Avant-Propos :

A la manière de ce que nous avions proposé au printemps dernier pour The Road Of Bones d’IQ (notre meilleure vente 2014 pour l’heure, soit dit en passant), il est possible (voire recommandé) de réserver votre exemplaire du prochain album de Pendragon, Men Who Climb Mountains, qui sortira début octobre et qui sera présenté dans notre prochaine Sélection de Nouveautés. Si vous êtes intéressé par cet album, merci donc de nous en faire part dès que possible... Et comme je viens d’évoquer IQ et Pendragon, l’occasion m’est donnée de parler également de Marillion et plus particulièrement de Steve Rothery. Son “band” qui, en à peine un mois, aura publié deux albums (dont les contenus se chevauchent bizarrement assez allègrement - cf. par ailleurs), s’avère clairement plus qu’une parenthèse pour le guitariste anglais, notamment quand on découvre le superbe The Ghosts Of Pripyat. Notez d’ailleurs que cet album, ainsi que ceux de Flying Colors, Enchant et Pineapple Thief ne seront disponibles qu’à partir du 29 septembre, date de leur sortie “officielle” en France.

Bonne lecture à toutes et à tous !

Olivier (pour Cosmos Music)


PROMOTION

Septembre-Octobre 2014

Dans la limite des stocks disponibles...

 

3 CD à 13 € pièce !!! 

BRIEG GUERVENO : "Ar Bed Kloz"

MARGIN : "Psychedelic TeaTime"

STRATMANN : "The Lie Of The Beholder"

 


Sélection de Nouveautés (Sep-Oct 2014)...

ACCORDO DEI CONTRARI : "AdC" (digipack) 17 €

AMOEBA SPLIT : "Dance Of The Goodbyes" (digipack) 19 €

AMPLIFIER : "Mystoria" 18 €

CALLE SANTIAGO : "Ad Hominem" 18 €

ELLIPS : "Sight" 17 €

ENCHANT : "The Great Divide" 18 €

FLOOD OF RED : "Throw" (digipack) 18 €

FLYING COLORS : "Second Nature" (digipack) 18 €

THE GIFT : "Land Of Shadow " 17 €

BRIEG GUERVENO : "Ar Bed Kloz" (digipack) 13 €

INTROITUS : "Anima" (digipack) 17 €

KAUKASUS : "I" (digipack) 18 €

THE LOST GENERATION : "The Lost Generator" (digipack) 19 €

MAJESTIC : "Epsilon 1" (digipack) 17 €

MAJESTIC : "Epsilon 2" (digipack) 17 €

MARGIN : "Psychedelic Teatime" 13 €

MAYBESHEWILL : "Fair Youth" (digipack) 18 €

NEAL MORSE : "Songs From November" 18 €

PINEAPPLE THIEF : "Magnolia" 18 €

PYMLICO : "Guiding Light" 17 €

STEVE ROTHERY BAND : "Live In Rome" (2CD+DVD) 30 €

STEVE ROTHERY BAND : "The Ghosts Of Pripyat" 18 €

RØSENKREÜTZ : "Back To The Stards" 17 €

A SECRET RIVER: "Colours Of Solitude" (digipack) 17 €

SEVEN IMPALE : "City Of The Sun" 17 €

SLEEPMAKESWAVES : "Love Of Cartography" (digipack) 17 €

STRATTMAN : "The Lie Of The Beholder" 13 €

THREE WINTERS : "Chroma" (digipack) 17 €

WHITE WILLOW : "Ex Tenebris" (digipack) 17 €

WHITE WILLOW : "Sacrament" (digipack) 17 €

 


ACCORDO DEI CONTRARI : "AdC" (digipack) (37:44) 17 €


Accordo Dei Contrari est une formation italienne déjà bien installée dans le paysage progressif transalpin. Formée au début des années 2000, elle nous livre son troisième opus studio éponyme, le premier à être publié chez Altock, label italien exigeant et inspiré s’il en est. Ici, pas de prog symphonique dont les Italiens sont devenus des pourvoyeurs inspirés, mais un jazz-prog ‘crimsonnien’ de haute volée, riche en soli denses et en breaks surprenants, qui parvient avec aisance à varier les atmosphères, laissant une large place à l’acoustique. Le groupe enrichit également son propos par des influences dissonantes ou classisantes, intégrant des cordes à sa mixture corsée. AdC s’adresse donc en priorité (mais pas seulement) à tous les férus d’un progressif exigeant et techniquement impressionnant, et impose ses 6 compositions (9, 5, 6, 6, 8 et 3 minutes) instrumentales avec une indéniable maestria.


AMOEBA SPLIT : "Dance Of The Goodbyes" (digipack) (61:14) 19 €


Amoeba Split est un groupe espagnol au nom déjà singulier (la scission de l’amibe), et dont la musique ne manquera pas de surprendre. Difficile, en effet, de repérer une influence majeure, tant les musiciens semblent s’amuser à brouiller les pistes. Disons que s’y entremêlent une bonne dose de jazz-rock et du progressif symphonique directement issu des années 70 (la flûte dispose d’une place importante), tout cela distillé d’une façon toute personnelle et presqu’entièrement instrumentale. On pourrait rapprocher Amoeba Split de Karfagen, à condition de leur accorder une plus grande amplitude dans leur foultitude d’influences musicales. Une chose est sûre : l’écoute de Dance Of The Goodbyes (sorti initialement et en toute confidentialité en 2010, mais réédité bien plus largement cette année) est un véritable régal, tout particulièrement pour les amateurs de l’école de Canterbury.


AMPLIFIER : "Mystoria" (45:23) 18 €


Amplifier frappe fort avec ce nouveau disque, cinquième véritable d’un groupe profondément renouvelé ces dernières années. Le maître mot de Mystoria, c’est diversité. Suivant les morceaux, on navigue en effet entre rock psyché, proto prog, hard-rock à l’ancienne ou quasi punk, le tout rayonnant d’une énergie de tous les instants, nettement plus vigoureuse que les productions passées. On a peine à imaginer que le résultat n’est l’œuvre que de quatre musiciens ! Les mélodies vocales sont également particulièrement travaillées, et bien que dans un registre un peu différent, Amplifier prouve avec ce disque qu’il est de la trempe d’un Rush. Rien de moins !


CALLE SANTIAGO : "Ad Hominem" (63:48) 18 €


Au rayon dépaysement, nous vous proposons ce mois-ci le Venezuela, avec un jeune groupe originaire de Caracas. De ce pays agité par un processus révolutionnaire depuis plus de quinze ans, la musique qui en émane est un néo-prog aux contrastes prononcés. On y retrouve les marqueurs caractéristiques du genre, mais enrichis d’un certain nombre de traits plus personnels : le chant en espagnol, l’importance de la guitare acoustique, et des claviers très présents aux sonorités chaudes voire capiteuses. Autant d’éléments qui permettent à Calle Santiago de proposer une dizaine de compositions qui touchent juste, sans jamais donner l’impression de répéter ce qui a déjà été fait par le passé. Très honnêtement, on n’attendait pas ce premier disque à un tel niveau !

 


ELLIPS : "Sight" (39:18) 17 €

 


Après le projet Cosmos Dream, œuvre soliste de Charles Roman, fils du musicien de Pulsar Jacques Roman, voici donc une nouvelle entité, cette fois bicéphale : Charles Roman s’est en effet associé à son frère Alexis pour créer Ellips, un groupe qui se ressent toujours de l’influence de Pink Floyd, mais qui privilégie un versant plus directement (post-)rock que planant. Les titres oscillent en général entre quatre et six minutes, et véhiculent une intensité musicale proche de celle des œuvres du grand Steven Wilson. On est ici dans des parages proches du meilleur Blackfield, avec davantage de mélancolie sans doute, ce qui ne devrait pas laisser indifférent.


ENCHANT : "The Great Divide" (63:59) 18 €


Un bref rappel s’impose, car Enchant est une formation américaine qui avait su se faire une place dans le paysage prog, mais dont la dernière réalisation remonte à près de dix ans ! Si la formation se réveille aujourd’hui de son hibernation, c’est à Spock’s Beard qu’elle le doit : Ted Leonard, qui a remplacé Nick D’Virgilio au poste de chanteur (et a également accompagné TransAtlantic sur sa dernière tournée, excusez du peu !), était en effet le vocaliste d’Enchant, et ce surcroît de notoriété ne lui a pas fait oublier son passé, tout au contraire ! En outre, les huit nouvelles compositions (de 4 à 9 minutes) de The Great Divide, partagées entre les divers membres du groupe, sont parmi ce que Enchant a produit de meilleur : on peut bien sûr rapprocher sa musique de celle de Spock’s Beard, mais en plus accessible, moins technique. Les architectures des titres sont variées à souhait, les prestations des musiciens impeccables, la production léchée, et les mélodies plaisantes. Alors certes, Enchant n’innove pas, mais ce rock progressif à la fois néo et symphonique, puissamment enchanteur tout du long, a plus que de solides atouts pour séduire un large auditoire !

 


FLOOD OF RED : "Throw" (digipack) (44:20) 18 €


Le label Superball Music, associé à InsideOut mais sur un versant a priori plus grand public, privilégiant un rock plus tendance et direct, se trouve particulièrement bien représenté dans cette nouvelle Sélection. De prime abord, Flood Of Red joue un rock luxueux et plantureux, à la manière d’un Muse. Comme ce dernier, le groupe écossais privilégie une musique accessible, caressante mélodiquement parlant, mais en affichant des atours typiquement prog. Il y a d’abord les orchestrations, qui possèdent une virulence (les guitares rageuses) et un esthétisme (la section rythmique éloignée d’un caractère strictement binaire, le vernis symphonique) bien affirmées, les structures des titres qui s’ingénient à complexifier la sempiternelle alternance couplets-refrains. Et puis, il y a la voix de Jordan Spiers, excellent chanteur, dont l’organe de tête n’est pas sans évoquer un certain Jon Anderson, mais dans un registre plus musclé. Un groupe promis à un bel avenir !


FLYING COLORS : "Second Nature" (digipack) (65:58) 18 €


Après un premier album éponyme et un Live In Europe, livrés respectivement en 2012 et 2013, Flying Colors, le super-groupe formé de Neal Morse (claviers, chant), Mike Portnoy (batterie), Steve Morse (guitare), Dave LaRue (basse) et Casey McPherson (chant), livre son second opus, magnifiquement illustré par Hugh Syme, l’artiste emblématique de Rush. Et pour ceux que le contenu plutôt pop-rock du premier opus avait pu décevoir, Second Nature a de sérieux atouts à faire valoir ! Sur les neuf nouveaux titres, seuls deux sont inférieurs aux cinq minutes, tandis que deux autres tournent autour de la douzaine. Les arrangements y apparaissent plus riches, symphoniques mais aussi nettement plus rock, voire hard-rock. La section rythmique est plus affirmée que jamais (la basse de Dave LaRue se faisant souvent davantage entendre), les soli de Steve Morse toujours incisifs, et la signature mélodique de Neal Morse est l’arme imparable pour toucher en plein cœur. Une très belle sortie de progressif à la fois accessible et exigeant.


THE GIFT : "Land Of Shadows" (56:01) 17 €


Inutile de dire qu’on l’aura attendu, ce deuxième album de The Gift. Annoncée depuis plusieurs années, mais reportée à maintes reprises, Land Of Shadow (qui fait suite à Awake And Dreaming de 2006) s’invite à la cour des plus talentueuses formations néo progressives anglaises. On pense prioritairement à Abel Ganz et Big Big Train, notamment pour cette capacité à unir avec un grand naturel sophistication et accessibilité. C’est ainsi que les 8 présentes compositions (de 1 à 20 minutes) fomentent un lumineux dessein, celui de rapprocher leur néo progressif de celui des ténors du genre, tout en lui offrant (à la manière du dernier IQ) un visage moderne, épanoui et aucunement caricatural. Superbe confirmation donc, d’un talent peu fécond (en quantité) mais terriblement pénétrant...


BRIEG GUERVENO : "Ar Bed Kloz" (54:06) 13 €


Comme beaucoup de personnes originaires de Bretagne, Brieg Guerveno assume fièrement ses origines, et le prouve au sein de ce second album chanté en breton (son titre était bien sûr un bel indice). Ar Bed Kloz vogue entre un progressif moderne et musclé à la Porcupine Tree (époque Stupid Dream et Lightbulb Sun) et une musique plus atmosphérique à la Anathema, le tout baignant dans de régulières senteurs folk et celtiques. La mixture, proposée en 10 portions (de 3 à 8 minutes), est savoureuse et s’avère tout autant originale que fidèle aux canons progressifs. De quoi au final séduire une très large frange d’entre vous. Très belle surprise !

 


 

 

INTROITUS : "Anima" (digipack) (65:52) 17 €


Introitus, formation suédoise très familiale (on y trouve les parents et les deux enfants Bender), avait su séduire en seulement deux albums, belle célébration d’un prog symphonique transhistorique. Ce nouvel album devrait ravir une fois encore les amateurs de valeurs sûres, tant la production est plus aboutie et la mixture toujours éclatante. Les points forts d’Anima ? Des claviers analogiques touffus, dans la lignée d’un Rick Wakeman, une voix féminine tirant les thèmes vers le haut, et une instrumentation qui se trouve totalement stimulée par une puissance mélodique permanente; le dosage entre moments musclés et séquences dignes de Genesis revu par Grand Stand est en outre bien maîtrisé. Un opus superbe, un véritable aboutissement artistique pour Introitus, qui a clairement réussi son passage dans la classe supérieure !


KAUKASUS : "I" (digipack) (47:19) 18 €


I est le premier album de Kaukasus, un trio scandinave composé de Ketil Vestrum Einarsen (claviers et flûte), Rhys Marsh (chant) et Matthias Olsson d’Anglagard, qu’on ne présente plus. Un véritable coup de maître, tant la musique y apparaît ciselée, mettant à nu un rock atmosphérique puissant et mélancolique, et incarné dans un chant théâtral, pourvoyeur d’émotions fortes. Musicalement, on navigue dans des contrées à la fois «wilsoniennes» et spatiale, proches du krautrock, avec une flûte très présente et étonnamment bourrée d’effets. La maîtrise des trois musiciens est irréprochable, tout comme leur assimilation des fondamentaux du rock progressif originel (les amoureux de mellotron seront à la fête) : un disque majeur, pas moins.

 


THE LOST GENERATION : "The Lost Generation" (digipack) (43:02) 19 €

 


The Lost Generation, c’est le projet de Matteo Bevilacqua, bassiste du groupe Diaries Of A Hero. Ce patronyme ne vous dit sans doute rien, mais lorsque vous saurez que ce combo a participé à une tournée en compagnie d’Anthrax et de Motorhead, vous vous attendrez certainement à une musique musclée et sans beaucoup de nuances. Détrompez-vous ! Matteo Bevilacqua a laissé libre cours sur ce disque à ses amours pour un rock plus atmosphérique, plus floydien, se rapprochant de la dernière incarnation d’Opeth ou de Dial, le groupe de Kristoffer Gildenlöw (chant masculin et féminin se partagent d’ailleurs le micro). The Lost Generation est en plus un concept, centré sur le malaise de la jeunesse actuelle.


 

MAJESTIC : "Epsilon 1" (digipack) (54:41) 17 €

MAJESTIC : "Epsilon 2 " (digipack) (62:02) 17 €


Majestic, le groupe conduit par le multi-instrumentiste Jeff Hammel, déjà fort de cinq albums studio, a décidé de frapper un grand coup en cette année 2014 : le premier volet d’un concept ambitieux, sorti en début d’année, vient en effet d’être complété par sa suite. Epsilon est une histoire comme on les aime, un space opera centré sur l’étoile Epsilon. Et si Majestic avait par le passé manifesté quelques petites faiblesses dans la musique proposée, elles sont ici littéralement balayées par l’ampleur et la puissance progressive des compositions, souvent fort longues (nombre d’entre elles vont de sept à neuf minutes). Bien sûr, concept oblige, certaines ambiances cosmiques sont de mise, mais la dominante demeure celle d’un rock progressif à la Enchant, direct et raffiné, parfois costaud, souvent plein d’allant et d’emphase, où la guitare et les claviers se partagent équitablement l’affiche. Le chant est par ailleurs partagé entre plusieurs vocalistes, renforçant la dimension d’opéra rock. Assurément du très grand Majestic.

 


IMARGIN : "Psychedelic Teatime" (digipack) (56:41) 13 €


Margin est une formation allemande, composée d’un trio de musiciens, Lutz Meinert, multi instrumentiste et cerveau du projet, la chanteuse Carola Meinert et le guitariste Arne Spekat. Nul besoin de réfléchir bien longtemps pour cerner les influences musicales dont ils semblent littéralement habités : le prog planant de la fin des années 60 et du début des années 70, celui de Pink Floyd avant la déferlante de Dark Side Of The Moon, en particulier. Le rendu sonore est ici d’une extraordinaire qualité, d’une pureté rare, les instruments sont tous parfaitement équilibrés, et le plaisir mélodique est au rendez-vous. Guitare aérienne, rythmique corsée, claviers enrobants, chant léger comme un nuage de lait, autant d’éléments savamment dosés, de sorte que l’auditeur ait toujours à porter son attention sur tel ou tel détail d’une construction très élaborée. Une de ces surprises qui donnent le sourire aux amateurs de prog que nous sommes !


MAYBESHEWILL : "Fair Youth" (digipack) (49:55 ) 18 €


Il y a de fortes chances pour que le nom de Maybeshewill n’éveille rien de particulier chez les amateurs de progressif. Et pourtant... voilà un groupe anglais, venu de la sphère électro, mais qui s’ingénie à mélanger sa musique avec une instrumentation rock (dont une batterie très prolixe), des claviers analogiques -et un piano- très présents et une grande richesse dans les arrangements. Fair Youth, leur quatrième album, est entièrement instrumental, et propose une musique somptueuse, mélodiquement profonde, pleine de souffle, évocatrice d’atmosphères voyageuses, qui n’est pas sans évoquer Genesis, Frost*, Steven Wilson en même temps que la musique du film Oblivion (par un des membres du groupe M83). Une découverte majeure.

 


 

NEAL MORSE : "Songs From November" (47:41) 18 €


Toujours d’une productivité à toute épreuve, Neal Morse aura eu une année 2014 bien chargée : entre le nouveau TransAtlantic en début d’année, et le nouveau Flying Colors cette rentrée, il a même réussi à sortir un nouvel album solo. Attention, pas un de ces disques prog-symphonique jouissifs dont il a le secret, mais un disque plus pop, à la manière de ses deux premiers albums solo, Neal Morse et It’s Not Too Late. Pour autant, Songs From November mérite largement le détour. D’abord, parce que Neal Morse s’est entouré de musiciens nombreux et talentueux, qui dynamisent les chansons, que ce soit par les chœurs, les cuivres, le violon ou la batterie. Ensuite, parce que Neal Morse est un extraordinaire compositeur et interprète, qui parvient à trousser des mélodies à la chaîne sans jamais négliger notre corde sensible. Ne vous étonnez donc pas de découvrir, sous une apparence simple, un disque d’une profondeur insoupçonnée.


PINEAPPLE THIEF : "Magolia" (46:40) 18 €


Pineapple Thief avait amorcé avec ses deux dernières réalisations une mue vers une musique plus accessible, plus évidente, avec des formats plus ressérés, sans abandonner pour autant sa sophistication profonde. Le groupe de Bruce Soord confirme cette orientation, mais il le fait en conservant un esthétisme profondément prog. La production est gonflée à bloc, et les arrangements symphoniques sont particulièrement prononcés, générant une musique à la fois emphatique dans ses atours et sobre dans ses mélodies vocales, volontiers floydienne. Un disque aussi léché et charismatique ne peut laisser person
ne indifférent.

 


PYMLICO : "Guiding Light" (51:01) 17 €


Quel bonheur de retrouver Arild Brøter, Mister Pymlico, que l’on avait découvert à l’occasion de la sortie de son second opus en 2012 (Directions qui suivait Inspirations d’un an). Le multi-instrumentiste norvégien (batteur et claviériste avant tout) s’est une nouvelle fois entouré de nombreux invités (plus de 10) pour délivrer un progressif instrumental magnifique et mouvant. Pymlico n’est pas figé dans ses certitudes et irradie sa musique, avant tout cinématique, d’éléments très variés, ce qui pourrait rapprocher (au moins dans l’esprit) Guiding Light du premier opus des Flower Kings, celui sorti sous le nom de Roine Stolt. En 7 compositions (de 4 à 13 minutes), Pymlico nous délivre donc une définition d’un progressif moderne, symphonique, chatoyant et parfaitement maîtrisé... A découvrir d’urgence.


STEVE ROTHERY BAND : "Live In Rome" (digipack) (66:22/44:50+DVD) 30 €

STEVE ROTHERY BAND : "The Ghosts Of Pripyat" (55:17) 18 €

 


Dans la nébuleuse Marillion, nous avions jusqu’à présent davantage l’habitude de voir Pete Trewavas et Steve Hogarth mener des projets parallèles. Steve Rothery, pour sa part, avait essentiellement laissé le souvenir de Wishing Tree, agréable autant que rare récréation. Il propose en premier lieu un live, le second après une précédente sortie en début d’année (Live In Plovdiv), qui suscitera toute l’attention des amateurs de Marillion. L’objet comprend en effet CD et DVD, et la prestation immortalisée permet à la fois de découvrir en avant-première une bonne partie de l’opus studio qui sort ce mois de septembre 2014, The Ghosts Of Pripyat, ainsi que des reprises de Marillion, certaines plutôt anciennes («Cinderella Search», «Sugar Mice», l’excellent «Afraid Of Sunlight»...). Et curieusement, c’est surtout la première partie du concert qui impressionne, tant ces compositions inédites brillent de mille feux, faisant ressortir tout le talent mélodique et lyrique du guitariste.
Car The Ghosts Of Pripyat, constitué en effet de 7 superbes morceaux (de 5 à 12 minutes) et jouissant du concours de Steve Hackett et Steven Wilson, s’avère au final une oeuvre magnifique, qui fera sans nul doute regretter à certains que Steve Rothery soit si avare de ses si probantes envolées guitaristiques au sein de Marillion. Ici, point de retenue, bien au contraire, mais un déferlement de mélodies soyeuses, déferlement dont il est bien difficile de ressortir indemne...


RØSENKREÜTZ : "Back To The Stars" (56:27) 17 €


Contrairement à ce que son patronyme laisse supposer, cette nouvelle formation n’est ni allemande, ni scandinave, mais italienne. Emmené par l’expérimenté Fabio Serra (aujourd’hui producteur reconnu), Røsenkreütz est un groupe au progressif dynamique et enthousiasmant. Mêlant la sophistication du Genesis des années 70 à une urgence plus typique du néo-progressif, Back To The Stars finit par évoquer assez souvent un groupe comme Frost*, tout autant dans ses compositions (7 au total, de 4 à 17 minutes) les plus ramassées que celles qui offrent les développements les plus conséquents. De ce point de vue, Røsenkreütz est assez remarquable et inédit, laissant même découvrir parfois au fil de sa musique un Asia (enfin !) progressif et ambitieux en terme de structure. Que ce genre d’album nous parvienne d’Italie a de quoi surprendre, mais ce pays nous a clairement habitué à toutes les audaces. Belle découverte, une de plus.


A SECRET RIVER : "Colours Of Solitude" (digipack) (48:27) 17 €


A Secret River est un groupe en provenance de Suède, composé d’un quatuor tout ce qu’il y a de plus classique, guitariste, claviériste, bassiste -chanteur et batteur. La filiation est celle d’un rock progressif plutôt néo, aux accents parfois américains (Spock’s Beard n’est pas très loin), une musique extrêmement plaisante, très policée et maîtrisée, souvent paisible et lyrique, lumineuse somme toute. On pourrait d’ailleurs rapprocher A Secret River de Moon Safari, avec qui il partage une sophistication vocale et un sens du symphonisme joyeux affirmés. Une bien jolie arrivée dans notre microcosme.

 


SEVEN IMPALE : "City Of The Sun" (47:07) 17 €


Attention les oreilles, cette jeune formation norvégienne risque fort de vous surprendre ! Les styles et les genres se téléscopent à l’intérieur de cette Cité du soleil, nous replongeant directement dans les expériences d’une époque, celle de la charnière des années 60 et 70, des premiers King Crimson, Van Der Graaf Generator, Led Zeppelin ou Deep Purple. La base très rock des compositions, volontiers brute et vintage, est en effet mêlée à des arrangements jazz (les cuivres, et particulièrement le saxophone, jouent un rôle essentiel) et à des ambiances plus paisiblement prog (occasionnellement !), le tout sans hésiter à user de la dissonance. C’est véritablement à un bain de jouvence qui a tout du maelström que Seven Impale nous invite, du même ordre que celui que génère un Birds And Buildings, mais avec une qualité de production supérieure. Simplement remarquable.


SLEEPMAKESWAVES : "Love Of Cartography" (digipack) (55:45) 17 €


En post-rock, tout est histoire d’équilibre. Il convient en effet que les parties les plus enfiévrées s’unissent parfaitement avec les séquences atmosphériques, en une féconde parité. Le second opus de ce quatuor australien éclaire parfaitement cette dualité équitable et nous conduit à considérer son contenu comme une forme d’aboutissement de post-rock progressif. Comme toujours, la qualité mélodique des compositions (10, de 1 à 9 minutes) fait la différence et SleepMakesWaves est un expert en ce domaine, saissisant sa matière sonore pour la ciseler en des thèmes, tour à tour mélancoliques ou brulants, mais constamment mémorables. Bravo !

 


 

STRATTMAN : "The Lie Of The Beholder" (56:09) 13 €


Roy Stratman est un des membres du groupe de (néo-)prog américain Little Atlas. S’il officie aux guitares dans cette formation, c’est en tant que multi instrumentiste qu’il a décidé d’élaborer son propre album solo. Il a tout de même pris soin de s’entourer de deux de ses camarades, Ricardo Bigai à la basse et Steve Katsikas au piano, et a également débauché Nick D’Virgilio en personne pour assurer les parties de batterie. Au programme de The Lie Of The Beholder, une musique assez sombre, à la ponctuation très rock et baignant dans les nappes de mellotron. On sent clairement l’attachement de Roy Stratmann aux débuts des années 70, aux premiers Tangerine Dream comme à King Crimson, le tout revisité à la façon d’un Porcupine Tree, alpha et oméga d’un nombre croissant d’artistes de notre univers. Une bien belle découverte.


THREE WINTERS : "Chroma" (digipack) (42:36) 17 €


Conjointement aux rééditions des deuxième et troisième opus de White Willow (voir ci-dessous), le label Termo Records nous propose de découvrir le premier album de cette formation originaire d’Oslo. Trio de claviéristes, dont Lars Fredrik Frøislie de Wobbler et White Willow, Three Winters développe une musique électronique éminemment visuelle, qui évoque clairement Tangerine Dream ou le Vangelis des années 70, mais plus encore les illustrations cinématiques de Goblin. Bande-son d’un film imaginaire, qui aurait pu être l’oeuvre de Dario Argento ou de John Carpenter, Chroma est une très jolie surprise, typée certes, mais diablement envoûtante...


WHITE WILLOW : "Ex Tenebris" (68:55) (digipack) 17 €

WHITE WILLOW : "Sacrament" (72:27) (digipack) 17 €


On ne présente plus White Willow, formation majeure du paysage progressif actuel. Il y a donc de quoi s’interroger en voyant que nous proposons à la vente deux albums déjà anciens, Ex Tenebris, premier disque avec Mattias Olsson d’Anglagard, datant de 1998 et Sacrament, de l’an 2000. Il s’agit toutefois de nouvelles versions, remasterisées et surtout enrichies de nombreux bonus : au programme, des démos, des versions alternatives et des enregistrements live du plus grand intérêt pour pénétrer de l’intérieur le processus de création et d’incarnation du groupe. Le son en ressort d’une manière encore plus frappante, et chacun des deux disques a également droit à une nouvelle pochette, ornant un très beau digipack. Vous l’aurez compris, il n’y a décidément aucune raison d’hésiter !