Avant-Propos :

L’intérêt de vous demander de réserver tel ou tel CD réside, vous le savez bien, dans le besoin de gérer les stocks de la meilleure des manières. C’est devenu aujourd’hui une nécessité, notamment en ce qui concerne les groupes réputés, car c’est pour ceux-là que les ventes fluctuent le plus, donc que les erreurs de stockage sont les plus fréquentes et les plus néfastes. Un grand merci au final à tous ceux qui nous font confiance et nous permettent de durer dans ce monde musical si fragile de nos jours... De la même manière, les souscriptions pour le prochain album de Marillion (à paraître au printemps 2016) ont commencé, lancées par l’intermédiaire d’une vidéo aussi sympathique que frustrante. Le groupe s’y amuse visiblement (et nous avec), mais pas une seconde de musique n’y est dévoilée, nous demandant implicitement une nouvelle fois de lui faire une confiance aveugle. Marillion a certes inventé une nouvelle manière de diffuser sa musique il y a quelques années, mais elle repose avant tout sur la fidélité sans faille de ses admirateurs. Le groupe anglais ne s’y trompe pas et clame en conclusion du dossier de presse accompagnant cette souscription : “Nous avons les meilleurs fans du monde !”. Et comme les fans en question sont prêts à payer des sommes assez conséquentes sans avoir écouté la moindre bribe de musique, impossible de contredire Marillion sur ce point...

Bonne lecture à toutes et à tous ! !!

Olivier (pour Cosmos Music)


PROMOTION

Septembre-Octobre 2015

Dans la limite des stocks disponibles...

 

3 CD à 13 € pièce !!! 

CIRCULINE : "Return"

FEAT. ESSERELA : "Tuorl"

SAELIG OYA : "[Chaos - Chaos]"

 


Sélection de Nouveautés (Septembre-Octobre 2015)...

ADVENT : "Silent Sentinel" (digipack) 17 €

AGUSA : "Agusa 2" (digipack) 17 €

ALBION : "Unsongs" (digipack) 17 €

BIGLIETTO PER L'INFERNO : " Vivi. Lotta. Pensa." (paperssleeve) 19 €

CIRCULINE : "Return" (digipack) 13 €

DELIRIUM IPG : " L'Era Della Menzogna" 17 €

DISTRICT 97 : "In Vaults" 17 €

ECHOLYN : "I Heard You Listening" (digipack) 17 €

FEAT. ESSERELA : "Tuorl" 13 €

KARFAGEN : "7" (digipack) 17 €

KARNATAKA : "Secrets Of Angels" 17 €

KAYANIS : "Transmundane" 17 €

L'ESTATE DI SAN MARTINO : "ESM#40" (paperssleeve) 19 €

MOONWAGON : "The Rule Of Three" (digipack) 17 €

EDDIE MULDER : "Dreamcatcher" (digipack) 17 €

NEMO : "Coma" 17 €

PROJECT PATCHWORK : "Tales From A Hidden Dream" 17 €

RIVERSIDE : "Love, Fear And The Time Machine" (Ed. Limitée 2CD ) 21 €

SAELIG OYA : "[Chaos - Chaos]" (digipack) 13 €

SEVEN STEPS TO THE GREEN DOOR : "Fetish" (digipack) 17 €

SPOCK'S BEARD : "The Oblivion Particle" (Ed. Limitée mediabook) 21 €

T : "Fragmentropy" (digipack) 17 €

WHITE RAVEN : "The First Breath" 17 €


 

 

ADVENT : "Silent Sentinel" (digipack) (77:19) 17 €


Dès son premier album en 1997, Advent affichait clairement sa principale influence en reprenant une sorte de medley de Gentle Giant. Sur ce nouvel album, on retrouve largement ce goût pour ce "ba-rock" lumineux, souple et généreux, impression renforcée par la voix du leader, Henry Ptak, qui rappelle délicatement celle de Kerry Minnear, saupoudrée de quelques intonations à la Richard Sinclair. Supérieur à Cantus Firmus qui, en 2006, avait pourtant laissé une impression très favorable et durable, Silent Sentinel, en reprenant les points forts des œuvres précédentes et en les amplifiant, les approfondissant, s’avère plus abouti, plus équilibré, encore plus mystérieux, avec en son centre une longue suite de 19 minutes que nous n’hésiterons pas à qualifier de "chef d’œuvre", entre Hatfield And The North et l’Anthony Phillips de The Geese And The Ghost; le genre de morceau en douce montagne russe qui commence par vous laisser dubitatif et désorienté à la première écoute, puis intrigué, ébahi et finalement profondément conquis et extatique au fil des suivantes. Pour tous les adorateurs de Gentle Giant ou d’Hatfield, mais aussi pour tous ceux que ces illustres groupes anglais laissent plus ou moins froids mais qui recherchent une musique exigeante, originale tout en étant consensuelle et facile d’accès, il serait impardonnable de passer à côté de Silent Sentinel, le nouvel Advent, futur grand classique du genre.

 

 


AGUSA : "Agusa 2" (digipack) (38:38) 17 €


Cette jeune formation suédoise, qui signe son bien nommé second album, a tout pour faire le buzz. Réunissant cinq musiciens, guitariste, bassiste, claviériste, batteur et une flûtiste, Agusa est une invitation à un voyage dans le temps et l’espace : le temps, c’est celui des années 1970, tant le groupe affectionne les instruments et les ambiances vintage (l’orgue hammond en particulier); l’espace, c’est celui des vastes horizons bucoliques et romantiques. Car la musique d’Agusa, qui se décline sur ce disque en deux longues suites, possède une fibre folk affirmée, autour de laquelle les musiciens tissent de superbes arabesques solistes, tandis que la section rythmique fournit un remarquable travail qui dépasse le seul accompagnement. Ce coup de maître évoquera parfois Kebnekaise, Tribute (le plus symphonique), le Pink Floyd de “Echoes” ou le Eloy de Power And The Passion, mais Agusa réussit le tour de force de réunir ces références en un somptueux patchwork, au final éminemment personnel. Une véritable promesse de chaleur venue du froid. A ne pas rater !

 


ALBION : "Unsongs" (digipack) (52:38) 17 €


Si Unsongs n’est pas à proprement parler un opus original, il pourrait bien malgré tout apparaître comme le meilleur de la discographie d’Albion à ce jour. Regroupant, en une sorte de compilation intelligente, 6 morceaux instrumentaux (de 3 à 10 minutes) remixés pour l’occasion et issus des 5 albums d’Albion (de 1994 à 2012), Unsongs fait un sans faute en s’imposant comme un ensemble d’une grande cohérence. Chantre d’un progressif electro-symphonique, particulièrement élégant ici donc, Albion, que l’on croyait définitivement dissous, a annoncé la publication en 2016 d’un nouvel album, dont Unsongs est une délicieuse mise en bouche.

 


 

BIGLIETTO PER L'INFERNO : "Vivi. Lotta. Pensa." (papersleeve) (43:06) 19 €


A la manière du Unsongs d’Albion, Vivi. Lotta. Pensa. n’est pas un nouvel opus du célèbre groupe italien, mais la remise au goût du jour de certains de ses morceaux des années 70. Auteur d’un album éponyme en 1974, qui aurait du avoir dans la foulée un successeur (finalement publié en 1992 dans une version sujette à controverse), Biglietto Per L’inferno a aujourd’hui décidé de proposer une relecture de plusieurs de ses mythiques compositions (3 du second opus -logique !- et 1 du premier), ainsi qu’un titre inédit de 6 minutes. Le tout mis en musique par une nouvelle incarnation du groupe, menée notammenet par 2 des membres fondateurs (Giuseppe “Pilly” Cossa et Mauro Gnecchi) mais dont la chanteuse Mariolina Sala apparaît comme le principale source de changement... Histoire de rendre ce CD indispensable, aux profanes comme aux spécialistes, nos amis italiens le proposent dans un somptueux écrin au graphisme coloré et luxuriant...

 


CIRCULINE : "Return" (40:11) (digipack) 13 €


A peine son premier opus publié, cette formation américaine (fondée en février 2014 sur les cendres d’un tribute band dédié à la cause progressive dans son ensemble) annonce le suivant pour le printemps 2016. Par conséquent, intéressons nous vite à ce Return, dont la musique, développée à travers 8 compositions ramassées (de 3 à 7 minutes), s’avère clairement d’obédience américaine. On pense beaucoup à Perfect Beings, à Echolyn, Glass Hammer, voire le Djam Karet le plus accessible, Circuline se situant indubitablement dans une optique progressive mélodique, assez souvent instrumentale même si l’on recense 2 chanteurs (un homme et une femme), et même cinématique parfois. Une très belle réussite au final, dont on notera la présence en invités de Randy McStine (Lo-Fi Resistance) et Matt Dorsey (Sound of Contact)...

 

 


DELIRIUM IPG : "L’Era Della Menzogna" (51:59) 17 €


Delirium IPG est la réincarnation du Delirium des années 1970, groupe italien qui avait su à l’époque se faire un nom derrière les PFM, Le Orme et autre Banco. Depuis 2007, trois de ses membres ont décidé de reprendre les gants, et L’Era Della Menzogna est leur premier album studio à voir le jour, avec un groupe élargi, auquel participe entre autres Alessandro Corvaglia, chanteur de La Maschera Di Cera. Le disque rassure sur l’inspiration de ces vétérans rejoints par de plus jeunes générations, tant ce progressif au croisement du romantisme génésien, de la noirceur d’un Van der Graaf Generator et du folk d’un Jethro Tull possède un charme irrésistible. Un cinquième album tardif, mais qui prolonge avec brio une carrière plus que respectable.

 


DISTRICT 97 : "In Vaults" (60:43) 17 €


Formation américaine remarquée pour ses précédentes réalisations, dont la dernière en date était un live bénéficiant de la présence d’un certain John Wetton, District 97 livre un nouvel opus studio de grande classe. Et une fois de plus, le rock saccadé et dynamique des musiciens nous envoie un uppercut dans le ventre, la voix de la chanteuse Leslie Hunt ayant encore gagné en intensité et en amplitude. Si la dominante est donc clairement celle d’un hard prog sophistiqué, les claviers apportent régulièrement des colorations plus vintage à l’ensemble, ainsi qu’une emphase proche du néo-prog. La confirmation d’un talent certain.

 

 

 


ECHOLYN: "I Heard You Listening" (digipack) (62:06) 17 €


Après son superbe double-album éponyme de 2012, le quintet de Pennsylvanie avait (encore une fois) placé la barre très haut. Ce nouvel opus, s’il n’apporte pas de gros changement stylistique, ne déçoit pas et perpétue la tradition de haute qualité associée au groupe depuis le début de sa carrière. Les 9 morceaux de I Heard You Listening sont plus que jamais axés sur les parties chantées, mais dans ce domaine Echolyn ne connaît que peu de concurrents, avec ses fameuses harmonies vocales à trois voix toujours aussi impeccablement exécutées et un sens mélodique très au dessus de la moyenne. S’il n’y a pas d’epic comme “Island” au programme, les titres affichent toujours des durées confortables (entre 7 et 9 minutes pour cinq d’entre eux) et on retrouve même une énergie rock qui faisait un peu défaut à l’album précédent (sa seule relative faiblesse), rappelant Cowboys Poem Free, voire même parfois les albums des années 90 lors de certains riffs tarabiscotés ou breaks acrobatiques. Collection de chansons sophistiquées magnifiquement écrites, interprétées et mises en son, I Heard You Listening n’est peut être pas l’opus le plus typiquement progressif d’Echolyn mais confirme la personnalité unique de son auteur, et constitue sans douter une des sorties majeures de l’année en cours.

 

 


FEAT.ESSERELA : "Tuorl" (52:09) 13 €


Ce groupe originaire de Bologne possède une malice et une excentricités évidentes, qui ravivera la fameuse question : progressif et humour sont-ils compatibles ? Feat.Esserela, par son patronyme même (entendez : “Esserela en invité”), cherche d’entrée à se jouer de nous, puisqu’Esserela est le chanteur fictif de cette formation... instrumentale qui s’amuse de plus à le présenter à chacun de ses concerts comme un membre à part entière. Tuorl débute par “Don’t Let Your Dinosauri At Home”, autre expression du coté quelque peu décalé de nos chers italiens, et nous permet de découvrir un progressif fusion, classisant (le piano), canterbury et groovy qui ne se démentira pas tout au long des 11 présents titres (de 2 à 8 minutes). Feat.Esserela est une oeuvre certes typée, mais dont les solos débridés et la brillance rythmique permettent de ne jamais rendre contraignante cette homogénéité formelle. Voici un groupe qui ne se prend pas au sérieux, mais qui est à prendre au sérieux...

 


KARFAGEN : "7" (digipack) (67:29) 17 €


Chaque nouvelle Sélection de Nouveautés semble devoir contenir un des projets du bouillonnant Antony Kalugin. Après Sunchild, voici donc le nouvel album de Karfagen qui s’avère le septième à ce jour (comme son titre l’indique), en seulement 9 années... 7 apparaît une nouvelle fois comme une oeuvre opulente, de laquelle on peut extirper des plaisirs auditifs sans cesse renouvelés. Bâti autour de la suite introductive de 28 minutes (dont on retrouve bizarrement en bonus une version “edit” de 15 minutes), le progressif bigarré de Karfagen offre une nouvelle fois une large palette instrumentale pour donner vie à un ébouriffant et somptueux opéra symphonique. Kalugin a le don de ciseler des mélodies envoûtantes, particulièrement au sein de ce projet, propices aux plus délicieux voyages intérieurs... Superbe.

 


 

 

KARNATAKA : "Secrets Of Angels" (58:49) 17 €


Bien qu’il soit sorti il y a quelques mois déjà, il était important de vous proposer enfin le cinquième opus de Karnataka. Le groupe anglais effectue ici son grand retour, cinq ans après son dernier album, et avec un groupe en grande partie remanié, intégrant une nouvelle chanteuse en la personne de Hayley Griffiths et un batteur français, Jimmy Pallagrosi (de Ksiz). Il n’est donc guère surprenant de voir Karnataka arborer de nouvelles couleurs musicales, au-delà de ses racines celtiques : jamais sans doute le groupe n’a sonné aussi emphatique et grandiose, jamais sa musique ne s’est autant rapprochée de formations comme Nightwish (Troy Donockley figure d’ailleurs parmi les invités) ou Within Temptation. L’ultime titre du disque, suite éponyme de vingt minutes, couronne dignement l’ensemble. Symphonisme, mélodisme épais et formalisme éclatant sont autant d’ingrédients garantissant à Secrets Of Angels un accueil en grande pompe !

 

 


KAYANIS : "Transmundane" (51:24) 17 €


Ce compositeur, auteur de plusieurs opus ces 20 dernières années (dont seul Where Abandoned Pelicans Die en 2007 a véritablement franchi les frontières de notre courant), propose ici une oeuvre entièrement instrumentale et totalement cinématique. Aérienne, orchestrale, visuelle et parfois accompagné du Choeur de l’université de Gdansk, Transmundane se situe au coeur d’une musique néo-classique, illustrant un film imaginaire plus introspectif que gorgé de rebondissements. Plus abouti que ses devanciers, plus cohérent aussi bien que moins emphatique, Transmundane devrait connaître un bien beau succès d’estime...

 

 


L'ESTATE DI SAN MARTINO : "ESM#40" (papersleeve) (45:51) 19 €


Comme son titre l’indique un peu mystérieusement, ESM#40 est avant tout destiné à fêter les 40 années d’existence de cette formation italienne. Ce nouvel opus, troisième seulement d’une discographie peu opulente, est d’ailleurs à considérer avec circonspection, car il revisite (c’est à la mode décidemment !) son prédécesseur sous une forme acoustique, agrémenté des sonorités chaleureuses d’instruments à vents (flûte, saxophone, cornemuses). Le résultat, toujours d’obédience symphonique, acquiert néanmoins une dimension plus jazzy que l’album original, du fait bien sûr de cette enrobage sonore inédit mais aussi de la présence en invité (parmi d’autres) du célèbre saxophoniste italien Francesco Santucci (membre de l’orchestre moderne de la RAI). On retiendra également l’apparition posthume sur un titre de Francesco Di Giacomo (Banco del Mutuo Soccorso), décédé subitement entre temps, et qui finit de conférer à ESM#40 une dimension qui dépasse le simple cadre musical...


 


 

 

MOONWAGON : "The Rule Of Three" (digipack) (45:16) 17 €


And Then There Were Three. Le troisième opus de nos chers finlandais aurait tout à fait pu prendre ce titre, même si celui choisi au final éclaire tout aussi bien la réalité du groupe aujourd’hui. Devenu donc trio depuis le départ de son claviériste, Moonwagon poursuit sa carrière avec la même passion et le même brio. Bien sûr, la guitare est désormais un peu plus en avant, mais les claviers, repris par les autres membres du groupe, ne sont pas délaissés (loin s’en faut), et permettent au progressif psychédélico-spatial de s’ériger comme par le passé. The Rule Of Three, constitué de 6 morceaux, bénéficie d’une assise rythmique haut de gamme et développe à nouveau une musique instrumentale que ne renierait pas Hidria Spacefolk.

 

 


EDDIE MULDER : "Dreamcatcher" (digipack) (55:56) 17 €


Sous un titre qui est aussi celui d’un des nombreux romans de Stephen King, Eddie Mulder, guitariste chez Flamborough Head, Leap Day et Trion, excusez du peu, propose son tout premier album solo. Entouré de plusieurs claviéristes et d’une joueuse de flûte traversière, l’artiste néerlandais nous livre un album profondément intimiste, qui part en quête d’une beauté paisible et d’une sérénité tranquille. Avec une large place faite à l’acoustique, mais également des moments de guitare puissamment lyriques, Dreamcatcher se rapproche des premiers albums d’Anthony Phillips et de Steve Hackett, ce qui n’est pas un mince compliment !


NEMO : "Coma" (55:57) 17 €


Album historique que ce Coma, neuvième réalisation studio des Français de Nemo. Jean-Pierre Louveton a en effet annoncé il y a quelques mois de cela l’arrêt peut-être définitif du groupe. Aussi Nemo devait-il réussir sa sortie de scène. Servi par une production éclatante, Coma reprend les codes installés par le groupe tout au long d’albums éclatant de professionnalisme : une musique subtilement pêchue, à l’esprit symphonique constant (les claviers de Guillaume Fontaine y font pour beaucoup), sertie de soli inspirés, une guitare flamboyante, des structures élaborées enrichies d’ambiances celtisantes, et un chant ayant désormais trouvé son équilibre. Sans être l’apogée d’un style, Coma apparaît en tout cas comme une parfaite illustration de l’altitude que Nemo a su atteindre. Bravo, messieurs !

 


 

PROJECT PATCHWORK : "Tales From A Hidden Dream" (63:55) 17 €


Projet du multi-instrumentiste allemand Gerd Albers, associé ici à une multitude d’invités (près d’une trentaine, dont Martin Schnella, Kalle Wallner et Yossi Sassi pour n’en citer que 3), Project Patchwork a connu une gestation de 8 ans avant de voir le jour. Le terme “Patchwork” a été choisi à dessein, car il évoque l’assemblage de multiples éléments (stylistiques et humains) qui ont présidé à la constitution de Tales From A Hidden Dream. Ce dernier, constitué de 9 morceaux (de 1 à 18 minutes), forme ainsi un tout cohérent et chamarré qui évoque clairement Ayreon, mais avec une petite touche si typique de l’Allemagne symphonique. On notera également, outre celle de chanteurs masculins et féminins, la présence d’un choeur de 13 voix qui finalisent les coutures de ce Tales From A Hidden Dream plein de fraîcheur et de majesté...


 

RIVERSIDE : "Love, Fear And The Time Machine" ((Edition Limitée 2 CD - mediabook) (60:25+CD) 21 €


Les Polonais de Riverside sont désormais une valeur sûre du paysage progressif, et chacun de leur album est attendu avec beaucoup d’impatience. Love, Fear And The Time Machine, leur sixième opus studio, est en même temps confirmation de leur style et virage négocié avec douceur. On y retrouve en effet un rock progressif très moderne, puissant, mais dans lequel davantage de lumière a été insufflée. La mélancolie et le caractère automnal sont donc toujours bien là, mais sous une forme sans doute plus accessible, tout en demeurant de grande classe. C’est une tarte à la crème que d’utiliser cette comparaison, mais on navigue ici dans des mers proches de celles arpentées par Steven Wilson, celui de Hand.Cannot.Erase tout particulièrement. Certains feront de Love, Fear And The Time Machine le meilleur abum de Riverside à ce jour, parlant d’une pleine maturité désormais atteinte. Difficile de leur donner tort...

PS : quelques exemplaires de l’édition simple CD sont également disponibles au prix de 18 €...


 

SAELIG OYA : "[Chaos - Chaos]" (76:48) (digipack) 13 €


Cette jeune formation mancelle propose un premier album d’une grande cohérence formelle et stylistique. Porté par un chant féminin très émouvant, [Chaos - Chaos] développe un progressif moderne (entre Porcupine Tree, Delusion Squared et The Last Embrace) et agrémenté de quelques velléités post-rock très seyantes. En 6 morceaux (de 4 à 8 minutes), Saelig Oya parvient à se créer une réelle identité musicale, apte à recueillir l’adhésion des mélomanes progressifs avides de voir leur genre favori embrasser pleinement le XXIème siècle. Belle découverte !

 

 


SEVEN STEPS TO THE GREEN DOOR : "Fetish" (digipack) (78:18) 17 €


Cette formation allemande extensive sort avec Fetish son quatrième album, et une fois encore, la qualité est largement au rendez-vous. Les huit morceaux tournent pour la grande majorité autour des sept minutes, avec un point culminant qui atteint le quart d’heure. La musique, toujours d’une grande richesse, est à la fois plus policée et moins surprenante, ce qui n’enlève rien à sa valeur : Fetish incarne en fait une forme d’équilibre atteint par Seven Steps To The Green Door, qui sait au mieux soigner ses points forts, les harmonies vocales en particulier, enrobées dans une musique symphonique à souhait, qui sait gérer au mieux les poussées plus métalliques. L’apport d’un nouveau bassiste est sensible, et l’émotion se combine au dynamisme pour accoucher d’une œuvre majeure, n’ayons pas peur des mots !

 

 

 


 

SPOCK'S BEARD : "The Oblivion Particle" (Edition Limitée - mediabook) (65:50) 21 €


Le précédent album de Spock’s Beard, Brief Nocturnes And Dreamless Sleep, qui marquait l’entrée dans le groupe du chanteur Ted Leonard et du batteur Jimmy Keegan, était aussi la confirmation d’un talent pleinement retrouvé. The Oblivion Particle confirme cette pente ascendante, tant ce disque, superbement illustré, est d’une homogénéité et d’une inspiration rares. Les musiciens y donnent le meilleur d’eux-mêmes, interprétant des compositions aux structures complexes et aux mélodies fortes. L’équilibre entre parties chantées et instrumentales est idéal, faisant de The Oblivion Particle la synthèse parfaite de l’ancien et du nouveau Spock’s Beard. Avec ce douzième album, les Américains redeviennent ce qu’ils n’auraient jamais dû cesser d’être, le fer de lance d’un progressif racé, positif et dynamique. L’édition spéciale que nous vous proposons contient un titre bonus, qui n’a pas à rougir de la comparaison avec les principaux morceaux.

PS : quelques exemplaires de l’édition simple CD sont également disponibles au prix de 18 €...


T : "Fragmentropy" (digipack) (76:48) 17 €


T, rappelons-le, est le patronyme choisi par le multi instrumentiste Thomas Thielen pour signer ses albums solo, qui sortent avec une grande régularité. Toujours très bien produite, sa mixture musicale est, pour un artiste solitaire, d’une ambition certaine. On y trouve à la fois des atmosphères vintage et des ambiances plus contemporaines, à la Steven Wilson, le tout surplombé par un chant souvent habité, à la Peter Hammill. Beaucoup d’inventivité, également, de nombreux changements de teintes, des moments plus cuivrés, et en guise de fil rouge, une sensibilité mélodique exacerbée. Si seulement ce Fragmentropy pouvait devenir l’album de la consécration pour un musicien chanteur encore trop méconnu !

 

 


WHITE RAVEN : "The First Breath" (75:28) 17 €


A la manière de Kayanis, autre ressortissant polonais, Piotr Wojciechowski propose un progressif cinématique, très visuel donc, mais dans un style bien plus électronique ici. Globalement instrumentales (quelques vocalises sont à recenser), les 14 compositions (de 2 à 13 minutes) de The First Breath évoquent ainsi logiquement Tangerine Dream, Vangelis, Jean-Michel Jarre ou Jeremy (notamment quand la guitare se joint à la fête) pour un périple musical fait de rêverie bucolique et d’emportement spatial... White Raven apparaît au final comme un projet prometteur, certes typé (certains mélomanes progressifs adorent quand d’autres sont totalement hermétiques), mais pleinement inspiré au niveau des ambiances et des mélodies. Et comme il s’agit généralement des principaux critères de jugement, il est logique de recommander ce très plaisant The First Breath...