Avant-Propos :

Le temps des vacances est presque terminé, et cette période de relative léthargie qui a vu le courant progressif se reposer quelque peu est sur le point de se terminer. Jugez-en par vous même en découvrant le contenu de cette nouvelle Sélection, tout autant éclectique que de grande qualité. Mais bon, vous le savez bien, le progressif et le mouvement perpétuel ne font qu’un, offrant à notre genre musical favori un visage sans cesse différent selon les époques, les styles ou l’humeur de ses auditeurs. Les musiques progressives sont une véritable corne d’abondance où chacun est libre de venir puiser “ses” chef-d’oeuvres en fonction de sa personnalité, de ses goûts et de ses attentes. Eternelles les musiques progressives ?! A coup sûr, si la créativité constatée aujourd’hui se poursuit et si vous, mélomanes passionnés, y êtes encore sensibles bien sûr.
Pour mémoire, sachez qu’une nouvelle liste de CDs à (tout) petits prix a été mise en ligne il y a peu et qu’elle contient encore bon nombre de petits trésors !!! De manière générale, nous vous rappelons qu’il est possible de régler vos commandes via Paypal, même si le chèque (du fait de l’absence de commission ‘bancaires’) demeure notre moyen de paiement préféré.
Notez enfin que, pour des raisons techniques, Cosmos Music sera difficilement joignable sur la ligne fixe du téléphone entre le 22 et le 26 août. Merci donc de privilégier le portable ou le mail pour nous contacter durant ces quelques jours...

Bonne lecture et bonne fin d’été à toutes et à tous !

Olivier Pelletant (pour Cosmos Music)


PROMOTION

AOÛT - SEPTEMBRE 2011

Jusqu'au 30 Septembre 2011 !!!!

Dans la limite des stocks disponibles...

3 CD à 13 € pièce !!! 

DAEDALUS : «Motherland»

FREQUENCY DRIFT : «GHosts»

JEFF GREEN : «Jessica»


La nouvelle Sélection de Nouveautés (SEPTEMBRE 2011)...

AKIN : "The Way Things End" 15 €

JON ANDERSON : "Survival And Other Stories" 17 €

ARABS IN ASPIC : "Strange Frame Of Mind" 17 €

NICKLAS BARKER : "El Ultimo Fin De Semana" (digipack) 18 €

COMEDY OF ERRORS : "Disobey" (digipack) 17 €

LA COSCIENZA DI ZENO : "La Conscienza Di Zeno" 17 €

DAEDALUS : "Motherland" 13 €

FREQUENCY DRIFT : "GHosts" 13 €

PETER GEE : "East Of Eden" 17 €

GRAN TORINO : "GrantorinoProg" 17 €

JEFF GREEN : "Jessica" 13 €

IONA : "Another Realm" (2CD digipack) 25 €

JAKSZYK / FRIPP / COLLINS : "A Scarcity Of Miracles" (digipack) 18 €

KARMAKANIC : "In A Perfect World" (digipack) 17 €

LEPROUS : " Bilateral" 17 €

MEMORIES OF MACHINES : "Warm Winter" 18 €

MOTIS : "Ripaille" 17 €

PROWLERS : "Sogni In Una..." 17 €

SCHERZOO : "01" 16 €

THE SAMURAI OF PROG : "Undercover" 17 €

SENOGUL : "III" 17 €

SKY ARCHITECT : "A Dying Man’s Hymn" 17 €

SOLSTICE : "Kindred Spirits" (DVD+CD) 21 €

SUNCHILD : "As Far As The Eye Can See" 17 €

VdGG : "A Grounding Of Numbers" 18 €

THE WINTER TREE : "The Winter Tree" (digipack) 17 €

YES : "Union LIve" (DVD) 21 €

YUKA & CHRONOSHIP : "Water Reincarnation" 17 €


AKIN : "The Way Things End" (60:43) 15 €


Très bonne surprise que la découverte du deuxième album de ce groupe français ! Dix ans après Verse logé dans la catégorie du métal atmosphérique à chanteuse, ce nouvel opus de Akin voit la formation (déjà nombreuse, avec notamment un flûtiste assez présent) augmentée d’un quatuor de cordes et défier les classifications en touchant à plusieurs genres : classique, rock, métal, progressif, jazzy. Loin d’un melting-pot sauvage et bruyant, le résultat est mélodiquement très riche et les 15 compositions (relativement courtes) font varier les plaisirs de l’auditeur embarqué dans un voyage musical des plus plaisants. Souhaitons ne pas avoir à attendre 10 ans de plus pour entendre la suite !


JON ANDERSON : "Survival And Other Stories" (48:01) 17 €


Alors que Yes effectue un retour réussi, son ancien chanteur poursuit son bonhomme de chemin. Après un album avec Rick Wakeman, et en attendant la concrétisation du projet en cours avec ce dernier et Trevor Rabin, Jon Anderson publie ainsi un nouveau disque solo, pour lequel il a sollicité des collaborateurs du monde entier, avec lesquels il a travaillé via Internet. Le résultat, produit avec beaucoup de dynamisme, est une collection de onze chansons aux arrangements fortement orchestraux, véhiculant toujours un message spirituel et positif. Jon Anderson y apparaît surtout dans une belle forme vocale, et rien qu’à ce titre, Survival And Other Stories s’avère un parfait complément à Fly From Here.


ARABS IN ASPIC : "Strange Frame Of Mind" (44:05) 17 €


Auteur d’un premier album en 2004 demeuré pour le moins inconnu, Arabs In Aspic publie à présent le second, amené à connaître un destin plus mémorable. Grâce tout d’abord au label (Black Widow) qui l’accueille désormais, plus à même de lui offrir une promotion digne de ce nom. Ensuite, c’est la qualité de la musique contenue dans ce Strange Frame Of Mind qui devrait permettre au groupe norvégien de s’attirer la sympathie de nombreux mélomanes. Nous sommes ici au royaume du progressif seventies, dont les sonorités analogiques (orgue hammond en tête) raviront à coup sûr les amateurs de groupes comme Black Bonzo, Uriah Heep ou Hypnos79.


NICKLAS BARKER : "El Ultimo Fin De Semana" (digipack) (35:03) 18 €


Les regrets suscités par l’éclipse actuelle d’Anekdoten, un des groupes du renouveau progressif des années 90 qui avait suscité le plus d’espoir, amènent à accueillir avec beaucoup d’intérêt toute réalisation de leurs musiciens, même en solo. C’est le cas ici de Nicklas Barker, qui officie au sein d’Anekdoten à la basse et au mellotron, entre autres. Il s’agit en réalité de la bande originale d’un film espagnol, réalisé par Noberto Ramo, pour laquelle Nicklas Barkler s’est entouré d’un batteur, d’une violoniste et d’une violoncelliste. Un travail plein de sensibilité et de finesse, empli de sublimes déclinaisons de mellotron et qui se suffit parfaitement à lui-même. Très court mais très bon !


COMEDY OF ERRORS : "Disobey" (digipack) (68:40) 17 €


Encore un revenant en provenance de la sphère néo-prog anglaise des années 80 ! Comedy Of Errors renaît de ses cendres et publie en 2011 son véritable premier album au format CD (après une première tentative ambiguë sous le défunt label Ugum en 1988). Contre toute attente, le résultat est tout à fait remarquable, entre néo-prog rétro (!) et rock progressif plus actuel, le tout mélodiquement riche et très bien exécuté. Le groupe propose 8 nouvelles compositions et la version longue de son cheval de bataille de la grande époque, le titre “The Student Prince” (25 minutes). Un beau retour inespéré !

   

 

LA COSCIENZA DI ZENO : "La Conscienza Di Zeno" (58:15) 17 €


Voici le genre de surprises que l’on guette à chaque première écoute d’un nouvel album ! La découverte de La Coscienza Di Zeno agira, selon votre personnalité de mélomane, comme un coup de poing émotionnel ou comme le plus doux des rêves. Les adeptes de progressif italien, gorgé de soleil et de claviers, ressentiront quoi qu’il en soit de formidables émotions auditives. Tradition italienne oblique, l’éclectisme est de mise, mais La Coscienza Di Zeno en tire une force supplémentaire par sa capacité à en faire un tout des plus harmonieux. Inspiré bien sûr par ses maîtres tutélaires (PFM et Le Orme en tête), La Coscienza Di Zeno évoque également d’autres formations comme Il Trono Dei Recordi ou Nuova Era. Les amateurs apprécieront, mais les autres doivent très vite se convaincrent d’avoir affaire à une oeuvre superbe !


DAEDALUS : "MOtherland" (57:19) 13 €


Jeune formation italienne de hard-prog, Daedalus propose avec Motherland son troisième album studio. Les onze nouveaux titres demeurent fidèles au genre, marqués par l’ombre des premiers disques de Dream Theater : rythmiques d’enfer, chant lyrique, mélodies alambiquées, envolées solistes, l’ensemble apparaissant ici mieux maîtrisé et surtout mieux digéré, plus varié dans la palette sonore, témoignant d’une personnalité plus originale.


FREQUENCY DRIFT : "Ghosts" (58:38) 13 €


Troisième album pour Frequency Drift, pour autant de labels qui auront permis au groupe allemand de visiter (comme terre d’accueil musicale tout au moins) la France (Muséa), la Grande-Bretagne (Cyclops) puis aujourd’hui les Etats-Unis (Progrock Records). Ghosts s’avère une probante fuite en avant pour son auteur, tant les progrès sautent au yeux dès la première écoute et ce dans tous les domaines. Le chant féminin bien sûr demeure aussi suave et envoûtant, mais les parties instrumentales, menées par une large palette sonore (le violon est particulièrement présent et émouvant, et la harpe et la flûte ne sont pas en reste) ont pris une nouvelle dimension. Ce progressif atmosphérique, qui ne se contente jamais d’une quelconque unidimensionnalité, explore toutes les facettes du genre, avec une grâce incroyable. Voici donc des fantômes somme toute très accueillants !


PETER GEE : "East Of Eden" (71:32) 17 €


Inutile, je pense, de présenter Peter Gee. Le bassiste de Pendragon publie ici son quatrième album en solitaire, 18 ans après le premier. Au programme de East Of Eden, 20 courts morceaux (de 1 à 5 minutes) imbriqués les uns au autres sous une forme parfois totalement instrumentale et qui proposent un néo-progressif chaleureux, inspiré et mis en chant par des artistes remarquables. Peter Gee a en effet décidé de confier, de manière égalitaire d’ailleurs, les parties vocales à Damian Wilson et Steve Thorne, tout deux s’acquittant de leur tâche de la plus belle des manières. Côté musique, Peter Gee, aidé par le seul Steve Christey à la batterie, offre un doux ressac de mélodies soignées et charmantes. Bel album.


GRAN TORINO : "GrantorinoProg" (48:11) 17 €


Gran Torino est une nouvelle formation italienne de rock progressif, composée de quatre musiciens particulièrement doués. Forts de leurs passions pour le prog, ils ont décidé de se lancer à leur tour dans l’arène, avec ce disque instrumental de dix titres, compris entre une et sept minutes. Pour autant, la musique délivrée est intense, aussi bien techniquement que mélodiquement, un patchwork surprenant, qui combine symphonisme, jazz-rock et neo-progressif. Un mélange explosif, hautement addictif, et qui supporte allégrement la succession des écoutes !


JEFF GREEN : "Jessica" (62:24) 13 €


A travers la publication de son premier album, Jeff Green a décidé de rendre hommage à sa fille morte à la naissance en 1996. Le travail de deuil fut long pour ce musicien américain qui a habité très longtemps en Angleterre et qui vit désormais en Irlande. Jessica est un intense cri d’amour au progressif anglais, tout autant symphonique que néo, et se voit dominé par les guitares inspirées de Jeff Green, même si les claviers de Mike Stobbie (ex Pallas) jouent un rôle malgré tout essentiel dans l’empreinte sonore globale. Les 12 présentes compositions sont majoritairement instrumentales et développent un propos que l’on peut ainsi rapprocher de Jadis (sans le chant donc), de Camel dernière époque ou du dernier opus de The Lens. De belles références donc pour un musicien dont on n’a pas fini de parler !!!


IONA : "Another Realm" (43:15/50:15) (2 CD digipack) 25 €


5 ans après le merveilleux The Circling Hour et 10 après le définitif Open Sky, considéré par beaucoup comme le sommet de leur discographie, Iona est de retour avec un double album studio et un line-up quelque peu modifié dans la mesure ou l’excellent multi-intrumentiste Troy Donocley a cédé la place à Martin Nolan qui prend donc en charge les instruments traditionnels celtiques (uillean pipes, whistles). A première vue, l’arrive de Nolan, associé à une production plus directe, moins aérienne, constitue le principal changement dans l’orientation musicale du groupe anglais. A part ça, Another Realm est bien dans la continuité des œuvres précédentes, avec cet équilibre plus que jamais réussi entre la pop celtique au format chansons, toutes chargées d’émotion, et les longs développements épiques, sombres et torturés, plus nombreux et amples qu’auparavant, la durée de l’album leur permettant de s’épanouir pleinement... à ciel ouvert. Sur ce plan, un titre comme “White Horse” (11:09) n’est pas loin d’atteindre la perfection d’un “Encircling” de divine mémoire. Mais très rapidement, cette première impression s’estompe pour révéler une facette de l’album beaucoup plus inattendue : il suffit d’écouter la mélodie au violon de “Ruach” (6:20) si belle que même les oiseaux s’arrêtent de chanter en l’entendant, ou de ressentir le mystère du son des shofars (trompette traditionnelle juive) sur “The Fearless Ones” (5:41) pour s’en convaincre. Another Realm n’est vraiment pas un album comme les autres !


JAKSZYK / FRIPP / COLLINS : "A Scarcity Of Miracles" (digipack) (43:42) 18 €


Né d’improvisations informelles (plutôt atmosphériques) à deux guitares de Robert Fripp et Jakko Jakszyk (révélé en tant que frontman du 21st Century Schizoid Band), ce projet s’est mué en alternative officieuse (et à nette dominante ‘british’) à un King Crimson officiel moribond avec les ralliements successifs de Mel Collins puis de la paire rythmique Tony Levin/Gavin Harrison. A Scarcity of Miracles risque pourtant de dérouter ceux qui espéraient une renaissance du Roi Pourpre : ce “projeKct” se présente plutôt comme un album de Jakszyk, recueil de chansons à la tonalité sombre, voire franchement dépressive, dont l’indolence n’est traversée que sporadiquement d’envolées plus énergiques.


 

KARMAKANIC : "In A Perfect World" (digipack) (58:01) 17 €


Alors que les Flower Kings sont toujours en animation suspendue, les projets parallèles continuent à fleurir. Après le nouvel album des Agents Of Mercy et le disque solo de Hasse Fröberg, voilà donc le quatrième opus de Karmakanic, le groupe mené par le bassiste Jonas Reingold. A ses côtés, on retrouve le chanteur Göran Edman, le guitariste Krister Jonsson, le claviériste Lalle Larsson, ainsi que le batteur Marcus Liliequist. Au travers des sept nouvelles compositions (de 5 à 14 minutes), les styles se mêlent en une joyeuse sarabande, du prog symphonique au blues en passant par le jazz-rock, toujours avec une grande intensité musicale et mélodique. La présente édition comprend un titre bonus ainsi qu’un documentaire de près d’une demi-heure sur la réalisation de l’album


LEPROUS : "Bilateral" (66:05) 17 €


Ce quintette norvégien en est déjà à son quatrième opus studio, mais Bilateral est le premier à paraître sous le label InsideOut. L’occasion de découvrir un groupe singulier, bourré d’inventivité, qui est au hard-prog ce que Beardfish est au prog. Leprous est en effet capable de marier des aspects du métal extrême à une exubérance vocale approfondie, des séquences instrumentales virtuoses à des interventions de trompette, une tendance pop à des moments atmosphériques typiquement floydiens... Une découverte à ne pas manquer.


 

MEMORIES OF MACHINES : "Warm Winter" (49:48) 18 €


Giancarlo Erra, guitariste et leader de No-Sound, a toujours revendiqué la filiation de la musique de son groupe avec celles de No-Man et Porcupine Tree. C’est donc tout naturellement qu’Erra et Tim Bowness, le chanteur de No-Man, ont entamé dès 2006 une fructueuse collaboration (un titre réalisé en commun pour le deuxième album de No-Sound en 2008), aujourd’hui présentée sous la bannière du projet Memories Of Machines (clin d’œil à William Burroughs et à son roman The Soft Machine). Inscrit dans la lignée sombre et introspective du classique de No-Man Together We’re Stranger, Warm Winter est un album de pop progressive d’une densité mélodique rare et précieuse que les quelques envolées solistes de Giancarlo Erra et les contrastes engendrés par un dispositif instrumental subtil et varié (saxophone, trompette, violoncelle, piano électrique, soundscapes du vétéran Fripp) viennent habilement enrichir. Les amateurs de No-Man, des deux premiers albums de White Willow, de The Opium Cartel ou de Nick Drake trouveront là matière à entretenir leurs penchants mélancoliques.


 

MOTIS : "Ripaille" (52:43) 17 €


Avec Ripaille, le groupe français Motis fait son grand retour, après le très réussi L’homme-Loup en 2007. En digne héritier d’Ange et de Malicorne, il propose onze nouvelles compositions (de 3 à 7 minutes) qui mêlent toujours orchestration historique et instrumentation plus rock, explorant le riche patrimoine médiéval, légendaire («Le Voyage de Brendan», «La Licorne») ou plus authentique («Le Forgeron», «Ripaille»). Une musique festive, irrésistible, magnifique exemple de folk progressif.


PROWLERS : "Sogni In Una Goccia Di Cristallo" (52:52) 17 €


Près de 15 ans de silence et voici Prowlers qui nous revient dans une forme resplendissante et dans une configuration quasiment identique. Sogni In Una Goccia Di Cristallo nous régale donc à nouveau du chant émouvant de Laura Mombrini et des envolées de claviers, notamment du mellotron, de Alfio Costa. Plus latine et baroque que jamais, la musique de Prowlers développe un propos nourri de classisisme romantique gorgé d’élements venant l’enrichir... Retour gagnant pour un groupe adepte de musique raffinée !


SCHERZOO : "01" (56:45) 16 €


François Thollot cherche à l’évidence, en se fondant dans un collectif dont l’ex-multi-instrumentiste n’est plus que simple batteur (ses progrès à ce poste sont rien moins que fulgurants), à prendre un nouveau départ. Ce CD au titre explicite se propose, pour une large part, de revisiter le répertoire de ses premiers opus (le premier surtout - cf. le superbe ‘remake’ de “Voyage Au Bout De La Nuit”, qui culmine à 19 minutes) sous une forme à tous points de vue plus convaincante. Le quintette (sax, guitare, piano, basse et batterie) affiche une cohésion exemplaire, servant au mieux une musique dont les accents (rythmiques surtout) RIO/zeuhl sont contrebalancés par une écriture mélodique toujours avenante. Une bien belle réussite !


 

 

THE SAMURAI OF PROG : "Undercover" (70:28) 17 €


Marco Bernard, la cheville ouvrière des divers projets Colossus, a décidé de s’attaquer en personne au lourd héritage du rock progressif des années 70 à 90. Il a pour ce faire monté son propre groupe, lui-même officiant à la basse. Quelques invités de luxe sont également de la partie, comme Roine Stolt ou David Myers, le claviériste de The Musical Box. L’album se compose principalement de reprises de titres célèbres, «Starship Trooper» de Yes, «The Lamia» de Genesis, «Assassing» de Marillion ou «Dogs» de Pink Floyd. Ils sont complétés, clin d’œil à la démarche de Colossus, par des reprises du groupe italien Electroshock, dont Marco Bernard était justement membre à la fin des années 70.


SENOGUL : "III" (48:10) 17 €


Senogul est un groupe ibérique ayant fait le choix du tout instrumental. Leur mixture est un mélange de prog symphonique et de jazz-rock, le tout lié par un vaste panel d’instruments ethniques et inattendus. Et à l’écoute des morceaux de ce III, on est rapidement bluffé par la maîtrise dont font preuve les musiciens, à travers des structures foisonnantes et passionnantes. Richesse, virtuosité, sensibilité, tout est réuni pour faire de ce disque un incontournable de l’été !

 


SKY ARCHITECT : "A Dying Man’s Hymn" (77:20) 17 €


Tout juste un an après leur fracassante découverte avec Excavations Of The Mind, revoici le quintette batave en grande inspiration avec un deuxième opus rempli à ras bord d’un progressif toujours percutant, contrasté et mélodique. Le groupe continue de mixer ses nombreuses influences et jeter des ponts entre l’âge d’or des années 70 et une modernité très actuelle. Il faudra du temps avant de pleinement savourer ces longues compositions touffues. Rien de mieux que la période des vacances pour en profiter !


SOLSTICE : "Kindred Spirits" (DVD+CD) 21


Solstice est un groupe aussi expérimenté que trop peu connu. Cela fait pourtant trente ans que les Britanniques fréquentent les scènes et les studios d’enregistrement, et pour tous ceux qui n’auraient encore jamais écouté leurs productions, cette toute nouvelle parution est une occasion en or. Il s’agit en effet d’un enregistrement live, proposé en DVD, avec un CD bonus qui comprend des titres supplémentaires. Bénéficiant d’excellentes conditions visuelles et sonores, Kindred Spirits est une magnifique démonstration de ce rock progressif celtique, riche en mélodies, dont Solstice fut un des pionniers.

 


SUNCHILD : "As Far As The Eye Can See" (62:57) 17 €


Toujours aussi prolifique Antony Kalugin ! Il faut dire que le précédent opus de Sunchild a moins d’un an et que ce As Far As The Eye Can See est déjà le quatrième de sa discographie. La formation ukrainienne, constituée donc de Kalugin et d’un petit millier (sic) d’invités, propose une nouvelle fois un progressif symphonique classieux au vocabulaire tour à tour recherché et évident. Ce nouvel album impose ses mélodies avec naturel et les ambiances, seventies ou néo, caressent l’oreille sans jamais les heurter. Il faut dire que le savoir-faire du maître de cérémonie est aujourd’hui total, offrant à As Far As The Eye Can See un panorama progressif des plus chatoyants. Une nouvelle réussite.


VdGG : "A Grounding In Numbers" (48:45) 17 €


Ce troisième opus du mythique générateur depuis sa réactivation, et second en trio après la défection de David Jackson, pouvait susciter une certaine appréhension en découvrant un tracklisting pléthorique et des durées, logiquement, beaucoup plus ramassées. En réalité, VdGG n’a en rien formaté son propos, toujours aussi singulier et radical, non dénué d’audaces authentiques progressives. Mais plus important, c’est l’inspiration mélodique qui est au rendez-vous, rivalisant avec celle de la grande époque, tandis que les trois vétérans sont au meilleur de leur forme : Peter Hammill toujours aussi expressif et habité, Hugh Banton et son orgue magique, et Guy Evans en rythmicien créatif. Rare d’entendre un pionnier du rock progressif dans une telle forme en 2011 !

 


THE WINTER TREE : "The Winter Tree" (digipack) (40:15) 15 €


Mené par Andrew Laitre, multi-instrumentiste américain que l’on avait connu au sein de feu Magus, The Winter Tree offre une musique constamment mélodique, chaude et soyeuse, qui renvoie à Alan Parson Project ou aux albums solo de Colin Bass. Entre symphonisme et chanson progressive de qualité, agrémenté d’interludes electronico-spatiaux, The Winter Tree s’avère une oeuvre constamment inspirée et aux ambiances romantiques. Belle découvertes, aux fortes et agréables senteurs estivales.


YES : "Union Live" (DVD) (118:00) 21


Il aura fallu attendre vingt ans pour bénéficier d’un témoignage vidéo sur une des tournées les plus intéressantes de Yes. Il faut dire que si l’album Union était plutôt triste, la formation réunie pour les concerts qui s’ensuivirent était un Yes à la puissance 2, puisque les deux formations antagoniques s’y trouvaient réunies. Avec deux batteurs et deux guitaristes, en particulier, certains classiques s’en trouvent largement enrichis, ainsi de «Yours Is No Disgrace» ou du point culminant du spectacle, une superbe interprétation d’«Awaken». Pratiquement toutes les périodes de la carrière du Yes d’alors sont passées en revue, sans oublier les traditionnels moments solistes de Wakeman, Howe, Rabin, Squire et White. Bien que dénué de tout bonus, ce DVD à l’excellent rendu visuel et sonore est une acquisition littéralement indispensable pour tout amateur de Yes.

 


YUKA & CHRONOSHIP : "Water Reincarnation" (53:46) 17 €


Yuka Funakoshi, claviériste japonaise associée à 3 musiciens de grand talent (le Chronoship apparemment), nous propose un premier album somptueux. Si le premier titre de Water Reincarnation, concept-album ethnico-ecolo philosophique, évoque le Kenso des débuts (le meilleur et le plus aérien), les compositions suivantes (5 minutes en moyenne), par leur grâce, leur légéreté et leur profondeur mélodique, proposent pour leur part un progressif symphonique plus classique et non moins magnifique, qui renvoie à des formations comme Asturias (dernier opus en particulier) ou au Gerard le plus spatial. Très peu chanté, par Yuka en personne et sur 2 titres seulement, Water Reincarnation permet au progressif nippon de retrouver son lustre d’antan. Superbe !