Avant-Propos :

L’info circule sur Internet depuis plusieurs mois, sans jamais avoir été officialisée, mais chacune des interventions de Steven Wilson laisse planer de moins en moins de doute quant à l’arrêt (définitif ?) des activités de Porcupine Tree. Dans ces conditions, Octane Twisted, témoignage visuel de la tournée de 2010 qui sortira en novembre prochain, pourrait bien être (même s’il convient de rester prudent) la dernière publication du groupe anglais. Néanmoins, comme Wilson annonce également la sortie du successeur de Grace For Drowning (“très prog” dit-il avec enthousiasme, comme si sa récompense aux récents Prog Awards lui avait fait oublier son refus passé d’endosser cette étiquette) pour le printemps prochain et qu’il va publier fin septembre son premier DVD en solo, Get All You Deserve, l’avenir s’annonce malgré tout plutôt radieux au final.
Quoi qu’il en soit, l’actualité progressive immédiate concerne Marillion. Cette fin d’été va être marquée par la découverte du nouvel album de nos amis anglais. La sortie officielle de Sounds That Can’t Be Made, superbe réussite sans point faible et le meilleur depuis Marbles, a été fixée au 8 octobre prochain. Ce seizième album studio (Less Is More ne peut en aucun cas avoir ce statut) ne sera proposé que dans la prochaine Sélection, mais peut bien sûr être pré commandé au prix de 17 euros. N’hésitez donc pas à réserver d’ores et déjà votre exemplaire, car découvrir Marillion à un tel niveau est devenu ces derniers temps un bonheur finalement assez rare...

Bonne lecture à toutes et à tous !

Olivier (pour Cosmos Music)


PROMOTION

SEPTEMBRE-OCTOBRE 2012

Jusqu'au 31 Octobre 2012 !!!!

Dans la limite des stocks disponibles...

3 CD à 13 € pièce !!! 

COALITION : «In Search Of Forever»

STEVE COCHRANE : «La La La : Variations On A Happy Song»

KARCIUS : «The First Day»


La nouvelle Sélection de Nouveautés (Sep-Oct 2012)...

BEARDFISH : "The Void" 18 €

BIG BIG TRAIN : "English Electric Part I" (digipack) 17 €

COALITION : "In Search Of Forever" 13 €

STEVE COCHRANE : "La La La : Variations On A Happy Song" 13 €

COURT : "Twenty Flying Kings" 17 €

DISTRICT 97 : "Trouble With Machines" 17 €

ECLIPSE SOL-AIR : "Bartok’s Crisis" 17 €

L'ESTATE Di SAN MARTINO : "Talsete Di Marsantino" (papersleeve) 19 €

HEXATONICA : "El Visionario" 17 €

I AND THOU : "Speak" (digipack) 17 €

KAIPA : "Vittjar" 18 €

KARCIUS : "The First Day" (digipack) 13 €

MAGNOLIA : "La Zona D’Ombra" (digipack) 17 €

MANGALA VALLIS : "Microsolco" 17 €

PETER MATUCHNIAK : "Uncover Me" (digipack) 15 €

STEVE MORSE & SARAH SPENCER : "Angelfire" 15 €

NEAL MORSE : "Momentum" (digipack) 18 €

MYSTERY : "The World Is A Game" (digipack) 17 €

SAGA : "20/20" (digipack) 18 €

STEALING AXION : "Moments" 18 €

ALDO TAGLIEPIETRA : "Nella Pietra E Nel Vento" 17 €

XL3 : "XL3" 17 €

Z'UKR : "Lame Horses" 17 €

3RDEGREE : "The Long Division" (digipack) 17 €


BEARDFISH : "The Void" (69:51) 18 €


Parmi les (innombrables !) groupes scandinaves qui font briller les couleurs du rock progressif à travers un monde souvent dramatiquement indifférent, Beardfish a su s’imposer en quelques années comme une valeur sûre. Après des albums extrêmement bigarrés qui faisaient revivre avec insouciance et insolence l’héritage des années 70, The Void apparaît comme un opus nettement plus sombre et sérieux, plus musclé également. Un peu comme si Genesis s’était égaré dans le labyrinthe crimsonien. Cette évolution (ponctuelle ?) risque d’en satisfaire ou décevoir plus d’un, mais force est de constater qu’elle ne laissera personne indifférent. Beardfish prend des risques ?! Comme d’habitude, somme toute...


BIG BIG TRAIN : "English Electric Part I" (digipack) (58:44) 17 €


Depuis déjà plusieurs albums, Big Big Train a su s’imposer dans le haut du panier néo-prog. Et ce n’est pas ce nouvel opus, premier volet d’un concept en deux parties (la seconde paraîtra au printemps 2013), qui fera exception à la règle. En huit morceaux, dont la plupart oscillent entre sept et neuf minutes, nous voilà plongés dans une mixture qui sait allier le meilleur des années 70 et 80, un breuvage sonore riche et enivrant à base de mélodies magiques, de soli de guitare stratosphériques et d’une section rythmique éclatante de vitalité. Un moment rare de bonheur musical et la confirmation d’un talent qui semble sans limite.


COALITION : "In Search Of Forever" (64:39) 13 €



On avait découvert Phil Braithwaite (guitares) et Steve Gresswell (claviers, batterie et basse) l’an dernier au sein de The Inner Road. Les revoilà aujourd’hui dans Coalition, associés cette fois ci au chanteur Paul Bulger. Ce dernier permet évidemment à cette nouvelle formation de rompre avec la musique découverte sur le premier album de The Inner Road, qui était pour sa part totalement instrumentale. Néanmoins, pour le reste (c’est-à-dire la musique), les accointances sont réelles entre ces 2 groupes, nous conduisant à découvrir un néo-progressif de bonne facture qui répond parfaitement aux canons du genre. Pas de réelles surprises à attendre ici, In Search Of Forever offre ce que les amateurs de progressif efficace lui demandent, à savoir un propos équilibré entre parties chantées et instrumentales et porteur d’un enthousiasme communicatif.


STEVE COCHRANE : "La La La : Variations On A Happy Song" (56:49) 13 €


Steve Cochrane fait clairement partie des artistes qui mettent du temps avant de trouver le chemin musical qui convient le mieux à leur personnalité. Cela semble chose faite avec ce cinquième opus (en 22 ans !), constitué d’une suite divisée en 9 variations (de 2 à 11 minutes), pas aussi joyeuses que le titre pourrait le laisser croire. La La La : Variations On a Happy Song, mis en sons par Cochrane et plusieurs invités (notamment à la batterie et au chant), est un véritable album de progressif, en ce sens qu’il utilise les contrastes avec force talent et qu’il cherche à surprendre ses auditeurs (et “à les inspirer un peu”, ajoute t-il dans les notes du livret). Pas de références à citer naturellement ici, Steve Cochrane ayant une personnalité multiforme qui le conduit à réunir et à rendre cohérent des élements dissemblables... Pari réussi ?! A vous de juger...


COURT : "Twenty Flying Kings" (64:39) 17 €


L’une des preuves que le courant progressif se porte bien émane du constat que la plupart des groupes offre des albums de meilleure qualité au fil des ans... Court ne déroge pas à la règle et fait de ce nouvel opus, le quatrième de sa discographie, son meilleur à ce jour. Twenty Flying Kings développe un somptueux progressif médiéval, au sein duquel on peut entendre flûte, hautbois et autres mandoline, mais qui fait preuve d’une ambition instrumentale pour le coup typiquement progressive. Le guitariste, particulièrement avenant au sein des 7 présentes compositions (9, 3, 3, 22, 7, 2 et 17 minutes), dont 3 sont des reprises largement revisitées du premier opus de 1993, mène les débats, le chanteur (nouveau au sein du groupe) excelle à instaurer des ambiances, et les autres musiciens participent à la fête en apportant leurs spécificités instrumentales. On pense parfois à Jethro Tull, aux premiers albums d’Overhead ou à Gryphon, mais la personnalité de Court ne fait aucun doute ici et fait de Twenty Flying Kings une grande réussite.

   

 

DISTRICT 97 : "Trouble With Machines" (54:51) 17 €


District 97 est un groupe américain qui avait déjà marqué les esprits avec son premier album, Hybrid Child, en 2011. Trouble With Machines enfonce le clou, et voit s’affirmer la mixture rock dynamique et librement prog qui caractérise cette formation à chanteuse. Cette dernière, Leslie Hunt, est d’ailleurs issue de l’émission American Idol, ce qui mérite d’être signalé tant le choix du progressif est plutôt rare pour ce type de candidat... L’énergie brute est en effet assaisonnée d’éléments jazz-rock, fusion et pop, et traversée de développements solistes parfaitement maîtrisés, comme une greffe de Dream Theater, Porcupine Tree et Garbage ! John Wetton est en outre présent pour un duo parmi les meilleurs de sa carrière, c’est dire ! Un album aussi rafraîchissant qu’ambitieux.


ECLIPSE SOL-AIR : "Bartok’s Crisis" (82:02) 17 €


Sorti il y a déjà près d’un an mais difficile à obtenir, voici enfin disponible cet album d’un groupe franco-allemand très bien côté dans les pages de Big Bang. Il faut dire que ce groupe sorti de nulle part reprend à sa façon tous les préceptes du rock progressif et propose une musique foisonnante et tout bonnement réjouissante. Entre longues parties instrumentales tout à tour débridées ou minimalistes et chant masculin - féminin multilangues (anglais, français, allemand...), il y a de quoi être surpris, enthousiasmé, voire bousculé dans les nombreuses écoutes que nécessitent cet opus à la durée elle aussi hors normes. De la musique progressive au sens originel du terme, et un groupe à découvrir absolument !


L'ESTATE DI SAN MARTINO : "Talsete Di Marsantino"(papersleeve) (56:55) 19 €


Le parcours de cette formation italienne ressemble somme toute à beaucoup d’autres. Une naissance en 1975, à l’aube du déclin commercial du courant progressif donc, un long trou noir puis une renaissance ces dernières années traduite par la sortie de deux albums (un live d’inédits et un studio). Talsete di Marsantino est donc le troisième essai discographique de L’Estate Di San Martino, auteur ici d’un superbe album (presque) instrumental, dans la grande tradition italienne, tout à tour acoustique (ah, ces arpèges de guitare) et électrique et mise en forme par une large palette d’instruments (sax, piano, flûte, violon...). Talsete di Marsantino évoque ainsi PFM bien sûr, mais Renaissance et Genesis, voire Airbag pour sa dimension atmosphérique. Les amateurs de progressif symphonique, qui peut s’avérer tout autant pastoral que fougueux, vont être à la fête à l’écoute de cette petite merveille qui se voit de plus accompagnée par 3 invités de luxe, Francesco di Giacomo (Banco), Bernardo Lanzetti (PFM) et Steve Hackett. Bravo !!


HEXATONICA : "El Visionario" (61:39) 17 €



Groupe originaire d’Argentine, Hexatonica en est à son second opus studio. A travers les neuf titres qui le composent, dont plus de la moitié excèdent les six minutes, on découvre un progressif symphonique proche de Nexus, croisé avec un hard-prog mélodique tributaire de Dream Theater. Si les riffs en acier trempé sont bien là, ils voisinent avec des claviers extrêmement actifs, le piano tout particulièrement, l’ensemble demeurant en permanence instrumental. Un mélange bouillonnant, riche en intensité, et une belle découverte à l’arrivée.


I AND THOU : "Speak" (digipack) (60:27) 17 €


Derrière ce patronyme plutôt curieux se dissimule Jason Hart, claviériste de la dernière mouture de Renaissance (qui enregistre actuellement un nouvel opus). Bénéficiant de la participation de nombreux invités, parmi lesquels Steve Hogarth (sur le dernier titre) ou John Galgano et Paul Bremner de Izz, Speak (dont la pochette est l’œuvre d’Annie Haslam) est un magnifique album (5 compositions de 12, 11, 16, 13 et 7 minutes) qui célèbre avec brio le progressif romantique et symphonique d’antan, non sans quelques touches plus modernes, à commence par le chant de Jason Hart, davantage post rock, et une remarquable production. Une splendide surprise, qui va faire beaucoup parler d’elle dans le landerneau progressif


KAIPA : "Vittjar" (68:57) 18 €


Et de onze pour le groupe mené par Hans Ludin ! Dans la lignée de In The Wake Of Evolution, ce nouvel album dévoile une formation au sommet de sa forme, dont le prog symphonique s’enrichit encore davantage d’atours folk. On notera d’ailleurs qu’une chanson est interprétée en suédois. La musique de Kaipa reste en tout cas personnelle, intégrant habilement les influences pour les transcender grâce à une inspiration mélodique jamais prise en défaut, les voix jumelles masculine et féminine, ainsi qu’une énergie positive contagieuse couronnant ce majestueux édifice. Cela devient une habitude, mais avec ces Suédois, on tient là encore une des sorties majeures de cette année 2012 !

 


 

KARCIUS : "The First Day" (digipack) (52:04) 13 €



Quatre ans après Episodes, le brillant groupe québécois de rock progressif instrumental et transgenres fait son grand retour. Les changements sont d’ailleurs au rendez-vous, puisque le bassiste Dominique Blouin a été remplacé par Sylvain Auclair, également chanteur : une innovation de taille, donc, qui s’harmonise fort bien avec une excellence instrumentale qui demeure remarquable. Les ambiances rock, fusion, jazz, sont également toujours là, mais enrichies d’influences plus ethniques, le tout relié par un filet mélodique serré. Un retour marquant.


MAGNOLIA : "La Zona D’Ombra" (digipack) (53:36) 17 €


Sujet grave s’il en est que celui traité par Magnolia dans son premier album : les derniers jours d’un homme condamné à mort au Texas, exposée à travers 14 compositions (dont 3 instrumentales). L’univers musical de Magnolia est assez proche de celui de groupes comme Anathema, Blackfield, ou Gazpacho, à la différence notable cependant que le chant (assuré par Chiara Gironi) est ici en italien. Progressif mélodique et mélancolique, parfois proche d’une pop-prog élégante et porteur d’ambiances travaillées, La Zona D’Ombra est de plus serti dans un somptueux digipack qui offre à la musique de Magnolia un contenant à la hauteur de son probant contenu


 

MANGALA VALLIS : "MIcrosloco" (papersleeve) (48:16) 17 €


Après la parution de Lycanthrope en 2005, personne n’aurait imaginé devoir attendre 7 ans pour lui voir apparaître un successeur. Il faut dire que Mangala Vallis était parvenu, en 2 albums seulement, à se faire une jolie réputation au sein du courant progressif. Mais, et c’est le lot de bon nombre de formations, les relations humaines et les accointances artistiques évoluent au fil du temps, conduisant (dans l’intervalle) au remplacement par un seul homme (le chanteur/bassiste Roberto Tiranti) de Bernardo Lanzetti et Riccardo Sgavetti, et à l’arrivée de Cristiano Roversi (Moongarden). Microsolco, concept-album mettant intelligemment en parallèle “la fin du monde” annoncée pour le 21 décembre prochain et “la fin d’un certain monde”, est dans la droite ligne de ses devanciers, et offre un neo-progressif symphonique et latin de grande qualité. Microsolco montre un groupe, non pas dans une phase transitoire de son existence, mais parfaitement maître de son art. Evidemment, la personnalité (vocale notamment) des nouveaux arrivants apporte des saveurs inédites à la musique de Mangala Vallis, saveurs auxquelles les fans du groupe italien s’habitueront avec aisance, tant le professionnalisme de l’ensemble fait mouche à chacune des 7 compositions de Microsolco.

 


 

PETER MATUCHNIAK : "Uncover Me" (digipack) (44:49) 15 €



Guitariste et leader du groupe Gekko Project, Peter Matuchniak réalise ici un album solo fort éloigné de l’exercice nombriliste. Entouré de nombreux intervenants, Peter Matuchniak propose un panel relativement large de styles, de la chanson pop rock au morceau folk en passant par des colorations jazz ou floydiennes. Le tout est porté par des instrumentistes talentueux, et un toucher de guitare digne des plus grands noms du progressif. Sans oublier des voix qui oscillent entre Ambeon pour le versant féminin et Dire Straits pour son pendant masculin. Une excursion musicale aussi variée que plaisante


STEVE MORSE & SARAH SPENCER : "Angelfire" (42:05) 15 €


En attendant un éventuel nouvel album de Deep Purple, le guitariste Steve Morse est loin de rester inactif. Après l’avoir vu sur le Testimony 2 de Neal Morse, puis au sein de Flying Colors, l’artiste a cette fois décidé de donner sa chance à une jeune et ravissante chanteuse de 22 ans, Sarah Spencer. L’album qui résulte de cette collaboration, et sur lequel on trouve également les autres membres du Steve Morse Band, se compose d’une dizaine de chansons aux durées limitées, privilégiant des atmosphères apaisées, acoustiques et planantes. La voix extrêmement séduisante de Sarah Spencer, la beauté des mélodies, l’atmosphère folk et la finesse des arrangements valent en tout cas le détour.


 

NEAL MORSE : "Momentum" (61:17) 18 €


Neal Morse, ou une vie pour la musique ! Vous venez sans doute à peine d’épuiser toute la richesse de Testimony 2, studio et live, que voilà déjà le nouvel album prog de Neal Morse. Avec Momentum, on retrouve tout le savoir-faire de l’artiste, toujours entouré de la paire de choc Randy George et Mike Portnoy. La dimension mélodique et percutante est encore plus marqué qu’à l’accoutumée, sans doute grâce à l’expérience collective de Flying Colours. Mais sur les six nouvelles compositions du disque, on trouve également «Thoughts Part 5», suite des audaces vocales entamées avec Spock’s Beard, une composition particulièrement riche et rythmée, ainsi qu’une suite épique d’envergure, «World Without End», plus d’une demi-heure concentrant le talent de Neal Morse. Une réussite de plus, face à laquelle on ne parvient heureusement pas à rester blasé !


 

MYSTERY : "The World Is A Game" (digipack) (59:55) 17 €


Depuis la sortie de son précédent album, One Among The Living, le groupe de Michel St-Père est devenu une formation incontournable du monde progressif. Et ce n’est pas ce nouveau disque qui infirmera ce constat, bien au contraire ! Il faut dire que le style privilégié, celui d’un Yes moderne, survitaminé et ouvert, est ici décliné avec un rare talent. La participation, outre Benoit David (désormais ex Yes), de Nick D’Virgilio (désormais ex Spock’s Beard) à la batterie et d’Antoine Fafard (de Spaced Out) à la basse fait beaucoup pour dynamiter des compositions (8, de 1 à 19 minutes) constamment inspirées. Un régal de prog symphonique

 


SAGA : "20/20" (48:11) 18 €


Avec un retard dû aux atermoiements de son distributeur français, voici enfin proposé ici le nouvel album de Saga. Alors qu’il avait annoncé il y a quelques années son départ définitif de Saga, ce qui avait d’ailleurs entraîné l’organisation d’une tournée d’adieu mémorable, Michael Sadler est de retour au sein du groupe avec lequel sa carrière se confond. La parenthèse Rob Moratti se referme donc brutalement, mais au vu du contenu de ce nouvel album, les éventuels regrets seront vite dissipés ! Les musiciens ont en effet su profiter du délai de trois ans écoulé depuis The Human Condition pour élaborer des compositions soignées et percutantes. Les dix titres célèbrent ce style unique qui a fait la gloire de Saga, avec une telle maîtrise que le disque se hisse au niveau d’un Trust. Mélodies prenantes magnifiées par la voix de Sadler, séquences instrumentales faisant la part belle à la guitare électrique mais aussi aux claviers, avec en prime un batteur particulièrement énergique. Un plaisir assuré pour les fans, un retour en fanfare !


STEALING AXION : "Moments" (76:17) 18 €


Stealing Axion est un jeune groupe américain, formé il y a seulement trois ans, et qui comprend deux guitaristes, un bassiste et un batteur. Vous l’aurez sans doute compris, le genre dans lequel ils ont choisi d’officier s’inscrit de plein pied dans le métal, qui plus est un métal puissant et agressif. Mais la dimension progressive est toutefois bien là. D’abord à travers les structures de certains morceaux (six sur les onze dépassent les six minutes, pour culminer à treize), ou les nombreux changements de tempo opérés à l’intérieur de chaque titre. Ensuite parce que trois des quatre musiciens officient au chant, ce qui nous vaut une palette vocale étendue, allant d’un chant death à des parties plus aériennes. L’univers de Devin Townsend n’est pas très éloigné, ce qui donne une idée du talent de Stealing Axion.

 


 

 

ALDO TAGLIAPIETRA : "Nella Pietra E Nel Vento" (42:16) 17 €


Même s’il avait déjà publié quelques albums solos, Aldo Tagliapietra, le désormais ex emblématique chanteur de Le Orme, a donc à présent davantage de temps à consacrer à sa propre musique. Résultat, ce Nella Pietra E Nel Vento, constitué de délicieuses chansons progressives, serti dans une production haut de gamme et orné d’une pochette signée Paul Whithehead. La prestation vocale de Aldo Tagliapietra est assez exceptionnelle, et se voit complétée de quelques belles envolées instrumentales. Nella Pietra E Nel Vento s’avère au final une œuvre, peu typiquement progressive (soyons clair), mais lumineuse de par la brillance de ses mélodies et la voix magnifique de Tagliapietra.


 

 

XL3 : "XL3" (63:57) 17 €


Excellente surprise que ce groupe québécois, sorti de nulle part mais amené à emprunter la voie royale du succès... d’estime tout au moins. Ce premier opus éponyme offre de lumineuses envolées instrumentales (quelques textes récités seulement) au sein d’un progressif planant, atmosphérique et parfois habillé de sonorités ethniques (indiennes et tibétaines), véritable invitation au voyage. Pour les reste, les 8 compositions (8, 10, 7, 7, 8, 5, 5 et 12 minutes), soyeuses et aériennes, regorgent de lumineuses interventions solistes de la guitare, qui invitent l’auditeur à penser à Pink Floyd ou à Camel. Inspirés des missions lunaires, XL3 raconte les longs exils spatiaux de l’Homme à travers des atmosphères envoutantes. La musique idéale pour accompagner la lecture d’un livre de Hubert Reeves ou la contemplation de la Lune les pieds ancrés dans le sol


 

 

 

Z'UKR : "Lame Horses" (58:25) 17 €



Z’Ukr est un groupe à part dans le paysage prog français. Déjà auteur d’un premier album en 2004, il soumet à notre jugement neuf nouvelles compositions, de deux à onze minutes. Les trois musiciens qui forment Z’Ukr ne s’embarrassent pas de compromis ou de circonvolutions, ils lâchent la bride à un rock énergique, fougueux, parfois bruitiste, souvent hypnotique, d’où émergent par endroits des îlots de mélodie. Le propos, exclusivement instrumental, n’en est pas moins très écrit, et à l’instar de The Mars Volta ou Godspeed You ! Black Emperor, ne peut décemment pas laisser indifférent.


 

 

3RDEGREE : "The Long Division" (digipack) (53:18) 15 €




Et si The Long Division devait enfin permettre à son auteur de faire connaître sa musique au plus grand nombre. Pour faire simple, il est possible d’affirmer que ce nouvel opus, sans nul doute le meilleur de la pléthorique discographie du groupe américain, se situe dans le prolongement des premiers albums d’Echolyn. Au sein de ce progressif exigeant mais accessible, quelques touches de jazz et des arrangements vocaux de grande qualité viennent apporter leurs saveurs spécifiques. 3rdegree offre un vocabulaire musical et une esthétique plus globale d’une grande richesse, garante de découvertes multiples au fil des écoutes de ce très bon The Long Division...