Avant-Propos :

 

Le temps de laisser passer la rentrée et ses inévitables petits tracas, de recenser les sorties de cette fin d'été, d'en faire le tri, de commander les heureuses élues, d'en faire la chronique et de finaliser le tout, et voici la nouvelle Sélection de Nouveautés ! Celle-ci concerne le mois de septembre, qui se termine doucement, et son successeur, histoire de vous laisser le temps d'apprécier à leur juste valeur les excellents CD présentés ici avant de découvrir l'événement de cette fin d'année : la reformation de TransAtlantic et la parution de son troisième album-studio ! Bon OK, cette parution ne doit pas occulter les autres, mais comment ne pas se réjouir de retrouver, au côté de Porcupine Tree (dont The Incident est une superbe réussite !), une réelle locomotive pour le courant progressif, capable de tirer (certes à petite vitesse, ne soyons pas fou !) derrière elle l'ensemble des formations n'ayant pas l'heur de jouir d'une telle notoriété... Si la particularité de notre genre musical est de dénombrer une multitude de groupes n'ayant que peu de visibilité médiatique et de viabilité économique, on ne doit pas pour autant se morigéner de le voir sortir de l'anonymat de temps en temps grâce à de tels événements. Ce serait le comble tout de même !!!

Bonne lecture à toutes et à tous !

Olivier Pelletant (pour Cosmos Music)


PROMOTION

SEPTEMBRE-OCTOBRE 2009

Jusqu'au 31 octobre 2009 !!!!

Dans la limite des stocks disponibles...

2 CD à 13 € pièce !!! 

PORCUPINE TREE : «The Incident» (2 CD)

KEN BAIRD : «Further Out»

 


La dernière Sélection de Nouveautés (Septembre-Octobre 2009)...

ACANTHE : " Someone Somewhere" 17 €

AGENESS : "Songs From The Liar's Liar" 17 €

AIRBAG : "Identity" 17 €

KEN BAIRD : "Further Out" 13 €

PAUL CUSICK : "Focal Point" 17 €

DARWIN'S RADIO : "Template Fo A Generation" 16 €

GARGAMEL : "Descending" 17 €

GÖSTA BERLINGS SAGA : "Detta Har Hänt" 17 €

GUILT MACHINE : "On This Perfect Day" (Ed. Limitée)

LALO HUBER : "Lost In Kali Yuga" 17 €

NEVERNESS : "The Measure Of Time" 17 €

OVERHEAD : "Live After All" (DVD) 25 €

PARZIVALS EYE : "Fragments" 17 €

PAX ROMANA : "And The Dance Begins Again" 17 €

THE PINEAPPLE THIEF : "3000 Days" (2CD) 20 €

PORCUPINE TREE : "The Incident" (2CD) 13 €

SATELLITE : "Nostalgia" (Ed. Limitée) 18 €

STREAM OF PASSION : "The Flame Within" (Ed. Limitée) 18 €

VILLEBRAD : "Ultrarapid" 17 €

THE VITAL MIGHT : "Red Planet" 17 €

THE WISHING TREE : "Ostara" 18 €

 


ACANTHE : "Someone Somewhere" (57:12) 17 €


Poursuivant ses efforts de remise à jour de tout un pan de notre patrimoine progressif national, Musea propose cette réédition d’un disque paru initialement en 1973. Le contenu de Someone Somewhere, unique album de Acanthe, a été entièrement restauré sous la houlette du leader du groupe en personne, Frédéric Leoz. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que la découverte des neuf morceaux de Someone Somewhere chantés tantôt en français, tantôt en anglais, nous replonge avec délice dans cette époque où King Crimson, Pink Floyd, Ange ou Genesis étaient des références cardinales, avec une dimension pop rendant l’ensemble tout à fait abordable. Une page d’histoire qui mérite le détour.


AGENESS : "Songs From The Liar’s Lair" (51:49) 17 €


Ageness, groupe finlandais tombé dans la marmite Genesis lorsqu’il était tout petit, passait pour éteint depuis la sortie de son précédent album en... 1998 ! Ce nouvel opus a donc de quoi surprendre, et en bien de surcroît. En effet, Songs From The Liar’s Lair, à la superbe pochette, contient sept titres de cinq à dix minutes, au sein desquels on retrouve à la fois l’esprit romantique et mélodique de Genesis, mais également des influences plus modernes, proches parfois du meilleur hard-prog, avec des soli de claviers et de guitare de toute beauté. Le retour de l’enfant prodigue !


AIRBAG : "Identity" (54:36) 17 €


Quelle divine surprise que ce premier albums de Airbag ! Issus des 2 EP que le groupe norvégien a publiés ces 3 dernières années, les 8 titres (7 minutes en moyenne) de Identity, réenregistrés en grande partie pour l’occasion, sont une merveille de progressif soyeux et envoûtant, renvoyant au meilleur Pink Floyd mais avec une touche scandinave indéniable (on pense alors aussi à Gazpacho). Aérienne et gracile, la musique de Airbag l’est indéniablement, mais possède un “feeling” incroyable (ces volutes de claviers, ces enluminures de guitare, ce chant suave à la Steven Wilson) qui lui offre un pouvoir de séduction irrésistible... Très visuel, donc à déguster en cinémascope, le progressif spatial et langoureux de Airbag devrait très vite conquérir l’ensemble de notre microcosme !


KEN BAIRD : "Further Out" (43:59) 13 €


On le sait, Ken Baird est un grand fan de Tony Banks et de Mike Oldfield, et ces influences, qui ont jalonné les 4 premiers albums de notre ami canadien, n’ont pas toujours été exploitées de la meilleure manière. La faute certainement à une trop grande sagesse formelle qui l’a conduit à sous-exploiter son formidable potentiel. Further Out, sans apparaître comme une totale remise en cause du style de son auteur (et ce serait d’ailleurs une belle erreur), traduit dès la première écoute une densification du propos qui repose bel et bien toujours sur un socle mélodique et symphonique de tout premier choix. Les 9 compositions (de 3 à 10 minutes) de Further Out offrent ainsi une solide ossature, capable d’accueillir bien plus que par le passé le formidable talent de Ken Baird, toujours secondé (entre autres) par Sue Fraser au chant et Steve Cochrane à la guitare. Un grand pas en avant a été franchi, devant permettre à Ken Baird de sortir de son relatif anonymat... C’est tout le mal qu’on lui souhaite !

   

 

PAUL CUSICK : "Focal Point" (52:41) 17 €


Inconnu au bataillon, Paul Cusick est un multi-instrumentiste anglais (guitariste à la base) qui propose ici un premier album très réussi, dans une veine tour à tour très rock et sombrement symphonique (on pense régulièrement à Porcupine Tree ou Muse), puis totalement apaisée sur certaines plages acoustiques (piano notamment). Aidé d’un batteur (ouf !), le bonhomme montre un talent certain pour créer des atmosphères prenantes, même si l’originalité de sa musique laisse encore à désirer. Les bonnes surprises sont décidément partout, et voilà encore un artiste qui mérite le détour et nos encouragements.


DARWIN'S RADIO : "Template For A Generation" (54:26) 17 €


Après l’excellente surprise que fut le mois dernier le second album de Mangrove, voici un autre “second album” qui va faire rugir de bonheur tous les amateurs de néo-progressif symphonico-seventies (pas antinomique cette association !? Pas grave...). Dans le cas de Darwin’s Radio, le mélange des genre semble même une seconde nature, au point que les 3 longues compositions (19, 11 et 13 minutes) de Template For A Generation, indéniablement plus ambitieux et intense que son devancier, apparaissent comme de délicieux labyrinthes où le groupe aime nous perdre pour mieux nous guider par la suite. Très “anglais” dans son essence, Template For A Generation surfe sur les apports et caractériellement de chacune des décennies (Genesis, Marillion et Porcupine Tree pour citer 3 formations emblématiques) qui ont bâti l’histoire du progressif... Excellent !!!


GARGAMEL : "Descending" (digipack) (47:02) 17 €


Trois ans auront été nécessaires pour découvrir le successeur du premier et prometteur opus de ce groupe norvégien. Notre patience (toute relative finalement, car bon nombre de formations ne passent jamais le cap de l’opus initial) est parfaitement récompensée en découvrant les 4 compositions (10, 14, 5 et 18 minutes) de Descending qui reprennent à leur compte toutes les caractéristiques du progressif ténébreux et solaire du meilleur Van Der Graaf Generator. Même le chant habité évoque Peter Hammill, finissant de nous convaincre d’une réelle parenté, nullement définitive cependant au regard du formidable talent de Gargamel, source d’une créativité sans bornes et d’une musique au final personnelle et captivante. Du bonheur, rien que du bonheur !!!


GOSTA BERLINGS SAGA : "Detta Har Hänt" (digipack) (53:10) 17 €


Deuxième opus pour les suédois de Gosta Berlings Saga, aidés en la circonstance par Mattias Olsson d’Änglagård à la production, et ce n’est certainement pas un hasard au regard de l’univers musical des 2 formations. Certes, Gosta Berlings Saga offre un visage plus radieux que celui de son illustre aîné, mais sa tendance à faire cohabiter séquences sombres et lumineuses l’en rapproche indéniablement par moment. Detta Har Hänt, pur produit du progressif scandinave, est une franche réussite, poussant le talent de ses auteurs dans ses derniers retranchements pour en extraire 8 magnifiques compositions (de 3 à 11 minutes) gorgées notamment de claviers en apesanteur ou fiévreux et de guitares sachant parfaitement prendre la tangente... Voici le genre d’album fourmillant d’idées, mais sachant les agencer avec précision et minutie pour permettre à ses auditeurs de se laisser guider avec délice dans les arcanes (symphonico-scandinavo-canterburyennes) de ce labyrinthe progressif en tout point remarquable ! Bravo !


GUILT MACHINE : "On This Perfect Day" (Ed. Lim. Digibook) (57:37+DVD) 30 €


Arjen Lucassen aime décidément varier les projets. Même si ce Guilt Machine n’est pas très éloigné d’Ayreon, son propos musical est plus orienté rock symphonique que métal symphonique, et sa particularité vocale est de ne faire appel qu’à un unique chanteur, le très talentueux Jasper Steverlinck. Avec Lori Linstruth à la guitare (son ex-partenaire sur le premier album de Stream Of Passion) et Chris Maitland à la batterie (premier batteur de Porcupine Tree), le niveau instrumental est encore une fois exceptionnel et l’ensemble des 6 longues compositions de l’album (10 minutes en moyenne) souffle le chaud et le froid sans faiblir. Une réussite de plus à inscrire au palmarès du géant néerlandais.


LALO HUBER : "Lost In Kali Yuga" (78:03) 17 €


Vous connaissez Lalo Huber bien sûr !?... Le claviériste du groupe argentin Nexus ! Celui-ci nous offre, en guise de premier album-solo, une galette remarquable qui n’a rien à envier aux meilleures compositions de la formation qu’il a fondée... Entre séquences de prog total (où la complémentarité entre claviers et batterie fait merveille) et passages fascinants où le moog s’élève sans fin en de somptueuses sonorités spatiales, Lost In Kali Yuga ravira donc bien sûr en premier lieu les amateurs des meilleurs opus de Wakeman et des groupes à claviers (ELP et UK en tête). Mais la profondeur et la variété des 10 présents titres (de 3 à 11 minutes) ainsi que les rares mais probantes interventions vocales devraient en faire un opus au très large potentiel de séduction. Hautement recommandé, comme disent les anglo-saxons !


 

 

NEVERNESS : "The Measure Of Time" (60:57) 17 €


Deux ans après Cuentos De Otros Mundos Posibles, leur précédente réalisation, le groupe ibérique nous revient avec une galette encore plus aboutie sous le bras. Au programme, des titres toujours largement influencés par les groupes de hard-progressif des années 70, Deep Purple en tête, mais aussi par King Crimson et le Floyd. L’ensemble est majoritairement instrumental, et le chant s’exerce désormais en anglais. Ceux qui avaient été séduits par leur précédent opus ne sauront être déçus.


OVERHEAD : "Live After All" (DVD) (185 mn) 25 €


Cette formation finlandaise, qui avait frappé un coup de maître avec son dernier opus studio, And We’re Not Here After All, livre son premier DVD, grâce aux soins du label polonais Metal Mind Productions, désormais renommé pour ses réalisations visuelles. Le concert du 17 février dernier est magistralement reproduit, avec un jeu de lumière particulièrement élaboré. Mais l’essentiel demeure le son, et là aussi, la qualité est au rendez-vous. La magie de leur musique opère à merveille, et il est extrêmement plaisant de savourer les performances des musiciens; mention spéciale au claviériste et au chanteur. Outre leurs propres compositions, ils se fendent d’une reprise du «21st Schizoid Century Man» de King Crimson. Pour les bonus, quelques titres enregistrés au Spirit Of 66 et une interview du chanteur Alex Keskitalo.

PS : l’édition limitée, comportant un CD bonus et limitée à 1000 exemplaires, est également disponible, au prix de 30 €


PARZIVALS EYE : "Fragments" (78:15) 17 €


Parzivals Eye est le projet soliste du bassiste de RPWL, Chris Postl. Enregistré par son comparse Yogi Lang, également actif aux claviers, ce disque réunit bon nombre d’invités de première catégorie : Christina Booth de Magenta, Alan Reed de Pallas, le guitariste Ian Bairnson du regretté Alan Parsons Project. Les 12 (dont une reprise de RPWL et de Graham Nash) titres (de 4 à 13 minutes) de Fragments se situent en droite ligne dans l’héritage de Genesis et de Pink Floyd, mais servi par une production très actuelle, d’où se dégage un mélodisme irrésistible et un savoir faire de génie. Un disque accessible et joyeux qui, entre joliesse symphonique, inspiration ‘seventies’ et modernité assez proche d’une certaine forme de néo-prog, se drape parfois des habits de RPWL mais en les agençant de manière très personnelle. Une franche réussite !


PAX ROMANA : "And The Dance Begins Again" (Papersleeve) (47:02) 17 €


Dans le progressif suédois, je voudrais le “cousin” rêveur et amateur de dentelles symphoniques. Vous l’avez compris, Pax Romana rompt quelque peu avec l’ambition progressive dont font preuve la plupart de ses congénères scandinaves, notamment ceux présents dans cette Sélection de Nouveautés automnale... Plus proche des premiers opus de Isildurs Bane ou de Camel, And The Dance Begins Again joue à fond la carte d’un progressif serein et nostalgique, grâce notamment à de douces envolées instrumentales et à des ambiances sucrées. Et histoire de relever cette sagesse formelle, le groupe finlandais n’a pas hésité à utiliser une palette sonore variée (violon, claviers en tout genre, sitar, saxophone, etc.) grâce à bon nombre d’invités... Rien de révolutionnaire, mais un album vraiment sympa au final...


PINEAPPLE THIEF : "3000 Days" (68:44/74:04) 20 €


Suite à son changement de label (Cyclops au profit de K-Scope) et à l’album qui a suivi (l’excellent Tightly Unwound), le groupe anglais a gagné en notoriété et se trouve donc aujourd’hui face à un public qui ne connaît guère (ou pas du tout) le reste de sa discographie. 9 ans de carrière, 6 albums et 25000 exemplaires vendus ont persuadé les dirigeants de K-Scope d’accueillir chez eux le groupe anglais. Histoire de rentabiliser au mieux cette prometteuse arrivée, les dits-dirigeants ont décidé de publier la présente compilation, contenant 20 morceaux (10 par CD) choisis avec minutie par Bruce Soord et remasterisés (voire totalement remixés pour certains) pour l’occasion... Et c’est là que l’on constate combien le progressif symphonico-psycho-pop de Pineapple Thief est excellent !


 

PORCUPINE TREE : "The Incident" (55:12/20:41) 13 €


Un nouvel album de Porcupine Tree fait toujours l’évènement au sein du monde progressif (et même au-delà), et The Incident a de quoi conforter cette situation. Certains vont penser immmédiatement que cela est dû au fait que le premier CD est une pièce unique de 55 minutes, mais en réalité ce n’est qu’un leurre : la pièce est découpée en 14 plages et il y a des coupures, donc on dira qu’il ne s’git que d’un effet d’annonce ! Non ce qui rend cet Incident plus remarquable pour les amateurs de rock progressif, c’est tout simplement son contenu musical extrêmement varié et le fait qu’il s’apprivoise sans doute moins immédiatement que ses plus proches prédécesseurs. Tous les ingrédients d’un (futur) très grand album de la bande à Wilson se pressentent donc dès les premières écoutes mais il en faudra vraisemblablement un bon nombre avant de parvenir à l’appréhender totalement. Et même si le second CD peut paraitre un brin anecdotique, cette nouvelle oeuvre est d’ores et déjà un immanquable de cette rentrée (et à ce prix-là, n’hésitez plus !).


 

SATELLITE : "Nostalgia" (Ed. Lim.) (digipack) (68:37) 18 €


Un paquet longtemps perdu entre la Pologne et la France vous a privé du dernier opus de Satellite. Les plus impatients d’entre vous se sont certainement débrouillés par leurs propres moyens, mais les autres seront ravis de découvrir Nostalgia au coeur des 4 pages de la présente Sélection de Nouveautés qui, dans le cas présent, porte donc bien mal son nom... Chantre d’un somptueux néo-progressif symphonique, Satellite conforte ici encore sa position dominante, à coup de grandes envolées instrumentales, faîtes de breaks et de séquences emphatiques lors desquelles le groupe fait preuve d’une grande maiîtrise. Nostalgia, en 7 compositions ambitieuses (8 minutes en moyenne, plus les 2 titres de cette édition limitée), navigue entre soucis mélodique, écriture soignée et solos en tout genre, pour nous concocter une musique tout à la fois moderne et hors d’une mode passagère (y compris pour ce que ce que ce terme peut représenter d’incongruité pour notre courant). Du grand art !!!


STREAM OF PASSION : "The Flame Within" (Ed. Lim.) (digipack) (59:17) 18 €


Trois ans après sa dernière apparition discographique, le groupe originellement fondé par Arjen Lucassen revient sur le devant de la scène, mené désormais avec brio par la chanteuse et violoniste Marcela Bovio. Et c’est assurément sa voix, divine, qui domine l’ensemble du disque. Le style se veut à la fois musclé et symphonique, et le soin apporté à la réalisation permet de hisser Stream Of Passion au niveau d’un Within Temptation, pas moins. L’édition limitée de l’album comprend un titre bonus, une reprise fort réussie de Radiohead.


VILLEBRAD : "Ultrarapid" (47:56) 17 €


L’avantage avec le progressif, c’est qu’il se scinde en tant de sous-genres qu’il est facile de découvrir des albums répondant à des critères musicaux inédits, du moins peu courants. Aux manettes de Villebrad, 2 frères (entourés de 2 autres musiciens) dont le rêve ultime est d’associer l’ambition du rock progressif et le côté plus immédiat et sucré de la pop. Si le premier opus (il y a 3 ans) du groupe suédois était une première tentative tout à fait décente, Ultrarapid fait un bond de géant dans la quête artistique de son auteur, devenant de fait une petite merveille de pop-progressive ondoyante. Les vents de l’inspiration mélodique (base indéniable de ce genre d’entreprise) font en effet progresser les 13 courtes compositions du présent opus (de 3 à 7 minutes) vers des territoires musicaux paradisiaques, laissant la part belle aux ambiances festives et envoutantes... Entre le Carptree le plus mélodique et (par exemple) le Echolyn de Cowboy Poems Free, et avec une identité scandivave immédiatement identifiable, Villebrad parle au coeur des fans de prog avant de s’adresser à leur cerveau. Rien d’incompatible, c’est certain !


THE VITAL MIGHT : "Red Planet" (47:56) 17 €


Trio originaire de Boston, The Vital Might balaie assez largement le spectre du rock, ne faisant du progressif qu’un élément (certes important) de sa personnalité parmi d’autres. En 11 courts morceaux (4 minutes en moyenne), Red Planet s’attache à mêler l’ambition de notre style musical préféré (notamment en terme de breaks, de contrepoints et de contre-pieds) à une immédiateté et une modernité, qui font de son auteur le proche cousin de formations comme Rush, Radiohead, The Mars Volta ou Muse. Certes pas amené à faire l’unanimité, ce premier opus de The Vital Might affiche d’entrée ses caractéristiques et s’attache constamment à les développer avec talent !


THE WISHING TREE : "Ostara" (43:14) 18 €


Treize ans après Carnival of Souls, Steve Rothery retrouve la charmante Hannah Stobart pour un deuxième album de dentelle pop ponctuée d’envolées de guitares magnifiques (plus que dans les récents Marillion). Moins folk que son prédécesseur, Ostara offre des compositions plus dynamiques, et toujours portées par la voix sucrée de la belle Hannah. Grâce au concours d’un batteur et d’un claviériste, The Wishing Tree évoque un vrai travail de groupe et pas seulement un projet solo du six cordistes de Marillion. Au final un très bel album qui enchantera les amoureux de belles mélodies et de voix féminines...