Avant-Propos :

Quelques heures seulement avant le bouclage de la présente Sélection de Nouveautés est arrivé le nouvel opus de Glass Hammer aux entrepôts de Cosmos Music. Une fois effectué le déchargement des 20 palettes et passée la surprise d’avoir reçu ce CD plus de 10 jours avant sa sortie officielle, il était grand temps de jeter une (voire plusieurs) oreille sur ce tant attendu Culture Of Ascent. 3 écoutes et un authentique enthousiasme (que le temps viendra sans nul doute confirmer) plus tard, il était temps de rédiger quelques lignes sur le neuvième album-studio de nos chers américains et de vous inviter à ne pas passer à côté de cette ode au progressif symphonique.
Bien sûr, Culture Of Ascent n’est pas le seul “petit bijou” de cette Sélection, loin s’en faut, mais son insertion tardive à ce fascicule lui a naturellement offert un rôle de porte-drapeau. Et pourtant, qu’il s’agisse de Riverside, des Flower Kings, de Little Atlas, de Soniq Circus, ou autres Big Big Train (quelle surprise, soit dit en passant !), il convient de noter qu’en ce début d’automne le mouvement progressif semble (paradoxalement) connaître une éternelle floraison.
Pour finir, évoquons le cas de Echoes, formidable formation française, que nous vous invitons à découvrir à travers le tout petit prix (attention, contrairement à certaines idées reçues, “petit prix” ne signifie pas “petit album” !) auquel vous découvrirez son CD. Voilà simplement des musiciens qui ont bien compris que, avant de pouvoir se faire apprécier (y compris au sein du microcosme progressif), il est logique et primordial de permettre au plus grand nombre d’avoir accès à leur musique... Alors, laissez-vous tenter.

Bonne lecture à toutes et à tous !

Olivier Pelletant (pour Cosmos Music)


Promotion Octobre 2007

Jusqu'au 31 octobre !!!!

Dans la limite des stocks disponibles...

 

2 CD à 10 € et 14 € pièce !!! 

ECHOES : "Rachel" [10 €]

BIG BIG TRAIN : "The Difference Machine" [14 €]

 


La dernière Sélection de Nouveautés (Octobre 2007)...

 

ANGE : "Zénith An II" (2CD) 23 €

ANNOT RHUL : "Lost In The Woods" 17 €

BIG BIG TRAIN : "The Difference Machine" 14 €

CRESCENDO : "Live 2005-2006" (DVD) 25 €

ECHOES : "Rachel" 10 €

FISH : "Communion" (2CD) 25 €

THE FLOWER KINGS : "The Sum Of No Evil" (Ed. Limitée 2CD) 22 €

GLASS : "Live At Progman Cometh" 17 €

GLASS HAMMER : "Culture Ascent" 16 €

HAMADRYAD : "Live In France 2006" 17 €

JUNK FARM : "Ugly Little Thing" 17 €

KARDA ESTRA : "The Last Of The Libertine" 18 €

LITTLE ATLAS : "Hollow" 16 €

OAKSENHAM : "Conquest Of The Pacific" 17 €

THE PHASE : "Reviews" 17 €

QUANTUM FANTAY : "Ugisiuni" 17 €

QWAARN : "Aberrations" 17 €

RIVERSIDE : "Rapid Eye Movement" (Ed. Limitée 2CD) 22 €

SONIQ CIRCUS : "Soniq Circus" 18 €

SPACED OUT : "Live At Crescendo Festival" (Enhanced CD) 17 €

TRION : "Pilgrim" 18 €

WILLIAM GRAY : "Living Fossils" 18 €

ZIP TANG : "Luminiferous Ether" 18 €


ANGE : "Zénith An II" (139:20) 23 €


Attention, sortie majeure ! Histoire de vous faire patienter d’ici la parution du nouvel opus studio, Souffleur De Vers, le groupe de Christian Décamps publie enfin l’enregistrement double d’un concert exceptionnel au Zénith de Paris, moment unique et magique où les deux époques d’Ange copulèrent, pour le plus grand plaisir des fans. Sur scène, on retrouve en effet anciens et nouveaux membres, avec même quelques invités de luxe (Francis Lalanne ou Norbert Krief de Trust), tous s’en donnant à cœur joie dans l’interprétation de vingt-deux titres qui couvrent l’ensemble de la carrière de ce vétéran du prog : de «Docteur Man» à «Jusqu’où Iront-Ils ?», en passant par «Au-delà du Délire», «Shéhérazade» et «Nonne Assistante à Personne à Tanger», il y en a pour tous les goûts, toujours avec fougue et amour. Un grand moment !


ANNOT RHUL : "Lost In The Woods" (60:31) 17 €    


Derrière ce patronyme un peu étrange se cache en fait un jeune musicien norvégien (Sigurd Lühr Tonna), auteur de deux EP (l’un inédit et finalisé à la fin de l’été, l’autre datant de l’an dernier), qu’il a décidé de réunir ici en un seul CD. Bien lui en a pris car ce Lost In The Woods, gorgé de claviers ‘seventies’, d’ambiances sépulcrales et d’envolées spatiales, est une petite merveille qui devrait ravir les amateurs de groupes comme Goblin, Morte Macabre, Pulsar, Eloy et autres Pink Floyd. Des ambiances très travaillées, une production du tonnerre (notamment sur les compositions les plus récentes), un sens mélodique certain et des trouvailles sonores captivantes, voilà les clés de la réussite pour Annot Rhul et son chef d’orchestre talentueux.


BIG BIG TRAIN : "The Difference Machine" (54:51) 14 €    


S’il existe des formations qui progressent de manière incroyable d’un album à l’autre, il était franchement peu probable que Big Big Train intègre cette catégorie !!! Certes, le groupe anglais n’était pas jusqu’à présent un mauvais représentant du courant progressif, mais le bond en avant qualitatif recensé sur ce The Difference Machine est assez incroyable. Un peu à la manière de Galahad, Big Big Train a quitté les terres neo-progressives, en y revenant certes ponctuellement, mais avec un indéniable désir d’élargir les styles visités et de s’otienter clairement vers les années 70. Aidé (et de quelle manière !) par quelques invités prestigieux (Pete Trevawas, Nick D’Virgilio et Dave Meros), Big Big Train offre alors un superbe progressif symphonique, offrant de non moins superbes longs développements instrumentaux qui renvoient parfois au meilleur Genesis. Convaincu !?!...


CRESCENDO : "Live 2005-2006" (DVD) (142 mn) 25 €


Tout comme le Nearfest, le célèbre festival gratuit de rock progressif, situé dans le cadre magnifique du bord de l’océan atlantique, a décidé de publier ses archives. Au programme de ce DVD à la réalisation de qualité, pas moins de six groupes, qui illustrent la diversité de notre courant de prédilection. On évolue ainsi du hard-rock seventies de Crazy World et Five Fifteen au prog symphonique d’Hamadryad, en passant par l’exceptionnel bassiste Michael Manring, le jazz fusion hallucinant de Spaced Out et celui, encore plus unique, de Trigon. Un magnifique voyage musical !


ECHOES : "Rachel" (60:04) 10 €    


Il est rare qu’un groupe inconnu (ou presque), qui plus est français, laisse entrevoir de telles promesses. Certes, ce Rachel n’est pas parfait (le chant, rare cependant, manque parfois d’assurance), mais se pare de sublimes atmosphères ‘seventies’ à leur tour rehaussées d’envolées symphoniques du meilleur effet. Echoes laisse parfois pantois, tant son progressif symphonique gorgé de claviers (Hammond, piano et Mellotron en tête) et de guitares (acoustiques très souvent) évoque quelques unes des meilleures formations des années 70. Impossible en effet de ne pas penser parfois à Pink Floyd (logique !), Pulsar, Camel, Grobschnitt ou autres King Crimson, ce qui -rassurez-vous- n’est aucunement le signe d’un manque de personnalité mais prouve au contraire combien les musiciens d’Echoes sont sûr de leur force pour oser s’attaquer à des références aussi prestigieuses. Bravo !


FISH : "Communion" (67:45/40:09) 25 €


Dans la discographie de Fish, les albums “Live” ne manquent pas, alors se pose immanquablement la question de la pertinence de celui-ci... Ce Communion, enregistré en août 2006, a cependant l’avantage d’être presque entièrement acoustique, seules quelques envolées électriques des guitares venant parfois troubler l’atmosphère intimiste générale (on se trouve quand même à la St Mary’s Church d’Haddington, en Ecosse). L’atout principale de ce double CD réside à coup sûr dans la prestation des nombreux choristes invités pour l’occasion, et en tête desquels on trouve Heather Findley de Mostly Autumn accompagnée ici de sa complice Angela Gordon et de Anne Marie Helder (ex-Karnataka). Sans oublier la fille de Fish, Tara, qui accompagne son père sur le titre qui porte son nom. Tout ce beau monde concourt à faire de Communion une franche réussite, et offre ici au répertoire de Fish une dimension vocale plus large encore que d’habitude. Et ce ne sont pas les enluminures celtiques (ah, les superbes interventions de flûtes de ces dames !!!) qui viendront contredire ce constat des plus positifs...


THE FLOWER KINGS : "The Sum Of No Evil" (74:59) (Ed. Limitée 2CD) 22 €    


Si vous pensez avoir fait le tour du style des rois à la fleur suédois, cet album simple risque fort de réveiller la flamme de la passion au fond de votre âme. Plus que jamais, le groupe s’impose comme le Yes d’aujourd’hui, avec des compositions très inspirées, véhiculant une énergie positive et une maîtrise instrumentale de tous les instants. En plus des habituels épiques, un titre entièrement instrumental enrichit les réjouissances. L’édition limitée en rajoute encore, avec trois morceaux en bonus et deux pistes multimédia. Impossible, donc, de passer à côté de cet hymne au progressif symphonique !


GLASS : "Live At Progman Cometh" (55:37) 17 €


Parmi les formations méconnues de notre patrimoine progressif, Glass, créé autour des frères Sherman, Greg et Alex, a de solides atouts pour réussir à s’imposer, trente ans après sa fondation... Originaire des Etats-Unis, le groupe n’avait en effet pas réussi à faire paraître dans les années 70 le fruit de leur travail. Ce n’est qu’au début du XXIème siècle que Musea leur offrit de concrétiser leur rêve, nous permettant de découvrir des compositions d’une grande fraîcheur, célébrant un prog marqué par une fusion jazz débridée, avec force mellotron. Ce témoignage de concerts donnés dans la même période est un élément de plus à mettre à leur actif, confirmant que l’heure de la reconnaissance a indubitablement sonné.


GLASS HAMMER : "Culture Of Ascent" (69:08) 16 €    


S’il y a les Flower Kings en Suède pour valoriser l’héritage progressif des années 70, notamment celui de Yes, aux Etats-Unis Glass Hammer joue finalement un peu le même rôle. Avec The Inconsolable Secret (2005), il faut dire que le groupe américain a pris une dimension assez incroyable, ayant su reprendre à son compte les fondements de notre mouvement pour leur faire franchir le cap du nouveau millénaire avec un incroyable brio. Avec Culture Of Ascent, Glass Hammer enfonce le clou et se révèle meilleur encore qu’il n’a pu l’être par le passé. Ouvrant ce neuvième album-studio avec une reprise de Yes (“South Side Of The Sky” - Fragile), Steve Babb et Fred Schendel (les 2 leaders du groupe) nous indiquent clairement ce à quoi va ressembler la suite des festivités, à savoir un progressif luxuriant, inventif, mélodique, ‘seventies’, en un mot plus “yessien” que jamais... Et ce n’est pas l’apparition en invité de Jon Anderson sur 2 des 6 titres (9, 9,7, 16, 19 et 6 minutes) de Culture Of Ascent qui viendra contredire cette impression. Incontournable, il va sans dire !!!


HAMADRYAD : "Live In France 2006" (77:09) 17 €    


En schématisant, un album Live s’adresse en priorité aux personnes qui ne connaissent pas encore la musique de son auteur ou à celles qui ne veulent rien rater de la discographie de leur “chouchou”. A moins bien sûr d’avoir affaire à un groupe capable de transcender son art sur scène, ce qui est ici le cas d’Hamadryad. La formation canadienne était en effet dans une forme incroyable lors de son passage au festival Crescendo lors de l’été 2006, et bénéficie de plus sur ce Live In France 2006 d’un son à la hauteur de nos attentes. Au point, au final, que les compositions recensées ici, notamment celles du second opus d’Hamadryad, bénéficient d’un bain de jouvence particulièrement probant.


 

 

JUNK FARM : "Ugly Little Thing" (46:55) 17 €    


Cette dernière signature du label Unicorn est une découverte aussi jubilatoire que surprenante. Junk Farm est un trio guitare - claviers - batterie, qui délivre des morceaux plutôt courts, mais d’une grande intensité. On y trouve des influences de Deep Purple, mais aussi une grosse louche de funk, sans oublier un soupçon de hard-prog et même de jazz, ce qui donne une musique énergique, littéralement irrésistible, servie par des musiciens parfaitement en place. L’ensemble est riche, avec un chant de qualité, ce qui n’est pas si fréquent, et de nombreux arrangements typiquement prog. Une claque !


KARDA ESTRA : "The Last Of The Libertine" (41:42) 18 €    


Karda Estra est un projet mené par le multi-instrumentiste Richard Wileman (guitares, claviers, percussions), entouré de multiples invitées (toutes féminines !) essentiellement en charge d’instruments classiques (violon, trompette, saxophone, flute, cor anglais, hautbois) ainsi que des vocalises. Le créneau musical est donc proche du gouffre laissé béant par le silence de The Enid, en plus acoustique mais souvent tout aussi beau, et illuminé par d’opportunes envolées plus rock. Formation à part (mais qui démontre s’il en est besoin la richesse des musiques progressives), Karda Estra mérite, si ce n’est déjà fait, d’être (re)découvert (cet album est le sixième, sans compter divers mini-albums et compilations annexes). Un très bel album.


LITTLE ATLAS : "Hollow" (57:38) 16 €    


Quatrième album pour ces américains qui doivent beaucoup à Spock’s Beard. Le groupe suit d’ailleurs une évolution similaire à son modèle actuel, proche donc d’un rock pêchu, riche mélodiquement, très bien chanté (avec une voix qui n’est d’ailleurs pas sans rappeler Nick D’Virgilio) et traversé d’emballements instrumentaux assez jouissifs. Ces américains-là ont eux aussi le sens de la composition efficace et enthousiasmante, et même si la grande originalité n’est toujours pas au rendez-vous, on prend beaucoup de plaisir à l’écoute de cet opus, encore plus réussi que le précédent. Une valeur sûre !


OAKSENHAM : "Conquest Of The Pacific" (55:56) 17 €    


Cette formation en provenance directe d’Arménie, déjà remarquée voilà cinq ans avec son premier opus, revient avec ce Conquest Of The Pacific, titre d’une suite de vingt-six minutes en cinq parties. La musique relève à la fois du prog des années 70, à la Gryphon, et de la musique de chambre, avec une large palette d’instruments, violon, hautbois, violoncelle, harpe, etc... Avec en plus une reprise de Gentle Giant, voilà un excellent disque de prog classisant et symphonique, à la personnalité bien affirmée.


THE PHASE : «Reviews» (53:13) 17 €    


La Finlande ne nous procure pas que des combos de métal symphonique et des formations prog aussi dépressives que nostalgiques : la preuve avec ce nouveau groupe, trio de musiciens motivés, ayant finalement réussi à venir à bout d’un premier disque après quasiment dix ans d’investissement. Le résultat est à la hauteur, avec des clins d’œil très appuyés à Rush, celui des années 80/90 surtout. On y retrouve une guitare inspirée et dynamique, appuyée sur une rythmique solide, avec de très belles mélodies. Une bonne surprise !


QUANTUM FANTAY : «Ugisiuni» (56:23) 17 €    


Le bouche à oreille fonctionne actuellement à plein pour ce groupe belge, et la découverte de son second opus (le premier est épuisé et ne fut que très peu diffusé au moment de sa sortie) nous permet très vite de comprendre tout le bien fondé de cette flatteuse réputation. Si vous regrettez la perte de vitesse actuelle d’Ozric Tentacles, alors foncez sur ce Ugisiunsi, car il reprend à son compte tous les atouts du groupe anglais, en y ajoutant de plus bon nombre d’éléments plus typiquement prog... Vous l’aurez compris, les claviers sont à la fête chez Quantum Fantay pour nourrir son propos totalement instrumental de mélodies soyeuses et entêtantes, qui transportent et se voient rehaussées de superbes envolées de guitare et de flûte. Inutile d’insister, les amateurs de ce genre de progressif psyché et spatial ont déjà souligné en gras le nom de Quantum Fantay !!!


 

QWAARN : «Aberrations» (53:13) 17 €    


Qwaarn est un jeune groupe québécois, qui existe depuis trois ans et livre ici son second opus. On sent les musiciens férus de musique psychédélique et de prog des années 70, et les évocations à l’écoute de leurs compositions sont tellement nombreuses qu’elles s’effacent devant le talent à l’œuvre : des mélodies plutôt pop, mais particulièrement soignées, se retrouvent ainsi couplées à des séquences instrumentales de toute beauté, même si on réservera ce disque avant tout aux fans de prog le plus accessible !


RIVERSIDE : "Rapid Eye Movement" (55:48) (Ed. Limitée 2CD) 22 €    


Troisième volet de leur discographie jusqu’ici irréprochable, Rapid Eye Movement se révèle aussi l’album le plus diversifié des polonais. Mais qu’ils soient dans le registre du titre intimiste, de l’épique flamboyant ou du morceau “couillu”, les quatre musiciens de Riverside continuent de nous bluffer par leur incroyable talent. Certes l’effet de surprise du premier opus est passé, mais la qualité des compositions et de leur interprétation ne faiblit pas et les amateurs du premier jour ne seront pas déçus. Un groupe décidément incontournable et emblématique des musiques progressives au sens large.


SONIQ CIRCUS : "Soniq Circus" (47:42) 18 €    


On ne sait pas comment Progress Records fait pour dénicher de nouvelles formations aussi talentueuses mais, en attendant la parution le mois prochain du nouvel opus de Galleon, l’apparition de Soniq Circus sur l’échiquier progressif est bel et bien une nouvelle fois une excellente surprise. Entre Galleon justement (les claviers enveloppants), Magic Pie (l’alliance de la modernité et de la tradition) ou ACT (cette évidence mélodique, et l’enthousiasme qui s’en dégage), Soniq Circus impressionne par son progressif chaleureux et multicolore. Superbe entrée en matière !


SPACED OUT : "Live At The Crescendo Festival" (Enhanced CD) (67:25) 17 €


Pour ceux que la prestation en images du groupe sur le DVD du festival Crescendo a laissé sur leur faim, avec seulement trois morceaux, voici l’intégralité du concert : pas moins de onze morceaux, tous gorgés de soli, les séquences jazz fusion étant survitaminées par une inspiration parfois plus métallique, et le trio n’étant jamais pris en défaut d’interprétation. Une excellente manière de découvrir une carrière aussi courte qu’intense ! A noter que le CD contient de plus plusieurs vidéos, ainsi que divers bonus multimedia.



TRION : "Pilgrim" (76:02) 18 €


Quatre années après son premier album, le groupe hollandais revient sur le devant de la scène avec ce Pilgrim, finalement dans la droite lignée de son prédécesseur. Trion, qui doit son nom à la contraction des termes “Trio” et “Mellotron”, est certes toujours constitué de 3 musiciens, mais a par contre décidé d’élargir la palette des claviers utilisés ici. Totalement instrumental, le propos est une nouvelle fois fait de dentelles symphoniques qui évoquent clairement le Camel actuel. Pas la moindre des références, il faut en convenir. Ajoutez aux 11 compositions (de 2 à 8 minutes) de Pilgrim, deux titres bonus, dont une nouvelle version de “Franck” (23 minutes) que l’on avait découvert sur la compilation Spaghetti Epic, et vous obtiendrez un album raffiné, tout en clair-obscur, qui ravira en priorité les âmes rêveuses...


WILLIAM GRAY : "Living Fossils" (69:27) 18 €    


En provenance directe d’Argentine (William Gray est bien le nom d’un groupe et pas d’un seul musicien), voici une incontestable nouvelle sensation prog. Superbe album concept, Living Fossils ne décline pas les prévisibles suites épiques, mais une série de pièces plus courtes, aux couleurs sonores variées, avec comme fils conducteurs des prestations vocales de très haute tenue, une certaine gravité mélodique, et une musique très prenante, qui n’est pas sans évoquer l’univers du Ayreon le plus symphonique. Pour un premier album, avouez qu’il y a là de quoi être conquis !


ZIP TANG : "Luminiferous Ether" (59:54) 18 €    


Zip Tang fait indéniablement partie de ces formations qui ne sont pas à mettre entre toutes les oreilles mais qui enchanteront celles qui auront bénéficié de la curiosité de leur “propriétaire”... Ce groupe américain, originaire de Chicago, aime visiblement tout autant défricher que de creuser le sillon du progressif ‘seventies’. A la manière du Zappa le plus progressif, et globalement d’un King Crimson plus démonstratif, Zip Tang surprend et conforte tour à tour l’auditeur tout au long des 9 compositions (de 4 à 18 minutes) de Luminiferous Ether, qui délivre un prog-fusion intelligent et intelligible. A découvrir.