Avant-Propos :

Et c’est reparti pour un tour ! A la manière du début d’année, la rentrée de septembre a ceci d’agréable qu’elle donne l’impression (illusoire le plus souvent bien sûr) que les semaines qui arrivent sont de véritables pages blanches prêtes à accueillir la lumineuse écriture de nos désirs les plus fous... Tant pis si ceux-ci ne se réalisent jamais, le simple fait d’envisager un instant leur concrétisation a de quoi nourrir notre âme de manière durable. Et la musique dans tout ça ?! Elle est à coup sûr le meilleur des palliatifs, formidable moyen de ne pas transformer ces espoirs en regrets, en remplissant les vides et en permettant toutes sortes de périples intérieurs. Et cette Sélection de Nouveautés s’avère une formidable agence de voyages, proposant toute sorte de destinations, exotiques ou plus classiques, à-même de provoquer les plus sublimes dépaysements...

Bonne lecture, bon voyage et bonne rentrée à toutes et à tous !

Olivier Pelletant (pour Cosmos Music)


PROMOTION

SEPTEMBRE 2010

Jusqu'au 4 octobre 2010 !!!!

Dans la limite des stocks disponibles...

3 CD à 13 € pièce !!! 

CHINESE BEARD : «Shades Of Tomorrow»

FROGG CAFE : «Bateless Edge»

HYPNOS 69 : «Legacy»


La nouvelle Sélection de Nouveautés (SEPTEMBRE 2010)...

ALL OVER EVERYWHERE : "Inner Firmaments Decay" 16 €

ARK : "Wild Utamed Imaginings" 15 €

SAULO BATTESINI : "Scored Fractals" 17 €

DEC BURKE : "Destroy All Monsters" 15 €

CHINESE BEARD : "Shades Of Tomorrow" (digipack) 13 €

DANTE : "Saturnine" 15 €

EDENSONG : "Echoes of Edensong : From The Studio And Stage" (cardbox) 13 €

FROGG CAFE : "Bateless Edge" 13 €

FROMUZ : "Inside Seventh Story" (DVD) ) 15 €

HELMET OF GNATS : "High Street" (digipack) 17 €

HYPNOS 69 : "Legacy" (digipack) 13 €

DAVE KULJU : "Notes In The Margin" (cardbox) 13 €

DAVID MINASIAN : "Random Acts Of Beauty" 15 €

MULTIFUSE : "Journey To The Nesting Place" 17 €

MY BROTHER THE WIND : "Twilight In The Crystal Cabinet" (digipack) 17 €

OORT : "Oort" 16 €

PSICOTROPIA : "III" (digipack) 17 €

RANDONE : "Linea Di Confine" 17 €

SOUL ENEMA : "Thin Ice Crawling" (papersleeve) 16 €

WINDMILL : "To Be Continued..." 17 €


ALL OVER EVERYWHERE : "Inner Firmaments Decay" (42:19) 16 €


Dan Britton, Mister Deluge Grander et Birds And The Buildings, est un musicien tout autant surprenant qu’attachant. Si les 2 groupes cités étaient synonyme d’un progressif complexe et exigeant, la musique découverte sur le premier album de son nouveau projet, un collectif musical du Maryland qu’il co-dirige avec Trinna Kesner, est de facture bien plus accessible et offre une mixture ‘classical rock’ superbe. A la manière d’une formation comme Karda Estra, mais avec une ambition progressive bien plus affirmée, All Over Everywhere mêle donc toutes sortes d’instruments (violon, flûte, hautbois, accordéon, violoncelle, etc.) à un canevas rock plus classique, dont les claviers (et le mellotron en particulier) de Dan Britton sont les fers de lance. Inner Firmaments Decay est ainsi une oeuvre folklo-atmosphérique, flirtant parfois avec une pop poétique (le chant est féminin) et un progressif symphonique. Si les 7 premières compositions (de 3 à 7 minutes) s’exercent à remplir avec application ce cahier des charges, la dernière (plus de 10 minutes pour sa part) s’avère d’une dimension bien plus vaste s’engageant dans un progressif somptueux (à la Renaissance) qui laisse pantois d’admiration. Difficile d’en sortir inchangé... Recommandé, il va sans dire !


ARK : "Wild Utamed Imaginings" (53:48) 15 €


Cet Ark là fut le groupe dont fit partie le bassiste John Jowitt avant d’intégrer IQ dans les années 90. Et pour ceux qui jugeraient ce “come back” fort peu prometteur, l’écoute du disque est vivement recommandée : on y découvre en effet onze titres (5 minutes en moyenne), onze petites perles qui fusionnent prog, hard et folk au service de chansons soignées. Originalité de la formation, qui intègre comme nouveau membre le batteur de Darwin’s Radio, les claviers y sont remplacés par une guitare synthé. Une sortie aussi inattendue qu’enthousiasmante, pour les amateurs de progressif moderne et efficace.


SAULO BATTESINI : "Scored Fractals" (62:01) 17 €


Guitariste brésilien qui a fait partie de Quaterna Requiem et Kaizen (sacré C.V. !), Saulo Battesini livre ici un disque entièrement instrumental, et à ceux qui craindraient un énième opus de guitar hero, il convient d’insister sur l’ancrage profondément progressif des sept compositions, dont trois dépassent les dix minutes. Entouré de divers invités (membres de Bacamarte, Kaizen et Aether), ce qui enrichit d’autant sa palette instrumentale, Saulo Battesini virevolte avec bonheur entre prog typiquement latino américain, jazz, fusion et musique classique. Très bel album...


DEC BURKE : "Destroy All Monsters" (44:56) 15 €


Dec Burke est le chanteur-guitariste de Darwin’s Radio, qui avait signé avec son dernier album, Template For A Generation, un véritable petit bijou. Après la fin (temporaire ?) du groupe, il s’est lancé dans une carrière en solo dont Destroy All Monsters est le premier résultat. On y retrouve les multiples talents de l’artiste, chanteur sensible et mélodiste de premier ordre, à travers neuf chansons pop-rock-prog bourrées d’énergie, de feeling et de personnalité. Destroy All Monsters s’avère ainsi une oeuvre des plus consensuelles, capable de toucher un vaste public sans aucunement renier sa soif d’ambition et de respectabilité. La présence de Carl Westholm, moitié de Carptree (dont le nouvel opus sortira début octobre) et tête pensante de Jupiter Society, parmi d’autres invités, n’est donc dans ce cadre qu’un sympathique bonus !

   

 

CHINESE BEARD : "Shades Of Tomorrow" (digipack) (50:31) 13 €


Enregistré sur une période 2 ans, Shades Of Tomorrow est l’oeuvre de Teemu Kurki, multi-instrumentiste finlandais qui s’est reposé sur ses seules compétences pour donner vie aux 50 présentes minutes. La musique de Chinese Beard, globalement instrumentale et structurée autour de 4 longues suites (11, 9, 18 et 12 minutes), offrent d’intenses séquences progressives, que la guitare domine globalement mais qui se voient bien sûr ornées de régulières parties de claviers. Sorte de Arjen Lucassen scandinave, Teemu Kurki reprend à son compte bon nombre d’attitudes artistiques de son collègues batave pour faire de Shades Of Tomorrow une oeuvre dense et luminueuse, dont les atours les plus rugueux (tout à la fois crimsonniens et rushiens) se doublent d’attributs symphoniques. Nul raison de bouder son plaisir face à un premier album, plus que prometteur...


DANTE : "Saturnine" (62:39) 15 €


Le groupe allemand Dante livre un second album chez Progrock qui s’impose incontestablement comme celui de la révélation. Leur hard-prog tient bien sûr de Dream Theater, mais il déploie suffisamment de caractère personnel pour séduire largement : arrangements symphoniques, large palette de claviers témoignant d’une nette influence prog, mélodies crépusculaires, floydiennes, compositions variées (7, de 4 à 19 minutes)... Un espoir est né.


EDENSONG : "Echoes of Edensong : From The Studio And Stage" (cardbox) (56:23) 13 €


Dans le but de faire patienter ses fans, avant la parution l’an prochain d’un nouvel album, ce groupe américain, aux compétences encore trop méconnues de ce côté de l’Atlantique, sort à petit prix ce Echoes of Edensong : From The Studio And Stage, assortiment (comme son nom l’indique) de nouvelles compositions-studio et d’enregistrements Live de ces 2 dernières années (3 dans chaque catégorie, pour des durées allant de 4 à 13 minutes). Edensong, et son progressif tout à la fois folk et symphonique (à la louche, entre Jethro Tull, Yes et Camel), nous rappelle ici avec brio combien sa maturité est réelle et lui permet d’être digne de formations bien plus connues. Son caractère hybride (inédits et versions live), associé à l’ambition et à la cohérence du projet (point de «piège à gogos» à craindre ici), permet à Echoes of Edensong d’être totalement recommandable pour découvrir et/ou mieux connaître ce groupe américain à l’avenir radieux !


FROGG CAFE : "Bateless Edge" (77:14) 13 €


Quatrième album studio pour le groupe new-yorkais, mettant fin à un silence discographique de cinq ans, avec le retour au bercail du guitariste Frank Camiola. Avec lui, Frogg Café renoue par moments avec une dimension “avant-prog” crypto-zappaïenne un peu délaissée sur Fortunate Observer of Time pour restituer pleinement l’incroyable diversité - invariablement conjuguée à l’excellence - du quintette, riche de trois compositeurs aux styles bien distincts, mais étonnamment complémentaires. On couvre ici des registres allant d’un prog touffu et mélodieux à la fois, typiquement américain (à la Echolyn/Kansas), à des passes d’armes plus jazz-rock, le tout richement orchestré (violon, trompette, marimba...). Cet opus d’une grande richesse, susceptible de faire l’unanimité autour de lui, consacre définitivement Frogg Café comme fer de lance de la scène prog américaine actuelle.

PS : Quelques exemplaires de The Safenzee Diaries, double CD Live (70:21/66:06) datant de 2007 et présenté sous forme d’un luxueux digipack, sont également disponibles au prix de 15 €...


FROMUZ : "Inside Seventh Story" (DVD) (130 mn) 15 €


Quelques mois seulement après la publication de son dernier album-studio, le groupe ouzbèque nous permet d’en découvrir en quelque sorte la génèse à travers une version live, plus longue que l’originale et découverte ici au format DVD. Il faut savoir que Fromuz adore tester et parfaire sa musique sur scène, et c’est ce qu’il a fait une nouvelle fois l’an dernier au Youth Theater de Tashkent, lors de 2 jours de concert filmés avec une multitude de caméras, rendant Inside Seventh Story (le bien nommé) assez incroyablement profesionnel. Le DVD comporte également des images des répétitions, une interview des membres du groupe et de son producteur. Ajoutez à cela un superbe visuel (de Ken Westphal, brillant illustrateur qui avait déjà signé la pochette du CD, dont on a droit ici à une variation) et un prix attractif pour un tel objet, et vous ferez de Inside Seventh Story un excellent investissement !


HELMET OF GNATS : "High Street" (digipack) (64:20) 17 €


Six ans après son deuxième opus et 14 après son premier (tout deux passés quelque peu inaperçus, malgré une indéniable qualité), Helmet Of Gnats leur offre un successeur de tout premier choix. Dans son genre, High Street expose une sorte de “perfection”, tant l’inspiration qui le nourrit et sa mise en forme constituent un tout remarquable d’aisance et d’évidence. Le genre en question est une fusion progressive instrumentale, flamboyante et virevoltante, menée par des musiciens de très grand talent et des compositions (4, de 10 à 30 minutes !) parfaitement maîtrisées. Ici, ça joue et ça joue même très bien, au point que la clarté sonore, combinée à cette “complexité accessible”, fait de High Street une oeuvre profonde, intense et à même de s’extirper de toute classification restrictive. Superbe !


HYPNOS 69 : "Legacy" (digipack) (72:33) 13 €


Issu de la scène stoner/psyché (ses premiers albums en témoignent), Hypnos 69 s’était fait connaître du public progressif en 2007 avec The Eclectic Measure, déjà excellent en soi, mais qui laissait entrevoir un potentiel encore plus explosif. Après une séparation heureusement provisoire, le quatuor nous revient avec un nouvel opus longue durée de haute volée qui confirme de la plus brillante des manières l’optique progressive choisie par son prédécesseur. Legacy dévoile ainsi six longues compositions (dont deux de 18 minutes) baignant sans complexe dans les années 70, tant par l’instrumentation que par la richesse et l’ambition structurelle qui les caractérise, en y greffant une énergie et un dynamisme des plus rafraîchissants. La présence envoûtante du mellotron (entre autres claviers analogiques), la guitare électrique incandescente ainsi que l’emploi de cuivres et vents rapproche particulièrement la formation belge du King Crimson des débuts, mais l’on pense aussi au Pink Floyd de Meddle pour le côté symphonico-planant ou aux climats sombres de l’école scandinave des années 90. Références prestigieuses que se réapproprie avec un talent rare Hypnos 69 pour délivrer ici une réussite majeure en matière de prog old-school. A ne pas rater...

PS : Quelques exemplaires de Timeline Traveller, The Intrigue Of Perception et The Eclectic Measure sont également disponibles à 13 € pièce...


DAVE KULJU : "Notes In The Margin" (cardbox) (51:16) 13€


Connu au départ comme guitariste de Electrum (groupe américain qui s’apprête à reprendre du service), Dave Kulju a toutes les qualités pour satisfaire le maximum de fans de progressif. Notes In The Margin, second opus en solo de notre talentueux ami, offre ce coup-ci quelques rares parties chantées féminines mais poursuit bel et bien sa marche en avant vers un art musical parfaitement maîtrisé, entendez imaginatif, constamment inspiré et d’une solide texture symphonique. Les 5 présentes compositions, y compris celle de 30 minutes, s’écoulent sans longueurs ni temps-morts, et il ne s’écoule pas un instant durant lequel on ne se félicite pas d’avoir découvert Dave Kulju. Entouré d’un batteur et d’un violoniste (qui joue sur un titre), ce dernier développe des passages tout autant délicats et classisants que puissants et sophistiqués. Et si la guitare est l’instrument avec lequel Dave Kulju est indéniablement le plus à l’aise, il ne délaisse pas les claviers pour autant et leur permet jouer un rôle important dans l’excellente appréciation que nous laisse au final Notes In The Margin, œuvre d’une très grande maturité. L’excellente surprise de cette rentrée !


 

DAVID MINASIAN : "Random Acts Of Beauty" (62:27) 15 €


David Minasian est la toute dernière trouvaille de chez Progrock Records, et quelle trouvaille ! Bien évidemment, le fait que ce musicien américain ait réussi à s’attacher les services de Andy Latimer, son ami de longue date pour lequel il a travaillé en tant que producteur (Coming Of Age, notamment), sur le titre introductif de 12 minutes (le meilleur de l’album peut-être, même si les 6 autres sont égalemen brillants) n’est certes pas pour rien dans l’éclairage particulier qu’on accorde naturellement à Random Acts Of Beauty. Mais cet a priori positif se voit très vite confirmé tout au long de Random Acts Of Beauty par une musique ambitieuse, ample et symphonique, gorgée de parties instrumentales emmenées par des claviers aériens et des guitares lyriques. Une parenté avec Camel (époque Nude et Dust And Dreams) se fait jour assez vite bien sûr, mais une formation comme Like Wendy (voire le meilleur Lanvall) arrive également assez souvent à l’esprit de l’auditeur, notamment par le romantisme symphonique dont David Minasian se fait ici un chantre des plus talentueux. Bravo !


MULTIFUSE : "Journey To The Nesting Place" (47:14) 17 €


Voilà typiquement le genre d’album, dont la côte grandit au fil des écoutes ! On commence par l’impression diffuse d’avoir affaire à un groupe sympathique mais limité, puis la découverte affinée de Journey To The Nesting Place (réalisé sur une période 16 ans !) confère à ce dernier une valeur sans cesse croissante aux yeux de l’amateur de prog symphonique, le faisant donc passer d’agréable sucrerie musicale à une nourriture des plus raffinées. Centré autour des claviers de Peter Fallowell (anglais expatrié dans le sud de la France) et du chant de Cherie Emmitt, cet opus évoque beaucoup un groupe comme Renaissance, et n’hésite pas parfois à s’apparenter à un Minimum Vital plus symphonique que l’original. Si la suite de 25 minutes fait bien sûr figure de plat de résistance, les 3 autres morceaux (7, 9 et 6 minutes) ne sont pas à négliger et font de ces 3 quarts d’heure un moment privilégié, lors duquel stress et turpitudes de la vie moderne cessent de faire partie de notre horizon. Multifuse, ou comment faire des années 70 le quotidien d’un homme du 21ème siècle...


 

MY BROTHER THE WIND : "Twilight In The Crystal Cabinet" (digipack) (59:36) 17 €


Que voilà un curieux album ! Né de la rencontre presque fortuite entre 4 musiciens suédois (parmi lesquels Nicklas Barker d’Anekdoten), son enregistrement s’est effectué essentiellement en prise directe au cours de séances d’improvisation tout juste remaniées pendant quelques heures le jour suivant. Alors que sur le papier ce synopsis peut laisser dubitatif, heureusement son écoute procure de bien plus positives sensations. Sorte de croisement entre le post-rock actuel et le psychédélisme de la fin des années 60, Twilight At The Crystal Cabinet se révèle globalement très réussi et parvient à maintenir l’attention sans sombrer dans le n’importe quoi qu’une telle entreprise improvisée pouvait laisser craindre. Pour amateurs de curiosités, mais pas seulement...


 

OORT : "Oort" (65:32) 16 €


La persévérance dont fait preuve ce groupe rennais depuis plus de 15 ans est aujourd’hui enfin récompensée, par la publication d’un premier album plus que sympathique. Oeuvrant dans un néo-progressif chanté en français, Oort s’applique à honorer les ténors du genre (Ange et Atoll en tête) tout en appliquant à son propos une modernité de bon aloi. D’où le terme “néo” placé avant “progressif” dans la description de la musique découverte ici. La maturité dont fait preuve Oort ici nous conforte dans l’idée que le groupe n’a au final pas du tout à pâtir du temps écoulé depuis sa création. Chant théâtral et envolées typiquement néo-progressives permettent un délicieux mariage de 2 traditions progressives, française et anglaise donc, et font de ce premier opus bien plus qu’une simple carte de visite. Généreux, appliqué et porteur d’une séduisante personnalité artistique, Oort ne manque assurément pas son entrée “officielle” sur la scène progressive.


PSICOTROPIA : "III" (digipack) (47:48) 17 €


Psicotropia est une formation espagnole qui en est déjà à son troisième album studio. Ayant acquis au fil des enregistrements de plus en plus de personnalité, les trois musiciens fondateurs, épaulés par Carlos Plaza Vega, le claviériste de Kotebel, accouchent d’un disque captivant, où le chant en espagnol se mêle à des arrangements diversifiées et à une musique éminemment moderne, marquée par l’ombre de King Crimson, voire de Jethro Tull. Original et abouti.


RANDONE : "Linea Di Confine" (79:12) 17 €


On ne présente plus (ou presque) Nicolas Randone, auteur de plusieurs albums ces dernières années et apprécié par de plus en plus de monde au fil du temps. Linea Di Confine est une oeuvre conceptuelle, constituée de 16 morceaux, et qui décline une nouvelle fois, mais avec davantage d’acuité encore, la recette musicale que Randone affine depuis ses débuts. Progressif symphonique, mâtiné de séquences neo-progressives et classisantes, Linea Di Confine ne peut cacher très longtemps (au delà des parties chantées en italien bien sûr) les origines de son auteur, et surtout gagne en profondeur à chaque nouvelle écoute. Randone maîtrise son sujet sur le bout des doigts, et la présence (parmi d’autres) ici en invité de Beppe Crovella n’est certes pas le moindre des indices pour vous faire comprendre que cet opus a beaucoup d’arguments à faire valoir...


 

SOUL ENEMA : "Thin Ice Crawling" (papersleeve) (67:01) 16 €


Les groupes originaires d’Israel ne sont pas fréquents, et la découverte de celui-ci démontre clairement que cette région du monde a une réelle culture progressive. Soul Enema, mené par le claviériste Constantin Glantz, propose un heavy-prog symphonique et classieux, parfois même théâtral, dont le succès doit beaucoup au superbe chant féminin et aux nombreuses séquences instrumentales. La dimension symphonique, marquée par la très forte place des claviers donc et souvent sous la forme de réels solos qui plus est, se voit même complétée par quelques digressions proches d’un rock-opera des plus originaux. Original, voilà d’ailleurs le maître-mot pour définir Thin Ice Crawling, qui chevauche les genres avec grand talent ! Belle réussite.

 


T : "Anti-Matter Poetry" (65:10) 15


T est le singulier patronyme derrière lequel se dissimule un artiste allemand (Thomas Thielen), chanteur multi-instrumentiste qui signe ici son troisième album. Six morceaux (9, 10, 14, 8, 15 et 8 minutes), près de trois quart d’heure de musique, un concept ambitieux : tous les ingrédients sont a priori réunis pour passer un excellent moment progressif. Le disque est sombre, mais son contenu extrêmement riche risque fort de vous occuper de longs moments, entre crescendos envoûtants, modernité et développements atmosphériques. Anti-Matter Poetry apparaît au final comme une oeuvre d’une grande richesse, qui n’hésite pas à bousculer nos certitudes et nos habitudes, un peu comme si Pocupine Tree et le Marillion actuel allaient jammer dans une usine désaffectée... Inédit, et vraiment intéressant !


WINDMILL : "To Be Continued..." (54:14) 17 €


Malgré une pochette peu engageante, To Be Continued... a toutes les qualités pour s’attirer les faveurs des amateurs de progressif transgénérationnel. Windmill, formation norvégienne qui publie ici son premier opus, aime en effet à marier séquences typiquement seventies (fûte, sax, claviers ‘vintage’, orgue Hammond en tête...) et envolées néo-progressives et symphoniques. Windmill brouille donc les pistes avec grand talent, et reconnaître ici et là des allusions à des groupes connus (Camel le plus souvent, mais aussi Pendragon ou Saga par exemple) ne gâche nullement la jouissance ressentie à l’écoute de ce délicieux To Be Continued..., dont les 6 compositions (6, 7, 21, 10, 7 et 3 minutes) déclinent les différents aspects d’une personnalité artistiques plus qu’attachante. A découvrir.