanuelle Lionet (chant) s’étant entourés de nouveaux musiciens. Libertad est un disque précieux, réceptacle d’une musique incarnée, une déclinaison de la zeuhl sur un mode très personnel. Emmanuelle Lionet a beau être la seule à assurer les parties vocales, elle les habite, les vit et les transcende : sa prestation est remarquable de puissance et d’originalité, tandis que l’accompagnement musical n’est pas en reste (citons en particulier une guitare aux mille reliefs). Un album rutilant, aussi précieux que le diamant.

 


 

ARCHANGELICA : "Tomorrow Starts Today" (64:26) 17 €


Ceux qui ont connu Archangelica avec son premier album (Like A Drug paru en 2013) vont être surpris par le line-up découvert sur Tomorrow Starts Today. De l’ancienne formation ne reste en effet plus que Maciej Engel, leader-guitariste du groupe. Le chant est désormais tenu par une femme (à la voix proche de celle de Floor Jansen de Nightwish), ce qui conduit d’ailleurs Archangelica à sonner davantage metal symphonique que par le passé, même si le néo-prog demeure la base de son idiome musical. Sans oublie cette petite touche polonaise, pas facilement définissable mais pourtant bien réelle, qui apporte une coloration sonore particulière et attrayante aux 11 compositions de Tomorrow Starts Today. Nouveau départ ou prolongement d’une carrière bien entamée, à vous de juger...

 

 


BLIND EGO : "Liquid" (digipack) (58:19) 13 €


Cela faisait sept ans que Blind Ego, le projet parallèle du guitariste de RPWL, Kalle Wallner, n’avait donné signe de vie. Liquid, troisième réalisation après Mirror et Numb, s’avère très énergique, sans doute le plus rock des albums à ce jour. Mais attention : avec Kalle Wallner, l’énergie est parfaitement canalisée à travers des mélodies puissantes et enivrantes, et des soli de guitare aux petits oignons. Pour mettre en forme son univers musical, le musicien allemand a mobilisé pas moins de trois chanteurs différents et plusieurs bassistes, dont ceux de Sylvan et Panzerballett; sans oublier une production éclatante de pureté, œuvre de Yogi Lang, son acolyte de RPWL. De quoi vous décrasser les conduits auditifs avec classe !

 


CORIMA : "Amaterasu" (48:43) 17 €


Après quatre ans de silence, Corima refait parler de lui et nous propose son troisième album, certainement le plus personnel à ce jour. Très influencé dans le passé par la zeuhl en général et Magma en particulier, le groupe californien l’est certes encore mais élargit indéniablement son horizon, notamment sur le premier des 2 longs titres (19:52 et 28:51) de Amaterasu (déesse du soleil dans le shintoïsme). “Tsukutomi” représente indéniablement la facette la plus progressive de Corima, tandis que le morceaux titre, plus complexe et exigeant, le rattache davantage à ses racines zeuhliennes (débauche de Fender Rhodes et de rythmiques hypnotiques). Amaterasu, entre ombre et lumière, démontre la pleine maturité de son auteur, ayant désormais clairement digéré ses influences sans les renier... Une nouvelle très belle sortie du label Soleil Zeuhl !

 

 


EDEN SHADOW : "Melodies For Maladies" (digipack) (58:20) 17 €


Derrière une pochette aux faux airs de A Trick Of The Tail, le trio britannique composé de Ryan Mark Elliott au chant, guitare et claviers, Alex Broben à la basse et Aled Lloyd à la batterie livre déjà son troisième album studio. Dominée par la guitare, électrique mais aussi acoustique, Melodies For Maladies, constitué de 6 morceaux (10, 10, 7, 4, 19 et 6 minutes), relève à la fois du néo-progressif typiquement anglais, du hard-prog à la Dream Theater et d’un rock prog empli de mélancolie et d’atmosphères plus proches de Porcupine Tree et de Steven Wilson, ainsi que du rock très mélodique de Blind Ego. L’énergie communicative et les contre-pieds incessants d’Eden Shadow, qui compte d’ailleurs Theo Travis (flûte et saxophone) en invité sur la magnifique suite de 19 minutes, ainsi que la qualité du chant sont de solides atouts pour permettre au groupe de réellement percer dans un microcosme prog particulièrement dense.

 


ERIS PLUVIA : "Different Earths" (papersleeve) (48:11) 19 €


Eris Pluvia, un nom qui résonnera aux oreilles des plus anciens d’entre vous comme synonyme de renouveau, de printemps musical. Apparue sur la scène italienne au début des années 1990, cette formation participa de l’essor qui allait mener au fil de la décennie à un retour en force du rock progressif, plein et entier. Un second album en 2010 seulement, et voilà Eris Pluvia de retour, accompagné d’une musique plus belle et nostalgique que jamais. Neuf nouvelles compositions (de 3:23 à 10:13) sont au menu, pour une musique faisant la part belle aux atmosphères colorées et sensibles, dans l’esprit du Camel le plus romantique et bucolique; de splendides soli de guitare sont d’ailleurs au rendez-vous. Different Earths, ou la beauté du prog transalpin mise à nu.

 


EVERSHIP : "Silver Light" (58:25) 17 €


Cette nouvelle formation américaine, originaire de Nashville, se compose de deux têtes pensantes : Beau West au chant, à la voix proche de celle de Mark Boals, et le multi instrumentiste Shane Atkinson. Ensemble, ils proposent un premier disque bourré d’ambition et de pièces généreuses (6 au total : 9, 12, 10, 10, 13 et 2 minutes). Musicalement, le propos de Evership évoque aussi bien Kansas que le prog symphonique de Yes, ainsi que le métissage d’un Queen. Des références prestigieuses, mises au service de thèmes chantés captivants et de séquences instrumentales enfiévrées, composées de telle manière qu’elles parviennent à toujours faire mouche. Une sacré découverte !

 

 


EYESBERG : "Masquerade" (digipack) (51:06) 17 €


Eyesberg est un groupe allemand qui s’inscrit dans cette veine qui n’a cessé de s’élargir depuis les années 2000, celle des formations ayant eu la malchance de débuter leur carrière alors que l’âge d’or du rock progressif était déjà crépusculaire et qui reviennent sur le devant de la scène dans un contexte plus favorable. Le guitariste Georg Alfter, le chanteur Malcolm Shuttleworth et le claviériste Norbert Podien sont de ceux-là. Surgis tout droit de la fin des années 1970, ils confirment leur retour avec un second disque (après Blue en 2014) tenant à la fois d’un prog inspiré de Genesis et d’un néo-prog énergique. Le résultat est plus qu’agréable, servie par la présence à la batterie de Jimmy Keegan (qui vient tout juste de quitter Spock’s Beard), et culminant dans la suite finale de 18 minutes. La confirmation d’un indéniable talent.

 

 


 

 

THE FAR MEADOW : "Given The Impossible" (digipack) (54:32) 17 €


Encore peu connu malgré un premier disque sorti en 2012, The Far Meadow est un jeune groupe britannique dont le nouvel album va rapidement le placer sous les projecteurs progressifs. La voix de leur nouvelle chanteuse, Marguerita Alexandrou, est en effet à elle seule une des grandes qualités de Given The Impossible : on tient là une nouvelle Annie Haslam, pas moins ! Sa prestation s’appuie sur des morceaux extrêmement bien construits, un prog solide, parfois néo mais avec des vélléités purement symphoniques (à la Solstice et... Renaissance), aux thèmes captivants et aux nombreuses passes d’armes solistes des guitares et des claviers. Les huit morceaux oscillent entre 2 et 16 minutes, et leur impact est toujours remarquable. Une vraie révélation !

 


ALI FERGUSON : "A Sequence Of Moments" (72:07) 17 €


Ali Ferguson est un illustre inconnu pour le milieu du prog, mais avec son second album solo, il risque fort de ne pas le demeurer très longtemps. Guitariste et écossais de formation, il a principalement joué pour les tournées de Stilskin et Ray Wilson. Les neuf morceaux qui constituent A Sequence Of Moments affichent des durées pour le moins conséquentes, souvent autour de huit minutes, et développent des ambiances atmosphériques appuyées, avec force bruitages vocaux. Ou comment Pink Floyd aurait sonné s’il était né dans notre époque postmoderne. La guitare d’Ali Ferguson est pleine d’allant et de feeling, enrobée dans des arrangements électro et world. Les chansons sont également réussies, soyeuses et riches en effets. A Sequence Of Moments est une nouvelle -et brillante- démonstration que le rock progressif sait définitivement prendre, tel un caméléon mélomane, les couleurs du temps qui passe.

 


THE GIFT : "Why The Sea Is Salt" (digipack) (57:42) 17 €


The Gift avait fait une entrée remarquée dans le monde des musiques progressives en 2006, avec l’excellent album Awake And Dreaming, et il avait ensuite fallu attendre 8 ans avant de découvrir son probant successeur. Deux ans seulement ont passé cette fois, et le groupe anglais vient confirmer avec brio ce début de carrière en fanfare. On retrouve sur Why The Sea Is Salt le talent protéiforme de The Gift, délivrant une musique extrêmement riche, dotée d’une personnalité affirmée, ayant synthétisé moult influences sans jamais singer un groupe en particulier. Why The Sea Is Salt bénéficie en outre de la participation d’Anthony Phillips et Steve Hackett, mais ces deux invités ne sont finalement qu’un bonus supplémentaire pour un album, et ses 6 compositions (10, 5, 9, 6, 20 et 5 minutes), déjà remarquable en tant que tel.

 


 

GHOST COMMUNITY : "Cycle Of Life" (digipack) (51:37) 17 €



Ce nouveau venu dans le monde du prog est né à l’initiative de Matthew Cohen, bassiste qui fut membre de Magenta et The Reasoning. Il a rassemblé autour de lui un vrai groupe, dont Cycle Of Life, mixé par Bruce Soord, est le premier témoignage. Dans une optique indéniablement néo-progressif et assez typiquement anglaise, Ghost Community déploie une énergie puissante et vivace, dans un esprit relativement proche du Pendragon le plus récent, mais qui sait incorporer des influences autres (un peu d’électro par ci, un peu de prog vintage par là). Axé sur les guitares, Cycle Of Life laisse également les claviers s’exprimer, dans une recherche de rebondissements toujours prenants. Ghost Community peut ainsi être en partie rapproché de l’excellent Tilt, et mérite assurément le même succès critique.

 

 


INGRANAGGI DELLA VALLE : "Warm Spaced Blue" (44:35) 17 €


Ingranaggi Della Valle est un des nombreux représentants actuels d’un rock progressif italien en pleine forme. Remarqué avec un premier album en 2013, ils reviennent, toujours chez Black Widow, en proposant Warm Spaced Blue, un disque sur lequel on trouve en particulier une adaptation musicale du célèbre texte de Lovecraft «L’Appel de Cthulhu». Musicalement, le groupe s’inscrit toujours dans une prestigieuse filiation nationale, celle de PFM et Il Balleto Di Bronzo, tout en incorporant des influences plus atmsphériques ou relevant des univers sombres et torturés de Anglagard. Warm Spaced Blue et ses 6 compositions (9,10, 3, 8, 6 et 6 minutes) forment au final un ensemble enthousiasmant et débridé !

 


JADIS : "No Fear Of Looking Down" (digipack) (45:22) 17 €


Nous avons tous besoin d’une forme de stabilité, d’éléments fixes, qui nous rassurent dans un monde en perpétuelle mutation. Tout cela, et plus encore, Gary Chandler nous les offre. Depuis plus de vingt-cinq ans, avec Jadis, il signe des disques d’une insolente beauté, et No Fear Of Looking Down ne déroge pas non plus à la règle. L’instrumentation solaire et romantique domine, accompagnée de la voix caressante du maître de cérémonie et de sa guitare, si lyrique et brillante. L’acoustique n’est pas oubliée, et la guitare se voit même rejointe par la flûte et la cornemuse sur l’excellent «Change Of The Season». Cerise sur le gâteau, cet album voit le retour (que l’on espère durable) de Martin Orford dans le monde du néo-prog, puisqu’il y est en charge des claviers, et joue un rôle conséquent dans la mise en place des atmosphères. Un des meilleurs opus de Jadis, tout simplement.

 

 


KAIPA DA CAPO : "Darskapens Monotoni" (digipack) (66:35) 17 €


Particulièrement actif ces derniers mois (son duo avec Jon Anderson notamment), Roine Stolt apparaît deux fois au sein de la présente Sélection. Pour sa participation au formidable second opus de An Endless Sporadic, mais surtout pour la réactivation du Kaipa originel, parallèlement à l’incarnation menée par Hans Lundin. Kaipa Da Capo, patronyme choisi par Stolt et ses acolytes (notamment Ingemar Bergman et Tomas Eriksson, mythique section rythmique du groupe suédois), a ainsi décidé de revenir aux fondamentaux du progressif symphonique et seventies joué par Kaipa sur ses 3 premiers opus (de 1975 à 1978). Darskapens Monotoni, comme son nom l’indique, est chanté en suédois et propose 7 compositions (de 5:45 à 17:20) qui, du fait de la faible présence de la composante folk, évoque somme toute beaucoup le Flower Kings des débuts. Un peu aussi Solo de 1978, mais la guitare de Roine Stolt domine indéniablement les débats, même si la suite de Darskapens Monotoni, composée par le claviériste Max Lorentz, met logiquement son instrument en vedette. Au final, Kaipa Da Capo offre un album fluide et mélodique, aux longs développements instrumentaux pour un savoureux voyage temporel...

 


 

KYROS : "Vox Humana" (2CD digipack) (35:39/45:34) 21 €


Ayant sorti un très prometteur premier opus sous le nom de Synaesthesia, cette jeune formation anglaise (ses membres sont à peine entrés dans la vingtaine) se fait désormais appeler Kyros. Ce changement patronymique s’accompagne d’une légère évolution stylistique, en ce sens que le néo-progressif assez classique des débuts se voit aujourd’hui dopé et bousculé au sein de ce magnifique double album. Si le premier CD propose 6 morceaux (de 0:28 à 8:58) indépendants, le second est bâti autour d’une suite divisée en 9 sections (de 3:08 à 8:17) au service d’un progressif qui aime varier les plaisirs, à coups d’envolées à la Lonely Robot ou Frost lors des séquences les plus dynamiques ou de structures plus typiquement progressives lors desquelles on pense alors parfois à Neal Morse ou Transatlantic. Porté par son leader Adam Warne, Kyros réussit un coup de maître, osant le pari de la modernité tout en se référant aux grands anciens. Entre déférence donc et volonté d’aller de l’avant et de bousculer les repères, Vox Humana fait un sans-faute qui devrait lui attirer les faveurs du plus grand nombre.

 


 

JONAS LINDBERG : "Pathfinder" (digipack) (54:37) 17 €


Auteur jusqu’alors de deux EP passés relativement inaperçus, Jonas Lindberg publie aujourd’hui son premier album qui impose dès les premières mesures sa luminosité mélodique. Pathfinder, à la manière de Galleon, Introitus ou même Twin Age, s’élance avec joie et conviction dans l’élaboration d’un néo-progressif ultra mélodique qui se déguste avec grand plaisir. Il faut dire que les 8 présentes compositions (de 5:16 à 9:02) offre tous les ingrédients qui rendent leur écoute particulièrement attractive. Porté par un chant (masculin et féminin) accrocheur, des claviers en apesanteur (superbe parties de mellotron notamment), une guitare fiévreuse et une section rythmique en fusion, Pathfinder permet à chaque musicien de montrer ses aptitudes et de s’insérer au sein de ce progressif moderne et sophistiqué à la fois. Très belle réussite.

 


 

MASCHINE : "Naturalis" (digipack) (69:24) 18 €


En 2013, Maschine, groupe fondé par le guitariste Luke Machin et le bassiste Daniel Mashal, tous deux anciens musiciens de The Tangent, sortait Rubidium, un premier album très original dans son genre, celui d’un hard-prog singulier. Naturalis a placé la barre un peu plus haut, en recrutant une pure merveille en la personne de Marie-Eve de Gaultier, claviériste et chanteuse au talent insolent. Quant au disque, fait de six compositions (+ 2 morceaux live en bonus) dont la quasi-totalité s’échelonne entre sept et douze minutes, il est solaire, sautillant dans ses ambiances, d’une diversité surprenante, et d’une intensité mélodique rare. On y trouve aussi bien un titre calibré irrésistible que des compositions épiques, tout à la fois métal, jazz ou pop. Il est plus que temps de considérer Maschine pour ce qu’il est : une des forces montantes du prog actuel !

 


OUR OCEANS : "Our Oceans" (digipack) (45:02) 13 €


Bien que constitué d’anciens musiciens de Cynic et d’Exivious, Our Oceans est à l’opposé des acrobaties techniques et expérimentales de ces 2 formations et propose au contraire un progressif atmosphérique des plus majestueux. Sorti il y a un an, mais passé quelque peu au travers de nos radars, ce premier album mérite toute notre attention, tant ses ambiances (légèrement post-rock) s’avèrent aériennes et élégantes. Impossible de ne pas penser au meilleur Anathema à l’écoute des 9 compositions (de 3:19 à 6:27) de Our Oceans, au regard de leur profondeur émotionnelle et de la sensibilité qui s’en dégage. Le chant de Tymon Kruidenier, par ailleurs guitariste et tête pensante de ce groupe néerlandais, participe également de cette réussite en posant sa voix gracieuse sur ces atmosphères envoûtantes.

 


 

NUOVA ERA : "Return To The Castle" (papersleeve) (74:29) 19 €


Pour tous ceux qui ont assisté au renouveau progressif de la fin des années 80, le nom de Nuova Era évoque de merveilleux souvenirs. Auteur de 4 albums entre 1988 et 1995, cette formation italienne aura donc gardé le silence durant plus de deux décennies avant d’en sortir de manière inattendu en ce début d’automne... La principale nouveauté de ce cru 2016 est l’utilisation de l’anglais pour les textes, décision que certains regretteront tant la musique de Nuova Era était jusqu’alors intimement liée à sa terre natale. Néanmoins, Return To The Castle éfface assez vite cette réserve initiale. Non seulement car le chant de Alex Camaiti (assez peu présent somme toute) s’accomode parfaitement de la langue de Shakespeare, mais aussi car le progressif baroque de Nuova Era apparaît très vite comme il était par le passé. Les claviers de Walter Pini, incontestable leader de la formation, sont toujours au coeur des 11 compositions (6 compositions, de 6:08 à 12:21 et 5 intermèdes -les “Carousel”- de 2:36 à 6:25) de Return To The Castle, soutenus par une guitare en parfaite osmose. La musique ici présentée est donc une ode aux saveurs si typiques du progressif italien, atteignant même quelques sommets purement jouissifs. A ne pas rater, il va de soi...

 

 


PROMENADE : "Noi Al Dir Di Noi" (digipack) (46:32) 17 €


Promenade est un groupe italien qui fait une entrée en fanfare dans le monde du prog, qui plus est avec un ton personnel, distinct des figures tutélaires traditionnelles que sont PFM ou Le Orme. Les quatre musiciens mobilisent une très large palette instrumentale et un accompagnement symphonique pour développer un prog folk-fusion aussi riche qu’il est bigarré et lumineux. L’école de Canterbury est assurément une inspiration de premier ordre, mais son héritage est traité de manière à la fois inspirée et originale. Noi Al Dir Di Noi, composé de 7 morceaux (de 4 à 10 minutes), est publié sur le toujours excellent label AltRock, et s’avère en outre proposé sous la forme d’un très beau digipack : aucune excuse donc pour laisser passer cette belle révélation !

 


QANTUM : "Le Passage" (52:02) 17 €


Qantum est une formation hexagonale, fruit de la fusion entre des musiciens de deux autres groupes, Ultime Atome et Lapsus Linguae. Après un premier album en 2009, Les Temps Oubliés, Qantum est de retour pour Le Passage, un disque qui honore avec brio toute une tradition du rock progressif français, incarnée par Ange, Mona Lisa ou Atoll. Et si le chant et les textes ont assurément une place importante, la musique n’est pas en reste, guitares et claviers ayant droit à de larges séquences (deux des sept titres -de 5 à 9 minutes- sont d’ailleurs entièrement instrumentaux). Qantum est à saluer, tant cette façon d’honorer un patrimoine toujours vivant s’avère réussie et pleine d’enthousiasme.

 


RIVERSIDE : "Eye Of The Soundscape" (2CD digipack) (49:57/52:17) 20 €


En dépit du décès soudain de son guitariste (Piotr Grudzinski) au printemps dernier, et de la mise en stand-by de toutes ses activités jusqu’en 2017, Riverside nous propose ce double album, en guise de compilation un peu particulière. Eye Of The Soundscape recense en effet les différents morceaux bonus proposés sur les éditions limitées de leur deux derniers opus, ainsi que quelques titres revisités et 4 compositions totalement inédites (11, 4, 7 et 11 minutes). Mais attention, la musique proposée ici expose la facette la plus atmosphérique et expérimentale de la personnalité de Riverside, et s’avère somme toute assez proche de ce que Mariusz Duda propose avec Lunatic Soul. Au final, Eye Of The Soundscape s’apparente néanmoins à une réelle oeuvre, dominée par les claviers et le plus souvent instrumentale, en offrant à ses auditeurs un univers des plus cohérents.

 

 


RPWL : "Plays Pink Floyd’s ‘The Man And The Journey’" (digipack) (78:18+DVD) 20 €


On connaît l’amour que vouent les musiciens de RPWL à Pink Floyd, comme l’a prouvé la sortie l’an dernier de RPWL Plays Pink Floyd, constitué de reprises enregistrées live entre 2010 et 2015 lors des différentes tournées du groupe allemand. Ce dernier enterrine aujourd’hui cette admiration en publiant sa version de The Man And The Journey, le premier concert conceptuel joué par Pink Floyd durant l’année 1969 et dont il n’existe aucune version ‘officielle’ (seuls quelques bootlegs circulent de nos jours). L’idée, pour Gilmour et les siens, était de coller des morceaux de son répertoire et d’y ajouter quelques inédits afin de constituer deux suites conceptuelles (The Man et The Journey). RPWL reprend le tout à son compte, en restant fidèle à l’esprit d’origine bien sûr, mais en y apportant néanmoins une modernité de bon aloi ainsi que sa touche personnelle. Avec Plays Pink Floyd’s ‘The Man And The Journey’, RPWL offre une nouvelle fois un formidable hommage à son groupe fétiche, et il assume d’ailleurs cette filiation avec courage et talent...

 

 


SUBMARINE SILENCE : "Journey Through Mine" (digipack) (64:52) 17 €


Projet parallèle des deux leaders de Moongarden, Cristiano Roversi (claviers) et David Cremoni (guitares), Submarine Silence nous propose aujourd’hui son troisième album. Journey Through Mine célèbre une nouvelle fois l’amour de ses auteurs (les 2 musiciens sus-cités, ainsi que le batteur originel -Emilio Pizzocoli- et le nouveau venu au chant, Guillermo Gonzales) pour le progressif symphonique magnifié en son temps par Genesis et Camel. Avec bien sûr cette petite touche si typique de l’Italie progresive qui se découvre sur chacune des 7 présentes compositions (de 7:08 à 12:30), dont 3 (8, 8 et 11 minutes) s’avèrent entièrement instrumentales. Arborant une magnifique pochette de Ed Unitsky (qui a oeuvré pour bon nombre de formations progressives, dont... Moongarden), Journey Through Mine confirme l’exceptionnel talent de Submarine Silence pour évoquer de magnifiques paysages symphoniques. Superbe.

 


VERBAL DELIRIUM: "The Imprisoned Words Of Fear" (digipack) (58:35) 17 €


Les groupes progressifs originaire de Grèce ne sont pas nombreux, aussi est-il toujours agréable d’en découvrir de nouveaux. Nouveau ? Pas vraiment, même si c’est la première fois que l’on parle de Verbal Delirium dans ces pages. Cette formation (dont fait partie un membre de Ciccada, le flûtiste/saxophoniste/claviériste Nikolas Nikolopoulos) existe peu ou prou depuis 15 ans et donne ici naissance à son troisième album. The Imprisoned Words Of Fear est un album de prog moderne, néo-symphonique dans son essence mais qui n’hésite pas parfois à durcir son propos pour proposer des passages plus heavy. Les 7 compositions (3, 6, 6, 6, 12, 13 et 11 minutes) offrent ainsi un savoureux mélanges d’ambiances, enchaînées avec beaucoup d’à propos et d’où émergent des envolées symphoniques du plus bel effet. Oeuvre originale et d’une grande richesse, The Imprisoned Words Of Fear ne devrait pas manquer de susciter bon nombre de chroniques très positives à son égard...