Avant-Propos :

La gestion des stocks est essentielle pour la bonne marche d’une structure comme Cosmos Music. Le constat n’est pas nouveau, mais peut-être plus fondamental encore aujourd’hui. Aussi, au regard du prix élevé du coffret Prog Exhibition, nous avons décidé de ne le proposer qu’en pre-commande, histoire d’éviter tout surstock fâcheux. Ceux qui sont intéressés par cet ambitieux objet (7CD et 4 DVD) sont donc invités à se manifester rapidement, afin que la commande globale auprès du distributeur soit effectuée fin octobre ou début novembre. Merci de votre compréhension.
Pour le reste, les vendanges progressives ont été fructueuses, et les sorties du moment montrent un état de forme assez incroyable de la part des artistes de notre mouvement, qu’ils s’agissent des pointures (Steve Hackett, Dream Theater, Opeth, Steven Wilson...), des artistes confirmés (The Tangent, Pain Of Salvation, Anathema, White Willow...) ou des petits nouveaux (Ben Craven, Cosmograf, Soup...). Aucune raison donc de regretter l’arrivée de l’automne, surtout si l’été indien que nous connaissons actuellement s’incarne également en musique...

Bonne lecture à toutes et à tous !

Olivier Pelletant (pour Cosmos Music)


PROMOTION

OCTOBRE 2011

Jusqu'au 15 Novembre 2011 !!!!

Dans la limite des stocks disponibles...

3 CD à 13 € pièce !!! 

DREAM THEATER : «A Dramaticc Turn Of Events» (CD+DVD)

DROPSHARD : «Anywhere But Home»

OPETH : «Heritage» (CD+DVD)


La nouvelle Sélection de Nouveautés (OCTOBRE 2011)...

AGENTS OF MERCY : "The Black Forest" (digipack) 17 €

ALTA VIA : "Girt Dog" 17 €

ANATHEMA : "Feeling Deeper" (digibook) 18 €

ATTO IV : "Shattered Lines" 17 €

BEN CRAVEN : "Great And Terrible Potions" (digipack) 17 €

COSMOGRAF : "When Age Has Done Its Duty" 17 €

DREAM THEATER : "A Dramatic Turn Of Events" (digipack - CD+DVD) 13 €

DROPSHARD : "Anywhere But Home" 13 €

EUREKA : "Silverware : The Best of Eureka 1997-2010" 17 €

FLAMING ROW : "Elinoire" 17 €

STEVE HACKETT : "Beyond The Shrouded Horizon" (Ed. Lim.) (2CD Mediabook) 25 €

STEVE HACKETT : "Beyond The Shrouded Horizon" 18 €

LITTLE TRAGEDIES : "Obsessed" 17 €

P.Y. MARANI : "Outline" 16 €

MILLENIUM : "Puzzles" (digipack - 2CD) 19 €

MOONWAGON : "Night Dust" (digipack) 16 €

NETHERLAND DWARF : "Moi, Moi " 17 €

OPETH : "Heritage" (digipack - CD+DVD) 13 €

PAIN OF SALVATION : "Road Salt Two" (Ed. Lim.) (digipack) 20 €

PROG EXHIBITION : "Prog Exhibition" (7 CD / 4 DVD) 95 €

RIVERSIDE : "Memories In My Head" (digipack) 13 €

DEREK SHERINIAN : "Oceana" 17 €

SONIQ CIRCUS : "Reflections In The Hourglass" 17 €

SOUP : "Children Of e.l.b." (2CD - digipack) 17 €

THE TANGENT : "COMM" (Ed. Lim.) (digipack) 20 €

STEVEN WILSON : "Grace For Drowning" (2CD) 15 €

WHITE WILLOW : "Terminal Twilight" (digipack) 17 €


AGENTS OF MERCY : "The Black Forest" (digipack) (57:01) 17 €


Et de 3 pour Roine Stolt et son acolyte Nad Sylvan, chanteur par ailleurs du groupe Unifaun !!! Les 2 artistes, entourés une nouvelle fois de Jonas Reingold (basse), Lalle Larsson (claviers) et Walle Wahlgren (batterie), sortent en effet leur troisième opus en à peine 3 ans. The Black Forest, annoncé par ses auteurs comme “plus rock que par le passé mais toujours saupoudré d’éléments symphoniques, ethniques, jazzy, médiévaux et folk”, apparaît très vite comme le plus abouti à ce jour de la formation suédoise. Le fait qu’il s’agisse d’un concept album permet peut-être en effet à Agents Of Mercy de suivre plus clairement une logique musicale, permettant aux 8 compositions (de 5 à 11 minutes)de The Black Forest de s’écouler avec cohérence et plénitude. Et au regard des solos de guitare (logique !) et de clavier, féconds et d’une formidable ampleur symphonique, il est impossible de ne pas voir dans cet album une grande réussite progressive !


ALTA VIA : "Girt Dog" (67:04) 17 €


Cette formation italienne ne cache pas ses influences (It Bites, Jadis, et IQ en tête), et on comprend aisément pourquoi à l’écoute de son premier opus. Girt Dog, oeuvre parfaitement mise en son, délivre en effet un néo-progressif efficace, accrocheur et qui ne cède jamais à la facilité. Le talent mélodique de Alta Via lui permet de faire la différence avec tous les groupes qui s’engouffrent dans ce genre en se disant que leur passion et leur bonne foi suffiront à convaincre des auditeurs. Le fait de posséder un très bon chanteur n’est pas non plus étranger à la réussite de ce Girt Dog, dont les 9 compositions (de 5 à 9 minutes) s’écoulent avec bonheur !


ANATHEMA : "Falling Deeper" (digibook) (38:58) 18 €


Après Hindsight, voici donc Falling Deeper, qui reprend la même démarche, à savoir réinterpréter d’anciennes compositions sur un mode plus acoustique. Ici, la mise à contribution d’un orchestre transforme littéralement des morceaux issus du début de la carrière d’Anathema, à une époque où la dominante stylistique était clairement métal, tendance lourde. Ambiance diaphane, mélancolique, intégrant occasionnellement une instrumentation rock et du chant féminin (la belle Anneke Van Giesbergen est de la partie !), les caractéristiques de Falling Deeper ont tout pour séduire les inconditionnels du Anathema le plus prog, et lui attirer de nouveaux amateurs


ATTO IV : "Shattered Lines" (56:37) 17 €


Deuxième album pour ce quatuor italien (6 ans après un premier opus passé plutôt inaperçu) et de sérieux progrès à l’arrivée : Atto IV propose une musique puissante et contrastée, qui pioche autant dans le métal progressif à la Dream Theater que dans le néo-prog musclé d’un Arena par exemple. Très bien chantées (en anglais), les compositions aux atours mélodiques vite séduisants laissent également une très large place à de copieuses joutes instrumentales où guitare et claviers s’en donnent à cœur joie, bien soutenus par une section rythmique très en place et qui ne tombe jamais dans la facilité. Du rock progressif / métal progressif puissant et lumineux comme on l’aime !


BEN CRAVEN : "Great And Terrible Potions" (digipack) (54:49) 17 €


Derrière cette notable pochette, œuvre de Roger Dean, se cache le premier album d’un multi-instrumentiste australien particulièrement talentueux. Malgré les apparences, ce n’est pas du côté de Yes qu’il faut chercher l’influence principale de Ben Craven, mais plutôt de celui de Pink Floyd. Le Pink Floyd de The Division Bell peut-être plus que les autres, par la modernité formelle qui se dégage des 12 compositions (de 2 à 11 minutes) de Great And Terrible Potions. La mélodie, tant vocale (Craven s’avère particulièrement doué dans ce domaine) qu’instrumentale, est au cœur des débats musicaux, aux atours néo-progressifs indéniables et avec une dimension cinématographique qui ne l’est pas moins et que l’on retrouve principalement dans les pièces instrumentales. Une grande réussite au final, pour ce premier album

   

 

COSMOGRAF : "When Age Has Done Its Duty" (62:49) 17 €


Projet du multi-instrumentiste anglais Robin Armstrong, auteur ici de son troisième album (mais le premier à sortir sur un label digne de ce nom, l’efficace F2 Records), Cosmograf n’en demeure pas moins aujourd’hui un groupe à géométrie variable, constitué de nombreux musiciens invités... Parmi ces derniers, on retrouve notamment Lee Abraham, Steve Thorne, Steve Dunn et Simon Rogers de Also Eden, Bob Dalton de It Bites et bien d’autres instrumentistes encore. When Age Has Done Its Duty délivre un rock indéniablement néo-progressif (la tonalité générale), mais néanmoins assez singulier, en ce sens qu’il laisse une large part aux ambiances ‘seventies’ et floydiennes. On peut ainsi imaginer une parenté avec Pendragon, même si Cosmograf s’avère plus porteur d’une identité symphonique. Très bel album de néo-progressif atmosphérique (tiens, une nouvelle étiquette !) soigné, comme on l’aime !


DREAM THEATER : "A Dramatic Turn Of Events" (digipack) (77:01/DVD) 13 €


Avec le départ inattendu de Mike Portnoy, remplacé par Mike Mangini, l’incertitude planait sur les capacités de cette nouvelle mouture du groupe à pallier le manque de celui qui, par bien des aspects, apparaissait comme son leader. A l’écoute de ce nouvel opus, la surprise est de taille : A Dramatic Turn Of Events est sans doute le meilleur album de Dream Theater depuis le début des années 2000 ! Les mélodies sont souvent plus percutantes, la batterie moins mise en avant, ce dont profite la basse, et si le jeu de Petrucci reste fidèle à lui-même, c’est Jordan Rudess qui s’impose comme la figure majeure du disque. Il diversifie en effet considérablement ses sonorités de claviers, s’investit davantage dans l’écriture des lignes vocales, et fait ainsi beaucoup pour le caractère progressif de l’opus. On navigue de la sorte sans ennui aucun entre morceaux rentre-dedans, longues fresques d’une dizaine de minutes toutes plus réussies les unes que les autres (mention spéciale au fantastique «Breaking All Illusions») et ballades racées. En bonus, un DVD nous permet de découvrir les auditions ayant conduit au choix de Mike Mangini, avec un défilé de sacrés pointures de la batterie !


DROPSHARD : "Anywhere But Home" (39:54) 13 €


Avant de publier son premier album, ce jeune groupe italien (fondé en 2007) a eu l’intelligence de sortir 2 démos, chose de plus en plus rare de nos jours. Cette patience permet aujourd’hui à Anywhere But Home d’apparaître comme un album parfaitement maîtrisé en terme de mélodies et de structures. Dropshard, à la manière de Riverside, aime nourrir son progressif d’envolées rugueuses et de subtiles séquences aériennes. Les italiens évoquent également Sylvan, non seulement au niveau des parties chantées, mais aussi de leur propension à offrir régulièrement des teintes néo-progressives à leur musique. Les amateurs des 2 groupes cités devraient donc très clairement trouver leur compte à l’écoute de cet album très réussi et construit autour d’une suite de 35 minutes, à laquelle a été ajouté un tire bonus de 5 minutes. Histoire certainement de permettre à Anywhere But Home d’approcher les 40 minutes...


EUREKA : "Silverware : The Best of Eureka 1997-2010" (63:31) 17 €


On a découvert Eureka, le projet du multi-instrumentiste allemand Franck Bossert, lors de la parution de son quatrième album Shackleton’s Voyage, chez InsideOut en 2009. La présente compilation, Silverware: The Best of Eureka 1997-2010, arrive donc à point nommé pour découvrir le reste de la discographie de Eureka, des titres des 3 premiers opus donc, mais aussi un morceau inédit et 3 autres qui ont été re-enregistrés pour l’occasion. Au programme, de larges extraits donc du progressif symphonico-celtique de Franck Bossert, mais aussi un livret de 20 pages aux petits oignons qui est une mine d’informations. Très bel objet.


FLAMING ROW : "Elinoire" (79:55) 17 €


A la manière de Eureka, nous voici confrontés au projet d’un musicien allemand (Martin Schnella) qui a décidé de créer un concept album avec différents musiciens (plus de 30, dont Billy Sherwood !) et chanteurs (17 !!). Impossible bien sûr de ne pas penser à Ayreon dans cette démarche artistique qui donne naissance à un Elinoire étourdissant ! Cet album développe un progressif moderne, classieux et énergique qui le rapproche assez souvent d’un prog-metal symphonique à ranger entre Ayreon (c’est confirmé !) et des groupes comme Magellan, Spock’s Beard et Shadow Gallery (Gary Wehrkamp et Brendt Allman sont d’ailleurs des acteurs très présents sur ce Flaming Row). Impressionnant !


STEVE HACKETT : "Beyond The Shrouded Horizon" (Edition Limitée - Mediabook 2CD) (57:53/28:45) 25 €


Fidèle à la ligne de conduite inaugurée avec To Watch The Storm au début des années 2000, l’ancien guitariste de Genesis nous livre un nouveau disque bariolé et riche de son exotisme, globalement bien meilleur que son précédent, Out Of A Tunnel’s Mouth. On y découvre en effet, au-delà de quelques chansons sympathiques et de quelques instrumentaux acoustiques emplis de joliesse, de splendides parties de guitare, tantôt inspirées par les brumes celtiques («Loch Lomond»), tantôt par les mirages égyptiens («Two Faces Of Cairo»), sur lesquelles soufflent l’esprit du soliste de «Firth Of Fifth». Si l’on rajoute à cela une chanson orientalisante du plus bel effet, interprétée par une vocaliste, et un final symphonique qui tutoie la douzaine de minutes, on se retrouve avec un excellent cru, à savourer sans modération.

PS : L’édition ‘normale’ (simple CD) est également disponible au prix de 18 €.


LITTLE TRAGEDIES : "Obsessed" (56:34) 17 €


Le moins que l’on puisse dire, c’est que le groupe russe, mené par le claviériste virtuose Gennady Iliyn, a un rythme de production aussi effréné que ses descentes de notes sur un clavier ! Depuis le milieu des années 2000, on compte en effet pas moins de cinq albums, dont un double, sans compter des ressorties d’enregistrements antérieurs et les participations aux projets Colossus. Obsessed est donc le nouvel opus studio de Little Tragedies, et on y retrouve toutes les caractéristiques de la musique des Russes, faite de symphonisme, de progressif volontiers emphatique et démonstratif, de musique classique et même folklorique, dans la meilleure tradition d’ELP et de tous ses épigones. Que du bonheur !


P.Y. MARANI : "Outline" (63:20) 16 €


P.Y. Marani fait partie de ces multi-instrumentistes surdoués, capables de vous trousser un album digne des plus grandes stars du monde prog. C’est bien simple, sur Outline, à la mise en son soignée, l’homme a réussi à s’attirer la collaboration, le temps d’un solo d’anthologie, de Derek Sherinian. Tout au long des sept compositions qui rendent toutes hommage à un auteur de science-fiction, on navigue en effet entre des horizons dignes de Planet X, mais également de Mike Oldfield ou de la fusion guitaristique la plus inspirée. Il faut dire que P.Y. Marani se distingue par le soin accordé à la composante mélodique de ses créations, qui se combine à la remarquable technicité des intervenants, le tout s’imposant comme un disque majeur de cette rentrée !


 

MILLENIUM : "Puzzles" (Edition Limitée - digipack) (45:07/45:32) 19 €


Dans notre microcosme, il est convenu de citer Millenium comme le groupe qui progresse d’album en album. Il n’est bien sûr pas le seul, mais reste le symbole d’une musique qui trouve ses marques au fil du temps au point de devenir l’une des plus attrayantes de notre mouvement. Soyons clair cependant. Avec Millenium, nous nous situons dans un environnement symphonique clair-obscur, qui doit beaucoup au Floyd le plus mélodieux et qui propose de nombreux solos d’une très grande sensibilité. Puzzles, double album très classieux, élargit ainsi quelque peu le champ d’investigation de son auteur au point de faire de ce dernier l’un des tous meilleurs groupes polonais actuels.


MOONWAGON : "Night Dust" (60:11) (digipack) 16 €


Ceux qui apprécient le progressif psychédélico-spatial, cher aux pays scandinaves, vont se régaler à l’écoute du premier album de Moonwagon. En guise de rampe de lancement, Night Dust bénéficie d’un duo basse/batterie remarquable, et il est ensuite aisé pour les guitares et les claviers d’élaborer des structures gorgées d’ambiances magnétiques et d’envolées lumineuses. Entre Hidria Spacefolk et Hypnos69, Moonwagon avance à découvert, mais avec foi et talent pour délivrer 7 superbes compositions (de 4 à 16 minutes). A découvrir.


 

NETHERLAND DWARF : "Moi Moi" (50:45) 17 €


Avec un titre d’album aussi singulier, Netherland Dwarf n’est pourtant pas un groupe francophone, mais le projet d’un multi-instrumentiste nippon, jusqu’alors plutôt familier de la dance et des platines de DJ. Pourtant, son premier disque fleure bon les années 70, entrecroisant la musique électronique allemande, les symphonies de Mike Oldfield, ou les groupes virtuoses centrés sur les claviers, dont ELP reste le parangon. Une découverte vivifiante.


 

OPETH : "Heritage" (digipack) (57:01/DVD) 13 €


Avec Heritage, Opeth continue son parcours sur les terres progressives, et propose une approche du métal à la fois très personnelle et ancrée dans les années 70. Une sorte de retour aux sources, qui ne présenterait que peu d’intérêt si les Suédois n’avaient pas cherché à marquer de leur empreinte mélancolique et ténébreuse des compositions variées, sauvages ou caressantes, et riches en développement instrumentaux. En abandonnant le chant guttural, Mikael Akerfeldt conduit Opeth dans un registre plus apaisé qui met parfaitement en valeur le groove tellurique ou aérien imposé par une section rythmique virevoltante et mélodique, et les soli lumineux des deux guitaristes. Heritage surprendra à coup sûr, mais ne devrait décevoir personne. Fans de la première heure ou mélomanes aventureux, n’hésitez plus : cet album est fait pour vous.


PAIN OF SALVATION : "Road Salt Two" (Edition Limitée - digipack) (58:42) 20 €


Suite de ce double album séparé en deux disques distincts, Road Salt 2 est une heureuse surprise, en ce sens que tout en restant fidèle à la thématique générale -un hommage aux années 70, jusque dans la prise de son-, il en transcende la démarche et retrouve le souffle qui animait les meilleures réalisations de Pain Of Salvation. C’est bien simple, sur bon nombre de titres, on retrouve une veine mélodique proche de celle de Remedy Lane, avec de ci de là quelques touches de folie et même des paroles en français ! On ne peut terminer sans évoquer la prestation de Daniel Gildenlöw, qui s’impose définitivement comme un des plus grands chanteurs de rock tous genres confondus...


PROG EXHIBITION : "Prog Exhibition" (9 heures) (7CD/4DVD) 95 €


Au mois de novembre 2010 a eu lieu un évènement exceptionnel en Italie : un festival de 2 jours réunissant un nombre incroyable de formations de légende du prog italien des années 70, et quelques groupes plus récents, le tout saupoudré d’invités tout aussi prestigieux. Jugez plutôt de l’affiche : PFM avec la participation de Ian Anderson (Jethro Tull), Osanna avec Gianni Leone (Il Balletto di Bronzo) et David Jackson (VDGG), Banco, The Trip, La Nuova Raccomandata con Ricevuta di Ritorno avec Thijs van Leer (Focus), une formation spéciale avec Aldo Tagliapietra (Le Orme) et David Cross (King Crimson), La Maschera di Cera, Periferia del Mundo, et les moins connus Abash et Sinestesia. Le tout a été mis en son et en images de manière professionnelle et sort aujourd’hui dans un petit coffret à la présentation un peu “cheap” mais l’essentiel est ailleurs. Forcément indispensable pour les amateurs du grand progressif symphonique italien !


 

 

RIVERSIDE : "Memories In My Head" (digipack) (32:35) 13 €


Pour patienter entre deux albums longue durée (et fêter son dixième anniversaire d’existence), Riverside sort un mini-album de 3 longs titres (10 minutes en moyenne) afin d’explorer un versant plus atmosphérique et prog symphonique que ses plus récentes productions. Le résultat est encore une fois superbement réalisé, en ménageant de longs moments contemplatifs et ses accélérations dont le groupe a le secret. Pour ceux qui ont la nostalgie du premier album des polonais, voilà un achat hautement recommandé et un mini-album loin d’être anecdotique.


DEREK SHERINIAN : "Oceana" (46:57) 17 €

Déjà 15 ans que Derek Sherinian a quitté Dream Theater et pourtant il est encore et toujours associé au groupe américain. Il serait temps à présent que ce lien prenne fin et qu'on considère ce claviériste pour ce qu'il est vraiment, un talentueux musicien auteur de plusieurs excellents albums solo, dont Oceana est peut-être le meilleur. Une nouvelle fois entouré d'invités (pas moins de 5 guitaristes présents ici, dont Tony MacAlpine et Steve Lukather !), Sherinian a visiblement décidé de recentrer son propos sur ce qu'il fait le mieux : une fusion progressive assez rock mais ornée de multiples sonorités synthétiques, constamment inspirée et superbement mise en forme. Qu'exiger de plus de... l'ancien claviériste de Dream Theater !? Désolé, je n'ai pas pu m'en empêcher...


SONIQ CIRCUS : "Reflections In The Hourglass" (60:16) 17 €


Déjà auteur d’un premier album en 2007, cette formation suédoise franchit un palier qualitatif conséquent avec ce second opus. Initialement influencé par Yes ou King Crimson, Soniq Circus muscle son propos, et propose un rock prog assez marqué par le hard le plus technique, les claviers ou le chant apportant une composante plus symphonique. La section rythmique et la guitare sont tout particulièrement à la fête, en particulier lors de séquences instrumentales échevelées.


SOUP : "Children Of e.l.b." (2CD) (digipack) (44:16/37:06) 17


On le sait, le post-rock est une incarnation moderne et très populaire du rock progressif. Si Soup, jeune groupe norvégien, participe indéniablement à cette évolution stylistique, il convient de noter qu’il occupe une place à part au sein de celle-ci. Le fait que la dimension progressive soit très présente au sein de sa musique, en terme de recherche mélodique et harmonique, fait de Children Of e.l.b. un album remarquable, proche parfois du meilleur Gazpacho. Cet opus, présenté dans un sompteux digipack et comprenant 2 CD (15 titres, de 2 à 9 minutes), devrait permettre au plus grand nombre de tenter cette expérience musicale, celle d’un progressif, certes teinté de post-rock mais qui personnifie sans contestation possible la formidable créativité actuelle de notre mouvement ! Superbe !

 


THE TANGENT : "COMM" (Edition Limitée - digipack) (68:09) 20 €


Particulièrement sujet au mouvement de personnel, The Tangent est passé du statut de projet collectif où officiaient quelques pointures de la sphère prog à celui de groupe totalement contrôlé par son leader Andy Tilleson. Down And Out In Paris And London, l’album précédent, avait déjà montré l’intérêt de cette solide prise en main. Garant d’une unité stylistique caractéristique comme d’une capacité à faire face à toutes les défections (outre le batteur Paul Burgess, il a fallu cette fois remplacer le fidèle Guy Manning présent depuis l’origine), le claviériste-compositeur continue en effet de faire preuve d’une étonnante productivité. Aussi, si le contenu de Comm, dont le concept traite de l’évolution de la communication, n’est pas de nature à bouleverser notre perception du groupe, on sera étrangement plus étonné par l’exécution technique (tant sur le plan instrumental que purement sonore) pour laquelle nous sommes pourtant déjà habitués à l’excellence. À ce titre, la performance du nouveau guitariste, le jeune prodige Luke Machin, fait incontestablement partie des nouveaux atouts


STEVEN WILSON : "Grace For Drowning" (39:20/43:15) 15 €


Comme si tous ses projets ne lui suffisaient pas, Steven Wilson continue de sortir des albums à son nom ! Après l’excellent Insurgentes en 2008, c’est cette fois un double album que le leader de Porcupine Tree nous propose pour combler nos soirées d’automne. N’y allons pas par quatre chemins, le niveau d’inspiration est placé encore un peu plus haut et toute la panoplie d’influences (sans limites ?) du maestro est représentée. Du rock/métal puissant au minimalisme acoustique, de la musique drone aux élans symphoniques, tout y passe avec une mise en place et un souci du détail confondants de classe. Et on ne vous parle pas de la qualité du son : un must absolu ! Une pierre angulaire de plus à inscrire dans la discographie de Steven Wilson.

 


WHITE WILLOW : "Terminal Twilight" (digipack) (56:48) 17 €


Sixième album du groupe norvégien du guitariste “frippien” Jacob Holm-Lupo, après un hiatus de cinq ans, Terminal Twilight célèbre, avec un brio rarement démenti, toute la palette des valeurs progressives originelles. Délestée des riffs métalliques qui sur Storm Season (surtout) et Signal To Noise avaient fini par limiter considérablement les ambitions artistiques de White Willow en faisant de lui un cousin (certes honorable) de The Gathering, la musique de Terminal Twilight renoue sans concession avec l’esprit prog, folk et gothique (dans cet ordre d’importance) qui avait fait la haute réputation du groupe dans les années 90. Le retour aux affaires de la chanteuse Sylvia Skjellestad-Erichsen et du batteur Mattias Olsson ainsi que le concours de Tim Bowness symbolisent ce retour en grâce progressive. Les claviers analogiques et les synthés vintage de Lars Fredrik Frøislie (titulaire du même poste dans Wobbler) mènent clairement la danse et les titres les plus épiques (portés par un Mattias Olsson en grande forme, à cents lieues de sa prestation fadasse sur Ex Tenebris) se parent même de quelques atours dissonants relayant admirablement la substance mélodique de l’album. Qu’on se le dise, avec Terminal Twilight , White Willow est de retour dans le cercle très select des formations progressives de tout premier plan.