Avant-Propos :

 

La rentrée (scolaire, tout au moins) est déjà derrière nous, il est donc temps de faire le point sur ce qui s’est passé durant l’été dans le petit monde progressif. Plein de (bonnes) choses bien sûr !!! Cette nouvelle Sélection en est la preuve, encore et toujours, notre genre musical préféré ne semblant pas se soucier de son environnement immédiat pour sans cesse faire preuve d’une folle créativité, contrairement à ce que peuvent penser certaines âmes chagrines. Et ça fuse dans tous les coins et dans tous les styles. Ayant bien conscience que l’unanimité autour d’un album n’a plus guère cours au regard de cette pléthore de sorties, nous vous invitons à considérer les lignes qui suivent comme de simples et humbles guides. A vous ensuite de faire vos choix, sans une prise de risque trop importante cependant, eu égard à la grande qualité des albums sélectionnés...
Et la fin de l’année s’annonce tout aussi riche (Riverside, The Flower Kings, Glass Hammer, Galleon, etc.), de quoi s’enorgueillir alors d’être (encore et malgré tout) un fan de prog en 2007...

 

Bonne lecture à toutes et à tous !

 

Olivier Pelletant (pour Cosmos Music)

 


Promotion Septembre 2007

Jusqu'au 30 septembre !!!!

Dans la limite des stocks disponibles...

 

2 CD à 14 € pièce !!! 

Mat DICKSON : "Land's End "

TREASURE ISLAND : "Tresure Island"

 


La dernière Sélection de Nouveautés (Septembre 2007)...

 

ABIGAILS GHOST : "Selling Insincerity" 17 €

AFTER CRYING : "Live" (DVD) 25 €

ARILYN : "Alter Ego" 17 €

ASIA : "Fantasia - Live In Tokyo" 30 €

Erik BARON & D-zAkord : "De Futura- Hiroshima" 17 €

BAUER : "En Otra Ciudad" 18 €

D'ARCANA : "Premonitions" 23 €

DIRECTION : "13" 16 €

ELECTRIC ORANGE : "Morbus" 18 €

Mat DICKSON : "Land's End" 14 €

The FUTURE KINGS OF ENGLAND : "The Fate..." 18 €

Jack FOSTER III : "Tame Until Hungry" 18 €

JINETES NEGROS : "Omniem" 18 €

KBB : "Proof Of Concept" 17 €

LITTLE TRAGEDIES : "Chinese Songs - Part One" 17 €

MAR DE ROBLES : "Indigena" 17 €

OBSCURA : "Le Città Invisibili" 18 €

OMNI : "Solo Fue Un Sueno" 18 €

OSADA VIDA : "Three Seats Behind A Triangle" 17 €

PETER PAN : "Days" 18 €

PULSAR : "Memory Ashes" 22 €

RITUAL : "The Hemulic Voluntary Band" 18 €

SENOGUL : "Senogul" 17 €

SIDE STEPS : "Alive II" 17 €

TARKUS : "Ao Vivo Nem Niteroi" (DVD) 17 €

TREASURE ISLAND : "Treasure Island" 14 €

 


ABIGAILS GHOST : "Selling Insincerity" (56:26) 17 €    


En provenance directe de Louisiane, ce nouveau groupe s’inscrit pleinement dans la lignée de Porcupine Tree, principalement celui des derniers albums. Cette influence, vous les verrez dès les premières minutes, est bien réelle, ce qui implique son acceptation a priori de votre part. Une fois cette démarche intellectuelle effectuée, vous découvrirez une formation de très grand talent et un superbe album qui jouit d’une totale maîtrise instrumentale et d’une mise en son moderne, relevée et professionelle. Le résulat ? Un prog mélodique d’une fraîcheur et d’une insolence impressionnantes !

 


AFTER CRYING : "Live" (DVD) (120 mn) 25 €


S’il est un groupe dont la réputation scénique n’est pas à faire, c’est bien After Crying. Autant dire que la parution d’un DVD témoignant de leurs récents concerts est du pain béni pour tous les amateurs de la formation hongroise, et tous les autres qui n’auraient fait qu’en entendre parler vont pouvoir vérifier en sons et en images le bien-fondé de cette réputation. Pendant près de 2 heures, le groupe nous laisse pantois devant sa virtuosité affichée, heureusement mise au service de compositions dignes de ce nom puisées dans (presque) tout son répertoire. Collectivement ou individuellement (voir les jubilatoires pièces solistes), ces musiciens sont prodigieux, et même si le chanteur dépare un peu dans l’ensemble instrumental (fort heureusement, musique domine largement sur le chant), la vision de ce spectacle est un vrai bonheur. Un DVD incontournable

 


ARILYN : "Alter Ego" (48:13) 17 €


Ce groupe allemand, remarqué pas plus tard qu’il y a deux ans avec sa première réalisation, a décidé de battre le fer tant qu’il était chaud, en livrant cet été son second opus. On y retrouve les mêmes composantes, toujours impeccablement maîtrisées : une base rock bien affirmée, une bonne dose d’influence space-rock à la Eloy (par les claviers en particulier), des morceaux plutôt calibrés, chansons au potentiel séducteur certain. Dôté d’une énergie sans borne et d’un enthousiasme communicatif, Arilyn trace sa route avec constance et certitude.

 


ASIA : "Fantasia - Live In Tokyo" (50:54/54:50) 30 €


Voilà enfin le témoignage de la reformation d’Asia dans sa configuration mythique du début des années 80, celle de John Wetton (aujourd’hui convalescent suite à son opération à coeur ouvert de la mi-août), Geoffrey Downes, Steve Howe et Carl Palmer. Pour tous les amateurs des albums d’alors (et ils sont plus nombreux qu’on ne veut bien le croire !), ce concert est un grand moment à plus d’un titre : l’intégralité du premier opus y est interprété, avec quelques extraits du second en prime, dont certains en acoustique, pour un résultat de toute beauté. Le double live est complété par des morceaux issus des carrières respectives des quatre artistes, dont on retiendra surtout «In the Court of the Crimson King» et «Fanfare for the Common Man». Un joli voyage dans le temps

 


Erik BARON & D-zAkord : "De Futura- Hiroshima" (47:43) 17 €    


Après avoir revisité “In C” de Terry Riley, Erik Baron et son orchestre électrique (six guitares, six basses et une batterie) “Désaccordés” s’attaquent (c’est bien le mot) à un tout autre répertoire, aussi hypnotique mais ô combien plus noir et violent : “De Futura”, le magnus opus de Jannick Top immortalisé par Magma sur Üdü Wüdü (1976). Tout le mal être et la fureur du peuple de la planète Ork (auquel Top dédiait toutes ses compositions à l’époque) explosent dans cette superbe et terrifiante version. Des arrangements inédits pour cordes multiples et une interprétation magistrale apportent de plus une nouvelle dimension à cette oeuvre et contentera autant les amateurs de zeuhl que des derniers Crimson. Le très rare et atmosphérique “La Musique Des Sphères” du même Top et trois titres-transitions de Baron du même acabit complètent ce tableau véritablement fascinant.

 


BAUER : "En Otra Ciudad" (49:57) 18 €    


Pour être honnête, on était un peu passé à côté du précédent et premier opus de ce groupe argentin, Astronauta Olvidado (2004). En Otra Ciudad nous rappelle à l’ordre de la plus belle des manières, tant cet album s’avère magnifique. Bauer fait montre d’une maîtrise assez exceptionnelle, emmenant sa musique où bon lui semble et avec une totale maestria ! Moderne et plutôt dans l’air du temps finalement, le progressif de En Otra Ciudad offre de multiples visages, tous plus attrayants les uns que les autres. Sorte de Pineapple Thief qui aurait fusionné avec le Pink Floyd de Wish You Were Here, Bauer offre donc une superbe musique, tout à la fois spatiale, moderne et proche de ses racines latines (le chant bien sûr, mais pas seulement). Tout est dit !

PS : Attention, quelques copies disponibles seulement...

 


D'ARCANA : "Premonitions" (47:40/60:23) 23 €    


Après deux albums mi figue mi raisin, ce trio des Etats-Unis franchit avec ce double opus un stade décisif, qui en fait un groupe avec lequel il faudra désormais compter. Maîtrisant parfaitement leurs instruments, développant de fait une cohésion inédite jusqu’alors, ils proposent une série de compositions aussi variées dans leur longueur (avec une suite de 42 minutes, divisée en 2 parties) que dans leur composition. On y célèbre en effet des influences tellement multiples qu’elles s’effacent devant une personnalité progressive originale (indéniablement d’essence américaine), pétrie de raffinement, avec son pesant de mélodies et de soli. Le “Most Improved Band” de l’année !?

 


DIRECTION : "13" (55:37) 16 €    


Sans prétention, mais avec une grande conviction, ce jeune groupe canadien (auteur ici de son troisième opus) développe un prog tout à la fois ‘seventies’ et rugeux, adoptant en cela une philosophie musicale proche de celle du Rush de Hemisphères. Direction n’est évidemment pas au niveau de son illustre aîné, mais fait preuve d’un enthousiasme qui s’avère assez vite communicatif et ménage régulièrement quelques surprises (la tournure médiévale sur «Le Château», les respirations à la guitare acoustique...) pour relancer l’attention de ses auditeurs. Au final, 13 révèle une musique plus profonde qu’il n’y parait de prime abord, et qu’on aime écouter les jours où l’on aimerait que la vie soit plus simple.

PS : Les 5 premières personnes à acheter “13” se verront offrir le précédent et éponyme opus du groupe canadien...

 


ELECTRIC ORANGE : "Morbus" (77:56) 18 €    


La parution de ce nouvel album d’Electric Orange suit de quelques semaines la réédition CD de Platte que nous vous proposions dans notre précédente Sélection. Bien que toujours à forte dépendance psychédélique, la musique se fait désormais plus mélodique et accessible, les longues jams planantes ayant laissé place à des compositions (12 au total) plus concises (entre 4 et 10 minutes) et diversifiées. Davantage mises en avant, les guitares électriques apportent une pulsation rock appréciable et, alliées à l’orgue, une certaine dimension progressive. Une réussite de plus à mettre à l’actif de cette décidément surprenante formation allemande.

 


Mat DICKSON : "Land's End" (68:09) 17 €    


Mat Dickson est un passionné : passionné de musique, mais également des phares et des histoires qu’ils véhiculent. Land’s End est déjà le troisième disque qui marie avec bonheur ces deux composantes, pour notre plus grand plaisir. Totalement instrumental, l’ensemble dégage des effluves extrêmement mélodiques et travaillées : Mat Dickson y assure une combinaison de guitare acoustique et électrique particulièrement touchante, et les quelques invités, qui à la harpe, qui au saxophone, apportent une diversité bienvenue. On pense au Mike Oldfield de Voyager, mais également à des artistes comme Dan Ar Braz, ce qui donne une idée de la valeur de l’album ! La bande son idéale de vos prochaines semaines, lente descente vers l’automne et ses parfums et couleurs plus nostalgiques...

 


 

 

The FUTURE KINGS OF ENGLAND : "The Fate..." (48:22) 18 €    


Après un premier disque éponyme en 2005, ce combo anglais, au patronyme presque indécent tant il est prétentieusement second degré, remet le couvert avec son progressif psychédélique qui fait se télescoper les premiers Pink Floyd et les formations plus récentes comme Porcupine Tree ou Sigur Ros. Planant à souhait, et bien garni en arrangements sympathiques et variés, The Fate of Old Mother Orvis a le potentiel pour attirer un large public, mais trouvera certainement auprès les fans de progressif ses fidèles les plus ardents. Difficile en effet de faire mieux dans le genre !!!

 


Jack FOSTER III : "Tame Until Hungry" (61:03) 18 €    


Déjà le troisième album pour le guitariste chanteur américain, révélé grâce à l’aide de Trent Gardner, et qui est d’ailleurs désormais signé sur son propre label. On retrouve de nouveau le leader de Magellan, ainsi que le multi instrumentiste Robert Berry, aux côtés de Jack Foster afin de mettre en musique des compositions toujours aussi attachantes : magnifiquement interprétées par la voix pleine de caractère de l’artiste, elles offrent une grande richesse dans les arrangements et mêlent les styles, rock, jazz, soul, etc... pour le plus grand plaisir de l’auditeur. Une référence

 


JINETES NEGROS : "Omniem" (64:17) 18 €    


Formation argentine, Jinetes Negros semble avoir pris le terme “progressif” dans son assertion originelle, puisqu’elle officie dans un genre hybride avec un résultat plus que probant ! Comme si Nexus avait élargi son horizon stylistique et sa palette sonore, Jinetes Negros délivre un progressif symphonique, riche en rebondissements, aux effluves classisantes et baroques, aux quelques développements rugeux, et chanté en outre dans la langue de Cervantès. Omniem, troisième opus des ses auteurs, s’avère ainsi au final une découverte réjouissante, que les adeptes du meilleur progresif latin (racé et profond) se doivent de découvrir impérativement.

 


KBB : "Proof Of Concept" (55:41) 17 €    


En deux albums, Lost And Found (2000) et Four Corner’s Sky (2003), KBB a atteint le statut de formation majeure de notre mouvement. Sur ce troisième opus, elle n’a rien perdu de sa superbe et sa fusion progressive instrumentale à la fois technique et mélodique, menée de mains de maître par le violoniste Akihisa Tsuboy, fait toujours merveille. Globalement moins jazzy que son prédécesseur, Proof Of Concept parvient à un fort bel équilibre entre délicatesse acoustique et déchaînement électrique à l’immense pouvoir séducteur. Ceux qui ont déjà succombé au charme cette formation nippone seront une nouvelle fois conquis. Ceux qui ne la connaissent pas encore sont priés de nous contacter toutes affaires cessantes.

 


LITTLE TRAGEDIES : "Chinese Songs - Part One" (51:40) 17 €    


Nouvel album de Little Tragedies, groupe de Gennady Ilyin, prolifique compositeur russe et claviériste virtuose, Chinese Songs nous arrive à peine un an après le très réussi The Sixth Sense; ce dernier avait suscité un accueil enthousiaste mais certainement trop restreint aux seuls amoureux d’ELP. Aujourd’hui, Chinese Songs, oeuvre en 2 parties (la seconde devrait paraître dans les prochains mois) inspirée de poèmes chinois du VIIIè et XIIIè siècle (traduits et chantés en russe), risque fort d’élargir le spectre des échos favorables. Avec cette collection de chansons chinoises, Little Tragedies semble être définitivement débarrassé de l’ombre d’ELP pour osciller entre le romantisme énergique du meilleur Nathan Mahl et la sérénité orientale du Vangelis de... China (forcément), avec parfois une pointe de tristesse au goût de poussière qui rappelle le Camel nostalgique du génial Dust And Dreams. La maturité aidant, Little Tragedies aborde son progressif symphonique d’une manière plus contemplative, ce qui nous permet de visiter tranquillement ses contrées sauvages et pures où toute l’âme slave, mystique et fataliste, se marie à la philosophie orientale la plus profonde. Un album magnétique et inhabituel à découvrir.

 


MAR DE ROBLES : "Indigena" (55:23) 17 €    


Attention, le deuxième album de cette formation chilienne risque d’en faire chavirer plus d’un. C’est en effet à un étourdissant tourbillon sonore que l’auditeur est confronté à l’écoute d’Indigena. Evoquant à la fois le rock sombre et cuivré de King Crimson, le jazz-rock progressif de Focus, les envolées électriques d’Ozric Tentacles et d’une manière générale Avant Garden, Mar de Robles séduit par la qualité de ses compositions, tant au niveau de l’écriture que de l’interprétation. Guitare heavy psyché ou acoustique, saxophone, flûte, Chapman stick et basse fretless, batterie et percussions se mélangent au sein des 8 titres instrumentaux - exceptés deux courts passages chantés - riches en rebondissements et exécutés avec un enthousiasme des plus contagieux.

 


 

OBSCURA : "Le Città Invisibili" (52:48) 18 €


Obscur, ce jeune groupe italien (produit par David Cremoni, guitariste de Moongarden et de Submarine Silence) ne devrait pas le rester longtemps, si l’on en juge à la qualité de ce premier opus ! Quelque part à la croisée des chemins, entre folk ‘flûté’ et prog rugueux, Obscura n’en oublie pas pour autant ses racines latines, plongeant en plein coeur des années 70, ne serait-ce qu’à travers ce petit côté baroque et ces nappes de mellotron envoûtantes. On pense à ses compatriotes d’Ubi Maior pour ce lustre vintage assumé, tour à tour lyrique et pêchu, mais avec un caractère mélancolique plus affirmé, et une réelle délicatesse. Une des bonnes surprises de cette rentrée, qui ne cesse de grandir au fil des écoutes.

 


OMNI : "Solo Fue Un Sueno" (49:55) 18 €    


En provenance d’Espagne, Omni est une formation qui a déjà une certaine expérience derrière elle. Elle nous livre avec ce nouvel opus un très beau témoignage de progressif romantique, planant et délicat, nourri de diverses influences plus surprenantes -jazz rock, musique orientale-, pour un résultat ensorcelant, susceptible de faire se lever le soleil en vous. Toujours aussi généreux en mélodies aériennes et chaleureuses, dignes du meilleur Camel de ces dernières années, Omni n’oublie pas pour autant d’offrir une solide structure harmonique à son prog symphonique, histoire de lui permettre de passer avec brio l’épreuve du temps...

 


OSADA VIDA : "Three Seats Behind A Triangle" (63:24) 17 €    


Nouvelle sensation en provenance de Pologne (eh oui, encore !), Osada Vida a tout pour s’imposer très vite comme concurrent potentiel de Riverside... Il faut dire que les 2 groupes labourent indéniablement le même sillon. Les quatre membres de Osada Vida proposent ainsi une mixture gouleyante empruntant aussi bien au néo qu’à une certaine forme de jazz rock symphonique en passant par le métal ou du prog “crimsonnien”, pour un résultat exigeant mais dont l’impact marquera durablement votre esprit. Après trois albums passés inaperçus, sans doute du fait des limites de l’autoproduction, souhaitons que ce quatrième opus concept soit pour Osada Vida celui de la reconnaissance !

 


PETER PAN : "Days" (41:44) 17 €


Après Collage et le récent Satellite, Peter Pan n’est autre que le nouveau projet de l’infatigable batteur Wojtek Szadkowski, qui le voit composer, jouer et produire un magnifique disque de néo prog. Cela devient sans doute lassant de le dire, et pourtant, quelle magie à l’écoute de Days ! Des mélodies irrésistibles, pleines d’émotion, un chanteur inspiré du meilleur Fish, et des instrumentistes qui touchent en plein cœur, en particulier le guitariste Radek Chwieralski, auteur de bon nombre de soli mémorables (quel talent !!!). Plus qu’un excellent album, un incontournable pour tous les adeptes de ce progressif plus direct mais terriblement envoûtant. Une claque, rien de moins.

 


PULSAR : "Memory Ashes" (45:45) 22 €


Memory Ashes est le tout nouvel album du mythique groupe lyonnais, leur premier depuis Görlizt (1989). Pulsar reformé, comme quoi, tout peut arriver... Evidemment, les années ont passé, donc inutile d’espérer découvrir un successeur aux “mythiques” Halloween ou The Strands Of The Future. Mais très vite, peu importe de se retrouver finalement en terrain peu connu, car Memory Ashes, même s’il n’évoque stylistiquement le glorieux passé de son auteur que de manière sporadique, s’affirme comme une oeuvre pleine de caractère. On pense ainsi parfois au The Songs From Distant Earth de Mike Oldfield. Memory Ashes contient en effet des ambiances feutrées et aériennes, serties de quelques sublimes accélérations menées par la guitare électrique, sans oublier de rares mais subtiles bouffées de sons d’instruments à vents entrant par vagues et se mélangeant subtilement aux volutes de synthés. Album abouti, inspiré, rêveur mais nourri de quelques accès d’énergie, Memory Ashes offre un délicieux space-rock intemporel et mélancolique

 


RITUAL : "The Hemulic Voluntary Band" (52:56) 18 €    


4 ans après le délectable Think Like A Mountain, les suédois de Ritual remettent le couvert avec un album au titre burlesque. Si votre été a manqué de soleil, si votre rentrée s’annonce trop laborieuse, une solution toute simple, s’administrer une bonne ration du prog tout fou et touffu de Ritual. Attention, vous allez déguster ! Après 6 titres aussi directs (autour des 5 minutes) que craquants, ou le contrepoint si cher à Gentle Giant côtoie un folk rock aux accents grandiloquents qui doit autant à Jethro tull qu’à Freddy Mercury, le groupe fait monter une pièce de 26 minutes, pas facile à ingurgiter, encore moins à assimiler mais qui laisse un goût inoubliable, long et fort en... oreille. Le leader Patrick Lundstrom s’en donne à cœur joie, très à l’aise au chant et à la guitare sur cette pièce à tiroir, tel un fougueux et intarissable Roine Stolt (les deux hommes se connaissent bien pour s’être souvent côtoyé dans Kaipa). Avec The Hemulic Voluntary Band (quel titre !), Ritual nous sert (et de loin) son met le plus copieux depuis ses débuts en 1995. A déguster sans modération mais en prenant son temps. Une sorte de prolongation aux vacances

 


SENOGUL : "Senogul" (70:30) 17 €    


Originaire des Asturies, Senogul débarque avec un premier album (qui fait suite à une autoproduction réalisée en 2005) dont le maître mot est variété. Rock symphonique, jazz, musique classique, funk, blues, tango, flamenco...les styles développés sont multiples et l’instrumentation étendue, notamment grâce à la participation de musiciens invités (saxophones, flûte traversière, trombone, accordéon, cornemuse ainsi qu’un chœur). Si les 12 compositions sont différentes les unes des autres, la plupart d’entre elles empruntent plusieurs directions tout en conservant une étonnante fluidité et une approche mélodique de tous les instants. Le progressif espagnol, qui semble se refaire une santé, a trouvé en Senogul l’un de ces tout meilleurs représentants.

 


SIDE STEPS : "Alive II" (69:07) 17 €    


Est-il encore besoin de présenter cette formation japonaise légendaire, officiant dans un genre jazz rock fusion assez éloigné du symphonisme grandiloquent d’un Gerard ? Avec ce Alive II, on a droit à un digne successeur de l’excellent Alive de 1998, regroupant des titres live joués en 2006 et 2007, après la sortie de l’album Verge of Reality. L’occasion idéale de découvrir ces musiciens dynamiques et magnétiques en pleine forme !

 


TARKUS : "Ao Vivo Nem Niteroi" (DVD) (110 mn) 17 €


Ce groupe brésilien, parfait disciple des représentants du progressif symphonique des années 70 que sont Genesis ou Camel, livre un premier DVD après un album studio seulement, fort remarqué d’ailleurs. Il s’agit d’un concert enregistré à Rio de Janeiro, dans le cadre de la promotion de cet opus inaugural. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les musiciens y donnent le meilleur d’eux-mêmes, pour un résultat à l’enthousiasme contagieux. En bonus, on trouve des photographies, des interviews et la traditionnelle biographie du groupe. Vivement conseillé aux amateurs du prog sud américain !

 


TREASURE ISLAND : "Treasure Island" (73:42) 17 €


Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’association finlandaise Colossus, qui produit ici cette nouvelle compilation sur le thème de l’Ile au Trésor - trois titres épiques mettant en scène les groupes Velvet Desperados, Floating State et Nexus - ne se remet guère en cause. Pourquoi le devrait-elle, d’ailleurs, tant la formule semble féconde, et fait ici une nouvelle fois ses preuves ? Il va sans dire que le talent des argentins de Nexus, décidément en état de grâce, n’y est pas étranger : véritable coup de maître, leur contribution à ce projet, gorgée de claviers emphatiques et empreinte de ce symphonisme majestueux dont eux seuls ont le secret, n’aurait aucunement déparé leur récent Perpetuum Karma, parmi les plus belles réussites de l’année en cours. Et lorsque les autres participants ne sont pas en reste, à commencer par Velvet Desperados, qui crée une véritable surprise avec un titre chaleureux et cuivré, gorgé de rebondissements pétillants et cohérent de bout en bout, autant dire que la fête bat son plein ! Encore une réussite à mettre au crédit de Colossus, qui devrait séduire les aficionados d’un prog 70’s lyrique et riche en couleurs...