Avant-Propos :

Les résultats des Prog Awards 2013 sont tombés début septembre. Même si ce genre de remise de prix est intrinsèquement injuste et vain, dans le cas qui nous intéresse, le prog, nous ne pouvons que nous réjouir d’une telle initiative au regard de l’ostracisme dont il a très longtemps été victime. Cependant (car il y a un “cependant”), en découvrant le nom des nommés et plus encore des lauréats, on se rend vite compte que nos amis du magazine anglais Prog (et les votants) ont beaucoup de mal à regarder ce qui se passe en dehors de la Grande-Bretagne. Globalement, si vous n’êtes pas issu du monde anglo-saxon et si vous n’avez pas d’entregent ou une notoriété certaine, vos chances d’être honoré par ces Awards sont des plus réduites. On a certes bien saisi que l’aspect symbolique de l’événement était le plus important au final, il reste néanmoins dommage que les résultats ne reflètent pas davantage l’universalité du courant progressif. Oui dommage, notamment quand on suit (comme nous tous) tout au long de l’année l’actualité de notre mouvement et que l’on constate que sa créativité incessante est indéniablement peu soucieuse des frontières géographiques...

Bonne lecture à toutes et à tous !

Olivier (pour Cosmos Music)


PROMOTION

Sep-Oct 2013

Dans la limite des stocks disponibles...

 

3 CD à 13 € pièce !!! 

ACTIVE HEAD : "Visions From Reality"

DYNAMO BLISS : "Day And Night"

QUARKS : "Elemental"

 


Sélection de Nouveautés (Sep-Oct 2013)...

ACTIVE HEAD : "Visions From Reality" (digipack) 13 €

ANATHEMA : "Universal" (CD+DVD) 21 €

ANATHEMA : "Universal" (DVD Blu-ray) 19 €

ANIMA MUNDI : "The Lamplighter" 17 €

ARLON : "On The Edge" 17 €

BELIEVE : "The Warmest Sun In Winter" (digipack) 18 €

BLACKFIELD : "IV" 18 €

FABRICE BONY : "Inner Lands" (digipack) 17 €

DREAM THEATER : "Dream Theater" (CD+DVD 5.1) 17 €

DYNAMO BLISS : "Day And Night" 13 €

FLAMBOROUGH HEAD : "Lost In Time" 17 €

FROMUZ : "Sodom & Gomorrah" 17 €

GRAN TORINO : "Fate Of A Thousand Worlds" 17 €

HAKEN : "The Mountain" 18 €

INGRANAGGI DELLA VALLE : "In Hoc Signo" 17 €

MAELSTROM : "Maelstrom" (1973) 17 €

MAGENTA : "The Twenty Seven Club" (CD + DVD) 21 €

MONGOL : "Doppler 444" (1997) 17 €

NEMO : "Le Ver Dans Le Fruit" (digipack 2 CD) 23 €

PBII : "1000 Wishes" 18 €

QUARKS : "Elemental" 13 €

RED SAND : "Cinema Du Vieux Cartier" (digipack) 17 €

SOMA WHITE : "Soma White" (digipack) 18 €

TRIBUTE TO PINK FLOYD : "More Animals At The Gates Of Reason" (2 CD) (papersleeve) 29 €

IL TEMPIO DELLE CLESSIDRE : "alieNatura" 17 €

THOUGHT CHAMBER : "Psykerion" 18 €

TRION : "Funfair Fantasy" 17 €

TUMBLETOWN : "Done With The Coldness" 18 €

LA TULIPE NOIRE : "Matricide" 17 €

VIOLENT SILENCE : "A Broken Truve" 17 €

 


ACTIVE HEAD : "Visions From Reality" (digipack) (50:08) (digipack) 13 €


Active Head est une formation singulière. Son leader, Umberto Pagnini, bien que compositeur et auteur de ce premier album, en a en effet délaissé la mise en forme et contacté bon nombre d’amis musiciens (Lorenzo Poli notamment) et chanteurs (dont Per Fredrik Pellek Åsly que l’on avait rencontré sur le projet The Anabasis, ou Mark Colton que les amateurs de Credo connaissent bien) pour le faire à sa place. Disons le tout de suite, les 15 courtes compositions (de 2 à 6 minutes) développent un progressif avant tout acoustique et chanté, qui se bonifie très clairement au fil de son déroulement. Après un démarrage un peu poussif, Visions From Reality démontre en effet tout son potentiel, fait d’ambiances romantiques et folk qui se rapprochent de celles développées en leur temps par une formation comme Aton’s. Active Head s’avère ainsi une douce et agréable récréation entre deux albums plus typiquement progressifs.


ANATHEMA : "Universal" (79:23+DVD) 21 €

ANATHEMA : "Universal" (167 mn) (DVD Blu-ray) 19 €


Voilà une sortie d’envergure, pour un groupe passé d’un métal âpre à un progressif atmosphérique, et désormais considéré comme majeur. Universal propose en effet, sous la forme d’un superbe coffret, le témoignage d’un concert exceptionnel d’Anathema en septembre 2012, dans le cadre d’un ancien théâtre romain de Bulgarie. Le groupe jouait ce soir-là en compagnie d’un orchestre philharmonique au grand complet. Un DVD et un CD permettent de profiter d’un spectacle d’une qualité éclatante et d’une intensité saisissante, aussi bien visuellement que musicalement. Pas moins de seize titres sont au programme de cet enregistrement live tout simplement remarquable.

PS : La version DVD blu-ray de Universal (167 minutes) est également disponible au prix de 19 €...


ANIMA MUNDI : "The Lamplighter" (53:04) 17 €


Ayant connu un changement de chanteur, le groupe cubain a su rebondir avec brio, proposant un nouvel opus qui est sans aucun doute leur meilleur à ce jour, le plus subtil et délicat en tout cas. Composé de deux longues suites et d’un final, The Lamplighter célèbre un rock progressif symphonique d’une grande générosité, à la croisée de Yes, Genesis et Unitopia, mais qui sait se faire parfois plus sombre. La prestation du nouveau chanteur est d’ailleurs plus grave, mais il porte avec conviction la puissance mélodique du disque. The Lamplighter conclut ainsi de bien belle manière la trilogie entamée avec Jagannath Orbit et poursuivie par l’acclamé The Way.

PS : La réédition de Septentrion (avec une nouvelle pochette) du premier album du groupe (2002), ainsi que le DVD Live In Europe (enregistré en 2011 aux Pays-Bas), sont également disponibles, respectivement au prix de 17 € et 20 €, mais en très petite quantité...


ARLON : "On The Edge" (57:47) 17 €


La Pologne peut, sans trop faire sourire, être considéré comme l’autre pays du néo-progressif. Si le Royaume-Uni demeure la terre d’élection de ce style musical, la patrie de Copernic le talonne assurément aujourd’hui. Pour preuve, ce premier album de Arlon, formation née en 2009, qui révèle un propos mur et enthousiasmant. Porté par une superbe pochette, On The Edge se situe globalement entre la noirceur atmosphérique de Riverside et la mélodicité plus festive de Moonrise. Avouez qu’il y a mariage plus déplaisant ! Très belle surprise donc, à l’image de Soma White, autre formation polonaise à découvrir plus loin dans cette Sélection.


BELIEVE : "The Warmest Sun In Winter" (digipack) (49:55) 18 €


Avec un peu de retard, voici quelques mots sur le cinquième album de Believe. The Warmest Sun In Winter, sorti au printemps dernier, ne méritait pas de rester plus longtemps dans l’ombre, car ses 7 compositions (de 2 à 16 minutes) éclairent une nouvelle fois le formidable talent de ses auteurs pour porter vers les cieux son progressif atmosphérique. Believe, mené principalement par la guitare de Mirek Gil, possède des atouts indéniables, notamment cette capacité à engendrer des superbes atmosphères aériennes que le chant (masculin) de Karol Wróblewski ou les interventions de claviers et de violons finissent de rendre pleinement probantes. Une pleine réussite !


BLACKIELD : "IV" (31:29) 18 €


Inépuisable Steven Wilson ! Après un inoubliable The Raven That Refused To Sing en début d’année, voici donc que sort le quatrième opus du duo qu’il avait formé avec Aviv Geffen. Disons le tout de suite, IV est avant tout le “bébé” du chanteur israélien, Wilson ayant surtout prêté son concours pour la finalisation de l’album. Les onze présents morceaux privilégient toujours une pop classieuse, avec des arrangements soignés, d’un symphonisme appuyé, jusqu’à de légères nappes de mellotron. Quelques invités sont également de la partie au chant, dont le plus célèbre est sans nul doute Vincent Cavanagh d’Anathema. L’occasion de faire profiter le plus grand nombre du talent mélodique de Blackfield, même si IV marque une pause indéniable dans la créativité galopante du duo.


FABRICE BONY : "Inner Lands" (digipack) (60:57) 17 €


Auteur d’un premier opus il y a 5 ans, que peu d’entre nous ont eu la chance d’écouter malgré sa grande qualité, Fabrice Bony lui donne aujourd”hui une suite tout aussi jouissive. Comme son titre l’indique, Inner Lands explore la psyché du jeune (enfin, 42 ans quand même !!) multi-instrumentiste français. Bony propose en effet une musique progressive instrumentale, à dominante symphonique et atmosphérique, qui ne se laisse cependant jamais enfermer dans une quelconque restriction stylistique. En ce sens, Inner Lands apparaît comme une oeuvre d’une grande profondeur thématique qui évoque la créativité débridée d’un Mike Oldfield. Flatteuse comparaison certes, mais dont Fabrice Bony s’acquitte avec une rare maestria. A l’écoute de Inner Lands, on pourra entendre quelques allusions à d’autres formations comme Pulsar, Eloy, Pink Floyd et autres Ozric Tentacles, mais le résultat s’avère malgré tout très personnel. Superbe découverte !


DREAM THEATER : "Dream Theater" (66:07+DVD 5.1) () 17 €


Second album pour le groupe marqueur du hard-prog sans son charismatique fondateur Mike Portnoy, ce nouvel opus, qui s’intitule simplement Dream Theater, est encore meilleur que A Dramatic Turn Of Events. Il faut dire que les musiciens y mobilisent toute l’étendue de leur savoir-faire, en une synthèse de leurs multiples genres de prédilection. On y trouve ainsi, tout au long des neuf nouvelles compositions, de l’instrumental symphonique et emphatique, du métal puissant et racé, des mélodies à la fois accessibles et élaborées, sans oublier des passes d’armes d’anthologie. Le point culminant du disque est une ambitieuse suite, «Illumination Theory», qui enfonce encore un peu le clou d’un album qui s’imposera probablement comme un des meilleurs de la discographie de Dream Theater. Un peu comme si Falling Into Infinity s’était mélangé à Scenes From A Memory.

PS : Attention, "Dream Theater" ne sera disponible que fin septembre-début octobre...


DYNAMO BLISS : "Day And Night" (43:17) 13 €


A la manière d’Alan Parsons Project, Dynamo Bliss est un groupe (suédois) qui oeuvre à la périphérie du progressif, mais qui y fait des incursions de plus en plus fréquentes au fil de sa discographie grandissante. Day And Night est une oeuvre constamment lumineuse, au point que les lunettes de soleil devraient être fournis avec le CD. Au delà de cette boutade, force est de constater que la musique découverte ici est positive, donnant un entrain certain à ses auditeurs, y compris quand les 11 compositions (de 1 à 10 minutes), présentées sous un vernis formel des plus classieux, prennent des atours plus complexes ou avant-gardistes. Pas de grand écart formel à l’arrivée, tant le groupe suédois maîtrise son art et ne cherche pas être autre chose que ce qu’il est intimement. A découvrir.


FLAMBOROUGH HEAD : "Lost In Time" (60:34) 17 €


Marrant et surprenant. Les 2 groupes menés par Edo Spanninga, Flamborouh Head donc et Trion (cf. plus loin), restés silencieux plusieurs années, publient coup sur coup leurs nouveaux albums respectifs. Sans déflorer la mini-chronique relative à Trion, disons sans détour que Lost In Time est, dans son genre, une petite merveille. Une petite merveille constituée de 6 compositions (12, 12, 9, 11, 6 et 10 minutes), qui va ravir tous les amateurs de Renaissance et de Camel, déçus par le dernier opus du premier et frustré par le silence du second (même si celui-ci devrait être rompu en 2014). Flamborough Head oeuvre, bon gré mal gré, à la frontière stylistique de ces 2 groupes (chant féminin, flûte et solo de guitare ne sont pas étrangers à cette mise en relation), avec peut-être une dimension néo-progressive plus marquée. Quoi qu’il en soit, Lost In Time semble, effet positif (et parfois trompeur) de la nouveauté ou pas, appartenir à la catégorie des tous meilleurs albums de néo-symphoniques. En tout cas, si ce n’est pas le meilleur album de ses auteurs, ça y ressemble fortement.


 

 

FROMUZ : "Sodom & Gomorrah" (52:31) 17 €


Fromuz poursuit sa carrière avec, un talent certain certes, mais surtout une volonté de ne jamais publier deux fois de suite le même album. Dans le cas de Sodom & Gomorrah, oeuvre à la génèse originale, il faut dire qu’il s’agit avant tout de l’adaptation d’un “spectacle théâtral”, pour lequel le multi-instrumentalist Albert Khalmurzaev avait composé la bande sonore il y a une dizaine d’années. Restées donc assez longtemps dans les cartons du groupe même si elles avaient été jouées parfois en live, les 14 présentes compositions (de 2 à 7 minutes) n’ont donc été remises au goût du jour que très récemment. Bonne idée de la part du groupe, car Sodom & Gomorrah, globalement instrumental, éclaire une facette plus symphonique, “illustrative” pourrait-on dire, qui sied parfaitement à la personnalité ambitieuse et versatile de ses auteurs. Pour le reste, Fromuz n’oublie pas d’apposer sa touche si typique (un peu de fusion, un peu d’avant-gardisme, beaucoup de savoir-faire !) à la musique découverte ici, pour un résultat qui confirme tout le bien que l’on pense de ce groupe éxotique...


GRAN TORINO : "Fate Of A Thousand Worlds" (54:53) 17 €


Fate Of A Thousand Worlds est le second album de cette formation transalpine, adepte d’un progressif instrumental de haute volée. Les dix nouveaux morceaux proposés déploient à nouveau une grande maîtrise technique, avec des moments dignes du meilleur prog hard-syphonique, mais mise au service de thèmes mélodiques encore plus élaborés, emplis d’émotion et de sensibilité (splendides parties de claviers). Moins strict qu’un Planet X, plus fiévreux qu’un Willowglass, Gran Torino franchit ici une marche d’importance vers une large reconnaissance. En tout cas, c’est tout le mal qu’on lui souhaite...


HAKEN : "The Mountain" (62:05) 18 €


Deux ans après un Visions irréprochable bien que moins surprenant qu’Aquarius, le premier album de ce groupe britannique extrêmement professionnel, voici donc leur troisième opus, The Mountain. Et d’ascension, il est plus que jamais question tout au long des neuf compositions de ce disque. La puissance et la vélocité de leur hard-prog est toujours bien là, mais rehaussées de mélodies plus abouties et diversifiées, incorporant également des influences plus larges (musique orientale, bouzouki, chœurs symphoniques, solo de claviers planants, etc...). Une des sorties incontournables de cette rentrée !


INGRANAGGI DELLA VALLE : "In Hoc Signo" (60:34) 17 €


L’Italie connaît actuellement une incroyable fécondité, à l’image de celle rencontrée durant la première moitié des années 70. A l’instar de cette période bénie, toutes les formes de progressif y trouvent une place et un terrain d’expression, sans conformisme aucun. Moins ouvertement symphonique que celles de certains ténors transalpins actuels, la musique de Ingranaggi Della Valle a clairement décidé d’inoculer du jazz rock (violon à la Ponty, guitare à la Holdsworth) dans son progressif, le rendant certes plus ambitieux et complexe que la moyenne, mais tout en lui pemettant de rester accessible. In Hoc Signo existe ainsi pleinement grâce à cet équilibre, trouvé une nouvelle fois du fait d’un incroyable savoir-faire mélodique.


MAELSTROM : "Maelstrom" (1973) (49:39) 17 €


Maelstrom est un groupe américain qui a sorti en 1973 (avant Lift, Cathedral, Mirthrandir et consorts donc) un album prog influencé par Genesis, VdGG, Gentle Giant, Caravan, Procol Harum... Cette succession d’influences (ou plus exactement de repères stylistiques) ne manquera pas de vous faire comprendre que le résultat s’avère parfois un peu décousu. Cependant, les excellents moments ne manquent pas, et raviront les amateurs de ce progressif ‘seventies’ dénué de complexes et symbole d’une époque bien éloignée (car bien plus déconnectée artistiquement du réel) de celle que nous connaissons aujourd’hui...


MAGENTA : "The Twenty Seven Club" (54:12 + DVD) 21 €


Nul ne sait si son précédent opus (Chameleon) fut un échec commercial, mais la découverte de son successeur et l’accroche promotionnelle qui y a été associée (en gros, le retour à une veine totalement progressive) prouve que Magenta a en effet décidé de faire un retour en source ne souffrant d’aucune contestation et retenue. The Twenty Seven Club, évoquant le fameux “club” des musiciens morts à l’âge de 27 ans, affiche d’entrée son ambition. Formellement tout d’abord, grâce à la longeur de ses 6 compositions (12, 11, 8, 11, 7 et 15 minutes) certes, mais aussi à une mise en son assez exceptionnelle. Au niveau du fond ensuite, tant l’ambition de l’écriture et l’évidence mélodique se marrient pour le meilleur et pour le... meilleur. Impossible de résister au chant suave de Christina Booth (qui donne un sacré coup de vieux à Annie Haslam si l’on se réfère à Grandine Il Vento) et aux envolées instrumentales des deux talentueux solistes que sont Rob Reed et Chris Fry. A ne pas rater, il va sans dire !!


 

MASCHINE : "Rubidium" (70:20) (digipack) 19 €


Maschine est un des nouveaux poulains d’InsideOut, qui sort avec Rubidium son tout premier disque. Le groupe de cinq musiciens est surtout constitué, outre d’un batteur, d’un guitariste et d’un claviériste, de Daniel Mash, ancien bassiste de The Tangent, et de Luke Machin, guitariste et chanteur. Les sept compositions (avec deux titres bonus en prime) sont généralement assez étendues, tournant facilement autour des huit minutes, et le propos, assez peu musclé au final, se bonifie clairement, au fil des écoutes certes mais aussi au cours de son déroulement. Le travail sur les voix, en particulier, avec l’apport de la claviériste Georgia Lewis, et les mélodies fines rapprochent Maschine du meilleur Pain Of Salvation : une bien belle révélation.


MONGOL : "Doppler 444" (79:01) (1997) 17 €


Mongol est une formation japonaise dont le premier album, paru en 1997, est réédité, pour notre plus grand plaisir. Ses six morceaux studio (enrichis de trois interprétations live inédites pour une demi-heure de musique supplémentaire) s’inscrivent dans le sillage de la Zeuhl, mais interprétée de manière assez libre. Le propos entièrement instrumental emprunte en effet aussi bien au jazz-rock qu’à la fusion telle que la pratiquent Planet X ou Derek Sherinian. Mais on retrouve bien certains marqueurs typiques de la musique de Magma, basse tellurique, thèmes répétitifs et obsédants, avec des claviers aux sonorités plus étendues. Un disque bourré de vigueur et d’inventivité.


NEMO : "Le Ver Dans Le Fruit" (digipack 2 CD) (48:16/44:33) 23 €


Désormais signé par un label allemand, le groupe mené par Jean-Pierre Louveton confirme tous les progrès constatés au fil de ses premiers disques, qui ont fait de lui un des chefs de file du progressif à la française. Le Ver Dans Le Fruit est un double album aux douze compositions ambitieuses, dont la plupart gravitent autour des sept-huit minutes, avec un point culminant à dix-sept minutes pour la suite finale. La dominante demeure toujours ancrée dans un hard-rock symphonique, mais le travail sur les arrangements et les mélodies force plus que jamais le respect, sans oublier des passages instrumentaux d’une grande intensité. L’album le plus ambitieux de Nemo à ce jour, sinon le meilleur...


PBII : "1000 Wishes" (75:02) 18 €


Avec ce second album, qui succède au remarqué Plastic Soup, la formation néerlandaise veut assurément marquer un grand coup. 1000 Wishes est en effet un album concept, qui raconte l’histoire de la lutte d’un enfant contre la leucémie qui le ronge, pour lequel les musiciens se sont adjoint les services d’un orchestre symphonique plutôt juvénile et d’une soprano. Le résultat est une musique très orchestrale, au sein de laquelle le groupe rock parvient très aisément à trouver sa place, avec de véritables moments d’apesanteur mélodique; Steve Hackett en personne vient poser un de ses légendaires solos sur le disque. Un beau voyage en perspective.


QUARKS : "Elemental" (61:29) 13 €


Claudio Momberg, leader-claviériste des groupes chiliens Seti et Taurus et qui est l’un des collaborateurs actuels de Clive Nolan (pour son album Alchemy notamment), se retrouve aujourd’hui à la tête d’un autre projet, Quarks, qu’il mène avec l’aide de 2 autres musiciens. Elemental, constitué de 6 compositions (de 6 à 14 minutes), est le fruit de ce que Momberg appelle de l’“Instant Music” et qui nous éclaire sur son contenu. Entre new-age et musique électronique, les paysages sonores rencontrés ne manqueront pas de vous faire penser à Klaus Schulze, Jean-Michel Jarre ou Tangerine Dream. Elemental, plus qu’un album à part entière, est une délicieuse expérience à vivre intimement et dont on ne ressort pas indemne...


RED SAND : "Cinema Du Vieux Cartier" (digipack) (49:24) 17 €


On ne présente plus Red Sand, quintette québécois adepte d’un rock progressif fortement teinté de néo, efficace à défaut de révolutionner le genre. Leur nouveau disque, dédié à la magie du cinéma, retient pourtant l’attention à plus d’un titre. D’abord parce que parmi ses cinq morceaux, on trouve «The Queen», une suite de vingt-deux minutes qui s’impose comme leur composition la plus aboutie. Ensuite du fait de la maîtrise plus assurée que jamais des musiciens, faisant beaucoup dans l’affirmation d’une personnalité propre. Le résultat d’un travail acharné et d’une passion sans faille.


SOMA WHITE : "Soma White" (digipack) (69:26) 18 €


Dans la catégorie des nouveaux groupes polonais, Arlon a fait une entrée remarquée sur la scène néo-progressive. Soma White n’est pas en reste, même si le style honoré ici se rapproche davantage de celui de Hipgnosis, mais avec une dimension éthérée plus affirmée. Ce premier album, serti dans un des digipacks les plus originaux et classieux vus ces derniers mois, développe un probant progressif atmosphérique, portée par un chant féminin (tout aussi aérien) et des ambiances réellement jouissives, que l’on pourra rapprocher, au gré des 9 compositions (de 4 à 13 minutes), de certains groupes comme Anathema (dernière période), Riverside ou Lebowski... Un parait équilibre se dégage de ce premier opus, qui s’avère au final beaucoup plus qu’une simple carte de visite...


TRIBUTE TO PINK FLOYD : "More Animals At The Gates Of Reason" (Papersleeve 2CD) (76:19/78:28) 29 €


Jusqu’à présent, Pink Floyd avait fait l’objet de tribute via la réinterpretation d’albums entiers, Dark Side Of The Moon et The Wall. La sortie de ce double album est donc d’importance. Pas moins de vingt-huit morceaux y figurent, couvrant l’intégralité de la carrière du groupe, de ses débuts avec Syd Barrett à son tout dernier album studio, The Division Bell. Si les artistes présents pour la circonstance sont majoritairement italiens mais minoritairement connus (Fabio Zuffanti et The Samurai Of Prog font partie des rares exceptions), le résultat vaut incontestablement le détour pour sa variété et son inspiration.


IL TEMPIO DELLE CLESSIDRE : "alieNatura" (55:32) 17 €


Si vous lisez cette Sélection, il y a fort à parier que vous êtes au courant de l’entrée remarquée faite par ce groupe italien sur la scène progressive il y a 3 ans à l’occasion de la parution de son premier et éponyme opus. On y découvrait un superbe progressif italien typique des années 70, mené notamment par les claviers élégants de Elisa Montaldo et le chant de Stefano “Lupo” Galifi (celui du fameux Zarathustra de Museo Rosenbach !!). Si la première est bien sûr toujours présente, plus que jamais d’ailleurs, le second est aujourd’hui remplacé par Francesco Ciapica qui ne perd finalement qu’en notoriété par rapport à son célèbre devancier, car pour le reste, les capacités vocales, il n’a vraiment rien à lui envier. En 7 compositions (4, 8, 9, 8, 9, 2 et 15 minutes), Il Tempio Delle Clessidre nous convainc une nouvelle fois (en était-il besoin ?!) de la chance que nous avons d’être au courant qu’une telle musique existe et de pouvoir en jouir de la sorte. Inutile d’en dire plus, je pense, vos oreilles brûlent déjà d’impatience de découvrir ce alieNatura, finalement sans surprise tant il atteint le niveau qu’on savait qu’il atteindrait !!!


THOUGHT CHAMBER : "Psykerion" (64:09) 18 €


Si Thought Chamber, avec son premier album, Angular Perceptions en 2007, n’avait pas réussi à marquer les esprits dans le monde encombré du hard-prog, il n’en sera assurément pas de même pour son successeur. D’abord parce que depuis qu’il est devenu le chanteur de Spock’s Beard, Ted Leonard bénéficie d’une plus grande visibilité. Mais surtout en raison des qualités intrinsèques de Psykerion. Ce concept de science-fiction, décliné en seize morceaux aux durées très variées, fait en effet preuve d’une énergie impressionnante, un hard-prog débordant de claviers chaleureux, d’une remarquable richesse et aux thèmes mélodiques prenants. Une bien belle réussite !


TRION : "Funfair Fantasy" (53:47) 17 €


Trio formé par Edo Spanninga aux claviers, Eddie Mulder aux guitares et Menno Boomsma à la batterie, Trion est une formation néerlandaise déjà forte de deux albums, qui puise aux meilleures sources du rock progressif classique. Les dix morceaux de Funfair Fantasy déploient une musique totalement instrumentale habitée par les claviers, la guitare et la flûte, symphonique en diable, qui évoque à la fois les premiers albums de Genesis ou le Camel de The Snowgoose. Une plongée dans le passé d’une actualité brûlante, et le parfait complément à son alter-ego Flamborough Head, l’autre groupe de Edo Spanninga...


TUMBLETOWN : "Done With The Coldness" (53:18) 18 €


TumbleTown est le nom choisi par deux artistes néerlandais pour élaborer leur propre musique. Les guitaristes Han Uil et Aldo Adema font tous les deux partie de Seven Day Hunt, et le second a en outre été producteur pour Silhouette, les deux groupes étant des références du néo-prog des Pays-Bas. On navigue ici entre un hard-rock progressif solide, à la Uriah Heep ou Deep Purple, et un progressif symphonique où la guitare éclate en mille fusées. Un disque, certes à l’ambition mesurée, mais riche, prenant et efficace...


LA TULIPE NOIRE : "Matricide" (59:19) 17 €


La Tulipe Noire
est désormais un groupe qui a fait son nid dans le paysage progressif contemporain. Les musiciens grecs qui le composent ont en effet derrière eux pas moins de cinq disques, mais avec ce nouvel opus, les chances sont grandes de les voir grandir en considération, et d’être reconnus parmi les noms qui comptent. Il faut dire que Matricide est un concept album ambitieux, mariant propos de science-fiction sur la destruction de notre planète par l’humanité industrielle et mythologie antique. Musicalement, on a affaire à un progressif symphonique aux teintes subtilement électro, épique et ambitieux, transcendant la seule étiquette de néo-progressif habituellement accolée à La Tulipe Noire.


VIOLENT SILENCE : "A Broken Truce" (47:12) 17 €


On croyait Violent Silence dissous, et il l’était jusqu’à ce que le claviériste Hannes Ljunghall (l’un de ses fondateurs) se lance dans un nouveau projet sous le nom de Hidden Land et accepte la proposition de son vieil ami (le batteur Johan Hedman) de redonner vie à leur ancien groupe. Constitué de nouvelles compositions et de morceaux datant de 2008 qui n’avaient eu l’heur d’être terminés avant le split initial, A Broken Truce est donc devenu au début de l’été le troisième opus de nos amis suédois, porté par un nouveau chanteur et une joie de jouer qui ne se démend jamais. En 4 longues pièces (11, 10, 15 et 10 minutes), Violent Silence illustre un joyeux néo-progressif synthétique, dominé par des claviers multiformes et globalement aériens. Retour réussi !