Avant-Propos :

L'événement de cette rentrée progressive est la sortie du nouvel album de Marillion, le treizième de l'ère Hogarth si l'on exclut Less Is More, souvent et abusivement inclus dans la discographie du groupe. Un événement en effet, tant au niveau de la notoriété de la formation anglaise que des réactions multiples et tranchées que cette notoriété engendre invariablement. Pour certains, F.E.A.R. s'avère ainsi un chef d'oeuvre, voire l'acmé de son auteur, tandis qu'il s'agit pour d'autres d'une oeuvre s'étirant parfois en longueur et manquant de passages instrumentaux réellement mémorables (solos de guitare notamment). Comme souvent, la vérité se situe vraisemblablement entre ces deux jugements, plus proche néanmoins de l'un ou de l'autre selon que l'auditeur place ou non Steve Hogarth et ses textes au coeur de ses attentes. Le successeur de Fish est clairement en effet la figure de proue de F.E.A.R., par sa forte présence vocale, son charisme et les thèmes abordés.
Quoi qu'il en soit, difficile de ne pas reconnaître au final que nous sommes en présence d'une oeuvre riche et cohérente, qui redonne pleine confiance quant à la capacité de Marillion de s'approprier son avenir, et non de le subir...

Bonne lecture à toutes et à tous !

Olivier (pour Cosmos Music)


PROMOTION

Sep-Oct 2016

Dans la limite des stocks disponibles...

 

2 CD à 13 € pièce !!! 

GLASS HAMMER : "Valkyrie"

SEVEN IMPALE : "Contrapasso"

 


Sélection de Nouveautés (Sep-Oct 2016)...

AISLES : "Hawaii" (2CD digipack) 20 €

PAUL BREMNER : "The Witness" (digipack) 17 €

DEC BURKE : "Book Of Secrets" (digipack) 17 €

CHILDREN IN PARADISE : "Morrigan" 17 €

COSARARA : "Cosarara" (papersleeve) 19 €

DECAMERON : "Ten Days... Part III" (4CD) 30 €

DORACOR : "Passioni..." (2CD papersleeve) 23 €

DREAM THE ELECTRIC SLEEP : "Beneath..." (digipack) 17 €

ELEPHANT PLAZA : "Momentum" 17 €

FREEDOM TO GLIDE : "Fall" 17 €

GEORGIUS : "String Theory" (digipack) 17 €

GLASS HAMMER : "Valkyrie" 13 €

HELIOPOLIS : "Epic At The Majestic : Live At Rosfest" 17 €

KANSAS : "The Prelude Implicit" 18 €

KANSAS : "The Prelude Implicit" (Edition LImitée) 23 €

MACROSCREAM : "Macroscream" 17 €

MALIBRAN : "Straniero - Rare & Unreleased" (papersleeve) 19 €

MULTI STORY : "Crimson Stone" 17 €

NOSOUND : "Scintilla" (CD+DVD mediabook) 20 €

PARADIGM SHIFT : "Becoming Aware" (digipack) 17 €

SEVEN IMPALE : "Contrapasso" 13 €

THE PINEAPPLE THIEF : "Your Wilderness" (digipack) 18 €

DEVIN TOWNSEND PROJECT : "Transcendence" 18 €

WE ARE KIN : "And I Know" (digipack) 17 €


 

 

AISLES : "Hawaii" (2 CD digipack) (38:09/43:36) 20 €


On parle parfois un peu trop vite d’album de la maturité si un groupe atteint un certain épnouissement artistique; mais quand, dans le cas de Aisles, il parvient à réunir toutes ses qualités entrevues par le passé en un tout cohérent et harmonieux, l’expression prend alors sa pleine légitimité. Cette formation chilienne, fondée en 2001 et mère aujourd’hui de 4 albums, dévoile en effet un néo-progressif moderne, inspiré et novateur. Concept-album futuriste (que le livret vous invite à découvrir), Hawaii (12 compositions au total, de 2:14 à 12:39) regorge de séquences emballantes, tour à tour symphoniques et techniques, secondées par un chant totalement en phase. Difficile de comparer Aisles avec d’autres formations ou artistes, même s’il ne paraîtra pas trop erroné d’évoquer Galahad, Neal Morse, Sylvan, ou autres Riverside. Ces quelques noms, lachés en pature, vous laisseront peut-être perplexe, mais démontre combien la musique d’Aisles, par sa richesse et sa sophistication, s’avère aujourd’hui difficle à circonscrire...


PAUL BREMNER : "The Witness" (digipack) (68:35) 17 €


Paul Bremner est le guitariste du groupe américain Izz, et avec cet album solo, il nous dévoile toute l’étendue de son talent. Car le maître mot de The Witness, c’est bien la diversité. S’y succèdent en effet des chansons finement léchées, souvent interprétées par des chanteuses, des morceaux parfois légèrement décalés, et surtout des compositions incorporant de larges séquences progressives, jusqu’à culminer, dans le titre éponyme, en une pièce qui n’aurait pas déparé sur un album de Izz. En bref, The Witness est la porte d’entrée idéale pour (re)découvrir l’univers fascinant de ce groupe américain parmi les plus doués de sa génération.

 


DEC BURKE : "Book Of Secrets" (digipack) (39:54) 17 €


Après son projet AudioPlastik, qui ne semble pas avoir rencontré son public, Dec Burke, ancien leader de Darwin’s Radio et collaborateur de Frost* et Jupiter Society, propose un nouvel album solo. Pour l’occasion, il s’est entouré d’un groupe de luxe : Steve Hughes à la batterie, Carl Westholm (Carptree, Jupiter Society) aux claviers, et Kristoffer Gildenlöw à la basse. Les huit nouveaux titres (de 4:00 à 6:19) de ce Book Of Secrets déclinent un rock progressif dynamique, aux vélléités modernisatrices légèrement moins poussées que celles de Frost*, mais qui partage avec ce dernier un sens aigu de la mélodie et des séquences instrumentales qui font mouche. Souhaitons à Dec Burke que ce disque lui apporte enfin toute la reconnaissance qu’il mérite.

 


 

CHILDREN IN PARADISE : "Morrigan" (49:28) 17 €


Children In Paradise est un nouvel exemple de la vitalité et de la diversité que revêt le prog à la française. En l’occurrence, Children In Paradise est un groupe formé par un duo, la chanteuse Dam Kat et le guitariste Gwalchmei, profondément inscrit dans la tradition celtique. Mais Children In Paradise parvient à se singulariser grâce à plusieurs atouts : la voix de Dam Kat, tout simplement superbe, digne des plus grandes, la mise en place d’arrangements originaux et la maîtrise d’une musique profondément symphonique et mélancolique. Morrigan vous garantit un voyage riche en émotions musicales, et dévoile un groupe à suivre de très près !

 


COSARARA : "Cosarara" (papersleeve) (49:06) 19 €


Bien qu’existant depuis une dizaine d’années, ce groupe italien ne publie ici que son premier album. La faute certainement à de nombreux changements de musiciens aux côtés de Andrea Onesti (guitares) et Francesca Goria (claviers), les deux instrumentistes autour desquels s’articulent le progressif entièrement instrumental de Cosarara. Ce dernier, constitué de 5 longues compositions (de 8:08 à 10:40) et d’un intermède de moins de 2 minutes, s’inscrit pleinement dans les années 70, servi par un vocabulaire progressif parfaitement maîtrisé. Si on sent poindre quelques effluves du Camel des débuts, du King Crimson le plus symphonique ou de Happy The Man, Cosarara montre également quelques connexions avec Pink Floyd et certaines spécificités psychédéliques (voire post-rock pour les plus modernes d'entre elles). Voici en tout cas une véritable corne d’abondance, qu’il vous faut découvrir au plus vite.

 


DECAMERON : "Ten Days In 100 Novellas - Part 3" (4CD) (69/71/68/69) 30 €


Déjà le troisième volet pour ce projet Colossus, encore plus ambitieux que les précédents : pensez-donc, avec quatre CD par volet, remplis à ras-bord, on arrive à un total de douze disques ! Pour cet ultime épisode, les groupes et artistes participants sont évidemment très nombreux, et on ne citera que certains des plus connus : United Progressive Fraternity, Nexus, JPL, Willowglass, Elephants Of Scotland, Il Castello Di Atlante... Certaines formations moins connues font également leur retour, telle Ageness, et l’ensemble est tellement copieux que tous les mélomanes de prog sont assurés d’y trouver matière à satisfaction.

 


DORACOR : "Passioni..." (2CD papersleeve) (44:24/44:55) 23 €


La première remarque qu’engendre la découverte du nouvel album de Doracor (anagramme du prénom de son leader-claviériste Corrado Sardella), est la faible durée de l’ensemble. Durant moins de 90 minutes au total, Passioni Postmoderne Di Un Musicista Errante aurait certainement pu être un peu raccourci pour tenir sur un seul CD, mais on ne tiendra pas rigueur à son auteur de ce choix tant le résultat s’avère probant. Axé sur les claviers de Sardella et proposant un progressif à la fois néo et typiquement italien, ce nouvel album, le 9ème depuis 1997, est servi par une quinzaine d’invités dont le fameux Alessandro Corvaglia (La Maschera di Cera, Delirium). Au programme de ces 2 CD, 18 morceaux (de 1:22 à 14:13), au service d’un concept-album soyeux et inspiré qui ravira les amateurs de belles mélodies et de structures recherchées. Superbe.

 


DREAM THE ELECTRIC SLEEP : "Beneath The Dark Wide Sky" (digipack) (57:06) 17 €


Dream The Electric Sleep est un groupe américain né en 2009, qui signe avec Beneath The Dark Wide Sky son troisième album. Un disque basé sur un concept fort : évoquer la crise de 1929 et la grande dépression qui a suivi aux Etats-Unis; le livret est à cet égard une composante fondamentale du projet. Musicalement, le combo tente de marier deux tendances, ce qui risque de mécontenter les uns et de satisfaire les autres : sur les neuf titres, deux sont de pures pièces progressives, et les autres des morceaux plus calibrés, évoquant un Maybeshewill chanté. Ces compositions font parfois place à des séquences instrumentales intéressantes, mais il est sûr que cette optique plus pop rock gênera certains progmaniacs; pour les autres, la réussite dans le genre est totale !

 


ELEPHANT PLAZA : "Momentum" (61:58) 17 €


Ce jeune groupe norvégien n’est pas formé de réels nouveaux venus sur la scène prog, puisqu’on trouve en son sein deux anciens membres de Magic Pie. Et pour une entrée en matière, on peut dire que Momentum est une complète réussite ! La dominante stylistique lorgne clairement du côté de Pink Floyd, sans jamais succomber au plagiat. Il faut dire que les musiciens ont l’art de mettre en scène une musique profondément symphonique, aux arrangements soignés, aussi à l’aise dans les ballades touchantes que dans les moments plus hargneux. Les voix sont au même niveau, très élevé, et Momentum, proche de ce que savent faire Unitopia et United Progressive Fraternity, se termine par la composition éponyme, vingt minutes divisées en cinq parties et parfaitement maîtrisées.

 


FREEDOM TO GLIDE : "Fall" (67:01) 17 €


Deux musiciens sont aux commandes de Freedom To Glide : le chanteur et guitariste Andy Nixon et le claviériste Pete Riley. Formés par l’exercice des reprises de Pink Floyd, ils ont décidé assez logiquement de proposer des compositions originales influencées par cet univers musical. Fall, suite de Rain, est le second volet d’une trilogie sur la Première Guerre mondiale. Il déploie ainsi une certaine mélancolie, à travers des ambiances planantes et des envolées de guitare qui font mouche. Mais Fall est également traversé par des influences plus pop ou folk, et un sens de la mélodie qui frappe. Deux musiciens seulement, mais un disque d’une profondeur et d’une ampleur rares...

 


 

 

GEORGIUS : "String Theory" (digipack) (54:51) 17 €


Après avoir sorti son premier album solo en 2014, Jerzy Antczak, le guitariste du groupe polonais Albion, nous propose le suivant en ce début d’automne. Ayant décidé désormais d’oeuvrer sous le nom de Georgius, plus à même sans aucun doute de faire croître sa notoriété en dehors des frontières de sa terre natale, le musicien développe un propos dans la droite lignée de ce que l’on avait découvert il y a 2 ans, à savoir un néo-progressif symphonique et bigarré, qui s’avère le plus souvent cinématique. Il faut dire que Georgius (entouré ici d’une section rythmique et de 2 chanteuses) est un grand amateur de musiques de film, passion qui se devine clairement au sein des 6 compositions (de 7:40 à 11:34) de String Theory. Au final, on pense bien sûr au meilleur Albion, mais aussi à Hipgnosis et Lebowski par la force visuelle des mélodies de cet album passionnant.

 


GLASS HAMMER : "Valkyrie" (65:11) 13 €


Encore un nouvel album studio pour les Américains de Glass Hammer, décidément infatigables ! Oui, mais pas n’importe lequel. Valkyrie est en effet un concept, l’histoire d’un soldat traumatisé par la guerre et qui, rentrant chez lui, va essayer de retrouver un équilibre, affectif en particulier. Vocalement, c’est la talentueuse Susie Bogdanowicz qui est au centre des compositions, et le moins que l’on puisse dire, c’est que ce disque possède une ampleur et une emphase symphonique exacerbées. Glass Hammer s’y révèle sûr de son art, maître de son progressif pluriel, et aussi incroyable que cela puisse paraître, parvient une fois encore à se renouveler et à signer, en 9 compositions (de 2:58 à 14:20) une pièce majeure de sa discographie !

 


HELIOPOLIS : "Epic At The Majestic..." (49:59) 17 €


Ce groupe de Los Angeles nous avait déjà impressionné avec son premier album, City Of The Sun, en 2014. Les voici donc de retour sur un terrain où ils excellent, la scène. Enregistré lors du célèbre festival RoSFest, Epic At The Majestic : Live At Rosfest restitue la totalité de l’opus studio, mais avec davantage de vigueur et de fraîcheur. L’occasion idéale de se plonger dans un prog profondément vintage, symbiose entre Deep Purple, Genesis ou le jazz rock, tout cela peint aux couleurs des années 1970, riche en développements instrumentaux.

 


 

KANSAS : "The Prelude Implicit" (53:19) 18 €


C’est un événement de taille que Kansas nous réserve, en cette rentrée 2016 : la sortie de son premier album studio depuis seize ans ! Cette fois, la figure tutélaire de Kerry Livgren, compositeur de Somewhere In Elsewhere, est absente, tout comme celle de Steve Walsh. Sont donc fidèles au poste le batteur Phil Ehart, le guitariste Richard Williams et le bassiste Billy Greer (présent depuis les années 1980) tout comme le violoniste David Ragsdale (membre pour la première fois de Kansas dans les années 1990); ils sont désormais rejoints par le guitariste Zak Rizvi, le claviériste David Manion et le chanteur-claviériste Ronnie Platt. Et quel plaisir de découvrir de nouvelles compositions, habitées par ce souffle mélodique qui a fait la réputation des Américains, et traversées d’arrangements typiquement prog, à commencer par ce violon tout à la fois caressant et débridé. Non, les grands ancêtres ne sont pas tous à l’âge de la retraite !

PS : quelques exemplaires de l’édition limitée (en version digipack et comprenant 2 titres bonus, en fait des reprises de chansons traditionnelles américaines) sont également disponibles au prix de 23 €...

 


MACROSCREAM : "Macroscream" (digipack) (59:11) 17 €


Macroscream, formation italienne déjà auteure en 2012 d’un premier disque, Sisyphus, franchit avec cet album éponyme (6 morceaux, de 6:13 à 12:52) un palier dans la maîtrise de son style. Le nouveau chanteur est en effet excellent à son poste, venant dynamiser une musique déjà terriblement endiablée. Car Macroscream goûte à tous les plaisirs, du prog-folk à la Jethro Tull à un rock progressif plus moderne et rentre-dedans, en passant par la grande tradition romantique du prog transalpin. On a là le Beardfish italien, qui n’a pas peur de multiplier les intervenants et les arrangements les plus variés qui soient, violon, saxophone, flûte ou trompette, en plus des classiques claviers vintage. Une fois accroché, vous risquez fort de succomber !

 


MALIBRAN : "Straniero - Rare & Unrealised" (papersleeve) (77:17) 19 €



Malibran, groupe italien d’importance, n’a sans doute pas la même célébrité qu’un Fabio Zuffanti, bien qu’ayant porté haut l’étendard du prog dans les années 1990 et 2000. Straniero - Rare And Released est l’occasion de plonger dans son univers musical hautement addictif, marqué par une forte empreinte folk, une capacité à tisser des atmosphères envoûtantes et romantiques, véritable pont entre les époques. Ce disque mêle des compositions emblématiques de Malibran avec des reprises très personnelles, de King Crimson (“Il Talk To The Wind”), Banco, Jethro Tull, Genesis (“Firth Of Fifth”, “Los Endos”) ou Peter Hammill. Une belle occasion au final pour découvrir la verve et les influences d’un combo sous-estimé.

 


MULTI STORY : "Crimson Stone" (58:50) 17 €


Multi Story est un groupe venu tout droit du passé, plus exactement celui de l’âge d’or du néo prog, les années 1980. Multi Story est en effet une formation galloise, auteure à cette époque de deux albums studio. Ce n’est donc que près de trente ans plus tard que le combo, légèrement modifié, revient aux affaires. Les titres inédits proposés semblent mélanger compositions anciennes et plus récentes, toutes vertébrées par un néo prog proche de celui des premiers IQ ou Pallas. L’interprétation est tout à fait honorable, et les mélodies des 8 compositions (de 4;48 à 10:52) de Crimson Stone font souvent puissamment mouche. Il y a un esthétisme certain dans Multi Story, la revivification d’un héritage parfaitement assumé.

 


 

NOSOUND : "Scintilla" (mediabook) (48:57+DVD) 20 €


Pour ceux qui ne les connaitraient pas encore, Nosound est un groupe italien de post rock, édité chez le label dédié K-Scope, et qui propose avec Scintilla son cinquième opus studio. On y retrouve tout ce qui fait la spécificité et la force de Nosound, des atmosphères immersives, des mélodies douces amères, une certaine forme d’emphase émotionnelle, le tout mis en place avec une production plus intimiste et une palette sonore élargie. Ce disque bénéficie en outre de la participation en invités de Vincent Cavanagh d’Anathema, et du chanteur italien Andrea Chimenti. Un indispensable pour tous ceux que le post-rock ne laisse pas insensible.


 

PARADIGM SHIFT : "Becoming Aware" (digipack) (49:29) 17 €


Fondé en 2007 mais souhaitant perfectionner sa musique avant de la valider et de publier son premier album, Paradigm Shift aura donc su patienter près de 10 ans. Une attitude fort louable pour ce groupe londonien, au regard du grand professionnalisme de Becoming Aware, et qui mériterait d’être plus largement partagée. Les musiciens déploient une musique tirant vers le hard-prog, mais à la manière d’un Magic Pie, c’est-à-dire en atténuant la dimension musclée par un apport plus typiquement néo, et aussi quelques touches jazzy; le piano joue ainsi un rôle essentiel dans Becoming Aware et ses 6 compositions (de 3:21 à 14:50), et le résultat est impressionnant de caractère, de maturité, de maîtrise et d’efficacité mélodique. Une découverte à ne pas manquer, provenant d’un label (Bad Elephant Music) particulièrement actif et inspiré actuellement !

 


 

SEVEN IMPALE : "Contrapasso" (67:37) 13 €


Vous aviez échappé à Seven Impale lors de la sortie de leur premier album, City Of The Sun, en 2014 ? Alors, réjouissez-vous : les six Norvégiens sont de retour avec un second opus tout aussi allumé que le précédent ! Seven Impale se fait en effet fort de dynamiter les limites des sous-genres du prog, et mêle comme à plaisir en une même composition des moments hard-rock riches en orgue hammond, versant souvent dans le métal; des passages planants dignes du meilleur post-rock, ainsi qu’un chant très romantique; ou des séquences presque free, dominées par des cuivres que n’auraient pas renié King Crimson ou Van der Graaf Generator. Si vous voulez découvrir l’un des groupes les plus créatifs de ces dernières années, quitte à manquer parfois de prosélytisme, tournez vous vers ce Contrapasso, certes complexe et touffu, mais ô combien étincelant !

 


THE PINEAPPLE THIEF : "Your Wilderness" (digipack) (39:30) 18 €


Après une expérience solo très réussie, Bruce Soord a décidé de réactiver The Pinneapple Thief en lui donnant un coup de barre sensible. En effet, là où Magnolia privilégiait la veine la plus pop du groupe, Your Wilderness, illustré par une superbe pochette, revient aux sources les plus progressives de la musique du combo. L’influence de Porcupine Tree y est importante, pour le meilleur, ne serait-ce que par la présence oh combien talentueuse de Gavin Harrison, mais Your Wilderness ne s’y réduit pas, possédant sa propre personnalité, et alignant les morceaux de bravoure, un rock mélancolique délicieusement post et superbement produit. Indispensable, cela va sans dire !

 


 

DEVIN TOWNSEND PROJECT : "Transcendence" (64:16) 18 €


Après la parenthèse Casualties of Cool, voici Devin Townsend qui revient à ce qui a fait sa réputation, son hard-prog tout personnel, caractérisé par une production démesurée, des riffs incisifs et des mélodies qui vous collent au visage. Vocalement, le Canadien reprend davantage les choses en main, laissant moins de place aux invitées féminines, sans pour autant que l’impact de sa musique en soit amoindri ; les soli de guitare sont également plus développés que dans ses précédentes réalisations, ce qui apporte un bonus appréciable. Transcendence ne surprendra que modérément les habitués de Devin Townsend, mais dans son genre, il constitue une forme d’apothéose. D’autant que le titre “Higher”, un des plus longs de l’album, est une véritable petite merveille de prog. De quoi démarrer la rentrée sur les chapeaux de roue !


WE ARE KIN : "And I Know" (digipack) (47:01) 17 €


Formé en 2014, We Are Kin est un groupe originaire de Manchester, qui propose aujourd’hui son second opus, suite directe de son premier, Pandora, paru en 2014. Encore pratiquement inconnu des amateurs de prog, We Are Kin offre une musique possédant une indéniable empreinte pop, mais une pop intelligente et exigeante. Le chant féminin est en effet très élaboré, à la manière d’une Kate Bush, évoquant également certaines figures de la scène de Canterbury. Pas de grandes effusions instrumentales ici, mais un univers intimiste, une atmosphère ouatée et des créations toujours pleines de surprises et de rebondissements. And I Know, constitué de 7 compositions (de 3:23 à 12:04), développe ainsi un séduisant propos, à même de séduire les amateurs d’un progressif atmosphérique original...